HISTOIRE DE LA BRETAGNE POUR LES NULS, LES COLLABOS, et les KAPOS . Comment la France a détruit la Bretagne .

 

 

 

HISTOIRE DE LA BRETAGNE POUR LES NULS, LES COLLABOS, et les KAPOS . Comment la France a détruit la Bretagne .

http://blog-louis-melennec.fr/wp-admin/post.php?post=4148&action=edit

La France est bien belle ! C’est la plus belle des catins ! Les Français sont à plaindre d’avoir été gouvernés par une telle quantité de corrompus et d’incompétents. C’est un miracle que leur pays ait survécu. Il est condamné à disparaître, à brève échéance, par les fautes cumulées des brêles qui le gouvernent.

Les Bretons, le peuple le plus naïf de la terre, sont entrainés dans l’abîme : ils n’ont pas encore compris ce qui est en train de se passer, par la trahison des complices payés pour cela, que nos jeunes désignent maintenant sous le nom de kapos, c’est-à-dire de garde-chiourmes. Le grand Ernest Renan, l’un des plus grands noms de la littérature mondiale, a dit de ses compatriotes qu’ils sont un peuple féminin (sic). A contempler la facilité avec laquelle on les trompe, c’est vrai. Eux qui furent des guerriers jusqu’aux invasions françaises, et qui se croient encore tels, ne sont plus que des colonisés, c’est à dire des esclaves.

LOUIS MELENNEC, militant des droits de l’homme et des Nations (Extraits du Livre des citations).

 

2009 : SEUL CONTRE TOUS, LOUIS MELENNEC PRESENTE LE LIVRE BLEU A BRUXELLES (Taper dans Google : Mélennec à Bruxelles), renverse totalement le tabou de l’histoire franco-bretonne, camouflée en un roman mensonger et indigne, et détruit le mythe de la France « inventrice des droits de l’homme » (sic ! Incroyable mais vrai !). Ses écrits dans le domaine des droits de l’homme lui valent la sympathie de nombreux pays, ils rendent service à tous : voila deux siècles que la France moralisatrice emm…. tout le monde, en faisant des leçons de morale à l’Univers, elle qui a été en guerre durant toute son histoire, a commis des génocides, n’a rien inventé du tout, et s’est contentée de publier une « Déclaration universelle » qu’elle n’a jamais appliqué, surtout pas depuis 2012, année du garrotage et de l’étranglement sans exemple des médias, et de scandales politiques insensés, presque tous impunis. 

https://www.google.fr/search?gs_ivs=1&q=m%C3%A9lennec+Erdogan

Comment la France auto-proclamée « pays des droits de l’homme », a esclavagisé la Bretagne, et transformé ce pays indépendant en colonie.

Entretien avec Louis Mélennec, docteur en droit et en médecine, historien de la Bretagne.

(Article en voie de terminaison)

NANTES, 1996. Un jury prestigieux décerne à Louis Mélennec, docteur en médecine depuis 1967, le titre de docteur en droit, avec la mention la plus élevée : très honorable, et félicitations du jury. De gauche à droite : le professeur Jean-Philippe Hesse (Nantes), le doyen Norbert Olszak (Strasbourg), le professeur André Tunc, président du jury, juriste mondialement connu (Paris), Jacques Pelletier, Médiateur de la république française (Paris), madame Yvonne Lambert-Faivre, recteur de l’université de Lyon, Jean-Pierre Laborde, vice président de l’université de Bordeaux, Jacques Rieuf, représentant le ministère. Tous les membres du jury soulignent l’intégrité intellectuelle du candidat, et la hardiesse des réformes sociales qu’il préconise – une « révolution », disent-ils – verbalement et dans le rapport signé par eux. Fait totalement inédit, le Médiateur, l’un des personnages les plus importants de l’Etat, est membre du jury de thèse, et est venu à Nantes prendre sa place parmi ces sommités du droit.

Intégrité intellectuelle et morale ? En 2002, Louis Mélennec poursuit Martine Aubry, ministre en exercice, pour emploi au noir (il a dénombré 5000 emplois au noir, et a remis son épais rapport aux pouvoirs publics; le journal Monde, alors dirigé par Plenel, refuse de publier le rapport remis aux Hautes cours de justice); la Cour de justice de la république, en violation du droit, refuse d’instruire le dossier, et surtout, atteinte gravissime à la loi, à la constitution et au droit européen, de répondre aux arguments du plaignant, c’est à dire de motiver le classement de l’affaire : une lettre de cachet ! Il est inscrit sur une liste noire en France, plus encore par les médias bretons de la collaboration, qui ne vivent que des subventions de l’Etat français. Il est donc interdit de s’exprimer dans aucun média français, et serait enterré médiatiquement, si Internet n’existait pas. La presse bretonne de la collaboration, entièrement « subventionnée » par l’Etat colonial, ne lui a jamais donné la parole, et a procédé à l’éradication totale de son nom. Mais il est hyper-présent sur la toile, et nombre de filous de la « république » sont poursuivis en justice, un certain nombre en prison bientôt, on l’espère. Leur mot d’ordre, qui fut autrefois utilisé par le juriste Loysel pour définir les doux liens du mariage : « Trompe qui peut ».

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Le présent exposé, quoique bref, a pour ambition de devenir l’article de référence sur l’histoire condensée de la Bretagne : il a été rédigé pour cela, avec un soin tout particulier, c’est à dire intransigeant.

L’existence et l’avenir des Nations est conditionné par la connaissance de leur histoire, pour les hommes et les femmes qui les composent. Si nous sommes Bretons, c’est parce que nous avons vécu ensemble sur les mêmes territoires pendant deux mille ans pour ceux qui vinrent de l’Ile de Bretagne, pour douze siècles pour ceux qui nous furent rattachés en 851 : les habitants de Nantes, de Rennes, du pays de Retz. Tous les théoriciens de l’écriture de l’histoire le savent, moi plus que les autres : le sentiment national se renforce par la connaissance des malheurs endurés ensemble. Si ces malheurs sont des horreurs, si de surcroit ces horreurs ont été dissimulées par l’Etat tortionnaire, si, plus encore des « nationaux » traîtres  – des collabos, selon la terminologie imposée par les jeunes Bretons depuis dix ans  – acceptent de  couvrir ces obscénités, moyennant finances, alors, à terme, la partie est gagnée. Voila toute l’histoire du Livre Bleu de la Bretagne, qui n’est ni de près ni de loin l’effet d’un hasard, mais le fruit d’une stratégie voulue et pensée depuis plusieurs dizaines d’années.  La phase suivante est entre les mains de notre jeunesse : elle punira les complices, qui sont d’ailleurs déjà l’objet d’un mépris général, auquel aucun n’échappe. Après l’affaire de Nantes de 2014, alors que l’affaire Fillon-Pénélope bat son plein, ils savent maintenant ce que valent les leurs, qui trahissent : ils sont pires.

La France ne peut plus mentir. Les langues font plus que se délier : elles accusent, avec férocité. Personne ne peut plus démentir. Partout, ce furent les mêmes crimes : en Alsace, à Nice, en Savoie, au Pays Basque, au Cameroun …. En Bretagne surtout, très vieille nation fière d’elle même, de sa langue, de sa culture : c’était la plus résistante, la plus pugnace, comme on va le voir. Les atrocités de 1675 et de 1793 comptent, maintenant qu’elles sont dévoilées et connues,  parmi les grands crimes de l’humanité.

Les propos que je tiens ici, étaient jusqu’alors interdits : j’en prends dix fois, cent fois, mille fois la responsabilité . Manque de chance pour les « hystoryens » marxistes de dernière génération, qui peuplent encore nos facultés, car, constituant les jurys, ils se reproduisent eux-mêmes, eux qui ont mérité le surnom fort peu glorieux de négationnistes de l’histoire bretonne : ayant tenté de tout falsifier, ils vont trouver ici un appareil bibliographique considérable, et qui dépasse de loin les ouvrages historiques : chaque phrase renvoie à des preuves irréfutables; non pas seulement à des documents, mais à des livres épais, que j’ai « compactés » pour rendre la lecture de cet « abrégé » facile, sans jamais sacrifier rien d’essentiel, en cette époque où personne ne lit plus rien.

La honte suprême de la Bretagne : aucun maire, aucun député, aucun sénateur n’a dénoncé ces crimes. Tous, pourtant les connaissent. Ils ont été dissimulés par la France, comme honteux. Mais voila huit ans que le Livre bleu de la Bretagne a été lu en public à Bruxelles, au congrès des nations persécutées, par moi même, et distribué aux congressistes (a); la monstruosité des faits qu’il révèle au public explique qu’il ait été réédité deux fois, qu’il soit recommandé par plus de 30 sites dans le monde, qu’il ait été téléchargé plus de 300 000 fois sur la toile (b). Aucun des sus-nommés n’a cherché à se mettre en rapport avec son auteur. Cette complaisance insensée à l’égard du colonisateur laisse pantois, car ils ont eu huit ans pour le lire, et pour vérifier son absolue véracité : sont ils tous des collabos ? Les jeunes répondront : ils veillent, ils sont indignés (c). Les Bretons s’interrogent : ces hommes et ces femmes qui tirent parti du système sont-ils méprisables à ce point ? …. Tous ces gens là vont recevoir autant de « piqûres de rappel » que nécessaire : notre jeunesse s’y emploie (d); je lui demande d’être strictement intransigeante, lorsque viendra l’heure du châtiment.

CITATIONS PRELIMINAIRES :

 Bob Lenissart, niçois, article publié dans le Ficanas enchaîné, reproduit par France Inter, l’Invention de la France (e)

  « Le comportement actuel de la « république » française à l’égard des peuples qui sont placés sous son administration (les Basques, les Bretons, les Catalans, les Corses, les Savoisiens et autres Nissarts), cette volonté de décider pour eux et de gérer leur vie au travers du tamis de la culture francilienne, ce jacobinisme exacerbé, cette négation systématique de l’identité des « Patries Charnelles » ne datent pas d’aujourd’hui; ils étaient présents dès l’avènement de cette « république », dont l’idéologie originelle est fondamentalement TOTALITAIRE. Nous avons reçu, de la part de nos amis et frères Bretons, un texte effrayant, qui traite du génocide perpétré par la France dite ” des droits de l’homme ” en Bretagne et en Vendée, tiré du blog de Louis Mélennec, fort intéressant, qui relate les crimes commis par la jeune « république française » et qui sont, en fait, les actes fondateurs de celle-ci. Cette tare originelle, ce refus de la différence, ce mépris pour les autres cultures, a été transmise de génération en génération aux dirigeants DU PAYS OCCUPANT.” (f)

Vincent WYART. » Pour les Bretons, leur Histoire est plus qu’un devoir de mémoire, C’EST UNE NECESSITE ». L’histoire bretonne constitue un enjeu de société… elle est le support nécessaire à la construction de l’identité… L’identité culturelle est pour les Bretons le moyen d’accéder à une légitimité sociale et politique QUE LA FRANCE LEUR A TOUJOURS REFUSEE »(g).

() (Nathalie Dugalès, Ronan le Coadic, Fabrice Patez et autres auteurs, ET LA BRETAGNE ? Héritage, Identité, Projets (Presses universitaires de Rennes, Rennes 2004).

Madame Gay Mac Dougall, expert indépendant mandaté par l’ONU, dans un rapport sur les Minorités , déposé en 2008,  condamne sévèrement, non pas seulement pour l’Etat totalitaire de France, ceux que l’on dénomme les « élus » bretons, qui ont su, qui savent tout cela, et qui n’ont jamais rien dit, jamais rien fait  ?

« Malgré l’existence d’une importante législation antidiscrimination, les membres des communautés minoritaires en France sont victimes d’une véritable discrimination raciale, ancrée dans les mentalités et les institutions. Le refus politique de reconnaître ce problème a entravé l’adoption de mesures propres à garantir l’application des dispositions législatives pertinentes et à corriger les inégalités complexes qui se sont installées (h) ».

https://www.google.fr/?gws_rd=ssl#q=débretonnisation+de+la+loire+a

Herbert Pagani, Juif et fier de l’être : « Les bretons sont les Juifs de la France ».

Hazo Nétanel, président de l’association Bretagne-Israël : « Que de régressions, de persécutions, de tueries à l’encontre de ce peuple, qui veut légitimement vivre sa culture, sa langue, dans son propre pays ! C’est un miracle qu’il soit toujours debout ! .. Les Juifs ont les mêmes qualités que les Bretons … Vos recherches, qui étaient mises au ban, sont maintenant publiées … » 

L’annexion de la Bretagne par la France en 1532, a engendré pour son peuple des malheurs terribles . La deuxième annexion, en 1789, beaucoup plus dure que la première, a fait des Bretons un peuple martyr. La bataille de la Dignité ne peut être gagnée en Bretagne que par la diffusion, à la face du monde, de ce qu’a été l’oeuvre de destruction effrayante de la France, depuis les invasions du pays par ses armées en 1487. Elle ne sera certainement pas l’oeuvre des prétendus « élus », qui sont payés pour être au mieux des vassaux, au pire des esclaves, mais par la population elle-même.

Le texte qui suit, terrible, a été rédigé pour être publié partout. Surtout, pour être lu en public le plus souvent possible, préférentiellement devant les députés, les sénateurs, les maires, et toutes les personnes qui, bafouant leurs engagements électoraux en 2014 – et pas seulement ceux-là -, ont violé les promesses solennelles faites à leurs électeurs, dont ils ne sont que les serviteurs (i). Ils recevront tous, individuellement et collectivement ce texte. Il est inutile de tenter de le pirater ou de le saboter : il est déjà copié et sauvegardé par plusieurs dizaines de jeunes Bretons.

L’histoire relatée ci-après est totalement décomplexée. L’auteur, lui-même intellectuellement colonisé dans sa jeunesse, aura mis du temps à se libérer de la doctrine traditionnelle, à base d’écrasement des cerveaux après la « révolution » des droits de l’homme, version française, comme il le fit, en son temps, en médecine et en droit : il fut aussi estimé dans ces disciplines, et même davantage, comme il l’est maintenant en histoire, grâce à internet. Le style de la narration est aussi libéré des conventions de l’université : il est alerte : lorsqu’on a appris à se servir des subtilités de la langue et de l’argumentation, il n’est aucune raison de ne pas s’en servir, à moins qu’on ne veuille assommer d’ennui son lecteur. L’auteur est libre de son style, surtout s’il sert à renforcer la démonstration, ce qui est les cas ici, et ce à quoi on a mis un soin particulier. Un point qui ne souffre, en revanche, aucune entorse : la rigueur intellectuelle, qui a été absolue dans la rédaction du texte qui suit.

Qu’on sache bien ceci : on ne peut plus écrire l’histoire comme le faisaient nos grand-pères et nos arrière-grands-pères. Pour bien comprendre l’histoire de la Bretagne – comme celle des autres pays -, il faut aujourd’hui être armé d’une science intellectuelle énorme.

Le plus grand nombre des textes historiques contient des considérations juridiques hautement spécialisées. Comment disserter sur la validité d’un traité – ceux de 1499 et de 1532, en particulier -, si l’on ne connait rien des conditions de validité, de formation, de nullité des traités ? Qui peut écrire sur l’hommage d’un seigneur à un autre, s’il n’a lu avec patience les gros ouvrages savants qui traitent de ces matières ? (On en compte une bonne dizaine !)

La connaissance des sciences politiques et des disciplines annexes est devenue une nécessité impérative, y compris la caractérologie. Les historiens stricto sensu ne savent rien – ou à peu près rien – des concepts de nation, de souveraineté, d’Etat, d’indépendance … Dans ces conditions, comment peuvent-ils parler de la nation bretonne, de la souveraineté bretonne, de l’indépendance bretonne ? Qui peut disserter sur la constitution de l’Etat breton – constitution non écrite de surcroit -, à moins d’être versé en droit constitutionnel, et savant dans cette matière ardue ? Si cette constitution est seulement coutumière, non écrite explicitement dans un texte unique, avec quelle science vont-ils en traquer les règles dans les textes, les lettres, les lois, les documents diplomatiques ? Avec quelle sorte de lunettes ? Combien savent que dans la Grèce antique, on dénombrait plus de cent constitutions (confere : Aristote, Les politiques) ? Et que dire de ces « hystoryens », qui limitent leur petit horizon aux textes de la seule histoire bretonne, là où la connaissance de l’histoire des autres peuples – l’Egypte, la Grèce, la Mésopotamie, la Chine, le Japon, Rome, la Perse, et combien d’autres est devenue impérative ?

Arrêtons le massacre ! ….

Là est le miracle de Wikipédia, l’encyclopédie des erreurs, ou des « auteurs » masqués, sans noms, sans prénoms, sans identité, sous le masque héroïque de l’anonymat, sans titres, autres que ceux qui ne les accréditent en rien. Tel l’ « agrégé » Bernard Poignant, « conseiller » de François Hollande, qui a écrit sous sa plume, que c’est Anne de Bretagne qui a signé l’annexion de la Bretagne avec la France, en 1532 …. alors qu’elle était morte et enterrée depuis 18 ans, en 1514 !

Ainsi va l’écriture de l’histoire de la Bretagne, en 2017, avec nos deniers, car ces gens sont les salariés, avec nos impôts, des citoyens que nous sommes !

Mais vous disposez aujourd’hui du LIVRE BLEU DE LA BRETAGNE !

Bon appétit, messieurs les « hystoryens » de notre bonne université bretonne !!! Il vous reste beaucoup, beaucoup, beaucoup de chemin à parcourir.

 

Je demande à tous les Bretons de diffuser le  texte qui suit dans tous les pays du monde, sans jamais se lasser. Les « députés » et les « sénateurs », alors qu’il est démontré qu’ils ne servent à rien, qu’ils obéissent aux ordres humiliants que leur donnent ceux par ils ont obtenu leurs investitures si juteuses, et sans qui ils ne seraient RIEN, sont appointés avec les impôts volés dans nos poches, par des salaires et des prébendes énormes, échappant en partie à la fiscalité, pour se taire. Les merdias de la collaboration perçoivent, pour certains, des « subventions » énormes (12 millions d’euros par an pour le seul Ouest-Torche), pour se coucher. Des « Bretons » ont accepté l’humiliation de faire partie de l’équipe des éclopés ( = des pédalos, selon M. Mélenchon, des brêles selon M. Strauss-Kahn) qui ont ruiné la France depuis 2012; Jean-Yves Le Drian, après avoir cumulé des fonctions non cumulables, vient de se précipiter à la soupe que va lui servir l’écurie Macron.  Ce sont donc les jeunes Bretons qui feront la Bretagne de demain, non les vieux, encroûtés dans leurs habitudes intellectuelles, et, pour ceux qui sont esclaves dans des fonctions rémunérées ou « subventionnées » ( = les « politiques » et les merdias). Notre victoire sera notre oeuvre commune. On connait l’obstination des Bretons, on peut être sûr qu’ils rempliront leur mission. Leur survie en tant que Nation dépend de la vérité, leur destin sera le fruit de leur intransigeante honnêteté.

Le racisme, l’identité des peuples, les pédalos et les brêles du système français. Chacun de nous souhaite que les hommes, les nations, le peuples, les civilisations se rapprochent, se comprennent, cessent de se combattre de s’humilier, et aient la sagesse d’élaborer un code universel de valeurs communes, qui leur permettrait de vivre ensemble, d’une manière harmonieuse, même s’ils sont différents. Rien n’est plus absurde que le racisme, qui prêche la haine de l’autre, à cause de ses différences. On vient de découvrir – par nos travaux notamment -, que le racisme est universel : des imbéciles ont professé, dans de grands médias français, jusqu’à une époque très récente, que le racisme est une invention occidentale et française, et que le racisme anti-blanc n’existe pas !!! Ces criminels ont culpabilisé nos civilisations, et sévissent encore (voir notre article : Mélennec, racisme, esclavage, colonialisme). Pour autant, chaque peuple possède une identité, à laquelle il est attaché d’une manière viscérale, férocement peut-on dire. Il en est seul propriétaire légitime, et, ni de près ni de loin, les pédalos et les brêles que le système français met en place à Paris n’a le moindre droit de s’immiscer dans ce droit fondamental de la Nation, qu’après y avoir été autorisée par un vote solennel, sur les décisions qui doivent être prises.

L’identité bretonne ne se confond en aucun cas avec l’identité française; elle lui est antérieure de 1500 ans au moins, les Bretons, peuple antique, en sont les seuls propriétaires, ils ont seuls qualité pour décider de ce qui leur appartient.

Le multiculturalisme serait un bel idéal, s’il était réalisable. Il ne l’est pas, dans l’état présent des choses : les cultures et les religions sont encore trop différentes, pour que coexistent sur une large échelle des peuples qui professent des idées, des idéaux, des principes radicalement opposés. L’élaboration de principes admis par toutes les cultures est très hautement souhaitable, ce que nous ne cessons de prêcher depuis des dizaines d’années. A partir du moment où, pour les mêmes situations, les mêmes problèmes, les individus prétendent « tuez les tous », alors que d’autres affirment « Aimez votre prochain comme vous mêmes, tous les hommes sont frères », ou encore : « la femme est en toutes choses l’égale des hommes », alors que d’autres prétendent que la femme est l’esclave de l’homme, des conflits sanglants entre les communautés sont inévitables. Lorsque, d’un côté, on achète les femmes comme des bestiaux, lorsqu’on les excise, les insulte, les bat, les viole, les claustre dans le logis de leurs maris, les chasse, leur enlève la garde de leurs enfants, alors que de l’autre côté on a découvert, depuis deux mille ans au moins, qu’elles nous donnent la vie, qu’elles sont nos mères, nos soeurs, nos épouses, les mères de nos enfants, qu’elles transmettent les valeurs de notre civilisation, ce qui dispense de toute autre démonstration. Comment imaginer que ces sociétés humaines peuvent fonctionner ensemble ? Nier cette réalité simple, ne pas vouloir laisser le temps faire son oeuvre, conduit l’humanité à sa perte. Le rêve communiste, même si certains de leurs initiateurs étaient de bonne foi, a tué plus de cent millions d’innocents; il faut se souvenir, de cela en permanence, et ne jamais s’éloigner des principes de réalisme et de réalité (j)

Dernière précision : à l’époque où personne ne lit plus rien, cette version de l’histoire bretonne, a été ici voulue ultra-compacte, bien davantage que le Livre bleu, pour être lue en moins de quinze minutes;  malgré son volume très restreint (90 pages) le livre bleu décourageait encore certains lecteurs ! Cette fois, nous sommes  à la portée de tous. Ce texte n’est pas une bande dessinée, mais un lourd travail d’universitaire, qui sait ce que sont les activités de recherche.  L’appareil de notes est énorme, et ceux qui souhaitent approfondir tel ou tel problème (je pense surtout aux universitaires, qui ont écrit des bourdes insensées, et fait preuve d’une malhonnêteté impardonnable) le peuvent, à condition d’avoir accès à une immense bibliothèque, pas seulement historique, mais juridique, et qui traite des sociétés, des civilisations, des sciences politiques …  et d’être courageux. Ce qui suit est le fruit de plus de quarante ans de réflexions et de recherches, et d’une rigueur stricte pour n’écrire que des choses exactes. Moi aussi, j’ai été égaré par les falsifications de notre histoire, surtout d’origine marxiste, et de la redresser a souvent été un exercice frisant le cauchemar. Je le fais savoir à ces « auteurs » peu scrupuleux, qui reçoivent le présent texte, même encore imparfait. Surtout, je demande qu’il soit diffusé aux jeunes lycéens, et par eux, car la reconstruction de leur pays passe obligatoirement par la connaissance de leur histoire. Je l’ai écrit pour eux : ils peuvent me faire une confiance totale : l’avenir est entre leurs mains. 

Courage, jeunes Bretons : faites et reconstruisez nous un beau pays, et qu’il soit exemplaire; soyez fidèles à vos valeurs, et punissez les complices coupables qui vous maintiennent dans cette servitude humiliante.

 

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LES BRETONS, UNE TRES VIEILLE NATION, VENUE DE L’ANTIQUITE.

La Civilisation bretonne est identifiée plusieurs siècles avant Jésus-Christ, dans le Sud de l’Angleterre actuelle (1). Elle a ses coutumes, ses usages, ses croyances, sa langue, sa religion, ses institutions. Elle remplit dès cette époque les critères qui caractérisent les nations (1ter). C’est un peuple celte, qui se rattache à la civilisation qui règne alors sur presque toute l’Europe. Il est divisé à l’époque en petites principautés, chacune ayant ses institutions, coiffées par un roi (un rix, selon la terminologie du temps, ce mot correspondant au latin rex). Les Celtes ont toujours eu des rois, les Bretons aussi, et pas seulement à partir de Erispoé ou de son père Nominoé, comme on le lit encore souvent (1bis). Ses spécificités sont telles, qu’il ne se confondra jamais avec les peuples qui peu à peu formeront la France, même s’il reste divers. L’une de ses caractéristiques importantes est la quasi égalité des hommes et des femmes ; les droits de la femme sont en totale opposition avec les idées romaines et du christianisme; elles débattent des affaires publiques, participent à la célébration du culte, et peuvent, le cas échéant, monter sur le trône, combattre dans les armées, et même diriger les combats (2). Une société qui accorde aux femmes les mêmes droits que les hommes n’est évidemment pas de la même essence que que celles qui font de la femme un être inférieur, voire un objet, susceptible même d’être acheté, vendu, chassé, ou pire : être privé de ses enfants en cas de répudiation. Cela est fort clair : les sociétés nées des Celtes ne ne sont pas celles qui ont fait et continuent à assimiler les femmes à des animaux. La société bretonne, n’est en rien assimilable à la société française.

Quiconque conserverait un doute sur l’antiquité de la civilisation bretonne, est prié de se reporter aux écrits des auteurs du temps, dont les principaux sont Jules César, et Tacite-Agricola (2 bis).

Tacite, Vie d’Agricola. Des auteurs indigents de l’esprit continuent, en Bretagne, à mettre en cause l’antiquité de notre peuple. Je publierai un peu plus tard des extraits brefs de la vie d’Agricola, beau-père de l’historien Tacite, qui commanda aux Bretons après l’empereur Claude, au Ier siècle de notre ère. Ce texte, avec celui de César, dont je publierai aussi des extraits, établit d’une manière indiscutable que les Bretons existent dans le sud de l’Angleterre actuelle, et qu’ils possèdent une très belle « personnalité », proche de la férocité, en tous cas sur les champs de bataille. Et qu’il couvre de honte les « hystoryens » de notre belle université de Bretagne, docteurs et agrégés (en sottise, en ignorance ?) qui, l’un, s’est échiné à démontrer qu’il y avait un sentiment national en Bretagne seulement au 14ème siècle de notre ère – là ou le peuple breton existe plusieurs siècles avant Jésus-Christ -, l’autre que la nation bretonne n’a jamais existé, que dans l’imagination des « folkloristes » du 19ème siècle, un autre que la Bretagne n’a été ni une nation, ni un Etat, ni indépendante (!). Pas seulement pour la beauté de la Vérité. Mais aussi parce que leur grossièreté à mon égard, leur ignorance, méritent une sévère correction. Bien sûr, je citerai leurs noms. La bêtise et les mensonges volontaires pour nous, peuple venu de l’antiquité, nous ont fait assez de mal.

LES EMIGRATIONS (3). Les Bretons émigrent de la grande Ile de Bretagne à partir du 3ème siècle, pendant une période longue de plusieurs siècles, et s’installent dans la partie Ouest de la péninsule armoricaine. Les deux peuples situés de part et d’autre de la Manche étant en relations étroites depuis des siècles, et partageant de nombreuse coutumes communes, on pense, sur la foi de présomptions convaincantes, que cette émigration est pacifique, d’autant qu’elle est très étalée dans le temps, et qu’il ne s’agit pas d’une colonisation. Les Francs, venus de la Belgique actuelle, envahissent et soumettent la Gaule, par les armes, sous le chef Clovis, qui se convertit au christianisme vers l’an 500 (4).

 Dès qu’ils sont en contact, aux environs de l’an 500, les deux peuples s’affrontent, durement. C’est une donnée constante du problème brito-franc, puis brito-français, la principale, de loin : une haine vigilante, une détestation peu commune, qui a duré jusqu’en 1789, et qui, après une phase de colonisation impitoyable, qui a écrasé les cerveaux pendant plusieurs générations, est en train de renaître, par la faute des mensonges, des impostures, des discriminations, et des insultes de notre voisin français, enfin dévoilés au grand public, comme nous allons le voir (5).

LES BRETONS, LES MEROVINGIENS, LES CAROLINGIENS (6).

Pendant un millénaire, de l’an 500 à l’an 1500, les Bretons et les Francs sont en lutte et en contentieux quasi perpétuels. Au 9ème siècle, les empereurs francs tentent d’envahir la Bretagne. Ils sont refoulés chez eux à plusieurs reprises, par des défaites sanglantes, infligées par des armées bretonnes très inférieures en nombre, mais très combattives, et fermement déterminées à ne pas laisser envahir leur territoire par leurs ennemis (7).

En 851, l’empereur franc Charles le Chauve, dont les armées sont battues par les Bretons, est contraint de leur céder les comtés de Nantes et de Rennes, ainsi que le Pays de Retz, au sud de la Loire (8). Les frontières du Duché ne varieront plus guère. Le comté de Nantes, avec sa capitale, est donc breton depuis douze siècles, bien avant que le royaume de France, construit peu à peu par les Capétiens, autour de Paris et de l’Ile de France, prenne consistance (9).

LES BRETONS, LES ROIS DE FRANCE, LES FRANCAIS.

Jusqu’en 1487 les relations brito-françaises, en dépit de périodes de calme, et même d’alliance apparente, sont marquées par plusieurs guerres, et par des contentieux incessants, la France ne cessant d’empiéter sur les droits nationaux de la Bretagne, pays totalement souverain, dans tous les domaines (9 bis).

Les demeures symboliques des souverains de Bretagne, parmi les plus puissants princes d’Europe, après les rois de France et d’Angleterre : les châteaux de Nantes et de Suscinio.

 De 1487 à 1491, la Bretagne est envahie à plusieurs reprises par les armées françaises, beaucoup plus puissantes. La Bretagne est un pays totalement souverain. La démonstration en a été faite d’une manières définitive par Marcel Planiol, et par moi-même. Les armées bretonnes sont anéanties à Saint-Aubin-du-Cormier, le 28 juillet 1488 (10). La Duchesse souveraine Anne de Bretagne, déjà mariée au roi de Rome – le futur empereur Maximilien d’Autriche -, est contrainte d’épouser, contre son gré, le roi de France Charles VIII, qui prend posession du Duché avec ses armées (11). Celui-ci s’empare de la principauté souveraine, comme s’il était sa propriété. A la mort de celui-ci, Anne convole avec son successeur Louis XII, en 1499. Par un traité conclu à Nantes en janvier 1499, la Bretagne est destinée à redevenir indépendante à la mort des deux souverains (12). Anne décède prématurément, en 1514. A la mort de Louis XII, un an plus tard, en janvier 1515, François d’Angoulême, son plus proche parent mâle lui succède (13). La Bretagne est désormais sans défense Les deux filles et héritières d’Anne, Claude et Renée, sont totalement dépouillées de leur immense fortune par François Ier, roi de France, mari de la duchesse Claude. Renée, la cadette, héritière légitime du trône breton, en vertu du traité de Nantes, est mariée à un principicule italien, Hercule d’Este, qui n’a évidemment aucun moyen de réclamer l’héritage de sa femme (14)(14 bis). De son vivant déjà héroïne de la Bretagne, Anne devient au fil du temps une légende, un mythe (14 ter).

L’ANNEXION. En 1532, contre la volonté des Bretons, après de longues manipulations, la Bretagne est annexée par la France par la concussion, l’achat des consciences, la menace, en aucun cas par l’effet d’un traité librement conclu, mais par la force et les malversations (15). Ce prétendu traité est nul, de nullité absolue. La Bretagne passe sous la domination de la France, qui l’occupe, et qui s’emploie à recruter des collabos – cette race est de tous les temps ; mais au plan juridique, elle reste libre, n’ayant en rien consenti à devenir sujette de son voisin (16). Au plan institutionnel, c’est une catastrophe, un saut en arrière de plusieurs siècles (18). La Bretagne jouit,  au moyen âge, en effet, d’une monarchie constitutionnelle et représentative (Planiol tome 3, page 94). Le Duc règne, mais en arbitre seulement, en aucun cas en souverain absolu. Le gouvernement est dirigé par le premier ministre (le chancelier), entouré de conseillers ducaux – nos actuels ministres. Le Parlement de Bretaigne, ou Etats de Bretagne, véritable Assemblée nationale, se réunit tous les deux ans; rien d’important ne se fait sans elle; elle vote les lois et les impôts; la loi, en Bretagne, est l’expression de la volonté de la nation, non celle du Duc-arbitre. Le Duc n’est pas autorisé à prélever des impôts sans l’accord de l’Assemblée (19). La France, à l’inverse, est une monarchie autoritaire, qui devient absolue à partir de Louis XI ( …. 1483). Il n’y a pas d’Assemblée nationale en France ; les Etats généraux, qui pourraient en tenir lieu, ne sont pratiquement plus réunis à partir de Louis XI, le roi règne donc en maître absolu, ce qui n’a jamais été le cas en Bretagne pour le Duc souverain. La nation française ne vote ni les lois, ni les impôts, ni le budget, et n’est jamais consultée sur rien. l’inverse du pouvoir ducal de Bretagne, le pouvoir royal de France est arbitraire (20). Le droit breton est un droit évolué. Le passage sous la férule de la France est pour la Bretagne une chute dans l’abîme et dans la sujétion (21). En 2017, le régime français est identique à lui-même : les citoyens ne sont jamais consultés, sur rien. Les potentats de Paris décident de tout (sécurité, impôts, libertés publiques, immigration surtout); la démocratie directe de la Suisse est totalement bannie; les « députés », accrédités et payés par le régime sont des sujets, en aucun cas des hommes libres.

LA COLONISATION (22). De 1532 à 1789, la Bretagne, exploitée comme une ferme par la France, est victime d’une colonisation impitoyable. Les finances, la marine, les armées, le commerce, l’agriculture, les ressources humaines, sont très largement mises au service du pays occupant, comme dans toutes les colonies. En 1532, dans le seul souci d’éviter des troubles, lors de l’annexion, la France s’est engagée, par un édit solennel, à respecter les droits ancestraux des Bretons (23). Tous ces droits et prérogatives sont systématiquement bafoués : la France les viole tous, sans aucune exception, ceci jusqu’en 1789 (24). En 1675, sous le règne de Louis XIV, le pays se révolte contre l’arbitraire des impôts royaux. Le soulèvement, dit des Bonnets rouges est réprimé avec une sauvagerie inimaginable, par les armées françaises ramenées du Palatinat (25). Le pays est littéralement mis à genoux. Il n’osera plus affronter par la force le pouvoir royal. Le déclin du pays commence, jusqu’à aujourd’hui (26). Entre autres choses, les ressources maritimes bretonnes, exceptionnelles, sont captées par l’occupant ; la Bretagne est dans l’impossibilité, comme le font toutes les puissances européennes d’alors, de s’étendre Outre-mer, ce qui aurait fait d’elle une puissance internationale, et lui aurait sans doute permis de sauver sa langue, qui aurait fleuri dans ses colonies, comme l’anglais, le français, l’espagnol, le portugais (27).

1789 : LA SHOAH BRETONNE. L’année 1789, est pour les Bretons l’annus horribilis, l’année horrible.

La version scandaleusement enseignée dans les écoles est la suivante : Les Bretons ont adhéré aux « idéaux » (?) révolutionnaires, et ont par là même, accepté leur intégration dans la France (28). La France ayant bâti son roman national, fondé sur un tissu de mensonges, ce roman a été enseigné dans les écoles comme un évangile, jusqu’à une époque très récente. Les preuves de l’état d’esprit des Bretons en 1789 est surabondamment prouvé (28).

Ce sont des sottises absolues :

Les Bretons de 1789 détestent la France (29) : on leur a donné toutes les raisons pour qu’il en soit ainsi. Très fiers de l’antiquité de leur nation, de leur histoire, de leur langue – qu’ils considèrent comme la plus ancienne du monde – non sans quelqu’exagération, d’ailleurs, et l’une des plus belles ! -, ils n’aspirent qu’à une chose : être débarrassés de la présence honnie des Français. Depuis la mort du roi-tyran Louis XIV, en 1715, à force de résistance , de protestations, de remontrances très fermes, d’obstruction aux décisions royales, ils réussissent à reconquérir une réelle autonomie (30). Réputée « Province étrangère », au plan fiscal, s’opposant par tous les moyens à sa disposition au pouvoir de Versailles, la Bretagne réussit l’exploit, sous ce régime implacable, à ne payer que deux fois moins d’impôts que les provinces françaises (31). Les sanctions royales sont très lourdes, mais rien ne décourage ce peuple rebelle dans sa résistance à l’injustice. Le maréchal de Montesquiou, nommé gouverneur de Bretagne sous le règne de Louis XV, décrit la situation dans une phrase claire, qui résume tout : «  Ils ne tendent qu’à l’indépendance » (32).  Afin qu’il ne subsiste aucune ambiguité sur ce que sont les Bretons par rapport aux Français, ils subventionnent l’écriture de leur histoire nationale dans trois ouvrages monumentaux, dont les deux derniers (dom Lobineau et dom Morice), pourvus d’un appareil énorme de copies d’archives, recherchées avec un soin exceptionnel, pendant des années, sont d’une probité intellectuelle remarquable, et établissent pour l’éternité que la Bretagne et la France sont deux pays résolument étrangers l’un à l’autre, dont les histoires ne se sont croisées que par les violences faites à la première par le seconde (33). Quelqu’importante que soit la puissance du royaume voisin, l’orgueil national des Bretons reste très puissant pendant toute cette phase d’annexion; la Bretagne ne cultive aucun sentiment d’infériorité par rapport à son voisin; les Bretons ne s’identifient certainement pas à la France et, bien loin de la prendre en modèle, ils la considèrent comme un repoussoir. Ce qui est normal, puisque c’est une loi universelle : le pays occupant est toujours détesté, même dans les cas où sa présence est bénéfique au pays occupé. L’image légendaire de la duchesse Anne est souvent invoquée : elle est la Jeanne d’Arc de la Bretagne (33 bis), l’héroïne des Bretons.

Montesquiou, le corrompu commandant en chef français nommé en Bretagne qualifie les Bretons de « troupe de mutins, infatués de droits imaginaires … se mesurant au temps de la Duchesse Anne et de leurs privilèges, car c’est là leur idole » (Skohl Vreizh, 1996, pages 382 et 383). C’est dire si l’harmonie ne règne pas entre la Bretagne, pays occupé, et la France, pays occupant ! En 1788, un an avant la prétendue « révolution » française, l’Intendant -Gauleiter français Molleville écrit :  » … Il ne faut pas assimiler cette province à aucune autre .. » (Fréville, 3, page 241). Et pour cause ! La France et la Bretagne, trois siècles après les invasions de 1487 – 1491, sont restées deux pays résolument étrangers.

L’INTENDANT, gouverneur civil français, nommé par le roi de Versailles (34), bafoué et ridiculisé, st l’objet de vexations de toutes sortes. On l’évite, on lui crée toutes les difficultés possibles, pour l’humilier (35). On refuse même de le désigner par son titre : on ne l’appelle pas « Monsieur l’Intendant », mais, pour marquer avec hauteur que la Bretagne n’est en rien assimilable aux provinces du royaume de France, chacune d’elle gouvernée par un Intendant royal, on le nomme « monsieur le commissaire départi pour l’exécution des ordres du roi en Bretagne » (36) ! L’intention injurieuse est évidente, et est reçue comme telle. Cet homme est et reste un étranger en Bretagne : il est le « gauleiter » des Français, rien d’autre, comme le sera de Brinon pendant l’occupation allemande de 1940 à 1944. Le chevalier de Mirabeau, fonctionnaire français, écrit en 1760 : « Vous seriez étonné de ne pas entendre parler de l’intendant, non plus que s’il n’y en avait pas » (37).

Au fil du temps, les Bretons, à force de pugnacité et d’obstination, réussissent à reprendre possession de très larges secteurs de l’administration de leurs affaires. En 1788, un an avant la réunion à Paris des Etats généraux, la Bretagne jouit d’une large autonomie administrative (38) ; l’autorité du roi théorique, qui habite son palais de Versailles, est devenue quasi nulle. « On ne peut, écrit l’Intendant français, réformer aucune délibération des Etats de Bretagne … sans s’exposer à faire naître des troubles et de la fermentation dans leur assemblée » (39). Les choses vont très loin : en juillet 1788, craignant pour sa vie, l’Intendant français Bertrand de Molleville, s’estimant « dans l’impossibilité de faire respecter l’autorité du roi », et même « en danger de perdre la vie », et n’ayant pu obtenir l’assurance qu’il serait défendu en cas de soulèvement, s’enfuit de Bretagne, pour se réfugier à Versailles (40) ! En 1789, la Bretagne est devenue une province autonome, et n’aspire qu’à une chose : élargir sans cesse ses prérogatives pour en éliminer les Français étrangers. Les patriotes rêvent à l’indépendance reconquise (41).

Je publie ci-après une liste très incomplète des moyens utilisés par le colonisateur pour réduire les Bretons. C’est une abomination, mais ce fut peine perdue, car nous sommes encore et toujours là, et nous obtiendrons justice (41 bis).

Les idéaux de la révolution ? (42) Quelle invraisemblable sottise ! Les Bretons non seulement n’adhèrent pas à des idéaux qui leur seraient apportés du dehors, ils ont construit les leurs bien avant les Français, et cela remonte à loin ! On peut les suivre dès l’antiquité. Dans la grande Ile de Bretagne : rigueur, morale de l’honneur, haine du mensonge et de l’hypocrisie (Guyonvarc’h et Leroux, page 144). La femme bretonne, nous l’avons dit, est l’égale de l’homme dès avant le christianisme. La littérature bretonne, très idéaliste, a ensemencé toute l’Europe du moyen-âge (Arthur, Lancelot, Mélusine, Tristan et Iseult deviennent des symboles pour l’Europe … )(43). L’immense juriste breton Marcel Planiol, grand spécialiste de nos institutions, a écrit que le droit médiéval breton, imprégné du respect de l’être humain, contient en germe ce que l’on a appelé des siècles plus tard les droits de l’homme (44).  Je confirme cette analyse. En 1675, répondant aux massacres français d’une barbarie inouïe, des hommes simples, de Basse-Bretagne, à quelques kilomètres de mon lieu de naissance, élaborent le Code Breton, que d’aucuns présentent comme l’ancêtre de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, avec il est vrai une certaine exagération : ils ne préconisent pas l’abolition de la noblesse par l’assassinat, comme le feront les Français, mais la fusion des classes sociales par les mariages et la bonne entente des hommes et des femmes qui composent la société. Sur un autre plan, dans des remontrances très sévères, tout au long du 18ème siècle, le Parlement de Bretagne sermonne le roi de France, pour lui rappeler les principes sacrés ce qu’un souverain digne de l’être doit respecter, et ce que sont les droits de la Bretagne et des êtres humains, notamment en matière de justice (44 bis).  Ils ont l’audace de lui donner des leçons de bonne gouvernance, de lui expliquer ce qu’est un roi, et les bornes qu’il n’est pas autorisé à franchir  (45) ! L’orgueil et le narcissisme national breton, leurs propos très dévalorisants à l’égard de la France apparaissent partout, du haut moyen âge à 1789 : on ne voit pas comment ce peuple irait chercher ses modèles chez son ennemi, alors qu’il joue un rôle moteur dans le combat contre l’arbitraire royal français ! Fait capital pour ceux qui nous lisent : les admonestations des Bretons au roi de France, exprimées principalement par le Parlement de Bretagne, énoncent très clairement, des dizaines d’années en avance sur  ce qu’on dénomme « les idéaux de la révolution », les Français, ce que dira la Déclaration universelle des droits de l’homme, affirmant avec une clarté lumineuse les plus importants de ces principes universels, notamment en matière de Justice, que la France, toujours dernière, prétend avoir inventés ! Impossible  à croire ? Qu’on se réfère aux citations ci dessous, qui sont irréfragables ! (45bis). C’est là l’une des plus grandes impostures commises par la France. Plusieurs dizaines d’années avant la prétendue « révolution » de 1789, les idées qui agitent la Bretagne des intellectuels et des gens cultivés, sont d’une extrême modernité. Le comte Caradeuc de la Chalotais, procureur général des Etats de Bretagne, ennemi juré de la dictature et de l’obscurantisme du haut clergé, célèbre dans tout le royaume de France, qui se reconnait en lui, préconise des réformes  très en avance sur celles de 1789 (46 bis).  Les Bretons, ce peuple de demeurés et de ploucs, précurseurs des principes universels des droits de l’homme, avant la France ? C’est ce dont on va avoir la preuve en se reportant à la note ci dessous (45bis), qui va surprendre beaucoup de lecteurs.

De nombreuse années avant la « déclaration universelle de droits de l’homme », les Bretons ont proclamé haut et forts les droits fondamentaux de la personne humaine, par le canal très officiel du Parlement de Bretagne. Nous apportons ici une contribution majeure à l’histoire.

Aussi, en 1789, en arrivant à Paris, les Bretons apportent-ils dans leurs bagages leurs idées de Liberté et de lutte contre l’arbitraire (46). L’évêque de Dol  fort peu porté aux compliments inutiles, est reçu très fraichement par le roi Louis XVI, car il a dénoncé sans détours le luxe scandaleux de la cour, et la corruption de son entourage (47). Pendant tout le siècle, avec une pugnacité exceptionnelle, les Bretons ont joué un rôle important, par leurs relations avec les autres parlements du royaume, pour contrarier le pouvoir arbitraire de PARIS, pour insuffler l’esprit de résistance (48). Ils sont des précurseurs, en aucun cas des suiveurs. En matière de droits de l’homme – qu’on lise bien ceci, et qu’on le répète partout : les Bretons précèdent les Français, et sont de ceux qui leur ont montré le chemin; ils n’ont cessé d’agir dans ce sens, pendant tout le siècle qui a précédé la prétendue révolution, par leurs actes, par leurs écrits, par le rôle dominant qui a été le leur dans l’agitation parlementaire des provinces françaises, et leur opposition jamais lassée contre le pouvoir arbitraire monarchique.

Tous savent que la célèbre nuit du 4 août, au cours de laquelle l’Assemblée nationale, présidée par le breton Isaac Le Chapelier, abolit les privilèges du clergé et de la noblesse, est largement le fruit des travaux du Club breton, qui réunit nos députés, délégués aux Etats généraux, et de l’esprit de Liberté que notre pays y apporte (49). Leur détermination est communicative. Les Bretons, d’ailleurs, ont longuement hésité à déférer à la convocation royale aux Etats généraux de Paris, qui sont ceux d’un Etat étranger, non le leur; ils n’y ont été présents que parce qu’il vaut mieux être présents qu’absents (50).

– L’adhésion à la France ? Il est aussi stupide de prétendre cela, que d’affirmer qu’en 1940, les Français souhaitent être intégrés dans l’Allemagne nazie. Il y a d’ailleurs chez les bretons de 1789, un réel mépris pour les Français (51). Très fiers de leur Nation, de leur histoire, de leur langue, même s’ils n’envisagent pas la suppression de la monarchie – pour la raison qu’ils ne possèdent aucun moyen militaire pour chasser les Français -, ils conservent la forte nostalgie du régime ducal, et affichent partout leur insolente identité bretonne. Depuis la conjuration de Pontcallec, qui se termine par des exécutions de Bretons patriotes à Nantes, la Bretagne est à nouveau à genoux, et ce jusqu’à aujourd’hui, avec le concours actif des kapos que l’on sait (51 bis). Nulle part n’apparaît le moindre attachement à la France, sûrement pas le désir de s’intégrer dans ce pays (52) : c’est de détestation assumée qu’il s’agit. Les cahiers de doléances rédigés par les Bretons en 1789 réclament avec force le maintien de leurs institutions ancestrales, de leurs lois, de leurs coutumes ce qu’ils appellent « leurs libertés », terme hautement significatif, et les députés que les Bretons envoient à Paris se voient assigner une mission sacrée : celle de défendre les lois et les Institutions bretonnes (52 bis). Nation à part entière, beaucoup plus ancienne que la nation française, tant maltraitée par les gouvernements de ce pays qui n’est là que par la force, ils n’acceptent en aucun cas l’idée – stupide – d’en faire partie (53). Les débats houleux qui se déroulent à Paris, en 1789, à l’assemblée nationale, démontrent d’une manière péremptoire que la Bretagne n’accepte ni de près à renoncer à ses institutions, sa constitution, ses libertés. Les Bretons appelés à en disserter sont humiliés, et littéralement écrasés, sans aucune sorte de ménagements. Ils sont traités publiquement de « pygmées » par Mirabeau (!), et sommés d’obéir à leurs bourreaux, car, disent ces dérangés mentaux « La France commande, qu’ils obéissent ! » Ce n’est qu’une mise en condition, le reste va être terrible.

 

1789. L’OEUVRE « CIVILISATRICE » DE LA FRANCE EN BRETAGNE : LA SHOAH BRETONNE : L’ASSASSINAT D’UN PEUPLE, DE SES INSTITUTIONS, DE SA LANGUE, DE SA CULTURE.

L’apport des Bretons à leurs voisins français à la lutte contre l’arbitraire de la monarchie française a été considérable. Tous les historiens l’ont écrit et reconnu (54).

La France est-elle reconnaissante du concours très actif des députés Bretons lors des réunions de l’Assemblée nationale réunie à Paris en 1789 ? Poser la question, c’est y répondre : c’est l’inverse qui se produit, bien entendu : c’est ainsi que la France a toujours agi à l’égard des Bretons. De nouvelles monstruosités sont commises par les dérangés mentaux de Paris. Bien loin d’apporter aux Bretons la Liberté, à laquelle ils aspirent, les « révolutionnaires » – parmi lesquels de véritables malades psychiatriques –, après avoir injurié nos députés (Mirabeau ose les traiter de « pygmées » ….), ils .. détruisent tous les droits ancestraux du pays (55) :

  • Le régime d’autonomie administrative et fiscale de la Bretagne est supprimé ;
  • le pays est découpé en « départements », administrés par des gauleiters français, sous le nom de « préfets »; la Bretagne, ce vieux pays, n’a plus le droit d’exister;
  • Les institutions antiques – les Etats et le Parlement – sont supprimées. Les Bretons se voient interdire de décider eux mêmes de leurs impôts, et de voter leurs lois.
  • En 1793 et en 1794, les armées françaises se livrent en Bretagne et en Vendée à des massacres d’une cruauté inouïe, parmi les plus horribles de l’histoire de l’humanité, supérieure à celles des nazis et de Daesh : têtes coupées, égorgements en série, femmes violées devant leurs maris et leurs enfants, enfants tronçonnés en morceaux, personnes vivantes jetées dans des fours préfigurant les fours crématoires, femmes enceintes écrasées sous des pressoirs à raisin, ventres ouverts avec des couteaux pour en extraire les foetus, et y mettre de l’avoine pour les chevaux, des milliers de personnes noyées dans la Loire, dans des conditions : les nazis n’ont pas imaginé de pareilles horreurs. C’est aussi l’époque où un préfet, faisant venir devant lui les escouades d’instituteurs appelés pour laver les cervelles des petits Bretons, leur dit : « Souvenez-vous d’une chose : vous n’êtes ici que pour tuer la langue bretonne »Cette période est dénommée aujourd’hui la Shoah bretonne (taper dans Google : Shoah bretonne) (55 bis).
  • La langue bretonne est injuriée, interdite et humiliée ; en 1833, un préfet dévoile devant les instituteurs appelés sur ordre de la France pour laver les cervelles des petits Bretons ce programme horrible : « Souvenez-vous d’une chose : vous n’êtes ici que pour tuer la langue bretonne » .  Mission accomplie : en 2017, elle est presqu’anéantie.
  • l’histoire de Bretagne, interdite, fait hallucinant, est remplacée …. par l’histoire de France, celle du pays tortionnaire ! (55 ter).
  • Cette période est une colonisation impitoyable, et de décervelage terrifiant, réalisé par les préfets, les instituteurs, les écoles, l’administration.  La situation en est à ce point, que Jules Michelet écrit, en 1831 : » La Bretagne est une colonie, comme l’Alsace et les Basques, plus que la Guadeloupe ».
  • Un racisme anti-breton se développe en France d’une manière insupportable. Les injures déversées sur les Bretons jusqu’à aujourd’hui, sont ignobles. « Les Bretons, c’est comme les cochons », dira le « ministre » Charles Pasqua, l’homme du SAC, condamné à deux ans de prison, avec sursis, malheureusement … Le chanteur Berroyer chante que les enfants bretons promenés par les bretonnes sont des gorets. Les tribunaux français refusent de condamner ces ignominies, là où la moindre injure anti juive ou anti arabe est punie avec férocité. (56) Lire, absolument : Mélennec, Les injures anti-bretonnes : c’est hallucinant.
  • Les Bretons, humiliés, développent un sentiment très fort de dévalorisation, de honte de soi, et de culpabilité, qui a persisté bien au delà de 1950; médecin formé à la psychiatrie et à la psychanalyse,  j’ai décrit cliniquement cet état sous le nom de « syndrome breton ».
  • L’économie est ruinée ; riche et prospère du temps de son indépendance, elle devient au 19ème siècle, selon le mot d’un auteur, le « trou du cul » de l’Europe (56 bis).
  • la Bretagne perd dans les guerres françaises – qui ne sont pas les siennes – plusieurs centaines de milliers de ses jeunes, sur lesquels reposait l’avenir du pays : le courage et le sens du devoir fait d’eux une chair à canons que l’on sacrifie en priorité, sans aucune sorte de scrupule. Ces ploucs combattent aux premières lignes. Les Bretons sont considérés comme les meilleurs régiments de France, ce qui est vrai. « Ce que j’ai consommé aujourd’hui comme bretons », dira le débilissime général français Nivelle.
  • Boursouflure inouïe, la France s’auto-proclame seule nation sur les territoires qu’elle a envahis; les Bretons, peuple identifié depuis l’antiquité est interdit d’afficher sa dignité de Nation, ce que n’avaient jamais osé faire les rois capétiens.
  • Le statut de la femme régresse, au plan légal, d’une manière considérable sous l’effet des prétendus principes d’égalité révolutionnaires, antiféministes féroces, et surtout du code civil napoléonien, qui subordonne la femme à son mari, et en fait, pratiquement, sa servante, celui-ci devenant un patron, auquel, selon la loi, « elle doit obéissance » (!), le retour au Coran, en quelque sorte !
  • Le pays n’a plus le droit de rien décider de ses affaires, et n’est jamais consulté sur rien, sûrement pas sur les impôts qui lui sont infligés.

Voilà en quoi consiste l’oeuvre civilisatrice de la France en Bretagne :  l’assassinat d’un peuple; une catastrophe, la même qu’en Occitanie, en Corse, en Savoie, à Nice, en Alsace, au Béarn, au Pays Basque (57).

La « révolution », d’ailleurs, est globalement un désastre pour la France, même si le régime monarchique, incompétent et corrompu, était condamné à disparaître (57 bis). Pour l’Europe encore plus, puisque, brandissant avec une prétention inouïe les principes de Liberté qu’elle n’a jamais appliqués – surtout pas de 2012 à 2017, intermède de sottise et de corruption -, elle met l’Europe à feu et à sang, jusqu’en 1815, année de la chute définitive de Napoléon, l’un des grands égorgeurs de l’histoire.

Les gouvernements des Ducs bretons avaient été bénéfiques. Ces souverains gouvernaient un pays qu’ils aimaient profondément (aucune sorte de doute à cet égard, qu’on en prenne bonne note). Anne de Bretagne fut la plus remarquable des souveraines bretonnes. Elle reste notre héroïne nationale, comme Jeanne d’Arc est celle des Français (58). Les rois de France, eux, ont exploité la Bretagne comme une ferme, la vidant de sa substance pour leurs entreprises douteuses, sans aucune sorte de respect pour les Bretons, pays toujours rebelle, et hostile aux rois de France; la « république » en a fait un réservoir de chair à canon, et d’instruments de conquête de son empire, aux dépens des peuples du monde (59), et, durant tout le 19ème siècle, l’a transformé en une contrée désespérément pauvre (selon l’expression de Marcel Texier, en « trou du cul du monde« ). De sujets sous les rois de France, ils sont devenus des esclaves sous la férule impitoyable du pays auto-proclamé des droits de l’homme : durant toute cette époque désastreuse, il est seulement permis de s’incliner, c’est à dire d’être esclave, en aucun cas d’émettre des prétentions conformes aux intérêts réels du pays. Toutes les carrières, tout l’enseignement sont étroitement placés sous la coupe de l’occupant, auquel on doit obéir, à peine d’être rejeté ou sanctionné.

Ces malheurs ne sont pas les seuls. En 1941, le régime de Vichy mutile la Bretagne de son département le plus riche, véritable poumon industriel du pays (60). En 2014, à la faveur d’un « redécoupage » inutile de l’hexagone, dans des conditions d’absolue incompétence, et sous l’influence des « amis » et des « clients » du régime, au premier rang desquels Jean-Yves Le Drian et Jean-Marc Ayrault (61), cette amputation est maintenue par François Hollande, président aujourd’hui déchu, moralement jugé, en violation du droit international, qui interdit catégoriquement de mutiler le territoire des nations dites « minoritaires » (62). Nantes et la Loire Atlantique représentent aujourd’hui 33 pour 100 de la richesse de la Bretagne, ce qui permet de comparer la Bretagne aux régions les plus riches d’Europe, et la place au dessus de nombre de pays membres de l’ONU (63). Les « députés » et les « sénateurs » bretons, pour la grande majorité, en acquiesçant à cette infamie contraire au droit international, et en violation des promesses solennelles faites à ceux qui les ont élus, sont complices de ce crime de lèse-nation (64). La prétendue « démocratie » française a sombré, surtout depuis 2012, dans le ridicule : les prétendues « élections » sous influence française, sur lesquelles ce pays tente de faire accroire qu’il est un modèle pour tous le pays du monde, ne sont même pas un trompe l’oeil : les candidats à la députation et au sénat, au prix d’un lèche-bottisme et d’une servilité de longues années, ayant donné toutes les les preuves de leur soumission, sont agréés par le « système », et sélectionnés et investis par les deux ou trois « partis » politiques (certains auteurs, réalistes, disent : « de deux ou trois gangs politiques »), qui détiennent le pouvoir à Paris, en marché captif (65). La France n’est pas une démocratie, elle ne l’a jamais été. La vie politique n’y est rien d’autre qu’un marché de magouilleux, de dupes, d’ambitieux et d’esclaves. Les exceptions des quelques personnalités honnêtes qui s’y sont fourvoyés – il en existe tout de même quelques exemplaires, car la nature humaine est diverse – n’altèrent en rien cette analyse (66).

Ceux qui restent honnêtes en leur for intérieur, et restent fidèles à leur pays, sont obligés de ruser, et de donner à croire qu’ils sont Français, alors qu’ils savent bien qu’ils ne le sont pas.

Pire : les Bretons, peuple économe et travailleur, est soumis à l’absurde législation française, capharnaüm de centaines de milliers de textes, véritable salmigondis, dans lesquels on ne comprend plus rien, et qui paralyse toute la vie économique et sociale. Pire encore : les Bretons doivent supporter une fiscalité inique et stupide, la plus lourde du monde, depuis l’année écoulée. Le montant des prélèvements obligatoires est le plus fort du monde : 47 pour cent depuis 2016, plus fort que celui du Danemark (67). Tout ce fatras est digne d’ être jeté dans la poubelle. En termes de gouvernance, la France n’est pas un pays médiocre : elle est un pays plus que minable : désastreux, incompétent et corrompu. La démonstration de cette corruption généralisée, en 2017, est devenue éclatante.

LA PRETENDUE DECLARATION DES DROITS DE L’HOMME (68). En 1789, la France publie à son de trompettes une « Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen », et fait accroire qu’elle a « inventé » les droits de l’homme (sic),  qu’ « elle a apporté la liberté au monde », et que sa langue, la plus belle, est digne d’être parlée par l’espèce humaine ( = incroyable, mais vrai). Cette « Déclaration » est une supercherie (69). C’est un texte philosophique, certes remarquablement écrit, mais jamais appliqué, autrement que comme un instrument de propagande, un « fonds de commerce » disent les plus lucides. Les principes qui y sont énoncés, l’ont été, très longtemps auparavant, dans les mêmes termes, par l’Angleterre et d’autres pays, la Hollande et les Etats Unis notamment. Les prémisses des droits de l’homme sont énoncés dans l’antiquité, dans le code d’Hammourabi et dans les lois de Cyrus le grand. Le message du Christ est le grand tournant mondial des droits de l’homme (70). La « révolution » française, même si elle a aboli, en théorie, les privilèges des nobles et du clergé, a substitué à ceux-ci une autre aristocratie : celle de l’argent (71). Elle n’est en réalité une suite de massacres, de spoliations, et de corruptions au bénéfice des plus mauvais, des plus corrompus (Barras, Talleyrand, Fouché …). Les régimes corrompus qui se succèdent ne sont en rien plus libéraux que la monarchie capétienne, au moins jusqu’en 1870. Il fallait être stupide pour faire de cette période dite « révolutionnaire » les bases de la religion nationale française : les Français l’ont fait.

La France, pays des droits de l’homme ? Ridicule (72). Les violations des droits de l’homme par la France sont régulièrement dénoncées par les instances internationales. En tous cas, ce pays n’est sûrement pas celui des droits de la femme ! Les Bretons connaissent l’égalité de l’homme et de la femme avant Jésus-christ ; la femme française, mineure juridique jusqu’à ces toutes dernières années (obéissance obligatoire à son mari, interdiction d’exercer une profession sans l’autorisation de son mari, interdiction de posséder une compte bancaire  n’obtiendra le droit de vote qu’en … 1944, après des combats épuisants, et bien après les autres pays civilisés (73). Ainsi, la femme ne retrouve ses droits, que la société bretonne lui reconnaissait avant le Christ, qu’aux approches de l’an 2000 ! Belle société que celle-là !

Les dégâts commis par le colonisateur français en Bretagne en cinq siècles sont colossaux, incalculables, abyssaux. Les Bretons, écrit l’écrivain Herbert Pagani, sont les Juifs de la France. Ce que confirme Hazo Nétanel, président de l’association Bretagne Israel. Jusqu’à présent, en l’absence d’enseignement de notre histoire, la recherche étant volontairement stérilisée par ceux qui, complices, détiennent le pouvoir dans nos facultés – plus particulièrement depuis la publication de nos travaux sur la toile et dans les médias étrangers -, presque tous en Bretagne l’ignoraient. Au point que nos premières publications ont été insultées par des centaines de Bretons, pas seulement par sottise, mais parce que la révélation de cette histoire occultée par le pays occupant, paraissait strictement incroyable (74). Ce temps est dépassé : personne n’ose plus critiquer nos recherches.

De 1789 à aujourd’hui, les Bretons ont été victime d’un lavage des cerveaux  abominable, l’un des plus radicaux et des plus cruels de l’histoire de l’humanité. C’est avec raison que les jeunes bretons qualifient aujourd’hui de  « collabos » – pire : de kapos, c’est à dire de garde-chiournes – ceux qui affichent extérieurement des sentiments bretons, et se font élire ou nommer dans des fonctions à grasses prébendes, jouant en toute impudeur le double jeu. On trouvera ci-après les éléments récapitulés de ces infâmes comportements mis en ouvre d’une manière systématique par la France dans sa colonie de Bretagne (75).

La France est encore là, en 2017 : les Bretons, humiliés, ruinés, gouvernés de l’extérieur par un Etat incompétent et corrompu, veulent s’en débarrasser, bien que, leur cerveau lessivé par la propagande française leur interdit encore d’admettre qu’ils possèdent des atouts exceptionnels pour accéder  à une pleine et entière indépendance … La France en avait fait des ploucs, ils sont sortis de cet état, mais sont encore loin d’avoir retrouvé la confiance en eux, et la volonté de vaincre.

On vient de lire plus haut, en quelques pages, en quoi les Bretons ne sont pas Français, et ne le seront jamais.

La « chance » de la Bretagne, mais un grand désastre pour tous : la France, par l’effet des ses gouvernements incompétents, incapables et corrompus, va se casser la figure, pour le malheur de ses habitants, qui ne méritent pas cela. Le peuple français a toute ma sympathie : il ne nous a rien fait, ce sont ses gouvernants qui ont fait tout le mal : il ne faut en aucun cas confondre le premier et les seconds, car ils ont tout autant que nous victimes des régimes corrompus qui ont fait leur malheur comme le nôtre. Je l’ai dit à ceux d’entre eux qui se sont déclarés peinés de la dureté de mes propos : ils ne sont en rien visés.

En 2017, lors de la rédaction du présent article, il ne reste plus rien de la légende des droits de l’homme créés par la France. D’avoir contribué largement à la destruction des mensonges de la France, et contribué à rendre aux Bretons leur Dignité, est ce que j’ai fait de mieux dans ma vie, et ce dont je serai crédité après ma disparition. J’y tiens, d’ailleurs, et je le revendique.

Louis MELENNEC, docteur en droit et en médecine, historien de la Bretagne, ex-consultant près le Médiateur de la république, militant des droits de l’homme et des Nations.

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Pour en savoir plus :

– Livre bleu de la Bretagne, téléchargeable gratuitement sur la toile. A ce jour : plus de 300 000 téléchargements.

– Les articles, au nombre de plus de 200, publiés dans les deux blogs de Louis Mélennec.

– Les nombreuses émissions de Louis Mélennec, audibles sur Youtube.

Le livre bleu est proposé par plus de trente sites en Bretagne, en France et dans le monde.

Les médias bretons et français ont été invités à publier le Livre Bleu de la Bretagne. Non pour qu’ils le publient d’une manière effective, MAIS POUR QU’ILS REFUSENT DE LE FAIRE, et que leur attitude soit dénoncée PUBLIQUEMENT, ce qui sera fait. Car la vérité est désormais établie d’une manière irréfutable, et parce qu’il est impérativement nécessaire que le peuple breton connaisse ses ennemis, au dehors et au dedans.

Il est impossible de ne pas conclure sur le travail des « hystoryens » « bretons » depuis plusieurs dizaines d’années. Les marxistes s’étant emparés de l’histoire, en France comme en Bretagne, ont fait régresser l’histoire bretonne de un siècle au moins. Ceci coule cette « école » très largement marxiste – donc falsificatrice – d’une manière définitive, bien que toutes ses publications ne soient pas mauvaises, ce que nous signalons ci-après, sans aucune sorte de partialité. Elle a maintenant à peu près cessé de nuire. Les falsificateurs de cette histoire sont maintenant montrés du doigt, et désignés par leurs noms. Mon but clair, en publiant le présent article, avec son impressionnant appareil de notes, qui donnent crédit à tout ce que j’écris, est de tuer totalement cette pseudo « école ». Après moi, les étudiants en thèse se chargeront d’achever le travail, comme ils ont détruit en Russie et ailleurs les serviteurs des communistes, qui ont assassiné plus de cent million d’innocents.

Les gouvernements français, les ministres, les députés, les sénateurs, les médias mentent. Cette voyoucratie est maintenant connue de tous, spécialement depuis 2012, les actions judiciaires se multipliant contre les incompétents avides placés à la tête de l’Etat et des ministères. Ce que je soutenais depuis vingt ans – à mes risques et périls, et au péril de ma vie  -, est devenu vérité évidente. Les députés et les sénateurs sont des bandes de moutons, qui bêlent, et obéissent au doigt et à l’oeil.

LOUIS MELENNEC, breton depuis 2000 ans.

 

Je demande à tous mes lecteurs de diffuser ce texte sans mesure. De la diffusion de la vérité historique dépend largement leur survie en tant que Nation.

 

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(a) Louis Mélennec à Bruxelles en 2009 : Le Livre bleu est présenté publiquement, lors du congrès des nations européennes colonisées, et violées dans leurs droits fondamentaux : https://www.youtube.com/watch?v=g6fBhF4D3GE

(b) Diffusion dans le monde du Livre Bleu de la Bretagne : La France a réussi le déshonneur de ne publier, dans aucun média, le moindre commentaire sur le Livre bleu. Il a été commenté et diffusé dans de nombreux pays, en particulier au Canada, aux Etats-Unis, en Russie, en Suisse, en Ukraine, en Kabylie, en Pays Touareg (!) … Surtout, il a été recommandé par la Voix de la Russie, média alors publié dans cent pays, en quarante langues. Il est recommandé par par plus de trente sites ou blogs en Bretagne et dans le monde. Sur la toile, il a été téléchargé plus de 300 000 fois. Il a été lu à Matignon et à l’Elysée. Il se diffuse seul, de plus en plus, par son propre dynamisme.

(c)

(d)

(e)

(f)

(j)

(h)

(i)

(j) CONSTANCE ET STABILITE DU PHENOMENE NATIONAL. Le phénomène national n’est pas une mode passagère, ni le fruit des réflexions plus ou moins farfelues des idéologues. Certains d’entre-eux, on le sait, ont rêvé d’une république mondiale, ou tous les hommes, se tenant par la main, seraient frères. Le bilan est à ce jour désastreux : des dizaines de pays, de langues, de cultures anéantis; une somme de souffrances inimaginables; des cruautés inouies contre des êtres humains innocents, assassinés par des bouchers, des malades mentaux dont certains sont encore en liberté.

LE GOUVERNEMENT MONDIAL, à ce stade de l’évolution de l’humanité, est irréalisable. Il supposerait que les civilisations mondiales soient au même niveau, que les hommes parlent un langage commun, surtout, que les idées, les idéologies, les croyances, les religions soient miscibles et interchangeables. Il ne se produira JAMAIS, car l’homme aura détruit la planète et l’espèce, dans son entier, avant que les conditions de cette fusion soient réunies. Très clairement, sauf quelques farfelus dangereux, qu’on n’a pas pu interner dans les maisons  » spécialisées  » dont ils relevaient à temps, qui ont réussi à faire traduire leurs utopies par des dizaines de millions de morts, personne ne souhaite vraiment qu’une civilisation mondiale unique remplace la mosaïque de cultures et de langues que nous connaissons. L’appauvrissement humain serait insupportable, si nous étions tous pareils. Il n’en est pas moins vrai que les différences culturelles, de croyances, religieuses, engendrent des tensions, des affrontements, des guerres terribles. Je pense que l’humanité doit tenter de dégager des normes communes, parmi lesquelles la principale : LE RESPECT DES AUTRES. Je pense – depuis quarante ans au moins, à un époque ou personne n’osait parler de celà, que les hommes ne sont pas raisonnables, et qu’ils sont condamnés, les moyens de destruction étant encore appelés à croître d’une manière vertigineuse, avant un délai de quelque dizaines d’années, probablement moins : les dinosaures ont disparu, l’espèce humaine est de passage sur la planète terre : elle va disparaître dans un avenir proche.

A l’époque où nous vivons, Le PHENOMENE NATIONAL – qu’on l’approuve ou non -, est un ETAT DE FAIT incontournable : il n’y aura jamais de gouvernement mondial.

BIBLIOGRAPHIE ET NOTES.

Les notes ci après renvoient à des documents, des archives, des articles, des livres incontournables .. Elles seront complétées au fur et a mesure, dans les semaines et les mois qui suivent.

Mes mauvaises relations avec l’université bretonne tiennent à l’attitude de ceux avec lesquels je pris contact il y a une vingtaine d’années, c’est-à-dire à des causes justifiées. Je n’ai jamais manqué de courtoisie dans les rapports que j’ai tenté d’établir avec eux, il y a plus de vingt ans. Je m’en expliquerai dans mes mémoires. Il était nécessaire de faire toute la lumière sur notre histoire. J’ai commencé à m’y employer publiquement; je fis en 1997 une conférence au sénat de la république française, qui eut un grand retentissement. L’attitude des « hystoryens » bretons a été lamentable, là ou, au début, je proposais un dialogue fructueux, honnête et courtois, avec le concours des historiens de haut vol de la Sorbonne, de l’école des Chartes de Paris, de l’Institut. J’ai publié en 2007 la raison qui a déclenché la mobilisation de toute mon énergie, à partir de cet évènement stupéfiant, survenu en 1999, si mes souvenirs sont exacts. La période de l’annexion de la Bretagne par la France – période « sensible » comme l’a dit un auteur (il s’agit de Kerhervé, qui aurait été un historien de talent, s’il ne s’était en permanence employé à « rogner »les aspérités de notre histoire – disons les choses ainsi, pour le moment – pour ne pas irriter notre tortionnaire français) – a été à ce point manipulée, que nous, Bretons, ne savions rien de ce qui nous était arrivé, et par quelles manoeuvres honteuses nous avons été digérés, phagocytés, dissous. J’avais proposé, après une conférence en Bretagne, que se tienne à Rennes et à Nantes un congrès, auquel participeraient des historiens français de haute réputation, et des universitaires bretons. Ainsi saurait-on, chacun travaillant de son côté, ce que fut réellement l’annexion de la Bretagne. Les Français furent parfaits de correction. Quant aux Bretons, leur réponse a été au delà de la sottise, et de la mesquinerie. Ce colloque qui devait faire la lumière sur notre honteuse annexion par la France, n’a pas eu lieu. Deux « agrégés » m’ont demandé, dans une période plus récente, à deux reprises, de ne pas leur adresser mes articles, car cela ne les intéresse pas, et qu’ils ne veulent pas même savoir ce qu’ils contiennent (!!!) : ils croient avoir tout écrit  sur l’histoire de la Bretagne, et que leur nombril leur tient lieu de référence. Fâcheux, lamentable. Aussi, me connaissant, mes lecteurs ne seront pas étonnés qu’à mon tour, je me moque de leur sottise, et, ayant moi-même, en historien honnête, lu presque tout ce qu’il est possible de lire en quarante années de recherches, n’ayant jamais dévié de la ligne droite – même si, comme tout le monde, il est advenu que je fasse de petites erreurs -, je m’autorise – avec quel plaisir ! -, à les noter, comme à l’école primaire, citant même leurs noms, et leur distribuant les mauvaises notes, mais aussi parfois les bonnes, car il y a en a : leur attitude a dicté la mienne.

Une cocasserie indispensable ici : les « hystoryens » bretons décidèrent, il y a déja longtemps, d’exclure le bon docteur Mélennec des bibliographies qui ornent les mémoires et les thèses de leurs élèves, méthode marxiste et totalitaire par excellence, ridicule de surcroit : on écrit l’histoire, dans l’université bretonne, en contemplant son propre nombril, et les photographies de Staline et de Mao-Tse-Toung, les plus grands criminels de l’humanité, sources de toute inspiration; on refuse de lire les écrits et les recherches des autres, lorsqu’elles vous dérangent, fussent-elles rigoureuses, très approfondies, et strictement honnêtes. Conséquence : tous ces messieurs et ces dames sont des inconnus, les écrits du bon docteur, eux, caracolent sur la toile : voir mélennec kerhervé par Google ..

Pour me moquer une fois de plus de ces procédés dignes de la classe maternelle, bien au contraire, j’affecte de citer outrageusement ces « auteurs » bretons, même lorsque leurs publications sont mensongères ou absurdes, sauf à signaler, honnêteté oblige, celles qui méritent des félicitations, car il y en a (Cassart, Moal, Le Page ….)

Tout cela est conforme à ce que disaient les psychiatres Carrer et Pierre de ce que l’on dénomme « le mouvement breton », celui, disait-il, qui compte le plus de malades mentaux au mètre carré. Car nous sommes encore dans des débats dans lesquels la psychiatrie a fort à dire, tout autant que l’histoire. Le peuple breton est malade, gravement, il s’auto-détruit.

Les notes ci-après vont être classées et complétées. La numérotation présente est provisoire.

(1) Les Bretons, civilisation celte. Nations premières.

Brunaux Jean-Louis, Les druides, Des philosophies chez les Barbares, Paris, 2006, éditions du Seuil, collection Histoire.

Burger Lucien, Premières Nations, Un avenir pour les peuples autochtones, Paris 2000. Livre capital, quoique destiné à la vulgarisation.

César Jules, Guerre des Gaules, préface de Paul-Marie Duval, Paris 1981, éditions Gallimard, collection folio classique.

Eluère Christiane, L’Europe des Celtes, Paris, 1992, éditions Gallimard. Remarquable petit traité très abondamment illustré.

Fleuriot Léon, Les origines de la Bretagne; Paris, L’émigration, Paris 1980, éditions Payot.

Godineau Christian, César et la Gaule, Paris, 1990, 2000, éditions Errance.

Guyonvarc’h Christian-J et Françoise Le Roux, La civilisation celtique

Hubert Henri, Les Celtes, Paris 2001, éditions Albin Michel .

Kruta Venceslas, Les Celtes, Paris 2008, collection Que sais-je, n° 1649.

La Borderie Arthur Le Moyne de la, Histoire de Bretagne, Mayenne et Spézet, 1998, tome 1.

Sur les Nations, leur définition, leurs droits, la violation de leurs droits par les Etats totalitaires, comme la France. Pendant longtemps, on a erré pour définir ce qu’est une nation. Le Breton Ernest Renan a apporté à la définition de ce concept une contribution majeure. Nos travaux – et d’autres ! – complètent l’analyse.

La nation se définit aujourd’hui par plusieurs critères, qui sont présents dans la grande majorité des cas, avec des exceptions : le territoire, la religion ou les valeurs communes, l’histoire vécue en commun pendant une durée longue, la langue (ou les langues), surtout, le sentiment d’appartenance, c’est à dire l’identité commune, vécue comme telle, et différente de celle des autres nations – en particulier des nations voisines, souvent vécues comme ennemies. Les théories « mondialistes » voudraient détruire les nations, ce qui est une stupidité meurtière.

Mélennec Louis, Théorie des nations, article très important, publié sur la toile.

Mélennec Louis, L’histoire mythologique des Bretons, article publié sur la toile, http://blog-louis-melennec.fr/2008/12/31/l’histoire-mythologique-des-bretons/

Mélennec Louis, Nation bretonne, nation française, articles publiés sur la toile.

Mélennec Louis, Qu’est-ce qu’une nation ? Article publié sur la toile.

Tacite, Vie d’Agricola. Des auteurs indigents de l’esprit continuent, en Bretagne, à mettre en cause l’antiquité de notre peuple. Je publierai un peu plus tard des extraits brefs de la vie d’Agricola, beau-père de l’historien Tacite, qui commanda aux Bretons après l’empereur Claude, au Ier siècle de notre ère. Ce texte, avec celui de César, établit d’une manière indiscutable que les Bretons existent dans le sud de l’Angleterre actuelle. Et couvre de honte les « hystoryens » de notre belle université de Bretagne, docteurs et agrégés (en sottise, en ignorance ?) qui, l’un, s’est échiné à démontrer qu’il y avait un sentiment national en Bretagne au 14ème siècle de notre ère – là ou le peuple breton existe plusieurs siècles avant Jésus-Christ -, l’autre que la nation bretonne n’a jamais existé, que dans l’imagination des « folkloristes » du 19ème siècle, un autre que la Bretagne n’a été ni une nation, ni un Etat, ni indépendante (!). Pas seulement pour la beauté de la Vérité. Mais aussi parce que leur grossièreté à mon égard, leur ignorance, méritent une sévère punition. Bien sûr, je citerai leurs noms.

 

(1 bis) Les rois bretons avant Erispoé. C’est une opinion très répandue, mais fausse, que les Bretons n’ont pas eu de roi avant Nominoé, et son fils Erispoé. Cette opinion, colportée par nombre d’ « hystoryens » actuels, se fonde sur une totale méconnaissance de l’histoire des sociétés et des institutions.

Toutes les sociétés du monde, petites ou grandes, ceci depuis l’origine, sont structurées et hiérarchisées. Les sociétés animales de mammifères le sont aussi. A la tête, à l’origine, celui le plus capable d’assurer le commandement de la troupe, en raison de sa force physique, ou de ses capacités intellectuelles. Dans les sociétés animales, c’est la mâle le plus puissant qui prend la tête de la troupe, souvent à la suite d’un combat singulier. Dans les sociétés humaines, ce fut très longtemps le cas aussi. L’hérédité et les liens familiaux ne jouent leur rôle que tardivement. (Voir, par exemple, pour les sociétés primitives, C. Northcote Parkinson, L’évolution de la pensée politique, Paris 1964, éditions Gallimard, pages 38 et suivantes)..

Ce que nous dénommons « Chef », ou « Souverain », existe dans toutes les sociétés humaines, mais sous de noms divers, qui se comptent par centaines – probablement par milliers : radjah, rex, rix, roi, king, ….. Dey, Chah, Shah, Chah in Chah …,

De nombreux rois bretons sont identifiés bien avant Nominoé et Erispoé. Simplement, ce sont de « petits » rois, qui règnent sur des territoires exigus, comme les rois antiques de la Mésopotamie, de Grèce, et d’ailleurs.

Prétendre que le Dux breton est « inférieur » au roi de France, parce que, dans la hiérarchie – tardive – instaurée en France les Ducs français sont « subordonnés » au roi est une stupidité de plus, au nom de laquelle les Français vont tirer argument, pendant des siècles, pour prétendre que, le Dux breton ne portant que le titre de « Dux », est un « vassal » du roi de France, et ne peut, de ce seul fait, prétendre être un souverain indépendant. Dans la philosophie politique du Duché, le Duc est roi dans son Duché comme le roi de France l’est dans son royaume.

De surcroît, toute nation, fut-elle très petite, peut avoir un roi. L’existence d’un chef-roi n’est en aucun cas liée à la superficie du territoire sur lequel ce souverain exerce son autorité, pas plus qu’à l’importance numérique de la population sur laquelle il règne. Les cités grecques antiques, les cités de Mésopotamie, quoique fort exigües à un moment de leur histoire – quelques kilomètres carrés à peine pour certaine d’entre-elles – ont eu des rois. Dans le Pacifique, il existe des îles très étroites ont à leur tête des rois. On prête à Henri IV, roi du petit royaume de Navarre, d’avoir dit, avec humour : « Mon royaume est si petit, que je pourrais en faire le tour à cloche-pied ».

En Europe, la hiérarchisation des souverains ayant petit à petit donné la préséance à ceux qui portaient le titre de rois, les souverains bretons ont travaillé avec constance à rétablir le titre de roi au 15ème siècle, titre qu’ils ont cessé de porter à la fin du dixième siècle.

Sur tous ces points, totalement méconnus des « sçavants » de l’université de Bretagne :

Grandpierre Véronique, Histoire de la Mésopotamie, Paris 2010, éditions Gallimard.

Orrieux Claude, Schmitt Pantel Pauline, Histoire grecque, Paris 1995, collection Quadridge.

Roux Georges, La Mésopotamie, Paris 1995, éditions du Seuil.

(2)  La femme Celte, statut de la femme dans la civilisation bretonne :

Audibert Agnès, La femme en Bretagne, Luçon 1993, éditions Jean-Paul Gisserot. Ce petit livre, remarquable, est d’autant plus intéressant, que l’auteur(e) est non seulement historienne, mais aussi docteur en psychologie et en ethnologie. Elle est, par ailleurs, l’auteur d’un autre livre, intitulé Le matriarcat breton, publié aux Presses universitaires de France en 1984.

Hubert Henri, Les Celtes, Paris 2001, éditions Albin Michel, page 563. C’est le christianisme qui dépossède la femme d’une partie de ses droits. Napoléon Ier en fait -légalement du moins -, la servante de son mari. En Bretagne bretonnante, la femme conserva cependant, dans la gestion des affaires familiales, en dépit de cette législation très restrictive, un rôle important, qu’elle a aujourd’hui : en Bretagne ex-bretonnante, l’homme c’est la femme.

Jules César, Guerre des Gaules, Paris 1981, éditions Gallimard. La préface de Paul-Marie Duval, grand spécialiste de la civilisation celte, fourmille de détails intéressants.

Cassard J.-C, Les Bretons de Nominoé, Brasparts, 1990, Beltan. La femme bretonne, pages 237 et suivantes. Ouvrage complet, très fouillé, d’une honnêteté irréprochable, mais confus à force d’être complet.

Guyonvarc’h Christian-J et Leroux Françoise, La civilisation celtique, Paris 1995, éditions Payot.

Planiol Marcel, Histoire des institutions de la Bretagne, 1981 …  , tome 1.

(2 bis) Tacite-Aricola :https://fr.wikisource.org/wiki/Wikisource:Traductions/Vie_d%E2%80%99Agricola_(Tacite)_(bilingue)

(3) Les émigrations : moins on connaît un sujet, plus on écrit, dit le proverbe. Ainsi en est-il de la langue dite « indo-europénne », qui remplit des bibliothèques. La littérature sur les émigrations des Bretons en Armorique est pléthorique. Impossible d’en faire une revue complète, ce qui ne servirait à rien.

Chadwick Nora, The colonization of Brittany from Celtic Britain, 1965. Édité par Armeline en 1999.

Chadwick Nora, Les Royaumes Celtiques, 1967, avec Myles Dillon. Édité par Arthème Fayard en 1974, puis Marabout en 1979. Réédité en 1999 par Armeline, Crozon 2001,(ISBN 2-910878-13-9), édition mise à jour et augmentée d’un chapitre additionnel de Christian-J. Guyonvarc’h et Françoise Le Roux.

Chédeville André et Guillotel Hubert, La Bretagne des saints et des rois, du 5ème au 10ème siècle, Rennes, 1984, éditions Ouest-France.

Falc’hun François, L’histoire de la langue bretonne d’après la  géographie linguistique, Paris 1963, PUF.

Fleuriot Léon, Les origines de la Bretagne, Paris 1980, éditions Payot, pages 110 et suivantes. Ouvrage d’érudition, sûrement, mais d’une confusion extrême, non du fait de l’auteur, mais du caractère incertain des sources, de leurs contradictions. Il n’en résulte à peu près rien, qu’un nombre impressionnant d’hypothèses, pratiquement aucune n’étant vérifiée.

Giot Pierre-Roland, Guigon Philippe, Merdrignac, Les premiers Bretons d’Armorique, Rennes 2003, éditions PUR. Ouvrage d’érudition, mais  confus, par le nombre très élevé d’hypothèses non vérifiées. Quasi illisible, à cause de cela, comme le livre de Fleuriot. Je ne suis pas sûr qu’un seul lecteur l’est poursuivi jusqu’à son terme.

Kerhervé Jean, Identité, mémoire, et histoire, Introduction aux actes de la journées de Redon, du 18 novembre 1995. Rennes, Institut culturel de Bretagne. Jean Kerhervé n’a rien écrit sur la Bretagne des origines, sauf ces deux ou trois pages introduisant le colloque de Redon du 18 novembre 1995. Ces pages n’apportent rien sur la matière. Comme il m’a ridiculement écrit qu’il ne voulait ni de près ni de loin ni recevoir ni lire mes travaux, je veux montrer ici que, comme tout historien honnête qui se respecte, j’ai, moi, le devoir de tout lire, comme un homme de science, y compris ses articles ; ce que je fais scrupuleusement, surtout les « écrits » de ceux qui falsifient l’histoire dans le sens de l’ idéologie de ces auteurs, laquelle, on s’en souvient, a fait dans le monde plus de cent millions de morts innocents, sans que les coupables et leurs héritiers soient condamnés. Ces gens ne laisseront rien après eux : ces méthodes leur enlèvent toute crédibilité,et détruisent tout ce qu’ils ont fait. Voir par Google : Mélennec Kerhervé.

La Bretagne des origines, Actes de la journée d’étude tenue à Redon le 18 novembre 1995, édités par Jean Kerhervé, Rennes 1997. Plusieurs articles de synthèse sont très intéressants, notamment ceux de Merdrignac, de Tonnerre et Le Duc.

La Borderie Arthur Lemoyne de, Histoire de Bretagne, Mayenne et Spézet, 1998, tome 1, pages 281 et suivantes.

Le Pape Louis, La Bretagne romaine, Rennes, 1995, éditions Ouest-France, pages 463 et suivantes. Bon niveau : 8 sur 10.

Loth Joseph, L’émigration bretonne en Armorique, Paris, 1883. Consultable sur la toile, version numérisée par l’université Rennes 2.

Lot Ferdinand, La Gaule, Paris 1967, éditions Arthème Fayard, pages 357 et suivantes.

Merdrignac Bernard, La place et le rôle des saints dans les migrations bretonnes, in La Bretagne des origines, Rennes 1997, pages 37 et suivantes. Excellente étude de synthèse.

Planiol Marcel, Histoire des institutions de la Bretagne, Mayenne 1981, tomes 1 et 2. Tome 2, pages 73 et suivantes

Tonnerre Noël-Yves, Naissance de la Bretagne, Angers 1994. Un travail de bénédictin.

Synthèse. Tous les auteurs  – y compris moi-même – se rallient à une présentation synthétique, même s’il ne s’agit que d’hypothèses raisonnables; elles sont crédibles et cohérentes  :

  • Les Bretons de l’Ile de Bretagne et de l’Armorique sont en étroites relations depuis des siècles – certains disent même depuis des millénaires. D’autres soutiennent même que le sud de l’Angleterre a été peuplé par les Armoricains, qui sont revenus en Armorique lors des émigrations. Ce qui est loin d’être absurde. On verra aussi, les Bretons installés en armorique, émigrer vers la grande île, beaucoup plus tard.
  • Ils échangent commercialement depuis des siècles, et se connaissent parfaitement, au point de partager des coutumes communes.
  • La Manche est une mer interne à l’Empire romain; en passant d’une rive à l’autre, on reste dans le même Empire, non dans une terre étrangère.
  • L’Armorique de ces temps lointains est très peu peuplée; il suffit aux Bretons venant de l’Ile de Bretagne de s’installer dans un endroit vide, sans avoir à livrer bataille aux habitants locaux.
  • Il n’existe nulle part aucune trace de conflits militaires importants entre les deux peuples, même si l’on ne peut exclure qu’il ait existé des « frictions » entre les populations, ce qui est probable. (Sur ce point, par exemple : La Borderie, tome 1, page 289). La version de Geoffroy de Monmouth, qui décrit avec de nombreux détails une conquête militaire sanglante en 386 est romanesque.
  • Les émigrations s’étalent sur plusieurs siècles; il est logique de penser que les populations immigrées et les populations locales se sont interpénétrées sans conflits importants durant tout cet espace de temps.

 

(4) Les Bretons et les Francs : des relations de haine, et très contentieuses.

La Borderie Arthur Lemoyne de, Histoire de Bretagne, Mayenne et Spézet, 1998, tome 1, pages 287 et suivantes.

Lot Ferdinand, Naissance de la France, Paris 1948, éditions Arthème Fayard.

Lebecq Stéphane, Les origines franques, Paris 1990, éditions du Seuil.

Mussot-Goulard Renée, Clovis, Paris 1997, PUF, collection Que sais-je ?

Rouche Michel, Clovis, Paris 1996, éditions Fayard.

Werner Karl Ferdinand, Les origines, Paris 1984, librairie Arthème Fayard, pages 343 et suivantes.

 

(5) La haine vigilante des Bretons et des Francs. Les traces de la haine féroce que se vouent les deux peuples se retrouvent partout, à toutes les époques. En dépit de la disparition de l’essentiel de la documentation au fil du temps, nous possédons tout un « arsenal » d’injures anti-bretonnes, du 9ème siècle à aujourd’hui. Il est monstrueux, pour des historiens de la qualité de Emile Gabory (Anne de Bretagne, Paris 1941, Librairie Plon), dont la mission est de dire la vérité, de nier l’existence de ces détestations, ou de les minimiser, ou de tenter  de faire croire que les Bretons et les Français s’aimaient d’amour tendre, et étaient destinés à s’unir inéluctablement. Il est encore plus stupide de prétendre que les Ducs  cette haine réciproque prouve, avec tout le reste, que ces peuples sont ennemis, et ne se confondent en rien. D’ailleurs, le mot « ennemi » se retrouve de part et d’autre, des centaines de fois, tant dans les textes bretons que dans les textes francs. Ce n’est pas en mentant qu’on reconstruit l’histoire, et qu’on apaise les antagonismes.

Ermold le Noir, Poème sur Louis le Pieux, et épîtres au roi Pépin, Paris 1964, pages 99 et suivantes. Ces textes sont fondamentaux. La violence des insultes proférées par cet auteur à l’encontre du roi breton Morvan et sa femme, la reine sont étonnantes, et très démonstratives. Il faut remarquer ici que la qualité de roi est à de multiples reprises reconnue par l’auteur franc.

Loup de Ferrières, Correspondance, pages 57 et suivantes, lettre à Nominoé. Idem. On ne peut comprendre ce que sont les relations brito-franques sans lire ces textes, plus qu’importants; ils témoignent de l’incroyable férocité de nos relations avec les Francs.

Mélennec Louis, Injures anti-bretonnes de 1789 à 2014. https://www.google.fr/search?gs_ivs=1&q=injures+anti+bretonnes. L’étude de ces injures, qui sont celles que se jettent à la figure des ennemis, non des individus d’un même peuple, est indispensable : elle démontre combien ces deux peuples, si différents, se détestent. Elles sont presqu’un critère d’identité, lorsqu’on s’interroge sur leur nature : dis moi qui tu insultes, je te dirai qui tu es. Il en est de fort singulières. Pour les Français, les Bretons sont des débiles mentaux, des porcs, plus tard, des individus dont on se demande s’ils sont des hommes ou des animaux … pour les Bretons, elles sont tout aussi dévalorisantes pour leurs ennemis : Les Français, entre autres choses, sont versatiles, lâches, ils ont la fleur de lys au cul; traduction : ce sont des enc…. Les choses n’ont pas vraiment changé : pour Pasqua, ex-ministre de Jacques Chirac, les Bretons sont comme les cochons; …. Pour Mélenchon, lire l’article ci-après : cet ignare, qui admire la destruction du Tibet et de sa civilisation, entre autres choses, a été mouché, pour la plus grande joie des Bretons.

Mélennec Louis, Mélenchon, l’imbécile heureux, l’idiot inutile (par Google) :

Moal Laurence, L’étranger en Bretagne au Moyen Âge, préface de Jean Kerhervé, Rennes, 2008, éditions PUR. Excellente thèse, très fouillée, et qui apporte, non pas du neuf – ses prédécesseurs ont largement débroussaillé le sujet, en particulier La Borderie, tome 5 – la haine est particulièrement violente sous François II et Anne de Bretagne -, mais des précisons des plus intéressantes. Je note à dessein cette incroyable phrase de Jean Kerhervé, dans la préface : « La Bretagne, sans remettre en cause son appartenance au royaume de France, fait figure d’Etat, non de droit, mais de fait  » (!!!). Ainsi, Kerhervé, qui aurait pu devenir le chef de l’école bretonne d’histoire, ne sait pas ce qu’est un Etat, et n’a aucune idée de ce qu’est la Souveraineté d’un Etat. Echec et mat; de surcroit, pour rendre cette histoire acceptable, il en arrondit les angles, comme pour ménager le pouvoir français. Il est temps, cette fois, qu’il lise, non ses propres articles, mais ceux que Louis Mélennec, qui pratique le droit depuis 50 ans, a écrit sur ces sujets, dont la connaissance est indispensable pour la reconstruction de notre avenir. Et avant tout, l’étude monumentale de Marcel Planiol, dans son immense traité consacré à l’histoire des institutions de la Bretagne .. (tome 3, pages 51 et suivantes), qui a fait la lumière définitive sur ce sujet de la souveraineté bretonne depuis plus d’un siècle.

On lira avec soin, dans la thèse de madame Moal, en particulier, les pages 159 et suivantes, qui exposent la détestation, la haine, la xénophobie, et la psychose bretonne à l’égard des étrangers, surtout des Français, particulièrement menaçants, et dont l’intention est claire : s’emparer de la Bretagne.

« Les thèses  – dit-on -, sont de gros livres poussiéreux qu’on range sur une étagère poussiéreuse, et destinée à n’être lues par personne »; pour une fois, ce n’est pas le cas : cette monumentale thèse aura au moins eu un lecteur : Louis Mélennec !

(6) Les Bretons, les Mérovingiens, les Carolingiens.

Cassard J-C., Les Bretons de Nominoé, Brasparts, 1990.

Chédeville André, et Guillotel Hubert, La Bretagne des Saints et des Rois, Rennes 1984, éditions Ouest-Fance.

La Borderie, Artur Le Moyne de, Histoire de la Bretagne, Mayenne et Spézet, 1981, tome 1

Lot Ferdinand, Naissance de la France, Paris 1948, librairie Arthème Fayard.

Mélennec Louis, Nominoé, article publié sur la toile, http://blog-louis-melennec.fr/2015/04/21/nominoe-chef-de-toute-la-bretagne-dux-totius-brittaniae/

Mélennec Louis, Salomon de Bretagne, article publié sur la toile, http://louis-melennec.fr/2016/08/26/salomon-roi-et-duc-de-bretagne/

(7) Guerres brito-franques.

Les guerres brito-franques sont, par bonheur, relativement bien documentées à partir du huitième siècle, ce qui permet d’affirmer péremptoirement la parfaite continuité et cohérence de nos relations avec les Francs, puis les Français : celle de deux peuples ennemis, en perpétuel contentieux, les Bretons défendant son territoire avec acharnement contre ce peuple plus puissant, et lui infligeant souvent des défaites sanglantes. Mais où donc des hystoryens comme Minois et autres, qui prétendent que les Bretons sont sujets des Français, et qu’ils l’ont toujours été, ont trouvé ces sottises ?

André Chédeville, Guillotel Hubert, La Bretagne des saints et des rois, Rennes 1984, éditions Ouest-France, pages 249 et suivantes.

Giot Pierre-Roland, Guigon Philippe, Merdrignac, Les premiers Bretons d’Armorique, Rennes 2003, éditions PUR.

La Borderie Arthur Le Moyne de, Mayenne et Spézet, 1990, éditions Ero et Coop Breizh, tome 2.

Mélennec Louis,  Nominoé, article publié sur le toile, précité.

Mélennec Louis, Salomon, article publié sur la toile, précité.

Mélennec Louis,

Merdrignac Bernard, La Bretagne et les Carolingiens, in Giot, les premiers Bretons d’Armorique (précité), pages 121, 134 (Nominoé), 141 (Erispoé).

Monmouth Geoffrroy de, Histoire des rois deBretagne, Paris 1993, éditions Les Belles Lettres. Cet ouvrage ne mérite aucun crédit au plan de l’histoire, mais est fondamental.

Nithard, Histoire des fils de Louis le Pieux, Paris 1964, éditions les Belles lettres;

Planiol Marcel, Histoire des institutions de la Bretagne, Mayenne 1981.

Rio Joeph, Mythes fondateurs de la Bretagne, Rennes, 2000, éditions Ouest-France. Indispensable.

(8) La guerre brito-française de 851, et la défaite spectaculaire des armées franques par les Bretons.

Cassard J.C, Les Bretons de Nominoé, Brasparts, 1990, éditions Beltan. Ouvrage de synthèse érudit, très complet, difficile à lire en raison de son érudition (316 pages).

Chédeville André, Guillotel Hubert, La Bretagne des saints et des rois, Rennes  …. éditions Ouest-France.

Mélennec Louis, Nominoé

Mélennec Louis, Salomon

Chédeville André, Noël-Yves Tonnerre, La Bretagne féodale, 11ème-13ème siècle, 1987, Rennes 1987 Rennes,

La Borderie Le Moyne  de, Histoire de Bretagne,

Planiol Marcel, Histoire des institutions de la Bretagne, Mayenne 1981, tome 2.

(9) Les Capétiens : d’un royaume lilliputien à un royaume construit aux dépens des principautés voisines.

Beaune Colette, Naissance de la nation France, Paris, Gallimard, 1985. Indispensable.

Luchaire Achille, Les premiers Capétiens, 987 – 1137; Paris, Hachette 1980. A propos des Bretons, on lit ces phrases terribles : « Le pape Pascal II adresse aux Bretons ces lignes peu flatteuses: « On nous dit que, dans votre contrée, l’iniquité seule fleurit … non seulement les laïques, mais encore les clercs et les moines se jettent à corps perdu dans toutes les actions illicites » (page 75). Rien de changé : des « politiques », dénommés par la population « collabos », vont encore à la soupe, en 2012 et en 2017, auprès du gouvernement de l’occupant, quoique l’histoire bretonne soit aujourd’hui parfaitement connue de ces individus. Et les « hystoryens » continuent à mentir. Tous baissent la tête.

Il est vrai que Luchaire observe : « La féodalité bretonne de cette époque n’est intéressante que lorsqu’elle cesse de se déchirer elle-même, pour courir contre l’étranger. Détestant les étrangers (les Angevins et les Normands, car le principicule capétien qui porte le titre vain de roi de France est loin, et n’est rien, Ces nobles, acharnés à s’entre-détruire, n’ont qu’un sentiment commun, mais vivace et profond : « l’amour de l’indépendance de la nation ». Et d’ajouter, devant les incursions des Angevins et des Normands, que pour alimenter leurs querelles de Bretons, tout en les détestant ces étrangers, ils provoquent leur immixtion en Bretagne, créant et recréant sans cesse le désordre. Mais, précise-t-il, « les bretons résistent; tantôt battus, tantôt victorieux, ils se refusent à subir le joug ».

Dix siècles de chicailleries bretonnes, qui frisent le délire. Mais aujourd’hui, les jeunes Bretons, qui voient enfin clair, ont accolé aux noms de tous ceux qui vont trahir à Paris ou ailleurs, une délicieuse formule, qui leur tient lieu de sésame : « A la soupe, à la soupe ! »

Mélennec Louis, Nation française, nation bretonne, l’imposture de 1789, http://blog-louis-melennec.fr/2008/08/30/la-fumisterie-de-1789-2500-ans-avant-jesus-christ…….

Petit-Dutaillis, La monarchie féodale en France et en Angleterre, Paris, 1933 et 1971, éditions Albin Michel.

Sassier Yves, Hugues Capet, Paris, éditions Fayard, 1987.

(10) Souveraineté de la Bretagne au moyen-âge :

La souveraineté se définit par la possession par le Souverain – ou l’Etat dont il est le chef -, qu’il soit roi, empereur, prince, comte, duc … des pouvoirs dits « régaliens » : gouverner, faire la loi, la guerre et la paix, les traités internationaux, battre monnaie, rendre la justice … sans qu’aucun autre personnage ou Etat puisse s’en mêler. Le Souverain est au sommet de la hiérarchie politique de son pays, qui est dit indépendant. La Bretagne détient tous les pouvoirs régaliens au moyen âge. Les interventions de la France en Bretagne ne sont rien d’autre que des empiètements d’un état étranger, tous voués à l’échec, à quelques uns près.

Mélennec Louis, La constitution bretonne au moyen-âge, sous les ducs souverains de Bretagne, publié le 29 mai 2013, accessible sur la toile. Les Bretons possèdent – comme les autres Etats souverains du temps, une constitution élaborée. S’agissant du droit des traités , en particulier, le droit breton est extrêmement perfectionné. Voir notre étude princeps, importante : Louis Mélennec, Troisième cause de nullité du traité …

Mélennec Louis, taper dans Google : mélennec souveraineté.

Planiol Marcel, Histoire des Institutions de la Bretagne, Mayenne 1981 et 1984, tome 3, pages 51 à 162, chapitres IV à IX. L’étude de Planiol, remarquable et complète – à ce point qu’elle rend inutile toute nouvelle thèse future sur ce sujet -, est absolument irréfutable. Le seul problème réel qui reste posé : les hystoryens universitaires doivent désormais se convertir aux disciplines juridiques, et aux sciences politiques, et ne plus parler des problèmes de droit qu’en se donnant les moyens de le faire. C’est très facile : accomplir tout le cursus universitaire jusqu’au doctorat (soit dix ans environ); puis pratiquer le droit pendant dix ans encore, surtout le droit public. Rappelons que Marcel Planiol est notre plus grand juriste, d’une envergure intellectuelle si grande, que ses ouvrages sont encore publiés (voir sa biographie dans Internet). Il n’est lu par à peu près personne en Bretagne. Quelques citations indispensables de l’immense juriste et historien Marcel Planiol, le grand spécialiste de cette question encore inconnue de « nos »  hystoryens marxistes  :

« Au moment ou elle a succombé, la Bretagne constituait réellement un Etat à part, JOUISSANT DE TOUTES LES PREROGATIVES DE LA SOUVERAINETE. » (Tome 5, page 4).

« Le pouvoir législatif s’exerçait à l’intérieur du Duché d’une façon souveraine et INDEPENDANTE. Celui du roi de France S’ARRETAIT AUX FRONTIERES de la Bretagne.  »

« On ne pourrait citer UNE SEULE ORDONNANCE ROYALE qui ait reçu son exécution en Bretagne. Le roi ne manquait aucune occasion de « tâter » le terrain: il n’éprouvait QUE DES ECHECS. » (Tome 3, page 71).

» Les relations de la Bretagne avec la France ont souvent été mal comprises, SURTOUT HORS DE BRETAGNE. Les ducs ont succombé, et NATURELLEMENT, L’HISTOIRE N’A PLUS ENTENDU QUE LA VOIX DE LEURS ADVERSAIRES ». (Tome 3, page 51).

Marcel PLANIOL, Histoire des Institutions de la Bretagne, tome 3, pages 51 et 71; tome 5, page 4. Mayenne, 1981 et 1984.

Le problème a été tellement massacré, que des « hystoryens » bretons se posent encore la question. Citons les : Minois (bien sûr !), Kerhervé, Croix (ah!), M. Frédéric Morvan, en 2015, pose encore la question : « La Bretagne a-t-elle été indépendante ?  » Renversant ! M. Morvan est docteur en histoire et agrégé ! … Plusieurs explications principales à cela :

  • L’ignorance : les « agrégés » et les « docteurs », leur thèse terminée, ne lisent à peu près rien en dehors de leur spécialité; à quelques uns près, ils ne connaissent rien de la Bretagne médiévale.
  • L’idéologie : marxistes pour le grand nombre, l’histoire commence pour eux en … 1789 (révolution française), voire en 1917 (révolution russe). Or, la Bretagne indépendante est annexée en 1532.
  • La sottise : passons; il leur est insupportable quant à eux, de n’avoir rien trouvé dans leurs recherches, et que d’autres sont, eux, des chercheurs …. qui trouvent ! La plupart des « chercheurs » de l’université ne trouvent jamais rien ! Cela induit ce qui s’appelle communément la jalouseté.
  • Les ambitions de carrière : dans l’université – plus que partout ailleurs -, le mot d’ordre est celui du capitaine Haddock : botus et mouche cousue : ne pas s’écarter du discours unique (et inique). L’un de mes professeurs, éminent médecin, disait à ses élèves : « le jour où vous passerez l’agrégation, faites les putes (sic !) : « surtout, pas un mot qui dérange les membres du jury. Plus vous viserez bas, mieux cela sera pour vos intérêts ! » Ceci explique, à quelques exceptions près encore, l’indigence des écrits « hystoryques » sortis de l’université de Bretagne. Et pourquoi, selon le principe de Peter, ce sont les plus bêtes qui deviennent, en France, chef de l’Etat, premier ministre, ministres. And so on.
  • Le plus important : l’absence totale de formation en droit et en sciences politiques. Aucun – je dis : aucun – ne sait réellement définir les concepts de Nation, de Souveraineté, d’Indépendance, d’Hommage médiéval. Or, les concepts de nation, d’Etat, de souveraineté, exigent des connaissances extrêmement poussées dans ces disciplines. Moyennant quoi, on les voit disserter – en réalité se recopier les uns sur les autres -, sur la nation bretonne, l’indépendance bretonne, l’hommage breton … pour les nier ! Le champion tous azimuts des négationnistes de l’histoire bretonne : Georges Minois, docteur et agrégé (opus cité : Duguesclin, … ) : pour M. Minois, la nation bretonne n’existe pas, les ducs sont des subordonnés du roi de France, le roi de France règne en Bretagne .. etc. Le sentiment national breton est le fruit des « folkloristes » du 19 ème siècle .. L’agrégé Bernard Poignant – conseiller spécial de François Hollande -, a même écrit … que le « traité » de la prétendue Union perpétuelle a été conclu par … Anne de Bretagne ! Effarant : en 1532, la duchesse est décédée depuis 18 ans. …
  • Pour être roulés, sur-roulés et trainés dans la farine, les Bretons se sont hissés sur le plus haut du podium !

1488 : annus horribilis

Morice, dom Hyacinthe, Mémoires pour servir de preuves à l’histoire ecclésiastique et civile de Bretagne, Paris, 1746, tome III. Strictement indispensable, par la quantité impressionnante de reproductions d’archives. Le texte de Morice est prudent – pour cause de censure royale, le livre étant composé sous le règne de Louis XIV -, mais les preuves sont éclatantes, malgré quelques petites erreurs de transcription de certains textes.

Pélicier Paul, Essai sur le gouvernement de la dame de Beaujeu, 1483-1491 (Chartres, 1882; Genève, réédition, 1970; 315 pages). (Remarquablement documenté; probablement la meilleure étude publiée sur le sujet).

Correspondance de Charles VIII et de ses conseillers avec Louis II de la Trémoille, pendant la guerre de Bretagne de 1488 (Genève, Mégariotis Reprints, 1978, réimpression de l’édition de paris de 1875; 284 pages). Cet ensemble précieux de lettres permet de suivre la guerre d’invasion presqu’au jour le jour, et fournit des clés indispensables pour en comprendre le but (la conquête), et la duplicité des Français, qui tentent de justifier la guerre par une agression de Duc, lui qui ne fait que se défendre.

Alain Bouchard, Grandes croniques de Bretaigne, réédition de Paris, 1996-1998. Ce témoignage d’un contemporain des faits, historien scrupuleux, qui a eu accès aux archives ducales à la demande d’Anne de Bretagne, est plus que précieux, malgré l’absence totale de « preuves »; juriste, Bouchard fournit des renseignements indispensables (pour qui sait les comprendre, c’est à dire les historiens-juristes, à l’exclusion des autres), sur la nature des relations de la Bretagne et de la France: deux pays souverains, dont l’un, plus puissant, tente depuis des siècles d’assujettir l’autre, et finit par y parvenir, par l’invasion armée, et la corruption.

Arthur Le Moyne de la Borderie, Histoire de Bretagne, tome 4, Rennes, 1906; Spézet, réédition de 1998. Le meilleur ouvrage pour l’histoire de la période, malgré ses insuffisances, et les découvertes fondamentales effectuées depuis sa parution.

 Yvonne Labande-Mailfert, Charles VIII (Paris, Fayard, 1986). (Magistral).

Yvonne Labande-Mailfert, Le mariage d’Anne de Bretagne avec Charles VIII, vu par Erasme Brasca, in Mémoires de la société d’histoire et d’archéologie de Bretagne (tome LV, 1978, pages 17 à 42). (Etude magistrale, strictement indispensable).

Kerhervé Jean, L’Etat breton, 2 volumes, Paris, éditions Maloine, 1987. Etude très fouillée sur les institutions et sur les ressources financières du Duché souverain au XV ème siècle. Les finances bretonnes sont celles d’un Etat moderne, en aucun cas d’une Principauté arriérée. Cet ouvrage confirme la prospérité financière du Duché, et le savoir faire des hommes de finances bretons. Sur ce terrain, la légende d’un pays prétendument en retard en retard vole en éclats.

Le Page Dominique et Nassiet Michel, L’union de la Bretagne et de la France, Morlaix, 2003. Ouvrage excellent, parfaitement documenté au plan historique. Malheureusement, les auteurs n’étant pas juristes, commettent plusieurs erreurs dans l’interprétation juridique des textes.

Le page Dominique, Finances et politique en Bretagne au début des temps modernes, 1491-1547, Paris 1997.

Pocquet du Haut-Jussé (B.-A.), François II, duc de Bretagne, et l’Angleterre, Paris, 1920. Indispensable, mais confus, sans lignes directrices claires.

Chombart de Lauwe Marc, Anne de Beaujeu, Paris 1980, éditions Tallandier. Remarquable.

(11)  Invasion de la Bretagne; Charles VIII.

Chombart de Lauwe Marc, Anne de Beaujeu, Paris 1980, éditions Tallandier. Remarquable.

Labande – Mailfert Yvonne,  Charles VIII, Paris, 1986. Ouvrage excellent, qui décrit dans le détail les évènements qui précèdent le mariage d’Anne de Bretagne.

La Borderie Arthur Le Moyne de, Histoire de la Bretagne,

Le page Dominique, Finances et politique en Bretagne au début des temps modernes, 1491-1547, Paris 1997.

Mélennec Louis, Anne de Bretagne, à paraître. Voir le chapitre : 1488, annus horribilis.

Morice Dom, Histoire de la Bretagne ..

Pélicier Paul, Essai sur le gouvernement de la dame de Beaujeu, 1483-1491 (Chartres, 1882; Genève, réédition, 1970; 315 pages). (Remarquablement documenté; probablement la meilleure étude publiée sur le sujet).

 

(12) Mariage de Louis XII, traité de Nantes de 1499.

 

Dreze

Quillet Bernard, Louis XII, Paris 1986, éditions Fayard. L’ouvrage est bien documenté, et serait excellent si l’auteur n’était saisi de la frénésie de détruire la personne d’Anne de Bretagne, dans des termes surprenants, qui rejoignent ceux de Minois. Louis Mélennec a bien connu l’auteur de cet ouvrage, et l’a interpellé sur ce point. Réponse de Quillet : « Si j’avais su que je ferai tant de peine à tant de gens, je n’aurais pas écrit cela ». Réplique de Louis Mélennec : « Lorsqu’on écrit l’histoire, on se contente de dire vrai, non de faire plaisir à ses lecteurs ».

Lacroix

 

Pocquet du Haut-Jussé B.A.

 

(13) François Ier.

Maulde la Clavière, Louise de Savoie et François Ier, Paris 1895. Irremplaçable, par les détails sur les actes diplomatiques d’Anne de Bretagne, et le mariage de Claude de France avec François Ier.

Mélennec Louis, Le rattachement de la Bretagne à la France, Mémoire pour l’obtention du DEA, Paris IV sorbonne, 2001. De très nombreux détails inédits, une vision totalement nouvelle du problème du « rattachement » de la Bretagne, véritable hold up sur le Duché souverain, par une puissance corrompue, sur laquelle règne un prince foncièrement malhonnête et crapuleux, François Ier. Une vraie biographie de cet homme fort peu scrupuleux, véritable tyran, incompétent en tout, et adulé des hystoryens français reste encore à faire. J’ai personnellement beaucoup étudié le « profil » du personnage, spécialiste avec sa mère en corruption, fort peu ragoûtant.

Morgat Alain, Les apanages des princes et des princesses de la famille royale sous sous les règnes de François Ier et de Henri II, thèse 1977, 3 volumes. Précieux pour comprendre comment Renée de France, fille d’Anne de Bretagne, a été dépouillée de son héritage, et éliminée du trône breton par son beau-frère François Ier. J’ai eu le privilège de détenir cette thèse non publiée, par la directeur de l’école des Chartes, pendant un an.

 

(14) Claude de France et Renée de France, filles et héritières légitimes d’Anne de Bretagne. Le dyptique qui suit est extrêmement important. Il est généralement méconnu, et toujours mal analysé, en raison de la méconnaissance des règles juridiques par les « hystoryens ». Il montre à quel point les rois de France se sont comportés avec ignominie à l’égard des Bretons, dès lors qu’ils ont eu la maîtrise de la force militaire. Ces recherches ont pour moi été très longues, au point que les auteurs qui ont écrit des livres sur ces deux princesses ignoraient tout des malversations dont elles ont été victimes. Ceci s’ajoutant à tout le reste, on ne peut relire ces deux textes sans être saisi d’indignation par le comportement de François Ier, cinq siècles étant pourtant écoulés.

Mélennec Louis, Comment Renée de Bretagne (dite de France), fille d’Anne de Bretagne), a été éliminée par le roi François Ier du trône de Bretagne.http://blog-louis-melennec.fr/2012/03/05/renee-de-bretagne-dite-de-france-comment-et-pourquoi-elle-a-ete-depouillee-de-ses-biens-par-francois-ier

Mélennec Louis, L’élimination de Claude de France du duché de Bretagne, Mémoire de DEA, publié sur la toile, page 48 à 70. Etude très fouillée, la plus complète publiée à ce jour sur ce sujet. Références très nombreuses. Cet article a été publié par plusieurs sites.

Mélennec Louis,

 

Mélennec Louis. La colonisation de la Bretagne de 1532 à aujourd’hui. Article très référencé, publié sur la toile.

Les Bretons actuels, victimes de l’héritage de persécution et de dévalorisation hérité de la révolution française, restent dans l’ensemble tellement terrifiés, qu’ils ont peur d’utiliser les mots justes, de crainte que cela soit répété, que cela leur nuise. Plus encore dans les facultés et chez les prétendus élus, chez lesquels existent un discours convenable, en accord avec la doxa admise. Je ne suis pas le premier à utiliser le vocable « colonisation ». Mais ce terme, très en vogue entre les deux guerres, était banni.

Ma méthodologie, dans ce long chapitre, est très simple.

Dans une première partie, je décris les critères de la colonisation, dans tous les pays du monde .. invasion d’un territoire …

Dans une seconde partie, je démontre, point par point, que la mainmise de la France est bien une colonisation, rien d’autre. Ce mot juste et pertinent contient à lui seul toute la vérité du processus mis en place par la France, surtout, d’ailleurs, après la prétendue révolution de 1789, imposture des impostures.

(14 bis) Renée de France, et son procès contre le roi Charles IX.

Le drame de la Bretagne par le fait de la malhonnêteté crapuleuse (je pèse mes mots) de François Ier est abominable. Cet homme et sa mère, Louise de Savoie, furent d’authentiques bandits au sens littéral du terme. Renée, fille cadette d’Anne de Bretagne était appelée à monter sur le trône de Bretagne, par la volonté de ses parents, surtout d’Anne sa mère. Elevée chez son beau-frère François Ier, à la cour de France, elle ignore tout de ce qu’elle est, de ce qu’elle doit devenir, et de sa fortune. Elle est dépouillée de tous ses biens, fiancée à des seigneurs de moins en moins importants et, in fine, mariée à un principicule italien, Hercule d’Este. Une mésalliance qui indigne toute l’Europe. Celui-ci n’a aucun moyen de réclamer l’héritage de sa femme, ni aucun moyen de combattre son très puissant beau-frère, ni aucune envie de l’affronter, car il n’en ferait qu’une bouchée. Devenue veuve, Renée rentre en France. Elle a compris les abominables malversations dont elle a été victime, et a l’audace – inouïe – d’intenter un procès à son neveu Charles IX, devenu roi de France. Elle réclame le Duché de Bretagne, et une réparation de deux millions de livres ! Cette affaire, que j’ai tirée au clair, est un des grands scandales de notre histoire nationale : motus et bouche cousue dans notre université bretonne ! Pas une thèse ni un mémoire sur le sujet ! Elle mérite des livres, des thèses, des films, des pièces de théatre, des feuilletons .. Rien, rien, rien !

La Bretagne au temps des Ducs, catalogue de l’exposition de l’Abbaye de Daoulas du 15 juin au 6 octobre 1991. Remarquable par la qualité de l’iconographie, et par la qualité des articles; honnêtes et rigoureux. En particulier ceux de ..

Rien à voir avec celui de l’exposition de Nantes de 2007, une honte qui rejaillit sur toute l’université de Bretagne, par la partialité, la malhonnêteté, l’étroitesse d’esprit, en particulier ceux de Alain Croix,

BRANTÔME (seigneur de), Dames illustres françaises et étrangères, Paris, 1823, éditions Foucault, tome cinquième, pages 213 et suivantes.

BRAUN GABRIEL, Le mariage de Renée de France ..

De MAULDE la CLAVIERE, Louise de Savoie et François 1er, Paris, 1895, librairie académique Perrin. Ouvrage irremplaçable par son érudition et l’honnêteté absolue de l’auteur. Lire, en particulier les pages 353, 354, 355, 357, 358, 379, 381 (important : sept délégués bretons viennent se plaindre de François, mari de leur duchesse, et exposer leurs doléances en plein parlement de paris, qui leur fait l’honneur d’une audience solennelle : on rêve d’une telle délégation en 2012, ayant à sa tête nos vénérables Jean Yves LE DRIAN et Marylise LEBRANCHU !).

GIL Christiane, Renée de France, Paris, éditions Perrin, 1990. L’auteur est professeur de lettres classique. L’appareil de notes est très maigre. C’est, au plus, une initiation bien écrite sur la vie de Renée de Bretagne. L’auteur n’est pas historienne.

LEMONNIER Henry, Henry II, la lutte contre la maison d’Autriche, Paris, 1907, réédition de 1907, éditions Hachette. Même remarque.

MELENNEC Louis, Le rattachement de la Bretagne à la France, mémoire pour l’obtention du diplôme d’études approfondies d’histoire moderne (DEA), 2001, Université Paris – Sorbonne, pages 58,  ….. (accessible sur Internet).

Mélennec Louis, Comment Rénée de Bretagne, dite de France, a été éliminée du trône de Bretagne,

MELENNEC Louis, notes manuscrites, non publiées, rédigées d’après les sources, très détaillées (l’article ci-dessus est un résumé de ces recherches).

Mignet M. Rivalité de François Ier et de Charles – Quint, Paris 1875, Genève 1978, éditions Mégariotis Reprints. 552  pages pour le tome I, 503 pages pour le tome 2. Cette admirable thèse, que j’ai lue et annotée dans son entier, totalement inconnue en Bretagne, démonte le triste personnage que fut François Ier, et les malversations par lesquelles Renée de France, héritière légitime du trône de Bretagne fut dépouillée de la totalité de son héritage par son beau-frère le roi de France, dont la Mission était de la protéger. Cela fut connu dans toutes les cours d’Europe, et condamné d’une manière unanime.

MONTARASSO Pauline, Le baptême de Renée de France en 1510, éditions du CNRS, 2011, 50 euros. L’ouvrage, savant, détaille les préparatifs et les frais engagés pour le baptême de Renée. La cérémonie est simple, en aucun cas fastueuse. Le dernier chapitre, surtout, est intéressant, par la description de ce trait de caractère d’Anne de Bretagne, que connaissent bien ceux qui ont beaucoup étudié le personnage, et qui ridiculise une fois de plus les pamphlétaires. En sa qualité de reine et de duchesse, elle  » tient son rang « , et reçoit, dans sa vie officielle, avec faste. Mais dans sa vie privée, elle et son mari vivent dans une simplicité austère : elle porte des vêtements simples, sans dorures et sans bijoux; elle parle avec franchise, sans affectation et sans fard; elle est très attentive à écouter ses visiteurs. De plus, elle est bien loin d’être « dépensière « : elle gère son patrimoine avec sérieux, ce qui ne l’empêche pas d’être très généreuse – alors que son mari est avare; elle laisse un héritage immense, car elle a le sens de l’épargne. Elle est très attentive à la santé de ses filles, qu’elle ne nomme pas par les titres d’usage (madame), mais par leurs prénoms, ce qui surprend dans ce milieu habituellement guindé. S’agissant de leur vie matérielle, la reine veillait à ce qu’elles jouissent du nécessaire, mais pas davantage :  » La duchesse – reine n’aurait pas toléré qu’elles se montent la tête « , simplement parce qu’elles étaient princesses. L’auteur(e) souligne que la reine avait un penchant pour l’austérité, voire même l’ascétisme. Mais, dit-elle, étant reine, elle ne pouvait assumer ce penchant naturel, car sa fonction le lui interdisait. Tous ces faits ne sont que la confirmation que les auteurs sérieux connaissent bien, ce qui rend navrant les sottises écrites sur Anne de Bretagne par les pamphlétaires et ceux qui militent – bêtement – pour tenter d’en donner une idée péjorative.

MORGAT Alain, …… Ouvrage précieux, non publié, qui m’a été confié par l’auteur pendant deux ans. De larges extraits figurent dans mes documents.

MORICE (Dom), Histoire … Preuves, III, pages 1372 et suivantes, pages 1376 et suivantes; requête de Renée au roi, et plaidoyer contre Renée au nom du roi. Ces documents, très détaillés, ont une importance capitale.

NASSIET Michel, Les traités de mariage d’Anne de Bretagne, in  » Pour en finir avec Anne de Bretagne « , Journée d’études du 25 mai 2002, Nantes, pages 71 à 81. L’auteur rappelle, à bon escient – ce que peu d’historiens savent -, que les Bretons ont toujours fait preuve, avec férocité, de leur volonté très affirmée d’avoir leur propre souverain, même en cas de mariage de la Duchesse avec un roi étranger. Ceci est une preuve de plus que les Bretons NE SUPPORTENT PAS MÊME L’IDEE que la Bretagne puisse un jour être  » réunie  » ou absorbée par une puissance étrangère, ou gouvernée par un souverain non-breton. Lorsque la jeune princesse est promise en mariage à l’héritier de la couronne d’Angleterre, puis à Maximilien d’Autriche, puis lorsqu’elle épouse Louis XII, le gouvernement breton prévoit que le deuxième enfant né de ces unions succèdera au trône de Bretagne. De même, lorsque des seigneurs bretons en révolte contre François II, en 1484, vont proposer au jeune roi Charles VIII de succéder à François II, ils n’en prévoient pas moins que la Bretagne sera gouvernée, si cette éventualité se réalise, par l’un des fils de Charles VIII, afin que le Duché reste breton, et non pas français. De même encore, lorsque Claude de Bretagne meurt, en 1524, les Bretons réclament pour souverain, par devant notaire, le deuxième fils de Claude, le prince Henri. Ce sont les malversations de la couronne de France qui parviennent à substituer à cet héritier légitime de la couronne de Bretagne, son frère aîné, le dauphin François : celui-ci est bien, comme nous l’avons écrit, UN IMPOSTEUR, par la volonté malhonnête de son père François Ier, et, il faut le préciser, de quelques « collabos » bretons. Je relève par ailleurs dans cet article par ailleurs bien documenté, plusieurs erreurs, graves : Nicole de Brosses, descendante de la duchesse Jeanne de Penthièvre et de son mari Charles de Blois,  n’a RIEN VENDU à Louis XI, car elle n’avait AUCUN DROIT sur la couronne de Bretagne; celle-ci n’était pas à vendre; le trône était dévolu par les lois constitutionnelles du Duché, non par un vulgaire acte devant notaire. En d’autres termes, IL EST NAVRANT que les historiens actuels parlent encore, aujourd’hui, des prétendus droits de Charles VIII à la couronne de Bretagne : au moment de son mariage, ANNE SEULE AVAIT LE DROIT DE REGNER, Charles VIII n’en avait AUCUN; strictement AUCUN … Je poursuivrai, pour le reste.

PUAUX Anne, La huguenotte Renée de France, Paris, 1997, éditions Hermann. Ouvrage sérieux, bien écrit, mais privé de toutes ses références par le souci de son éditeur d’économiser du papier. Madame PUAUX a été l’épouse de l’ambassadeur de France à Rome, ce qui lui a donné accès à des documents intéressants. Bien entendu, elle n’a bénéficié d’aucun écho en Bretagne. Elle a souvent échangé avec Louis Mélennec, qui même lui procura un débouché radiophonique à Paris (aucun en Bretagne, bien entendu). Elle ignorait, toutefois, les manigances de son beau-frère François Ier pour la priver de son héritage, et l’éloigner du trône de Bretagne

RODACANACHI Emmanuel, Renée de France, Genève 1970, réédition éditions Slatkin.

SISMONDI … Histoire des Français …..

TREVEDY J., Liquidation des successions d’Anne de Bretagne et de Louis XII, Revue de Bretagne, septembre 1898. Cette publication, un peu  » vieillotte « , reste indispensable, quoique Alain MORGAT ait fait beaucoup mieux. Elle est le reflet de cette époque, de savants bretons, repliés dans des sociétés confidentielles, car la religion française du temps est intransigeante, fondée sur le culte ridicule de la révolution, cette période qui a retardé l’avènement des droits de l’homme, et tant coûté à la France, dans tous les domaines. Elle est accessible par Gallica, mais introuvable dans les bibliothèques. Recherche difficile : aller dans Gallica; taper : revue de bretagne et de vendée; dérouler le menu; s’arrêter sur l’année 1899; les six articles de Trévedy ont été publiés en 1899 : pages 97 à 106;  ……. pages 111 à 122 (dernier article, le plus important).

TURIAS Odette, Renée de France, thèse soutenue à Tours en 2004, disponible sur microfiches (au prix de 21 euros; téléphone : 05 49454556).

TURIAS Odette, L’héritière d’Anne de Bretagne : Claude ou Renée de France ? In le Catalogue de l’exposition sur Anne de Bretagne au château des Ducs, en …, pages 113 et suivantes. ….Madame TURIAS fait partie des auteurs recrutés pour tenter de  » démolir  » l’image d’Anne de Bretagne, lors de l’affligeante exposition sur Anne de Bretagne, au château ducal de Nantes en 2007 … L’article qui lui a été commandé à cette occasion, qui figure dans le  » catalogue  » de l’exposition donne de Renée une image cocasse : descendante de presque toutes les dynasties européennes, fille de rois et de reines, elle est d ’emblée marquée au fer rouge, à cause de ses origines ; ce n’est pas une femme, mais une sorte de monstre : c’est une mauvaise, une calculatrice, une femme près de ses sous, une dépensière … c’est une capitaliste avant l’heure … Elle a été spoliée : tant mieux :  » François 1er l’éloigna JUDICIEUSEMENT (sic !), en la mariant avec le jeune Hercule d’Este « . Elle reste fidèle à son pays d’origine, la France : quelle horreur ! Elle respecte son beau frère : RE ! (Il eût été honnête de dire qu’elle l’a respecté, et défendu les intérêts de celui-ci jusqu’au moment ou elle a découvert qu’il était un monstre). Elle est charitable, elle se ruine pour abriter trois cents protestants dans son château : ne vous y fiez pas : ce  » sens de la charité est spectaculaire  » : une pure mise en scène, en somme, car  » elle se veut royale … comme le roi son père et la reine sa mère  » (!). C’est une hypocrite, bien sûr :  » Protée au féminin, habile à se métamorphoser, elle sut prendre diverses apparences pour se protéger .. » Et intéressée avec ça : elle ose intenter un procès au roi Charles IX, car elle est près de ses sous, et a besoin d’argent pour réparer son château de Montargis. Etc., etc. C’est monstrueux, pire : consternant. Ce portrait haineux rejoint celui que MINOIS donne d’Anne de Bretagne dans son pamphlet précité. Il est PEREMPTOIREMENT DEMENTI PAR LES CONTEMPORAINS, les lettres les actes diplomatiques, surabondants. Renée a été une femme exemplaire, comme sa mère, Anne de Bretagne, que Brantôme n’hésite pas à comparer à Blanche de Castille, le modèle des reines de France, la mère de Saint Louis. On n’arrive pas à comprendre les motivations de cette manière d’écrire l’histoire. Les erreurs abondent : ne perdons pas de temps à les citer.

VRAY Nicole, Renée de France et Anne de Guise, Lyon 2010, éditions Olivétan, 21 euros. Ce livre bref, bien informé quant aux relations de Renée avec sa fille Anne d’Este, mariée au puissant François de Lorraine, duc de Guise à la mort de son père. C’est une bonne initiation à la vie de Renée de Bretagne. Mais l’ouvrage est centré sur les relations de la mère et de la fille, et est silencieux sur la spoliation de Renée, l’auteur ayant délibérément centré ses recherches sur un aspect jusqu’alors méconnu, et qui, en effet, méritait d’être porté à la connaissance du public. Une erreur d’optique : le mariage de Renée et d’Hercule d’Este n’a pas été motivé par le souci de la France de se ménager en Italie un allié – la Principauté de Ferrare est quasi insignifiante sur l’échiquier italien, en tous cas pour un Etat aussi puissant que la France -, mais par la volonté d’expédier Renée au loin, et de la mettre dans l’impossibilité de réclamer son héritage.

ZUM KOLK Caroline, Les difficultés des mariages internationaux : Renée de France et Hercule d’Este. Excellente étude, qui met très bien en évidence la monstrueuse mésalliance de Renée, fille d’un roi et d’une reine de France, avec un petit prince italien (étude accessible sur Internet).

(14 ter) Anne de Bretagne, un mythe. Dernière duchesse régnante du Duché Souverain de Bretagne, Anne, alors princesse héritière, assiste dans son enfance à la destruction des armées nationales de son Pays, envahi par la France (28 juillet 1488, Saint-Aubin-du-Cormier). A la suite d’une nouvelle invasion française, en 1491, quoique déjà mariée à Maximilien d’Autriche, roi des Romains, futur Empereur – à ce titre, elle s’intitule elle même, dans ses actes officiels, Reine des Romains et duchesse de Bretagne -, elle est contrainte, contre son gré, de convoler avec le roi de France Charles VIII, fils de Louis XI : les armées françaises d’invasion ont détruit le pays, et sont maîtresses du terrain. La Bretagne subit une première annexion, extrêmement dure, de 1492 à 1498. Charles VIII a le bon goût de mourir en avril 1498. De son plein gré cette fois, ayant négocié les conditions de ce mariage, la jeune Duchesse épouse son parent Louis XII de France en 1499. Ce mariage rétablit toutes les Institutions bretonnes. Anne règne à nouveau en souveraine jusqu’à sa mort qui survient en janvier 1514. Toute son action est marquée par sa volonté, FEROCE, de rétablir la souveraineté de la Bretagne, avec toutes ses prérogatives, d’une manière DEFINITIVE. Elle meurt, trop jeune, à 37 ans, sans avoir le temps d’achever son oeuvre. La France prédatrice, à nouveau, s’infiltre, pénètre, achète, corrompt, menace, use de chantages, et s’empare de toutes les commandes. Jusqu’à nos jours, qui voient resurgir un sentiment national d’appartenance extrêmement fort, dont la seule issue possible est connue : la réapparition de la Bretagne sur la scène internationale, en qualité de puissance SOUVERAINE, aux côtés des autres pays du monde. La culture et la langue ont été détruites, mais non les esprits : la greffe a échoué, elle est rejetée : il y a incompatibilité génétique; les artifices anti-rejet, cruels, n’ont pas eu plus d’effet que des cautères sur des jambes de bois.

Le souvenir d’Anne ne va cesser de planer sur la Bretagne, jusqu’à aujourd’hui : des rues, des places, des hôtels, des cafés, des restaurants, des fêtes et des festivals portent son nom. Elle est devenue comme une idole. Les falsificateurs marxistes (Minois, Le Fur …) se sont rendus ridicules en écrivant sur son compte à peu près n’importe quoi. De tels « hystoryens » ont définitivement ruiné tous leurs propres travaux au travers de cette partialité incompréhensible chez des universitaires. (cf. Michelet, Minois : Anne de Bretagne, Paris 1999; Lefur, Paris, Quillet….). Il n’est strictement pas exact qu’elle ait été « récupérée » au 19 ème siècle par des auteurs pour être mise au service des causes indépendantistes : elle est toujours restée le symbole à l’oppression française, et le reste, notamment pendant tout le siècle qui a précédé la « révolution » de 1789, comme nous l’avons montré par des citations irréfutables, dans notre article « La conspiration de Pontcallec ». Les intendants et les témoins du temps soulignent, dans des correspondances très explicites, que les Bretons considèrent Anne comme leur héroïne, qu’ils « se croient encore au temps de leur Duchesse Anne de Bretagne », qu’ils dénient au roi de France les prérogatives qui n’appartiennent qu’à eux, etc.

Catalogue de l’exposition Anne de Bretagne, une histoire, un mythe, Paris 2007. Editions d’art Somogy. Il est important de lire l’article de Louis Mélennec, qui rend compte de la malhonnêteté des organisateurs, parmi lesquels au moins un universitaire connu, marxiste non repenti, Alain Croix. Taper par Google : Louis Mélennec,

Des objets magnifiques, des commentaires stupides, une nullité abyssale des « hystoryens »qui ont collaboré à ce travail, qui avait la prétention de détruire l’image et le mythe d’Anne de Bretagne. Quelques noms respectables ont été associés – sans doute en méconnaissance de cause -, en particulier Colette Beaune et Michael Jones. Particulièrement lamentables : les deux « articles » signés par Alain Croix, et par Odette Turias.

Voici les noms des « auteurs » absurdes, qui ont tenté, en dépit des sources très nombreuses, et tout-à-fait concordantes, de détruire l’image d’Anne de Bretagne, princesse en tous points remarquable, et parfaitement dévouée à son pays. Les « hystoryens » qui procèdent de la sorte, non seulement échouent, mais détruisent leurs propres ouvrages, car la partialité – ici stupéfiante -, et les mensonges volontaires dont ils sont les auteurs les vouent au mépris :

Le Fur ..Anne de Bretagne, Paris  … éditions Guénégaud,    … Cet ouvrage misérable a échoué, et est resté dans les caves de l’éditeur. On ne comprend pas à quel mobile absurde, alors que tous les témoignages, tous les documents diplomatiques, les traités ..

Le Fur ignore que son éditeur, M. Guénégaud, rue de l’Odéon, à Paris (75006), m’a pressenti, à l’époque où le livre publié par son éditeur était sous presse pour diriger une collection historique.  Je n’ai évidemment rien fait contre le livre de Le Fur, quoique franchement mauvais. L’inverse n’aurait sûrement pas été vrai…

Le Fur …

Minois Georges, Anne de Bretagne, Paris 1999, éditions …. Ouvrage écrit dans un style agréable, et très bien documenté. L’auteur prête à Anne de Bretagne une quantité de défauts qu’elle n’a pas. Un pamphlet virulent, tout à fait mensonger, exhalant une véritable haine contre la Duchesse-reine, qui fut admirable, en dépit d’un caractère très ferme. Cet ouvrage déshonore son auteur, et jette le discrédit, par ses outrances, sur tout ce qu’il a écrit dans sa vie.

 

(15) L’annexion de 1532. L’absence de traité franco-breton.

ARGENTRE Bertrand d’.,L’histoire de Bretagne, des Roys, ducs, Comtes et princes d’icelle, Paris, 1588.

CARBONNIER .., Les Contrats … Indispensable Carbonnier, dont je fus l’élève à Paris, et auteur si reconnu, que ses ouvrages de droit civil sont encore publiés ! …

DE MAUNY (Michel), Les dessous de l’union de la Bretagne à la France (1532 – 1790). Paris,

De Mauny, que j’ai bien connu – nous étions en relations téléphoniques régulières – a cru pendant longtemps à la validité du prétendu « traité » de 1532. Dans cet état d’esprit, le considérant valide, et toujours efficace en 1789, il en demandait la stricte aplication, avec d’autres auteurs, comme Yann Brekilien ..

LA BORDERIE Arthur Lemoine de, Histoire de la Bretagne, 6 tomes, Mayenne, réimpression de …

LEPAGE Dominique, Finances et politique en Bretagne, au début des temps modernes (1491-1547), Paris, 1997.

LEPAGE et NASSIET

MELENNEC Louis, Le faux traité de réunion de la Bretagne à la France, la troisième cause de nullité du « traité ». Article publié sur la toile.

MELENNEC Louis, Il n’y a jamais eu de traité d’Union, en 1532, entre la France et la Bretagne … http://blog-louis-melennec.fr/2010/12/14/trois-juristes-historiens-un-historien-eminent-tous-bretons-sauvent-lhonneur-de-la-bretagn

MELENNEC Louis, Conférence faite à Vannes, devant … , 2006 (diffusée par l’ABP).

MELENNEC Louis, Le rattachement de la Bretagne à la France, mémoire pour l’obtention du diplôme d’études approfondies d’histoire moderne (Paris IV-Sorbonne, 2001).http://errancesenbretagne.wordpress.com/category/melennec-louis/

MORICE Dom, Histoire

N GUYÊN QUÔC DINH, Droit international public, 5ème édition, pages 35, 321, 429, 443, 486 .. On trouvera dans cet ouvrage de référence tout ce qui concerne les traités internationaux, notamment ce que j’ai exposé plus haut …

PELICIER Paul, Essai sur le gouvernement de la dame de Beaujeu (1483-1491). Ouvrage majeur sur les relations britto-françaises sous le règne de François II.

POCQUET du HAUT JUSSE ..

PLANIOL Marcel, Histoire des Institutions de la Bretagne, 5 tomes, Mayenne 1981-1985. Ouvrage majeur. Le tome 3 analyse d’une manière parfaite la totale souveraineté de la Bretagne (pages 51 à 162), et les tentatives incessantes mais toujours repoussées des empiètements des Français  sur les prérogatives bretonnes.

RENEE DE FRANCE ET DE BRETAGNE.  Voir : MELENNEC Louis, Comment Renée de France ..

 

REYDELLET Chantal, Les pouvoirs du dauphin Henri en Bretagne (1536 – 1547), M.S.H.A.B. 1991, 233 à 245.
REYDELLET Chantal, François, dauphin de Viennois, duc de Bretagne, fils aîné de François Ier (1518 – 1515), Bulletin philologique et historique. 1982 – 1984, 231 à 239.

ROUSSEAU Charles. Cet immense juriste, qui a enseigné à la faculté de droit de Rennes, puis à Paris, fut de son temps une sommité du droit international.

ROUSSEAU (Charles), Controverse relative a la validite du traité de 1532 consacrant l’union de la Bretagne à la France, extrait de la Revue générale de Droit International Public. Juillet – septembre1972, n°3, 76 et suivantes. 249.

KERHERVE : la phagocytose de la Bretagne n’est pas une  » intégration « , mais un processus agressif pensé et pourpensé de digestion du pays; les ducs de Bretagne ne sont pas  » quasi-souverains « , mais entièrement souverains, au même titre que leurs compères les rois de France. Enfin (préface, in fine), quiconque s’est donné la peine de lire l’histoire des autres pays, savent que l’exemple de la Bretagne non seulement n’est pas  » unique « , mais est banal dans l’histoire du monde, la digestion des pays les uns par les autres obéissant aux mêmes lois générales que celles appliquées par la monarchie française pour annexer la Bretagne. De ce point de vue, l’histoire de Bretagne n’apporte rien à personne, sauf aux Bretons. En revanche, la similitude des processus dans l’histoire des autres pays nous permet de comprendre magnifiquement la nôtre. Mais pour cela, il faut avoir eu la curiosité de lire dans le détail l’histoire des principaux pays du monde – mais aussi celles d’autres beaucoup plus petits, car les processus sont presque les mêmes partout.

Mélennec Louis, Le rattachement de la Bretagne à la France, Mémoire cité, Paris 2001..

(16) Le faux traité de 1532.

J’ai démontré, aux termes de recherches très approfondies, qui ont duré plusieurs années, qu’il n’y a eu aucun traité entre la France et la Bretagne en 1532. Il est indispensable pour tous de suivre cette démonstration point par point, fondée sur une connaissance très approfondie du droit des traités, de l’antiquité à aujourd’hui. Connaissances que ne possède aucun historien actuel.

Les conditions de validité des traités sont strictement absentes en 1532 :

  • Les Etats de Bretagne n’ont aucune compétence pour traiter avec l’ennemi. Seul le duc et son gouvernement ont compétence pour décider, initier, suivre, conduire , conclure les traités en droit breton. Les Etats de Bretagne peuvent seulement les approuver ou les rejeter. …
  • Le prétendu traité viole le consentement des Bretons, pièce maîtresse de tout traité. Le traité est un contrat entre deux Etats. Chaque partie doit agir librement, d’une manière consciente et réfléchie. Toute violence faite aux parties rend nul le prétendu traité.
  • Les traités, en Bretagne, ne sont conclus qu’au terme de procédures complexes, étudiées avec le plus grand soin dans notre article publié sur la toile, sous le titre :  » …

Mélennec Louis, Conférence de Vannes, 2006. Trois films youtube, qui détaillent les faits et leur interprétation au regard des normes juridiques.  On résumer les choses comme suit : un contrat obtenu par la force, la menace, la manipulation est nul de nullité absolue. Le conférencier détruit une légende qui a abusé les esprits pendant cinq siècles.

Mélennec Louis, Nullité du traité

Mélennec Louis, Livre bleu de la Bretagne,

(16) Nullité absolue du prétendu « traité » de 1532.

Mélennec Louis, 

Mélennec Louis,

Mélennec Louis, 

Rousseau Charles,

ROUSSEAU Charles. Cet immense juriste, qui a enseigné à la faculté de droit de Rennes, puis à Paris, fut de son temps une sommité du droit international.

ROUSSEAU (Charles), Controverse relative a la validite du traité de 1532 consacrant l’union de la Bretagne à la France, extrait de la Revue générale de Droit International Public. Juillet – septembre1972, n°3, 76 et suivantes. 249.

 

(17) Le gouvernement ducal, dans le schéma, est proche de tous les gouvernements actuels des Etats démocratiques : un Souverain, le Duc, au sommet de la pyramide, qui gouverne à grand conseil, davantage en arbitre qu’en chef; un premier ministre (le chancelier), et des conseillers ducaux, faisant fonctions de ministres, plus ou moins spécialisés; une assemblée nationale, qui porte le nom d’Etats de Bretaigne, qui intervient tous les deux ans, et vote les lois, le budget, toutes les décisions importantes. Le pilier de ces institutions est le premier-ministre chancelier, rarement le Duc, qui se désintéresse souvent des affaires. La démocratie n’existe évidemment pas; les principaux du Duché jouent un rôle très important; mais il y a large consensus : le Chancelier et le Duc consultent très largement, écoutent, et sont entourés de conseillers. Il ne s’agit ni de près ni de loin d’une dictature, comme en France sous Louis XI, François Ier, et autres souverains autoritaires.

Durtelle de Saint-Sauveur, Histoire ..

La Borderie Arthur Lemoyne de, 

Planiol Marcel, Histoire des institutions, précité,  … tome 3 …

(18)

Planiol Marcel, Histoire des institutions de la Bretagne, Mayenne 1981 à 1984, 5 tomes. L’étude de Planiol est admirable, et met bien en évidence ce point capital, qui était mal analysé avant lui.

 

(19) Le Duc n’est pas, et n’a jamais été un souverain absolu. Pratiquement, le Duc doit être autorisé par son conseil ducal et par les Etats de Bretagne pour tous les actes qui revêtent une certaine importance pour le Duché : la publication des lois, les traités conclus avec les pays étrangers, le mariage de ses enfants et de ses proches parents, la guerre et la paix, ses propres déplacements à l’extérieur du Duché (en France et en Angleterre), l’hommage aux rois de France et d’Angleterre …. Lire sur ce point : Marcel Planiol, tome 3 : Attributions de parlement général pages 149 et suivantes. Un système radicalement opposé à celui de la France, donc, analysé également  avec une grande précision, et que j’ai moi-même scruté très en détail, ayant toujours été passionné par le droit constitutionnel et l’histoire des institutions.

 

Mélennec Louis, 

Planiol Marcel, précité, tome 3, pages 149 et suivantes.

Contamine 

Durtelle de Saint-Sauveur, précité,

 

(20) Il y a, en France comme un Bretagne, un souverain au sommet de la pyramide, un premier ministre, des conseillers – ministres. En revanche, les différences avec la Bretagne sont considérables :

  • Il n’y a aucune assemblée nationale en France. Les derniers Etats généraux se réunissent en 1484, à la mort de Louis XI, en 1506, en 1614, en 1789. Ils n’ont aucun pouvoir propre,  et ne décident rien; ce sont de simples assemblées de proposants. Les derniers Etats généraux se déroulent dans la plus grande confusion.
  • Les lois émanent, non de l’assemblée nationale comme en Bretagne, mais du pouvoir central; le roi et son conseil sont ceux qui décident en dernier ressort.
  • Le budget est fixé par le pouvoir central, non par une assemblée représentative; les dépenses françaises sont quasi démentielles, surtout à partir de Louis XI, plus encore de François Ier,  investies dans les guerres, et les gaspillages somptuaires.
  • Le roi décide, en dernière analyse, souvent d’une manière autoritaire. Le Duc écoute, et ne décide qu’après avoir longuement consulté et réfléchi, et laisse presque toujours les orientations de la politique à son gouvernement. Au point que le duc-arbitre, sous certains règnes, n’assistent même pas aux séances du gouvernement ! Ce sera le cas pour François II, père de la duchesse Anne.

(21) Quelques citations de l’immense juriste et historien Marcel Planiol :

« Au moment ou elle a succombé, la Bretagne constituait réellement un Etat à part, JOUISSANT DE TOUTES LES PREROGATIVES DE LA SOUVERAINETE. »

« Le pouvoir législatif s’exerçait à l’intérieur du Duché d’une façon souveraine et INDEPENDANTE. Celui du roi de France S’ARRETAIT AUX FRONTIERES de la Bretagne.  »

« On ne pourrait citer UNE SEULE ORDONNANCE ROYALE qui ait reçu son exécution en Bretagne. Le roi ne manquait aucune occasion de « tâter » le terrain: il n’éprouvait QUE DES ECHECS. »

» Les relations de la Bretagne avec la France ont souvent été mal comprises, SURTOUT HORS DE BRETAGNE. Les Ducs ont succombé : NATURELLEMENT, L’HISTOIRE N’A PLUS ENTENDU QUE LA VOIX DE LEURS ADVERSAIRES ».

Marcel PLANIOL, Histoire des Institutions de la Bretagne, tome 3, pages 51 et 71; tome 5, page 4. Mayenne, 1981 et 1984.

Gabory Emile, L’union de la Bretagne à la France, Anne de Bretagne, duchesse et reine. Paris, 1941, Librairie Plon. C’est la biographie sans doute la meilleure d’Anne de Bretagne, et la mieux documentée. Il fut directeur des Archives de Loire Atlantique, et un authentique savant. Mais à son époque, on ne peut faire carrière qu’à la condition de faire preuve d’une certaine souplesse d’échine. Je ne peux m’empêcher de fulminer en lisant certaines phrases de ce livre.  » Il est certain que la Bretagne a associé librement son sort à celui de la France, et qu’elle n’a accompli en cela aucun acte humiliant. «  Faux : l’humiliation fut telle, qu’elle produit encore ses effets douloureux en 2017. Pire : « Un jour viendra où cette union, librement acceptée par les deux peuples, soudera sans peine leur destinée. Anne accomplira ce miracle ». (!!!!). Effarant.

Sur son lit de mort, la Duchesse échafaudait encore des combinaisons matrimoniales pour marier ses deux filles aux héritiers de l’Empereur du Saint-Empire, pour faire échapper la Bretagne des griffes de l’ogre français.

(21) Je suis le seul, et le premier, à avoir l’audace de présenter les choses d’une manière aussi radicale, qui est, bien sûr, strictement conforme à la vérité. Je n’ai rien à attendre de la France, et ne veux rien recevoir d’elle. A partir de l’annexion, jusqu’à aujourd’hui, tous, toutes les institutions, dépendant de la monarchie française, ont été tenues d’y mettre les formes, et de faire semblant, c’est à dire de traiter le roi avec les apparences du respect, et même, dans certaines formules, de faire semblant de ramper devant lui.  C’est la loi du genre, impossible d’y échapper. Les critiques acerbes des Bretons à l’égard de la monarchie française, ont toutes été précédées des compliments d’usage, et même par des apparences de flagornerie. Mais tous sont fondamentalement hostiles au roi de France, les collabos de ce temps exceptés, et encore !

Tous les auteurs du 19ème siècle, et du vingtième siècle, sont obligés, eux aussi, de faire allégeance au pouvoir républicain, celui-ci s’étant révélé beaucoup plus toxique que la monarchie, comme nous l’avons démontré. Si l’on veut avoir une existence sociale, il faut en passer par là. Ainsi, parmi d’autres, le grand patriote La Borderie, breton hypersincère, devint professeur d’université, doyen de sa faculté, membre de l’Institut. La Villemarqué devint aussi membre de l’Institut. Ces procédés sont de tous les temps; il est absurde de les nier : ce n’est pas avec du vinaigre qu’on tient les hommes, mais avec des carottes. La France a été et est experte dans ce domaine. Au vingtième siècle, c’est pire. Les carrières dépendant toutes de Paris, tous rampent, et se taisent. En tête : les « députés » et les « sénateurs ». Cela se chiffre en dizaines de milliers d’euros à la fin de l’année.

 

(22) Colonisation de la Bretagne.

 L’histoire de la colonisation n’a de sens que si on la ramène à ses véritables dimensions : celles de l’humanité, et celle de la planète. La colonisation et l’histoire de la Bretagne ne se comprennent qu’à partir de ces considérations. Il faut y ajouter les histoires des sociétés humaines, des Institutions, du droit en général, du droit international en particulier, des guerres, des traités, bien d’autres disciplines encore.

 Ferro Marc, Histoire des colonisations, Le Seuil, Paris 1994. Je cite cet auteur parce que son livre, bien qu’inspiré par la volonté évidente de faire porter TOUT le chapeau de la colonisation aux pays occidentaux, comme si les colonisations africaines, de l’antiquité, des Chinois, des arabes, etc., n’avaient pas précédé celles de l’occident, contient malgré tout une masse de renseignements intéressants, quoique les connaissances de l’auteur soient limitées (oh combien !), aux seules périodes qu’il a investiguées. Ce qui, à défaut d’avoir situé le phénomène dans son contexte de l’histoire mondiale de l’humanité,  conduit à une erreur globale d’interprétation désastreuse. A rapprocher de cet historien (honoraire) breton, qui fait remonter l’origine des nations après le 16 ème siècle – ce qui exclut, lestement, la Bretagne du nombre des nations, puisqu’elle a été engloutie par la France à la fin du 15 ème siècle !!! Le bonhomme n’a rien lu sur les nations de l’Antiquité (Mésopotamie, Egypte, Israël, Grèce, Inde, Chine, etc.). Ce n’est pourtant pas la matière qui manque !

FerroMarc, Le livre noir du colonialisme, Pluriel, Paris, 2003. Cet ouvrage, bien documenté quant à la période étudiée,  véhicule une idéologie : faire admettre que les pays européens ont inventé le colonialisme, qu’ils n’ont commis que des atrocités, et rien apporté de positif aux pays colonisés. Il est navrant qu’un historien ( un ” hystoryen ” ?) se livre à ce genre d’exercice, sans RIEN CONNAÎTRE DE L’ANTIQUITE. Quelques lectures supplémentaires lui auraient fait au moins deviner que le colonialisme, l’esclavage, la domination des plus faibles par les plus forts se confondent avec l’histoire de l’humanité. Le sous-titre : ” 16 ème siècle au 21 ème siècle : de l’extermination à la repentance “. Le premier chapitre : ” La destruction des Indiens de l’aire caraïbe “. Tout le reste est à l’avenant. Rien sur les colonisations asiatiques, arabes, scandinaves ….. Surtout, scotomisation TOTALE des colonisations arabes et turques, qui ont été particulièrement atroces, et qui se sont prolongées (la colonisation turque, surtout), bien au delà du 16 ème siècle. L’ignorance (volontaire ici, très probablement) s’ajoutant à l’idéologie, ont abouti à la culpabilisation extrême de l’Occident, LA OU LE MONDE ENTIER EST CONCERNE, depuis les origines. Il y a des livres qu’on n’aimerait pas avoir écrits, des responsabilités qu’on n’ aimerait pas assumer. Ferro est vilipendé dans les blogs, à juste titre, en raison de sa partialité.

Cette bibliographie est destinée aux historiens bretons ” émérites ” , ou ” honoraires “, qui disposent – enfin – des loisirs de compléter leur formation, étant maintenant à la retraite, et l’idéologie qui les a inspirés souvent (celle des 100 millions de morts), étant plus que moribonde. QU’ON RETIENNE BIEN CECI : le phénomène colonial ne peut être compris, qu’à partir de ses origines, en aucun cas en le faisant commencer au 16 ème siècle.

– Monde antique : Claude MOSSE, Une histoire du monde antique, Larousse, Paris 2008. INDISPENSABLE, particulièrement pour les historiens universitaires, restés prisonniers de leur thèse, et qui ne peuvent même imaginer qu’il existe des Etats très organisés dans la haute antiquité, des nations, bien entendu, ainsi qu’un droit international (coutumier ou rarement écrit), puisqu’il est nécessaire que les groupes humains disposent de règles pour traiter leurs contentieux.

ROUX Georges, La Mésopotamie, Points Histoire, Paris, 1995.

GRANPIERRE Véronique, Histoire de la Mésopotamie.

  • Pays arabes. SOURDEL Dominique, Histoire des Arabes, PUF, Que sais-je, Paris 1985. La colonisation arabo-musulmane précède largement celle de l’Occident. Elle est l’une des plus cruelles de l’humanité. Les Arabes sont parmi ceux qui ont le moins le droit de se plaindre de la colonisation. Ils ont, dès le 7 ème siècle, colonisé tout le pourtour méditerranéen. Leur propre colonisation par les pays occidentaux, aujourd’hui terminée, avait été un juste retour des choses : il avaient envahi, conquis, l’Egypte, la Lybie, l’Afrique du nord, la péninsule ibérique, la vallée du Rhône, causant sur leur passage des destructions et saccages inouïs. Ils ont été repoussés en Afrique, ce qui  était justice. Ce que l’on dénomme ” l’intelligentsia française,” n’est pas au courant de cette histoire : pour ces insuffisants de l’esprit, il ne reste que l’invasion coloniale de l’Afrique par les Européens. Tout le reste est scotomisé, débilement ” gommé “.
  • Afrique : Bernard LUGAN, Histoire de l’Afrique, des origines à nos jours, Paris, 2009.
  • Afrique : Bernard LUGAN, Afrique, bilan de la décolonisation, Vérités et légendes, Perrin, Paris. Ouvrage capital, notamment en raison du fait que l’auteur ne fait pas partie de la France bien-pensante, celle du prêt-à-penser, des idées convenues et fausses. Lugan a fait l’objet de persécutions insensées, qui ont eu raison de ses fonctions universitaires. En quoi son sort rejoint celui de Reynald SECHER.
  • Afrique centrale : BALANDIER Georges, Le royaume de Kongo du 16 ème au 18 ème siècle, Pluriel, Paris, 1965.
  • Algérie : LAUGIER de TASSY, Histoire du royaume d’Alger, Amsterdam, 1725. Indispensable pour savoir ce qu’est l’Algérois avant les Français.
  • Maghreb : RIVET Daniel, Le Maghreb à l’épreuve de la colonisation, Pluriel, Paris, 2002.
  • République de Gênes : 
  • Russie impériale : Nicolas V. RITASANOVSKY, Collections Bouquins, Paris 1994.
  • République de Venise : Frédéric C. LANE : Venise, une république maritime, Champs Flammarion, Paris, 1985.

DIEHL Charles, La République de Venise, Paris, 1967.

  • Espagne : Bartolomé BENNASSAR, Histoire des Espagnols, Collection Bouquins, Paris, 1992.

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MELENNEC Louis : quelques articles sur la névrose bretonne et la névrose d’acculturation; plusieurs vidéos et émissions radiophoniques, dont ” La Bretagne assassinée “, sur Lumière 101. Charte pour la Bretagne, publiée par l’Association Bretonne de Culture (page 44), le site de Yann Fouéré actualités, le site du Musée Paul Gauguin, la revue War Raok …… et, dit-on, l’HUMANITE, sans tarder.

 

D’Argentré Bertand, Histoire de Bretaigne, première édition, 1583, pages 1168 et 1169. Ce passage important, reproduit par tous les auteurs, est capital : in Planiol Marcel, Histoire des institutions de la Bretagne, Mayenne, 1984, tome 5, page 12.

LEPAGE Dominique, Finances et politiques en Bretagne au début des temps modernes (1491 – 1547). Ouvrage très important, qui  » décortique  » les manoeuvres utilisées par la France pour digérer, phagocyter la Bretagne, de la mort d’Anne de Bretagne au prétendu traité de réunion, et au delà. Trois inexactitudes sous la plume du préfacier, Jean KERHERVE : la phagocytose de la Bretagne n’est pas une  » intégration « , mais un processus agressif pensé et pourpensé de digestion du pays; les ducs de Bretagne ne sont pas  » quasi-souverains « , mais entièrement souverains, au même titre que leurs compères les rois de France. Enfin (préface, in fine), quiconque s’est donné la peine de lire l’histoire des autres pays, savent que l’exemple de la Bretagne non seulement n’est pas  » unique « , mais est banal dans l’histoire du monde, la digestion des pays les uns par les autres obéissant aux mêmes lois générales que celles appliquées par la monarchie française pour annexer la Bretagne (et par les Ducs pour attirer à lui les pouvoirs de ses vassaux). De ce point de vue, l’histoire de Bretagne n’apporte rien à personne, sauf aux Bretons, qui peuvent enfin accéder à une version vraie de leur histoire nationale. En revanche, la similitude des processus dans l’histoire des autres pays nous permet de comprendre magnifiquement la nôtre.

Mélennec Louis, Livre Bleu de la Bretagne, éditions Association bretonne de culture, Plouray 2009 et 2014, pages 45 à 52. Absolument fondamental, indispensable pour comprendre ce qui s’est passé à Vannes en 1532 : un montage honteux, une imposture française dénuée de tout effet juridique.

Mélennec Louis, Conférence de Vannes, publiée in extenso sur la toile, en trois épisodes. A écouter, crayon en main, à réécouter et à diffuser.

Planiol Marcel, Histoire des Institutions de la Bretagne, Mayenne, 1984, pages …

(23) Ce édit du … août 1532 est publié partout. Le mieux est de le consulter sur la toile :

Il a été publié, non à la suite d’une négociation avec les Bretons, mais de « consultations » avec les collabos du temps, en particulier le président des Déserts – qui sera « récompensé » de sa trahison par les fonctions de premier magistrat de Bretagne  …,

 

 

(24) BONVALLET Yvon, Des contraventions au traité d’union entre la Bretagne et la France, de 1532 à 1715, Paris 1942, éditions Tepac, 243 pages. La totalité de cet ouvrage majeur est consacré aux violations permanentes par la France des engagements solennels pris par ce pays dans le fameux édit du 13 août 1532. Les réactions des Bretons sont extrêmement fortes, et très souvent suivies d’effet. La mécanique d’extorsion de fonds par la France, aux dépens des contribuables bretons est parfaitement analysée. Certains des moyens utilisés par la France sont littéralement EFFARANTS, notamment la création de postes de fonctionnaires inutiles (dans la langage de l’époque : des  » offices « ), vendus à leurs acquéreurs, au bénéfice du trésor royal. Pour empêcher ces sangsues d’entrer en fonction, les Etats de Bretagne doivent verser au roi des sommes d’argent souvent très élevées. Les termes utilisés par les Bretons pour condamner ces exactions sont d’une violence très étonnantes, si on les compare à l’esclavage des « députés » et des « sénateurs » actuels, véritables couleuvres rampantes spécialistes en reptations sur le sol.

D’ARGENTRE Bertrand 

Histoire ..

LE MOY  A., Remontrances du Parlement de Bretagne au XVIII ème siècle, Paris 1909, éditions H. Champion. Ouvrage fondamental, qui démontre la violence des conflits – permanents -, du Duché et de la France.

LE MOY A., Le Parlement de Bretagne et le pouvoir royal, Paris 1909, éditions H. Champion.

PlANIOL Marcel, tome 5, pages 29 et sv; 50; 55 et sv., 59, 68, 74 et sv., 80, 90 et sv., 95 et sv. ….

REBILLON Armand, Les Etats de Bretagne de 1661 à 1789.

(25) Colonisation de la Bretagne.

BONVALLET Yves, Des contraventions au traité d’union entre la Bretagne et la France, de 1532 à 1715. Paris, 1942. Fondamental, jamais cité par les historiens négationnistes.

CARRE Henri, Essai sur le fonctionnement du Parlement de Bretagne après la ligue, 1590 – 1610, Paris 1888.

CROIX Alain, L’âge d’or de la Bretagne, Rennes, 1993, éditions Ouest – France. Voir, en particulier, pages 517 et suivantes, 532 et suivantes (interdictions de commercer avec l’étranger …)

EVAIN Brice, Deux héros … Ce mémoire, est cité ici comme ce que peut produire le négationnisme de l’histoire de Bretagne. Il a été inspiré par M. Gauthier AUBERT. Personne ne soutient que la conspiration de Pontcallec ait été un évènement brillant : mais elle est un symptôme, par l’appel à l’Espagne, même s’il est le fait d’une petite minorité, par la cruauté et l’injustice de l’exécution de la place du Bouffay, un témoin supplémentaire de la violence des conflits franco-bretons. Il eût été bénéfique d’orienter les travaux de M. EVAIN dans des directions utiles pour la Bretagne.

FREVILLE Henri, L’intendance en Bretagne, Rennes, 1953, trois tomes, éditions Pilhon. Très complet, très compact, indigeste : un livre que presque personne n’a lu, par conséquent.

MELENNEC Louis, Le livre bleu de la Bretagne, 2014 (téléchargeable sur la toile).

MELENNEC Louis, nombreux articles sur la toile. Lire, en particulier : Mélennec 1532, la colonisation de la Bretagne

MELENNEC LOUIS, nombreux articles sur la falsification de l’histoire, et sur la manipulation des citoyens. Voir en particulier : mélennec colonialisme, esclavagisme ..

LEMOINE de la BORDERIE Arthur, Histoire de Bretagne, réimpression Mayenne, 1975, six tomes.

LE MOY A. Le Parlement de Bretagne et le pouvoir royal au 18ème siècle, Paris, 1909, éditions Champion, pages 3 et suivantes ….

PLANIOL Marcel, Histoire des institutions de la Bretagne, cinq volumes, Mayenne 1981 à 1984.

QUENIART Jean, La Bretagne au 18ème siècle, Rennes, 2004, éditions Ouest – France. Pages 53 (affaire Pontcallec)

Durtelle de Saint-Sauveur Edmond,  Histoire ..

La Borderie Le Moyne Arthur de, Histoire de ..

Mélennec Louis,

(26)

Alain Croix, L’âge d’or de la Bretagne, Rennes, 1993, éditions Ouest-France, pages

Monnier Jean-Jacques et Jean-Christophe Cassard, Toute l’histoire de la Bretagne, Morlaix 1996, éditions Skol Vreizh.

 

(27) Les colonisations, l’esclavage, le racisme sont des phénomènes universels, qui se confondent avec l’histoire de l’humanité. Lire le très important article qui suit, publié sur la toile :

Mélennec Louis, Racisme anti-blanc ….

Il n’est pas bon, aujourd’hui, d’émettre des jugements positifs sur la colonisation, même si – l’histoire le démontre -, elle a été universelle, et même souvent bénéfique. Les pays coloniaux se sont introduits dans les autres nations par les armes, mais, ceci étant fait, ont souvent instauré la paix chez des peuples qui jusqu’alors étaient constamment en guerre. Les Romains ont colonisé une grande partie de l’Europe actuelle, les Arabes tout le pourtour méditerranéen, les Turcs en ont fait autant; les Européens ont colonisé les Amériques, l’Afrique, l’Asie; les Russes se emparés des immenses territoires du nord de l’Asie, et même de l’Alaska … Jacques Chirac s’est essayé, en faisant voter une loi, de faire affirmer par voie législative cette vérité … Mais, stratège à peu près nul en tout – sauf en magouilles électorales -, il ne sut pas défendre cette idée, son manque de culture étant abyssal.  Les débiles mentaux qui ont « gouverné » la France après 1960, se sont confondus en excuses,  regrets, pour ce phénomène colonial, sans doute regrettable au regard de nos valeurs actuelles, mais qui concernait toute l’humanité, depuis les origines : s’il y a eu culpabilité, elle concernait toute l’espèce humaine, en aucun cas la France seule.  Et c’est le monde, dans sa totalité, qui aurait du s’excuser. Les médias ignares (l’Immonde, en particulier), ont déversé sur le pays des accusations stupides, culpabilisant la totalité de la population, créant une véritable névrose collective, cause de son affaiblissement et de sa perte de confiance en elle.

La colonisation existe toujours, sur les cinq continents, d’une manière ou d’une autre, et pas seulement au plan économique. Tous les grands Etats tiennent captives des mations, plus ou moins grandes, qui sont d’authentiques colonies. En Asie, la Turquie colonise les Kurdes; en Algérie, la Kabylie est une colonie; le Sahara est une colonie de l’Algérie, du Niger et de … La France en Alsace, en Bretagne, en Savoie, en Polynésie, en Guyanne .. C’est aussi le cas en Europe, ce pourquoi existent des organismes que la FUEN.

Tous les grands pays occidentaux ont établi leur puissance sur la conquête de vastes contrées, parfois de continents La colonisation, même si elle occasionne souvent de grands malheurs, et un mécanisme incontournable de la constitution des Etats. il n’est pas jusqu’au Khan …

Par sa puissance, son prestige, l’importance de sa flotte et de ses armées, le dynamisme de sa dynastie, la Bretagne était indiscutablement appelée à connaître un destin mondial. Mais la France passait par là. On connait la suite, pas brillante du tout !

Voir plus loin la note ..

(28) La doctrine de la France, enseignée dans les écoles – en particulier en Bretagne -, véritable lavage de cerveaux, est résumée dans ce petit ouvrage célèbre mensonger rédigé par un historien célèbre, et d’ailleurs parfaitement au courants des faits, Ernest Lavisse.

Cette doctrine se « secrète » petit à petit, dans un concert ridicule des supposées vertus nationales françaises, et de l’écrasement des autres, en particulier de la Bretagne, qui devient, selon l’excellente formule de Marcel Texier, le trou du cul de l’Europe. 

Tout cela est présenté comme un ensemble cohérent, intégré dans une belle histoire, mais entièrement fabriquée, avec des éléments factuellement vrais, mais assemblés avec un étrange ciment.

Cette doctrine est fondée sur des inexactitudes grossières :

  • Les origines de la France, qui sont réputées extrêmement lointaines, signe de grande noblesse, croit-on. « Autrefois, notre pays s’appelait la Gaule, et les habitants s’appelaient les Gaulois. »  écrit Lavisse, en 1913 (librairie Armand Colin), dans son petit livre-cathéchisme destiné … aux élèves du cours moyen.  Tous sont intoxiqués. « La France vient du fond des âges » : l’auteur de cette ânerie est Charles de Gaulle. En réalité, la Gaule n’est qu’un vaste espace géographique désignée sous ce nom par les Romains, comme on dirait aujourd’hui l’Afrique, l’Asie, etc … La France monarchique n’existe guère, dans des limites qui ressemblent plus ou moins à celles que nous connaissons,  avant le 12ème siècle, au plus tôt (Mélennec, ……), et ses limites ne ressemblent à celles d’aujourd’hui qu’à partir de Louis XII (qui meurt en 1515).
  • Le premier roi de France : Clovis. La France n’existe pas à l’époque. Clovis est un roi franc, venu de la Belgique actuelle. Il conquiert de vaste étendues, jusqu’aux Pyrénées.
  • Charlemagne. Il n’est en aucun cas roi de France. Fils du premier ministre (le maire du palais) du dernier roi mérovingien, Pépin le Bref, il conquiert un très vaste empire, qui recouvre, grosso-modo la France, la Hollande, l’Allemagne, l’Italie du nord. Il est sacré Empereur à Rome, le …. 800. Cet empire ne ressemble en rien à la France actuelle. Il se délite, d’ailleurs, au bout d’un siècle.
  • Les héros français et les grandes batailles, les rois de France. La supercherie, ici, est énorme. Hugues Capet, Philippe Auguste, Louis IX, …. Louis XI n’ont jamais été rois en Bretagne. Certains de ces rois – Louis XI plus que les autres -, ont été des ennemis féroces des Bretons. Les preuves sont plus que surabondantes.
  • Les méfaits de la monarchie. « Les rois étaient des tyrans ». Cette vision est absurde. Les rois sont prisonniers des idées de leur temps, et, il est vrai, sont souvent, sinon toujours des rois guerriers. On est bien loin de la mondialisation. Les royaumes et principautés de ce temps sont exigüs, en lutte les uns contre les autres d’une manière quasi-continuelle. Nombre de rois sont des hommes très pieux, très soucieux souvent du bien des peuples qu’ils ont sous leur garde.
  • La corruption de l’ancien régime. Sur ce point, nos idées concordent largement avec cette analyse. Le désordre des Institutions est surprenant, les privilèges  des puissants extrêmement choquants, et contraires à la doctrine religieuse du christianisme.
  • L’exaltation délirante de la révolution française. cette suite d’horreurs, de massacres, de corruption généralisée, de régressions en tous genres, est modelée dans les esprits comme celle qui a apporté, non pas seulement à la France, mais au monde, les droits de l’homme,pire, selon les « révolutionnaires » : la Liberté (!!!). Cette imposture se fonde sur un texte jamais appliqué : la Déclaration ..
  • L’exaltation de la culture française, réputée être la première du monde.

Parmi les théoriciens de cette religion, Michelet joue un rôle important. Sa leçon au collège de France, en …. est un véritable délire.

Lavisse Ernest, 

La nouvelle première année d’Histoire de France,

Michelet Jules, nombreux ouvrages et articles….

Citron Suzanne, 

Ce lavage des cerveaux, réalisé dans les écoles, produit rapidement des effets tangibles : les jeunes élèves, n’ayant à leur âge aucun esprit critique, ni plus tard aucune possibilité de s’informer .. A la fin du 19ème siècle, à force d’intoxication mentale, les Bretons se croient Français, et, acculturés par la force et les coups de bâton, sont devenus des névrosés.

(29) La haine brito-franque; la haine brito-française. Des historiens – des vrais -, ont nié cet état de choses, le sachant pourtant démontré. Entre autres : Minois,

Gabory ..

Ce que ces « hystoriens » ont écrit, pour nier ces sentiments violents est inacceptable : ils ont menti, et l’on ne peut penser qu’ils n’étaient pas au courant de la vérité. En réalité, cette haine est permanente, depuis les débuts des affrontements brito-francs (voir ci-dessus, note …) Elle s’exprime par des termes extrêmement brutaux, voire grossiers, tant du côté franc que du côté breton.. En particulier lors des guerres des Bretons contre les Carolingiens. L’un des sommets se situe sous le règne de François II, pendant les quarante années qui ont précédé les invasions. La haine entre peuples différents est un péhénomène universel : Angleterre et Ecosse, France et Bretagne, Espagne et portugal, Castille et Aragon …

Jusqu’à ces dernières années, un certain nombre de Bretons ont cru dans leurs députés et sénateurs, ceux-ci affichant des sentiments pro-bretons lors de leurs campagnes électorales. Rien de plus facile que de tromper les Bretons naïfs, en l’absence surtout d’information sur l’histoire bretonne, des mensonges des merdias de la collaboration, et sur le « fonctionnement » esclavagisé d’une prétendue démocratie française. Les « politiques  » bretons – ce qu’on dénomme tels – sont des marionnettes : comme en Sicile, leur Maître, de Paris, tire les ficelles de ces pantins désarticulés, et les fait danser. A volonté. On les nourrit d’avoine, de foin, quelques rubans à leur boutonnière, et hop ! UNE, DEUX, UNE, DEUX, UNE, DEUX, etc. Les voila en route, au pas cadencé. Terrifiant, vrai, hélas !

La Borderie Le Moyne  de, Histoire de la Bretagne, Mayenne,   … 5 tomes.

Moal Laurence, L’étranger en Bretagne au Moyen Âge, Rennes, 2008, éditions PUR ..

Cette haine persiste largement aujourd’hui, et s’est largement réveillée par la mise au jour de la vérité historique. Très triste, sans doute, mais c’est la France qui a provoqué la situa-tion : on récolte ce que l’on sème.

Les contentieux franco-bretons, et les oppositions féroces des Bretons aux Français occupent de très épais volumes, sous la forme d’énormes thèses inspirées par des professeurs des facultés – alors intellectuellement honnêtes, et non préoccupés de faire basculer les pays occidentaux dans le marxisme des pays de l’Est. Ce n’est pas le défaut de matière qui pèche, c’est l’excès.

CE QUE LES BRETONS ONT REUSSI A SAUVER, PAR LEUR RESISTANCE OPINIÂTRE. Par rapport aux provinces, pays et nations soumises à la couronne de France, la Bretagne est, de loin, la nation de l’hexagone qui a donné plus de fil à retordre aux Français. LA CAPACITE DE RESISTANCE DES BRETONS pendant ces deux siècles d’occupation par la France est EXCEPTIONNELLE. Elle n’est pas seulement démontrée par les incidents qui se produisent à chaque instant, mais attestée aussi par les témoins privilégiés que sont les ….Intendants .. Ces phrases se comptent par centaines.

D’ARGENTRE est le plus explicite. S’agissant de la mainmise de la France sur la justice bretonne, il n’hésite pas à utiliser des termes féroces, qui expriment bien ce que les Bretons ressentent à l’égard de l’envahisseur  ….

« Le roi Charles VIII décida .. de mélanger des fonctionnaires de la nation française aux Bretons, pour que les choses se déroulent à son gré, et pour y avoir des hommes de sa forge ». «  En 1554, … se fit une mutation : par là, il entra au Parlement la moitié d’étrangers, qu’on appelle plus agréablement des « non originaires » Il ajoute cette phrase terrible : «  Et voilà la brèche PAR LAQUELLE PASSA L’ENNEMI ». (Planiol, 215 et sv). 

Nointel, Le premier « Intendant » (léquivalent d’un préfet civil régional contemporain), qui n’a pu être nommé par le roi de France, en 1689 seulement, souligne tout de suite le caractère opiniâtre des Bretons, auxquels il se heurte … est MIS EN ACCUSATION par un député du tiers état, BLOUAN ,d’avoir commis des abus dans la levée des impôts (Nointel, page 17).

Le Premier président de la FALUERE écrit à Ponchartrain, ministre de Louis XIV, le 30 octobre 1697 :

« Rien de plus opiniâtre que la persévérance des membres des Etats, d’autant (que cela se fait) sans clameur et sans cohue ». In page 17 de La Bretagne …

Voici une phrase de l’Intendant NOINTEL, qui rend ridicule les « hystoriens » négationnistes :

«  Toute la Bretagne ne compose qu’une province, COMME ELLE NE COMPOSAIT AuTREFOIS Q’UN SEUL ETAT, APPARTENANT A UN PRINCE SOUVERAIN « (page 100).

En 1760, le chevalier de MIRABEAU écrit :

«  Tu serais étonné de ne pas entendre parler de l’Intendant ; … (c’est comme) non plus que s’il n’y en avait pas ». 

Le roi n’arrivant pas à s’imposer aux Bretons, le Comte de la NOUE, 1766 : « Il faut, enfin, que le Roi règne en Bretagne ! » (Quéniart, 99).

DUPLEIX, Intendant de …. (gauleiteur civil), écrit en .. (Quéniart p. 114). «  L’Artois, la Bourgogne, le Languedoc, …. ont des privilèges et des constitutions particulières. Mais aucune de ces provinces n’a fait retentir le royaume d’autant de débats. AUCUNE N’A ATTAQUE AUTANT QUE LA BRETAGNE, les représentants de l’autorité « . (Les Etats De Bretagne id p. 114).

A la veille de la révolution, le gouverneur civil ( = l’intendant), a perdu presque toutes ses prérogatives .. Il est ouvertement méprisé .. MOLLEVILLE, en 1787, écrit : «  On ne peut réformer ( = modifier) aucune délibération des Etats de Bretagne … sans s’exposer à faire naître des troubles et de la fermentation dans leur assemblée ».

Le 8 juillet 1788 écrit ces deux phrases capitales ; il se dit « dans l’impossibilité de faire respecter l ‘autorité du roi », et même « en danger de perdre la vie » (Quéniart, p 135)

Voila qui rend ridicules les négationnistes de l’histoire bretonne, qui ont osé affirmer que les Bretons, éblouis par la lumière de la France, sont tombés, de stupeur joyeuse et de ravissement, dans ses bras.

NECKER ..

L’honneur breton est donc SAUF, ce qui, pour nous, est une chose essentielle, consubstantielle à notre manière d ‘être : le déhonneur, pour nous, …

A la veille de la révolution, donc, bien que totalement absente de la scène internationale, bien que très appauvrie et très nettement en dessous de son potentiel naturel, la Bretagne a conservé sa fierté : elle est restée férocement bretonne : le roi de France n’est QUE le roi de France, il ne bénéficie d’aucune considération – autre que formelle, qui s etraduit par les formules habituelles de politesses des bretons <<..Elle a reconquis sur la monarchie le droit de s’auto-administrer dans de nombreux domaines. Elle garde le pouvoir de faire des protestations écrites, sous la forme de remontrances, et orales par les « députés en cour » qu’elle entretine Les Français sont et restent des étrangers – ce qu’ils sont -, comme d’ailleurs en 2008. On A SUCE LES RESSOURCES DE LA BRETAGNE, mais celle-ci est restée farouchemnt bretonne.

Il faut donc, malgré le pouvoir de nuisance de la monarchie française, détruire ici une légende colportée par l ‘université bretonne : si maléfiques qu’ont pu être les monarques de Versailles pour la Bretagne, le régime n’a tout de même pas « écrasé «  entièrement la Pays, ni fait régner une tyrannie insupportable

Mais le pire est à venir : c’est la France dite des «  Droits de l’Homme «  qui va la détruire totalement, la réduire à néant jusqu’à la fin du 20ème siècle, jusqu’au réveil de la conscience nationale bretonne. Qui est aujourd’hui, en 2011, si présente, que les drapeaux français sont en train de disparaître de partout, y compris de nombreux édifices publics.

(30)

La Borderie Arthur Le Moyne de, Histoire de la Bretagne, Mayenne,

Quéniart Jean, Rennes 2004, éditions Ouest-France.

Denis Michel, Rennes, berceau de la Liberté, Rennes 1989, éditions Ouest-France.

 

(31) Impôts payés par la Bretagne en 1788 – 1789 :

Quéniart Jean, La Bretagne au 18ème siècle, 2004, éditions Ouest-France, pages 40 et suivantes

 

(32) Sentiments indépendantistes en 1789 :

Depuis l’exécution de Pontcallec… à Nantes, en 1720, les veilléités indépendantistes sont pratiquement décapitées : on ne peut chasser les Français, il faut en prendre son parti. Mais, en revanche, on peut freiner toutes leurs entreprises. Les Bretons luttent, dans la légalité, avec les armes dont ils disposent : le droit. Ces moyens de lutte ne sont pas suffisants pour les libérer des serres de l’oiseau de proie français, mais ils sont très importants, et créent des difficultés sans cesse renouvelées au pouvoir de Versailles. Ce qui est très préjudiciable au pays : la Bretagne est administrée, mais non pas gouvernée, comme elle le serait par un gouvernement souverain. Elle n’a plus aucun destin national depuis l’annexion.

Les Etats de Bretagne et le Parlement sont essentiellement composés de nobles et de membres du clergé, lesquels se servent des institutions dans leurs intérêts de classe. Il n’en est pas moins vrai qu’ils défendent aussi, avec férocité, les droits de la Bretagne – et son identité nationale -, et qu’ils s’opposent efficacement au pillage des richesses du pays. Ce n’est certes pas ainsi que gouvernerait le souverain breton, s’il y en avait un; du moins l’opposition entre les Français et les Bretons reste frontale, ce que l’on doit à cette caste nobiliaire, extrêmement patriote, malgré l’avidité des plus riches (les Rohan, etc …).

 

Denis Michel, 

Queniart Jean, La Bretagne au 18ème siècle, Rennes 2004, pages 60 et suivantes.

 

Rebillon Armand, 

 

(33)

D’Argentré Bertrand, Histoire

Lobineau

Morice

Ces ouvrages, remarquables – y compris celui de d’Argentré, en raison de ses éminentes qualités de juriste, et malgré les erreurs qu’il contient -, sont absolument précieux. Leur genèse est passionnante. Le premier et le troisième ont été commandés et financés par les Etats de Bretagne. Les Bretons cultivés sont passionnés par leur histoire, et tiennent à la voir consignée par écrit, tout en confiant sa rédaction à des auteurs très éminents : l’annexion de 1532, non seulement n’a en rien atténué l’identité des Bretons, elle l’a exacerbée. En dépit des contrôles stricts et de la censure dont ils sont victimes de la part de la France, les historiens ne renoncent à rien. D’Argentré, en particulier, en dépit des grandes précautions dans le forme, est virulent …

(33 bis) Lors de l’exposition de Nantes en 2007, des « historiens » malveillants – ignares de surcroît -, ont voulu accréditer l’idée qu’Anne de Bretagne n’est devenue l’héroïne des Bretons que par l’acharnement des nationalistes du 19ème et du 20ème siècle. Ces négationnistes, une fois de plus, ont menti. Anne est déja une héroïne de son temps. Les témoignages abondent, de son aura exceptionnelle, dès sa mort. Impossible de les citer ici. Nous renvoyons les lecteurs aux écrits de d’Argentré, de Louis Mélennec, mémoire de DEA …, de Brantôme, qui en fait la plus grande reine de France, au même titre que Blanche de Castille, la mère se Saint Louis, de Lobineau, de Morice, de l’abbé Irail, etc. Voici cependant deux citations, à seule fin de confondre les menteurs marxistes, quant à la prétendue manipulation tardive de l’image d’Anne de Bretagne à des fins partisanes :

Le maréchal de Montesquiou, gouverneur de Bretagne : …. cité par … Skohl Vreizh

Le cahier de doléances rédigé en vue des Etats généraux de 1789 par les gens de Scaer (S. Concarneau) /  page 53 : « Nos députés s’opposeront à ce qu’il soit jamais contrevenu au contrat de mariage de la duchesse Anne … »

Il y a une parfaite continuité dans la vénération de la duchesse Anne depuis son règne jusqu’à aujourd’hui. Les « hystoriens » qui ont menti, ici comme ailleurs, pour défendre leur idéologie, sont maintenant déshonorés.

(34) Les Intendants de Bretagne : ce problème, qui parait anodin, est passionnant. En entrant dans tous ses détails, on comprend ce que sont les relations des bretons et des Français aux 17 ème et au 18 ème siècle : une haine féroce de la part des Bretons, comme celles qu’éprouvent tous les pays occupés par des puissances coloniales.

Les Bretons d’avant 1789, se sont toujours résolument opposés à la nomination de gouverneurs français en Bretagne, dont ils ne voulaient en aucun cas, pas plus qu’ils ne voulurent des armées déversées sur leur pays à partir de 1487 à 1491, pas plus qu’ils ne voulurent d’un roi de France pour souverain..(relire notre chronique sur les massacres perpétrés en Bretagne par les armées du roi au cours de la révolte dite du papier timbré). Lors du soulèvement de Rennes, en 1675, le duc de Chaulnes, gauleiter imposé en 1670 en Bretagne par la France prédatrice, fut agoni d’injures – dont la plus aimable fut de l’appeler de sa vraie qualité de  » gros cochon » -,  tandis que madame son épouse recevait en cadeau dans son carrosse un chat crevé, châtiment à dire vrai très doux, pour une personne qui, comme son mari recevait des pots de vin considérables, prélevés sur les deniers bretons.

Les Bretons s’opposèrent avec la plus extrême fermeté, à la nomination, chez eux d’un Intendant, de cette sorte de personnage, venu du pays colonial; une première tentative, en 1647, se termina mal pour le sieur de Méjussaume, un breton très lié avec avec le pouvoir royal – un  » collabo « , selon notre terminologie actuelle -, et pour la monarchie étrangère : le parlement de Bretagne lui interdit de prendre la qualité d’Intendant, l’obligea à se désister de son titre, puis de ses fonctions, enfin fit révoquer sa nomination par la monarchie française étrangère (Marcel PLANIOL, tome 5, page 51; Rébillon Armand … Fréville ….).

C’est en 1689, les Bretons ayant été massacrés en 1675 par milliers par les troupes françaises, à la suite de la révolte – oh combien légitime – du  » papier timbré – contre les impôts iniques imposés par la France d’une manière totalement illégale, dans le but de financer ses dépenses somptuaires, et la guerre injuste menée contre la Hollande en 1672, le Parlement de Rennes ayant été exilé à Vannes, qu’il fallut accepter cette institution, faute de posséder des troupes pour les refouler de là ou ils venaient (LA BORDERIE, tome 6, page 537. Pomereu, premier intendant, est remplacé par Béchameil de Nointel, qui reste en fonctions de 1692 à 1705).

Jamais la Bretagne n’aurait accepté ce qu’elle considérait comme une offense si, comme du temps de ses Ducs, elle avait pu jeter à la rivière, bastonner d’abondance, voire menacer de faire passer de vie à trépas les fonctionnaires français qui osaient, sans autorisation de notre gouvernement souverain, franchir nos frontières, pour les polluer de leur présence (Marcel PLANIOL, tome 3, pages …;

En 1788, les Bretons réussissent un exploit colossal : insulté, bafoué, menacé de perdre la vie, le gauleiter-intendant Bertrand de Moleville français s’enfuit de Rennes, pour se réfugier en France, à Versailles (voir ci-après, note 40).

FREVILLE Henri, L’intendance en Bretagne (1689 – 1790), Rennes, 1953, éditions Plihon ( 3 tomes).

La BORDERIE, La révolte du papier timbré, Paris, 1975, collection 10/18, page 129).

Mélennec Louis, Mais que font des Français dans les fonctions de préfets en Bretagne ? Article publié sur la toile.

LE MOY  A., Remontrances du Parlement de Bretagne au XVIII ème siècle, Paris 1909, éditions H. Champion.

LE MOY A., Le Parlement de Bretagne et le pouvoir royal, Paris 1909, éditions H. Champion.

MOAL Laurence,

Sur un mode assez timide (la pression exercée par son président de thèse ?), l’auteur(e) démonte la mécanique de la haine des deux ennemis breton et français. Très bonne contribution, toutefois, au problème.

Fr. OLIVIERMARTIN, Histoire du droit français, Paris, éditions du CNRS, 1992, 1995, 2005, pages 569 et suivantes.

P.C. TIMBAL et André CASTALDO, Paris, Précis Dalloz, 1993, pages 320 et suivantes).

PlANIOL Marcel, tome 5, pages 51 et suivantes ..

REBILLON Armand, Les Etats de Bretagne de 1661 à 1789.

Les actuels « politiques  » bretons – ce qu’on dénomme tels – sont des marionnettes : comme en Sicile, leur Maître, de Paris, tire les ficelles de ces pantins désarticulés, et les fait danser. A volonté. On les nourrit d’avoine, de foin, quelques rubans à leur boutonnière, et hop ! UNE, DEUX, UNE, DEUX, UNE, DEUX, etc. Les voila en route, au pas cadencé. Terrifiant, vrai, hélas !

 

 

 

L’INTENDANT, gouverneur civil français, nommé par le roi de Versailles (34) est l’objet de vexations de toutes sortes. On l’évite, on lui crée toutes les difficultés possibles, pour l’humilier (35). On refuse même de le désigner par son titre : on ne l’appelle pas « monsieur l’Intendant », mais, pour marquer avec hauteur que la Bretagne n’est en rien assimilable aux provinces du royaume de France, chacune d’elle gouvernée par un Intendant royal, on le nomme « monsieur le commissaire départi pour l’exécution des ordres du roi en Bretagne » (36) ! L’intention injurieuse est évidente, et est reçue comme telle. Cet homme est et reste un étranger en Bretagne : il est le « gauleiter » des Français, rien d’autre, comme le sera de Brinon pendant l’occupation allemande de 1940 à 1944. Le chevalier de Mirabeau, fonctionnaire français, écrit en 1760 : « Vous seriez étonné de ne pas entendre parler de l’intendant, non plus que s’il n’y en avait pas » (37).

Au fil du temps, les Bretons, à force de pugnacité et d’obstination, réussissent à reprendre possession de très larges secteurs de l’administration de leurs affaires. En 1788, un an avant la réunion à Paris des Etats généraux, la Bretagne jouit d’une large autonomie (38) ; l’autorité du roi est devenue quasi nulle. « On ne peut, écrit l’intendant français, réformer aucune délibération des Etats de Bretagne … sans s’exposer à faire naître des troubles et de la fermentation dans leur assemblée » (39). Les choses vont très loin : en juillet 1788, craignant pour sa vie, l’Intendant Bertrand de Molleville, s’estimant « dans l’impossibilité de faire respecter l’autorité du roi », et même « en danger de perdre la vie », et n’ayant pu obtenir l’assurance qu’il serait défendu en cas de soulèvement, s’enfuit de Bretagne, pour se réfugier à Versailles (40) ! En 1789, la Bretagne est devenue une province autonome, et n’aspire qu’à une chose : élargir sans cesse ses prérogatives pour en éliminer les Français étrangers. Les patriotes rêvent à l’indépendance reconquise (41).

Je publie ci-après une liste très incomplète des moyens utilisés par le colonisateur pour réduire les Bretons. C’est une abomination, mais ce fut peine perdue, car nous sommes encore et toujours là, et nous réclamons justice (41 bis).

Les idéaux de la révolution ? (42) Quelle invraisemblable sottise ! Les Bretons non seulement n’adhèrent pas à des idéaux qui leur seraient apportés du dehors, ils ont construit les leurs bien avant les Français, et cela remonte à loin ! On peut les suivre dès l’antiquité. Dans la grande Ile de Bretagne : rigueur, morale de l’honneur, haine du mensonge et de l’hypocrisie (Guyonvarc’h et Leroux, page 144). La femme bretonne, nous l’avons dit, est l’égale de l’homme dès avant le christianisme. La littérature bretonne, très idéaliste, a ensemencé toute l’Europe du moyen-âge (Arthur, Lancelot, Mélusine, Tristan et Iseult deviennent des symboles pour l’Europe … )(43). L’immense juriste breton Marcel Planiol, grand spécialiste de nos institutions, a écrit que le droit médiéval breton, imprégné du respect de l’être humain, contient en germe ce que l’on a appelé des siècles plus tard les droits de l’homme (44).  Je confirme cette analyse. En 1675, répondant par l’entente des êtres humains aux massacres français d’une barbarie inouïe, des hommes simples, de Basse-Bretagne, à quelques kilomètres de mon lieu de naissance, élaborent le Code Breton, que d’aucuns présentent comme l’ancêtre de la Déclaration des droits de l’homme est du citoyen de 1789 : ils ne préconisent pas l’abolition de la noblesse par l’assassinat, comme le feront les Français, mais la fusion des classes sociales par les mariages et la bonne entente des hommes et des femmes qui composent la société. Sur un autre plan, dans des remontrances très sévères, tout au long du 18ème siècle, le Parlement de Bretagne sermonne le roi de France, pour lui rappelerles principes sacrés ce qu’un souverain digne de l’être doit respecter, et ce que sont les droits de la Bretagne et des êtres humains, notamment en matière de justice (44 bis).  Ils ont l’audace de lui donner des leçons de bonne gouvernance, de lui expliquer ce qu’est un roi, et les bornes qu’il n’est pas autorisé à franchir  (45) ! L’orgueil et le narcissisme national breton, leurs propos très dévalorisants à l’égard de la France apparaissent partout, du haut moyen âge à 1789 : on ne voit pas comment ce peuple irait chercher ses modèles ailleurs, alors qu’il joue un rôle moteur dans le combat contre l’arbitraire royal ! Fait capital pour ceux qui nous lisent : les admonestations des Bretons au roi de France, énoncent très clairement, des dizaines d’années en avance sur les Français, ce que dira la Déclaration universelle des droits de l’homme, affirmant avec une clarté lumineuse les plus importants de ces principes universels, notamment en matière de Justice, que la France, toujours dernière, prétend avoir inventés ! Impossible  à croire ? Qu’on se réfère aux citations ci dessous, qui sont irréfragables ! (45bis). Les Bretons, ce peuple de demeurés et de ploucs, précurseurs des principes universels des droits de l’homme, avant la France ? C’est ce dont on va avoir la preuve en se reportant à la note ci dessous (45bis).

Aussi, en 1789, en arrivant à Paris, les Bretons apportent-ils dans leurs bagages leurs idées de Liberté et de lutte contre l’arbitraire (46). L’évêque de Dol  fort peu porté aux compliments inutiles, est reçu très fraichement par le roi Louis XVI, car il a dénoncé sans détours le luxe scandaleux de la cour, et la corruption de son entourage (47). Pendant tout le siècle, avec une pugnacité exceptionnelle, les Bretons ont joué un rôle important, par leurs relations avec les autres parlements du royaume, pour contrarier le pouvoir arbitraire de PARIS, pour insuffler l’esprit de résistance (48). Ils sont des précurseurs, en aucun cas des suiveurs. En matière de droits de l’homme – qu’on lise bien ceci, et qu’on le répète partout : les Bretons précèdent les Français, et sont de ceux qui leur ont montré le chemin; ils n’ont cessé d’agir dans ce sens, pendant tout le siècle qui a précédé la prétendue révolution, par leurs actes, par leurs écrits, par le rôle dominant qui a été le leur dans l’agitation parlementaire des provinces françaises, et leur opposition jamais lassée contre le pouvoir arbitraire monarchique.

Tous savent que la célèbre nuit du 4 août, au cours de laquelle l’Assemblée nationale, présidée par le breton Isaac Le Chapelier, abolit les privilèges du clergé et de la noblesse, est largement le fruit des travaux du Club breton, qui réunit nos députés, délégués aux Etats généraux, et de l’esprit de Liberté que notre pays y apporte (49). Leur détermination est communicative. Les Bretons, d’ailleurs, ont longuement hésité à déférer à la convocation royale aux Etats généraux de Paris, qui sont ceux d’un Etat étranger, non le leur; ils n’y ont été présents que parce qu’il vaut mieux être présents qu’absents (50).

– L’adhésion à la France ? Il est aussi stupide de prétendre cela, que d’affirmer qu’en 1940, les Français souhaitent être intégrés dans l’Allemagne nazie. Aucun peuple envahi, conquis, détruit, humilié par un voisin belliqueux et tortionnaire n’a jamais accepté cette situation.  C’est la loi de la nature, elle est incontournable. Il y a d’ailleurs chez les bretons de 1789, un réel mépris pour les Français (51). Très fiers de leur Nation, de leur histoire, de leur langue, même s’ils n’envisagent pas la suppression de la monarchie – pour la raison qu’ils ne possèdent aucun moyen militaire pour chasser les Français -, ils conservent la forte nostalgie du régime ducal, et affichent partout leur insolente identité bretonne. Nulle part n’apparaît le moindre attachement à la France,sûrement pas le désir de s’intégrer dans ce pays (52) : c’est de détestation assumée qu’il s’agit. Tous les cahiers de doléances rédigés par les Bretons en 1789 réclament avec force le maintien de leurs institutions ancestrales, de leurs lois, de leurs coutumes ce qu’ils appellent « leurs libertés », terme hautement significatif. Nation à part entière, beaucoup plus ancienne que la nation française, tant maltraitée par les gouvernements de ce pays qui n’est là que par la force, ils n’acceptent en aucun cas l’idée – stupide –d’en faire partie (53).

L’apport des Bretons à leurs voisins français à la lutte contre l’arbitraire de la monarchie française est considérable. Tous les historiens l’ont écrit et reconnu (54).

La France est-elle reconnaissante du concours très actif des députés Bretons lors des réunions de l’Assemblée nationale réunie à Paris ? Poser la question, c’est y répondre : c’est l’inverse qui se produit, bien entendu : c’est ainsi que la France a toujours agi à l’égard des Bretons. De nouvelles monstruosités sont commises par les dérangés mentaux de Paris. Bien loin d’apporter aux Bretons la Liberté, à laquelle ils aspirent, les « révolutionnaires » – parmi lesquels de véritables malades psychiatriques –, après avoir injurié nos députés (Mirabeau ose les traiter de « pygmées » ….), ils .. détruisent tous les droits ancestraux du pays (55) :

  • Le régime d’autonomie de la Bretagne est supprimé ;
  • le pays est découpé en « départements », administrés par des gauleiters français, sous le nom de « préfets »; la Bretagne, ce vieux pays, n’a plus le droit d’exister;
  • Les institutions antiques – les Etats et le Parlement – sont supprimées. Les Bretons se voient interdire de décider eux mêmes de leurs impôts, et de voter leurs lois.
  • En 1793 et en 1794, les armées françaises se livrent en Bretagne et en Vendée à des massacres d’une cruauté inouïe, parmi les plus horribles de l’histoire de l’humanité, supérieure à celles des nazis et de Daesh. Cette période est dénommée aujourd’hui la Shoah bretonne (taper dans Google : Shoah bretonne) (55 bis).
  • La langue bretonne est interdite et humiliée ; en 2016, elle est presqu’anéantie. 
  • l’histoire de Bretagne, interdite, fait hallucinant, est remplacée …. par l’histoire de France ! (55 ter).
  • Cette période est une colonisation impitoyable, et de décervelage terrifiant, réalisé par les préfets, les instituteurs, les écoles, l’administration.  » La Bretagne est une colonie, comme l’Alsace et les Basques, plus que la Guadeloupe » écrit en 1831 Jules Michelet;
  • Les injures déversées sur les Bretons jusqu’à aujourd’hui, sont ignobles. « Les Bretons, c’est comme les cochons », dira le « ministre » Charles Pasqua, l’homme du SAC, condamné à deux ans de prison, avec sursis, malheureusement … Le chanteur Berroyer chante que les enfants bretons promenés par lesbretonnes … sont des gorets .. Les tribunaux français refusent de condamner ces ignominies.
  • Les Bretons, humiliés, développent un sentiment très fort de dévalorisation, de honte de soi, et de culpabilité, qui a persisté bien au delà de 1950, décrit cliniquement sous le nom de « syndrome breton »;
  • L’économie est ruinée ;
  • la Bretagne perd dans les guerres françaises – qui ne sont pas les siennes – plusieurs centaines de milliers de ses jeunes, sur lesquels reposait l’avenir du pays : le courage et le sens du devoir fait d’eux une chair à canons que l’on sacrifie en priorité, sans aucune sorte de scrupule. Ces ploucs combattent aux premières lignes. Les Bretons sont considérés comme les meilleurs régiments de France, ce qui est vrai. « Ce que j’ai consommé aujourd’hui comme bretons », dira le débilissime général français Nivelle.
  • Boursouflure inouïe, la France s’auto-proclame seule nation sur les territoires qu’elle a envahis; les Bretons, peuple identifié depuis l’antiquité est interdit d’afficher sa dignité de Nation, ce que n’avaient jamais osé faire les rois capétiens.
  • Le statut de la femme régresse, au plan légal, d’une manière considérable sous l’effet des prétendus principes d’égalité révolutionnaires, antiféministes féroces, et surtout du code civil napoléonien, qui subordonne la femme à son mari, et en fait, pratiquement, sa servante, celui-ci devenant un patron, auquel, selon la loi, « elle doit obéissance » (!), le retour au Coran, en quelque sorte !
  • Le pays n’a plus le droit de rien décider de ses affaires, et n’est jamais consulté sur rien, sûrement pas sur les impôts qui lui sont infligés.

Voilà en quoi consiste l’oeuvre civilisatrice de la France en Bretagne : une catastrophe, la même qu’en Occitanie, en Corse, en Savoie, à Nice, en Alsace, au Béarn, au Pays Basque (57).

La « révolution », d’ailleurs, est globalement un désastre pour la France, même si le régime monarchique, incompétent et corrompu, était condamné à disparaître (57 bis). Pour l’Europe encore plus, puisque, brandissant avec une prétention inouïe les principes de Liberté qu’elle n’a jamais appliqués – surtout pas de 2012 à 2017, intermède de sottise et de corruption -, elle met l’Europe à feu et à sang, jusqu’en 1815, année de la chute définitive de Napoléon, l’un des grands égorgeurs de l’histoire.

Les gouvernements des Ducs bretons avaient été très bénéfiques. Ces souverains gouvernaient un pays qu’ils aimaient profondément (aucune sorte de doute à cet égard, qu’on en prenne bonne note). Anne de Bretagne fut la plus remarquable des souveraines bretonnes. Elle reste notre héroïne nationale, comme Jeanne d’Arc est celle des Français (58). Les rois de France, eux, ont exploité notre pays comme une ferme, la vidant de sa substance pour leurs entreprises douteuses, sans aucune sorte de respect pour les Bretons; la « république » en a fait un réservoir de chair à canon, et d’instruments de conquête de son empire, aux dépens des peuples du monde (59), et, durant tout le 19ème siècle, l’a transformé en une contrée désespérément pauvre (selon l’expression de Marcel Texier, en « trou du cul du monde« ). De sujets sous les rois de France, ils sont devenus desesclaves sous la férule impitoyable du pays auto-proclamé des droits de l’homme : durant toute cette époque désastreuse, il est permis d’être esclave, en aucun cas d’émettre des prétentions conformes aux intérêts réels du pays. Toutes les carrières, tout l’enseignement sont étroitement placés sous la coupe de l’occupant, auquel on doit obéir, à peine d’être rejeté ou sanctionner.

Ces malheurs ne sont pas les seuls. En 1941, le régime de Vichy mutile la Bretagne de son département le plus riche, véritable poumon industriel du pays (60). En 2014, à la faveur d’un « redécoupage » inutile de l’hexagone, dans des conditions d’absolue incompétence, et sous l’influence des « amis » et des « clients » du régime, au premier rang desquels Jean-Yves Le Drian et Jean-Marc Ayrault (61), cette amputation est maintenue par François Hollande, président aujourd’hui déchu, moralement jugé, en violation du droit international, qui interdit catégoriquement de mutiler le territoire des nations dites « minoritaires » (62). Nantes et la Loire Atlantique représentent aujourd’hui 33 pour 100 de la richesse de la Bretagne, ce qui permet de comparer la Bretagne aux régions les plus riches d’Europe, et la place au dessus de nombre de pays membres de l’ONU (63). Les « députés » et les « sénateurs » bretons, pour la grande majorité, en acquiesçant à cette infamie contraire au droit international, et en violation des promesses solennelles faites à ceux qui les ont élus, sont complices de ce crime de lèse-nation (64). La prétendue « démocratie » française a sombré, surtout depuis 2012, dans le ridicule : les prétendues « élections » sous influence française, sur lesquelles ce pays tente de faire accroire qu’il est un modèle pour tous le pays du monde, ne sont même pas un trompe l’oeil : les candidats à la députation et au sénat, au prix d’un lèche-bottisme et d’une servilité de longues années, ayant donné toutes les les preuves de leur soumission, sont agréés par le « système », et sélectionnés et investis par les deux ou trois « partis » politiques (certains auteurs, réalistes, disent : « de deux ou trois gangs politiques »), qui détiennent le pouvoir à Paris, en marché captif (65). La France n’est pas une démocratie, elle ne l’a jamais été. La vie politique n’y est rien d’autre qu’un marché de magouilleux, de dupes, d’ambitieux et d’esclaves. Les exceptions des quelques personnalités honnêtes qui s’y sont fourvoyés – il en existe tout de même quelques exemplaires, car la nature humaine est diverse – n’altèrent en rien cette analyse (66).

Pire : les Bretons, peuple économe et travailleur, est soumis à l’absurde législation française, capharnaüm de centaines de milliers de textes, véritable salmigondis, dans lesquels on ne comprend plus rien, et qui paralyse toute la vie économique et sociale. Pire encore : les Bretons doivent supporter une fiscalité inique et stupide, la plus lourde du monde, depuis l’année écoulée. Le montant des prélèvements obligatoires est le plus fort du monde : 47 pour cent depuis 2016, plus fort que celui du Danemark (67). Tout ce fatras est digne d’ être jeté dans la poubelle. En termes de gouvernance, la France n’est pas un pays médiocre : elle est un pays plus que minable : désastreux, incompétent et corrompu.

LA PRETENDUE DECLARATION DES DROITS DE L’HOMME (68). En 1789, la France publie à son de trompettes une « Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen », et fait accroire qu’elle a « inventé » les droits de l’homme (sic),  qu’ « elle a apporté la liberté au monde », et que sa langue, la plus belle, est digne d’être parlée par l’espèce humaine ( = incroyable, mais vrai). Cette « Déclaration » est une supercherie (69). C’est un texte philosophique, certes remarquablement écrit, mais jamais appliqué,autrement que comme un instrument de propagande, un « fonds de commerce » disent les plus lucides. Les principes qui y sont énoncés, l’ont été, très longtemps auparavant, dans les mêmes termes, par l’Angleterre et d’autres pays, la Hollande et les Etats Unis notamment. Les prémisses des droits de l’homme sont énoncés dans l’antiquité, dans le code d’Hammourabi et dans les lois de Cyrus le grand. Le message du Christ est le grand tournant mondial des droits de l’homme (70). La « révolution » française, même si elle a aboli, en théorie, les privilèges des nobles et du clergé, a substitué à ceux-ci une autre aristocratie : celle de l’argent (71). Elle n’est en réalité une suite de massacres, de spoliations, et de corruptions au bénéfice des plus mauvais, des plus corrompus (Barras, Talleyrand, Fouché …). Les régimes corrompus qui se succèdent ne sont en rien plus libéraux que la monarchie capétienne, au moins jusqu’en 1870. Il fallait être stupide pour faire de cette période dite « révolutionnaire » les bases de la religion nationale française.

La France, pays des droits de l’homme ? Ridicule (72). Les violations des droits de l’homme par la France sont régulièrement dénoncées par les instances internationales. En tous cas, ce pays n’est sûrement pas celui des droits de la femme ! Les Bretons connaissent l’égalité de l’homme et de la femme avant Jésus-christ ; la femme française, mineure juridique jusqu’à ces toutes dernières années(obéissance obligatoire à son mari, interdiction d’exercer une profession sans l’autorisation de son mari, interdiction de posséder une compte bancaire  n’obtiendra le droit de vote qu’en … 1944, après des combats épuisants, et bien après les autres pays civilisés (73). Ainsi, la femme ne retrouve ses droits, que la société bretonne lui reconnaissait avant le Christ, qu’aux approches de l’an 2000 ! Belle société que celle-là !

Les dégâts commis par le colonisateur français en Bretagne en cinq siècles sont colossaux,incalculables, abyssaux. Les Bretons, écrit l’écrivain Herbert Pagani, sont les Juifs de la France. Ce que confirme Nazo Nétanel, président de l’association Bretagne Israel. Jusqu’à présent, en l’absence d’enseignement de notre histoire, la recherche étant volontairement stérilisée par ceux qui, complices, détiennent le pouvoir dans nos facultés – plus particulièrement depuis la publication de nos travaux sur la toile et dans les médias étrangers -, presque tous en Bretagne l’ignoraient. Au point que nos premières publications ont été insultées par des centaines de Bretons, pas seulement par sottise, mais parce que la révélation de cette histoire occultée par le pays occupant, paraissait strictement incroyable (74). Ce temps est dépassé : personne n’ose plus critiquer nos recherches.

La France est encore là, en 2017 : les Bretons, humiliés, ruinés, gouvernés de l’extérieur par un Etat incompétent et corrompu, veulent s’en débarrasser,bien que, leur cerveau lessivé par la propagande française leur interdit

Les gouverneurs français, comme les intendants, furent honnis, comme tout ce qui est imposé, depuis que le monde existe, par les pays occupants : cette loi est universelle, même nos brillants universitaires devraient la connaître; mais ils font la bête, sans difficulté aucune, d’ailleurs, car nul ne peut échapper à sa nature profonde, quelqu’effort que l’on fasse pour tenter de donner le change.

A la veille de la  » révolution  » de 1789, les Bretons ayant, à force d’obstination et de résistance féroce, reconquis une grande partie de leurs prérogatives, les Intendants, méprisés depuis l’origine, sont réduits à rien. Ils sont quasi inexistants, on ne les voit plus, ils s’abstiennent de paraître et d’agir, ils se cachent presque. Les Etats de Bretagne ont créé – et imposé – une  » Commission intermédiaire  » qui est devenue, peu à peu, un agent indépendant du pouvoir royal (Armand REBILLON, Les Etats de Bretagne de 1661 à 1789, Paris 1932, Editions Picard, pages 461 à 513). Le pouvoir de Versailles a dû abandonner de nombreuses compétences aux Etats de Bretagne; la commission intermédiaire des Etats est l’instrument d’une autonomie pleine et entière, dans les domaines que le pouvoir central a renoncé, par force, à administrer  (Sur cette époque, lire, entre autres, l’excellent ouvrage, très documenté, de Jean QUENIART, professeur à l’Université Rennes 2, Editions Ouest-France, 2004, en particulier les pages …..).

Contrairement à ce qu’on a appris aux jeunes Bretons à l’école, la Bretagne pré-révolutionnaire, en 1788 et en 1789, ne tourne absolument pas les yeux vers la France, dont elle n’a récolté que des malheurs, et QU’ELLE MEPRISE, fondamentalement, mais vers elle-même, dont les ressources combattives restent considérables. Les Bretons de cette époque sont admirables dans leur intransigeance à l’égard de l’Etat oppresseur : va-t-on, enfin, être débarrassé des Français ???

Voila ce que furent les Intendants, les prédécesseurs de nos modernes  » préfets  » : des corps étrangers, résolument non désirés dans notre Pays, imposés par le gouvernement étranger de Versailles, et dont on espérait bien se défaire. Le dernier Intendant français, Bertrand de MOLLEVILLE ( …) fut particulièrement malmené par les Bretons (Henri FREVILLE, L’intendance de Bretagne (1689-1790), Rennes, Editions Pilhon, 1953, tome 3, pages 129 et suivantes. Jean QUENIART, ouvrage cité plus haut).

La barbarie de la révolution française, dite  » des droits de l’homme « , fait que les Intendants d’ancien régime sont encore là. Seul leur titre est changé. La France, dont les malversations et les crimes contre l’humanité, à Nantes et dans le département de Loire Atlantique, en 1793 et en 1794, sont aujourd’hui connus dans le monde entier, malgré le silence sépulcral de nos prétendus « élus », est aussi toujours là. Pour combien de temps ?

1789 est désormais désignée comme l’année de la Shoah bretonne.

N’est-il pas scandaleux que la France ne nomme dans ces fonctions que des français, témoignage du régime colonial imposé à notre Pays ? Et que des  » députés « , des  » sénateurs « , des  » conseillers régionaux « , pour notre honte, acceptent cela, sans jamais émettre la moindre protestation ?

Tous les auteurs (sauf les marxistes de l’Université bretonne, pour qui l’histoire commence en 1789), sont d’accord sur un point : sous les rois de France, quelque pesante que fut la tutelle qu’ils exerçaient sur la Bretagne, il y avait au moins une faculté de discussion. La Bretagne entretenait à Versailles des  » députés en cour « , qui représentaient les intérêts bretons, afin d’obtenir la suppression de certains impôts abusifs, de faire rapporter des mesures illégales, de présenter des  » remontrances « , parfois d’un extrême dureté (dans le fond, sinon dans la forme, toujours respectueuse) (Sur ce point, consulter : Marcel PLANIOL ……. Pour le royaume de France, en général : Fr. OLIVIER-MARTIN, Histoire du droit français, Paris, 2005, pages 397 et suivantes)…

(Je me promets, depuis longtemps, de vous livrer quelques unes de ces remontrances, colligées par A. LE MOY, dans son remarquable ouvrage : Remontrances du Parlement de Bretagne au XVIIIème siècle, Paris, Librairie H. Champion, 1909). Vous serez stupéfaits, et fiers tout à la fois, des propos que nos députés et magistrats étaient capables de tenir au pouvoir français de Versailles : voyez la soumission des couleuvres actuelles, et leur avidité. La « spécificité » bretonne était reconnue, absolument, et nul ne nous fit querelle  – si ce n’est quelques scribouilleurs français comme l’abbé VERTOT, voir ce nom -, de revendiquer HAUTEMENT nos antécédents, notre magnifique Histoire nationale, ET NOTRE QUALITE DE NATION.

Avec quelle émotion vous allez pouvoir lire les textes recueillis par Loeiz Le Bec, sous le titre  » Protestations adressées au roi et au public « , par monsieur de BOTHEREL, Procureur Général des Etats de Bretagne : en 1789, avant le cataclysme de la révolution dite des droits de l’homme, les Bretons N’ONT JAMAIS CESSE D’ÊTRE UNE NATION, il n’est question pour PERSONNE de prétendre le contraire, pas davantage de contester ses droits sacrés ….(Editions AN HERE, Ar Relecq Kerhuon, 2000)

(Quelques extraits du célèbre discours du comte de BOTHEREL sont reproduits dans le mémoire de DEA de Louis MELENNEC, publié sur la toile).

(34) Bonvallet Yves, Des contraventions au traité d’union entre la Bretagne et la France de 1532 à 1715. Paris 1942, éditions Tepac. Cet ouvrage majeur est inconnu des « hystoriens » bretons. Il est introuvable. Il démontre comment, au prix de recherches très savantes de cet auteur, la France viole tous les engagements solennellement proclamés en 1532. Cet édit, proclamé pour calmer les oppositions à l’annexion, rejetée férocement par les Bretons, .. Aux termes de cet Edit, lorsque la Bretagne sera « réunie » à la France, ce pays sera gouverné comme sous ses ducs souverains. Les Institutions resteront ce qu’elles sont, les impôts ne pourront être levés que du consentement des Etats,   ……….

Mais toutes ces promesses solennelles sont violées : les fonctions de chancelier sont supprimées, le gouvernement (conseil ducal) est supprimé,  …

La Bretagne n’existe plus en tant que pays souverain; c’est une colonie exploitée comme une ferme;

(35)

(36) Planiol Marcel, Histoire des institutions de la Bretagne

Quéniart Jean, La Bretagne au 18ème siècle,  ..

Rebillon Armand ..

(37)

Quéniart Jean, La Bretagne au 18 ème siècle, Rennes, 2004, éditions Ouest France.

 

(38)

Quéniart Jean,

(39)

Quéniart Jean

 

Rebillon Armand,

(40) La fuite de l’Intendant-gauleiter français : retour de son « collaborateur » à l’envoyeur français. 1788 : un exploit exceptionnel.

Quéniart Jean, La Bretagne au 18ème siècle, Rennes 2004, éditions Ouest-France, page 135.

Fréville Henri, L’intendance de Bretagne, Rennes 1953, pages 241 et 242.

Nous avons tous appris à l’école, que la France avait cueilli la Bretagne dans la fange, qu’elle l’avait élevée à la civilisation, et que, en 1789, notre pays avait accueilli les crimes et les massacres français avec enthousiasme, comme libérateurs de l’ordre ancien.  Un « professeur » du collège de France, dénommé Claude Hagège, .. a déclaré très récemment à la télévision : « Les Bretons étaient des sauvages; la France en a fait des êtres civilisés ».

En revanche, honte suprême pour la France, nos manuels scolaires ont totalement gommé l’existence de la Bretagne. Lavisse, auteur du « catéchisme historique » enseigné dans les écoles, ne consacre que dix lignes la « réunion » de la Bretagne, dans les termes suivants : le dernier des « Etats féodaux », se « révolte » contre la France. Charles VIII épouse Anne de Bretagne, et « ainsi, le roi de France devint duc de Bretagne ».  Quant cette « province », un peut plus tard, fut réunie au domaine royal, « le roi fut véritablement roi de toute la France » (page 28). Révoltant.

En juillet 1788, après des escarmouches nombreuses, et des propos très violents, les Bretons réussissent un exploit exceptionnel : ils chassent de Rennes, après l’avoir copieusement injurié, insulté, bafoué, vilipendé, l’Intendant français, gouverneur civil (fonctionnaire que les Allemands, plus tard, sous Hitler, désigneront sous le nom de gauleiter).

Cet épisode, important, bien loin d’être anecdotique,  inconnu à ce jour, sauf de quelques-uns, démontre à quel point la France occupante est honnie en Bretagne. Quéniart écrit : « Une manifestation orchestrée, rassemble la foule qui, dans une situation proche de l’émeute, menace l’Intendant français lui-même, quotidiennement bafoué et ridiculisé. »  Le pouvoir versaillais haï réagit avec violence : douze gentilhommes bretons, venus à Versailles pour rencontrer le roi, sont enfermés dans la prison de la Bastille. Un peu plus tard, douze magistrats bretons, délégués auprès du roi, pour faire entendre la voix de leur pays, sont arrêtés à Houdan, et priés fermement de faire demi-tour. Ceci n’émeut en rien les Bretons, qui ont l’habitude des procédés de la dictature française. La brillante « révolution » française n’a pas encore coupé les couilles des Bretons, ils savent encore ce qu’est la résistance. Mais cela ne va pas tarder.

Henri Fréville, de son côté, écrit dans sa monumentale thèse, page 242, tome 3 : « N’ayant reçu aucune assurance du commandant en chef Thiard ( = que sa sécurité serait défendue par par la force et par les armes)  Il quitta Rennes le 9 juillet 1988, à trois heures du matin. Le 11, à cinq heures du soir, il était à Versailles ».

Voila donc l’état de la Bretagne en 1789 : la détestation de la France, qu’on souhaite voir lever le siège, et quitter la Bretagne.

Existe-il un seul « hystoryen » « breton » qui ait enseigné cela à ses élèves, au lieu de la soupe déversée pendant deux siècles et demi par le pays des droits de l’homme sur la Bretagne, relayée par des « politiques » infâmes, dont plusieurs « agrégés » en histoire ???

 

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Quéniart Jean

(41 bis)

COMMENT LA FRANCE A MATE LES BRETONS, ET LES A REDUIT EN ESCLAVAGE. 

Nous avons maintes fois exposé que la monarchie française des Capet n’a pas été tendre avec les Bretons, peuple rebelle par nature, et attaché à son pays plus qu’à toute autre chose, comme tant d’autres envahis, annexés, humiliés et réduits en servitude. Mais cela n’est encore rien à côté de la diabolique « invention » de la Liberté, version française, par le pays d’à côté, au nom de laquelle notre peuple et le peuple Vendéen ont failli être rayés de la carte de l’humanité, puisque tel fut le projet des déments et malades mentaux qui programmèrent le génocide de 1793 et de 1794. (Relire, à haute voix, en famille et dans les écoles, si on vous laisse faire, l’article : Les armées françaises de la Liberté en Bretagne : pire que Daesh).

Voici, toutefois, un bref résumé des procédés utilisés en Bretagne par la monarchie française, de 1532 à 1789. Ce résumé est extrait de notre article sur la colonisation de la Bretagne, accessible sur la toile, pour tous ceux qui savent lire – ce qui exclut, bien entendu, les experts et surexperts de Wikipédia, lesquels n’ont pas encore acquis cette science de la lecture, attendu qu’ils sont les auteurs d’une admirable encyclopédie des erreurs et de l’inculture.

L’INCROYABLE PANOPLIE DE LA FRANCE,  » mère des Arts, des Armes et des Lois « , POUR TENTER DE MATER LA BRETAGNE ET LES BRETONS.

L’exposé savant et détaillé des auteurs cités maintes fois dans nos articles (Rébillon, Le Moy, Carré, Fréville ..), ainsi que de Quéniart, notre contemporain ( ….), apprend au lecteur étonné, sinon stupéfait – contrairement à ce qu’enseigne l’université bretonne -, non seulement que l’hostilité des Bretons – dont tous les auteurs reconnaissent qu’ils appartiennent à un autre univers que les provinces françaises, cet  « univers » n’étant rien d’autre que l’appartenance à une nation antique, antagoniste de la nation française, c’est à dire pourvue d’un sentiment national puissant -, à l’égard de la France et de son gouvernement est féroce. « Ils ne tendent qu’à l’indépendance » , écrit le maréchal de Montesquiou, commandant en chef nommé par Versailles (cité par Queniart, page 54). Et que le pays occupant use de tous les moyens malhonnêtes à sa disposition, d’une manière répugnante pour réduire les « têtes mal voulantes » , et les oppositions qui se renouvellent sans cesse, comme une hydre à sept têtes, qu’il ne sert à rien de décapiter, car elles repoussent aussitôt.

Le  « répertoire »  de la France pour tenter de  « tenir » les Bretons est incroyablement varié, et s’adapte aux circonstances :

Massacres militaires (Saint – Aubin – du Cormier : 6000 soldats de notre armée nationale massacrés par les armées de Charles VIII), menaces, intimidation, révocations, suppression des fonctions dont vivent leurs titulaires, destitutions, confiscation des biens meubles et immeubles, achat des consciences, corruption, pots de vin, emprisonnements, nomination de français ou de collabos dans les fonctions importantes, exils répétés des opposants, dissolution des corps constitués, lettres de cachet, exécutions capitales (dans l’affaire Pontcallec), interdiction faite à certains députés (jusqu’à plusieurs dizaines) de se présenter aux séances des Etats, interdictions faites à certains magistrats de siéger au Parlement, enregistrements forcés des lois françaises, pour leur donner force obligatoire, alors que, selon le droit, le consentement des Etats et du Parlement sont obligatoires, mise en recouvrement forcé des impôts illégaux, refusés par les Etats et le Parlement de Bretagne …..

A plusieurs reprises, les magistrats bretons sont sommés de se rendre en corps à Versailles pour se faire  » laver la tête « , et recevoir les ordres du roi (Planiol, tome 5, page 224), ce qui constitue une humiliation abominable (seuls nos lecteurs bretons comprennent ce que nous écrivons ici) …

A cela s’ajoute la menace, très réelle, de nouveaux massacres en cas de soulèvement de la population, ce dont on est parfaitement conscient en Bretagne. Dans l’affaire Poncallec, qui ne réunit pourtant que peu d’insurgés, la France envoie en Bretagne une véritable armée : QUINZE MILLE SOLDATS !!! Les souvenirs des horreurs de 1675 sont dans tous les esprits. Avec raison : en 1793 -1794, la France commettra cet abominable génocide en Bretagne et en Vendée, qui est maintenant, grâce à internet, connu dans le monde entier. Comme le souligne Queniart (page 55), chaque grande famille a beaucoup à perdre d’un conflit durable avec la monarchie : le pays est donc solidement tenu, même si les individus concernés sont bretons dans l’âme, et solidement anti-français.

Sinistre présage : la situation de la Bretagne actuelle n’est pas différente : les Bretons, leur histoire étant enfin retrouvée, n’aspirent qu’à être débarrassés des Français; le peuvent-ils ? Le rapport de force est très nettement en faveur de la France, on sait par quels moyens : l’argent, les rentes, les pensions, les avantages de toutes natures : voyez l’affaire Fillon, qui n’est pourtant que de l’écume; c’est la clé de la situation. Pourtant, rien de cela ne décourage les Bretons, qui ne lâcheront jamais prise jusqu’à la fin de l’ancien régime, en 1789, époque à laquelle ils ont reconquis une véritable autonomie administrative, à force de résistance à l’arbitraire de la France (Après 1789, plusieurs dizaines de milliers de massacres, la mise à mort de la langue nationale, le lavage systématique des cerveaux, auront les effets que l’on sait : la liquéfaction des esprits, c’est à dire la Bretagne actuelle).

On comprend pourquoi la France et les collabos s’opposent avec fureur à l’enseignement de notre histoire dans nos écoles, et combien est absurde ce prétendu projet d’enseigner notre langue dans notre propre pays, en faisant miroiter cette stupidité dénommée « Charte des langues minoritaires », dont nous savons tous qu’elle serait violée par la France, car telle est sa vocation.

Combien de « docteurs en histoire » sont au courant de tout cela, en Bretagne ? Pratiquement aucun, et sûrement pas, comme Kerhervé, ceux qui refusent de lire les articles dans lesquels tout cela est consigné.

 

LOUIS MELENNEC, historien de la Bretagne, docteur en droit.

(Cette étude sera complétée, la liste des atrocités commises par la France en Bretagne est illimitée).

En savoir plus : http://bretagne-culture-histoire.webnode.fr/news/la-france-de-la-liberte-vous-a-t-elle-enseigne-cela/

 

(42) Idéaux bretons. La psychologie des Bretons, même s’il est abusif de simplifier, est fortement imprégnée de la morale chrétienne, et des idéaux du christianisme. Il existe encore, en 2017, une morale exigeante chez de nombreux Bretons.

Régnier – Bohler, Paris 1989, préface du volume La légende Arthurienne, éditions Robert Laffont, collection Bouquins.

(43) Idéaux bretons. Les idéaux chevaleresques bretons ne remontent certainement pas à la prétendue  » révolution des droits de l’homme ». Je revendique avec force cet héritage intellectuel, qui transparaît dans tous mes écrits, même si je respecte profondément celui des autres …

On lira avec la plus grande attention ce que sont les idéaux bretons des premiers temps à aujourd’hui

  • Avant le Christ : Guyon ..
  • Au temps des chrétiens : La Borderie ..
  • Au moyen âge : moyen-âge : http://obvil.paris-sorbonne.fr/corpus/critique/lanson_histoire-litterature-francaise/body-2-2-2
  • Sous les Ducs : Planiol, tome 3, page 94; Dupuy, Histoire de la réunion de la Bretagne à la France, tome 2, page 289.
  • Sous les rois de France :
  • Avant la « révolution :

moyen-âge : http://obvil.paris-sorbonne.fr/corpus/critique/lanson_histoire-litterature-francaise/body-2-2-2

(43)

 

(44)

Planiol Marcel,  Histoire des Institutions de la Bretagne, tome 3 :

Voici ces citations si importantes de Marcel Planiol, notre immense juriste historien, textes que j’aurais pu écrire moi-même :

« Le fonctionnement régulier du Parlement général, le vote des impôts par le clergé, les barons et les villes, le procédé employé pour la confection des ordonnances ( = les lois bretonnes), donnaient aux institutions de la Bretagne un caractère tempéré analogue à celui des institutions anglaises. Ce système contenait en germe toutes les libertés politiques qui s’y développaient peu à peu d’une façon naturelle. La main brutale de la royauté a tout détruit .. » (Tome 3, page 94).

Quels coups de poings dans la doctrine – tout-à-fait ridicule -, des droits de l’homme, prétendument inventés par la France, bonne dernière dans ce domaine !

(45) Droits de l’homme. La Bretagne énonce fermement les Droits fondamentaux bien avant la prétendue révolution de 1789. La France n’a rien apporté à personne dans le domaine des droits de l’homme : strictement RIEN.

La propagande française a accoutumé à faire croire que c’est en 1789 que les Français ont « inventé » à Paris les droits de l’homme. Tous les petits français – et les autres, les Bretons en particulier -, ont appris cela à l’école, car cela était imposé par le gouvernement de Paris, et par le catéchisme laïc répandu obligatoirement partout, celui rédigé par le célèbre Ernest Lavisse – historien d’ailleurs éminent, et qui savait que son catéchisme contenait un grand nombre de mensonges volontaires, destinés à laver les cerveaux des enfants au moyen d’une « lessive » unique, la lessive française.

A cause de sa puissance, de l’étendue immense de son empire coloniale, de son influence par sa langue, devenue universelle par la diplomatie, , la France se livra à une propagande éhontée : faire croire partout que le texte intitulé « Déclaration universelle des droits de l’homme » – texte remarquablement écrit, ce qui n’est nié par personne -, mais qu’elle n’a jamais appliqué, sûrement pas sous le quinquennat de François Hollande, la France « mère des arts, des armes et des lois », a réussi a accréditer cette imposture : qu’ayant « inventé » (sic!), elle est ….. le pays des droits de l’homme (!!!).  Beaucoup d’étrangers croient encore à cette fadaise, radicalement fausse, archi-fausse. On lit cependant, assez souvent,  que la déclaration française doit beaucoup aux déclarations américaines de l’indépendance. On sait aussi que l’Angleterre a précédé la France dans ce domaine de plusieurs siècles.  Nulle part on ne lit les principes solennellement énoncés par le Parlement de Bretagne, plusieurs dizaines d’années avant les Etats-Unis, à plus forte raison avant la révolution française, ont avec force affirmé ces principes. Ce corpus est abondant. On trouverait bien d’autres textes antérieurs dans nos archives bretonnes, si l’on se donnait la peine de les rechercher. Aucun « professeur » d’histoire en Bretagne n’a demandé à aucun élève breton de rédiger une thèse sur ce sujet capital.

Les Bretons n’avaient certainement aucun besoin des Français pour que soient affirmés les droits fondamentaux des êtres humains, car c’est par les Français qu’ils devinrent sujets en 1532, puis esclaves en 1789.

Les bretons, bien avant eux, énoncent ces principes, et sont d’ailleurs bien loin d’être les seuls à le faire  : voir Rials Stephane, La déclaration des droits de l’homme et du citoyen, Paris, Hachette 1988, collection Pluriel.

Le lecteur Breton, si habitué à avoir été traîné dans la boue, par comparaison avec les prétendus principes inventés par la révolution française, lira ici avec stupeur des principes solennellement affirmés par les juristes bretons, principalement les juristes du Parlement de Bretagne : on verra, en lisant – à haute voix si possible – les lignes qui suivent, combien les Bretons sont en avance sur les prétendus révolutionnaires :

:

  • L’égalité de tous les citoyens devant la loi est péremptoirement affirmée par les Bretons. Les Bretons pensent cela si fortement, que cela n’a pas même besoin ni d’être affirmé, ni d’être prouvé :
  • « Que l’homme soit né libre, qu’originairement les hommes soient égaux, ce sont des vérités qui n’ont pas besoin d’être prouvées (Le Moy, page 144). »
  • « On est révolté de cette opinion absurde qui place la honte dans la peine et dans le crime, de cette opinion destructive de toute équité, qui finit toujours par soustraire l’homme riche et puissant à la vengeance des lois, tandis que le malheureux sans crédit est le seul qu’il soit permis aux tribunaux de poursuivre et de punir ».
  • Le roi n’est là où il se trouve, que pour servir l’intérêt général :
  • La doctrine royale est que le roi est seul habilité à décider, dans toutes les matières : « 
  • Les Bretons réfutent vertement cette doctrine absolutiste :
  • « La puissance qui vous appartient est tempérée par les lois, et c’est ce qui la distingue de la puissance absolue … si étrangère au caractère du peuple sur lequel vous régnez .. »
  • La loi est au dessus de tout et de tous, y compris au dessus des rois.
  • « La loi est au dessus des rois eux-mêmes, ils ne sont dans l’heureuse impuissance de rien entreprendre contre les lois … »
  • Si ce principe sacré est bafoué, la monarchie sera détruite :
    • « Si les lois sont impunément violées, la monarchie, qui ne subsiste que par elles, sera ensevelies sous leurs ruines » (Lemoy, page XLVII).
  • Le pouvoir de faire les lois n’appartient pas au roi, mais au Parlement et à la nation :
  • Le souverain, s’il est là où il se trouve par la volonté de dieu …
  • La loi émane de la nation seule : le Parlement a la charge de les faire, de les critiquer, de les appliquer, de veiller à ce qu’elles soient bien appliquées.
  • Le souverain ne peut prélever des impôts que du consentement de ses sujets :
  • Egalité de tous devant la loi.
  • Le droit de tous à la justice, et à une justice juste. Tous les hommes doivent avoir un égal accès à la justice  : les juges doivent être les mêmes pour tous, les riches et les pauvres doivent être jugés de la même manière :
  • « On est révolté de cette opinion absurde qui place la honte dans la peine et dans le crime, de cette opinion destructive de toute équité, qui finit toujours par soustraire l’homme riche et puissant à la vengeance des lois, tandis que le malheureux sans crédit est le seul qu’il soit permis aux tribunaux de poursuivre et de punir ». (Le Moy, page 148).

« Que les juges des grands soient aussi ceux des peuples »; 9 août 1788, déclaration de 91 des 125 avocats rennais; cité par Quéniart, page 136.

  • La loi doit être juste, dans le cas contraire, elle est sans effet  :
  • « Les lois (doivent) être revêtues de tous les caractères d’équité et d’authenticité qui seules les rendent obligatoires » (Idem). (Le Moy, page 148).
  • Les actes arbitraires sont interdits. Seules les lois justes ont force obligatoire: les lois injustes n’ont pas à être obéies. A contrario, les lois injustes n’ont aucune force obligatoire.
  •  Pas de condamnation sans loi « Nul ne peut dans aucun cas être légitimement condamné que par les lois » (Le Moy, page 148). 
  • Les Bretons proclament donc ce principe sacré : nullum crimen, nullum paenae sine lege : il n’y a ni crime ni sanction sans loi.
  • Droit de n’être jugé que par des magistrats. Les hommes ne peuvent et ne doivent être jugés que par des magistrats formés à cette fin :
  • « Nul dans aucun cas ne peut-être légitimement condamné que par les magistrats préposés pour comparer sa conduite aux lois ».
  • Liberté. Interdiction des détentions arbitraires et des lettres de cachet :  »
    • Lutte contre l’arbitraire et la tyrannie : les tyrans ne doivent pas être obéis, ils doivent être combattus :

Comme on le voit, les Bretons, en matière de Droits de l’homme, non seulement la France n’avait rien à apprendre aux Bretons, ce sont les Bretons – avec d’autres, il convient de l’affirmer très clairement -, qui ont servi de professeurs à la France réactionnaire. On voit à quel point les Bretons ont été « roulés » par la France, de 1789 à aujourd’hui, par le lavage des cerveaux qui leur a fait accroire que c’est la France qui leur a apporté la lumière. Notre Parlement breton a énuméré avec une lucidité et une fermeté remarquables, ce que diront, avant, en même temps ou après eux, les députés réunis à Paris en 1789.  Ils ont très largement précédé la prétendue révolution française, dans l’énoncé très ferme des droits fondamentaux des hommes et des femmes. Du reste, la fameuse nuit du 4 août, au cours de laquelle furent abolis les privilèges seigneuriaux de la noblesse et du clergé, était présidée par un breton, le rennais Le Chapelier.

Et combien coupables les « professeurs » hystoriens-bretons qui n’ont rien dit de tout cela à leurs élèves ! Ils sont notre honte.

(46)

Denis Michel, Rennes, le berceau de la liberté, une ville à l’avant garde, Rennes 1989, éditions Ouest-france …Ouvrage remarquable et précis,

 

La Borderie Arthur Lemoyne de

Mélennec Louis, Le rattachement ;;;

 

Quéniart, 

Mélennec Louis, Le rattachement de la Bretagne à la France, Méoire

Extraits, pages 33 et suivantes :

« Lors de la révolution de 1789, non seulement les Bretons n’étaient pas hostiles aux réformes, mais les réclamaient, comme d’ailleurs tout le reste du royaume. Les Bretons jouèrent un rôle important dans la genèse des réformes. On admet très généralement que la nuit du 4 août 1789 fut préparée au Club breton, et que celui-ci fut une préfiguration du Club des Jacobins. Les réformes réclamées par les Bretons sont généralement hardies, intéressant tous les domaines : le gouvernement (obligation pour le principal ministre de présenter un bilan annuel écrit à la Nation, responsabilité des ministres des deniers dont ils ont l’usage) ; la représentation nationale (réunion régulière des États généraux, nombre égal de députés pour chaque ordre, vote par tête) ; les impôts (suppression des impôts inutiles, consentement du peuple à l’impôt, contribution de tous aux dépenses d’intérêt général, selon les possibilités de chacun) ; l’administration ; les privilèges (abolition des privilèges de la noblesse et du clergé, suppression des emplois inutiles, suppression des dons, pensions et gratifications, libre accès du tiers État à toutes les professions, sans exception) clxxxvi.

En revanche, les Bretons sont fermes sur plusieurs points : le maintien de leur religion, la protection et le maintien de leurs institutions. Les cahiers de doléances, sur ce point, sont très éloquents. Ainsi le cahier général des ressorts de Châteaulin et de Carhaix :  » Le vœu général et unanime de plus de cent mille de vos fidèles sujets … est qu’il ne soit porté aucune atteinte au culte de notre religion, [et ] que les droits, franchises et immunités de la province soient conservés dans leur intégrité clxxxvii.

A la suite de la nuit du 4 août, on prétendit anéantir les privilèges des provinces, et imposer l’unité administrative du royaume clxxxviii. La nouvelle division territoriale fut adoptée par la loi du 22 décembre 1789. Un système unique fut adopté : le territoire fut divisé en départements, lui-même subdivisé en districts, les districts divisés en cantons, les cantons en communes. Le nombre des

départements fut fixé à quatre vingt trois par le décret du 15 janvier 1790. Mirabeau voulut  » une division matérielle et de fait, propre aux localités, aux circonstances, et non point une division mathématique … » ; il souhaita qu’elle fût  » désirée par toutes les provinces, et fondée sur des rapports déjà connus » clxxxix.

Pour la Bretagne, cela n’alla pas sans difficultés. Nation plus vieille que la France, elle entendait que sa Constitution fut respectée. Les députés bretons acceptèrent la division de leur pays en départements cxc. Mais dans la nouvelle organisation décidée par la Constituante, les anciens États n’avaient plus leur place. Le 5 novembre 1789, les réunions d’États provinciaux avaient été interdites. Un décret du 3 novembre 1789 ordonna aux Parlements de s’ajourner. La Chambre des vacations de Rennes refusa, et fut inébranlable dans sa décision. Le 15 décembre 1789, l’ Assemblée Nationale décida de faire comparaître devant elle le président et les membres de la Chambre. Le président de La Houssaye et ses collègues comparurent le 8 janvier 1790. La Houssay exposa que la Constitution de la Bretagne interdisait que les institutions fussent changées ou modifiées sans le consentement des États :  » Pour que le Parlement de Bretagne pût se croire autorisé à enregistrer, sans le consentement des États, les lois qui sanctionnent les décrets de cette assemblée, il faudrait que la province eût renoncé à ses franchises. Or, n’a-t-on pas vu nos pairs défendre à toutes les époques les droits inviolables du pays ? Les deux ordres réunis à Saint-Brieuc n’enjoignaient-ils pas naguère à leurs députés de s’opposer à toute atteinte que l’on pourrait porter aux prérogatives de la Bretagne ? Les deux tiers des communes de la province se sont exprimés plus explicitement encore dans leurs cahiers. Or, ces cahiers, nous ne craignons pas de le dire, fixent immuablement les limites de votre autorité, jusqu’à ce que les États de Bretagne, légalement assemblés, aient renoncé expressément au droit de consentir aux lois nouvelles ».

Le 9 janvier, l’abbé Maury prononça devant l’assemblée constituante un discours dont voici les principaux extraits cxci:  » … Le fait que vous allez examiner dans ce moment est extrêmement simple. Onze magistrats qui formaient la Chambre des vacations de Rennes ont refusé, après l’expiration de leurs pouvoirs d’enregistrer les lettres-patentes rendues sur votre décret du 3 novembre pour proroger indéfiniment leur commission et les vacances du Parlement. Ce refus vous est dénoncé comme un crime de lèse- nation. Je n’ai l’honneur d’être ni Breton, ni magistrat ; mais, revêtu du caractère de représentant de la nation, je dirai la vérité avec tout le courage du patriotisme, j’invoquerai la justice. Je vais tâcher de prouver que la Bretagne a des droits aussi anciens que la monarchie, et aussi sacrés que les contrats. Les habitants [de l’Armorique ou de la Bretagne ] qui sous le nom de Celtes, luttèrent glorieusement contre César et balancèrent la puissance des légions romaines, furent toujours soumis à des souverains particuliers. Ces princes exercèrent toujours une souveraineté immédiate sur les Bretons. Cette grande province qui forme aujourd’hui la douzième partie de la population du royaume continua d’être indépendante de la nation française sous l’empire des ducs de Bretagne. … La réunion de la Bretagne à la France avait été, pendant plusieurs siècles, le grand objet de la politique de nos rois. Le dernier duc de Bretagne, François II, étant mort sans enfant mâle, Anne de Bretagne, sa fille unique et son héritière, était déjà fiancée à l’empereur Maximilien ; mais le roi Charles VIII parvint à faire rompre ce projet de mariage et l’épousa en 1491. Le successeur de Charles VIII, Louis XII, qui épousa Anne de Bretagne lorsqu’il eut fait déclarer nul son mariage avec Jeanne de Valois, n’eut de son union avec elle que deux filles, Madame Claude et Madame Renée de France. Louis XII fit épouser sa fille Claude au duc d’Angoulême, son héritier présomptif. Ce dernier prince, devenu si célèbre sous le nom de François Ier, eut deux enfants mâles de son mariage avec la fille de Louis XII. L’aîné de ces princes, Henri II, était appelé par le droit de primogéniture au trône de France, et le cadet, duc d’Angoulême, devait hériter du duché souverain de Bretagne, en vertu du contrat de mariage d’Anne, son aïeule, avec Louis XII. … La France, alarmée, pressa François Ier de consommer, par un contrat synallagmatique et irrévocable, la réunion de cette province à la couronne. Pressé par les vœux de tout son peuple, François Ier alla tenir lui-même les États de Bretagne à Vannes en 1532. Ces États de Bretagne, dont on trouve aujourd’hui l’organisation si vicieuse, conclurent le Traité au nom de tout le peuple breton : les nations transigèrent ensemble. La Bretagne fut unie à la couronne de France, et le

contrat qui renferme les conditions a été ratifié, depuis cette date, de deux ans en deux ans, par tous les successeurs de François Ier, jusqu’en 1789″.

L’abbé Maury ajoute :  » L’intérêt commun est que la justice soit respectée. Tous les droits particuliers reposent sous la sauvegarde de la foi publique. Les peuples ont des droits. Les prérogatives de la Bretagne n’ont rien d’odieux pour la nation française, si elles émanent d’une convention libre et inviolable.

Tous les cahiers du clergé et des communes de Bretagne demandent unanimement la conservation des Droits, Franchises et Privilèges de la province. Les Bretons déclarent ne vouloir se soumettre à aucune décision de l’Assemblée Nationale, à moins que ses décrets n’aient été librement adoptés par les États particuliers de la Province. Ce n’est qu’à cette condition que la Bretagne nous a envoyé des députés, en se réservant ses franchises que la Nation française n’a pas le droit, et par conséquent le pouvoir de lui enlever.

Un principe fondamental qu’il ne faudra jamais perdre de vue dans cette cause, et qui n’est même pas contesté, c’est que la province de Bretagne jouit, par sa Constitution, du droit de consentir dans ses États la loi, l’impôt, et tous les changements relatifs à l’administration de la justice. Cette belle prérogative est la condition littérale et dirimante de la réunion de ce duché à la couronne de France. C’est l’exécution littérale de ce traité de Vannes de 1532 que réclament les Bretons. L’une des clauses de ce contrat porte formellement que la Bretagne aura un parlement, une chancellerie, une chambre des comptes, et qu’il ne sera fait aucun changement à l’administration de la justice de cette province sans le consentement des États.

Tous les engagements des contrats sont réciproques. Les contrats doivent être révoqués de la même manière qu’ils ont été sanctionnés. Il n’y a rien de plus sacré si un pareil titre n’est respecté. C’est donc avec les États constitutionnels de la Bretagne que nous devons traiter la grande question des droits qui appartiennent à cette province.

Il est donc démontré, et je ne crains pas de le publier en présence des représentants de la nation française : la Bretagne est libre, nous n’avons aucun droit sur cette province, si nous ne voulons pas remplir fidèlement les conditions du traité qui la réunit à la couronne. »

La thèse de Maury, on le voit, est fort claire : – La Bretagne, en 1532, dans son propre intérêt, qui rejoignait celui de la France, a contracté avec elle aux termes d’un accord bilatéral. Le principal avantage de ce traité était la garantie d’obtenir une paix perpétuelle. Quoique Maury ne soit pas juriste, et qu’il n’entre pas dans une discussion subtile, il raisonne en homme de bon sens : à l’évidence, le contrat a une cause, il y a réciprocité d’avantages pour les parties. – La Bretagne a participé aux discussions d’une manière libre. Maury trouve une preuve de ce consentement dans le fait que l’union a été sollicitée par les États, et encore dans le fait que le contrat a été renouvelé tous les deux ans. Raisonnement, en effet, en apparence irréfutable. – A partir d’une belle analyse des principes généraux du droit, il poursuit d’une manière imperturbable sa logique : les engagements bilatéraux ne pouvant être dénoncés, si ce n’est de la même manière qu’ils ont été conclus, la France manquerait à ses devoirs sacrés si elle violait sa parole. On retrouve là, à des siècles de distance, la même dialectique que chez le roi Arthur refusant de payer le tribut aux Romains, et chez le chancelier de Rochefort, refusant en 1487 de donner sa caution à l’annexion de la Bretagne, au motif que  » la force est le contraire du droit ». cxcii

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Denis Michel, Rennes, le berceau de la Liberté, page 67, Mgr Hercé dénonce sans ménagement, quelques causes du déficit budgétaire : « L’opulence et les délices de la capitale et de la cour …, tant d’offices …, tant de charges frivoles et sans dignité .. » On croirait qu’il décrit là les « députés » et les « sénateurs » bretons de 2017 !

(48)

La Borderie Arthur de, Histoire de

Durtelle de Saint-Sauveur, Histoire ..

Denis Michel, Rennes, berceau de la Liberté ..

 

(49)

La Borderie Arthur de ..

Durtelle de Saint-Sauveur ..

(50)

Denis Michel, Rennes berceau de la liberté,

(51) A notre connaissance, aucun historien n’a osé jusqu’ici, affirmer les choses avec cette fermeté. La religion française, enseignée dans nos lycées et collèges – j’ai subi ces absurdités dans mon adolescence -, est la suivante : la Bretagne est un pays arriéré; elle est peuplée de ploucs, d’une sous-humanité, situé quelque part entre les hommes et les animaux (incroyable, mais vrai); sa langue est un jargon, un patois, sans littérature, sans grammaire .. ..

(51 bis) Conjuration de Pontcallec.

Impossible aujourd’hui de trouver une relation honnête de ce soulèvement initié par la petite noblesse bretonne

En …

Le pays ne suit pas, aspirant à la paix, et n’ayant aucun moyen réel de le faire (comparer avec la France de 2017 : scandalisée par la corruption des politiques, mais ne bougeant pas le petit doigt).

La menace est très réelle, de nouveaux massacres en cas de soulèvement de la population, ce dont on est parfaitement conscient en Bretagne. Poncallec, qui ne réunit pourtant que peu d’insurgés; mais  la France hyperpuissnte et féroce, envoie en Bretagne une véritable armée : QUINZE MILLE SOLDATS !!! Les souvenirs des horreurs de 1675 sont dans tous les esprits. Avec raison : en 1793 -1794, la France commettra cet abominable génocide en Bretagne et en Vendée, qui est maintenant, grâce à internet, connu dans le monde entier. Et, comme le souligne Quéniart (page 55), chaque grande famille a beaucoup à perdre d’un conflit durable avec la monarchie : le pays est donc solidement tenu, même si les individus concernés sont bretons dans l’âme, et solidement anti-français.

(52) Le souhait de certains Bretons est celui de la France entière :

  • Conserver le régime monarchique français, certes,non par conviction, mais parce que les bretons n’ont aucun moyen de l’abattre .. Avec le temps, d’ailleurs, de très nombreux Bretons considèrent le roi de France comme le recours suprême, ce qui est fort commun dans l’histoire des peuples, lesquels « s’accrochent » souvent ..

 

(52 bis) Les idées révolutionnaies des Bretons, avant la révolution française.

Michel Denis, Rennes … pages    122 et suivantes.

 

(53) Cahiers de doléances :

Les cahiers de doléances sont extrêmement nombreux.

Grateau Philippe, Les Bretons et l’utopie : les Cahiers de doléance de 1789, Paris 1993, pages 5 à 18.

Michel Denis, Rennes .. pages 124 et suivantes, très importantes …….

sem-link

 

Discours du Procureur général de Bretagne, le comte de Botherel …

Analyse de ces cahiers. Ils ne sont guère différents de ceux des Français.

Leur souci prioritaire est d’exprimer au roi, en qui ils espèrent ..

 

Mais il y aussi, en Bretagne ..

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(55 bis) L’ACTION CIVILISATRICE DE LA FRANCE EN BRETAGNE : LA SHOAH BRETONNE. (Extraits du Livre bleu de la Bretagne)

Mélennec Louis, Le Livre bleu de la Bretagne. Téléchargeable gratuitement sur la toile.

Mélennec Louis, Comment les Bretons sont devenus Français : pire que Daesh. http://blog-louis-melennec.fr/2015/05/25/comment-les-bretons-sont-devenus-francais-massacres

L’utilisation de ce terme, dont je suis l’initiateur, a surpris. La propagande télévisée a donné à accroire que les Bretons étaient des sauvages, et que la France … leur a apporté la civilisation ! L’intoxication mentale est poussée à ce point qu’un professeur au Collège de France – peu « entendu », il est vrai, malgré son polyglottisme – a encore énoncé cette sottise publiquement à la télévision, il y a peu d’années : « Les Bretons étaient des sauvages; puis, ils ont été envahis par la France (!). La réalité est beaucoup plus cruelle : les hordes françaises qui envahissent la Bretagne sont d’une cruauté comparable à celles d’Attila :
 » Des hommes sont émasculés ; d’autres sont coupés vivants en morceaux ; d’autres sont jetés dans des fours, dans des brasiers, ou dans des chaudrons d’huile bouillante; la graisse humaine est récupérée pour lubrifier les canons, les roues des charrettes, les fusils. Ceux qui cherchent à s’enfuir, ont les bras et les jambes coupés. On introduit des charges explosives dans le corps des individus, et on y met le feu ; les femmes sont violées en série, si possible collectivement, devant leurs familles; on les embroche avec des fourches, alors qu’elles sont vivantes ; mieux : pour empêcher cette vermine de se reproduire, on éclate avec des fusils leurs organes génitaux… Des femmes enceintes sont écrasées sous des pressoirs. Le ventre d’autres femmes enceintes est ouvert, on y met de l’avoine, et on y fait manger les chevaux. Les enfants sont des proies de choix : on les tue, sans pitié, souvent devant leur mère, parfois en les écrasant, comme des insectes (on rapporte un cas atroce : celui d’un enfant au sein, transpercé par la même baïonnette que sa mère, sous les applaudissements du commandant). La peau des hommes est utilisée comme le cuir des animaux : après dépeçage des « brigands » (ainsi les dénomme-t-on, ce qui économise le temps de toute procédure judiciaire), on tanne, on traite, on se sert du cuir obtenu pour différents usages, notamment pour fabriquer des culottes aux officiers français (le musée Dobrée, à Nantes, a conservé l’une de ces reliques).

Nantes, métropole économique de la Bretagne, qui fut la capitale politique brillante du Duché, en même temps qu’un centre important de la diplomatie européenne, est particulièrement visée. Les agissements du sinistre Carrier, en Loire Inférieure – département éminemment breton -, sont restés célèbres : outre les traitements ci-dessus, pour gagner en efficacité, on met au point une technique spéciale de noyade, adaptée à la vermine bretonne : on enferme une centaine de malheureux sous le pont d’un bateau, on condamne les sorties, on coule le navire dans la rivière; on perfectionne le procédé : on jette par centaines des habitants, non sans les avoir brutalisés avec une cruauté inhumaine, dans des barges qui s’ouvrent par le fond ; la méthode est rapide, le bateau est récupéré intact, et sert à d’autres exercices ; des hommes et des femmes sont liés ensemble, avant d’être jetés à l’eau, dans des positions souvent impudiques, le père avec la fille, la mère avec le fils : c’est la technique dite du « mariage révolutionnaire »; des noyades pour enfants sont organisées. La Loire est baptisée « baignoire nationale ». Carrier commente, admiratif : « Ah! La Loire ! Quel beau fleuve révolutionnaire ! ».
Au total, en Vendée, sur une population de 815 000 habitants, 117 000 sont tués : les éléments du crime de génocide, tels que définis par la Convention de l’ONU de 1948, sont réunis (Goldnadel, Sécher et Courtois). L’intention prouvée des révolutionnaires de Paris est bien d’exterminer totalement les populations de l’Ouest.
En Bretagne, il est malheureusement impossible, pour le moment, d’établir un bilan des disparus, tués, torturés.
A Nantes, on parle de 4000 à 5000 noyades ; le total des victimes dépasse sûrement plusieurs dizaines de milliers pour tout le pays.
Voici maintenant qui constitue pour les Bretons de 2008, une révélation effrayante : le génocide des Bretons est programmé par Robespierre, malade mental avéré, dont le nom orne encore de nombreuses rues, places et divers lieux (travaux de Reynald Secher, communiqués aux auteurs, aujourd’hui rendus publics). Les Bretons d’aujourd’hui doivent peut-être d’exister grâce à l’exécution de Robespierre.
Parmi les centaines de phrases prononcées par ces dérangés mentaux, on cite volontiers celle de Carrier : « Nous ferons de la France un cimetière, plutôt que de ne pas la régénérer à notre façon ».
Et celle du général Westermann, passée à la postérité par l’horreur qu’elle suscite, qui commande les armées à Savenay, en Bretagne, en 1793 :
« Il n’y a plus de Vendée; elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants Je viens de l’enterrer dans les marais de Savenay. J’ai écrasé les enfants sous les pieds de mes chevaux, massacré les femmes, qui n’enfanteront plus de brigands. Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher. J’ai tout exterminé… Les routes sont semées de cadavres ; il y en a tant qu’en plusieurs points, ils font des pyramides « .

(55 ter) L’enjeu de l’enseignement de l’histoire est majeur. Il est strictement combattu par l’Etat totalitaire français. On va comprendre pourquoi.

Dans les années 1995, une équipe de Bretons, bravant la censure partout présente en Bretagne osent la défier ouvertement et la balayer. En 1998, une tentative remarquable est approuvée par le rectorat de Rennes. Un livre, intitulé « Bretagne, une histoire » est tiré à 26 500 exemplaires, rédigé par Louis Elgéoët, destiné aux élèves des écoles. Parallèlement à l’édition française, une EDITION EN LANGUE BRETONNE, identique en contenu et en format, est réalisée et distribuée fin novembre 1998, aux élèves des classes de breton de l’enseignement public et privé, ainsi qu’aux écoles DIWAN. L’un des éléments remarquables de ce livre, est l’excellente préface rédigée par Yves LE GALLO, professeur émérite de civilisation de la Bretagne, intitulée :  » BRETAGNE, LE SURSAUT D’UN DESTIN MANQUE « . J’en extrais cette phrase, que j’ai moi-même maintes et maintes fois écrite, dans d’autres termes certes, mais strictement identiques quant au fond :

 » La Bretagne  portait en elle UNE REMARQUABLE PREDESTINATION à être L’UNE DES PLACES DU GRAND COMMERCE DE L’OCCIDENT……. L’histoire atteste, à cet égard, que LA BRETAGNE A MANQUE SON DESTIN, QUI AURAIT PU ÊTRE CELUI DU PORTUGAL, dont la réussite maritime, coloniale, linguistique et littéraire ne s’inscrivait pas nécessairement dans la position géographique, non plus que dans le dessin de ses côtes ….. »

Le professeur Yves LE GALLO termine son discours par des propos en apparence académiques, mais, pour qui lit entre les lignes, menaçants pour la survie du colonisateur en Bretagne :

 » L’imagerie méprisante dispensée dans 25 albums qui, de 1913 à 1939, eurent pour thème l’ingénuité de Bécassine …

 » La langue bretonne connut un dernier avatar : après qu’elle eût été l’idiome de la régression sociale et de l’arriération intellectuelle, on en fit CELUI DE LA TRAHISON. La nouvelle censure – toutes tendances politiques confondues -, frappa désormais de flétrissure toute forme d’action bretonne, fût-elle seulement culturelle …… L’éternel jacobinisme multiforme crut pouvoir achever de ruiner l’idée bretonne. A partir de 1941, avec confirmation en 1960, ON FIT PASSER DANS UNE REGION DES PAYS DE LOIRE, la ville de NANTES et son département de  » Loire Atlantique  »

Ces propos, qui sont ceux de tous les Bretons qui aiment leur Pays – collabos exceptés – sonnent comme un défi terrible. En termes clairs : la Bretagne a manqué son destin, PARCE QUE LA FRANCE L’A DETRUITE (Voir notre émission sur ce thème dans Lumière 101 : La Bretagne assassinée, avec Jean Luc de Carbuccia). .

Si cette opération, savamment pensée, méditée et voulue, avait réussi, TOUS LES JEUNES BRETONS D’AUJOURD’HUI seraient au courant de leur histoire. Mieux : je pense qu’en douze ans, le cheminement intellectuel provoqué par cette entreprise, si elle avait continué et été amplifiée, aurait été considérable, et que sans doute, la réapparition de la Bretagne dans le concert des nations, la restauration de ses Institutions, la réintégration du comté de Nantes dans son patrimoine territorial seraient aujourd’hui très avancés.

QUI A FAIT ECHEC A CETTE ENTREPRISE ?

Le danger est très clairement ressenti par les ministères étrangers de Paris : L’ENSEIGNEMENT DE L’HISTOIRE DE LA BRETAGNE, est porteur d’une grave prise de conscience pour les Bretons, de ce qui leur a été infligé pendant des siècles. Pire : A TERME, IL Y A DANGER DE SECESSION, peut – être de désir de vengeance. Les complices sont nombreux en Bretagne, qui tremblent de peur. Quelques uns, même, tirent la sonnette d’alarme :  » Au feu ! Les Bretons sont en train de se réveiller !  »

Je vais expliciter ceci en quelques phrases, que la réflexion en sciences politiques permet aujourd’hui de bien comprendre. Tous savent que le grand RENAN, notre compatriote – qui lui aussi a vécu à Paris, comme Chateaubriand, comme Victor Hugo (cet illustre écrivain est breton, pour deux raisons au moins : sa mère est de Chateaubriand – en – Bretagne; les valeurs sont transmises par la mère, non par le père ), comme la Villemarqué et tant d’autres -, a été en son temps l’un des plus grands penseurs des pays occidentaux, et que sa contribution à l’analyse du concept de  » Nation  » est irremplaçable. C’est lui qui, le premier, dépassant les conceptions étroites de son époque, a compris que la nation, si elle repose en effet, le plus souvent, sur la possession d’un territoire commun, sur une langue commune, sur des croyances partagées par le plus grand nombre (religieuses, eu particulier), est avant tout un phénomène affectif, intellectuel, moral …….. En d’aut

De l’affaire du sabordage volontaire de l’enseignement de leur histoire aux jeunes Bretons, il ne sera rien dit de plus, en tout cas pour cette fois : toute vérité est bonne à dire, mais chaque vérité doit être dite en son temps, ni avant, ni après. Je dirai donc en temps utile ce que je sais.

Tout au long du 19 ème siècle, et pendant la première moitié du 20 ème siècle, la France, a eu la prétention insensée de vouloir priver les Bretons de leur Identité nationale. Le broiement des cerveaux auquel elle s’est livrée, avec méthode, obstination et cruauté, n’a été rien d’autre qu’une opération totalitaire. Soyons, maintenant que nous avons acquis le devoir clair de nous exprimer avec les mots adéquats : CE FUT UNE ENTREPRISE AUTHENTIQUEMENT FASCISTE : elle salit la France d’une manière irrémédiable.Nous sommes entrés dans cette phase de reconstruction de notre identité. Le processus est lent, mais INELUCTABLE. Je suis, quant à moi, impatient d’en voir le terme. Mes recherches ont été volontaires, volontaristes, poursuivies dans le but très conscient de produire des effets, au prix d’un respect ABSOLU de la vérité. Si notre très remarquable compatriote Ernest RENAN  a écrit , comme je l’ai rappelé plus haut, que  » l’oubli, l’erreur historique sont un facteur essentiel de la création d’une nation « , et que, à l’inverse ,  » le progrès des études historiques est pour la nation ( = celle qui a été créée, comme la France de 1789, inventée par la manipulation, et incrustée dans les consciences par le matraquage mental), un danger; ……. LE PROGRES DES ETUDES HISTORIQUES  est souvent un danger : l’investigation historique, en effet, remet en lumière les faits de violence qui se sont passés à l’origine de toutes les formations politiques …. « , on comprend que l’exhumation de la vérité historique, à condition d’être strictement honnête, stricte, AVEC UNE VOLONTE TRES FERME, SANS JAMAIS AUCUNE CONCESSION, longtemps poursuivie, est de nature a faire renaître une Nation que l’on croyait disparue, à force d’avoir été écrasée et malmenée. Mes recherches ont été axées sur le dépouillement et la ré-interprétation – à la lumière du droit, principalement -, de nos archives, depuis plus de quinze ans. J’ai vécu cela comme une mission : puisque les choses se sont passées ainsi, il n’est pas grandiloquent de le dire.

On sait PARFAITEMENT ce qui va sortir de l’exhumation de la vérité historique : l’émancipation de la Bretagne, maintenant que la vérité est connue et largement avancée dans les esprits. Nous verrons, de nos yeux, comme tant d’autres pays, la Bretagne entrer à l’ONU comme membre à part entière. Le temps d’un statut d’autonomie de la Bretagne au sein de la France, on l’a compris, est dépassé.

Pour autant, je suis et reste le plus francophile des Bretons. Il n’y a là aucune contradiction, lorsqu’on a vécu en Bretagne et en France, et qu’on est en mesure de parler en parfaite connaissance de cause : la France compte une quantité de gens estimables et de grande valeur. Les Français cultivent certes un esprit de supériorité, qui leur est reproché; mais ils ont une grande aptitude à écouter, et à comprendre. Enfin et surtout, les malheurs qui nous ont été infligés ont été le fait des gouvernements de la France, non pas des Français, qui n’ont jamais su ce qui s’est passé en Bretagne, et qui sont stupéfaits lorsqu’on leur apprend la vérité : les accuser, eux, les confondre avec ceux qui ont agi en leur nom, serait une injustice de plus, que je prends un soin jaloux de ne pas commettre. Je ne manque jamais de le souligner lorsque je prends la parole devant des Français, ils m’en savent le plus grand gré, cela me vaut la sympathie du plus grand nombre. Ce sont les raisons pour lesquelles tous mes travaux se sont déroulés à Paris, ont été radiodiffusés et conférencés dans la capitale des Français. L’accueil qui m’a été fait ici a toujours été très ouvert, souvent chaleureux, même si mes idées n’ont pas fait plaisir à tout le monde. La question me fut posée à la Sorbonne lors de la soutenance de mon DEA en 2001, par le professeur Bercé, membre de l’Institut : j’ai répondu clairement que, les choses étant ce qu’elles sont en Bretagne, seuls des parisiens ont l’esprit suffisamment honnête pour entendre ce que fut la réalité des relations brito – françaises dans le passé. On a paru surpris : mais c’est ainsi.

les Bretons vont prendre EUX -MÊMES en charge l’enseignement de leur histoire : s’ils veulent me croire, il FAUT qu’ils refusent tout prétendu concours qui leur sera offert, en appât, CAR ILS ONT EN EUX MÊMES ASSEZ D’ENERGIE pour conduire cette entreprise vers le succès. Ils n’ont aucun besoin des simagrées ni de l’hypocrisie des ectoplasmes politiques bretons.

(56) Racisme anti-breton, injures anti-bretonnes . 

Mélennec Louis, Injures ant–bretonnes.

Site Bretaigne Bretagne ..

Des listes sont régulièrement publiées, de ces injures invraisemblables. En voici quelques unes, parmi plusieurs centaines :

« La Bretagne est une colonie comme l’Alsace et les Basques, plus que la Guadeloupe  » . Michelet, 1831, tandis qu’Auguste Romieu, le sous-préfet de Quimperlé dira à la même époque,

« La Basse-Bretagne, je ne cesserai de le dire, est une contrée à part qui n’est plus la France. Exceptez-en les villes, le reste devrait être soumis à une sorte de régime colonial . Je n’avance rien d’exagéré  » (Auguste Romieu, sous-préfet à Quimperlé, 1831).

« Créons, pour l’amélioration de la race bretonne, quelques-unes de ces primes que nous réservons aux chevaux et faisons que le clergé nous seconde en n’accordant la première communion qu’aux seuls enfants parlant le français  » . (Auguste Romieu, le même).

« Les Bas-Bretons ont un langage dur et difficile à comprendre. Leurs habitudes, leurs coutumes, leur crédulité et leurs superstitions leur laissent à peine une place au dessus de l’homme sauvage . Le paysan y est d’une malpropreté dégoûtante. Son habitation peut presque se comparer à celle d’Hottentots(…) En général les paysans ont une mauvaise physionomie, stupide et brutale à la fois.  » (Malte Brun, 1831) .

« Le petit Breton est abandonné à lui-même dès qu’il peut marcher. A peine vêtu, malpropre, il patauge toute la journée par les chemins, mange à l’écart un morceau de pain noir, joue peu, ne parle pas(…).  S’il a huit ans d’âge physiquement, il en a trois à peine pour le développement intellectuel….  » (Poitrineau, inspecteur d’académie à Vannes, Instruction, 1897).

(57) L’assassinat de la culture bretonne et des cultures des nations annexées contre leur gré par la France.

Bretagne : 

Occitanie :  » Voici quelques extraits émanant d’une étude publiée sur la toile par des occitans érudits, qui ont été, comme nous, Bretons, persécutés, à cause de ce qu’il sont, par racisme pur, imbécile et virulent :

” (…) Le premier travail de l’instituteur fut d’apprendre aux jeunes Occitans, Bretons, Basques et Corses que la langue qu’ils parlaient était un vulgaire patois (…) que pour réussir il fallait parler le français et oublier sa langue maternelle (…)
« Les vieux s’en souviennent. Le fond de leur aliénation fut atteint à l’école, où on leur inculqua la honte de leur langue, de leur accent, les obligeant à rejeter consciemment leurs attaches, leur façon d’être, à renier leur univers culturel et leur personnalité de peuple. ” (…)
« Nous sommes treize millions d’Occitans spoliés de leur culture par l’école de Jules Ferry, école qui a tenu les jeunes dans l’ignorance totale de la culture de leurs parents, brisant le lien des générations. L’idéologie de l’école bourgeoise était de tuer les minorités, de les écraser dès l’école pour mieux les broyer dans la machine sociale. L’enseignement primaire était un désert culturel : niaiserie des leçons de morale (!), morceaux choisis – trop bien choisis – de littérature, histoire de France mensongère et tronquée comme il n’est pas permis (…) “.
Nice et Savoie :
Alsace :

Bearn :

Pays Basque :

Corse :

En savoir plus : http://bretagne-culture-histoire.webnode.fr/news/le-racisme-ordinaire-de-la-france-inventrice-des-droits-de-lhomme/

(57 bis) Soboul Albert, La révolution française, Paris, 1982, Gallimard.

(58)

(59)

(60)

(61) Débretonnisation de la Loire Atlantique. De nombreuses associations ont constitué des dossiers accablants sur les manoeuvres visant à débretonniser Nantes et la Loire Atlantique, en violation du droit international, celui-ci interdisant d’amputer ou de dénaturer le patrimoine – au sens large – des nations incluses dans des Etats colonisateurs. Le dossier de Bretagne Réunie est le plus solide. Des plaintes ont été adressées aux organisations internationales. Les actes de Jean-Marc Ayrault sont partout mis en évidence. Il appartiendra à la future Bretagne indépendante de refaire des enquêtes complètes sur ces tentatives, et, s’il y a lieu, de mettre en accusation les coupables. En cherchant dans le code pénal, on trouvera les incriminations qui permettront de condamner ces abominations.

Taper dans Google : Débretonnisation …

(62)

(63)

(64)

(65)

(68) Droits de l’homme.

La « déclaration des droits de l’homme et du citoyen », version française, est comme les Evangiles et le Coran, largement imposteurs : il y a eu plusieurs versions de ces deux livres – on compte même des « évangiles apocryphes » -, avant que de savants « docteurs » en imposent une, comme étant la seule véritable. Il ya eu une quantité – nous disons une quantité de projets, tous ayant avorté, sauf un.

Les publications de Louis Mélennec sur l’imposture française font aujourd’hui autorité : non seulement la France révolutionnaire n’a rien inventé en matière de droits de l’homme, son action, dans ce domaine, suites de massacres, de crimes, de spoliations, a marqué une régression importante, dans tous les domaines. La monarchie française, avec beaucoup de difficultés, était en voie de se réformer. Cela aurait pris encore du temps, certes ..

Tapez dans Google : Mélennec, droits de l’homme.

 

Mélennec Louis, Droits de l’homme, nombreuses chroniques sur la toile, https://www.google.fr/search?gs_ivs=1&q=m%C3%A9lennec+droits+de+l%27homme

Mourgon Jacques, Les droits de l’homme, Paris, 2003, PUF, collection que Sais-je ? Petit traité véritablement précieux, de 127 pages seulement. Très difficile à lire, même pour un juriste confirmé, tant le style est ampoulé. M. Mourgeon a rédigé son livre comme une dissertation juridique d’agrégation. Il aurait suffi d’être clair, et d’utiliser la langue de la vie courante – comme je m’efforce de la faire dans chacune de mes publications.

 

Rials Stéphane, La déclaration des droits de l’homme, Paris, Hachette 1988, collection Pluriel. L’ouvrage, très savant, est intéressant en ce qu’il contient un certain nombre de textes majeurs de l’histoire des droits de l’homme dans le monde occidental, en particulier en Angleterre et aux Etats-Unis d’Amérique (pages 477 et suivantes). Cet énorme pavé aurait gagné à être asséché, beaucoup plus bref. Il y manque le principal : l’histoire des droits de l’homme depuis l’antiquité. Mais le lecteur informé voit bien, à travers ce texte touffus (771 pages !), que l’invention des droits de l’homme par la France est une authentique fumisterie, que les citoyens français ont appris à l’école par bourrage de leurs pauvres crânes, avec bien d’autres âneries. L’ouvrage savant de M. Rials a le mérite d’exister. Mais, comme les thèses « d’histoire » sécrétées par l’université de Bretagne, personne ne le lit, et il finira couvert de poussière sur les rayons d’une bibloithèque. Dommage.

(69)

(70)

(71) Réponse à un journaliste, sur la prétendue « réunification » (Louis Mélennec, 7 janvier 2015), et sur la responsabilité de ceux qui l’ont manipulée : l’incompétence, la sottise, la république des copains :

 » …..  Il est capital de signaler l’excellent article du monde du jeudi 5 juin 2014, page 6, sur le scandale de la prétendue « réunification, intitulé « Petites histoires autour d’un grand marchandage », sous la signature de Hélène Bekmezian – qui reçoit le présent commentaire, en même temps que le Livre bleu de la Bretagne (bekmezian@lemonde.fr) : incompétence, impréparation, charcutage, méconnaissance totale des problèmes posés. Plus encore : violation du droit international – qui garantit les nations historiques comme la Bretagne et l’Alsace; carte de France clientéliste, découpée pour satisfaire  les « copains » du système. Toutes fautes politiques et juridiques graves, que le système actuel ne peut sanctionner, mais qui seront un jour jugées, lorsque la responsabilité politique des « gouvernants » aura évolué, mouvement qui s’amorce très clairement dans l’opinion. L’idée est très nettement perçue en Bretagne. Ce sera justice. Je soutiendrai cette action, et aiderai à sa mise en forme, lorsque le temps sera venu.

°°°°°°°°°°°°

(72) Droits de l’homme : l’imposture française. 

Mélennec Louis, Taper dans Google : Mélennec droits de l’homme.

Mélennec Louis, Une monstruosité contraire aux droits de l’homme : par qui, comment, pourquoi les bretons sont-ils châtrés de leur histoire nationale, publié sur le toile le 20 octobre 2010.

Mourgeon Jacques, Les droits de l’homme; Paris, 1978, PUF. Petit traité, remarquable, complet, mais d’accès difficile pour les non-juristes (et même pour les juristes !).

Rials Stéphane, La déclaration des droits de l’homme et du citoyen, Paris, 1988, éditions Hachette, collection Pluriel.

Soboul Alabert,

(74) J’ai du me défendre des attaques invraisemblables sur la toile. De qui émanaient ces attaques ? De Bretons, bien sûr ! Hallucinant : on les a élevés à la dignité d’êtres humains, ils ont répondu par des insultes. D’autres, ignares de leur histoire nationale, ont supprimé ma biographie de Wikipédia ! Peine perdue : des dizaines de jeunes Bretons connaissant les complictés de ces débiles intellectuels

Louis Mélennec, De l’autocensure

Louis Mélennec,

Louis Mélennec,

(75) Le lavage des cerveaux en Bretagne. On se reportera au Livre bleu ..

  • La dévalorisation de la civilisation bretonne dans toutes ses composantes ..
  • La destruction de la langue bretonne.
  • Le remplacement de l’histoire bretonne par l’histoire française
  • L’enseignement systématique du roman ridicule de la religion française, à base de falsifications historiques, et de l’exaltation des crimes de la révolution …

 

(Fin des notes)

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CORRESPONDANCE.

 

Lettre d’un correspondant de Brest (20 février 2017) : La Bretagne avance, le Livre bleu a jeté de la lumière sur le problème breton.

« La Bretagne avance, le Livre bleu sous le coude, vos détracteurs commencent à agir comme si vous étiez derrière leur épaule, bien sûr cela tempéré par la lâcheté ambiante … Je peux témoigner qu’il y a eu un « avant » et un « après » le Livre bleu. Vous avez ouvert une autoroute, là où nous pensions arpenter un chemin obscur. Vos articles contiennent une manne déontologique pour la Bretagne. »

« Réponse : Toute flagornerie mise à part, à laquelle vous ne cédez que trop facilement (« Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute », dit ce bon La Fontaine), flagornerie à laquelle je ne cède jamais, mais qui au contraire m’irrite – en chaque chose il faut mettre de la mesure -,  il y a des progrès certains dans l’appréhension du problème breton. Tenez : il y a longtemps que je n’ai pas été injurié, ce qui est incroyable en Bretagne. Ce qui m’effare, chaque jour de ma vie, c’est d’avoir suscité tant de jalousie, là où il ne s’est agi pour moi que de rétablir la vérité historique, condition indispensable à notre reconstruction, et de permettre à nos compatriotes de retrouver leur Dignité, et leur confiance en eux, que ceux de ma génération avaient perdues. Plus encore : qu’il existe des gens qui, connaissant maintenant les crimes contre l’humanité commis en Bretagne, et la destruction de ce pays de toutes les manières possibles, continuent à se taire, c’est à dire à se vautrer dans la fange. Je parle des merdias bretons, achetés par les subventions, ou étouffés par la haine, et des « politiques », qui acceptent des salaires de l’Etat colonial, supérieurs à 10 000 euros, 20 000 euros ou davantage, toute honte bue, ou des « subventions » de plusieurs millions d’euros. Je vois avec une grande satisfaction qu’aujourd’hui les jeunes les qualifient de traîtres, et réclament qu’ils soient jugés publiquement. Les plus grands coupables : ceux qui, pour de vulgaires bénéfices électoraux, ont vendu pour la deuxième fois Nantes et la Loire Atlantique à notre voisin, notre chère France. Rassurez-vous : ce contrat de trahison est NUL, juridiquement, il ne porte aucun fruit.

 

LETTRE A BRETAGNE REUNIE (11 janvier 2016). Vous continuez à rêvez., sinon à tricher. Connaissant depuis plusieurs années ce qu’a été notre histoire depuis cinq siècles, que vous continuer à taire, c’est à dire à dissimuler, on ne peut plus penser que vous soyez de bonne foi, et que l’Etat-voyou écoute la moindre de vos doléances : à Paris, on se rit de vous, avec les complicités bretonnes que vous savez. Les députés et les sénateurs sont les clients obligés de Paris. Sans cela, ils ne seraient pas élus. Ils ne servent d’ailleurs à rien.

LEFUR et De RUGY seraient-ils, là ou ils sont, s’ils n’étaient pas parties prenantes du système ? Certainement pas ! Et Bruno Retailleau, qui ambitionne de devenir premier ministre ?

On dit en Bretagne que vous vous servez de votre association pour ménager vos intérêts, sans doute un carrière politique (député, sénateur français ? Quelle déchéance, pour ceux qui connaissent notre histoire !). On est tenté de croire que c’est vrai. Beaucoup de vos adhérents sont furieux, et vous quittent.
Tant que vous ne jetterez pas à la figure du gouvernement français (je pense : à la gueule) la vérité historique, vous contribuerez à nous enfoncer. Or, nous sommes menacés de disparition.
L’agitation des petits drapeaux à Nantes ou ailleurs : c’est fini, agissez sérieusement.
Je vous donne, malgré tout, ma signature, et je reconnais que vous avez agi, avant de piétiner.
Je vous redemande de publier le Livre bleu de la Bretagne. Non pour que vous le publiiez, mais pour que je puisse dévoiler partout votre attitude, qui est la même, sur ce point, que celle de la presse de la collaboration. Ce livre est lu à Matignon et à l’Elysée, est recommandé par plus de trente sites dans le monde, et à été commenté largement dans plusieurs pays du monde, notamment en Russie et en Ukraine. Votre attitude lénifiante de stagnation est profondément néfaste, et nuit à notre pays.
DR MELENNEC
Le 11 janvier 2017
 

Multiculturalisme.

 » Dans tous les pays du monde, le multiculturalisme pose des problèmes. Ces problèmes sont graves , voire davantage, lorsque les populations en contact professent des principes radicalement opposés. 

Pour résumer, et pour simplifier : « Aimez-vous les uns les autres », d’un côté; « tuez les tous » de l’autre. 

Et encore  : « la femme et l’homme sont des êtres humains strictement égaux » d’un côté »; de l’autre : « la femme est l’esclave de l’homme; celui-ci peut la battre, la violer, la répudier, l’insulter »... 

C’est incompatible. 

En Bretagne, nous sommes sur une autre planète : « La femme, n’est pas seulement l’égale de l’homme; elle est, comme le disait Alphonse Allais », plus égale que l’homme ». 

Breton né en Bretagne, j’atteste que c’est vrai. Et je reconnais que cet état de fait, lié à notre civilisation depuis l’antiquité, est juste : les femmes nous sont supérieures, plus intelligentes, plus subtiles, plus obstinées, plus volontaires. De plus, elles ont l’intelligence de nous respecter, nous les hommes. 

Bref, en Bretagne, nous savons depuis plus de deux mille ans, qu’elles sont nos mères, nos soeurs, nos épouses, nos filles. Cette seule considération justifie que nous ne sommes même pas effleurés par l’idée de les inférioriser. 

Mais en Bretagne, nous ne sommes pas en France : dans ce pays encore très largement sauvage, les femmes n’ont obtenu le droit de vote qu’en 1944, l’un des derniers pays occidentaux à leur accorder le droit à la Dignité d’être humain à part entière, et encore ! « 

(Extraits des bonnes paroles du bon docteur M. )

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MESSAGE DE NOEL 2016 : L’ASSASSINAT DE LA LANGUE BRETONNE : L’ABOMINABLE COLLUSION .

MESSAGE DE NOEL 2016, en forme de piqûre de rappel de LOUIS MELENNEC :

L’ASSASSINAT ORGANISE DE LA LANGUE BRETONNE PAR LE PAYS DES DROITS DE L’HOMME. L’ABOMINABLE COLLUSION ENTRE L’ETAT FRANCAIS, ET LE SILENCE ASSOURDISSANT DES « ELUS » BRETONS.

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Cet article est dédié, principalement, aux « élus » – réputés tels -, qui TOUS observent un mutisme absolu sur ce tabou absolu de la grande république française : la destruction furieuse de la Bretagne à partir de 1789, la grande, la sublime « révolution universelle », phare de l’univers selon ses thuriféraires aveugles jusqu’à ces toutes dernières années, aujourd’hui identifiée comme une suite de massacres honteux : une honte dans l’histoire de l’humanité.

Dès 1789, la langue bretonne, très subtile, beaucoup plus ancienne que le français, est non seulement dévalorisée d’une manière outrancière, elle est insultée et humiliée dans des termes d’une grossièreté qui traduit fidèlement l’image de ceux qui les profèrent.

Jusqu’au jour où un Etat totalitaire et tortionnaire vient les insulter, les convaincre par la torture mentale qu’ils sont un peuple inférieur, que leur langue est un déchet humain, tous les peuples sont fiers de leur langue. Chez nous, avant que les armées françaises d’invasion ne mettent leurs pieds sales sur notre territoire, cette fierté dépassait les limites de l’orgueil. Au moyen-âge, les Bretons lettrés professaient pour leur langue antique un respect sans mélange. Elle était, disaient-ils, la matrice, la mère de tous les idiomes parlés dans la chrétienté, l’un des plus anciens de l’humanité, descendant de l’ancien hébreu, peut-être de Noé, importé dans l’Ile de Bretagne par les Troyens, qui fuirent leur ville dans la haute antiquité, et fondèrent Outre-Manche la Bretagne. Ils allaient jusqu’à écrire qu’au paradis, les anges et les saints avaient adopté notre idiome radieux, et que même, sur la Croix, le Christ,  s’exprima dans notre langue bretonne pour se faire comprendre de ses deux compagnons d’infortune.

 

 

La cathédrale de Nantes, capitale des Bretons.

Ces légendes durèrent jusqu’en 1789, l’année catastrophique de la révolution universelle. Mais la fierté de nos érudits resta intacte. Dans le dictionnaire composé par le savant Dom Louis le Pelletier, publié en 1752, à l’issue de très longs travaux, le bénédictin Taillandier, qui rédige la préface, écrit encore : …. » Cette langue (est) peut-être la plus ancienne de celles  que l’on parle dans l’univers … Persuadé avec les plus savants hommes des derniers fidèles,  que le breton est un dialecte de la langue des Celtes, l’auteur en a rassemblé les restes précieux .. une étude suivie pendant vingt-cinq ans l’a mis à portée de connaître le génie de cette langue …. De toutes les langues connues, il n’en est pas une seule qui n’ait emprunté du breton une partie de ses richesse « .

Fichtre !

C’est sûrement excessif. Toutes légendes et tout orgueil écartés, l’origine de notre langue est fort ancienne. Identifiés et décrits longuement par Jules César, au premier siècle avant Jésus-Christ, les Bretons constituent, dès avant cette époque, un peuple qui répond à tous les critères qui définissent une nation : ils possèdent un territoire qu’ils défendent jalousement contre leurs ennemis, ils ont une religion (le druidisme) et des valeurs communes, obéissent à des lois et à des coutumes évoluées et précises (ils reconnaissent déjà, deux mille ans avant ce peuple hétéroclite qu’on appellera « les Français », la quasi-égalité de l’homme et de la femme, la femme française, dominée par les mâles, n’obtenant le droit de vote ….. qu’en 1944 !), ils parlent une langue commune – avec très probablement des variantes -, qui évoluera peu à peu, traversant les siècles, pour devenir celle qui fut parlée dans la partie ouest de la péninsule armoricaine, jusqu’à son éradication quasi-totale par le pays auto-proclamé « des droits de l’homme », vers le milieu du 20ème siècle ; enfin, même si l’on est bien loin des théories qui seront élaborées au 19ème siècle sur le « sentiment d’appartenance », ils savent, comme tous les autres peuples de la terre, qu’ils ont une identité : ils sont Bretons, les autres, contre lesquels ils se battent souvent, ne le sont pas !

Puis vint la mirobolante, la merveilleuse « révolution » de 1789. Selon les dérangés mentaux de Paris, dénommés les « révolutionnaires », assassins parmi les plus cruels de l’histoire du monde, le français – seule langue qu’ils comprennent, ce qui leur interdit péremptoirement et définitivement toute comparaison avec les autres -, est promue chef-d’oeuvre insurpassé du monde qui s’exprime par la parole. Ce n’est pas rien ! Pour ces demeurés intellectuels, c’est même la langue de la Liberté (!!!), la langue universelle, celle que la planète entière doit répandre et enseigner. Le breton est rabaissé d’une manière stupéfiante, à coups de bâtons et d’injures stupides et infantiles. Facile pour ceux qui, privés de raison, manient le manche de la cognée, parce qu’ils disposent de la force.  Notre langue n’est pas une langue : c’est un jargon, un idiome, un patois, un dialecte corrompu, un baragouin, un charabia, un instrument de dommage et d’erreur. Ceux qui l’utilisent ne parlent pas, ils « patoisent », ils « baragouinent », ils « déblatèrent », ils « parlent vicieusement ».

Selon ces « sçavants » d’un genre spécial, cet idiome est un reliquat des cavernes de Cro-magnon, une séquelle de la préhistoire, un « dernier reste de la féodalité », « un langage de sorciers », une « relique barbare et arriérée d’un autre âge ». Il obscurcit et engourdit la pensée, prolonge l’enfance de la raison et la vieillesse des préjugés, empêche de raisonner, de comprendre, d’assimiler les idées nouvelles, en particulier les « idéaux » révolutionnaires, la démocratie, la République. C’est, dit Hugo, « une tombe pour la pensée ». Il est d’ailleurs, à l’oreille, hideux, inélégant, grossier, guttural, imprononçable, et ne peut l’être qu’au prix de grimaces, et de contorsions du visage et du corps. Cette «grande vaincue de l’histoire» (sic), selon les « sçavants » français qui n’en comprennent pas le premier mot, elle n’a produit aucune poésie, aucune littérature, aucune œuvre littéraire de valeur. Il serait impossible que cela soit, puisqu’il n’y a pas de grammaire bretonne (!).

Les prêtres, qui continuent à l’utiliser pour prêcher (c’est la seule langue parlée et comprise dans les diocèses de l’Ouest), sont particulièrement visés. Ils se servent de ce jargon infâme pour maintenir les Bretons dans leurs « superstitions religieuses », pour les asservir, pour faire entrer dans leurs pauvres crânes de demeurés des idées perverses, pour « les fanatiser », pour « chasser des têtes bretonnes les idées de liberté». etc. Ils deviennent des « sorciers », des « ratichons », des « calotins bretons ensoutanés ».

Ces insultes se prolongent jusqu’à la veille de la Seconde Guerre mondiale, et même bien après. L’une des dernières, il y a quelques années à peine, de ce linguiste (???) connu, dénommé Hagège, ex-professeur au Collège de France, lors d’une émission de télévision, déclarant en substance  : « Les Bretons étaient des sauvages ; les Français vinrent, ils en firent des gens civilisés ». Les lecteurs munis d’un bagage culturel minimum, identifient immédiatement la personne de l’imbécile inculte, même s’il est polyglotte ; mais aussi l’ampleur des dégâts perpétrés par le prétendu pays des droits de l’homme : a-t-il une culture de l’histoire du monde et de l’espèce humaine ?

Dans l’administration, dans les écoles, la langue antique est péremptoirement interdite.

La France met en place un système médiéval de persécutions, digne de l’Inquisition, et de sanctions à l’encontre de tous ceux qui entendent perpétuer la culture qui, jusqu’alors, avait été, pour les lettrés, un sujet de fierté.

Des escouades d’instituteurs français sont envoyées dans les écoles bretonnes, avec des directives précises réitérées par les préfets et les sous-préfets : « assassiner la langue bretonne », « éradiquer totalement l’idiome local », (de nombreux textes et directives ministérielles accablantes sont conservés, cette politique étant initiée, surveillée, amplifiée depuis Paris) ; « la corrompre, afin qu’on ne le comprenne plus » (sic), interdire, manu militari au besoin, de parler breton (des gendarmes rendent parfois visites aux parents dans les fermes, pour les intimider !), infliger des punitions aussi vexantes que possibles aux enfants, sinon aux parents, qu’on culpabilise chaque fois que cela est jugé nécessaire.

Les prêtres, curés et religieux, qui prêchent dans la langue nationale bretonne, la seule qui soit comprise, sont privés de leur salaire (la séparation de l’église et de l’Etat n’intervient qu’en 1905).

Dans les écoles, les enfants sont terrorisés. On les montre du doigt, on rit d’eux lorsqu’ils confondent un mot français avec un terme breton ; on les entraîne à se moquer des autres, avec cruauté; on les isole au piquet, on leur donne des coups de règle sur les doigts, des gifles, voire coups de pied ; on les punit lorsqu’on les surprend à parler breton dans la cour ; on accroche à leur cou un objet infamant tel qu’un sabot, une corne de vache, ou tout autre objet ridicule. Dans certaines écoles, fait criminel pour ceux qui s’en sont rendus coupables, on accroche au cou de ces malheureux l’ardoise d’infamie : « Breton = cochon ». (Cette dernière pratique, rapportée par l’un de mes oncles, a marqué les esprits, d’une manière définitive, les Bretons ne l’oublieront pas, et ne la pardonneront jamais).

Une autre ignominie, bien française, est inventée : la culture de la délation. L’enfant surpris à parler le breton, conserve le « symbole » infamant au cou, jusqu’au moment où il réussit à dénoncer à l’instituteur un autre délinquant. Certains, couverts de honte, n’osant rentrer chez eux, attendent la nuit, et contournent le village. Les parents, conditionnés, infligent de nouvelles punitions à l’enfant, après le coucher du soleil. Ces faits sont attestés par des témoignages accablants.

Les prêtres sont l’objet de sanctions graves : avertissements, suspensions, blâmes, privations de salaire (la loi de séparation de l’église et de l’État n’est votée qu’en 1905). Le ministère Combes invente cet invraisemblable concept « d’usage abusif du breton » (!), pour empêcher qu’il ne soit utilisé dans les églises : c’est un abus, puni de sanctions sévères, pour un breton, de parler la langue que ses ancêtres utilisent comme seule langue depuis 2000 ans.

Le pire, sans doute, dans ce pays traditionnellement très religieux : on prive les enfants de confirmation, et même de communion, s’ils ne connaissent pas suffisamment le Français. La langue du colonisateur, dénommée « langue nationale » dans un pays qui en possède une, bien avant les français, autorise les plus zélés à traiter le breton de « langue étrangère », sur leur propre territoire (!).

Des journalistes, des hommes politiques connus, que l’on avait cru sains d’esprits, préconisent des mesures extrêmes : « Il faut frapper les curés » ; « tapons dessus, de toute la rigueur des lois, de tous les poings des gendarmes » (La Lanterne) ; « il faut prendre des mesures énergiques, sans hésiter » ; « il faut utiliser des commissaires de police courageux, des préfets, des magistrats, des fonctionnaires républicains pour entreprendre la colonisation de la Bretagne » (!); « il faut faire totalement disparaître la langue bretonne » (de Monzie, ministre, 1925) ; « la seule réponse, c’est d’emprisonner tous ceux qui formulent les revendications linguistiques bretonnes » (Albert Dalimier, ministre du travail, 1932).

Détail abominable : la « Déclaration Universelle des droits de l’Homme », pendant qu’on procède à un véritable lavage des cerveaux, est enseignée par « la » république, qui détient tous les pouvoirs, dans les écoles, ne sera jamais appliquée, ni par les révolutionnaires criminels, ni par les régimes autoritaires qui suivent : l’Empire, la restauration des Bourbons, la monarchie de juillet, la deuxième république, le second empire. Ce que tous savent aujourd’hui, en 2016, spécialement depuis 2012, année fatale pour la France, par le nombre de brêles qu’elle a propulsés au pouvoir, par l’effet d’un système pervers qui permet à deux ou trois gangs politiques de se partager les fromages de l’Etat, de ruiner les citoyens par leur incompétence, et d’écarter des fonctions de haute responsabilité ceux qui, compétents et honnêtes, remettraient l’édifice debout.

 

 

2008 : LOUIS MELENNEC PARLE, AVEC COLERE, DE LA COLONISATION DE LA BRETAGNE.

C’est cette persécution de notre langue qui explique la disparition progressive des locuteurs bretons. Des sympathisants de la révolution française, encore intoxiqués par le message qu’ils ont subis à l’école, s’évertuent à soutenir que la disparition de notre langue est le fait de son infériorité, et de la nécessité de se convertir à d’autres idiomes. C’est faux : il est exact que l’évolution naturelle d’une langue peu parlée est de « rétrécir » son champ d’action, par l’effet de la nécessité, dans une planète qui se mondialise. C’est le cas à peu près partout, y compris en Israël, où l’on parle de plus en plus l’anglais. Mais en Bretagne, peuple si fier de sa langue avant la prétendue révolution de la Liberté, et qui compte dans le monde plus de huit millions de nationaux, diaspora comprise, notre langue se meurt d’un assassinat. L’ abominable inférorisation des Bretons par la France, d’abord par la langue, cible facile pour les imbéciles, par la maîtrise  des écoles et des carrières, est l’un des facteurs principaux – je l’ai largement démontré -, du syndrome breton, c’est à dire de la honte de soi, de la perte de confiance chez ce peuple, qui a peine à laisser derrière lui ce lourd héritage, et à émerger à nouveau sur la plateforme mondiale, quoique globalement, ses qualités sont reconnues partout.

Phrase terrible que celle de Pierre Jakez Hélias, dans le Cheval d’orgueil (pages 216 et 217) :

Les résultats de cette politique sont spectaculaires. En 1850, à l’exception des villes, toute la moitié ouest de la Bretagne est encore bretonnante. En 1850, 160 communes du Finistère sur 160 parlent le breton. On dénombre à l’époque 1,6 million de locuteurs. En 1940, la langue de communication, dans les campagnes bretonnes, chez les marins, chez les artisans, les commerçants des villages et des petites villes, est encore le breton. En 2000, ce chiffre, dans ces populations travailleuses, est tombé à zéro. Aujourd’hui : plus un seul. En 1950 – j’ai alors 9 ans -, je connais plusieurs dizaines de personnes exclusivement brittophones, dont mes grands parents maternels. Aujourd’hui, plus un seul. Mes parents sont déjà  bilingues. Mais le breton, sous ces assauts ininterrompus depuis la révolution de 1789, est devenu une langue maudite, la langue de la honte. Ils nous veulent du bien : Ils nous élèvent en français, nous ne savons plus parler notre langue bi-millénaire. De la sorte, nous n’aurons jamais le moindre échange avec nos grands parents maternels, car nous sommes devenus des étrangers, nous pour eux, eux pour nous.

 

Le Guivinec, 1953. Tous les parents sont bilingues, aucun enfant ne parle plus la langue de ses parents. Le breton en voie de disparition : le crime est en train de se parfaire; presque tous les enfants ont honte de leur langue et de leur culture.

En 2008, les efforts de la France ont abouti à un résultat inespéré pour un colonisateur : il reste 200 000 locuteurs bretons, tous âgés. En 2016, moins de 100 000. Pour entretenir l’illusion, et perpétuer l’hypocrisie, la France a « autorisé» – en terre colonisée, c’est à dire étrangère -, la création de quelques classes « bilingues », mais freine de toutes ses forces en s’opposant à toute progression de la langue nationale. Après un simulacre de débat au Parlement, elle a fait semblant d’autoriser les langues régionales, ce qui est fermement démenti sur le terrain. Nous perdons chaque année 10 000 locuteurs, tandis que la France généreuse « autorise » la formation de quelques centaines chaque année, dans les écoles Diwan ! Et avec quelles difficultés ! Deux « députés » se couvrent de ridicule dans ce débat – Le Fur ( = Le Sage en breton), et Molac. Les autres sont restés dans leurs trous. C’est ainsi qu’en France on massacre le patrimoine de l’humanité, avec les complicités que l’on sait.

La politique de la France est l’éradication totale du breton. Les spécialistes qui refusent de céder au rêve et à l’hypocrisie pensent que la langue bretonne sera morte avant quelques dizaines d’années. On ne peut plus espérer la sauver. Mais la restauration de l’Etat breton permettra de freiner cette évolution désastreuse, et d’en retarder la disparition.

Bravo la France, bravo les bleus ! L’oeuvre « civilisatrice » de ce pays dans notre vieille Bretagne, a été admirable. Et honte aux prétendus « élus » qui, dissimulés dans leur trou, ont été les complices de cette destruction calamiteuse.

(Extraits du Livre bleu de la Bretagne, par Louis MELENNEC, téléchargeable gratuitement sur la toile, ou achetable au prix de 9 euros, par chèque ou par timbres,  à l’Association bretonne de culture (ACB), port compris, Boite postale 3, PLOURAY (56 770). Une remise est consentie aux libraires à partir de neuf exemplaires. En 2016, le Livre bleu a été téléchargé 300 000 fois par des lecteurs avides de connaître l’histoire de la Bretagne. Il est commenté dans plusieurs pays étrangers, en particulier dans les pays russophones. Le nom de son auteur est strictement banni de tous les merdias français – et bretons, sans exception : car la France, comme on le sait, a inventé la Liberté, l’Intelligence de l’espèce humaine, et les Droits de l’homme.

POUR LIRE LES ARTICLES DE LOUIS MELENNEC, ET ECOUTER SES EMISSIONS SUR LA LANGE BRETONNE, tapez simplement dans le case Google : Mélennec langues.

 

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LETTRES ET CORRESPONDANCES.

 

LETTRE DE M. H., du Morbihan, reçue le 25 décembre 2016.

« La France des droits de l’homme : un pays médiéval. L’an dernier l’un de mes anciens camarades d’école primaire est mort. Il se nommait Arsène. Il fut policier à Paris . Un an avant sa mort, il m’a montré ses genoux, déformés depuis l’ « enseignement » qu’il avait reçu en Bretagne, sous la férule française, pour lui apprendre plus efficacement le merveilleux idiome de ce merveilleux pays. On l’avait obligé à rester plusieurs fois à genoux sur une règle triangulaire acérée, après le départ de ses camarades, Son crime ? Il avait été le dernier de la journée surpris à parler breton, la langue de ses ancêtres, avec un camarade. Les Français souffrent à leur tour de voir leur langue devenir une langue minoritaire ? On est tenté de dire, en Bretagne, c’est bien fait pour eux. Mais aucun ne réalise la gravité du crime culturel commis  par leur pays en Bretagne, aucun ne s’est encore excusé à ce jour.

LOUIS MELENNEC. REPONSE.

« Je vous citerai d’autres cas, aussi affreux. Le temps me manque aujourd’hui.

LETTRE du docteur LOUIS MELENNEC à Monseigneur CENTENE, EVÊQUE DE VANNES (16 février 2015).

Monseigneur,

Je ne suis ni croyant ni monarchiste. Mais je suis Breton, ce qui, vous le savez, est un programme écrasant, en même temps qu’une lourde hérédité. Et ce qui m’impose de lourds devoirs.

J’ai le plaisir de vous dédicacer ce petit livre bleu de la Bretagne, qui a été téléchargé 100 000 fois, grâce à Internet, dans un climat étourdissant de silence absolu des médias du pays dit « des droits de l’homme ». Et de nos « élus », désignés tels, en particulier.

Je vous serais reconnaissant de vouloir bien le diffuser autour de vous, si vous jugez qu’il en est digne (immodestement, je pense qu’il l’est).

Il est très important, pour notre future démocratie bretonne, que les descendants d’Anne de Bretagne se manifestent dans le débat public, même si la Bretagne n’est pas monarchiste. Ce fut une très grande souveraine, en même temps qu’une grande figure de l’Humanité.

Le débat démocratique qui s’ouvre enfin en Bretagne IMPOSE que toutes les opinions s’expriment. Ce qui sera une première absolue, la France ne nous ayant pas habitués à cela, privés que nous sommes de parler librement, depuis 1789, comme vous le savez. Les médias sont sous influence, ce qui n’est un secret pour personne.

C’est avec grand plaisir que j’ai suivi votre initiative d’inviter à Sainte Anne d’Auray l’archiduc Christian d’Autriche, lors du pardon du 26 juillet 2014. Les dirigeants russes ont demandé pardon, au monde entier, des crimes atroces perpétrés par leurs prédécesseurs. La France ferait bien d’imiter cet exemple, à genoux, devant les Bretons. Pour nos « élus », inutile : ils ont trahi leur pays, on ne leur pardonnera pas.

Recevez, Monseigneur, l’assurance de mon respect.

Docteur Louis MELENNEC, ex-consultant près le Médiateur de la république française.

(Monseigneur Centène est catalan, et au service de ses convictions, ce qui explique sa compassion pour la Bretagne, et son ouverture d’esprit. Manuel Valls est catalan, mais au service de ses intérêts personnels, ce qui n’est pas la même chose. La présente lettre est diffusée par les réseaux sociaux, et adressée aux « députés » bretons, agréés par le pouvoir de Paris, et « élus » – comme on dit -, par la force des choses, c’est-à-dire par la brigue et la courtisanerie).

LETTRE RECUE DE TREGASTEL, LE 26 DECEMBRE 2016.

« J’avais cru comprendre que vous étiez chrétien, vous ayant entendu chanter des cantiques bretons. Erreur de ma part, sans doute. »

Louis Mélennec. 

« Parmi ceux qui ne croient pas, il y a aussi des gens qui ne sont pas des salauds. Il y a aussi des gens capables de dialogue chez les Bretons. Il y a même, chose à peine croyable, des gens qui professent le respect des autres, et les valeurs universelles. Il est temps que les Bretons ouvrent très large leur esprit, et cessent de pratiquer l’abominable excommunication, et leurs querelles infantiles, alors que le sort de leur pays est en jeu. Par bonheur, j’ai été préservé.

Je n’ai pas seulement donné des concerts en breton, mais dans dix langues : l’anglais, le français, l’allemand, le breton, l’italien, le napolitain, le latin, l’espagnol, le russe, et même le hongrois. Le répertoire religieux a toujours eu ma préférence, en raison de son exceptionnelle beauté, et des lieux dans lesquels on le chante. Les portes des télévisions ne s’ouvrent pas devant les Bretons qui aiment leur pays, sauf aux rares artistes qui collaborent : ces lieux sont « réservés » à d’autres, je me comprends. Voila des dizaines d’années que que je clame que les Bretons doivent s’unir. Leurs échecs, depuis deux mille ans, sont leur oeuvre : l’incapacité d’écouter leurs compatriotes, sous le prétexte absurde qu’ils appartiennent à une autre obédience politique que la leur,  et de les rejeter, avec violence encore. J’ai eu aussi l’honneur de donner des récitals dans ces temples de la musique que sont les églises Saint Roch (de 1989 à 2015), Saint Germain des Prés, la Sainte Chapelle, et surtout dans la cathédrale de Saint Denis, où se trouvent les tombeaux des rois de France et de notre Duchesse Anne de Bretagne. L’héritage chrétien est celui de tous les Français, et de tous les Bretons. Nous appartenons tous à la civilisation chrétienne. Les églises m’ont ouvert leurs portes, pas l’Etat français : cela fait une différence, qui ne surprendra personne.

Vous ne pouvez ignorer que, alors que les cinglés de Paris prenaient toutes les dispositions pour assassiner notre langue, c’est le clergé qui prit avec vigueur notre défense. Ce n’était pas difficile : il avait compris qu’aux hommes et aux femmes, il faut s’exprimer dans leur langue, et que chaque langue est un trésor à préserver. Voyez le minable spectacle, au niveau du sol, que nous donnent nos « députés » et nos « sénateurs »

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L’INDEPENDANCE – SOUVERAINETE DE LA BRETAGNE AU MOYEN ÂGE .

L’INDEPENDANCE DE LA BRETAGNE AU MOYEN ÂGE

PIQÛRE DE RAPPEL A L’INTENTION DE l’UNIVERSITE DE BRETAGNE, et à l’intention de tous ceux qui ignorent encore que la Bretagne fut un Etat totalement et absolument souverain au moyen âge, et qu’elle n’a perdu son indépendance qu’à la suite des invasions barbares de 1487 à 1491, et de l’annexion de 1532….

On a lu – avec stupeur – dans un très modeste « média » breton (quelques dizaines de lecteurs, parfois un peu davantage), une « dissertation » courte, dans laquelle un agrégé et docteur en histoire, se pose cette question insensée, hallucinante :

 » LA BRETAGNE A-T-ELLE ETE INDEPENDANTE  » ?

Avec un humour cinglant, Jean-Loup Le Cuff, le patriote qui a sauvé de l’ensevelissement du site sacré de Saint-Aubin-du-Cormier sous les ordures jacobines, s’offre la peau du glorieux « hystorien » dans les termes suivants :

 » Si vous me permettez, Maître, il existe d’autres questions du même acabit que « La Bretagne a-t-elle été indépendante? » 

Comme celles-ci : le ciel a-t-il été bleu? L’eau a-t-elle été mouillante? Le feu a-t-il été brûlant? Le système jacobin a-t-il été une dictature centraliste ethnocidaire et révisionniste? (Il l’est toujours!) A toutes ces questions, avec ou sans diplômes, nous répondons sans hésiter: Ya evel just! « 

Deux lettres ouvertes de Louis Mélennec. On pensait, après tous les travaux éminents publiés sur la question, que le problème était résolu. Eh bien non : l’Université bretonne, toujours sous influence marxiste, négationniste et destructrice, ne sait toujours pas ! Stupéfait, comme je ne peux laisser dire de telles sottises, j’adresse à l’éminent « hystorien », élève de Jean Kerhervé (voir ce nom par Google), deux lettres ouvertes, publiées in extenso sur la toile, dont voici le résumé :

 » Je suis littéralement stupéfait que vous puissiez encore vous poser la question de savoir si la Bretagne était ou non indépendante avant les invasions françaises. Qu’un agrégé-docteur soit ignorant sur ce point, qui conditionne largement l’avenir de la Bretagne, me sidère, pire, m’indigne.

 PASSONS encore que vous n’ayez lu ni mes travaux, ni écouté cette conférence majeure faite à Vannes en 2006, diffusée entièrement sur la toile ! Mais au cours de nos correspondances antérieures, je vous ai demandé, à deux reprises au moins, de vous reporter à l’étude magistrale de PLANIOL, notre plus grand juriste de TOUS LES TEMPS, dans son histoire de la Bretagne, tome III, pages 51 à 104. Ce texte est REMARQUABLE, truffé de références, tellement  irréfutable que j’ai jugé inutile de publier mes propres recherches sur ce sujet, qui n’apportent qu’une brillante confirmation de ce qu’il a écrit.

http://louis-melennec.fr/2012/07/02/la-totale-souverainete-de-la-bretagne-au-moyen-age-rappel/

Un autre auteur a démonté l’affreuse mécanique de l’annexion de la Bretagne dans sa thèse : Dominique Le Page, Finances et politique en Bretagne au début des temps modernes (1491-1547). Dans un texte de référence  très complet, mais si épais (748 pages), que je suis probablement le seul à l’avoir lu. Cette thèse universitaire est préfacée par Jean  Kerhervé  qui écrit, là comme ailleurs, que nos Ducs ne sont pas souverains, mais quasi-souverains (!), et qu’ils s’amusent – en quelque sorte -, à « une pratique indépendantiste du pouvoir dans une principauté dirigée pendant plus d’un siècle par des ducs quasi-souverains … (pour passer) à un stade d’intégration dans un ensemble politique plus vaste, le royaume de France « .

Peut-on être docteur en histoire er agrégé, et écrire de telles sottises ? OUI, ON LE PEUT : Bernard POIGNANT, ami et « conseiller » de François Hollande, agrégé en histoire, a osé écrire que l’édit d’annexion de la Bretane de 1532, fut signé par d’Anne de Bretagne ! Celle-ci, férocement attachée à l’indépendance de son pays, …. était morte en janvier 1514, soit DIX-HUIT ANS AVANT L’ANNEXION, qui ne serait jamais intervenue si elle avait été encore en vie ! Ce bon monsieur conseille le locataire actuel de l’Elysée : voyez la catastrophe !

 Si l’on ne connait pas les critères de la souveraineté dans l’enseignement de l’histoire dans les facultés bretonnes, qu’on consulte au moins les travaux des juristes et des spécialistes en sciences politiques, dont je fais partie. Après avoir digéré et assimilé ce qu’est l’indépendance d’un pays, on pourra, en connaissance de cause, se poser la question, et y répondre. Pas avant. L’édit de 1532, simple loi française,  promulguée par le roi de France  François Ier, venu en Bretagne pour cela, encadré par son armée, est un chiffon de papier, jamais accepté par le peuple breton – ni par ses élites -, etcomme telle sans effet juridique aucun en Bretagne, pays souverain .

A écouter, absolument :

https://www.youtube.com/watch?v=ULVulpb83bQ

Si encore nous étions les premiers à nous poser ces questions ! Mais avant nous il y a eu Le Baud, d’Argentré, Lobineau, Morice, les Dominicains, La Borderie, Durtelle de Saint Sauveur, Pocquet du Haut-Jussé, Dupuy, PLANIOL, etc. Et récemment il y a eu un certain Mélennec, juriste et historien jouissant d’une très belle réputation en France, qui n’écrit RIEN au hasard, sûrement pas aux dépens de sa réputation, qui en serait ruinée. Il y a apparence que vous n’avez lu aucun de ces auteurs.

Entre autres travaux remarquables, il y a eu la thèse de Antoine DUPUY,  et son livre monumental sur La réunion de la Bretagne à la France. J’ai consacré deux pages de mon diplôme d’études approfondies ( DEA), soutenu en Sorbonne en 2001, devant les professeurs Bercé et Barbiche (voir ces noms par Google), à Antoine Dupuy, que j’admire.

Lisez au moins ces quelques pages de lui – qui seront publiées dans mon site séparément, et que les Bretons passionnés par leur histoire liront avec avidité -, qui résument nos recherches à tous. Et combien vous faites partie des troglodytes qui vivant dans leur caverne, ne voient même pas la lumière du jour. Tous les auteurs ci dessus – y compris moi-même – écrivent la même chose. Antoine Dupuy fut un grand monsieur. Mais il fit comme les autres, la dictature intellectuelle et le lavage des cerveaux français ne lui ayant pas permis de faire autrement.

Que Kerhervé, Cornette, Croix, Minois …  ignares de ce qu’est la Souveraineté, la nation, l’indépendance, l’hommage féodal, aient écrit la dessus des conn….s passe encore. 

M. Kerhervé, ex-professeur à la faculté de Brest, a eu la bonté, récemment, de m’écrire que l’un de mes articles, parvenus sur sa boite de courrier par erreur, encombrait ses mails. Me voila libre de dire ce que je pense de ses erreurs, qui sont graves, par défaut de connaissance du droit médiéval, et de l’histoire du monde. Pour autant, en aucun cas je ne dirai du mal de ce qu’il a écrit et fait de bien, en particulier sa thèse (L’Etat breton) publiée par mon éditeur de l’époque, la maison Maloine, et les actes du colloque de Brest en 1991, sur le thème : 1491 : La Bretagne, terre d’Europe, que j’ai lu en entier, la plume à la main.

Je suis de ceux qui ne négligent RIEN, notamment pas les articles de ceux qui ne pensent pas comme moi. De plus, comme vous le savez, je cite ces auteurs dans les bibliographies, je me sentirai déshonoré si je ne le faisais pas : question d’honnêteté intellectuelle, tout simplement, et d’éducation. Je continuerai à les citer, largement pour me moquer d’eux, ce qu’ils méritent bien.

La Bretagne est en voie de perdition. L’université a été détournée de sa vocation, qui est de dire la vérité.

Note importante. Le 14 décembre 2013, le professeur Bercé, historien éminent, membre de l’Institut, qui siégea dans mon jury de DEA en Sorbonne en 2001, m’écrit :

Cher Monsieur Mélennec,

Il est, d’après ma médiocre connaissance du sujet, peu contestable que le duché de Bretagne était souverain au Moyen Age…. Certes, les circonstances historiques et les formes de la procédure  témoignaient de la situation de force du roi de France. Toutes les constructions de nations, de frontières, de patriotismes ou d’idéologies qui ont été tenues pour évidentes  et restent dans les mémoires et les idées reçues aujourd’hui résultent de conquêtes, de traités inégaux, de rapports de force, et surtout des imageries nationales qui ont été composées au XIX° siècleCordialement, Yves-Marie Bercé, Le 14 décembre 2013

Je lui ai répondu :

« Cher monsieur Bercé, Soyez surpris. Il existe encore, en Bretagne, des agrégés-docteurs en histoire qui n’ont pas fait leur « coming out »historique. Nous sommes bien, sur ce point, un pays arriéré. La vérité est maintenant démontrée : ON NE POURRA PLUS JAMAIS Y ECHAPPER. Cela ne changera rien : la Bretagne, comme la France, est actuellement sous la hache de ses bourreaux, complices de l’Etat français, lui même en totale déliquescence ».

LOUIS MELENNEC.

LE LIVRE BLEU DE LA BRETAGNE (LOUIS MELENNEC) : LA TOTALE SOUVERAINETE DE LA BRETAGNE.

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Afin de mettre à la portée de tous cet article traitant d’un problème d’une grande technicité, je l’ai traduit en langage simple – comme dans tous mes articles juridiques sans jamais aucune exception -, notamment à l’intention de l’université de Bretagne, qui a totalement délaissé le sujet, depuis au moins quarante ans, là où la vérité sur notre histoire conditionne notre avenir. Voici :

 LA CONSTITUTION DE L’ETAT BRETON. LA SOUVERAINETE PLEINE ET ENTIERE DE LA BRETAGNE au moyen âge.

1 – CONSTITUTION DE L’ETAT BRETON (XIIème, XIIIème, XIVème, XVème siècles).

Contrairement à ce que les Français ont voulu faire accroire, depuis qu’ils se sont emparés de tous les pouvoirs en Bretagne (dans les faits, depuis la mort d’Anne de Bretagne, en 1514), surtout depuis qu’ils ont accaparé, pour eux seuls, la prérogative de faire les carrières, de peser sur les consciences, et d’enseigner leur vérité, sans contradiction possible, la Bretagne n’a jamais été subordonnée au royaume de France ; elle n’a jamais été un «fief» de la France, concédé par le roi de France aux Bretons. Pas plus que les Ecossais, les Irlandais, les Gallois, les Tibétains, les Ouighours, les Sahraouis, et bien d’autres peuples, n’ont dû ni leur territoire, ni leur langue, ni leur existence nationale aux Anglais, aux Chinois, aux Marocains ; les Bretons n’ont dû leur existence nationale qu’à eux mêmes, en aucun cas à leurs ennemis français. Ces contes pour enfants, qui ont valeur de loi universelle lorsqu’il s’agit d’asservir les nations les plus faibles, sont inventés par les agresseurs, qui, ayant envahi par la force des territoires qui ne leur appartiennent pas, deviennent ensuite des «occupants», et le restent, lorsqu’ils n’ont pas réussi à éliminer physiquement les populations qui, elles, peuplent d’une manière légitime leur pays.

La Bretagne s’est constituée – comme les autres nations -, par ses vertus propres, par ses chefs (les «Ducs »), par son peuple, par les populations qui se sont agglutinées à elle au cours des siècles, par les combats incessants que les Bretons ont dû mener tout au long des siècles pour conserver leur territoire et leur identité, contre les Anglais, contre les Français surtout. A partir du XIIIème siècle – comme les autres grandes principautés Européennes, ni plus, ni moins – la Bretagne se « centralise » politiquement peu à peu, c’est à dire constitue un véritable Etat autour du chef suprême, le «DUX», et de son gouvernement.

a – LES ELEMENTS CONSTITUTIFS DE L’APPAREIL DE L’ETAT BRETON, lorsqu’il a pris corps, sont les mêmes que ceux des royaumes et des Etats souverains de l’époque :

– La Bretagne a une dynastie. Cette dynastie descend du chef militaire Nominoé, et de son fils le roi Erispoé, soit en ligne directe, soit en ligne collatérale ; elle est plus ancienne que la monarchie française (dite «capétienne»), de 150 ans environ (Hugues Capet est élu roi de France en 987). La dernière Duchesse qui règne d’une manière effective sur la nation bretonne est Anne de Bretagne (1477- 1514), fille de François II (1435-1488).

– Le Principal ministre (ou conseiller) du Prince porte le nom de «Chancelier» (titre qui reste encore en usage dans certains pays, comme l’Allemagne). En Bretagne, le Chancelier joue un rôle central dans le gouvernement du Pays, parfois plus important que celui du Duc.

– Le gouvernement breton porte le nom de «Conseil ducal» ; il est composé de «Conseillers», qui sont les ancêtres de nos ministres actuels.

– Le Parlement général de Bretagne (plus connu sous le nom d’ «Etats de Bretagne»), représente la Nation; il est, en quelque sorte l’Assemblée nationale bretonne ; il est composé de délégués des trois ordres (le clergé, les nobles, les bourgeois); il se réunit fréquemment, tous les deux ans environ ; il vote les lois, les impôts, et décide de tout ce qui est important dans le Duché ; il détient le pouvoir législatif ; il confirme la paix ou la guerre, approuve les traités internationaux … Sa compétence est générale ; son rôle est particulièrement important.

– Le pays a une chambre des comptes, distincte du Parlement général. Il existe, certes d’une manière beaucoup moins élaborée qu’aujourd’hui, ce que nous appelons une « comptabilité nationale », un budget, dans lequel apparaissent clairement les recettes et les dépenses de l’Etat.

– Le Duché possède sa justice, son administration, son armée. Le Duc possède la prérogative de nommer à tous les offices de judicature, de finance, ainsi qu’aux offices militaires. Les historiens français admettent que vers 1270, la construction de l’Etat est déjà avancée. C’est aussi les cas en Bretagne, qui est probablement d’ailleurs, sur ce point, en avance sur le pays voisin, car son territoire existe en tant que tel depuis le IXème siècle, pratiquement sans modifications, alors que la France n’est proche de ses limites actuelles qu’au XVIème siècle.

b – LE DUC DE BRETAGNE EST SOUVERAIN DANS SON DUCHE, tout comme le roi d’Angleterre, le roi d’ Ecosse, le roi d’Aragon, le roi de Navarre, le roi  de Naples, le roi de France :

– Il gouverne avec ses Conseillers et son Parlement général, sans qu’aucun autre pays ait le moindre droit de regard sur ses prérogatives gouvernementales.

– Le Duché est gouverné par ses propres lois et ses propres coutumes, en aucun cas par celles applicables en France ou ailleurs.

– La justice est rendue au nom du Duc, par les juridictions bretonnes. Le chef de la justice au niveau national porte le titre de «Président de Bretagne». Sauf exceptions rarissimes, les Bretons ne peuvent faire appel devant le Parlement de Paris. Le Duché veille jalousement à ce qu’il n’y ait aucune ingérence étrangère dans le fonctionnement de sa justice, et met obstacle à tout recours des Bretons au parlement de Paris, sous peine de sanctions.

– Le Duc est le chef des armées nationales. Les armées en campagne sont commandées par le Maréchal de Bretagne ; la flotte obéit à l’Amiral de Bretagne.

– Le Duché bat ses propres monnaies d’or et d’argent, décide du cours des monnaies. La livre bretonne est distincte de la livre française. Le système fiscal est strictement distinct de celui de la France. Les impôts, notamment, ne portent pas les mêmes noms de chaque côté des frontières (l’impôt principal est le « fouage » en Bretagne, la « taille » en France).

– La diplomatie dépend du duché seul, qui nomme ses ambassadeurs, décide des négociations à conduire, négocie et signe ses traités, décide de la paix et de la guerre. Le Duc entretient des relations directes, par ses ambassadeurs, avec le Pape, qui rédige des bulles distinctes de celles destinées à la Cour de France. L’Eglise de Bretagne est distincte de l’église de France. – Le Duc crée ses ordres de chevalerie, anoblit les sujets qu’il distingue, possède le droit de grâce; le crime de lèse-majesté fait partie du droit breton.

– Le Duc dispose du monopole de la contrainte. Les fonctionnaires du roi de France ont l’interdiction stricte d’officier dans le Duché, sous peine d’être éconduits, maltraités, et même de mettre leur vie en péril : ils sont des étrangers, seule la voie diplomatique, d’Etat à Etat, peut régler les contentieux entre les deux pays.

 – LA BRETAGNE, PAYS LIBRE, EST UNE MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE.

La monarchie bretonne n’est ni absolue, ni arbitraire, comme elle le devient en France à partir de Louis XI (1461-1483), plus encore à partir de François Ier (1515-1547). Fait notable, le Duc ne peut gouverner qu’avec ses Conseillers et son Parlement : c’est un régime «représentatif», et même une monarchie constitutionnelle. En principe, le Duc ne peut décider seul des choses importantes (il y a, bien sûr, des exceptions). De ce point de vue, l’annexion du Duché, lorsqu’elle intervient, après les invasions françaises, constitue pour le pays une catastrophe irréparable, en raison de la perte d’un régime politique assez remarquable pour l’époque, et qui fonctionne bien ; c’est une régression de plusieurs siècles, qui produit toujours ses effets à l’heure actuelle. Ce vide politique n’a fait que s’accentuer sous les Français, la Bretagne est toujours gouvernée depuis la capitale d’un pays étranger, selon des méthodes de gouvernance désastreuses, et localement par des « gauleiters », sous le nom de « préfets », dont aucun n’est Breton.

Nul autre que le Duc de Bretagne ne détient la moindre parcelle d’autorité ni de souveraineté dans le pays, qui est en tous points distinct des autres. En particulier, le roi de France n’y possède aucun gouverneur, aucun intendant, aucun lieutenant-général, aucun fonctionnaire, aucun soldat, aucune place forte, ni même aucun ambassadeur permanent. Le Duc, selon la maxime, « est roi dans sa Duché, tout comme le roi l’est dans son royaume »; il est « Duc par la grâce de Dieu », et « ne reconnaît au temporel aucun instituteur, ni créateur, ni souverain, que Dieu lui même ».

Les Français voyageant en Bretagne, sujets de leur roi, doivent obtenir des « sauf- conduits ». Et réciproquement. La « naturalité » bretonne n’est pas la « naturalité française » ; elle n’est accordée qu’avec parcimonie par le gouvernement ducal. Le Duc lui-même, lorsqu’il se rend en France, doit en aviser le Parlement général de Bretagne – voire être autorisé par lui à quitter le territoire national -, et être muni des sauf-conduits à lui délivré pour se déplacer hors de son pays.

On voit à quel point est absurde la prétention de la France – et de certains historiens bretons – de vouloir soutenir que la Bretagne a toujours été française, et de vouloir encore entretenir cette légende. Cela reviendrait à dire que le Tibet a toujours été chinois, que l’Ecosse est anglaise, etc.

ANTOINE DUPUY : LA « REUNION » DE LA BRETAGNE A LA FRANCE.

Voici maintenant la version de Antoine DUPUY, éminent historien breton, strictement identique à la nôtre ..

L’INDEPENDANCE DE LA BRETAGNE JUSQU’AU XVIème SIECLE

___________________________________________________________

L’indépendance du gouvernement breton est complète.

L’hommage exclusif et absolu des seigneurs bretons au Duc de Bretagne, le roi de France étant exclu de cet hommage. Les grands feudataires de la couronne de France ne reçoivent de leurs propres vassaux qu’un hommage conditionnel, dans lequel les vassaux réservent leur fidélité au roi de France. L’hommage que le Duc de Bretagne reçoit de ses sujets est absolu et sans réserve, « plus proche au duc qu’à nul autre, contre tous ceux qui peuvent vivre et mourir ». Tous le reconnaissent comme leur souverain seigneur.

Conseil de gouvernement et grands officiers.

Le Duc a a son conseil d’Etat, avec lequel il dirige l’administration de son pays, ses grands officiers tels le grand trésorier, l’amiral, le maréchal, et le chancelier de Bretagne.

Couronnement. La couronne du Duc n’est pas un cercle ducal, comme celui des vassaux du roi de France, mais une couronne fermée comme celle des rois. Quand il se fait sacrer à Rennes, quand il ouvre les sessions de son Parlement général, la pompe qu’il déploie est celle d’un roi. En tête de ses ordonnances, il place cette formule significative «  De notre certaine science, dans la plénitude de nos pouvoirs royaux et ducaux ».

L’absence de souverain au dessus du Duc. François II, en 1485, institant le Parlement de Bretagne, proclame que jamais ni lui ni ses prédécesseurs …

Zone contenant les pièces jointes

Prévisualiser la vidéo YouTube Union de la Bretagne à la France en 1532 ? il n’y a jamais eu de traité ! …par Louis Mélennec

Union de la Bretagne à la France en 1532 ? il n’y a jamais eu de traité ! …par Louis Mélennec
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GENOCIDE BRETON : COMMENT LES BRETONS SONT DEVENUS « FRANCAIS ». LES CRIMES CONTRE L’HUMANITE PERPETRES PAR LA FRANCE EN BRETAGNE .

LES CRIMES CONTRE L’HUMANITE DE LA FRANCE EN BRETAGNE SONT IMPRESCRIPTIBLES. LA FRANCE DOIT ÊTRE JUGEE ET CONDAMNEE.

LES ARMEES FRANCAISES DE LA LIBERTE EN BRETAGNE (1793-1794) : LA FRANCE ENFIN DEMASQUEE : LES NAZIS AVANT LES NAZIS EN BRETAGNE, DAECH AVANT DAECH.

 

 

L’ARME LA PLUS EFFICACE POUR QUE RENAISSE NOTRE PAYS : SON HISTOIRE, LES INJUSTICES ET LES CRIMES DONT LES BRETONS ONT ETE VICTIMES.

L’immense Ernest Renan, breton, l’un des génies les plus puissants du 19ème siècle, a écrit en substance, d’une manière fort claire :  » La recherche historique, en exhumant des crimes commis par les colonisateurs , mais dissimulés par lui d’une manière machiavélique, met les nations artificielles en péril de disparaître. Mais elle est de nature, savamment conduite, à faire renaître des nations supprimées de la carte par leurs tortionnaires ».

Cette pensée profonde a été l’une des règles principales de mes recherches : exhumer notre histoire, en supprimer les falsifications, pour faire renaître et retrouver notre personnalité nationale, avec tout ce qu’elle comporte, et ce qu’elle comportera dans le futur : la Liberté par rapport à ceux qui nous ont asservis, c’est à dire notre Fierté, notre Dignité d’hommes.

Il ne s’agit en aucun cas d’une appétence particulière pour l’horreur, ce qui serait malsain, maladif, et contre productif. Ni sûrement d’un hasard : ils s’agit d’une stratégie, mûrement pensée, pourpensée, murie, élaborée, perfectionnée, affinée au fil des années, et toujours strictement adaptée aux effets à obtenir et à produire, sur des personnes précises, des groupes de personnes parfaitement identifiées, avec la certitude de les atteindre, les ayant visés avec une grande précision, et n’exposant jamais dans les articles élaborés à cette fin que des faits véridiques. Tout cela dans l’application et dans le respect stricts du droit européen et international, que la France viole tous les jours avec allégresse…

Mobiliser les sentiments, tous ceux que l’on peut toucher : l’amour, la compassion, l’amitié, l’admiration, la condamnation, même la haine, dans les cas extrêmes, et si cela est indispensable, pour le temps nécessaire seulement, bien entendu … Parmi eux, le plus efficace, lorsqu’on est en mesure de l’alimenter par des faits véridiques : le sentiment de réprobation, de condamnation inconditionnelle, de rejet absolu de ces actes, par l’horreur qu’ils suscitent, de ceux qui les ont perpétrés, et de ceux qui ont construit leur prospérité sur cet héritage malséant : bref, de ceux qui s’en réclament les héritiers, comme ceux qui présentent comme héroïques les crimes de Staline, de Mao Tsé Dong, de Paul Pot et autres Hitlers du même genre. Hier : ceux des nazis; aujourd’hui : les crimes de Daech, donc.

Y compris en actionnant ce défaut majeur des Bretons : la jalousie, spécialité première, bien avant le far breton et le kouing amann.  Tous ceux qui n’ont rien fait se croient des héros. Ceux-là vous détestent, parce que vous avez parlé avant eux, et que vous avez osé le faire, bravant le tabou absolu, le plus protégé, y compris et surtout par les « élus » bretons, qui auraient été exclus de leurs prébendes s’ils avaient ouvert le bec, scellé à quintuple tour par notre bonne république, qui les achète ainsi, car ils sont à vendre. Mais quels alliés, à leur corps défendant ! Ils vous jalousent, en leur for intérieur ils ne vous pardonnent pas la mobilisation que vous ayez provoquée, surtout si elle repose sur des bases hypersolides, ce qui est le cas maintenant, et parce qu’elle est maintenant très tangible, et très bien perçue ! Ainsi en vomissant sur vous, sans qu’ils le sachent, et sans qu’ils imaginent qu’on les excite volontairement, ils sont des agents de publicité remarquables . On l’a compris : connaissant cette arme dialectique terrible, privé de tout accès aux merdias achetés par le pouvoir, j’en ai usé très largement pour les mettre au service de mes idées et de la vérité, car cette sorte d’individus peut servir de « boomerang », si l’on sait s’en servir.

 

Ceux qui vont lire les pages qui suivent vont être stupéfaits. Mieux : ils vont être indignés. Indignés encore davantage, de surcroît, parce que depuis 1789, la France s’est jouée d’eux, en les trompant honteusement, en leur lavant le cerveau dans les enseignements dont elle a pris le contrôle absolu, dans les écoles, les lycées, les collèges, et en versant de gras subsides aux merdias qui acceptent de jouer ce jeu répugnant.

Combien voudront encore se croire français après cette lecture ?

Croit-on que les jeunes Bretons qui intentent des actions en justice pour qu’on les débarrasse de cette nationalité française qui les dégoûte, agissent par l’effet du Saint Esprit ? NON : ILS ONT LU L’HISTOIRE RECONSTITUEE DE LA BRETAGNE, ils se sont demandés si cela était vrai, puis, il l’ont admis, à leur propre effarement !

Et où l’ont-ils lue ? Devinez : vous l’avez déja fait, vous savez de quoi il s’agit. Tous, en tout cas, se sentiront encore beaucoup plus Bretons qu’avant, ceci est une certitude.

Les Bretons n’ont pas encore compris que leur salut est dans la totale reprise en mains de leurs affaires, et dans leur réapparition sur la scène internationale, en qualité de puissance souveraine. Mais cela est en train de se dessiner.

 

 

 

Mélennec 14 ans cccMélennec 1967

Louis Mélennec, Guivinec (1954); Nantes (1967; doctorat en médecine).

Mélennec 2008

Médiature de la République, Paris (1992-1998).

NANTES THESE MAI

 

Nantes 1996, doctorat en droit. Membres du jury, de gauche à droite : Le professeur Jean-Philippe Hesse; le professeur Norbert Olszack, doyen de la faculté de droit de Strasbourg, professeur à la Sorbonne; le professeur André Tunc, de Paris, juriste international, président du jury, en train de signer; le Médiateur de la république, Jacques Pelletier, en partie dissimulé; le recteur de l’université de Lyon, Yvonne Lambert-Faivre; le président Jean-Pierre Laborde, de Bordeaux, en train de signer; le représentant du ministère des finances.

 

Article en voie de rédaction.

C’est par un abus de langage réducteur que l’on parle des « guerres de Vendée », et de « génocide vendéen ». Il est temps maintenant de nommer les choses par leur nom. Le concept de « génocide vendéen », que l’on doit à Reynald Sécher, est dépassé. La Bretagne est concernée, au même titre que les départements voisins, par les guerres dites « de Vendée ». Ceci pour plusieurs raisons :

  • La « Vendée militaire », ainsi désignée par l’usage, ne concerne nullement le seul département de la Vendée, mais intéresse en réalité quatre départements : la Loire Atlantique, dans sa moitié sud; la Vendée, dans sa partie nord; le Maine et Loire; les Deux Sèvres : voir la carte par Google, taper simplement : Vendée militaire.
  • Toute la partie de la Loire Atlantique située au sud ce la Loire est englobée dans le terrain des opérations militaires d’extermination perpétrées par la France, ainsi que certaines localités de la rive droite de la Loire, soit un tiers environ du département.
  • Les plus grandes atrocités commises durant ces guerres  se situent en Loire inférieure, à Nantes, capitale historique de la Bretagne,  et à Savenay, à 40 klm au nord-ouest de Nantes, non pas en Vendée.
  • Enfin, la destruction totale des populations ne vise pas seulement les Vendéens, mais aussi les Bretons (Source : Reynald Sécher). Si l’on en croit les travaux récents, un quart à un tiers des habitations de la Loire inférieure ont été détruites par les armées françaises.

Etant entendu qu’il faut maintenant parler de « génocide breton et vendéen » – et non plus de génocide vendéen -, voici l’analyse juridique de William Goldnadel, avocat, président d’Avocats sans frontières,  juif d’origine polonaise,  qui a vécu l’horreur de la Shoah, allié  précieux pour les Bretons, dans la préface du dernier livre de Reynald SECHER, Editions du Cerf, Paris 2011, 29 boulevard La Tour-Maubourg, 75340, Paris Cedex 07) :

 » La Vendée est bien un génocide. Le génocide de la Révolution française …… L’incroyable, l’impensable, l’inimaginable est que ce génocide est le fruit de ceux qui disaient agir au nom de principes nouveaux, de droits universels : les droits de l’homme. Ce génocide est bien un crime légal. Ce génocide est absolu et total; il regroupe les trois critères de génocide cernés à ce jour, et reconnus par le droit international …. Pourquoi personne, avant Sécher, ne s’était posé la question de la véritable nature de ce qui s’est passé en Vendée ?… N’est-ce pas ce qu’on appelle le négationnisme ? Si HITLER a été jugé et condamné, si les lieutenants de POL POT sont en cours de jugement …. ROBESPIERRE, LENINE, STALINE, MAO … sont vierges de tout jugement . »

Génocide, Hitler, Staline, Mao, Pol Pot, voila des mots et des noms qui situent d’emblée ce qui s’est passé en Bretagne en 1793 et en 1794.

 

 

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I – INTRODUCTION A L’ACTION « CIVILISATRICE » DE LA FRANCE EN BRETAGNE, ET AU GENOCIDE BRETON.

L’histoire présente et future d’un peuple est conditionnée par le connaissance de son passé. Ce passé, lorsqu’il est celui que nous a infligé notre cher voisin de l’Est, à plus forte raison s’il a été dissimulé par le même mécanisme mental que celui du criminel qui cache ses crimes.  S’il a trouvé des complices parmi nous, il produit des effets immenses, comme une pierre jetée dans l’eau, qui génère des cercles concentriques, et qui s’étendent de plus en plus loin.

La Bretagne est aujourd’hui informée de son histoire, des crimes par lesquels notre voisine, la France, se trouve encore chez nous : aucun retour en arrière n’est possible. La France n’est plus en mesure de rien dissimuler de ce qu’elle a fait en Bretagne, le silence honteux des députés et des sénateurs est jugé par tout le peuple breton, en attendant que leur trahison à Nantes soit  jugée par les tribunaux.

  Les Bretons en appellent à l’humanité entière, pour faire connaître les crimes, pires en cruauté que ceux de Daech, dont ils ont été victimes. Il est dans l’intérêt du monde entier – pas seulement des Bretons et des Français – de faire connaître partout, dans tous les pays de la terre, que la France, qui s’arroge la ridicule prétention d’avoir « inventé les droits de l’homme », pire : d’avoir « apporté la Liberté au monde », a perpétré en Bretagne et en Vendée des crimes contre l’humanité, qui, même s’ils ne sont pas uniques, comptent parmi les plus cruels de l’histoire de l’humanité.

Ces crimes ne sont pas prescrits, ils doivent être jugés. Ils sont de la même atrocité que ceux des Turcs lors du génocide arménien, des nazis à l’égard des Juifs, des Arabes lors de la conquête sanglante des pays du pourtour méditerranéen, de l’esclavagisme des pays musulmans en Afrique noire, et des pays du continent noir à l’égard de leurs frères de race et de culture, qui les ont capturés et vendus comme esclaves aux pays occidentaux. (Cf. Mélennec, racisme, esclavagisme). Les médias français sont complices, par leur silence criminel sur ces faits. Tout citoyen du monde qui se réclame de la démocratie et du respect des être humains, doit lire l’article qui suit, et le faire connaître, par le lien ci-après à tous ses amis, relations, élus, médias.

Je demande aux jeunes Bretons qui accèdent peu à peu à la vérité, et parce que ceux-ci en ont été incapables, de prendre en charge l’éducation de leurs députés, de leurs sénateurs, de leurs maires, de leurs conseillers municipaux, de leurs professeurs (qui ne leur ont rien appris sur ces faits horribles, je parle d’expérience), de tous leurs parents, voisins et amis, de tous les journaleux dont l’orifice buccal s’est transformé en museau de carpe. La démarche de vérité est aujourd’hui très avancée. Nos jeunes Bretons ont maintenant en mains tous les instruments pour parfaire leur information. N’oubliez pas de leur adresser la version PDF du LIVRE BLEU DE LA BRETAGNE, qui caracole sur internet, depuis plus de deux ans, et du présent article, l’un des plus terribles concernant notre histoire. Le livre bleu a été téléchargé par plus de 200 000 personnes, il est maintenant très largement connu à l’étranger.

Vannes 2006

Vannes 2006: devant un public nombreux, invité par l’Association bretonne, Louis Mélennec démontre que la Bretagne n’a jamais été « réunie » à la France par un traité librement négocié, d’Etat à Etat, mais qu’elle a été annexée par des procédés particulièrement crapuleux : les invasions de 1487 à 1492; la destruction progressive des institutions; la mainmise de la France sur le gouvernement du Duché souverain; la mise en place dans les principales fonctions d’agents français (des étrangers, donc), et de « collabos » bretons; la peur, les intimidations, les pressions et les menaces; la corruption; l’humiliation; enfin, l’absence totale de négociations entre les Bretons et les Français, militairement présents autour de l’assemblée nationale bretonne, à Vannes ( = les Etats de Bretagne), et maîtres du jeu. Un éventail complet, donc, auquel il ne manque rien. Cette analyse, révolutionnaire en son temps, est maintenant, dix ans seulement plus tard, admise par tous. Un tabou colossal, une légende honteuse volent en éclats : le prétendu « traité » de réunion à la France n’a jamais existé. Conséquence : annexée par la violence, en violation du droit international de l’époque, la Bretagne n’est pas française. (Google : mélennec 1532).

Mélenneclivre bleu

Bruxelles 2009 : Louis Mélennec présente et commente le Livre Bleu aux congressistes de la FUEN, les nations persécutées et humiliés d’Europe par les Etats « centraux ». Pierre Lemoine, héros breton, ex-président de la FUEN (voir ce nom), a joue un rôle moteur dans la rédaction de ce livre. Il expose les horreurs perpétrées par le pays auto-proclamé « des droits de l’homme » en Bretagne. La stupeur est générale. L’Europe entière avait succombé aux mensonges français, et tenait ces fables pour vraies. Un tabou plus colossal encore vole en éclats : la France n’a apporté à la Bretagne ni la civilisation, ni le progrès : elle a assassiné un pays antique, fier de ses racines, prospère; elle l’a détruit, acculturé, assassiné sa langue, exploité comme une ferme, ruiné son économie, tué ses habitants dans des conflits militaires nationalistes scandaleux; elle s’est livrée en Bretagne à des crimes horribles, non prescrits. Pire sans doute : elle n’a rien apporté aux droits de l’homme, dont elle se prétend l’ « inventrice ».

La répétition sur la toile de ces abominations ne procède ni de près ni de loin, d’une appétence particulière pour l’horreur, encore moins pour la haine ou le désir de vengeance, même si ces sentiments sont dans l’ordre de la nature.

Je suis un militant des droits de l’homme, je déteste le mensonge et l’hypocrisie, ce sont les seules choses qui motivent ma démarche.

Tant que la vérité ne sera pas dite – toute la vérité -, sur tous les faits les plus ignobles qui se sont déroulés en Bretagne, par le fait de l’envahisseur -, rien ne bougera. Nous avons vu de quelle manière se sont comportés les députés et les sénateurs dans l’affaire de la réintégration de Nantes et de son département dans le territoire national breton, volé par la France : ils ont trahi. Rien n’y a fait. Manger chaque mois de grosses rations d’avoine et de foin, voila à quoi se limite leurs médiocres talents.

 Las d’attendre que les médias français et bretons, subventionnés jusqu’à la moelle, d’une malhonnêteté aujourd’hui connue de tous, esquissent un mouvement de dignité, j’adresse ces extraits de mes archives – déjà publiés dans une chronique de mes blogs -, aux honorables personnes ci-dessus citées, ainsi qu’à M. LEFUR, breton,  vice président de l’Assemblée nationale française, et à quelques autres, qui nous déshonorent par leur silence sur ces faits, qu’ils connaissent pourtant. Tous les journalistes du journal le Monde les reçoivent également, ainsi que les « historiens » bretons, qui ne nous ont jamais rien dit sur ces abominations, et qui continuent à se taire.

Je fais partie des victimes de l’enseignement pervers dispensé par les écoles françaises, qui ne fut rien d’autre qu’un immense lavage de cerveaux, aujourd’hui identifié comme tel. Quoique passionné par l’histoire depuis mon enfance, j’ai moi-même tout ignoré de l’histoire de mon pays jusqu’à l’âge de trente ans, parce que ces exploits de la France menteuse et manipulatrice étaient dissimulés avec le plus grand soin, de nature machiavélique, et que je n’avais aucun moyen d’y accéder.  De la même manière que le criminel efface les preuves de son crime, la France, avec une science parfaite, et une détermination continue après 1789, a privé toute la nation bretonne d’avoir conscience d’elle-même, et de savoir qui elle était. Cela s’appelle l’acculturation, la destruction volontaire et réfléchie de l’identité d’un peuple. Mon cerveau a été lavé et trituré, comme celui des autres Bretons. C’est la recherche historique qui m’a permis de renouer avec mes racines. La France d’après 1789 a été un vaste camp de concentration, dans lequel l’école inculquait à coups de marteaux une histoire entièrement remodelée, toute entière à la gloire du colonisateur.

La publication des atrocités qui suivent, et leur large diffusion, rendent impossible le maintien de la Bretagne dans les limites territoriales de son tortionnaire, de même que l’amputation criminelle de son territoire national : elles vont être diffusées, par internet, à des centaines de milliers d’exemplaires. Mieux : les Français qui ont lu ce texte, quelque sympathie que l’ont ait pour ce pauvre peuple en voie de destruction par les incultes et les incompétents qu’ils se sont donnés pour maîtres, ne peuvent même plus supposer, une fois informés, que leur pays, la France criminelle possède le moindre droit en Bretagne; elle n’en a jamais eu, elle doit partir de ce magnifique pays, qu’elle continue à ruiner par les minables qu’elle porte au pouvoir.

 Les Corses, les Savoisiens, les Basques, les Alsaciens, les Flamands, les Béarnais, en lisant le Livre Bleu de la Bretagne, vont s’enrichir de nos malheurs. Ils ont été annexés par la France, comme les Bretons, par la force, en violation des normes internationales, Ils sont victimes, tous les jours, du non respect des droits internationaux des nations incluses dans un Etat nationaliste furieux, sauf à celui-ci d’accuser férocement de nationalisme ou d’ « identitaires » ses victimes, qu’elle a détruites avec méthode sur les prétendus principes « humanitaires » de 1789, qu’elle n’a elle-même jamais respectés.

 Voila cinq siècles que nous avons été annexés contre notre volonté, plus d’un siècle que nous sommes presque totalement acculturés. Notre langue est presque morte. On ne traverse pas indemne ces épreuves. Comme les Juifs, qui publient chaque année des milliers d’ouvrages sur la shoah, ces souvenirs affreux hantent la conscience des Bretons, la mienne en particulier. Herbert Pagani a écrit que les Bretons sont les Juifs de la France. Rien n’est plus vrai. Les Juifs ont été persécutés dans tous les pays d’Europe. Ici, c’est la France, l’auteur unique de la shoah bretonne, qui doit en payer les conséquences.

 Pauvres Bretons ! Violés par la colonisation, vous l’êtes par les vôtres : aucun d’eux ne parle, aucun député, aucun sénateur. Surtout pas les Le Drian, Lebranchu, Ayrault. Notre honte est absolue. Bernard Poignant, ancien maire de Quimper, transmettra ces textes, sans aucun doute, à son ami François Hollande. M. Mélenchon s’interdira désormais de parler des Bretons comme il le fait; il a l’excuse, lui, d’avoir été ignorant de ces faits, avant que je n’en l’informe : j’ai entrepris de la rééduquer, c’est fait aujourd’hui, il a enfin compris ce que fut le martyre des Bretons; je l’espère en tous cas. M. Lefur continuera de se taire, car il est maintenant trop tard pour lui et pour les autres de parler, et de faire semblant de s’indigner. M. Valls est au courant de ces atrocités; les Espagnols en ont fait autant durant la guerre civile en Catalogne, peut-être davantage.

Aujourd’hui, des jeunes Bretons décidés, pacifiques et défenseurs de la Dignité de l’être humain, soucieux de la légalité internationale, comme je le suis depuis que j’ai pris conscience de ces faits et de ces choses, vont diffuser partout ce qui a été caché à tous, par la République auto-proclamée des droits de l’homme, ce pays fameux qui prétend avoir apporté la Liberté au monde, selon les affirmations furieuses de ses thuriféraires menteurs.

La « république » française n’existe pas : c’est une imposture. Ce pays n’est en aucun cas gouverné par le peuple , encore moins pour le peuple : deux ou trois maffias se partagent le gâteau français; aujourd’hui, tous le savent. Le tabou, absolu il y a encore dix ans, est détruit. L’invraisemblable incompétence du gouvernement depuis quatre ans, les condamnations qui pleuvent – encore très insuffisantes -, les procédures judiciaires en cours, la rapacité de nombreux « élus », lèvent le voile chaque jour davantage sur ce qu’est ce système. Je m’honore d’ avoir contribué à cette évolution, comme je l’ai pu. Cela me vaut d’être interdit de m’exprimer dans tous les médias, sans exception. Y compris, en premier lieu, des merdias bretons qui collaborent, au prix de « subventions », sans lesquelles ils n’existeraient même pas. Cette situation n’a rien de désagréable en soi : le contraire ferait de moi un élément du « système ».

Il faut maintenant reconstruire une vraie république, en France comme en Bretagne, avec des hommes compétents et honnêtes, non avec des brêles.

 

 II – LE GENOCIDE BRETON : 1793-1794. COMMENT LES BRETONS SONT DEVENUS « FRANCAIS ».

Le texte qui suit est essentiellement composé de citations : il est donc irréfutable : c’est son but.

 

LES VIOLS, LES VIOLENCES, LES MEURTRES PERPETRES PAR LES SOLDATS DES ARMEES FRANCAISES, sur les femmes, les enfants, les jeunes filles, les religieuses ….

 Les viols se font sur une grande échelle. Ils touchent un très grand nombre de femmes : les mères, les filles, les femmes âgées, les enfants, les religieuses.

Les conditions en sont ignobles : le viol se fait en public, chaque fois que cela est possible : les femmes sont souillées devant leurs maris et leurs enfants; les jeunes filles sont violées devant leurs parents, leurs frères, leurs soeurs. Certaines femmes ou jeunes filles s’offrent à leurs bourreaux, pour tenter d’échapper à la mort : elles sont violées, puis tuées, parfois pendant l’exécution même de l’acte.

Pire : certaines femmes « patriotes », acquises à la France, sont violées également, pour le plaisir, ou parce qu’il n’y en a pas d’autres à proximité, ou parce que le « contingent » disponible de femmes à violer est épuisé. On a signalé des cas de viols sur des cadavres encore chauds, ou sur des femmes en train d’expirer.

« Si toutes les femmes prises ne sont pas brûlées, elles trouvent, en tous cas, un emploi : les plus vulgaires appartiennent aux soldats, les plus belles aux officiers; moins raffiné, le général Commaire marque une préférence pour les vivandières … Dans les métairies, les femmes sont prises devant leurs maris expirants … Une citoyenne est la conquête commune de l’état-major de l’armée; une autre appartient à trente soldats ….. Des malheureuses, qui espèrent par le déshonneur subi avoir évité la mort, sont fusillées nues … Des femmes sont souillées dans leurs cadavres… Le viol est la récompense du soldat » (Gabory, pages 350 et 351).

« Le général Huché, monomane du crime, toujours à demi ivre, se repaît des spasmes d’agonie … Il se donne le passe temps » de voir rouler jusqu’au bas d’une côte escarpée des femmes fusillées sur la pente, pour rire des accidents de leur chute « . Ses soldats portent des enfants embrochés sur leurs baïonnettes; ils en brûlent d’autres dans leurs berceaux « (Gabory, pages 350 et 351).

LE VIOL DES FEMMES. LE MASSACRE DES ENFANTS.

» Un délire de et de sadisme s’empare des soldats : ils se réservent comme butin de guerre les femmes les plus distinguées et les religieuses. Ils dépouillent les cadavres de leurs vêtements, et les alignent sur le dos …. Ils appellent cette opération : » mettre en batterie … » » Ils vont, raconte Béjary, jusqu’à introduire dans le corps des victimes des cartouches auxquelles ils mettent le feu « .

(Gabory, page …)

» Le soussigné déclare qu’en suivant l’armée dont je fais partie, j’ai vu entre Venansault et Ayzenay, au moins cent personnes, toutes femmes et enfants, massacrés et coupés en morceaux ; dans le nombre était un enfant, qui palpitait encore auprès de sa mère … » (Témoignage du gendarme Charrier, de la brigade de Palluau; contresigné par le juge Rouvière, du tribunal de Challans; cité in Les colonnes infernales, page 202).

» Le jour qu’on mit le feu à Venansault, il vit tuer sept femmes, seules trouvées dans la commune, que l’une d’elle tenait son nourrisson dans les bras, et qu’on eut le raffinement et la barbarie de percer du même coup de sabre la mère et l’enfant … cette infâme action reçut les applaudissements du commandant » (Témoignage du 14 février, 26 pluviôse, cité dans Les colonnes infernales, page 202).

» Cinq cents brigands ont été taillés en pièces, parmi lesquels un grand nombre de femmes, car les femmes s’en mêlent plus que jamais … » (lettre du général Huché, A.G., liasse B5 8 des Archives de guerre, in les colonnes infernales, page 205).

» Le viol et la barbarie la plus outrée sont représentés dans tous les coins. On a vu des militaires républicains violer des femmes rebelles sur les pierres amoncelées le long des grandes routes, ET LES FUSILLER OU LES POIGNARDER EN SORTANT DE LEURS BRAS » (Témoignage du commissaire LEQUINIO, in Graccchus BABEUF, page 61).

 » J’ai vu brûler vifs des femmes et des hommes …. J’ai vu cent cinquante soldats maltraiter et violer des femmes, des filles de quatorze et quinze ans, les massacrer ensuite et jeter de baïonette en baïonnette de tendres enfants restés à côté de leurs mères étendues sur le carreau …. » (Témoignage du chirurgien Thomas, in la Vendée-Vengé, page 164).

» On n’a conservé dans la Vendée que les généraux qui ont commis le plus de scélératesses, ceux QUI ABUSAIENT DES FEMMES APRES QU’ELLES ETAIENT MORTES, ceux QUI LES ENVOYAIENT A LA MORT APRES EN AVOIR JOUI, ceux qui faisaient fusiller les citoyens qui venaient demander justice « … (Le Moniteur, 11 vendémiaire 1794, in Gracchus BABEUF, page 69).

 » Il n’ y a plus de Vendée. Elle est morte avec ses femmes et ses enfants dans les marais et dans les bois de Savenay. J’AI ECRASE LES LES ENFANTS SOUS LES SABOTS DES CHEVAUX, massacré les femmes qui, au moins, pour celles-là, N’ENFANTERONT PLUS DE BRIGANDS ». (Général Westermann, lettre au Comité de salut public, après la boucherie de Savenay).

 Ces témoignages seront complétés ultérieurement. Il en existe des dizaines d’autres.

 LE MEURTRE DES FEMMES ENCEINTES.

Les femmes enceintes, épargnées pendant un temps, sont mises à mort. On tue d’un seul coup deux êtres vivants : la » République » est doublement gagnante. Certaines sont violées avant d’être exécutées, d’autres éventrées, d’autres transpercées par les armes. Par un raffinement de cruauté, les armes sont enfoncées dans le ventre même de la mère.

» Ayant reçu l’ordre de la Commission militaire d’aller constater la grossesse d’un grand nombre de femmes détenues à l’Entrepôt, je trouvais une grande quantité de cadavres épars ça et là; je vis des enfants palpitants noyés dans des baquets pleins d’excréments humains …. Je constate la grossesse de trente d’entre ces femmes; plusieurs étaient grosses de sept à huit mois. Quelques jours après, je reviens voir ces femmes, que leur état devait sauver; ces malheureuses avaient été noyées « . (Témoignage de Chaux, in La guerre de la Vendée, page 71).

» J’ai vu massacrer des vieillards dans leur lit, égorger des enfants sur le sein de leur mère, guillotiner des femmes enceintes, MÊME LE LENDEMAIN DE LEURS COUCHES …. Les atrocités qui se sont commises sous mes yeux ont tellement affecté mon coeur, que je ne regretterai jamais la vie … » (Témoignage du général de brigade Danican, Archives historiques de l’armée déposées au fort de Vincennes, lettre du 20 octobre 1793 adressée de Saint-Brieux à Bernier).

» Des femmes enceintes étaient étendues, et écrasées sous des pressoirs. Une pauvre femme, qui se trouvait dans ce cas, fut ouverte vivante au Bois-Chapelet, près de Maillon » (Peigné, Histoire du Loroux-Bottereau, Archives paroissiales du Loroux-Bottereaux; Secher, in Le livre noir de la Révolution, page 239).

 « J’ai vu ouvrir le ventre des femmes enceintes, en extraire l’enfant,et y mettre de l’avoine, pour faire manger leurs chevaux » (Revue de la Révolution, 1887, Journal de l’abbé Pierre Cormier. Gabory, pages 351 et 352).

» Une jeune fille de la Chapelle fut prise par des bourreaux qui, après l’avoir violée, la suspendirent à un chêne. Chaque jambe était attachée séparément à une branche de l’arbre, et écartée le plus loin possible l’une de l’autre. C’est dans cette position QU’ILS LA FENDIRENT AVEC LEUR SABRE JUSQU’A LA TÊTE, ET LA FENDIRENT EN DEUX » (Le livre noir, cité par SECHER, page 239).

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LE MASSACRE DES ENFANTS.

Les enfants font l’objet d’un traitement spécial : attendu que ce sont de futurs » brigands « , selon la terminologie usitée chez les Français, et qu’il constituent, par cela même, un danger pour la « République », il est plus nécessaire encore de les assassiner.

 

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 Le massacre des innocents sous le roi Hérode.

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Le massacre des innocents par les armées du pays des droits de l’homme, en Bretagne et en Vendée, en 1793 et en 1794. La civilisation française pénètre ces pays pacifiques par les images que vous avez sous les yeux. Ici : les soldats de la Liberté embrochent des bébés et des enfants en bas âge devant leurs mères, qui sont violées et exécutées.

 La commune des Lucs-sur-Boulogne – qui jouxte la frontière bretonne – a immortalisé le massacre des enfants par le pays des droits de l’homme sur des vitaux qui devant lesquels les pélerins très nombreux viennent se recueillir. Plusieurs communes vendéennes en ont fait autant. En Bretagne : RIEN ! Les politiques bretons sont des lâches absolus.

 

IL FAUT LES TUER TOUS. La politique d’extermination est systématique. Aucune pitié n’est de mise : on les tue devant leurs parents, ou mieux, avec leurs parents. Tous les moyens sont bons : on les coupe en morceaux, on les perce de coups de baïonnette, on les embroche, on les jette dans des brasiers, on les noie. Les cris de mort des mères ne sont d’aucun effet sur les bourreaux. Malheur à qui les protège : le bourreau Lamberty, » pour en avoir dérobé à la noyade, est mis à mort « (Reynald SECHER, in Le livre noir, page 233).

 

De même, pour empêcher les Bretons et les Vendéens de se reproduire, on leur coupe le sexe, on en fait des boucles d’oreilles ou des trophées que l’on arbore à sa ceinture; ce n’est qu’un macabre prélude à leur mise à mort (mêmes références). (Les Arabes firent bien pire pour les millions d’esclaves importés d’Afrique : la castration, systématique, les empêchaient de copuler et d’avoir un descendance noire. Le procédé était atroce. La mortalité : 50 pour cent. Source : N. Diaye, entièrement éliminé d’internet. Madame Taubira, qui est informée de cela, honorée du titre de « ministre de la Justice de la République française », n’a JAMAIS parlé de cela : honte à elle, mais pas seulement : on me comprend. Les « dirigeants occidentaux qui vont s’humilier dans les pays esclavagistes d’Afrique omettent de dire que les Arabes ont importé 17 millions d’esclaves, les occidentaux 12 millions). Idem, qu’on les poursuive devant nos tribunaux nationaux.

 

» J’avais engagé plusieurs de mes amis à élever chez eux plusieurs de ces petits innocents; le lendemain, allant à l’Entrepôt pour les prendre, ces malheureux n’existaient plus : ils avaient tous été noyés; et j’assure en avoir vu la veille dans cette maison plus de 400 ou 500″. ( Témoignage de Chaux, membre du comité révolutionnaire, in La guerre de Vendée, page 71).

Le 28 février 1794, 110 enfants âgés de moins de 7 ANS des LUCS sur BOULOGNE, SONT MASSACRES par les troupes des Droits de l’homme. Une demande de la population est adressée au Pape pour qu’ils soient béatifiés. Bien que non croyant, moi, Louis Mélennec, je m’associe aux catholiques dans cette demande (Livre de Auguste HUCHET, 1983, Le massacre des Lucs sur Boulogne; il y a contestation sur la date du 28 février, mais ceci ne change rien à l’abomination de ce massacre).

L’un des cas les plus horribles est celui de ce soldat qui, ayant embroché plusieurs nourrissons sur la baïonnette de son fusil, s’est ensuite promené devant la troupe pour se flatter de son exploit.

 

LES ARMES CHIMIQUES : LES FRANCAIS PRECEDENT LES NAZIS  (Voir Secher, La Vendée-Vengé, pages 155 et suivantes).

 Toujours avide de performances, la France des droits de l’homme estime n’avancer pas assez vite. Les procédés classiques ne sont pas assez productifs, pour débarrasser la terre de ces infâmes Bretons et Vendéens, vermines indignes de vivre. A notre connaissance, c’est la première fois qu’on fait appel à la science pour imaginer ces méthodes nouvelles, qui feront avancer le progrès de la Liberté made in France … Hitler en fera un usage intensif.

 

LES NOYADES DE NANTES ET DE LA LOIRE.

 

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Noyades à Nantes

 

 Il convient d’insister ici d’une manière très ferme. Les noyades décrites ci après ont eu lieu en Bretagne, et non en Vendée

 

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L’oeuvre « civilisatrice » du pays des droits de l’homme à Nantes, capitale historique de la Bretagne.

 

On a cru, pendant longtemps, que seule la ville de Nantes a été concernée par les noyades ordonnées par Carrier. A Nantes, on en a dénombré 23 séries de noyades au moins, dont l’une de 1200 personnes, selon Reynald SECHER. Le nombre des noyés, pour la seule ville de Nantes, est estimé, selon les auteurs, entre 4000 et 5000. En réalité, plusieurs villes le long du fleuve sont concernées : Les Ponts-de-Cé, Angers, Le Pellerin. Une noyade collective au moins est identifiée dans la baie de Bourgneuf. Les témoignages sont innombrables. Ces victimes sont des Bretons, non des Vendéens.

 

Ces atrocités comptent parmi les plus cruelles de l’histoire mondiale.

 

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Les armées françaises en Bretagne : 5000 noyés, dans des conditions atroces : un savoir faire exceptionnel du pays des droits de l’homme, ce pays fameux qui a apporté la liberté au monde.

 » Comme en les fusillant c’est trop long, et qu’on use de la poudre et des balles, on a pris le parti d’en mettre un certain nombre dans de grands bateaux , de les conduire au milieu de la rivière ….(In La Vendée – Vengé, page 152 …) »

Deux gabarres chargées d’individus s’arrêtèrent à un endroit nommé la Prairie au Ducs. Là, moi et mes camarades, nous avons vu le carnage le plus horrible que l’on puisse voir : plus de 800 individus, de tous âges et de tous sexes, furent inhumainement noyés et coupés en morceaux ….. Les gabares ne coulaient pas assez vite au fond; on tirait des coups de fusil sur ceux qui étaient dessus. Les cris horribles de ces malheureuses victimes ne faisaient qu’animer davantage leurs bourreaux. J’observais que tous les individus qu’on a noyés dans cette nuit furent préalablement dépouillés, nus comme la main …… «  (Témoignage de Wailly, in Le livre noir, page 237).

» Vous voyez ces femmes, ces mères malheureuses précipitées dans les flots avec leurs enfants … L’enfance, l’aimable enfance …. devient l’objet de la plus incroyable rage …. Des enfants de dix, de cinq, de deux ans, des enfants à la mamelle sont massacrés et noyés …. Je vois encore le fleuve rapporter sur ses bords une femme tenant encore son enfant mort sur son sein, une fille entrelacée autour de sa mère « . (Avocat Tronson-Ducoudray, in Le livre noir, page 237).

» Nous fîmes une boucherie horrible; très peu échappèrent; partout on ne voyait que des monceaux de morts … tous furent noyés ou taillés en pièces … » (Général Westermann, rapport envoyé au Comité de salut public après la boucherie de Savenay; in Les colonnes infernales, page 139).

Les mariages » républicains » et les » déportations verticales ( Sécher, pages 154 et 155). L’ignominie des troupes françaises de la liberté est abominable. Le père est ligoté avec la fille, la mère avec le fils. Pas n’importe comment : la bouche du père est mise au contact de la vulve de sa fille, la bouche de la mère avec les organes génitaux de son fils. Ces paquets ficelés sont jetés dans le fleuve, pour la plus grande joie des criminels. C’est ce qu’on appelle les mariages révolutionnaires, ou encore les déportations verticales. L’abominable Carrier commente : « Ah ! La Loire ! Quel beau fleuve révolutionnaire ! ».

 

M. Ayrault, maire de Nantes, n’a jamais commenté ces admirables propos. Il est inutile qu’il présente des excuses à la Bretagne : elles ne seront JAMAIS acceptées.

 

LA RECUPERATION DE LA GRAISSE HUMAINE POUR DES USAGES DIVERS.

 

Dans l’échelle des horreurs, on atteint ici presque le sommet.

Les techniques sont simples : on met à mort ceux que l’on dénomme les » brigands « . Parfois, pour agrémenter le plaisir, on taille à vif la peau, et l’on découpe les victimes vivantes : Attila, Genghis Khan sont revenus !

 On peut aussi placer les corps sur des barres métalliques, des » grills » pour humains, sans les découper. A partir de là, plusieurs procédés sont utilisés :

– le plus simple consiste à jeter les morceaux humains dans des fours – comme ceux dans lesquels on cuit le pain -, et l’on place un feu ardent en dessous. La chair se désèche, mais le précieux nectar se met à couler, en tout cas à dégouliner. On le recueille dans un récipient, et on le livre là ou l’on en a besoin.

– un deuxième procédé s’apparente à la cuisson d’un volatile dans un four de cuisine : le corps est placé sur le » grill » fabriqué à cette fin; une plaque métallique placée sous le cadavre recueille la graisse devenue liquide : regardez cuire votre poulet dans votre four, vous verrez comment les soldats des Droits de l’homme, sur les ordres de leurs généraux, ont utilisé cette technique simplissime pour recueillir la sauce humaine.

La comtesse de la Bouëre recueille le témoignage, en 1829, d’un ancien soldat » républicain « , qui affirme avoir fait fondre cent cinquante femmes pour en récupérer la graisse :

» Nous faisions des trous en terre pour placer des chaudières, afin de recevoir ce qui tombait. Nous avions mis des barres de fer dessous, et puis les femmes dessus. Puis, au dessous encore était le feu « .

L’opération, d’après les dires du témoin, aurait eu lieu près de Clisson – c’est à dire en Bretagne. L’opérateur dit en avoir dirigé dix barils vers Nantes ; en Bretagne encore. Le même dit avoir vendu dix pantalons fabriqués avec de la peau humaine. (In Emile GABORY, page 351).

» (Le général) Amey fait allumer des fours, et lorsqu’ils sont bien chauffés, il y jette les femmes et les enfants …. D’abord, on a condamné ce genre de mort… mais aujourd’hui, les cris de ces misérables ont tant diverti les soldats de TURREAU, qu’ils ont voulu continuer ces plaisirs. »

(Témoignage de l’officier de police GANNET, in Gracchus BABEUF, page 62).

 L’HORREUR ABSOLUE : LE DEPECAGE DES VICTIMES. LE TANNAGE DE LEUR PEAU POUR EN FAIRE DU CUIR HUMAIN.

Nous sommes ici en plein cauchemar. Au point qu’Emile GABORY, l’un des auteurs qui a connu le mieux la question, ne veut pas croire, NE PEUT PAS CROIRE qu’une chose aussi horrible ait pu être commise par des êtres humains ( » l’imagination la plus complaisante, écrit-il, a peine à accepter de tels récits »; page 351). Ce fut aussi notre premier réflexe, tant cela provoque le dégoût et l’horreur. Les preuves, hélas pour le pays des tortionnaires, sont accablantes. Elles concernent le haut et le bas de l’échelle, et ne sont pas limitées à la Vendée ni à la Bretagne. Des études médicales, notamment celles du professeur Raoul MERCIER, ont donné des détails surréalistes sur les méthodes employées et sur leurs résultats.

 L’action civilisatrice de la France en Bretagne : le dépeçage des Bretons.

» Trois tanneries de peaux humaine, aux Ponts-de-Cé (près d’Angers), à Etampes, à Meudon, ont été identifiées. A la fête de l’Être Suprême (en 1790), plusieurs députés en portèrent des culottes » (Aimée de COIGNY, Journal, chapitre sur la Convention, cité par MAUNY, ci-après).

 » Les bons et beaux cadavres des suppliciés étaient écorchés et leur peau tannée avec un soin particulier. La peau des hommes avait une consistance et un degré de bonté (sic) supérieur à la peau de chamois; celle des femmes présentait moins de solidité, à raison de la mollesse du tissu. « (Témoignage de l’abbé de Montgaillard dans le tome 3 de son Histoire de France depuis la fin du règne de Louis XVI jusqu’en 1825; il affirme avoir vu la tannerie de Meudon).

» J’avais l’âge de 13 à 14 ans. Je puis affirmer avoir vu, sur les bords du fleuve ( = la Loire), les corps de malheureux Vendéens, dont les cadavres avaient été écorchés. Ils étaient écorchés à mi-corps, parce qu’on coupait la peau au-dessous de la ceinture, puis le long des cuisses jusqu’à la cheville, de manière qu’après son enlèvement, le pantalon se trouvait en partie formé. Il ne restait plus qu’à tanner et à coudre « . (Témoignage de Robin, Angevin, le 31 mai 1852, in Mauny, ci-après).

Plusieurs auteurs témoignent du cas du vertueux SAINT – JUST, défenseur des pauvres, des orphelins, des malheureux, l’un des inspirateurs de la déclaration des droits de l’homme de 1793 :

 » Une demoiselle jeune, grande et bien faite, s’était refusée aux recherches de Saint – Just. Il la fit conduire à l’échafaud. Après l’exécution, il voulut qu’on lui présentât le cadavre, et que la peau fût levée. Quand ces odieux outrages furent commis, il fit préparer la peau par un chamoiseur, et la porta en culotte. Je tiens ce fait révoltant de celui-même qui a été chargé de tous les préparatifs, qui a satisfait le monstre. Il me l’a raconté avec des détails accessoires que je ne peux pas répéter en présence de deux autres personnes qui vivent encore « . (Témoignage du conventionnel Harmand, de la Meuse; Anecdotes relatives à quelques personnes et plusieurs évènements remarquables de la Révolution.

Consultable par Google : Mauny, 16 mars 2009, Les tanneries de peau humaine …).

De cet homme admirable, considéré comme un quasi-Dieu par les admirateurs de la prétendue révolution française :

» La peau qui provient d’hommes est d’une consistance et d’une bonté supérieure à celle du chamois. Celle des sujets féminins est plus souple, mais présente moins de solidité » (Saint Just, dans son rapport du 14 août 1793 à la Commission des moyens extraordinaires. Une double expertise, donc, celle de l’abbé de Montgaillard et de l’honorable Saint Just).

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 LA PEAU HUMAINE EXPOSEE AU MUSEUM D’HISTOIRE NATURELLE DE NANTES.

Pendant longtemps, le Museum d’histoire naturelle de Nantes a exposé une relique infâme : la peau d’un être humain. La photographie de cette » relique » est reproduite par plusieurs sites sur internet (par exemple : Mauny, 16 mars 2009, Les tanneries de peau humaine sous la révolution française).

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J’ai jugé utile, moi, Louis Mélennec, il y a un an, d’avoir une conversation téléphonique avec la personne qui avait en charge ce » dossier » éminemment français. Elle m’a confirmé – très courtoisement -, que cette peau humaine a été soustraite à la vue des visiteurs. J’ai réitéré mon appel téléphonique pendant la rédaction du présent article. Le conservateur du museum, très aimable, m’a précisé qu’à la suite de manifestations et démarches répétées d’associations et de partis, ladite défroque humaine a été retirée des vitrines, et mise à l’abri, sous clé, dans les réserves. Un fragment a été confié pour analyse au laboratoire de génétique du CHU de Nantes. Les résultats de cette analyse, si elle a été faite, ne sont pas revenus au musée. J’ai suggéré que cette relique soit placée en sécurité – comme le linceul de Turin -, afin qu’en temps utile, on la sorte de sa tanière, et qu’elle soit exposée publiquement devant les élèves des écoles bretonnes et vendéennes. Faisant partie intégrante de notre histoire, j’ai suggéré que les visites guidées soient conduites, alternativement, par M. le maire de Nantes, et par M. le président de la région dite » des pays de Loire « , ce dernier s’étant signalé, il y a peu d’années, par l’énorme sottise – si j’en crois la presse – , que « Les Bretons veulent recoloniser la Loire Atlantique » (!) Au fou !

Ainsi verra-t-on qui est le colonisateur dans le Comté de Nantes, qui est chez lui en Bretagne, et qui doit EVACUER LES LIEUX, le plus rapidement possible.

(Pour ceux qui ne le savent pas, lors de l’invasion de 1487, la France avait déjà envisagé de dépecer (je dis : de dépecer) la Bretagne, d’en séparer le Comté de Nantes, et d’en faire cadeau à la soeur du roi Charles VIII de France, la vénale et corrompue Anne de BEAUJEU. Voir, en particulier, Alain BOUCHARD…. PELICIER, Essai sur le gouvernement de la dame de BEAUJEU, Chartres 1882 et Genève 1970, page 146).

LA BATAILLE DE SAVENAY.

Il est inutile de poursuivre plus avant ces citations épouvantables. On pourrait en faire un volume de plusieurs centaines de pages.

Il faut donc terminer par deux textes – si nos lecteurs ont eu le courage de lire jusqu’ici les exploits phénoménaux de la France révolutionnaire en Bretagne et en Vendée -, émanant de deux généraux envoyés sur les lieux par le Comité de salut public : KLEBER et WESTERMANN.

Au lendemain du massacre épouvantable de Savenay, à 31 klm an nord de Nantes, à partir du 21 décembre 1793, le général français WESTERMANN, qui a accompli scrupuleusement les ordres de Paris, écrit ces phrases terrifiantes, passées à la postérité :

» Il n’y a plus de Vendée, citoyens républicains. ELLE EST MORTE SOUS NOTRE SABRE LIBRE, AVEC SES FEMMES ET SES ENFANTS. Je viens de l’enterrer dans les marais et les bois de Savenay. Suivant les ordres que vous m’avez donnés, J’AI ECRASE LES ENFANTS SOUS LES PIEDS DES CHEVAUX, MASSACRE DES FEMMES qui, au moins pour celles-là, n’enfanteront plus de brigands. JE N’AI PAS UN PRISONNIER A ME REPROCHER, j’ai TOUT EXTERMINE… »

Le général KLEBER, autre boucher d’une cruauté inimaginable, commente, après la bataille de SAVENAY :

 » On traverse Savenay …. Le carnage devient horrible. On ne voit partout que des piles de cadavres…. Une grande partie va se noyer dans le marais de Montoir …. »(citation à compléter, en raison de son horreur).

C’est épouvantable. La littérature mondiale, quoique les génocides aient existé à toutes les époques de l’histoire de l’humanité, offre peu d’horreurs d’une telle sauvagerie.

WESTERMANN et KLEBER périssent d’une mort méritée. Le premier est décapité à Paris le 5 avril 1794 : même s’il a pris un plaisir sadique à accomplir son » oeuvre « , il n’a, à tout prendre fait qu’exécuter les ordres clairs, précis, réitérés des malades mentaux de Paris : il est le » lampiste « , il est donc, par la force des choses, appelé à mourir. Le second, alors qu’il participe à l’invasion d’Egypte, sous le commandement de Napoléon Bonaparte, est poignardé au Caire par un jeune syrien, nommé Soliman (ou Soleyman), en 1800.

 L’armée française est une armée d’invasion. KLEBER s’est signalé par les actes d’atrocité abominable dont il est familier. Dans la langue française, un jeune homme qui poignarde l’un des chefs les plus cruels d’une armée d’invasion, cela s’appelle un héros. Le commandement militaire français ne partage pas cet avis. Quoique rien ne l’oblige à appliquer le droit pénal local, bien qu’elle ait le pouvoir de le faire décapiter, de le faire fusiller, de le faire pendre – c’est à dire à se comporter seulement d’une manière humaine -, le jeune homme est condamné à la peine la plus cruelle : le pal. On lui élargit l’anus au moyen d’un couteau, on lui introduit par cette voie un fort pieu en bois, qui traverse son corps de part en part, jusqu’à la bouche, par laquelle il sort du corps; le pieu est enfoncé par sa base dans le sol, de manière à dresser le malheureux verticalement vers le ciel. Il ne décède, dans d’atroces souffrances, que quatre heures plus tard. Cela est tout à fait digne des admirables exploits commis par la France des droits de l’homme en Bretagne et en Vendée : l’armée française d’Egypte, la quintescence du pays des Droits de l’homme, n’a pas dépassé le stade de la civilisation que celui-ci incarne avec tant de brio.

 

Sauf erreur de notre part, Daech pratique la décapitation, mais pas le supplice du pal. La civilisation serait-elle en progrès ?

 Empalement

 Supplice du pal

Bravo messieurs les journalistes, bravo messieurs les politiques, pour avoir réussi à cacher ces horreurs jusqu’à aujourd’hui. Les jeunes Bretons, soyez en sûrs, sauront apprécier la densité horrible de vos mensonge et de votre hypocrisie.

 

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LOUIS MELENNEC, breton, militant des droits de l’homme. Ce 14 juillet 2015, fête nationale de la France, en AUCUN CAS fête nationale de la Bretagne.

 

 La joie du devoir accompli. Pour réunir ces citations, et pour publier ces horreurs, combien d’années m’a-t-il fallu ? On ne peut imaginer l’hostilité générale que j’ai rencontrée chez les Bretons, pour les amener progressivement à la connaissance de ces faits horribles. Loin de m’aider dans ma tâche, ils ont été mes ennemis les plus féroces. Des flots d’injures ont succédé à mes premières publications sur le toile. Tous les Bretons ne sont pas concernés, certes. Mais j’aime à redire ce proverbe, parce qu’il est vrai : « L’homme est un loup pour l’homme; en Bretagne, c’est pire ». Je n’ai jamais usé d’un style agressif par plaisir : on m’y a contraint.

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 Jean-Luc Mélenchon, encore ! Le présent article est adressé à M. Jean-Luc Mélenchon, avec le mode d’emploi suivant :

 » Je vous souhaite bon appétit, monsieur Mélenchon ! Répandez la bonne nouvelle autour de vous. Pour une fois, vous serez utile ; une fois n’est pas coutume. Vos amis Chinois sont sûrement  en manque d’imagination au Tibet. Merci de leur soutenir le moral : la France des droits de l’homme a réalisé les exploits qui précèdent en Bretagne et en Vendée.  Ils y trouveront de sains et de saints  exemples lorsqu’ils seront en panne d’inventivité, pour « civiliser » le Tibet. »

 Nous avons vécu cela en Bretagne. Imaginez les souffrances abominables  que le pays des droits de l’homme a infligées à notre Pays. Songez que ni M.M. LE DRIAN, LE FUR,  MOLAC, URVOAS, AYRAULT et autres n’ont jamais rien divulgué de ces faits, NULLE PART. Pire : ils les ont dissimulés, vous savez pourquoi. N’AVEZ-VOUS PAS HONTE, bande de lâches, d’oser encore vous regarder dans la glace ?

Du côté français, la censure de l’histoire atteint une imbécillité invraisemblable. Les moins bêtes sont presque tous intoxiqués par ces mensonges.

 

LES LECTEURS ECRIVENT :

B. Nantes-en-Bretagne. Est-il vrai que l’émission des monnaies par les ducs de Bretagne était soumise à l’autorisation du roi de France ?

Louis Mélennec. En aucun cas. Le Duc est souverain, dans tous les domaines. Le monnayage est continu depuis le roi Salomon de Bretagne, au neuvième siècle. Les pouvoirs souverains comportent – dans tous les pays du monde -, la fabrication des monnaies. Le Dux frappe donc ses monnaies en or, en argent, en cuivre, en alliages divers … Un article est virtuellement prêt, sur ce sujet, destiné non pas seulement à informer les jeunes Bretons, mais aussi à faire tomber, encore une fois, un certain nombre de sottises écrites par des universitaires négationnistes. Les quelques conflits entre les rois et les ducs à propos des monnaies se sont résolus – avec violence parfois – au bénéfice des Bretons du temps, ceux-ci extrêmement agressifs lorsqu’on leur marchait sur les orteils. En 2016, c’est la rampette qui domine : ne suivez pas mon regard ! Mais comme vous laissez faire cela …

Un lecteur. « Tous sont-ils également coupables ? »

Louis Mélennec. « En aucun cas. Il y a des degrés dans la culpabilité. Mon père et ma mère, probablement mes grands parents, n’ont rien su de tout cela. Intoxiqués par l’école de la « république », ils se sont crus français, ne soupçonnant pas même qu’ils l’étaient par l’effet du lavage de cerveaux dont ils étaient les victimes. Je n’ai rien su de cette histoire, avant ma rencontre avec Yann Brékilien, président des écrivains bretons, vers l’âge de trente ans. Je ne suis coupable de rien. Mais ceux qui savent, qui collaborent et combattent la vérité sont très gravement coupables. Les Bretons en tireront inéluctablement les conséquences en temps opportun ».

Lire : Bretagne réunie : le drapeau breton interdit.

Génocide vendéen ou génocide breton ? Réponse de Louis Mélennec à M. E., Bretagne.

Nous avançons. La vérité se répand. Les travaux de Reynald Sécher sont incontournables. Je le cite volontiers dans mes articles, lorsqu’il y a matière. Je me moque très volontiers de ces « auteurs » qui ne citent jamais que ceux de leur clan, pour mieux s’enfoncer dans les erreurs qu’ils prétendent répandre. Sécher et moi ne sommes jamais cités par l’université de Bretagne, ce qui nous fait bien rire. Après en avoir parlé avec lui souvent, savoir qu’il y a nécessité de modifier la terminologie, et de parler désormais de « Génocide breton ET vendéen », je lui ai adressé un petit mot ironique, pour lui dire que mes efforts ont porté leurs fruits, que plusieurs sites désormais ont adopté la terminologie que je préconise, en ajoutant : C’EST FAIT ! Et ce n’est certes pas l’effet du hasard. Certains, même, ne parlent plus que du génocide breton ! Ce qui n’est pas adéquat. J’ai aussi ajouté : « If you want a thing to be well done, DO IT YOURSELF ! ».

Pour vérifier : taper dans Google : Génocide breton. Encore un arbre qui pousse !

 

 

 

 

N. Mexique. « Ces témoignages sont d’une atrocité épouvantable, je n’aurais jamais pu imaginer cela, surtout dans le pays qui se proclame l’auteur des droits de l’homme. Il est honteux de continuer à ignorer ce passé et ces victimes. J’espère qu’un jour ils obtiendront justice. »

Louis Mélennec. La justice progresse, à grands pas. Il y a seulement dix ans, diffuser ces faits sur une grande échelle était impensable. Des livres très documentés ont été publiés, c’est exact. Mais toujours selon des tirages infimes, qui ne touchaient que quelques milliers de personnes à chaque fois, et jamais amplifiés par les merdias sous contrôle. Internet a changé la donne. Renverser certains tabous eût été impossible sans Inernet. Les gens en place avaient tant d’intérêts personnels à défendre, qu’ils bloquaient toute évolution. C’est cela la « démocratie française » !!!  J’ai pris grand soin – malgré les apparences -, à ne diffuser la vérité sur les relations brito-françaises que goutte à goutte, tant les réactions ont été violentes, surtout du côté breton. Vous avez, vous aussi, votre rôle à jouer : diffuser cet article, notamment au Mexique, votre pays. C’est une mission qui nous concerne tous : faire connaître la vérité, et dire ce qu’à été la prétendue « révolution » française : une suite d’horreurs, des hommes corrompus au delà de l’imaginable, suivie de mensonges jusqu’à aujourd’hui : la France a construit son « roman » national sur la glorification de ces horreurs, sur un orgueil national ridicule, sur l’exaltation de son nombril, sur l’abaissement des autres nations, et sur la tromperie généralisée.  Elle est encore considérée, sur la foi de ces mensonges honteux, comme le pays des droits de l’homme. Plus pour longtemps. Si le texte de la déclaration universelle des droits de l’homme est en effet un chef-d’oeuvre, c’est de la littérature, au mieux de la philosophie. La France corrompue n’a jamais appliqué ce texte, elle est en retard sur les démocraties européennes du Nord. Les Bretons sont maintenant, pour ceux qui agissent et qui ont encore le sens de l’honneur, à l’action.

 

 

 

 

 

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L’INDEPENDANCE – SOUVERAINETE DE LA BRETAGNE AU MOYEN ÂGE .

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  PIQÛRE DE RAPPEL A L’INTENTION DE l’UNIVERSITE DE BRETAGNE, et à l’intention de tous ceux qui ignorent encore que la Bretagne fut un Etat totalement et absolument souverain au moyen âge, et qu’elle n’a perdu son indépendance qu’à la … Continuer la lecture

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THEORIE DES NATIONS. La Nation Bretonne, un peuple antique; la nation française et les prétendus droits de l’homme : des boursouflures délirantes .

 

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ANNE de BRETAGNE (1477 – 1514), dernière duchesse régnante de la Bretagne souveraine.

Le présent article est en voie de composition. Il sera amélioré, revu et complété au fur et à mesure de sa rédaction.

 

LE CONCEPT DE NATION. QU’EST-CE QU’UNE NATION ?

 

COMMENT LA FRANCE A ACCULTURE LA BRETAGNE, ET TENTE DE DETRUIRE LA NATION BRETONNE.

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Nantes, janvier 1967, Faculté de médecine, Louis Mélennec prête le serment d’Hippocrate devant le jury.

Louis Mélennec, 1992, Consultant près le Médiateur de la République française auto-proclamée des droits de l’homme, candidat à sa succession en 1998.

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Lettre de Louis Mélennec à Jacques Pelletier, Médiateur en exercice en 1998 (Extraits, publiés sur la toile), à la suite de l’émission de Claude Reichman, du 28 octobre 1997, consacrée à la candidature de Louis Mélennec aux fonctions de Médiateur de la république :

 » … Si j’avais des critiques à te faire, je ne choisirais pas la voie radiophonique, mais la voie directe ; à l’inverse, s’il y avait matière à compliments, je m’abstiendrais de les faire en public ; dans le contexte de ma candidature, cela serait interprété comme un exercice de brosse à reluire : c’est un art dans lequel les bretons n’excellent pas. …. Oui, j’ai exposé une conception de l’action du Médiateur différente de la tienne, tant il est vrai que sur ce point, nos idées divergent d’une manière très sensible. Voici maintenant l’essentiel : je ne pense pas que les problèmes doivent être évités, si difficiles soient-ils à résoudre. Cela s’appelle la politique de l’autruche, et se termine toujours de la même façon : dans le mur. De mon point de vue, il est indispensable de faire front aux situations, d’en analyser les composantes, de prévoir à l’avance les obstacles à lever, puis d’appliquer les thérapeutiques, avec diplomatie certes, mais d’une manière ferme. As-tu ressenti cela comme un désaveu de ta propre action ? II y avait sûrement de cela. Le Médiateur doit être choisi parmi les plus compétents – ; n’ai-je pas dit qu’il devait petit à petit devenir le Sage de la République, le Solon des temps modernes ? »

Phrase rétablie ce jour, non publiée jusqu’alors : « Les vieux rouliers de la politique, dont les juridictions commencent, dans des procès retentissants, à révéler ce qu’ils sont – certainement pas au service du pays, mais de leurs intérêts personnels -, n’ont rien à faire dans les fonctions de Médiateur de la République. C’est une profonde anomalie que le Médiateur soit nommé par le président de la République seul. Tous savent ce que cela signifie : ce sont des clients du pouvoir, qui se tairont sur les problèmes essentiels du pays. Michel Rocard, ancien premier ministre, que j’ai rencontré rue de Solférino, au siège du parti socialiste, me l’a dit à haute et intelligible voix : ce sont des gens qu’on récompense de ce qu’ils ont été en politique, et qu’on récompense à l’avance pour ce qu’ils seront à l’égard du pouvoir … Il ne m’a rien appris, je sais cela, tout le monde le sait …. »

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QUELQUES CITATIONS INTRODUCTIVES SUR LA REVOLUTION DITE DES DROITS DE L’HOMME, ET SUR LA NATION BRETONNE.

CARRIER, général français, profession : boucher à Nantes, assassin des Bretons de Loire inférieure et de la Vendée, sur ordre de la France des droits de l’homme :  » Nous ferons de la France un cimetière, plutôt que de ne pas la régénérer à notre façon ».

« Tous les Nantais sont des scélérats, il faut jouer à la boule avec leur tête … il y a encore là de l’ancien esprit breton : le feu, l’eau et le fer doivent nationaliser leur ville ».

Michel ROCARD, ancien premier ministre de François Mitterrand : «  La France s’est créée par LA DESTRUCTION DE CINQ CULTURES : bretonne, occitane, alsacienne, corse, flamande. NOUS SOMMES LA SEULE NATION QUI SOIT UNE CREATION MILITAIRE d’un Etat non homogène « .  (Déclaration faite à l’ambassadeur des Etats Unis en 2005 (source : Wikileaks).

Camille DESMOULINS, exprimant son aversion pour ces être méprisables que sont les Bretons et les Vendéens : «  De tels hommes déshonorent la guillotine, comme autrefois la potence était déshonorée par ces chiens qu’on avait pris en contrebande, et qui étaient pendus avec leurs maîtres. Je ne conçois pas COMMENT ON PEUT CONDAMNER A MORT CES ANIMAUX A FACE HUMAINE « ; on ne peut que leur courir dessus, NON PAS COMME DANS UNE GUERRE, MAIS COMME DANS UNE CHASSE « . (Source : son Histoire des Brissotins).

CARRIER :  » C’est par principe d’humanité que je purge la terre de la liberté DE CES MONSTRES « . (in Gracchus BABEUF, page 189).

Reynald SECHER :  » Les bourreaux sont devenus des héros. Ils ont leurs noms sur l’Arc de triomphe, sur des lycées, des stations de métro … Pire : ceux qui nient ce génocide ont droit à tous les honneurs : ils sont enseignants, ils ont la Légion d’honneur … La France continue à rendre hommage à ceux qui nient ce crime contre l’humanité  » (Interview, La Baule, novembre 2011).

Herbert PAGANI, Juif et fier de l’être : « Les Bretons sont les Juifs de la France ».

HAZO Nétanel, Président de l’Association Bretagne – Israel, 2010 :  » Que de régressions, de persécutions, de tueries perpétrées à l’encontre de ce peuple qui veut légitimement vivre sa culture, sa langue, dans son propre pays ! C’est un miracle qu’il soit toujours debout ! La pugnacité, l’opiniâtreté ne sont pas de vains mots pour désigner les Bretons. Les Juifs ont les mêmes qualités. Vos écrits rejoignent mes réflexions sur les peuples Juif et Breton ..  » 

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INTRODUCTION.

 

Nous vivons un drame mondial. Alors que tous les citoyens du monde, quelle que soit leur volonté de s’ouvrir aux autres – la grande majorité ne souhaitent que vivre en paix, tout en pratiquant leur culture, dans le respect des valeurs dans lesquelles ils croient -, des hommes de l’ombre, souvent des financiers, peu nombreux font un rêve insensé : détruire les cultures et les civilisations, abattre les frontières, en un mot : détruire les nations. Nous avons eu les communistes, qui ont tué plus de cent millions d’innocents, sur des idéologies du même type, là ou tous sont viscéralement attachés, comme à une mère et à un père à la fois : leur pays. La France est avancée dans cette oeuvre de destruction, par l’action de « politiques » qui disposent de tous le moyens pour manipuler les esprits, mais dont on se demande s’ils sont sains d’esprit, ou si ce sont des sujets psychiatriques. Ces êtres d’un nouveau type, cosmopolites, polyglottes, n’ont plus de racines ni d’attaches. Riches de leurs fortunes, ou des privilèges financiers qu’ils se sont attribués par leur participation aux systèmes politiques dans lesquels ils ont plongé les mains, il leur suffira de prendre l’avion pour aller se dorer dans l’une de leurs somptueuses propriétés au soleil ou ailleurs, lorsque les troubles deviendront intolérables en France. Il y a trente ans au moins que les Français, déprimés et anxieux, parlent tous les jours de guerre civile : les attentats sont là, et se multiplient.

La problématique tient en plusieurs points :

  • La définition. Nombre d’auteurs soutiennent qu’il est impossible de définir ce qu’est une nation.
  • D’autres qu’il est impossible d’élaborer une théorie générale des nations.
  • D’autres que l’existence des nations au cours de l’histoire de l’humanité a été la cause principale de ses malheurs, tant il est vrai que les conflits les plus meurtriers ont opposé les nations les unes aux autres.
  • Alors que la quasi totalité des êtres humains se définissent notamment par leur identité nationale, et y sont extrêmement attachés, des hommes de l’ombre prennent, sans les consulter, des décisions en totale violation de ce que sont les désirs des êtres humains, quant au maintien de cette identité.

Nous allons nous efforcer de répondre à chacune de ces questions.

 

L’article qui suit a pour objet d’être et de devenir une pièce majeure dans la reconstruction de la nation bretonne, mentalement en charpie depuis la Shoah de 1789, mais en pleine renaissance. Pas seulement. Qu’on ne s’y trompe surtout pas : sa portée est générale, elle concerne toutes les nations du monde. Celles qui sont persécutées par les Etats « centraux » qui se sont emparés d’elles, vont y trouver des éléments précieux pour analyser leur propre situation, et pour faire évoluer leur propre statut.

La définition du concept de nation répond à un besoin impératif, non pas seulement pour la Bretagne, non seulement pour la France, non seulement pour l’Europe, mais pour la planète : c’est un besoin mondial. La France, notre voisine de l’Est, ayant détruit nos institutions bretonnes en 1789, a eu le front, s’affichant dans le monde entier comme l’inventrice des droits de l’homme, (vous avez bien lu : l’inventrice des droits de l’homme !) pendant tout le 19ème siècle, et une grande partie du 20ème siècle, de nous humilier, de nous trainer dans la fange, de laver le cerveau de nos enfants dans les écoles et les médias entièrement colonisés et maîtrisés par elle. Cette effroyable manipulation avait produit des effets désastreux : la langue était largement en voie d’anéantissement, et les Bretons, privés de leur culture et de leurs traditions, se sont crus français, ce qu’ils ne sont pas. Des millions de pauvres hères, n’ayant aucun moyen d’accéder à la vérité, se sont laissés persuader que cela est vrai. Le crime était presque parfait.

Nous sommes entrés dans une autre phase de notre histoire : celle de la vérité. Les complices de ce crime continuent : mais ils sont maintenant désignés par leurs noms. les principaux ont eu accès à leurs fonctions par des « élections », en réalité par un processus résolument non démocratique, entièrement contrôlé par les brêles de Paris, c’est-à-dire par les états-majors des quelques partis qui contrôlent toutes les prébendes de l’Etat français, tous les fromages de la république. Nos « élus » y plongent résolument leurs museaux : aujourd’hui, presque toute la Bretagne connait ce jeu infect.  Certains ont même accepté – erreur fatale à notre époque où les malversations françaises en Bretagne sont déversées partout – d’accepter ces misérables hochets pour nourrissons : des « portefeuilles »  à la table aujourd’hui si méprisée, que l’on nomme encore « le gouvernement français des pieds nickelés ». L’idée que nous plaidons avec fermeté depuis au moins trente ans, est qu’ils soient jugés, très sévèrement encore, lorsque le temps viendra. Cette idée progresse. Leur exploit de 2014 – leur lâcheté dans l’affaire de Nantes et de la Loire Atlantique, qui représentent 33 pour cent de notre richesse nationale, laissées par des magouilles entre les mains de magouilleurs – les désigne maintenant à l’opprobre générale.

D’autres « Bretons », à la faveur de ce que l’on appelle l’ « entrisme », s’étant créés des relations putassières dans les « institutions » qui contrôlent toutes les carrières, sont devenus « docteurs » de l’université, et même « professeurs agrégés », à la faveur de leur docilité, de leur ignorance, et surtout de leur aptitude à courber l’échine. En Chine, jusqu’au début du 20ème siècle, les misérables sujets de sa majesté présentés à l’Empereur, quel que fût leur rang, étaient punis de sanctions graves, s’ils osaient le regarder dans les yeux. Ils devaient s’incliner neuf fois la tête contre le sol, et frapper violemment le front sur les carreaux, la violence des chocs étant réputée prouver l’importance de leur soumission d’esclaves du pouvoir. Le « kowtow » n’a pas existé en Bretagne sous cette forme physique, mais ce fut pareil, sinon pire, la soumission mentale, non exprimée de cette manière, étant un poison infusé dans de très nombreuses têtes. Les Bretons d’aujourd’hui ont évolué, mais sont encore trop timorés dans l’expression de leurs revendications : depuis 1789, année de la Shoah bretonne, ils n’osent plus rien d’important, alors que tout pourrait changer en un instant.

 

Lire par Google,  impérativement, pour savoir quel jeu répugnant jouent les élus » « bretons » par Google : Le Drian interdit le drapeau breton, et encore  : banderolle-nantes-bretagne-interdite-lors-de-grande-parade : ces scandales sont monstrueux : les envahisseurs, les colonisateurs, les assassins de Nantes et de son comté prétendent nous interdire de dénoncer leurs crimes de criminels, et les honteuses complicités dans notre pays …

Ce sujet a déjà été traité en 2008, sous le titre : Nation française, nation bretonne, l’effroyable imposture de 1789, dans l’un de mes blogs. Il est nécessaire d’y revenir, et de l’intégrer dans une théorie générale des nations, dont tous ont besoin, en Bretagne, en France, dans le monde.

On sait que le pays des droits de l’homme a réussi de 1789 à aujourd’hui, à « avoir la peau » de notre langue ancestrale : elle est quasi morte, des oeuvres de ce merveilleux pays, et va mourir, par l’inaction criminelle de nos « élus » : parlée par 1,6 million de personnes en 1860, dans toutes les campagnes de Bretagne de l’Ouest, et dans la plupart des villes, elle n’est aujourd’hui la langue, non exclusive, que de moins de 100 000 locuteurs : lorsqu’il faudra nous rendre des comptes, quel terrible résultat ! Mais même lorsque la Bretagne aura récupéré tous ses droits nationaux et internationaux, le mouvement ne pourra être inversé. Les Bretons n’ont pas la volonté des Juifs, et ne reconstruiront pas leur langue, comme ils l’ont fait. Du temps qu’il a été président du conseil régional de Bretagne, Le Drian a créée 40 bourses, là où nous perdions 10 000 locuteurs par an. (Ces chiffres sont à parfaire, le résultat mathématiquement exact ne changera rien à ce constat). Les élus – surtout pas Lebranchu -, n’ont rien fait pour enrayer ce désastre. Le Fur et Molac ont été roulés dans la farine, et se sont laissés faire, et ne valent pas mieux. (D’ailleurs, ont-ils été trompés par les Français, où bien étaient ils complices de la supercherie ?)

Lire : Mélennec, l’assassinat de la langue bretonne.; mélennec Lebranchu; mélennec Le Drian, Le Fur, Molac  …

Il faudrait publier un sottisier des nations, comme on l’a fait pour les langues, et pour les injures anti-bretonnes. On y lirait des choses étranges : les nations n’existent pas, selon certains; selon les marxistes, les nations sont une création de la bourgeoisie …. pour exploiter les masses populaires (!), il faut donc les détruire; les nations sont une création des auteurs du 18ème siècle, voire du 19ème, selon d’autres; l’agressivité serait un élément constitutif des nations, elles ne servent qu’à fomenter des contentieux et des guerres; selon les mondialistes, on doit les détruire, l’avenir est à la création d’une autre espèce humaine, l’homme nouveau (modèle inconnu pour le moment : l’Etat français hésite entre François Hollande et Jean-Marc Ayrault, les plus brillants spécimen que l’on ait connus depuis des siècles; écouter et réécouter, pour comprendre ce qu’est l’homme nouveau, et à quoi le monde est exposé : https://www.youtube.com/watch?v=Jyy14pzT798).

S’agissant de la nation bretonne, c’est un véritable festival : La nation bretonne ne peut exister, puisque les nations sont « apparues » après le 16ème siècle, et qu’à cette époque, la Bretagne a été absorbée par la France; impossible que la nation bretonne ait une existence quelconque, puisque la Une et Indivisible occupe tout le territoire hexagonal, et que même le Conseil d’Etat l’affirme et l’a affirmé, pour empêcher la reconnaissance des langues dites « régionales », et dans d’autres circonstances (la langue bretonne n’est pas une langue régionale, mais une langue nationale), Etc  ..

La palme revient à Georges Minois, docteur en histoire et agrégé (!), qui écrit textuellement dans son livre consacré à Duguesclin, publié en 1993 à Paris : la nation bretonne n’existe pas, c’est une invention des folkloristes du 19ème siècle; le sentiment national breton n’existe pas, c’est une invention de l’entourage du duc de Bretagne; le patriotisme breton n’existe pas; la Bretagne n’est pas un pays indépendant, elle fait partie de la France, les Bretons et le duc sont sujets de leur voisin, rien d’autre; il n’y a aucune différence entre les Bretons et les Français,  sauf le « patois » parlé dans l’Ouest de la péninsule. ! La totale, en somme : on se pince, on croit avoir mal lu, non, c’est bien ce que ce bon docteur écrit ! (Voir ci-après, dans la bibliographie, les citations et les références) : selon Minois, la nation bretonne, c’est une affaire de gros sous, mise en forme pour ceux qui peuvent en profiter : le Duc en son palais, les nobles en leurs châteaux, les évêques et les abbés en leurs manoirs épiscopaux et abbatiaux : on fait croire au bas peuple qu’il est une nation, on l’exploite, on le pressure, on l’avilit, on l’accable d’impôts ! Incroyable, mais vrai.

Le présent article apporte indiscutablement du nouveau : non seulement il analyse ce que sont les nations – ce que d’autres ont fait -, mais il le fait d’une manière beaucoup plus complète que jusqu’à présent. Il démontre, ce qui ne faisait pas encore partie de la littérature consacrée au sujet, que les nations sont antiques, qu’elles ont existé depuis la plus haute antiquité. Pire pour la Une et Indivisible, que celle-ci est une nation très tardive, accouchée par le forceps, qui n’existe pas encore au 11ème siècle, alors que la nation bretonne est identifiée et décrite avant notre ère, notamment par Jules César, qui a séjourné en Bretagne au premier siècle avant Jésus-Christ, et a combattu les Bretons, et décrit leur incroyable combativité, et leur civilisation. (Cétait 2000 ans avant Le Drian, Le Fur, Lebranchu et autres). Pire encore : que la Gaule, que d’aucuns ont voulu considérer – à toute force – comme l’ancêtre de la France (« En ce temps là, ont appris des millions de petits écoliers dont la troisième république a bourré les méninges, la France s’appelait la Gaule », a écrit Lavisse dans sa petite histoire destinée à mentir aux écoliers), n’existe ni comme pays, ni comme patrie, en aucun cas comme nation (voir plus loin), si ce n’est comme un simple espace géographique, au même titre que l’Afrique, le Moyen-orient, l’Amérique du sud, et que, très probablement, la langue gauloise n’a pas davantage existé que la langue indo-européenne, dont nous sommes censés être les lointains héritiers. Tous, formatés par le lavage des cerveaux imposé aux populations par le canal des écoles de la troisième république, ont appris par coeur ces fables ridicules  : que le peuple français n’était rien d’autre que le peuple gaulois, que la France comptabilisait deux mille ans d’histoire, et que le baptême de Clovis était la fondation du premier Etat français. Le général de Gaule, formaté comme les autres, a cru à ces fariboles : quelle chute pour l’orgueil de ceux qui ont interdit aux Bretons de s’intituler nation, alors que ce peuple a au moins mille cinq cents ans d’antériorité sur les Français. Nous sommes maintenant en plein ridicule, cette affaire ressemble à un vaudeville, les Bretons humiliés sont enfin vengés par l’avènement de la vérité. (Sur ces points : Godineau, le dossier Vercingétorix, page 256; Maurice Aghulon, cité par cet auteur; Godineau, regard sur la Gaule, voir la bibliographie ci-après).

Ainsi, au terme de cet exposé, les imposture des délirants de 1789 auront volé en éclats. Ce n’est pas rien ! Nous en revendiquons, non pas la paternité exclusive, mais d’avoir joué un rôle essentiel pour en apporter la preuve aux Bretons, et panser des plaies encore saignantes.

I – QUELQUES RAPPELS ET CONSIDERATIONS INDISPENSABLES.

La souveraineté appartient aux peuples, et à eux seuls. En aucun cas, des institutions financières apatrides ne peuvent décider de leur destin, de leur identité, de leur droit à parler et à transmettre leur langue, leurs valeurs, leur culture. Encore moins un Etat qui n’est là que par la force, et la corruption. La Bretagne, par la démission permanente et la lâcheté de ceux qu’on dénomme les « élus », est totalement privée de toute information fiable et de tout pouvoir de décider rien de ce qui la concerne. Le peuple breton doit se réapproprier le pouvoir de décider, et intimer, donner l’ordre, par la voie du référendum d’exécuter ses volontés, à ceux qu’il paie sur ses deniers pour le servir, et non pour le trahir. Et qu’ils rentrent dans le rang. Ils sont ses serviteurs, pour ainsi dire ses esclaves, rien d’autre. Tous connaissent les volontés de la Bretagne par les sondages répétés, notamment en matière d’intégrité territoriale, de sécurité, d’immigration, de politique linguistique, d’enseignement de l’histoire nationale. La nation bretonne seule commande, qu’ils obéissent; le Droit ne leur donne aucune prérogative en dehors de celles qui leur sont concédées par le peuple breton.

800px-Lema_de_la_manifestacióNOUS SOMMES LA NATION

Les courageux Catalans : Nous sommes une Nation, c’est nous qui décidons ! Ceux que nous élisons sont nos esclaves, rien d’autre ! Ils sont payés pour l’être ! Les timides Canadiens français, reconnus comme nation en 2006, après de rudes combats, n’osent pas encore accéder à l’indépendance.

 

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Les Bretons : une nation authentique, venue de l’antiquité, étouffée par ses prétendus « élus », salariés et prébendés par Paris, en partie inconstitutionnellement dispensés d’impôts – et qui n’ose pas encore se réapproprier ce qui lui appartient, à elle seule : ses droits nationaux et internationaux; et qui n’a pas suffisamment confiance en elle pour comprendre qu’elle doit impérativement se gouverner elle-même, et repartir à la conquête du monde, pour son bien-être.

L’intégrité territoriale et l’identité des nations sont protégées par le droit international, dans des termes péremptoires. Tout Etat central qui prétend s’approprier tout ou partie du territoire des peuples qu’il a mission de protéger, commet un crime de lèse-nation. Il en est de même pour les immigrations massives, non consenties par la population, car à court terme elles mettent péril grave leur identité, qui n’appartient qu’à elle. Les peuples seuls peuvent consentir ou refuser ces sortes d’atteintes à leurs droits.

Les traîtres à leur Nation ne sont que des traîtres. Ce sont les pires; les crimes contre les pays sont les plus abominables, ils sont bien plus graves que ceux commis contre les individus. Pour notre honte, nous en avons un certain nombre en Bretagne. Ils sont maintenant désignés par les sites et par les blogs. Même si les médias de la collaboration se sont bestialement accouplés avec ceux qui détiennent la clé du coffre-fort dans lequel s’accumulent les contributions volées à la population bretonne, même si ces médias sont maintenant agenouillés devant eux, ils ne sont que ce qu’ils sont, ils les lâcheront à la première occasion. Les traîtres ne sont que des traîtres. Leur prétendue « élection » au moyen d’un mic-mac politique frelaté, qui ne conduit au pouvoir que les complices du système, dûment agréés par lui, ne leur donne aucune légitimité. Car chaque matin, en se rasant, ils se voient dans le miroir. Et qu’y voient-ils ? Triste spectacle : ils ne voient qu’eux-mêmes ! Ils passeront, mais avec un triste héritage : ils sont nos Judas. Ils seront le déshonneur de toute leur descendance.

Le drapeau et la nation bretonne bafoués par ses prétendus élus.

Nous venons de vivre, en Bretagne, à plusieurs reprises, des évènements insensés : Le Drian a interdit le drapeau breton; des citoyens bretons qui le brandissaient ont été interpelés par la police, et menacés d’être placés en garde à vue !!!! Le Drian croit-il au père Noël ? C’est pire : voyez les images qui suivent, qui se rient de lui !

Lire par Google : drapeau breton interdit.

 

 

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Manuel Valls, premier ministre de François Hollande, s’est taillé un franc succès en déclarant aux Alsaciens que la Nation Alsacienne n’existe pas, et aux Corses que la Nation Corse est inexistante. De quel droit ?  A-t-il été à l’école ? A-t-il jamais appris par quels massacres et par quelles persécutions la révolution dite « des droits de l’homme » a eu la prétention insensée de vouloir anéantir les vieilles nations périphériques, beaucoup plus anciennes que la française, pour plusieurs d’entre-elles ? Que n’a-t-il injurié dans les mêmes termes les Catalans, en leur jetant à la figure qu’ils sont des Castillans ? C’est devant la nation catalane, celle de ses pères et de ses ancêtres, qu’il devrait proférer de telles absurdités. Voila nos vieilles nations présentes à l’appel, plus déterminées que jamais à ne plus se laisser bafouer. Le pouvoir français vient de recevoir une gifle magistrale : elle lui a été administrée par les électeurs corses. M. Talamoni, devant son assemblée, a déclaré, dans sa langue nationale : « le peuple corse, en votant pour les nationalistes, a dit que la Corse n’est pas un morceau d’un autre pays, mais une nation, avec sa langue, sa culture, sa tradition politique, sa manière d’être au monde”. Les Bretons disent à la France et à ceux que les Français se sont pour leur malheur donnés pour maîtres en 2012 : « En Bretagne, vous n’êtes pas chez vous, vous êtes en terre étrangère; vous n’êtes ici que par la force et l’achat des consciences; la Bretagne est une nation, beaucoup plus ancienne que la vôtre; notre pays n’est en aucun cas un morceau de la France; notre peuple vous précède dans l’histoire; votre seul droit est de rentrer chez vous ».

Les Corses aiment passionnément leur pays. Comment pourrait-il en être autrement ? Qui n’aime pas son pays ? La Corse est l’un des plus beaux de l’Europe, son histoire est ancienne, le sentiment d’appartenance y est aussi puissant qu’en Bretagne, ce qui n’est pas peu dire. La Corse n’autorisera plus personne à lui dénier son authentique identité historique : nous soutenons son combat, nous avons eu la même histoire, subi les mêmes malheurs. Autre chose est de savoir si l’Indépendance est pour elle la meilleure solution, ses traditions quasi « siciliennes » étant ce qu’elles sont, ce pays est menacé, comme la Sicile, par la prise de pouvoir par les maffieux.

Et la Bretagne ?

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Le grand Ernest RENAN, né à Tréguier, cet immense auteur, considéré comme l’un e des pères de la troisième république, n’a pas hésité à qualifier le peuple breton de féminin. Dans son esprit, ce n’est ni un témoignage de virilité, ni une preuve de courage. Le peuple breton est-il féminin ? Les élus, en tous cas, sont pour leur très grande majorité des lâches, motivés par les assiettes de soupe qu’on leur sert abondamment à Paris, la capitale de notre marâtre. Alors qu’ils ont en mains toutes les preuves du rôle désastreux de leur voisin de l’Est dans la récession continue dont ils sont victimes depuis cinq siècles, en passant par l’épisode le plus dramatique de l’histoire bretonne – la shoah bretonne de 1789, suivie des massacres de Nantes et de la Loire Atlantique en 1793 et en 1794 -, les Bretons viennent aux dernières élections, de reconduire dans ses fonctions l’homme qui n’a rien fait pour la langue bretonne (plus de 10 000 locuteurs en moins chaque année : la catastrophe linguistique annoncée dans très peu de temps), qui a joué un rôle déterminant dans le maintien de la Loire Atlantique hors de notre territoire national, soit la perte de 30 pour cent de notre PIB : un tiers de notre richesse nationale, un exploit pharamineux.

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Bref, l’homme qui, pour complaire à ses maîtres parisiens, a fait donner la chasse aux drapeaux bretons, crime divulgué par Bretagne Réunie sur la toile), et a accepté le déshonneur d’entrer dans le gouvernement français. Les Bretons ont-ils droit de se plaindre ? Leur mollesse et leur refus d’ouvrir les yeux est cause de leur malheur. Combien d’années encore leur incroyable cécité ? »

(Confere : le drapeau breton chassé, par Google).

 

BRETAGNE contre FRANCE

La Bretagne face à la France : deux peuples encore incompatibles, par les atrocités commises par le pays auto-proclamé des « droits de l’homme ».

Le présent article a pour but de détruire, définitivement, les absurdités répandues par la France depuis 1789, selon lesquelles ce pays s’est proclamé « république Une et Indivisible », sottise immense sur laquelle vivent encore les peuples de l’ « hexagone ». Ce n’est pas à coup de marteaux administrés sur les têtes des nations conquises, ni en rabotant les circonvolutions cérébrales des hommes, ni en extrayant leur contenu pour y greffer une matière étrangère, surtout si elle est nauséabonde à force de persécutions, que l’on intègre un peuple dans un autre, et qu’on supprime son identité nationale. Les hommes de 1789, parmi lesquels des malades psychiatriques avérés, furent criminels et ridicules, lorsqu’ils ont cru que leurs idées délirantes allaient effacer le nation bretonne de la carte. De tout cela, il reste d’énormes cicatrices, qui renforcent notre sentiment d’appartenance à notre pays, qui est plus d’une nation : une civilisation. La nation bretonne n’est en aucun cas, ni la nation française, ni une partie de celle-ci : que cela soit dit, d’une façon définitive.

Le grand Renan a écrit :

« Si quelqu’un a le droit d’être consulté, c’est l’habitant. Une nation n’a jamais un véritable intérêt à s’annexer ou à retenir un pays malgré lui. Le vœu des nations est, en définitive, le seul critérium légitime, celui auquel il faut toujours en revenir ».

On sait ce qu’il en est en Bretagne : le jeu de ceux qu’on désigne encore sous le nom d’élus, est démasqué. Le monde politique de la France sent le pourri, il ne reflète aucune démocratie, aucun respect de ses citoyens. Le peuple breton tout entier, à de rares exceptions près, adhère aux valeurs universelles consacrées par le droit international, le droit européen, les principes généraux du droit. Pour les Bretons – du moins pour la grande majorité d’entre eux -, le racisme est une abomination, seules comptent les qualités des individus, sauf à être sanctionnés s’ils ne respectent pas les autres personnes humaines, et les lois irréductibles de la vie en commun. Les Bretons, qui souffrent de graves discriminations depuis cinq siècles, qui sont encore abreuvés d’injures – il faut lire impérativement les articles consacrés aux injures anti-bretonnes, qui sont publiées et mises à jour sur la toile, mois après mois, dans plusieurs sites internet – condamnent dans des termes péremptoires les discriminations de toutes natures qui frappent les individus, les peuples, les nations. Ils exigent, comme le garantit le droit international, que leurs droits nationaux et internationaux leurs soient rendus, qu’ils accèdent à la gouvernance de leur pays par eux-mêmes, au droit d’enseigner et de transmettre leur langue, leurs valeurs, leur culture, d’enseigner leur histoire bi-millénaire, qui est la clé de leur liberté, et que soient sévèrement punis ceux qui s’y opposent. Ils sont le peuple de Tristan et Iseult, du roi Arthur, de Merlin, de Mélusine, de Lancelot, tous héros qui ont enchanté l’Europe par leurs idéaux élevés. Ils sont assoiffés de justice et d’équité. Leur philosophie, par leur littérature, leur mythologie noble et élevée, a ensemencé toute l’Europe médiévale, qui leur doit beaucoup. La situation discriminante dont ils sont victimes doit impérativement cesser. L’auteur du présent article a consacré sa vie à défendre les droits de la personne humaine, et à dénoncer les exactions dont sont victimes les humains : tous ses écrits la prouvent, sans exception aucune. Rien de ce que les Bretons souhaitent pour eux mêmes et pour les autres n’est contraire ni au droit ni à la morale des peuples, ni aux principes que l’humanité a sécrété au terme de plusieurs milliers d’années de civilisation (rte).

La France, inventrice des droits de l’homme ? Ridicule. On trouve maintenant sur la toile une quantité de renvois à des livres et à des articles, par dizaines, qui démontrent l’imposture de la propagande française, et ce qu’elle a réussi, en notre âge tendre, à introduire dans nos esprits de jeunes Bretons naïfs et crédules. Aussi stupéfiant que cela paraisse, cela faisait partie de l’enseignement des lycées et collèges de mon adolescence, puisque je l’ai personnellement entendu dire par certains de nos professeurs. Le petit livre publié en 2000 par Jean-Jacques Gandini, en 2000, dans la collection Librio, détruit avec fracas cette légende stupide :

« Les droits de l’homme n’ont pas surgi, casqués et bottés, de l’esprit de l’homme moderne … Il s’agit d’un long cheminement … On entrouvre la première trace écrite comme dans le code d’Hammourabi, en 1700 avant Jésus-Christ … l’écriture des lois peut d’ailleurs être considérée comme une première conquête pour protéger l’individu contre l’arbitraire du pouvoir. »

Le code d’Hammourabi, élaboré vers 1850 avant Jésus christ, matérialisé sous la forme d’une stèle de 2,25 mètres de haut, aujourd’hui exposée au musée du Louvre, énonce, en lettres cunéiformes, un certain nombre de principes qui préfigurent, au moins sur certains points, plusieurs de ce que nous appelons aujourd’hui les droits fondamentaux de tous les êtres humains. La « révolution française », on le voit, est encore loin ! Un auteur a dit, lapidairement, « à partir du moment où il y a eu des lois, il y a eu, non pas seulement des obligations pour les individus soumis à ce lois, mais aussi des droits. » C’est incontestable.

Le cylindre de Cyrus, au sixième siècle avant Jésus-christ, énumère un certain nombre de ces droits que nous considérons comme fondamentaux. Certains auteurs admettent que ce texte comme la première déclaration des droits de l’homme. Cette interprétation n’est sûrement pas exacte : si remarquable soit-elle, cette collection de lois n’est qu’une belle synthèse de ce qui existait et a été élaboré auparavant, dans des lieux multiples. Il n’en reste pas moins que l’existence de ce texte fait voler en éclats l’absurde imposture française française. On trouverait sans aucun doute, dans les législations des anciens royaumes et empires de cette région et d’ailleurs, des dispositions analogues, peut-être même plus perfectionnées.
De nombreux auteurs, au cours de l’histoire, ont fait progresser la pensée, sinon la réflexion sur les droits essentiels qui doivent être reconnus aux personnes humaines : Moïse, Sophocle, Platon, Aristote, Meng-Tseu, Siun-Tseu, Jésus-Christ, Saint Augustin, d’autres encore. Le rôle du Christ dans la reconnaissance de la dignité de la personne humaine est majeur. L’Angleterre, avec sa loi des droits (the Bill of Rights), joue un rôle important dans l’évolution générale des pays européens dans la reconnaissance des droits de la personne humaine.  Les Pays Bas ont une longue tradition de protection de la personne, très antérieure à la France. Marcel Planiol expose que le droit breton, très humain, contient dès le moyen-âge  les prémisses des droits de l’homme. Les remontrances sévères adressées durant le 18ème siècle par les parlementaires bretons devancent très largement les principes énoncés par la déclaration des droits de l’homme, sur plusieurs points au moins (A. Moy, Remontrances …). Que dire des Etats Unis, qui explicitent dans leurs déclarations et constitutions les principes de dignité et d’égalité de la personne humaine ? Sur ces points, la déclaration dite universelle des droits de l’homme est un pâle et ridicule copier-collé !

Le rôle de la France, dans tout cela ? Pour ainsi dire nul, ou même négatif, sauf dans sa propagande; cette « Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen », texte admirablement rédigé, il est vrai, mais jamais appliqué – surtout pas depuis 2012, voir l’état lamentable du droit d’expression et de l’information, celle-ci littéralement étranglée et maîtrisée -, fera partie de son fonds de commerce, dont elle usera pour duper ses propres citoyens, et une partie du monde. L’interdiction pour les Bretons de s’intituler Nation, à partir de 1789, fait parties de ces prétendus droits de l’homme, accommodés à la sauce française. La découverte des droits de l’homme est encore à faire en France.
En savoir plus : http://bretagne-culture-histoire.webnode.fr/news/france-inventrice-des-droits-de-lhomme/

L’ histoire des Bretons est une suite de violations de leurs droits par la France, depuis l’annexion non consentie de leur pays en 1532 : cinq siècles bientôt. L’imposture sur laquelle la France a bâti son roman national à partir de 1789 est en débris. Ce roman pour insuffisants intellectuels rend ce pays ridicule, ce qui n’était certainement pas utile : les Français sont un peuple aussi respectable que les Bretons, leur droit à la vérité ne doit souffrir aucune réserve. La lumière se faisant enfin peu à peu sur notre histoire nationale bretonne, la consternation de la population de l’hexagone depuis 2012 est totale : on l’a menée en bateau, on l’a impliquée dans des guerres meurtrières, on l’a trompée, on continue allègrement à le faire. Avec la complicité de ceux qu’elle a mandaté pour les défendre.

C’est au nom des théories monstrueuses qui eurent pour but d’abolir les Nations du monde, pour les remplacer par des clones humains élevés à la même gamelle du mensonge par un lavage des cerveaux, que furent assassinés plus de cent millions d’innocents, dans des conditions abominables, en Russie, en Chine, dans les pays satellisés en Europe de l’est, au Cambodge et ailleurs. C’est au nom de ces théories qu’on a fait mourir de faim des millions d’Ukrainiens, et qu’on assassine au Tibet. Le Tibet est dans un état de destruction monstrueux, la moitié de la population est désormais chinoise, les Tibétains de souche, qui ont construit le pays depuis des millénaires, sont maintenant en minorité. Un fou exerce en Corée du Nord une dictature implacable. En France, quelque dérangés de l’esprit, réchappés de l’effondrement du régime qui compte à son passif la plus grande catastrophe de l’humanité, ont repris à leur compte cet héritage. On les laisse en liberté, tandis que l’insécurité, plaie majeure du pays, va être combattue par un remède inédit dans toute l’histoire du monde : l’interdiction d’emprisonner les criminels, la mise en liberté de ceux qui sont en prison. La classe mondialiste qui s’est emparée de la planète n’est guère plus reluisante dans sa philosophie et dans ses effets destructeurs : l’épuisement des ressources naturelles, la pollution des terres et des océans, pire : la destruction des libertés et des esprits. L’histoire ne leur a rien appris : ils s’auto-reproduisent, ils recommencent, ils ont recommencé, les dégâts sont déjà là, ils sont déjà incommensurables.

Le présent article est la mise à jour du compte rendu de la conférence donnée par Louis Mélennec, le 11 avril 2008 à Nantes, à l’invitation du club NANTES REALITES, fondée et présidée par Daniel CARIOU, deux ans après sa conférence de Vannes, qui fait toute la lumière sur l’annexion de la Bretagne par la force, l’intimidation, l’achat des consciences, la corruption. Le compte rendu de cette conférence avait été « perdu » par le média breton qui l’avait filmée, comme d’ailleurs d’autres articles ou compte rendus, retrouvées en partie par les internautes, et réinjectés sur la toile, grâce à eux (la conférence de 2006 à Vannes, notamment). Il n’a évidemment pas été publié dans les médias bretons subventionnés, accouplés par l’effet de rapports  incestueux avec le pays colonisateur, ni par la presse de la collaboration. Les notes manuscrites ont été récupérées, le compte rendu est donc rétabli et enrichi.

 

Melennec - 24-1

2008 : Louis Mélennec fustige la colonisation de la Bretagne par le pays prédateur. Photo prise dans le feu de l’action (Photo B. K.). En 2008, on connaît évidemment les origines des Bretons d’Outre-Manche, mais personne, depuis que les « hystoryens » marxistes se sont emparés du pouvoir dans les facultés en Bretagne, n’osent plus affirmer qu’ils sont une authentique nation. Ces « théoriciens » d’un genre spécial pensent en effet que les nations sont tardives, ce qui est totalement faux. Même Renan s’y est trompé. Les travaux de Louis Mélennec  débouchent sur d’autres découvertes, et peu ordinaires.

 

 

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Les conclusions tombent, preuves irréfutables à l’appui : non seulement  la nation bretonne existe, mais elle est antérieure, de très loin, à la nation française. Elles résument plus de 20 années de lecture attentive des documents disponibles : écrits théoriques des spécialistes de la nation, mémoires, lettres officielles, documents diplomatiques, traités, documents ecclésiastiques, histoires des peuples, histoire des Bretons (Nennius, Geoffroy de Monmouth, Guillaume de Saint André, Pierre Le Baud, Alain Bouchard, Bertrand d’Argentré, Dom Lobineau, Dom Morice, et même les dénigrateurs de la nation bretonne, les négationnistes, parmi lesquels des universitaires marxistes bretons connus, dont les noms figurent dans la bibliographie ci-après. Elles complètent ses travaux sur la doctrine de la Bretagne, mise à mal par la France, qui a envahi ce pays en 1487, l’a annexé en 1532, contre son gré, et contaminé les esprits après 1789, avec pour but avéré de tuer l’identité bretonne, et d’intégrer les Bretons dans l’espace dénommé « LA » France. Souvenez vous, disait un préfet aux instituteurs, en 1845, que vous n’êtes ici que pour tuer la langue bretonne (!) : Cette phrase incroyable mais vraie; elle ne traduit qu’une faible partie de la réalité : la France, à partir de 1789, a entrepris d’assassiner la Bretagne, de la dissoudre, de la faire disparaître. Faux ? Lisez : « La Bretagne est une colonie, écrit Michelet en 1831.

Avant de vous reporter l’article consacré à ce sujet par Louis Mélennec (La colonisation de la Bretagne par la France …), lisez ces quelques citations :

« Dans ce pays maudit, il ne peut y avoir que des coupables » (Fouché, 1794)

« La Bretagne est une colonie, comme l’Alsace et les Basques, plus que la Guadeloupe ». (Jules Michelet, 1831).

» La Bretagne est une contrée à part, qui n’est plus la France. Exceptez-en les villes, le reste devrait être soumis à une sorte de régime colonial »….. « Créons, POUR L’AMELIORATION DE LA RACE BRETONNE, quelques unes de ces primes QUE NOUS RESERVONS AUX CHEVAUX ». (Auguste Romieu, sous-préfet de Quimperlé, 1831).

Charmant, n’est-il pas vrai ? Lorsque des Bretons affirment aujourd’hui vouloir désarticuler la France, n’entendez-vous pas, Français, l’écho de vos actions criminelles ?

Cette conférence donnée en 2008 est commentée sur la toile dans le site « Aventures de l’histoire », dans les termes suivants, non sans humour, et avec un photographie dont on comprend maintenant la signification :

« Fort bien pourvu de diplômes et doté d’un culot à toute épreuve, Louis Mélennec prend plaisir à malmener les idées reçues, à l’aide d’arguments contondants. Difficile à contredire, il développe une verve irrésistible qui fait de lui une grande attraction pour les dîners en ville, les conférences publiques et les débats contradictoires. Cordialement détesté par les derniers tenants des idées maurrassiennes, il a récemment offert au public nantais un vigoureux point de vue alternatif. »

 

Le journaliste me flatte. Il y a une petite erreur dans son texte : je ne fréquente pas ce qu’on appelle les « diners en ville », où se cultivent les relations mondaines, les cancans, les propos inutiles, la jalousie, la médisance, et où se font toutes les carrières, aux dépens des mérites de ceux qui en ont : jetez un coup d’oeil apitoyé sur l’équipe de pieds nickelés qu’on décore du nom de « gouvernement français » : c’est par la brigue que ces gens sont là, non par l’intelligence ou le savoir. Dominique Strauss-Kahn dénombre parmi eux cinquante pour cent de brêles, c’est à dire d’imbéciles – ce qui est sûrement inférieur à la réalité -, Jean-Luc Mélenchon va jusqu’à qualifier leur mentor de capitaine d’une équipe de pédalos. J’ignorais que les Maurassiens me détestent à ce point : je ne sais pas même qui ils sont, je ne sais pas davantage ce que sont leurs théories. Ils ont tort de me détester : je suis un homme courtois, je ne frappe que si l’on m’attaque, mais si cela arrive, je manie avec dextérité le boomerang, même à l’égard des courageux anonymes, qui tentent de se dissimuler derrière leur bêtise.

Les recherches des premiers théoriciens de la Nation (Durkheim, Mazzini, Mommsen, Fustel de Coulanges…), ont été tâtonnantes et laborieuses. Les discussions furent souvent vives entre les auteurs, qui, malgré leurs méritoires efforts ne parvenaient que difficilement à dégager une définition cohérente du concept, et à faire progresser les idées. Comment, en effet, rendre clair ce concept si obscur ? L’apport personnel du Breton Ernest RENAN, en 1882, est fondamental. Certes, il reconnaît la validité des critères classiques que sont le territoire, la langue, la religion. Mais il démontre brillamment que ces critères ne sont pas suffisants. Il crée et définit ce que nous appelons aujourd’hui le sentiment d’appartenance, ce dernier critère étant fondamental. L’auteur du présent article apporte lui-même sa contribution, fondée sur ses recherches et ses travaux en sociologie et en sciences politiques, et de lever les hésitations qui persistent dans la définition de ce concept.

Le présent exposé a pour ambition d’ être universel, si faire se peut – sauf à le parfaire, bien entendu, là où il serait incomplet ou défaillant -, c’est à dire de devenir une théorie complète du concept de Nation, et de lever les hésitations non encore résolues à ce jour, si l’on en juge les contradictions et les interrogations des publications les plus récentes, notamment celles rédigées à la demande des institutions européennes. Il ne se borne pas à affirmer, il démontre. Il vaut certes pour la Bretagne, mais aussi pour les nations périphériques incluses dans l’hexagone, et pour toutes les nations du monde, la France comprise. Les peuples qui s’interrogent sur leur identité peuvent s’y référer. Il va pouvoir être utilisé – et le sera -, par les autres nations annexées et occupées par la France, qui vont s’y reconnaître sans difficulté : la Corse, l’Alsace, la Savoie, le Pays basque … Le premier ministre du pays dénommé « LA » France, pourra aussi actualiser ses connaissances, qui sont quasi-nulles sur ce sujet, bien qu’il soit originaire d’une nation qui a particulièrement souffert de la persécution des Castillans : les Catalans, et qu’il soit resté profondément attaché au pays de ses ancêtres, comme chacun doit l’être et l’est, même s’il change de nationalité.

La définition du concept de Nation est fondamentale. On le voit très clairement dans les débats actuels, dans lesquels la France criminelle, tard venue dans le paysage des nations, continue ridiculement à nier l’existence de celles qui l’ont précédée dans l’histoire, et se sert de son Parlement et de ses cours de justice (le Conseil d’Etat, principalement), pour perpétuer ses prétentions à être la seule et l’unique, aux dépens des nations périphériques qui l’entourent, et qu’elle a incluses dans ses frontières par la force et la violence, sans leur consentement. La formule ridicule dont elle se sert pour tenter de nier l’existence des autres, au point de l’avoir inscrite dans sa constitution, et faire triompher son narcissisme est bien connue : « La France est Une et Indivisible ».

Nous allons voir que la susdite Une et Indivisible n’est pas une vierge pure et sans tâche(s), loin s’en faut.

L’existence d’une Nation n’est pas de la théorie : un peuple qui mérite cette appellation a des droits, des prérogatives. Ces prérogatives sont aujourd’hui définies par le droit international, et sont protégées par des textes très explicites. En particulier, le territoire des nations ne peut être scindé, ni partagé, ni diminué. C’est la nation qui décide de son sort, en aucun cas ceux qu’il a élus, qui ne sont que ses serviteurs, ses esclaves, et qui doivent lui obéir, le petit doigt sur la couture du pantalon. L’Etat français commet un crime de lèse-nation, d’une manière la plus indiscutable, en maintenant par la force, la contrainte, les manipulations de toutes natures, la ville de Nantes et le département de Loire Atlantique en dehors du territoire national des Bretons, constitué dans ses limites depuis l’année 851. Les prétendus « élus » qui s’associent à ce crime, sont complices de l’Etat français au regard du droit international.

D’emblée, un certain nombre d’erreurs grossières , très fréquemment lues dans la littérature, la loi, la jurisprudence (du Conseil d’Etat, notamment) françaises, doivent être dénoncées :

  • Les nations ne sont nées ni au 16ème, ni au 17ème, ni au 18ème siècles. Les auteurs qui écrivent cela pèchent, non pas seulement par ignorance, mais par confusion des esprits. Comme nous allons le voir, les nations – ou les peuples, si l’on préfère -, existent dès la plus haute antiquité; de même que le droit international. Il ne faut pas confondre le moment à partir duquel les hommes se mettent à théoriser sur un objet, et le moment où cet objet existe réellement. Les astres existent depuis des milliards d’années, les écrits des hommes sur les objets célestes n’existent qu’à partir du moment où ils ont été capables d’en parler : les hommes n’ont rien créé à cet égard, ils n’ont ni inventé ni créé dans l’univers qui nous entoure, ils n’ont inventé que des mots. De même, si de nombreux marxistes situent les débuts de l’histoire en 1789, c’est que leur ignorance et leur paresse les a mis à l’abri de toute lecture sur les milliers d’années qui ont précédé.
    Nouveau camouflet pour ceux qui se réclament encore de la « religion » de 1789, qui prétendent que la France est « Une et indivisible », le concept de premières nations ou peuples autochtones, est maintenant admis par les instances internationales. Les nations premières, ce sont celles qui existaient avant d’être envahies et dépossédées de leurs droits. Les Bretons sont une nation première, ils sont chez eux, les Français sont étrangers en Bretagne.
    – Les nations ne sont créées ni par un seul homme, ni par le loi, ni par la jurisprudence, ni par les constitutions des Etats, sûrement pas par la constitution française (hjk). Toutes les nations reconnaissent et honorent des personnages historiques marquants de leur histoire, des « héros ». Mais ces personnages, s’ils ont joué un rôle important, n’ont jamais créée ex nihilo les nations dont ils sont issus. Ils ont parfois créé des Empires, en réunissant ensemble des nations différentes, mais celles-ci ont préexisté dans tous les cas. Comme nous l’avons dit et redit, le breton Nominoé n’est pas le créateur de la nation bretonne au neuvième siècle, puisque celle-ci existait déjà avant le Christ.
  • Les nations se constituent par un processus historique très lent, très étalé dans le temps. Elles deviennent peu à peu plus solides, par une alchimie que nous allons expliciter. Ce n’est pas parce que des ignares écrivent dans une Constitution que la peau des blancs est noire, que la peau des noirs est blanche, que la mer de Chine appartient à la France que cela est vrai. Les nations sont une réalité concrète : elles existent ou n’existent pas. Un texte de loi, une loi,  fût-elle constitutionnelle, ne peuvent créer une nation, ni la supprimer. Ce n’est pas parce que des auteurs réussiraient à inclure dans la constitution de l’Etat juif : « Israël s’étend de Jérusalem à Marrakech » que cela serait vrai, ni parce que la le parlement anglais décrèterait que que la France est anglaise que cela aurait le moindre effet que de déclencher l’hilarité. A plus forte raison, un texte de loi ne peut faire qu’une nation soit une et indivisible si elle ne l’est pas : les demeurés de 1789 crurent supprimer la nation bretonne par des déclarations absurdes : voyez dans quel état se trouve cette pauvre France, et combien est ridicule cette formule : la « Une et indivisible », c’est une énorme sottise.
    Les auteurs qui ont réfléchi et écrit sur le concept de Nation sont extrêmement nombreux, certainement plusieurs centaines, sans doute davantage. Il serait oiseux de les citer tous. En dehors de quelques lieux communs, cette littérature est souvent pauvre. Les théories marxistes de la nation sont risibles (1), nous n’en citerons qu’une, histoire de rire un peu dans cet exposé très sérieux. Pour résumer les incongruités marxistes sur la nation, soyons simples et concis : les nations sont …. une invention de la bourgeoisie pour exploiter les travailleurs et les classes populaires !!! (Je simplifie leur littérature alambiquée, qui ne signifie rien).

 

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Le château des Ducs souverains de Bretagne à Nantes, capitale politique de la Bretagne. Cette résidence, de caractère royal, bâtie par le Duc François II et sa fille Anne de Bretagne, est l’une des plus belles de son temps. Elle témoigne de ce que fut le Duc des Bretons avant les invasions françaises : l’un des plus puissants et des plus prestigieux souverains d’Europe. Les Ducs de Bretagne portèrent le titre de rois pendant plus d’un siècle. Puis, le titre tomba en désuétude. Les Ducs n’en étaient pas moins « rois dans leur Duché », exerçant avec leur Parlement toutes les prérogatives régaliennes, sans aucune exception. L’hommage prêté au roi de France était un simple contrat d’alliance, d’ailleurs théorique, puisque ni le Duc ni le roi ne l’appliquaient. Duc, Ducis, Dux, Duce, Doge signifient « chef ». Le Duc était le chef de la nation des Bretons, comme le king des anglais, le koenig des allemands, le Tsar de Russie, le Tenno du Japon,  le sont de leur nation. Ces souverains ne portent pas le titre de rois, terme français, mais un autre titre, selon les us et coutumes de leurs pays respectifs : ils n’en sont pas moins rois dans leurs pays, comme notre Duc l’a été dans le nôtre. 

 

I – LES CRITERES TRADITIONNELS.

I – LES CRITERES CLASSIQUES DE LA NATION.

La Nation se définit au moyen plusieurs « critères » principaux, simples, et admis par tous les théoriciens, en première analyse en tous cas : La possession de longue date – plusieurs siècles, au moins -, d’un territoire commun; l’usage d’une langue commune; la reconnaissance de valeurs communes, dont une religion unique, des lois, des principes moraux ..

Le territoire commun. La possession d’un territoire commun est quasi constante, au point qu’il n’y a guère de nation sans un territoire qui lui appartienne, qu’elle occupe, ou qu’elle revendique, dans les faits ou parfois d’une manière fantasmatique (la terre ancestrale, occupée par d’autres peuples, est inscrite dans le patrimoine mental du peuple spolié : l’exemple le plus spectaculaire est celui des Juifs, qui ne sont retournés chez eux que très longtemps après avoir erré dans le monde, et avoir été chassé de partout). De plus, il y étroite parenté entre le territoire national et le nom par lequel on désigne le peuple qui l’habite : les Anglais pour l’Angleterre, l’Ecosse pour les Ecossais, les Catalans pour la Catalogne, les Chinois pour la Chine, les Bretons pour la Bretagne, les Corses pour la Corse …). L’amputation du territoire national par une puissance voisine, surtout si cette amputation a été faite par la force, sans le consentement des populations concernées, alimente des contentieux souvent féroces, qui peuvent durer des siècles, voire des millénaires. Les revendications territoriales se transmettent de génération en génération. On le voit un peu partout. Le cas le plus spectaculaire est celui d’Israel. La Bretagne n’a pas encore récupéré Nantes et sa région.

La langue.

Traditionnellement, on admet que les nationaux d’un même pays parlent sinon une langue unique, en tout cas une langue largement dominante. Cette identification est telle, que la langue parlée est souvent désignée par le même nom que la population qui la parle : les Bretons parlent le breton, les Anglais parlent l’anglais, les Catalans parlent le catalan, les Basques parlent le basque …

De nombreux théoriciens se maintiennent dans l’idée, aujourd’hui dépassée, que la nation se définit par sa langue, d’une manière exclusive. Nous allons voir que cette conception n’est qu’une approximation inacceptable.

L’importance de la langue est telle, dans toute l’histoire du monde, que les peuples conquis se sont vus imposer, surtout à l’époque moderne, par des procédés multiples, souvent d’une cruauté extrême, l’interdiction d’user de leur idiome national, pour le remplacer par celui des tortionnaires qui les ont conquis. Cela a souvent réussi, à force de persécutions, comme en Bretagne. Mais là où le souvenir de l’histoire est resté,  les imbéciles tortionnaires sont détestés.

La religion, les valeurs et les croyances communes.

Les esprits se structurent, au fil du temps, par des principes et des valeurs, soit qui se dégagent d’une manière spontanée, soit par l’enseignement de prophètes, de philosophes, d’illuminés parfois ..

Les religions ont joué un rôle considérable dans l’histoire du monde, et dans la constitution des nations et des peuples. Elles énoncent des principes de vie. Elles recommandent, pour la plupart d’entre elles, des principes destinés aux individus pour conduire leurs existences .. Elles énoncent des interdits. Certains sont surprenants. On a appris par la télévision qu’en pays d’Islam radical, quiconque s’adonne à la musique, est transformé en singe ou en porc … comme on a pu le voir, à Brest, la municipalité trotskiste ayant trouvé cela fort bon pour ces « bretons » néo-formés, de jeunes musulmans.

Si un groupe humain a son histoire propre, différente de celle des peuples voisins, il y a a toutes les chances que ce groupe humain soit une authentique nation. De ce point de vue, les Bretons, par rapport aux Français, sont largement gagnants. Les Français invoquent leurs ancêtres les Gaulois, Clovis, Charlemagne, Charles Martel, Hugues Capet, Saint Louis, Louis XIV … Tout cela est plus que tiré par les cheveux. Clovis n’a jamais été roi de France : ce petit chef Franc s’est taillé un empire par les armes, dont les limites territoriales préfigurent plus ou moins les limites de la France actuelle, voila tout; Charlemagne, à la tête d’un très vaste territoire correspondant, approximativement, à la France, à l’Allemagne, à la Lombardie actuelles, qui s’est désintégré au bout d’un siècle, n’a jamais pu s’emparer de la Bretagne, et était un ennemi déclaré des Bretons; Hugues Capet était Duc de France, son royaume effectif si petit, qu’il aurait pu en faire le tour à cloche-pied; Louis IX (connu sous le nom de Saint Louis), a été en guerre contre la Bretagne; Louis XIV est l’auteur des massacres bretons de 1675. Que voila, donc, une belle histoire commune ! On a voulu, par le lavage des cerveaux, après 1789, faire croire aux jeunes bretons que ces personnages étaient leurs héros nationaux. Leur cerveau écrasé par le fer à repasser français pendant plus d’un siècle et demi, ils l’ont cru. Moi aussi. Quelle triste histoire, quelle histoire triste ! Mais ces héros baptisés « français », ont précisément été nos ennemis ! Presque tous ont combattu les Bretons, et envahi leur territoire. Notre histoire à nous, mélangée à notre mythologie, est pleine de merveilleux. Nos héros, aux noms si poétiques, s’appellent Gradlon, Conan, Morvan, Nominoé, Erispoé, Salomon … Ce ne sont en rien des français, par bonheur, mais des Bretons. Rien à voir avec Clovis, Charlemagne, et autres personnages, qui furent ignobles à la Bretagne de leur temps.

La mythologie précède les religions. Sa prise ne compte est de première importance pour définir ce qu’est une nation. Les Bretons ont une mythologie très particulière, qui ne se confond en rien avec celle des Francs. Sur ce point, on lira avec intérêt ce qu’est la mythologie bretonne, infiniment riche : rien à voir avec la triste mythologie franque, infiniment pauvre et tardive.

Histoire mythologique des Bretons. https://www.google.fr/search?gs_ivs=1&q=m%C3%A9lennec+mythologie

…………………………

2 – CRITIQUE DES CRITERES TRADITIONNELS.

Ces critères, invoqués par de nombreux auteurs au 19ème siècle, sont insuffisants pour définir ce qu’est une nation.

Le critère du territoire commun. Certains peuples itinérants, n’ayant ni appareil d’Etat, ni administration structurée, se déplacent au fil des saisons, du climat, souvent pour s’alimenter, pour recueillir les végétaux nécessaire à leurs troupeaux, n’ont aucun territoire propre. Les Juifs, très tôt dispersés dans l’histoire, n’ont plus eu de territoire commun dès le deuxième siècle. La disposa juive est dispersée dans le monde entier. Le territoire Kurde est morcelé entre plusieurs pays : la Turquie, l’Irak, l’Iran, la Syrie, la Russie. Cependant, ces peuples sont d’authentiques nations.
Le critère de la langue unique. Il n’existe guère de nations dans lesquelles on ne parle qu’une seule langue, si ce n’est dans celles dans lesquelles – les îles, en particulier, ou les petits groupes humains de la forêt amazonienne, jamais en contact avec d’autres peuplades -, le territoire national est exigu, ou très exigu, et jamais pénétré par d’autres peuples. Cela sera de plus en plus vrai. Une langue internationale s’impose peu à peu, l’anglais. Les habitants de la planète seront donc contraints de parler au moins deux langues : leur langue maternelle et la langue internationale. La France a éradiqué presque complètement la langue bretonne, la voila maintenant confrontée à une autre sorte d’éradication : l’internationalisme.

Dans une célèbre controverse, qui a opposé deux auteurs justement célèbres par leurs travaux, sur le point de savoir si l’Alsace est allemande ou française, l’Allemand Mommsen et le Français Fustel de Coulanges, le second écrit au premier :

« Vous croyez avoir prouvé que l’Alsace est de nationalité allemande parce que sa population est de race germanique et parce que son langage est l’allemand. La langue n’est pas le signe caractéristique de la nationalité. On parle cinq langues en France, et pourtant personne ne s’avise de douter de notre unité nationale. On parle trois langues en Suisse ; la Suisse en est-elle moins une seule nation, et direz-vous qu’elle manque de patriotisme? D’autre part, on parle anglais aux États-Unis ; voyez-vous que les États-Unis songent à rétablir le lien national qui les unissait autrefois à l’Angleterre ? «

Considérée en elle-même, la langue ne définit donc pas une nation. En Bretagne, on a parlé plusieurs langues depuis de très longs siècles : le breton (dans la partie ouest de la péninsule), le français (dans la partie est), le gallo, le latin . La Belgique reconnait trois langues officielles : le français, le néerlandais, l’allemand. La Suisse admet quatre langues officielles : l’allemand, le français, l’italien, le romanche …. Les Juifs, au temps de leur grande dispersion, ont parlé, outre le yiddish (dans certains pays seulement, pas dans tous), les langues de leurs pays d’accueil, soit plus de cent langues. La France, toujours en retard en matière des droits de l’homme, vient de refuser d’entériner la charte des langues dites « régionales » : encore son obsession des droits de l’homme, qu’elle dit avoir inventés. De l’imbécillité à l’état pur, qui s’apparente à la destruction des merveilles archéologiques de Palmyre, de Mossoul et d’ailleurs.

L’éradication d’une langue par le colonisateur n’est pas suffisant pour tuer une nation, qui continue à vivre même si l’Etat colonisateur a tué la langue ancestrale. En Bretagne, la langue bi-millénaire a presqu’entièrement été détruite par la France, par des procédés barbares longuement décrits dans le Livre bleu de la Bretagne. C’est un véritable assassinat. Mais les Bretons survivent en tant que peuple; le sentiment d’appartenance de ce peuple est infiniment plus vigoureux que celui des français, martyrisés par des gouvernement qui massacrent leur pays, génération après génération, depuis la fin de l’ère coloniale. Surtout depuis 2012, année durant laquelle l’incompétence absolue s’est emparée du pouvoir, entre les mains de « brêles », pour moitié au moins, selon l’excellente formule de Dominique Strauss-Kahn, ou d’une équipe de pédalos, selon la remarquable définition de Jean-Luc Mélenchon qui, pour une fois, mérite le premier prix.

Ecouter l’émission, capitale, diffusée sur plusieurs sites  : L’assassinat de la langue bretonne par la France.

Le critère de la religion unique.

Important à une certaine époque (un seul roi, une seule religion, selon l’adage : cujus regio, ejus religio), ce critère n’est plus d’aucune utilité formelle pour définir une nation, excepté dans les pays totalitaires dans lesquels la religion est un terrorisme intellectuel, dont le non-respect peut conduire à la décapitation. Dans l’antiquité, écrit Jean-Louis Brunaux, « Aucune cité n’a les mêmes cultes que la cité voisine ». Il faut ajouter : « en dépit de nombreuses simlitudes et traits communs, qui permettent de les rattacher, les unes et les autres, à une même « famille » de religion. L’unicité de religion dans un espace géographique étendu se fait progressivement, et souvent d’une manière conflictuelle, voire davantage (cf : les guerres de religion). La quasi totalité des pays du monde pratiquent plusieurs religions. Dans des pays modernes assez nombreux, la majorité des individus sont athées, ou agnostiques.
La cause est donc entendue : on ne peut certes nier que les considérations tirées du territoire, de la langue, des croyances religieuses, des valeurs communs n’ont aucun intérêt, loin s’en faut. Dans une première approximation, ces critères « march », ils sont efficaces; mais ils ne sont pas nécessaires dans tous les cas. Si un peuple les réunit tous ensemble, s’il jouit d’un territoire commun depuis des siècles, s’il parle une langue largement dominante, s’il admet des valeurs communes, ce peuple est bien une nation.

Qu’en est-il pour les peuples qui ne remplissent pas ces conditions simples, ou qui, subjugués par des pays agressifs, destructeurs et conquérants, ont cessé de les remplir, par exemple parce que leur territoire a été conquis ou dépecé, ou si leur langue a été détruite par le colonisateur ? Puisque nous parlons ici de la Bretagne et de la Corse, ces deux entités sont-elles des nations, quoique subjuguées, administrées, exploitées à son avantage par la France ? La France et les ignares placés à la tête de ce pays ont beau jeu de dire que ces deux pays n’ont ni un Etat, ni un gouvernement autonome, ni une législation propre, ni une fiscalité particulière, et qu’ils sont donc français, nous allons voir que ces affirmations sont primaires, et qu’elles ne sont que ridicules.

 

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Tombeau de François II de Bretagne, et de Marguerite de Foix, parents d’Anne de Bretagne, dans la cathédrale de Nantes. Par la somptuosité et par la finesse des sculptures, ce tombeau est l’un des plus beaux de la chrétienté. S’il n’y avait que cet édifice à Nantes, capitale politique du Duché souverain, cela vaudrait que l’on fasse le voyage pour le voir de ses yeux.

II – LES CRITERES ET LES TRAVAUX MODERNES.

1 – LE CIMENT PSYCHOLOGIQUE DE LA NATION. L’APPORT IRREMPLACABLE DU BRETON ERNEST RENAN : LA NATION EST UN PRINCIPE SPIRITUEL. LE SENTIMENT NATIONAL, OU SENTIMENT D’APPARTENANCE.

Fustel de Coulanges, dans ses correspondances avec l’Allemand Mommsen a tracé la voie : « Les hommes, écrit-il, sentent dans leur coeur qu’ils sont un même peuple lorsqu’ils ont une communauté d’idées, d’intérêts, d’affections, de souvenirs et d’espérances. Voilà ce qui fait la patrie. Voilà pourquoi les hommes veulent marcher ensemble, ensemble travailler, ensemble combattre, vivre et mourir les uns pour les autres. La patrie, c’est ce qu’on aime. »

Les discussions et les controverses allant leur train, dans cette deuxième moitié du 19ème siècle, l’immense penseur breton Ernest RENAN apporte en 1882 une contribution fondamentale, dans une conférence célèbre, faite en Sorbonne.

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Voici les passages principaux de cette conférence, assez désuets dans leur formulation, mais tout à fait irremplaçables :

» Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n’en font qu’une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est dans le passé, l’autre dans le présent. L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs ; l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis. L’homme, Messieurs, ne s’improvise pas. La nation, comme l’individu, est l’aboutissant d’un long passé d’efforts, de sacrifices et de dévouements. Le culte des ancêtres est de tous le plus légitime ; les ancêtres nous ont faits ce que nous sommes. Un passé héroïque, des grands hommes, de la gloire (j’entends de la véritable), voilà le capital social sur lequel on assied une idée nationale. Avoir des gloires communes dans la passé, une volonté commune dans le présent ; avoir fait de grandes choses ensemble, vouloir en faire encore, voilà les conditions essentielles pour être un peuple. On aime en proportion des sacrifices qu’on a consentis, des maux qu’on a soufferts. On aime la maison qu’on a bâtie et qu’on transmet. Le chant spartiate : « Nous sommes ce que vous fûtes ; nous serons ce que vous êtes » est dans sa simplicité l’hymne abrégé de toute patrie.

Dans le passé, un héritage de gloire et de regrets à partager, dans l’avenir un même programme à réaliser ; avoir souffert, joui, espéré ensemble, voilà ce qui vaut mieux que des douanes communes et des frontières conformes aux idées stratégiques ; voilà ce que l’on comprend malgré les diversités de race et de langue. Je disais tout à l’heure : « avoir souffert ensemble » ; oui, la souffrance en commun unit plus que la joie. En fait de souvenirs nationaux, les deuils valent mieux que les triomphes, car ils imposent des devoirs, ils commandent l’effort en commun.

Une nation est donc une grande solidarité, constituée par le sentiment des sacrifices qu’on a faits et de ceux qu’on est disposé à faire encore. Elle suppose un passé ; elle se résume pourtant dans le présent par un fait tangible : le consentement, le désir clairement exprimé de continuer la vie commune. L’existence d’une nation est (pardonnez-moi cette métaphore) un plébiscite de tous les jours, comme l’existence de l’individu est une affirmation perpétuelle de vie. Oh ! je le sais, cela est moins métaphysique que le droit divin, moins brutal que le droit prétendu historique. Dans l’ordre d’idées que je vous soumets, une nation n’a pas plus qu’un roi le droit de dire à une province : « Tu m’appartiens, je te prends ». Une province, pour nous, ce sont ses habitants ; si quelqu’un en cette affaire a droit d’être consulté, c’est l’habitant. Une nation n’a jamais un véritable intérêt à s’annexer ou à retenir un pays malgré lui. Le vœu des nations est, en définitive, le seul critérium légitime, celui auquel il faut toujours en revenir ».«

Ce texte a certes vieilli, mais reste fondamental, à condition de le traduire dans notre langage actuel, plus « sec », c’est à dire plus efficace. Mais tout y est, y compris, on le notera, ce point fondamental : le sort d’une nation ne dépend que d’elle, en aucun cas d’un quelconque colonisateur, plus encore s’il est bouffi de la ridicule supériorité qu’il s’attribue à lui même, comme la France l’a été. (On pense ici immédiatement aux Bretons, qui ne sont pas français, et ne le seront jamais). L’article de Renan est diffusé dans le monde entier, traduit dans plusieurs centaines de langues, y compris en France, qui a tant fait pour détruire les autres nations. Il est devenu irremplaçable. Voici sa traduction actuelle, plus claire :

La Nation ne peut être définie seulement par son territoire, par sa langue, par sa religion.
Les nations se constituent au cours d’ une période très longue, au minimum plusieurs siècles.
La nation suppose que le peuple qui la compose ait vécu ensemble une très longue histoire, c’est-à-dire ont partagé les mêmes joies, les mêmes peines, les mêmes épreuves surtout. Ce sont les épreuves vécues ensemble, surtout, qui scindent l’unité de la nation. Les guerres subies sont un ciment capital.
– A force d’avoir vécu une très longue période ensemble, une très longue histoire, les individus qui constituent la nation contractent moralement avec ceux qui la composent, et avec leur peuple tout entier, une parenté psychologique, qui est telle qu’ils sentent qu’ils forment une même « famille », qu’ils appartiennent tous à cette famille, et que les peuples voisins ou éloignés appartiennent à une autre « famille » que la leur.
Les autres peuples, les autres pays, sont vécus comme différents, comme des « étrangers ». Les Français ont, de tous temps, jusqu’aux massacres de 1789, et aux persécutions tout au long du 19ème siècle, été considérés par les Bretons comme des étrangers, parce qu’ils le sont, et parce que les Bretons ne sont pas français. Puis, les coups de marteaux administrés sur la tête des Bretons de 1789 à 1950, a fait perdre à nombre d’entre eux leur véritable sentiment d’identité nationale, jusqu’à la renaissance récente.
En termes modernes, le maître mot pour définir la nation est le sentiment national, le sentiment d’appartenance ..
Les nations existent physiquement, matériellement, parce qu’elles ont un territoire, des frontières, des villes, des hommes et des femmes … Mais ce qui unit tout ce monde là, ce sont les liens affectifs très puissants qui unissent la nation et les individus qui les composent. On aime son pays comme on aime sa mère. Le langage le démontre : les hommes et les femmes sont les enfants du pays, le pays les a engendrés, les sentiments que les enfants du pays lui portent sont des sentiments filiaux, de même nature que ceux qui unissent les enfants et les parents ….
C’est cela le sentiment d’appartenance : savoir et ressentir au tréfonds de soi-même, que l’on est une partie de cette communauté humaine, cette famille élargie qu’est la nation. Cette nation, ce pays sont ceux des hommes et des femmes qui en font partie, ils sont différents des nations et des pays voisins. C’est une adhésion psychologique forte, tout autant, sinon davantage que le fait de résider sur un territoire déterminé, et de parler la langue de ceux qui y vivent.

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2 – L’HISTOIRE COMMUNE.

L’histoire vécue en commun a une importance considérable dans la genèse des nations, et dans la pérennité du sentiment national. Elle est le principal aliment du sentiment national. Peu d’auteurs ont insisté – en tous cas ils ne l’ont pas fait suffisamment, de notre point de vue -, sur le facteur durée.

 

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Il ne suffit pas d’avoir vécu ensemble une histoire commune, il faut que cette histoire commune ait été très étalée dans le temps long. Pour que le sentiment national se forme, murisse, se renforce, des siècles sont nécessaires. Certains empires ont vécu plus de mille ans. Même s’il n’existe peu de textes théoriques sur ce qu’a été dans ces empires le sentiment national, on peut-être assuré qu’il a existé néanmoins, avec une force toute particulière.

Toute nation qui perd totalement la mémoire de son passé, cesse d’exister en tant que telle. Tout peuple privé de son sentiment d’appartenance national par le pays qui l’occupe ou qui l’a occupé, parce qu’il l’a effacé, ou en fait un objet de mépris pour les populations, disparait en tant que nation. Tout pays qui a adopté l’histoire de celui qui l’a envahi, en oubliant la sienne, est « acculturé », et cesse de la même manière d’exister en tant qu’entité nationale.

Quiconque veut sauver le patrimoine national qui est le sien, doit commencer par se familiariser avec son histoire. Celle-ci doit être enseignée et transmise pour que renaisse le sentiment national, s’il a disparu ou s’il s’est fortement atténué. La restauration de la langue nationale – ou des langues nationales – est un moteur puissant de ré-installation de la personnalité nationale, mais ne vient jamais que bien après l’Histoire, qui est le fondement même de la maison, qui, sans cela n’existe même pas. Les pays colonisateurs le savent bien, qui interdisent aux nations conquises de cultiver et d’enseigner leur histoire. Dans les cas les plus dramatiques, non seulement l’histoire de la nation conquise est interdite, mais même est purement et simplement remplacée par celle du colonisateur. Ce crime, comme on le sait, a été commis en Bretagne par le pays auto-proclamé des droits de l’homme, en même temps que la langue a été persécutée et éradiquée, dans le but certain et avéré de priver les Bretons de leur identité. La France est tellement consciente de l’enjeu, qu’elle continue, sous des prétextes multiples, à s’opposer à l’enseignement de notre histoire dans nos écoles, et à poursuivre sa volonté d’éradiquer – par extinction calculée – de notre langue bimillénaire.

Mais les temps changent en notre faveur. Si le combat de la langue est perdu, en revanche, le combat de l’histoire est en train d’être gagné. Mes très longues recherches sur l’histoire de la Bretagne procèdent – très consciemment -, des ces considérations : réensemencer le pays en lui donnant accès à ses racines, non sur le fondement d’une histoire trafiquée, mais sur des recherches très poussées dans les archives, surtout sur une nouvelle lecture des faits, débarrassés des falsifications et des interprétations fausses imposées par la puissance coloniale, avec la complicité de l’université et des « élus », par le contrôle strict des carrières et des rémunérations allouées à ceux qui acceptent de collaborer ou de se taire. Si j’ai insisté à ce point sur les abominations commises par notre voisin de l’Est, en particulier en détaillant les étapes de la colonisation, les massacres et les crimes contre l’humanité perpétrés en Bretagne par la France, ce n’est pas pour le plaisir d’évoquer ces horreurs, qui me révulsent, c’est parce que, de les avoir lus et relus, de savoir que ce pays a commis des actes plus cruels que les nazis, aussi invraisemblables que ceux de Daech, provoque un sentiment irrépressible de dégoût, fortement augmenté par le fait que le colonisateur ne les a jamais reconnus, qu’il ne s’est jamais excusé, et qu’il continue dans ses actes malfaisants, notamment par ses mensonges sur une grande échelle, avec la complicité silencieuse de ceux qu’on dénomme pompeusement « les élus », qui continuent à se taire.

Plus longue est l’histoire vécue en commun, plus puissant est le sentiment national. Les Bretons sont identifiés, avec une certitude absolue, avant le Christ. Ils ont au minimum deux mille ans d’histoire commune, certainement davantage puisque, décrits et identifiés par Jules César dans la Guerre des Gaules, ils ne sont pas nés ex-nihilo à l’époque où cet ouvrage a été écrit, mais se sont constitués en peuple au moins plusieurs siècles auparavant. Peu de peuples dans le monde, sans doute, peuvent revendiquer une histoire aussi longue. Ce qui explique la force singulière du sentiment d’appartenance des Bretons, et l’abomination du crime de la France, de persévérer à vouloir tuer ce peuple, infiniment plus ancien que lui. Plus grave encore est le crime des collabos : car si la France joue son propre jeu, assez naturel dans l’histoire des peuples, les collabos ne jouent que le jeu de leur nombril. La population en est aujourd’hui consciente, elle les méprise.

De plus, fait singulier, à de rares exceptions près, le sentiment d’appartenance se transmet de génération en génération, comme s’il était devenu une partie du patrimoine génétique. Le Clézio, breton par ses ancêtres émigrés au 18ème siècle, revenant en Bretagne il y a peu d’années, déclare à la presse : « c’est ici qu’est ma nation ». Le cas le plus spectaculaire est celui de l’identité juive. Plusieurs fois dispersés, les Juifs se sont toujours rattachés à leurs origines lointaines. Le grand Renan a écrit : « Nul peuple autant qu’Israël n’a pris sa destinée au sérieux ; nul n’a senti si vivement ses joies et ses douleurs de nation ; nul n’a plus vécu pour une idée ». Des juifs dont les parents ont dissimulé la véritable identité à leurs enfants pour les protéger, au lendemain de la guerre, découvrant leurs véritables origines, endossent avec soulagement leurs habits naturels, faits sur mesure pour eux, même s’ils sont parfaitement intégrés dans leur pays d’accueil. Si l’on interroge les descendants des Russes blancs émigrés en France en 1917, ils se déclarent Russes sans hésiter, mêmes s’ils aiment leur nouveau pays presqu’autant que le vrai. N’est-il pas ridicule que la France, auteur de tant de crimes contre l’humanité en Bretagne veuille faire des Bretons des Français ? Tant de prétention – nous confond toujours. Les Français sont-ils bêtes à ce point ? Sur ce point l’Une et Indivisible tombe dans l’absurde absolu, elle a besoin de refaire entièrement sa toilette, et de se dégraisser de ses miasmes.

La France s’oppose catégoriquement, péremptoirement à l’enseignement de notre histoire nationale. La raison en est simple : cinq ans d’enseignement honnête de notre histoire : tout l’édifice de mensonges construit par le colonisateur depuis 1789 s’écroulerait dans un fracas qui mettrait à jour ce tissus d’inepties, pire, les crimes contre l’humanité commis dans notre pays : LA FRANCE SERAIT CHASSEE DE BRETAGNE.

3 – ANTIQUITE DES NATIONS : LES NATIONS ONT EXISTE DEPUIS LA HAUTE ANTIQUITE, AU MINIMUM.

Antiquité des nations et des peuples. Les recherches de toutes natures, en particulier archéologiques, ont mis à jour non pas seulement des vestiges de villes très anciennes, mais de véritables civilisations, de véritables nations, pourvues de véritables Etats pour nombre d’entre-elles.

Les historiens de l’antiquité, depuis fort longtemps, admettent sans réserve l’existence de ces nations très anciennes.

Les cités-états de Mésopotamie, à cet égard, sont tout-à-fait remarquables. Ces cités-états ne sont pas, il s’en faut, seulement des groupes humains semblables à ce que sont les troupes animales, sans sentiments, sans âme. Ni des peuples d’esclaves, même si l’esclavage est quasi-constant dans les sociétés anciennes. Elles ont un territoire, parlent une langue unique ou dominante, ont des dieux, des croyances, une religion, des lois souvent très élaborées, des institutions perfectionnées, de même la législation … Ce sont d’authentiques nations.

 

Les cités-Etats-nations grecques. De même, les Egyptiens, les Grecs, au fur et à mesure que s’étendait le territoire sur lesquels ont régné leurs souverains, et s’est imposée leur civilisation, ont développé leur sentiment d’appartenir à la même communauté humaine, en tous cas à des groupes humains partageant ensemble des valeurs communes.

On s’épuiserait à citer toutes les nations antiques, dans toutes les parties du monde, et tous les écrits et citations qui s’y rapportent. Une seule citation, ici, va remettre les esprits en place, tirée du remarquable ouvrage de Claude Mossé, publié par Larousse en 2005. Il s’agit de l’Empire créé par Cyrus II et par Darius, pages 207 et suivantes (la citation est abrégée) :

« En 558 avant Jésus-Christ, Cyrus II, soumet les trois ou quatre nations qui se partagent alors l’Orient

……….

Les nations antiques existent, et sont fort nombreuses; certaines possèdent des institutions étatiques, une administration très élaborée et très efficace. Certains Empires respectent les nations qui les composent, dans leur existence, leur religion, leurs croyances, leur législation, leur culture ..

 

Les nations gauloises.

Les chercheurs spécialistes ont « revisité » complètement ce qui a été écrit jusqu’à ces dernières années sur la Gaule et sur « la » nation gauloise, et ont détruit d’antiques tabous. Leurs réflexions complètent d’une manière tr§s heureuse l’édifice de la connaissance du phénomène national.

Il a paru honorable et justifié aux historiens du 19ème siècle de rechercher l’identité de la nation française dans ses lointains antécédents Gaulois. De Gaulle croyait fermement à l’antiquité de la nation française. Les peuples, d’ailleurs, trouvent dans leur longue existence, à peu près partout, motif à une grande fierté. Malheureusement pour les Français,  cela ne « marche » pas. Avec d’autres auteurs (Louis Mélennec, …. ) nous avons montré que la nation « France », si elle existe – ce que nous ne contestons pas – s’est construite tardivement, autour de la dynastie des Capet, à partir du onzième siècle, par l’adjonction, par des moyens divers (mariages, achats, conquêtes militaires, confiscation, dépouillement des petits souverains voisins du Capétien par des procès douteux …) de territoires petits ou grands des provinces et principautés voisines, souvent par d’authentiques spoliations, comme pour la Bretagne. Un coup « d’accélérateur » brutal et cruel a été donné à cette « construction » intellectuelle par les théories « révolutionnaires » de 1789, puis par le lavage des cerveaux perpétré dans les écoles jusqu’à aujourd’hui. Beaucoup des habitants de ce qu’on dénomme « l’hexagone »appartiennent, jusqu’en 1789, à des nations tout à fait distinctes de la nation française : les Bretons, les Basques, les Alsaciens, les Savoisiens et les Niçois, les Corses, les Béarnais, les Flamands. Ces nations sont interdites d’exister, elles sont brutalement intégrées dans une prétendue nation française unique, décrétée par la terreur. L’Etat s’empare de l’enseignement, sécrète sa propre religion nationale, tout-à-fait « revisitée », avec des théoriciens fantaisistes comme Michelet, Lavisse et d’autres. A partir de la troisième république, la néo-religion nationale française est martelée dans les cerveaux friables des petits écoliers de tout l’hexagone. La France leur est présentée comme une authentique Déesse. On les force à l’admirer. Au bout de plusieurs générations de persécution mentale, ils se croient français, ils sont même prêts à sacrifier leur vie pour une patrie qui n’a jamais été le leur.

Tout d’abord, « la » nation gauloise n’existe pas, n’a jamais existé, même si, comme en Grèce, la civilisation celte est grosso-modo à peu près la même, avec des exceptions, des « poches » dans lesquelles existe des civilisations différentes, plus ou moins influencées par la civilisation celte. La célèbre formule de Lavisse (« En ce temps là, la France s’appelait la Gaule » est une stupidité) Comme en Grèce, il y a parenté de civilisation, mais non pas unité politique. Il n’y a jamais eu d’Etat gaulois ayant autorité sur tout le territoire de la Gaule.

Quelques phrases bien frappées de deux spécialistes éminents font la lumière sur ce problème important pour la remise en place de la vérité historique :

Goudineau :  » … »La Gaule, ça n’est rien, ça n’existe pas … La Gaule toute entière est divisée en trois parties : les Aquitains, les Belges, les Celtes … La Gallia, pour les Romains (comme la Celtique pour les Grecs), représentait un vaste espace indéterminé, qui couvrait l’essentiel de l’Europe …. les trois parties de la Gaule n’ont ni les mêmes langues, ni les mêmes lois, ni les mêmes coutumes …  » (Vercingétorix, pages 325 et suivantes).

La Gaule est un vaste espace géographique dénommé tel par les Romains, qui vont peu à peu en faire la conquête. Ce n’est en aucun cas une nation occupant tout le territoire dénommé « La gaule ».

Cet espace est divisé en entités politiques indépendantes. Elles ont un territoire défini – quoique variable, au gré des contentieux, des guerres, des conquêtes, comme les cités grecques, dont elles évoquent les caractères. Leurs noms sont connus. Les plus célèbres : les Helvètes, les Séquanes, les Arvernes, les Vénètes  … Les régimes politiques, comme partout ailleurs, sont très variés. Certaines possèdent des rois, d’autres sont gouvernées par des organes collégiaux, d’autres sont d’authentiques républiques, dans lesquelles tous les habitants participent à la vie publique, et où les lois – si l’on peut utiliser ce terme – sont décidées en commun, par la population. Il y a donc, en Gaule comme ailleurs, ce que nous nommons des constitutions, terme nullement abusif ici. Certaines de ces constitutions sont très élaborées, même si elles sont coutumières, non écrites (Godineau Chistian, Regards sur la Gaule, Paris 2007, Actes Sud

La « patrie » gauloise n’existe pas, sous César. Le terme de « Gaulois », que nous utulisons si volontiers, n’a aucune signification. Ce n’est pas à dire que les hommes qui habitent ce vaste espace n’ont pas de Patrie, à laquelle leurs viscères les attachent ! … Ce qui compte « c’est la primauté de la « petite patrie …. (Goudineau, page 330) ..

La nation bretonne dans l’antiquité.

A partir des critères définis ci-dessus, des connaissances historiques que l’on possède, des recherches archéologiques, des témoignages des auteurs du temps, il est enfin possible de pouvoir dire ce qu’est la peuple breton, sinon depuis les origines, en tout cas au premier siècle avant notre ère. Et d’en parler avec pertinence, puisque, fait important, on dispose enfin de l’instrument théorique d’analyse, et, depuis fort longtemps, de sources historiques très fiables, au premier rang desquelles les écrits de Jules César.

Les négationnistes de l’histoire bretonne – on désigne ainsi, pêle-mêle, les ignorants, les superficiels, et surtout les marxistes, qui peuplent encore une partie non négligeable de l’université bretonne. Pour ces derniers, qui ne sont pas tous des ignares, le peuple breton – nous simplifions -, n’existe pas. C’est une invention des « folkloristes » excités du 19 ème siècle, tels que La Villemarqué et autres qui, après avoir recueilli quelques complaintes populaires dans les campagnes, ont bâti un édifice fabuleux, y trouvant la preuve, venant de très loin en très loin  ..

Le représentant le plus stupéfiant de ces négationnistes est Georges Minois, qui a atteint une quasi-notoriété en publiant à plusieurs reprises un pamphlet haineux sur Anne de Bretagne, dont on trouvera quelques citations de ses ouvrages ci-après.

Les principautés bretonnes d’avant le Christ présentent les mêmes caractères généraux que celles décrites ci-dessus, même si leur organisation, leur gouvernement, leur administration sont beaucoup moins élaborés, bien entendu.

 

 

…………

Antiquité du droit international. Il y a seulement quelques dizaines d’années, les juristes s’interrogeaient sur le point de savoir à partir de quand le droit international a fait son apparition dans l’espèce humaine. En 1968, lorsque je fus formé au droit international par le professeur Nguyen, personne n’admettait – à ma connaissance -, que le droit international existait dans l’antiquité. Le simple raisonnement aurait pourtant dû fournir la réponse, qui est aujourd’hui évidente.

Depuis que les hommes vivent en groupes, probablement depuis toujours, ils ont eu des conflits, des contentieux avec d’autres groupes humains. Ils se sont battus avec fureur et sauvagerie souvent, mais il se sont aussi efforcés de trouver des solutions pacifiques, dans des accords que l’on dénomme « traités » dans notre langage moderne. Le traité n’est rien d’autre qu’un accord entre deux groupes humains, un contrat comportant des droits et des obligations réciproques. Les peuples dits « primitifs » ont évidemment connu ces sortes d’accords, même si les usages de ces époques très lointaines étaient plus rudimentaires que les nôtres  …

Le breton Henri Le Gohérel, auteur d’un petit traité de droit international, publié dans la collection Que sais-je, écrit, avec pertinence :

« Sub specie aeternalis, ainsi faut-il considérer le droit international. Il existé de tous temps, au sein de toutes les civilisations. Il n’est pas une acquisition ni de notre époque, ni de notre culture …. Il existait chez les Anciens de l’Antiquité, un droit des étrangers, un droit des ambassades, un droit arbitral, un droit de la guerre et un droit maritime commun à toute la Méditerranée … » (ab))

Droits de l’homme. De même, ce que la France revendique de les avoir inventés, les droits de l’homme ne sont sûrement pas une sécrétion de la prétendue révolution de 1789. Les êtres humains, dans toutes les civilisations, ont eu des droits, confirmés par les usages, les coutume, les lois. Cette pauvre France n’y est pour rien. Sans doute ces droits fondamentaux des êtres humains ne sont-ils pas aussi élaborés qu’aujourd’hui, et n’y trouve-t-on aucune théorisation comme aujourd’hui, du moins à notre connaissance. L’esclavage a été la règle dans l’antiquité. Mais les droits des personnes humaines n’en sont pas moins, dans ces civilisations anciennes dont nous parlons ici, précis et détaillés, au moins pour certains d’entre-elles. Même dans les sociétés qui asservissent l’individu à la collectivité, les personnes humaines disposent de certains droits, qu’ils peuvent revendiquer, au besoin devant le souverain, ou devant des juridictions, fussent-elles rudimentaires. Ainsi, pour ne citer que Babylone et Sumer, même si les femmes sont considérées juridiquement comme inférieures aux hommes, elles n’en possèdent pas moins des droits, relativement importants dans certaines cités, et souvent très clairement énumérées par la loi, et à vrai dire surprenants pour ceux qui se sont alignés sur l’absurde doxa de 1789 (Véronique Granpierre, Sexe et amour de Sumer à Babylone, Paris, 2012, Gallimard).  La Torah, de même, énumère avec précision les droits des femmes, qui sont déjà très importants, tout comme dans notre antique civilisation bretonne.

S’agissant des droits de la femme, contrairement à ce que la propagande a accrédité, le droit français a été extrêmement dévalorisant pour les femmes, considérées comme des mineures jusqu’à une époque très récente. Elles ne possèdent le droit de vote que depuis 1944. De très nombreux pays ont accordé aux femmes le droit fondamental de voter, à l’égal des hommes, très en avance sur la France. La France des droits de l’homme n’est sûrement pas le pays des droits de la femme ! Ce pays devrait clamer à la face du monde cette infamie. De nombreuses sociétés antiques, pourtant remarquables sur tant d’autres plans – la littérature, l’architecture, l’urbanisme … -, ne reconnaissent à la femme aucun statut, aucune protection particulière. La femme grecque, notamment, n’est guère qu’une esclave d’un autre type (Michel Humbert, Institutions politiques et sociales de l’Antiquité, Paris 1997, Dalloz, page 8). Quelle différence avec les vielles sociétés celtes, dont nous, Bretons, sommes largement héritiers : dès avant le Christ, les femmes bretonnes possédaient des droits presqu’égaux à ceux des hommes. Le mot « voter » (dans les assemblées, dans la vie des villages , dans les familles, a certainement un sens fort, car les femmes participent aux débats publics, aux délibérations, induisent comme les hommes certaines décisions. Elles peuvent même accéder aux plus hautes fonctions, devenir reines régnantes, et même conduire les armées. Notre société celte est aux antipodes, dans ces domaines, de la société française, largement héritière du droit romain.

 

…………… A compléter ….

Comment les petites nations se fusionnent entre elles pour devenir des nations de plus en plus grandes.

Le processus est pratiquement le même partout, à quelques nuances près. Des exemples concrets permettent de bien le comprendre. Nous avons dit plus haut que les nations antiques sont exigües. Comme l’a dit excellemment un auteur – même si c’est presqu’une boutade – la nation de l’antiquité est si petite, que les yeux d’un homme peuvent en embrasser toute l’étendue. C’est vrai pour certaines cités de la Grèce, et de beaucoup d’autres vallées encaissées ailleurs dans le monde (Suisse, Afganistan …) : ces petites collectivités humaines, isolées de tout, comme le sont les habitants de certaines îles, comme l’île de Man, Feroé, et tant d’autres), sont de petites nations, avant de fusionner, par des processus divers, avec d’autres, et de s’étendre en incluant d’autres, ou en étant absorbées par d’autres. Les nations gauloises sont au nombre de plusieurs dizaines, du temps de César. Les cités-nations de la Grèce antique, à l’époque de Platon et de Périclès sont au nombre de plusieurs centaines, chacune ayant ses lois et coutumes propres, avec des constitutions fort diverses.

 

Le cas de la France.

Certaines formules jadis – il n’y a pas si longtemps – enseignées dans les écoles, et incluses dans les manuels, sont devenues ridicules. « En ce temps-là, écrit Lavisse dans sa célèbre histoire de France, La France s’appelait la Gaule ». Ou encore : « La France est née le jour du baptême de Clovis ». Et encore, plus étonnant, cette phrase de Charles de Gaulle : « La France vient du fonds des âges » (!!!!). Tout cela est faux.

La formation de la France obéit aux mêmes lois que partout ailleurs. (Voir, en particulier, Fr. Olivier-Martin, Histoire du droit français, Paris 2005, éditions du CNRS).

Pour s’étendre – aux dépens des principautés voisines -, les rois Capétiens utilisent les mêmes procédés que partout ailleurs dans le monde, selon les opportunités :

  • L’achat
  • Les unions matrimoniales
  • la confiscation
  • la conquête
  • le vol
  • l’alliance pacifique

 

Le cas de la Bretagne.

Des inexactitudes majeures traînant encore dans certains livres d’histoire de la Bretagne, sur la souveraineté des Ducs et leur totale indépendance à l’égard de la France, niée par certains auteurs (Kerhervé, Minois, Croix, Morvan), quoique ce problème ait été définitivement élucidé, entre autres, par l’éminent juriste et historien Marcel Planiol (tome 3, pages 55 à 105), il est nécessaire de rappeler à quelques principes élémentaires.

A l’attention de nos « sçavants hystoryens » bretons, dont certains enseignent dans nos facultés que la nation bretonne, création d’illuminés folkloristes du 19ème siècle n’existe pas, que le patriotisme breton n’existe pas, que les nations sont, tout au plus, une création du 18ème siècle, et autres fadaises, que le sentiment national breton est une invention de l’entourage des Ducs pour mieux exploiter les « classes laborieuses du temps » (voir : Georges Minois, dans Duguesclin : impardonnable). Nous aimons rappeler que les cités-Etats de Mésopotamie, de Grèce et d’ailleurs, sont d’authentiques nations, ce que personne ne conteste plus. Ces petites cités Etats, à l’origine peu étendues (quelques dizaines ou quelques centaines de klm carrés, cent fois moins qu’un département français actuel), peu peuplées (de quelques milliers à quelques dizaines de milliers d’habitants) sont d’authentiques nations indépendantes, même si elles appartiennent à la même civilisation grecque. Elles ont leurs frontières, leurs institutions politiques, leur législation, leur constitution, et, bien sûr, leurs monnaies particulières. Aristote dénombre, dans son ouvrage célèbre, Le Politique … plus de 100 constitutions dans la Grèce antique ! Urgent, donc de recycler nos brillants universitaires, qui apprendront que les nations ont une origine fort lointaine, et qu’elles ne sont pas ce qu’ils croient, et qu’elles n’ont eu nul besoin de « folkloristes » excités au 19ème siècle pour apparaître dans le concert humain ! Pour les monnaies grecques de ces petites nations : des dizaines de sites sur la toile vont – enfin – les informer !

Ces petites patries se réunissant tôt ou tard pour des raisons diverses (fédérations créées pour se défendre des ennemis communs, annexions militaires et conquêtes, mariages entre familles princières, nécessité spontanée de se rapprocher, d’échanger, de calmer les antagonismes et de vivre ensemble, de mettre ensemble les savoirs et les richesses communes, etc…). Des institutions communes, des usages communs … se mettent peu à peu en place. Ainsi pour les monnaies, pour ne citer que cet exemple. Les princes régnants étendent peu à peu leur puissance et leurs territoires, et, dès lors, l’usage des monnaies en vigueur. Toutes ces monnaies n’étant pas indispensables, un grand nombre sont supprimées, les ateliers locaux sont souvent fermés, en tous cas placés sous la dépendance étroite du prince qui s’en est emparé, et qui gouverne désormais, remplaçant les anciens seigneurs ou souverains. Ainsi voit-on le Duc de Bretagne, à partir du 13ème siècle, par l’accroissement progressif de sa puissance, enlever à ses vassaux le droit de battre des monnaies, comme d’élever des fortifications sans son autorisation, ou de se faire la guerre entre eux. Peu à peu, Il devient seul souverain de la Bretagne, et, dès lors, seul maître du monnayage breton. Comme ses voisins les rois de France et d’Angleterre, il construit peu à peu son Etat centralisé. Au 15ème siècle, cet Etat est largement constitué. Le sentiment national existait depuis des siècles, mais là, il ne peut que se renforcer.

 

 

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Antiquité du sentiment patriotique. Le patriotisme breton dans l’antiquité, et au cours de toute leur histoire.

Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Qui dit nation dit sentiment national, et patrie. Qui dit patrie, dit sentiment patriotique, c’est à dire, largement, amour de son pays, avec les conséquences que comporte ce sentiment, bonnes ou mauvaises, bénéfiques et maléfiques.

On est aujourd’hui très bien documenté sur le patriotisme des peuples antiques. La littérature est immense. Mais il faut l’avoir lue, ce qui n’est ni de près ni de loin le cas de nombreux « hystoryens » la plupart héritiers d’un marxisme étriqué, qui fait commencer les débuts de l’histoire à 1789, voire à 1917, année de la « révolution » russe.

Le sentiment d’appartenance patriotique est extrêmement accusé dans les cités grecques de l’antiquité. Sans doute pas davantage qu’ailleurs, tant est naturel l’amour pour son pays, et les sacrifices qu’on est prêt à consentir pour lui, mais il est mieux connu qu’ailleurs, par le fait d’une littérature très abondante, par des recherches sérieuses, émanant d’auteurs éminents ( par exemple ; Sébillotte Cuchet violaine, Libérez la patrie ! Patriotisme et politique en Grèce; Revue des Etudes grecques, 2009, volume 122, numéro 1, pages 235 et suivantes. Gustave Glotz, La cité grecque, Paris, édition de 1988, Albin Michel).

Les citoyens de ces cités, même s’ils ne représentent qu’une fraction de la population, participent au gouvernement. Les esclaves ne sont sûrement pas ceux qui cultivent au plus fort le sentiment patriotique, n’étant, en général, considérés que comme des êtres de qualité inférieure, dont on se sert comme des instruments, voire comme des objets. Dans les assemblées, l’une des grandes préoccupations est la paix et la guerre – comme partout ailleurs. Les jeunes gens reçoivent une éducation militaire, presque toute entière inspirée par le souci de défendre la patrie. Mourir pour la patrie est un sort glorieux, à cette époque comme aux autres. Le cas de Sparte est spectaculaire. Dans cette cité-Etat-nation, on ne vit, peut-on dire, que pour la Patrie. Tout lui est subordonné : l’éducation, la formation morale, le mariage (obligatoire, parce qu’il engendre des enfants, donc des soldats ..). Le bien être de la cité, tel est l’idéal insurpassé du jeune spartiate. (Lévy Edmond, Sparte, Paris, 2003, Editions du seuil, collection Points).

Il n’est pas nécessaire de citer des centaines d’auteurs. Quelques citations suffisent ici. Tyrtée, poète grec : « Il est beau pour un homme brave de tomber au premier rang de la bataille, et de mourir en défendant sa patrie ». Démosthène : « Chacun des Athéniens se croyait né, non seulement pour un père, non seulement pour un mère, mais aussi pour la patrie. Quelle est la différence ? ».

Pour l’illustre orateur, il n’y a pas de différence : la patrie est à la fois un père et une mère, en quoi il dit la vérité. L’idéal le plus noble pour les Spartiates et bien d’autres cités grecques,  est le bien être de la cité.

De même peut-on suivre l’évolution de ce sentiment patriotique au cours des siècles, en particulier dans les sociétés chrétiennes et musulmanes. Partout l’amour de sa patrie, de son pays, de sa nation, le désir de servir pour son pays sont présents, même s’ils n’ont pas partout la même intensité, même si toutes les couches de la société ne se sentent pas également concernées, et même si certaines d’entre-elles, réduites à une condition serve, n’ont pas accès à ces sentiments (tyu). Il n’y a aucun hiatus, nulle part : le patriotisme est constant, continu, presque toujours exalté. L’amour de son pays est pour tout homme en situation de le ressentir et de l’exprimer, une constante de la condition humaine.

Les hymnes nationaux sont dans un nombre élevé de cas, des hymnes patriotiques, des chants guerriers, mieux : des chants d’amour pour la patrie, le pays des ancêtres. Il n’est pas besoin d’aller chercher loin. L’hymne national français commence par cette phrase : « Allons enfants de la Patrie ». L’hymne national breton, beaucoup plus poétique et plus pacifique : « Vieux pays de mes pères »….

La nation bretonne dans l’antiquité.

A partir des critères définis ci-dessus, il est enfin possible de pouvoir dire ce qu’est la peuple breton, sinon depuis les origines, en tout cas au premier siècle avant notre ère. Et d’en parler avec pertinence, puisque, fait important, on dispose enfin de l’instrument théorique d’analyse, et, depuis fort longtemps, de sources historiques très fiables, au premier rang desquelles les écrits de Jules César.

Les négationnistes de l’histoire bretonne – on désigne ainsi, pêle-mêle, les ignorants, les superficiels, et surtout les marxistes, qui peuplent encore une partie non négligeable de l’université bretonne. Pour ces derniers, qui ne sont pas tous des ignares, le peuple breton – nous simplifions -, n’existe pas. C’est une invention des « folkloristes » excités du 19 ème siècle, tels que La Villemarqué et autres qui, après avoir recueilli quelques complaintes populaires dans les campagnes, ont bâti un édifice fabuleux, y trouvant la preuve, venant de très loin en très loin  ..

Le représentant le plus stupéfiant de ces négationnistes est Georges Minois, qui a atteint une quasi-notoriété en publiant à plusieurs reprises un pamphlet haineux sur Anne de Bretagne, dont on trouvera quelques citations de ses ouvrages ci-après.

 

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Les nations de la Gaule et de l’Armorique. La langue dite « gauloise » n’a probablement  jamais existé.

Jusqu’à aujourd’hui, les linguistes ont pensé qu’il a existé une langue, qu’ils dénomment pompeusement « langue gauloise ». Nous tenons pour peu vraisemblable que la langue dite « gauloise » ait pu exister, telle qu’essaient de la décrire, d’une manière très fumeuse, les linguistes. La littérature, sur cette langue-fantôme est fort abondante. Des « sçavants » lui ont consacré leur vie, écrit des livres (le breton Léon Fleuriot en particulier, voir ci après), rempli des bibliothèques. Avec d’autres – comme Demoule -, nous ironisons sur les très maigres résultats obtenus, tous bâtis sur des hypothèses : moins on sait, plus on écrit dans la déraison.

Ce « roman » de la langue gauloise, que d’aucuns dénoncent maintenant comme un mythe, ressemble fort à la doxa qui a eu cours jusqu’à ces toutes dernières années concernant la langue « indo-européenne », supposée être la « matrice » commune des langues européennes.

Il est nécessaire de s’attarder quelque peu sur cette langue aujourd’hui fort contestée. Des « théoriciens », se fondant sur l’analogie de mots et de structure de construction des phrases dans un certain nombre de pays européens, ont émis l’hypothèse que ces langues ont nécessairement une source commune, que cette langue était parlée par un peuple venu de l’est, que celui-ci a essaimé dans ce que nous dénommons Europe occidentale, ce qui explique, à quelques unes près, leur parenté au moins apparente. Ce peuple conquérant a été dénommé « indo-européen« , sa langue, la mère de tous nos idiomes, l’ « indo-européen« .

L’ennui, c’est que personne n’a jamais su dans quelle région géographique ce peuple habitait, qu’il n’a laissé aucune trace, aucun monument, aucune oeuvre écrite, aucun alphabet. Bref, de nouveaux théoriciens contestent que ce peuple, cette civilisation, cette langue aient jamais existé. Demoule est l’un des chefs de file de cette contestation, à laquelle je suis porté – sauf preuves contraires -, à m’associer.

La négation d’une langue gauloise unique s’appuie sur des arguments majeurs :

 

  • Personne ne l’a jamais entendue, ni écrite, ni transcrite. Quelques mots venus de l’antiquité « gauloise », ne témoignent en aucun cas de l’unicité de la langue dans le territoire dénommé aujourd’hui la France.
  • Il n’existe aucun alphabet gaulois. Les rares inscriptions considérées comme « gauloises », sont écrites avec les alphabets des langues qui en possèdent, notamment l’alphabet grec. La chose n’est pas propre à la langue dite « gauloise ». Nombre de langues n’ont eu aucun alphabet; lorsqu’elles laissent des traces, c’est en utilisant des alphabets empruntés à d’autres; cela  a été largement utilisé par les linguistes qui se sont intéressés aux langues africaines.
  • L’espace géographique sur lequel cette langue aurait été parlée est beaucoup trop vaste pour qu’il y ait possibilité d’unité de langue. Qu’est l’espace « nommé « La Gaule » par nombre d’historiens français, copistes serviles de ceux qui les ont précédés ? Pour les Romains, la Gaule désigne un très vaste espace géographique, limité à l’ouest par l’océan atlantique, au nord par la Manche, au sud par les Pyrénées et la mer méditerranée, à l’est par le Rhin et les Alpes. Au fil des siècles, de surcroit, la notion territoriale de Gaule, due aux Romains, a varié ! Ce n’est certainement pas une Nation, encore moins un Etat. C’est une juxtaposition de peuples divers, plus ou moins « apparentés » par des fragments de civilisation « celtique », qui a poussé des ramifications un peu partout, mais non pas une civilisation unique. A la manière, en somme, des nations européennes actuelles, unies par de large modes de pensées et de valeurs, mais non pas par la langue.
  • On peut multiplier la liste des peuples qui ont traversé et séjouné en « Gaule » durant les derniers siècles de la domination romaine : les Ibères, les Phéniciens, les Etrusques, les Daces, les Juifs, les Burgondes, les Ostrogths, les Alamans, les groupes pré-islamiques, quelques mini-groupes venus d’Egypte et du moyen-orient… Sans compter les mercenaires engagés par les Romains, notamment les Bretons d’outre-manche, installés un peu partout pour défendre l’Empire contre les invasions des pirates. Tous ces peuples parlant leurs langues, non un « gaulois » qui n’ jamais existé !
  • Fait capital, essentiel, il n’existe alors en Europe dite « celte »aucun pouvoir central. Pour qu’une langue puisse s’imposer sur un vaste territoire géographique, il est nécessaire qu’une autorité centrale ait la volonté et les moyens de l’imposer. Comment ces peuples, dépourvus d’institution centrales et non centralisées pourraient-ils parler une langue unique et uniforme ? Lorsque se forme l’unité italienne, en 1860, ces peuples de la péninsule, quoique pourvus d’un certain sentiment de parenté (non pas d’appartenance, soulignons-le), ne possèdent pas de langue unique. Or, le monde celtique se caractérise par son extrême division. En 1789, après de longs siècles de domination des capétiens, qui parlent le français, cette langue littéraire, administrative et de cour, n’est guère parlée que par vingt pour cent de la population. Or, le royaume est gouverné par la dynastie capétienne depuis de long siècles. Cette dynastie n’a eu ni les moyens, ni la volonté d’unifier linguistiquement le royaume de France. Elle aurait d’ailleurs échoué dans cette entreprise hasardeuse. Ce sont les dérangés mentaux de 1789, à partir de leurs constructions liberticides, qui vont humilier les langues locales, les persécuter, et, pour le breton et quelques autres, les éradiquer. Encore faudra-t-il largement plus d’un siècle pour éradiquer ces langues. En Bretagne, dans certaines contrées campagnardes, en 1950, le français est encore une langue étrangère, quasi- inconnue des personnes âgées, ce dont je suis témoin dans mon enfance. Dans la Gaule, il n’y a aucune autorité étatique – ni aucune aspiration nulle part – d’utiliser une quelconque langue unique.
  • Au moment du fameux serment de Strasbourg, en 843, l’espace carolingien étant partagé en trois parties entre les trois fils de l’empereur, non seulement il n’y a pas de langue unique dans l’empire, mais on ne sait pas même dans quel idiome ce texte est écrit !
  • Les cartes linguistiques du 19ème siècle démontrent que l’Europe correspondant aux régions autrefois occupées par les peuples celtes et les autres peuples non celtes, sont de véritables tours de Babel. Se pourrait-il que, vingt siècles plus tôt, les populations peuplant ces très vastes contrées aient parlé la même langue, là ou existent plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines au 19ème siècle ?

LANGUES ITALIENNES LANGUES ITALIENNESfrance_langues

  • Les spécialistes de la Gaule, s’ils admettent qu’il y a eu – peut-être – plus ou moins parenté de civilisation dans cet espace géographique, considèrent en réalité que cet énorme territoire comporte plusieurs dizaines de peuples, dont certains ne sont pas celtes (Godineau, Regards sur la Gaule). Impossible, donc, qu’ils parlent la même langue. La Gaule n’est en aucun cas peuplée par une seule nation celte, mais par des nations celtes et d’autres qui ne le sont absolument pas.
  • Le fait d’appartenir à une même civilisation n’exclut nullement que l’on appartienne à des nations différentes. De nos jours, les Allemands, les Hollandais, les Italiens, les Roumains, les Français sont considérés comme appartenant à la même civilisation – dite occidentale -, mais nul ne considère qu’ils sont une seule et même nation. Et il est avéré qu’ils parlent des langues différentes, bien qu’inclus dans la même civilisation.
  • Les « dictionnaires » qui énumèrent le vocabulaire prétendûment gaulois, le font par des déductions fumeuses, jamais par des preuves. Ils partent en réalité d’un postulat : la langue gauloise existe; à partir de là, ils tentent de peupler ce postulat, de lui donner crédit, en échafaudant des constructions qui n’emportent absolument pas la conviction, pour la raison que les mots qu’ils mettent bout-à-bout, « pêchés » un peu partout, dans des régions distinctes les unes des autres, ne représentent strictement pas une langue unique  ..

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Il est réellement navrant que des « historiens » universitaires bretons, réputés sérieux,  aient tout ignoré des institutions perfectionnées de la Bretagne ducale, et que d’autres comme Georges Minois (Duguesclin, voir ci-après), aient pu divaguer à ce point sur ce qu’a été la noble nation de Bretaigne, comme la désignent les textes anciens. Des générations de jeunes Bretons ont été plus que contaminés par un enseignement ignare et empoisonné. Car l’enseignement doit transmettre ce qu’on sait de ce ce qu’on croit être la vérité historique, non pas ses propres fantasmes.

Le château de Suscinio est ouvert gratuitement au public lors des journées du patrimoine .

Le château de Suscinio, impressionnante résidence des ducs souverains de Bretagne, dans la presqu’île de Rhuys, près de Vannes. François Ier de France, ses armées étant à proximité, y séjourna, en août 1532 pour s’assurer que l’annexion se déroulerait sans encombre. Les Bretons eurent le canon dans le dos, et ne votèrent pas cette annexion : elle fut proclamée à la tribune, mais sans vote de l’Assemblée, qui l’aurait refusée. Et pour cause : aucun peuple dans l’histoire du monde n’a accepté d’être absorbé par son ennemi millénaire : au moment des faits, les Francs et les Bretons sont ennemis depuis mille ans, la haine réciproque est féroce. Quelques collabos, peu nombreux, mais puissants, courbèrent l’échine, en 1532 : ils furent « récompensés » par l’envahisseur. Des collabos jouent le même jeu en 2016.

Le breton Jean Kerhervé s’essaie à démontrer que les Bretons ne commencent à éprouver un sentiment national qu’à partir du 13ème ou du 14ème siècle. C’est une erreur grave : les nations existant depuis la haute antiquité, les Bretons de Grande Bretagne, avant notre ère, savent, bien évidemment, qu’ils ne sont ni romains, ni Saxons, ni Pictes, ni Scots. Ils le démontrent en permanence dans les guerres acharnées qui les opposent à leurs voisins et aux envahisseurs romains, par les conflits contre les peuples qui les entourent. Ils possèdent leur territoire, leur langue, leurs moeurs, différents de ceux des peuples voisins. Les textes qui relatent ces conflits virulents, même tardifs par rapport aux évènements, ne laissent aucun doute sur le sentiment d’identité quasi féroce des Bretons. Quiconque a lu Gildas le Sage, Nennius, Geoffrroy de Monmouth et autres auteurs, sait à quel point le sentiment des Bretons d’être ce qu’ils sont est virulent. Pierre-Roland GIOT, dans son ouvrage « Les premiers Bretons d’Armorique », insiste sur l’identité très forte des bretons installés en Armorique, lors des émigrations. Il a évidemment raison. Tous les peuples ont une identité forte ou très forte. Cet auteur a compris cette donnée élémentaire : tout individu a une identité – plus ou moins forte -, tout peuple a sa propre identité. Celle des Bretons, depuis des siècles, est très affirmée. Même si le mot « identité » n’est pas encore connu, même s’il ne fait l’objet d’aucun débat théorique, il n’est en aucun cas un anachronisme ( Pierre-Roland Giot, Les premiers Bretons d’Armorique, Presses universitaires de Rennes, 2003, page 13).

Ce fut évidemment la même chose lorsque les Bretons, immigrés en Armorique, se heurtèrent aux envahisseurs Francs, venus du Nord. Les guerres et la haine entre les Bretons et les Francs sont très bien documentées par les textes, à partir du sixième siècle de notre ère, même si ceux-ci comportent des lacunes énormes pour certaines époques (art). (Voir notre mémoire de DEA, publié sur la toile).

De même, parce qu’elle est une constante de l’humanité, peut-on suivre l’évolution du sentiment patriotique au cours des siècles, dans de nombreuse nations, en particulier dans les sociétés chrétiennes et musulmanes.

En Bretagne, le sentiment d’appartenance est particulièrement puissant depuis toujours. Mais à partir de l’annexion arrachée contre le consentement des bretons en 1532, le roi de France est là, prêt à intervenir avec ses armées, si le pays « bouge »; ce qu’il fera, notamment, lors de la révolte du papier timbré, en 1675, ses armées assassinant plusieurs milliers d’innocents, dans des conditions atroces, avec des exactions de même nature que celles de Daech aujourd’hui. Les contentieux avec la France après l’annexion de 1532 ne sont pas seulement occasionnels, ils sont permanents. Chaque réunion des Etats de Bretagne, qui votent les impôts sous la contrainte (Voir Planiol, La Borderie, Moy, Mélennec ..) est l’occasion de protestations souvent furieuses contre les violations des droits des Bretons.

Le mot « nation » se retrouve, ostensiblement, plusieurs centaines de fois dans les textes de 1532 à 1789. Le roi français étranger, auquel on témoigne un respect seulement apparent, par des formules creuses mais absolument non sincères, car on le déteste – il détient l’énorme marteau prêt à s’abattre sur les Bretons, en cas de révolte – est très mal accepté en Bretagne. Mais sans aucune armée, que faire ? Effrayés à l’idée que leur histoire nationale pourrait se perdre, ce sont les Etats de Bretagne ( = l’assemblée nationale bretonne) qui financent les deux histoires monumentales commandées à d’Argenté, puis à Dom Morice, dépensant pour cette dernière des sommes très élevées. En 1789, Le gouverneur civil mis en place par la France (l’Intendant, que les Allemands désignent sous le nom de « gauleiter ») déclarant sa vie menacée, doit quitter nuitamment Rennes, pour aller se réfugier à la cour de Versailles, tant la France prédatrice est détestée. Voila ce que les Bretons savent aujourd’hui : avant la prétendue « révolution française », même si la masse de la population est amorphe – comme dans tous les pays, de toute antiquité, la masse est esclave – , la Bretagne, bien loin de se jeter à corps perdu dans les bras de la France libératrice, n’aspire qu’à chasser chez elle l’ennemi honni.

Le lavage des cerveaux en Bretagne, par l’ineffable patrie des droits de l’homme.

Après 1789, vient l’écrasement des cerveaux par le pays auto-proclamé « des droits de l’homme ». Avec une férocité rare, le pays de la Liberté lave plus blanc, comme Persil, Omo et autres marques de lessive. Dans mon enfance (1941-1951), on ne nous a laissé que la honte d’être Bretons, qui nous est d’ailleurs enseignée à l’école, comme étant liée définitivement à notre condition de ploucs. La Bretagne a été transformée, par les persécutions mentales, en Ploukistan occidental du pays qui prétend avoir inventé la Liberté.

Toute notion de patrie bretonne est écrasée par la France, même si elle subsiste, omni présente, dans les esprits et dans les chants populaires. La France-marâtre est l’objet d’un culte devenu officiel; elle est enseignée à cette époque, aux élèves des écoles comme une déesse. Pire, comme une religion.

Jules Michelet, il y a peu encore classé parmi les historiens et les théoriciens de la nation française, aujourd’hui considéré, à sa juste place,  comme l’auteur de romans de cape et d’épée, ne craignant pas le ridicule, écrit ces phrases qui méritent d’être classées parmi les chefs d’oeuvre du bêtisier mondial des nations et des langues :

« La France, cette glorieuse patrie, est désormais le pilote du vaisseau de l’humanité…. le plus pauvre homme, mal vêtu et affamé, vous dira que c’est un patrimoine que de participer à cette gloire immense, à cette légende unique qui fait l’entretien du monde…. s’il allait au dernier désert du globe, sous l’équateur, sous les pôles, il trouverait là Napoléon, nos armées, notre grande histoire, pour le couvrir et le protéger, les enfants viendraient à lui, les vieillards se tairaient et le prieraient de parler, à l’entendre seulement nommer ces noms, ils baiseraient ses vêtements .… nous remercierons toujours Dieu, de nous avoir donné cette grande patrie, la France, non pas seulement à cause de tant de choses glorieuses qu’elle a faites, mais surtout parce qu’en elle nous trouvons à la fois le représentant des libertés du monde et l’initiation à l’amour universel. »

Qu’elle s’éclipse, qu’elle finisse, le lien sympathique du monde est relâché, dissout, et probablement détruit. L’amour qui fait la vie du globe, en serait atteint en ce qu’il a de plus vivant. La terre entrerait dans l’âge glacé où déjà tout près de nous sont arrivés d’autres globes. (…). Nous sommes les fils de ceux qui par l’effort d’une nationalité héroïque, ont fait l’ouvrage du monde (…).

Si l’on voulait entasser ce que chaque nation a dépensé de sang, et d’or, et d’efforts de toute sorte, pour les choses désintéressées qui ne devaient profiter qu’au monde, la pyramide de la France irait montant jusqu’au ciel… et la vôtre, ô nations, toutes tant que vous êtes ici, ah ! La vôtre, l’entassement de vos sacrifices, irait au genou d’un enfant.  Ce pays est celui de l’invincible espérance. Il faut bien que Dieu l’éclaire plus qu’une autre nation, puisqu’en pleine nuit, elle voit quand nulle autre ne voit plus ; dans ces affreuses ténèbres qui se faisaient souvent au moyen âge et depuis, personne ne distinguait le ciel, la France seule le voyait. Voilà ce que c’est que la France !

Qui donc a conservé, sinon la France, la tradition du droit ? …. Ses lois, qui ne sont autres que celles de la raison, s’imposent à ses ennemis même. La France a été le pontife du temps de lumière….. C’est le résultat légitime d’une tradition liée à toute la tradition depuis deux mille ans. Nul peuple n’en a une semblable. En celui-ci, se continue le grand mouvement humain (si nettement marqué par les langues), de l’Inde à la Grèce, à Rome, et de Rome à nous.

Toute autre histoire est mutilée, la nôtre seule est complète …..
L’égalité fraternelle, ajournée à l’autre vie, la France l’a enseignée au monde, comme la loi d’ici-bas. ….  Ce principe, cette idée, enfouis dans le moyen âge sous le dogme de la grâce, ils s’appellent en langue d’homme, la fraternité. Cette tradition ….  fait de l’histoire de France celle de l’humanité. En elle se perpétue, sous forme diverse, l’idéal moral du monde, de Saint Louis à la pucelle …. le saint de la France, quel qu’il soit, est celui de toutes les nations, il est adopté, béni et pleuré du genre humain. Pour tout homme, disait impartialement (sic !) un philosophe américain, le premier pays, c’est sa patrie, et le second, c’est la France.  » …..  Ils avouent tacitement que c’est ici la patrie universelle. Cette nation, considérée ainsi comme l’asile du monde, est bien plus qu’une nation ; c’est la fraternité vivante.

Le jour où, se souvenant qu’elle fut et doit être le salut du genre humain, la France s’entourera de ses enfants et leur enseignera la France, comme foi et comme religion, elle se retrouvera vivante, et solide comme le globe. 
Les autres nations n’ont que des légendes spéciales que le monde n’a pas reçues. La légende nationale de France est une traînée de lumière immense, non interrompue, véritable voie lactée sur laquelle le monde eut toujours les yeux.

Pour l’enfant, l’intuition durable et forte de la patrie, c’est, avant tout, l’école, la grande école nationale …. où les enfants de toute classe, de toute condition, viendraient, un an, deux ans, s’asseoir ensemble, avant l’éducation spéciale, et où l’on n’apprendrait rien autre que la France. Qu’il sache que Dieu lui a fait la grâce d’avoir cette patrie, qui promulgua, écrivit de son sang, la loi de l’équité divine, de la fraternité, que le dieu des nations a parlé par la France.

La patrie d’abord comme dogme et principe …… le génie pacifique et vraiment humain de 1789, quand la France offrit à tous de si bon coeur la liberté, la paix… enfin, par-dessus tout, pour suprême leçon, l’immense faculté de dévouement, de sacrifice, que nos pères ont montrée, et comme tant de fois la France a donné sa vie pour le monde. (…)
La patrie, la France, peut seule sauver le monde. « 

Jules Michelet, qui est ce délirant ? C’est sur ces fadaises que la France se construit, durant tout le 19ème et presque tout le 20ème siècle : c’est ce qu’on m’a enseigné au lycée, de 1953 à 1958. Lorsque Michelet écrit ces lignes, en 1831, quarante ans à peine se sont écoulés, depuis que la France, a précipité sur Nantes, notre capitale historique, la Loire inférieure et la Vendée ses colonnes infernales, causant partout le malheur, détruisant toute la région dans des carnages d’une cruauté inouïe. Les massacres de Nantes et de Loire Atlantique ont servi de modèle à Lénine, à Staline. A Daech surtout : têtes coupées, égorgements en série, femmes violées devant leurs maris et leurs enfants, enfants tronçonnés en morceaux, personnes vivantes jetées dans des fours préfigurant les fours crématoires, femmes enceintes écrasées sous des pressoirs à raisin, ventre ouverts avec des couteaux pour en extraire les foetus, et y mettre de l’avoine pour les chevaux : les nazis n’ont pas imaginé de pareilles horreurs. C’est aussi l’époque où un préfet, faisant venir devant lui les escouades d’instituteurs appelés pour laver les cervelles des petits Bretons, leur dit : « Souvenez-vous d’une chose : vous n’êtes ici que pour tuer la langue bretonne ».

Mission accomplie : la langue bretonne est quasi-morte.

La « Une et Indivisible » se classe , par les horreurs commises en Bretagne, parmi les grandes carnassières de l’histoire du monde. Qui saurait cela, si des auteurs comme Reynald Secher, Louis Mélennec, Louis-Marie Clénet et quelques autres, ne les avaient révélés au monde entier ? Sûrement pas par les écrits de M.M. Kerhervé, Minois, Croix et autres. Ni aucun de leurs élèves, châtrés de la vérité historique.

Tant de sottises – pire : d’âneries – accumulées dans le texte de Michelet, laissent pantois. C’est à ce lait frelaté par la France que les petits Bretons, dont je fus, jusqu’à mon jeune âge adulte, furent élevés, c’est à dire intoxiqués. Cette éducation fut si absolue et si coercitive, que les Bretons d’aujourd’hui, littéralement esclavagisés, ont du mal à redevenir un peuple libre, et s’obstinent à rester des colonisés.

Que pensent les jeunes Bretons d’aujourd’hui, qui apprennent – par le Livre bleu notamment – que cette mégère sauvage a empoisonné l’Europe de guerres incessantes, assassiné des millions d’hommes dans le monde, conquis sur des pays souverains vingt fois son étendue géographique dans le monde, assassiné des nations, des langues, des ethnies, puisse, même de très loin, être identifiée à cette vierge pure et sans tâche que décrit dans son délire l’illustre Michelet, donné comme modèle de probité intellectuelle aux populations crédules de la France et des nations périphériques pendant des générations ?  Maintenant qu’ils ont appris la vérité, remercient-ils Dieu de leur avoir donné cette néo-patrie qui ne fut jamais la leur,

Et quel effarement, sachant tout cela, quand ils contemplent, accouplés côte à côte, les visages de François Hollande et de Jean-Marc Ayrault , pour être saisis de malaise, et pour comprendre à quel point les jeunes Français et les jeunes Bretons ont été abusés, et dans quelle médiocrité on les maintient.

A cette époque comme aujourd’hui, les Bretons ignorent tout de leur histoire. Les invasions françaises ? Les guerres brito-française de l’an 500 au 15ème siècle ? L’annexion de 1532 ? La suppression de notre vieille dynastie, de nos institutions ? La colonisation de notre justice par des magistrats français ? La nomination de « gauleiters » français en Bretagne – les Bretons étant exclus de ces fonctions -, sous des noms et titre divers (Gouverneurs, Intendants, Préfets aujourd’hui) ? Les contentieux permanents entre la Bretagne et la France ? Tout cela est scotomisé, supprimé, écrasé. Les Bretons n’ont plus d’histoire, plus de héros, plus de fêtes patriotiques à célébrer. Les colonnes infernales de 1793 et leurs massacres abominables, parmi les plus cruels de l’humanité, sont évoquées, certes. Mais les massacres de Vendée et de Bretagne sont frelatés : l’enseignement imposé par Paris les approuve, les justifie : la patrie était en danger ! Ils ont été une nécessité pour sauver, non la patrie Bretonne, qui n’existe pas, qui n’a jamais existé ….. mais la patrie française !!!!

En savoir plus : http://bretagne-culture-histoire.webnode.fr/news/la-fin-de-lesclavage-de-la-bretagne/

Le sentiment patriotique breton a-t-il disparu durant la période coloniale postérieure à 1789 ? Pas du tout : notre chère marâtre a un besoin inextinguible de chair à canon. Pour ses guerres, ses colonies, ses conflits perpétuels avec ses voisins. C’est donc le sentiment patriotique français qui nous est transmis et enseigné à l’école. Fait stupéfiant, on ose nous dire, n’étant rien d’autre que des ploucs, que notre patrie étant devenue la France, nous devons mourir pour elle ! Témoignage vrai : ce bon M. Lelay, mon instituteur en cours élémentaire de première année, nous décoche cela régulièrement en pleine poire. Il y croit, car il a été longuement contaminé par l’école de Jules Ferry, peut-être a-t-il servi dans l’armée française. De bonne foi, il nous fait chanter :

« La République nous appelle, sachons vaincre ou sachons périr,

Un Français doit mourir pour elle, pour elle un Français doit mourir ! »

L’esprit de ces enfants naïfs est friable. Lorsqu’on les appelle à la guerre, ils sont prêts, ils ont ingurgité la leçon. C’est ainsi que la Bretagne laisse sur des champs de bataille qui ne sont pas les siens, 200 000 morts dans la guerre française de 1914, près de 100 000 dans la seconde guerre mondiale. Une saignée effroyable, dont nous ne nous remettrons jamais. Tout Breton a perdu dans ces guerres un ou plusieurs de ses proches parents. On a pleuré dans les chaumières bretonnes, mais nul n’a osé protester. Le lavage des cerveaux, la destruction de notre identité, notre honte d’être nous mêmes ont atteint un tel degré de perfection, que nous ne nous apercevons de rien à l’époque : un crime presque parfait.

Les esclaves, accoutumés à leur condition servile, croient que l’esclavage est dans la nature des choses, et ont du mal à se débarrasser des marques au fer rouge incrustées sur leur peau : ce fait est connu, dans toutes les populations serves. Les Juifs en savent quelque chose, eux qui ont trainé cette condition pendant deux mille ans, et en gardent des traces dans leurs circonvolutions cérébrales. Avoir une « condition », quelle qu’elle soit, avoir la possibilité de se définir par rapport à quelque chose, crée l’illusion d’une sorte de « confort », même si cette condition est ignoble : voyez les parias de toutes les nations, en particulier ceux de l’Inde et du Japon. Les esclaves bretons, ayant intériorisé les insanités « hystoryques » qui leur sont infligées dans les écoles bretonnes sous « mandat » français – c’est à dire dans toute l’université, sous forte influence marxiste – fonctionnent mentalement sur ce schéma imposteur : la France est immortelle puisqu’elle n’a pas d’origine historique, puisqu’elle a existé de tous les temps ! Elle a tout inventé : la Liberté, la Civilisation, la littérature, la langue la plus belle du monde, quoi encore ? Pourquoi pas le fil à couper le beurre ? Les Bretons doivent donc se sentir honorés qu’on soit venu les chercher dans la fange dans laquelle ils baignaient, qu’on se soit incliné pour les cueillir dans le ruisseau, en primitifs qu’ils étaient ! Ils étaient les survivants de Cro-Magnon, la France généreuse, s’abaissant jusqu’à eux, d’animaux qu’ils étaient, en avait fait presque des êtres humains. Qu’on ne croie pas qu’il s’agit ici d’exagérations. Les insultes dont on agonit les Bretons, jusqu’à ces toutes dernières années, sont inimaginables. Voici quelques exemples répugnants, qu’on complètera en tapant dans Google ces deux mots : injures anti-bretonnes, au besoin en les faisant précéder du nom propres Mélennec, puisque nous sommes de ceux qui tiennent cette liste à jour :

 

J’ai décrit dans mes publications cette acculturation affreuse, et la honte de soi-même que le pays colonial a introduit dans nos têtes, dans celles de nos parents et de nos ancêtres à partir de 1789, phénomène accentué à partir de Jules Ferry, qui a instauré l’école obligatoire, c’est à dire l’officialisation dans nos écoles bretonnes de la religion française, humiliante pour les peuples autochtones, qui sont chez eux, pour certains d’entre eux, depuis plus de 2000 ans.

Pas un député breton, pas un sénateur n’est monté une seule fois à la tribune pour les dénoncer. C’est affreux. par la lâcheté de ses « élus », la Bretagne partage cette honte. Ecoutez sur Youtube, le « discours » de ce pauvre LE FUR, qui a accepté d’être vice-président de l’assemblée nationale française : il bafouille, il trifouille, il merdouille … Personne ne l’écoute, personne ne l’entend … On ricane sur les travées, on rit, on se gausse de lui, c’est à dire de nous .. C’est une vraie souffrance pour nous : toujours le mêmes, les Français : ils n’ont rien compris ..
L’assassinat d’une nation est l’un des pires crimes que les êtres humains puissent commettre. Tuer une nation, c’est assassiner une très vaste et très vieille famille, celle de tout un peuple partageant la même identité, la même culture, les mêmes valeurs, et la même foi dans cette identité depuis des siècles, souvent davantage. Les manoeuvres d’extirpation de cette identité des cerveaux triturés sont affreusement douloureuses, humiliantes, psychiatrisantes pendant des générations. Les Bretons en témoignent. Il n’est que de penser à l’oeuvre « civilisatrice » des Espagnols en Amérique centrale et en Amérique du sud, à l’oeuvre « civilisatrice » des colons anglais en Amérique du nord, à celle des Chinois au Tibet – tant admirée par le génie de l’humanité souffrante, M. Jean-Luc Mélenchon -, à celle des Français en Bretagne, à celle des députés et des sénateurs « bretons » que l’on sait. Dans ce genre particulier, pour réussir l’exploit, il faut y mettre une perversité singulière, qui relève de la pathologie mentale des nations. La France carnassière a fait preuve dans cette singulière espèce, de talents exceptionnels. S’il y avait une distribution des prix, ce pays autoproclamé « inventeur des droits de l’homme », serait parmi les champions du podium, aux côtés de la Turquie, de l’Espagne, de la Chine. Aujourd’hui, par bonheur, presque tout le monde est au courant. Exposant ces faits, à l’issue de son émission sur L’assassinat de la Bretagne (cf. Lumière 101, mélennec), le Corse Jean-Luc de Carbuccia a conclu :« Ces atrocités se paieront un jour ».

Depuis 1970, une renaissance spectaculaire du sentiment de fierté nationale se produit. L’orgueil d’être breton a resurgi partout. Malgré la contamination et le pressions françaises, une partie très importante de la population a retrouvé sa véritable identité.

Phénomène étonnant : même les émigrés bretons de longue date continuent à se transmettre de génération en génération leur appartenance au pays de leurs pères. En 2007, le prix Nobel Le Clézio, dont les ancêtres ont quitté la Bretagne au 18ème siècle, déclare : « C’est ici qu’est ma Nation ». Nous sommes les Juifs de la France, nous avons, collée à notre peau, notre identité bretonne. Un lecteur d’Argentine m’a écrit, il y a plusieurs années : « Il y a chez moi une chose qui n’est pas négociable : mon identité de Breton ».

Le sentiment national breton, comme le croit Jean Kerhervé, n’est pas né au 14ème siècle. Se tromper de 2000 ans au moins est regrettable, de la part d’un universitaire, qui a tenu sous sa coupe un grand nombre de thèses depuis qu’il a accédé au « pouvoir » historique dans son université. Des erreurs de cette nature seraient évitées, si on prenait la peine de lire les autres auteurs … y compris recherches du docteur Louis Mélennec, bien entendu ! D’avoir eu la sottise d’écrire : « Les idées que vous exprimez ne m’intéressent pas, elles encombrent ma boite mail », a pour effet le suicide définitif de la personne qui a eu l’incroyable fatuité de l’écrire : De Profondis, priez pour elle : elle est morte, toutes ses thèses sont néantisées par la sottise : il eût mieux valu ouvrir les yeux, voir la réalité en face, et, bien entendu, s’adapter aux temps modernes.

C’est bien ainsi : c’est la mort de cette « école marxiste » qui a tout frelaté.

Nous pouvons affirmer, donc, avec une certitude absolue, que les Bretons existent en tant que peuple, avec toutes les caractéristiques d’une nation, en particulier la principal d’entre elles, le sentiment fort d’appartenance, au moins plusieurs siècles avant Jésus Christ. Ils savent qu’ils appartiennent à leur peuple, non à un autre, que les peuples qui les entourent sont différents d’eux, qu’ils sont leurs ennemis, ce pourquoi il se battent farouchement contre eux.

Le réveil du sentiment d’identité partout dans le monde.

Le cas de la Bretagne est bien loin d’être isolé. Partout dans le monde, pas seulement en Europe, les vieilles identités se réveillent. Ce n’est pas le lieu d’exposer ici le pourquoi et le comment, mais de relater un constat.

Intereg expose remarquablement les choses de la manière qui suit :

« Les conflits de minorités augmentent et s’intensifient sur presque tous les continents. Ces conflits deviennent à notre époque, de plus en plus fréquents. Ni les quatre décennies de polarisation résultant de la «Guerre Froide», ni les confrontations idéologiques, sociales et économiques des grands bouleversements actuels, ni enfin les contrastes sur un plan global entre le Nord et le Sud, ne sont capables de faire disparaître un problème qui plonge ses racines dans une forme d’existence de l’homme formée par l’histoire, à savoir l’existence de l’homme en groupes. «L’Etat-Nation» et le «règne automatique de la majorité» sont des formes de sociétés qui remontent à l’Europe du XIXe siècle. Ces modèles de sociétés apparaissent de plus en plus insuffisants face à l’effort mondial pour le droit des peuples à disposer d’eux mêmes, pour la liberté et l’indépendance, et pour la participation et la collaboration réelle d’hommes libres et égaux entre eux. La volonté de disposer de soi-même, d’être maître de son propre destin, de s’émanciper des structures de pouvoir traditionnelles, ne s’arrête plus aux frontières des peuples majoritaires et des Etats établis. Et ceci d’autant moins qu’un Etat isolé, où qu’il se trouve, n’est plus capable de résoudre seul, à l’aide des moyens dont il dispose, les grands problèmes de notre temps. Il n’est donc plus l’exclusif point de référence de sa population.

Seuls 9% des Etats du monde actuel sont homogènes du point de vue éthnique. Par conséquent, dans les autres Etats, des majorités et des minorités fixées doivent vivre ensemble alors que, à des degrés divers, leur ethnie, leur langue ainsi que leur niveau culturel, intellectuel, religieux ou encore leur race sont différents. »

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2 – CONSEQUENCES.

1 – LA SURESTIMATION DE SOI. LE NARCISSISME NATIONAL. L’AMOUR DE LA TERRE NATALE ET DE LA PATRIE.

Tout individu « normal » a besoin, pour s’épanouir, d’une certaine confiance en soi. Sans confiance en lui, écrasé par son histoire personnelle et les vicissitudes, il ne peut parvenir à rien, il échoue. Ce que Renan exprime clairement mais assez maladroitement (« l’existence de l’individu est une affirmation perpétuelle de vie »), décrit cette réalité. Freud l’a plus ou moins identifiée par le mot narcissisme. Ce terme n’est pas en soi péjoratif. Il ne le devient que lorsqu’il envahit toute la sphère psychique, prenant alors un caractère pathologique. Le narcissisme, a écrit Freud, est le gardien de la vie. Il faut, pour vivre et survivre avoir un minimum de confiance en soi.

Il en va de même pour les Nations. Toutes celles qui vivent et qui survivent ont besoin de croire en elles-mêmes, fût-ce au prix de l’exagération des qualités qu’elles s’attribuent. L’intérêt de cette étude méthodique du narcissisme national est considérable pour l’identification des nations – surtout pour nous, pour la nôtre, qui continue à être niée par des incultes, et pas seulement français. A partir du moment ou ce narcissisme existe, qu’il est exalté, et qu’il est confronté aux autres éléments de la définition, en particulier pour en opposer les éléments dans le but de dévaloriser les contrées voisines (la France et l’Angleterre pour nous, mais pas seulement), alors, on possède un élément précieux pour cerner notre conscience collective, par rapport aux autres. Si les Français disent : « les Bretons sont des sauvages grossiers », et si les Bretons disent : « Les Français sont des prétentieux ridicules », on comprend que ces deux peuples ne sont pas les mêmes, et qu’ils sont appartiennent à des groupes humains différents. Le bon c’est son propre peuple. Le mauvais, c’est l’autre.

Ce sentiment de fierté nationale – presque tous les Bretons l’ignorent, faute d’enseignement de l’histoire, et à force d’inculture pas seulement à cause de l’étouffement imposé par notre voisin de l’Est – est extrêmement puissant avant les invasions destructrices de la France avant la fin du quinzième siècle. Bien sûr ce n’est pas la préoccupation majeure des paysans dans leurs champs. Ils n’en sont pas moins profondément attachés à leur pays, très conscients des malheurs que drainent les envahisseurs anglais et français, ce que démontre l’histoire, lors des dernières invasions françaises, où l’on voit des masses populaires venues de Cornouaille, se porter au secours de leur duc légitime François II.

………………………
L’amour de la patrie. Les sujets qui appartiennent à une nation – quelle qu’elle soit – tissent avec celle-ci un sentiment filial, presque toujours très fort, qui s’apparente à un authentique sentiment amoureux. La nation est désignée comme une patrie, une matrie, ou les deux (la mère patrie); elle est la mère douce et aimante, celle qui protège, celle pour laquelle on est prêt à sacrifier sa vie, mais aussi un père (vaterland pour les Allemands, father land pour les Anglais). On pare cet objet amoureux de toutes les vertus, même les plus folles. Ce sentiment d’amour existe partout. On n’a pas inventé d’instrument pour en mesurer.

Jean-Christophe Cassard a publié une étude magistrale au Congrès de Brest, en 1982, sous le titre « L’histoire au renfort de la diplomatie : la généalogie des Roys, Ducs et Princes de Bretaigne de Pierre Le Baud » (Paris, 1984). On y voit à l’oeil nu ce qu’est sous nos derniers Ducs souverains le sentiment national breton, tel qu’il est perçu et vécu dans l’entourage de notre dynastie ducale, et combien la France est méprisée en Bretagne, avant que le marteau pilon des armées française d’invasion n’écrase le pays. Vus de Nantes, à cette époque, les nouveaux riches, tard parvenus dans l’histoire, ce sont les Français : observés avec mépris du haut de nos antiques origines, ce sont eux les Ploucs.

Anne de Bretagne, même mariée à deux rois de France, même loyale à l’égard de ses maris, saura leur montrer ce qu’elle considère comme la supériorité de sa nation.

La fierté de la beauté et de la richesse naturelle du pays.

Avant d’émigrer en Armorique, à partir du 3ème siècle, les Bretons partagent un même territoire pendant plusieurs siècles dans le sud de l’Angleterre. Comment en serait-il Autrement ? Ils aiment d’amour leur pays. Cette fierté et cette admiration du sol natal se perpétuent de siècle en siècle :

Le Breton Nennius, au huitième siècle, ne tarit pas d’éloges sur son pays.

Geoffroy de Monmouth, au 12ème siècle amplifie le discours :

» La Bretagne est une île magnifique … Sa richesse subvient à tous les besoins de l’homme. Elle est riche ne minéraux de toutes espèces, de vastes champs le recouvrent, des coteaux également, très propices à une culture intensive « .. L’auteur continue ainsi sur une page entière

Emigrés en Armorique, les Bretons se mettent à aimer cette terre avec passion, qui devient la leur. Les Bretons d’aujourd’hui sont plus que jamais dans cet état d’esprit. D’autant qu’ils se sentent menacés dans leur existence par ceux qui se sont emparés du pouvoir mondial, et ne se cachent pas de culpabiliser les identités nationales, eux qui n’en ont pas, en apatrides mentaux qu’ils sont.

Au 16ème siècle, un chroniqueur écrit : « La Bretagne est Pérou pour la France ». C’est vrai, au moins en partie. Ce pays prospère a été annexé, et va être exploité comme une immense ferme, jusqu’à aujourd’hui. Mais comme le gestionnaire – la France -, est chroniquement calamiteux, il va conduire petit à petit, à partir de Louis XIV (1670 à 1715) cette magnifique nation à la ruine, et au dépeuplement. La France est responsable de l’absence de destin mondial de la Bretagne.  Avec sa marine, l’une des plus importantes d’Europe, elle eût conquis de nombreuses colonies, et eût implanté sa langue un peu partout. Pour reprendre l’excellente formule de Marcel Texier : « Au 19ème siècle, sous les méfaits des Français, la Bretagne, jadis pays prospère et prestigieux, est devenue le trou du cul de l’Europe. (Elle ne l’est plus tout-à-fait, certes, mais la soumission des Bretons au pays colonial l’empêche de reprendre son essor).

Cette admiration du sol natal n’a aucun rapport avec sa beauté réelle : elle est l’effet de l’amour qu’on lui porte. Les Touaregs dans leurs dunes de sable, les peuples de Sibérie dans leur Toundra, les Inuits dans leurs glaces éternelles n’ont pas de mots assez puissants pour décrire la beauté de leurs pays, pour nous souvent monotones à mourir : chaque peuple voit son pays avec les yeux de l’amour. On peut être sûr que les Bretons ne sont pas en reste, et combien leur sont méprisables ceux qui trahissent.

Un chef indien de la tribu Duwamish dit, à propos de sa petite nation et de sa terre :

« Chaque parcelle de ma terre est sacrée pour mon peuple. Chaque épine de pin luisant au soleil, chaque rivage sablonneux, chaque banc de brume dans les forêts profondes, chaque insecte bourdonnant et purificateur est sacré dans la mémoire et la vie de mon peuple ».

La fierté des succès militaires et de la place du pays dans le concert des nations. La fierté de la dynastie, de son antiquité, de ses alliances.

Comme tous les pays du monde, les Bretons ont bâti une belle légende, aux termes de laquelle leur dynastie remonte à très loin dans l’antiquité. A les en croire, il n’y en a guère de plus ancienne, ni de plus noble, la noblesse se confondant largement avec l’antiquité de la nation …

La fierté de la langue. Les Français ont gratifié leur langue de qualités superlatives : c’est la plus belle, la plus fine, la plus mélodieuse, la plus… la plus … la plus .. Ainsi les Français ont-ils faits de leur langue plutôt pauvre (32), la langue la plus belle du monde, pire : « la langue digne d’être parlée par toutes les nations du monde », plus ridicule encore : « la langue de la Liberté », « la langue qui a apporté la Liberté au monde » (!!!). De la part du pays qui a assassiné tant de langues – dont la nôtre -, c’est tout de même très fort !

Les Bretons ne sont pas en reste : la langue bretonne est, pour ceux qui se préoccupent de cette langue, la plus ancienne de l’humanité, c’est la mère de toutes les langues, celle qui a engendré toutes les autres. En tout cas, elle remonte au moins à Noé ! Ne le sait-on pas ? Au Paradis, on parle le breton, seule langue digne du père, du fils, du Saint Esprit ! Lorsque l’élu se présente à la porte de l’Eden, il frappe à la porte d’airain, et c’est en Breton qu’on échange de part et d’autre des paroles de reconnaissance. Saint Pierre et les anges s’expriment dans cette langue merveilleuse. C’est bien connu aussi : sur la croix, le Christ parle en breton ! Au paradis terrestre, Adam et Eve parlent cet idiome jamais égalé, tandis que le serpent tentateur, qui offre la pomme à Eve, parle … en français ! Les Bretons brittophones du moyen-âge sont amoureux de leur langue : la France va les obliger à changer de refrain, des lendemains terrifiants les attendent, surtout après la révolution dite des droits de l’homme ! Ceux qui n’ont pas lu le livre bleu de la Bretagne, doivent s’y précipiter, on verra de quoi, dans le domaine linguistique, le pays des droits de l’homme a été capable.

Les linguistes bretons sont sévères à l’égard de la langue française. L’un d’eux, qualifié d’ « extrême droite » par ses ennemis (ce qui nous importe peu, car, n’étant ni raciste ni borné, seules ses qualités de linguiste comptent dans le présent débat), Goulvenn Pennoad, est un savant vertigineux, très au dessus de Hagège. Ce dernier, réputé intelligent, ancien professeur au collège de France, a proclamé récemment, dans une télévision publique : « les Bretons étaient des sauvages, puis …. ils ont été annexés par la France » (!) : une vraie pyramide intellectuelle, ce brave homme ! Pennoad, lui, ose écrire : « le français est l’idiome le plus minable d’Europe. » Est-ce vrai ? Je dis ici mon opinion véritable : je n’admire pas les travaux de Hagège; malgré son aptitude vertigineuse à parler des langues multiples, je ne lui accorde  que la note de 10 sur 20 pour ses qualités de théoricien des langues, car il n’a aucun génie. Mais l’argumentation de l’auteur breton est très convaincante, pas parce qu’il est breton (longue lettre dactylographiée adressée par Pennoad à l’auteur du présent article) (tyu), mais parce qu’il raisonne en savant, et qu’il démontre sa thèse, au moyen d’arguments pertinents, qui pourraient être vrais. (Je laisse le soin aux linguistes de trancher, je revendique de nombreuses lectures sur les langues, et d’avoir souvent conféré sur le sujet, mais non la qualité de linguiste).
Dans tous les pays du monde, la littérature exalte les mérites, les beautés réelles ou supposées de la nation et de sa langue, son caractère sacré. On écrit sur sa terre natale des poèmes enflammés, des chansons d’amour … » Ah quelle est belle ma Bretagne, » dit la chanson célèbre. L’auteur continue : « Elle est plus belle que l’Espagne, Elle est plus belle que Venise… »

Dans des évocations publiques de leur pays, des hommes pleurent, leur gorge se serre lorsqu’ils entendent leur hymne national, cela les bouleverse. Allez voir en Bretagne, vous comprendrez ce qu’est pour les Bretons le Bro gozh ma zadou, le vieux pays de mes pères. .. (A toutes fins : tapez dans Goggle : Mélennec Bro gozh; la version Karaoké de Louis Mélennec a été supprimée par des nazis anti-bretons; il ne vous est pas interdit de la rétablir).

Ces sentiments, même si presque tous les peuples de la terre ont aujourd’hui la conscience puissante qu’ils doivent élargir leurs horizons, même s’ils savent qu’ils sont tous des citoyens du monde, sont communs à tous les hommes. Seuls les brêles de Paris, constitués en gouvernement des Pieds nickelés, l’ignorent.

La Duchesse Anne, mariée contre son gré au nabot Charles VIII, imposa cette fierté nationale à la Cour de France. Tout, autour d’elle, rappelait aux Français l’antiquité et la noblesse de son pays : sa garde personnelle était exclusivement composée de Bretons, les armes de Bretagne, les Hermines étaient gravées et peintes partout dans les palais d’Amboise, de Blois et d’ailleurs; ses couverts, ses vaisselles, portaient les glorieuses armes de Bretagne; les colliers de ses chiens étaient marquées des hermines bretonnes : la Duchesse aimait passionnément son pays. Bien loin d’être reléguée dans un harem, comme dans les pays musulmans et asiatiques de ce temps, et comme les reines de France d’avant elle, l’épouse de Louis XI comprise, elle imposait à tous, mais avec une grande sagesse, une image flamboyante. De telle sorte qu’on eût dit que la France de ce temps avait été annexée par la Bretagne, et que la France était devenue bretonne. Mais l’épisode fut bref (1499 – 1514), après quoi la France fondit sur la Bretagne comme un vautour, comme on le sait maintenant, après des siècles de mensonges, et d’occultation volontaire de la vérité historique, et son travestissement en un conte pour jeunes filles encore vierges, jusqu’à notre époque. Démarche efficace, puisqu’un auteur récent, en 2008, ose encore écrire dans son « Roman de la Bretagne », qu’il présente comme une oeuvre d’historien dans une longue interview par Henry de Lesquen, à radio courtoisie, que notre pays a contracté avec la France …. un mariage d’amour ! Excusable chez un Breton, à mon époque, car c’est ce qu’on m’a enseigné dans mon enfance, dans les écoles de la « république » – ou soi-disant telle. Impardonnable aujourd’hui. Cet auteur étrange, si décalé par rapport à la démystification actuelle, commencée il y a plusieurs dizaines d’années, s’appelle … (on peut se procurer son livre sur Amazon, à partir de 0,16 euro, prix de port à partir de 0,1 euro !). Que n’est-il agrégé en histoire, comme Bernard Poignant, l’honorable conseiller de François Hollande, qui a écrit dans son blog que la Bretagne a été rattachée à la France par un traité signé par Anne de Bretagne, en 1532 !  Cette année là, notre héroïne nationale était morte et enterrée …. depuis 18 ans !  

.. A sa mort, Anne lèguera son coeur à ses chers Bretons. M. Minois, dans son pamphlet sur Anne de Bretagne, n’a rien compris. La haine qu’il développe à l’égard de notre héroïne nationale relève de la pathologie, de la haine du peuple dont on est issu, c’est à dire de la haine de soi.

Les Français ont droit, comme les autres, à leur identité. Cette identité sacrée, distincte de celle des nations périphériques incluses dans « l’hexagone », est actuellement bafouée par ceux qui les dirigent, malgré eux, et contre leur volonté criante, exprimée avec force dans les sondages, même si le droit à la parole est bafoué par les merdias « subventionnés » et unanimement méprisés : on voudrait la noyer dans une entité cosmopolite, qu’ils rejettent avec horreur, même s’ils sont plus que largement ouverts aux autres Nations. Je vis en France, je m’exprime au nom de mes amis Français, parce que je suis Breton, et fier de mes valeurs. Les »identitaires » d’un type spécial, les nationalistes furibonds, ne sont ni les Bretons, ni les Alsaciens, ni les Basques : ce sont les idéologues qui veulent à tout prix détruire l’identité des autres, et lui substituer leur propre délire, à commencer par l’identité française, aussi noble que l’identité bretonne.

Le droit international consacre ces principes sacrés.

Nota bene : notez le bien, aujourd’hui et pour toujours : le gouvernement français a intégré quatre personnes qui se disent bretonnes : cherchez dans Internet; cela me gène toujours de citer leurs noms : ma plume s’embrouille lorsque j’essaie de le faire. A l’époque où notre histoire était dissimulée et inconnue, c’était compréhensible. Aujourd’hui, alors que l’on sait que des crimes contre l’humanité, pires que ceux de Daech, à Nantes notre capitale historique, cela déclenche l’ire des patriotes Bretons.

L’exaltation pathologique du sentiment national de supériorité. Le nationalisme agressif, conquérant, pathologique. Le nationalisme colonial et guerrier français.

Là où le nationalisme conduit au dénigrement absolu des autres, à l’affirmation sans nuance de sa propre supériorité, et à l’écrasement de ceux que l’on a soumis par la force, apparait la pathologie. Pour les Bretons, et pour de nombreux peuples de la terre, cette pathologie monstrueuse porte un nom : la France coloniale.

Les nationalismes agressifs et conquérants sont des toutes les époques de l’humanité. C’est au nom s’une exaltation de son moi national que la plupart des empires se sont constitués, aux dépens des petites nations, ou des nations plus faibles, condamnées à être pacifiques, rarement par vocation naturelle, mais par nécessité.

La Bretagne, envahie en 1491, annexée en 1532, ne sombrera pas dans cette pathologie du nationalisme : annexée, privée de son gouvernement et de son armée, elle doit subir le joug cruel de son voisin de l’Est. Elle s’enorgueillit certes d’être une nation très ancienne, et cultive son sentiment de supériorité, jusqu’en 1789, année de la shoah bretonne, qui ne lui laisse plus qu’une possibilité : se détester elle même. Mais aussi, de n’être guère sortie de ses frontières que par accident, à peu près fixées en 851, par traité avec l’Empereur Charles le Chauve. C’est sans doute ce qui a fait son malheur. Car de n’avoir pas élargi ses frontières, a creusé sa faiblesse au fil des siècles, face à son ennemi de toujours, la France.

En revanche, la France est entrée dans la pathologie nationaliste très tôt. La famille capétienne des rois de France n’a pas agrandi au hasard ses territoires aux dépens de ses voisins les princes autonomes territoriaux. La France a été en guerre contre ses voisins, pendant toute son histoire, d’une manière pathologique. Elle a mis l’Europe à feu et à sang à plusieurs reprises. Elle a commis plusieurs génocides.

On peut dite que l’exaltation du sentiment de supériorité des Français a été furieux, furibond même, dès que ce pays a eu les moyens de s’imposer par le force à ses voisins. Soyons clairs : d’autres pays se sont trouvés dans la même situation, ou pire : les Anglais, les Ottomans, les Arabes, les Espagnols …. Ainsi va l’histoire du monde.

Mais accuser les timides Bretons d’être des « nationalistes », et les affubler à cause de cela d’injures grossières, est intolérable, maintenant que l’on connaît la vérité. Les bourreaux sont ceux d’en face, les Bretons sont des victimes, ils sont un peuple martyr.

Dans les écoles bretonnes de mon enfance, les instituteurs, de fort braves gens au demeurant, ont eu leur cerveau tellement raclé et laminé dans les écoles dites « normales d’instituteurs » (EN) (sic!), qu’ils ne savent que répéter la seule leçon qu’on leur a apprise. « Souvenez-vous, dit le sous préfet du Finistère, en 1845, que vous n’êtes ici que pour une chose : « Tuer la langue bretonne » (!) (Hervé Abalain, Histoire de la langue bretonne, page 42, Editions Gissserod). Le discours colonial de la France à l’égard de la langue bretonne est répugnant. On frémit, les poils se hérissent, on a envie de vomir. Pourtant, c’est cela le vrai visage de la France des droits de l’homme !

2 – LE COROLLAIRE PRESENT DANS LE MONDE ENTIER : LA DEVALORISATION ET LA HAINE DE L’ETRANGER.

Cet amour de soi et de sa patrie a un corollaire, partout présent dans l’histoire des nations, des peuples, des civilisations : la haine, la détestation et la dévalorisation de l’étranger. Les peuples se battent entre eux, se font la guerre. Ils s’invectivent, non seulement par des injures grossières, mais en désignant les autres peuples et nations par des sobriquets dévalorisateurs ou humiliants. Ces injures grossières sont encore pratiquées en France à l’encontre des Bretons. Et à n’être pas sanctionnées par la justice française, en violation de ses propres lois, qui punissent sévèrement les insultes. Les plaintes déposées par les Bretons sont systématiquement éconduites. Lire les articles publiés sur la toile, sous le titre : injures bretonnes, affaire Jacky Berroyer .. On ne peut insulter ni les juifs ni les musulmans, mais l’impunité est assurée lorsqu’il s’agit des Bretons.

Dans le passé, les auteurs bretons sont aussi agressifs que ceux des autres pays pour exprimer leur mépris de l’étranger. Sur ce chapitre, la nation bretonne n’est ni pire ni meilleures que les autres.

La chronique bretonne de Saint-Brieuc, écrite à la fin du 14ème siècle, contient un certain nombre de « perles » :

« Le nom de Saxons est synonyme de trahison. Il en est de même des Anglais … pour leur honte et le souvenir éternel de leur traîtrise, les Bretons les appellent saxons encore aujourd’hui ».

« Les Saxons, païens et traîtres, qu’on appelle maintenant Anglais. La terre bretonne, hélas, tomba sous leur coupe; on l’appelle maintenant Angleterre … »

« Dure race que la race anglaise, pire qu’une vipère, une bande de traîtres, une race funeste, des impies ! »

« Les Saxons et les Anglais habitent maintenant la Grande Bretagne, hélas, et règnent en tyrans ».

« Voici les caractères de certains peuples : la vanité des Grecs, la jalousie des Romains, l’avarice des Lombards, la cruauté ou l’orgueil des Français, la traîtrise des Saxons, l’alcoolisme des Slaves, la débauche des Sarrasins, l’âpreté des Juifs, le désordre et l’abomination des Espagnols ».

La haine entre les Bretons et les Francs, puis les Français, est spectaculaire. Des textes très anciens, rédigés en latin, heureusement conservés montrent de quelle manière les Bretons sont considérés par les Francs (Ermold le Noir, La Borderie …).

Beaucoup plus tard, les Anglais ne sont pas beaucoup mieux traités : on les désigne sous le nom de Godons, d’Anglishes, d’Angloches, d’Anglo-saxoches, de Beatsteaks, de Homards … ..Les Allemands, à la fin du 19ème siècles sont désignés sous le nom de Fritz, Frigolins, Scleuh, Boches, doryphores ….

Les bretons sont certes injuriés par les Français. Mais l’inverse est vrai. Pour les bretons, ce peuple situé en face de lui, est tout simplement nul et ridicule. Les Français sont arrogants, vantards, forts en gueule, orgueilleux , polis comme des pleutres, c’est-à-dire efféminés. … Mais que valent-ils sur le terrain ? Fort peu : au moyen-âge : jolis, mignons, bien polis, hommes de plaisirs et de délices, mauvais en paroles. Mais inefficaces, bien peignés, bien lissés, bien « bijouxtés » et ornés de rubans … Ne dirait-on pas des femmes ou des femelles ? D’ailleurs, insulte suprême …. ils ont la fleur de lys au cul ! Traduisez : ce sont des enc…. : ils en ont l’aspect la vêture, les moeurs ! Ce sentiment se retrouve aujourd’hui, très largement. Lors des manifestations des Bonnets rouges, en 2013, on peut lire sur certaines pancartes : « Français paresseux, dehors ». On ne peut dire que les Bretons sont tendres à l’égard des Français !

La résistance des peuples et des nations aux pays étrangers qui tentent de s’en emparer.

Le phénomène, ici encore, est constant dans l’histoire. Les nations se sont battues entre elles, et, selon un loi constante, les plus forts tentent de subjuguer les plus faibles, souvent avec succès.

Cette lutte des peuples les uns contre les autres, est le corollaire obligé du sentiment d’identité : si l’on se bat contre un autre groupe humain, c’est parce qu’il est différent, qu’il est autre. Il est vécu comme un ennemi.

L’histoire des Bretons ne diffère en rien, sur ce point, de l’histoire des autres nations. Notre histoire bretonne est celle d’une longue résistance à nos ennemis.

Les guerres du peuple breton contre ses ennemis sont incessantes : les Belges, les Scotts, les Saxons, les Irlandais, les Anglais, puis les Français, pendant des siècles. Jusqu’en 1491, nous avons presque toujours été vainqueurs, ce qui nous a permis de conserver notre souverain, notre souveraineté, nos monnaies, nos armées, notre législation, notre fiscalité, notre justice.

Puis, nous avons été vaincus. En 1488, nos armées ont été vaincues à Saint-Aubin-du-Cormier, en 1532, nous avons été annexés dans des conditions ignobles. Nous n’avons plus eu d’armées pour corriger nos adversaires. Là commence notre martyre, jusqu’à aujourd’hui.

Ce n’est pas ici le lieu de raconter cette histoire, inconnue des Français, mais parfaitement connue des érudits bretons.

Plusieurs nations authentiques, déja sous la férule des rois de France, avaient conservé, comme les Bretons, un sentiment d’appartenance national extrêmement fort. Nous avons eu, de longue date, la possibilité d’entrer profondément dans l’histoire du Béarn, au point d’être à plusieurs reprises convié à donner des conférences dans ce pays. En 2015, notamment, nous avons,nous avons conféré sur le thème : « La nation béarnaise, détruite par la France ». A notre grande surprise, plusieurs des auditeurs, dont deux historiens, étaient au courant de leur histoire, grâce à leurs historiens locaux qui, contrairement aux « hystoryens » bretons, n’ont jamais désarmé devant les pressions françaises. Nous renvoyons aux comptes rendus de cette conférence, relayée par certains médias béarnais (taper dans Google : mélennec béarn).

La résistance bretonne commence dès le mariage contraint d’Anne de Bretagne avec le roi Charles VIII, en 1491. Elle se poursuit, sans interruption, jusqu’en 1789. Malheureusement, la Bretagne, privée de sa dynastie, de son gouvernement, de son premier ministre, surtout de son armée, est contrainte de se plier largement aux exigences de son ennemi millénaire jusqu’en 1789. Les contentieux avec la France sont permanents, souvent violents. Mais c’est la France qui tient le manche de la cognée, et qui s’en sert, avec brutalité.

Lire : La colonisation de la Bretagne de 1532 à aujourd’hui.

La destruction de la Bretagne se situe au moment où les fous furieux de Paris se mettent à inventer ce qu’ils appellent les droits de l’homme, et la Liberté, made in France.

Les jeunes Bretons ont repris le combat, depuis une dizaine d’années. Cette fois, on pense qu’ils ne cèderont pas, car ils ont appris la vérité sur leurs origines et sur leur histoire. Ce à quoi nous nous employons depuis plusieurs dizaines d’années.

(Cf. Mélennec, histoire).

……………………………..

III – VIE ET MORT DES NATIONS.

3 – LA DESTRUCTION DE LA BRETAGNE PAR LA FRANCE. COMMENT ON A ACCULTURE LE PEUPLE BRETON. LA HONTE DE SOI. LA CULPABILISATION. L’ECRASEMENT DES CERVEAUX BRETONS.

 

LA DESTRUCTION DES NATIONS PAR USAGE ILLEGITIME DE LA FORCE. Qualifier une communauté humaine de Nation, ou lui refuser cette qualification est extrêmement lourd de conséquences. Les nations ont des droits. C’est la raison pour laquelle les pays colonisateurs s’acharnent à dépouiller les nations incluses par la force, de tout ce qui leur rappelle leur véritable identité, pour les fondre dans ce ce qu’elles déclarent être la nation unique, celle du colonisateur ou du conquérant.

C’est à cet « exercice » scabreux que se sont livrés les malades mentaux « révolutionnaires » français de 1789, et ceux des pays dans lesquels des délirants ont voulu reconstruire, à la lumière de leurs idées pathologiques, des « hommes nouveaux », selon la terminologie que beaucoup ont affectionnée : dans cet ordre d’idées, l’URSS, la Chine, la Corée du Nord occupent une place de choix dans les horreurs sécrétées par l’espèce humaine. Dans ce domaine, la France a agi en Bretagne et dans les nations périphériques qu’elle a annexés en 1789, avec une sauvagerie extrême, les cinglés de Paris – aujourd’hui reconnus comme tels par les psychiatres, en particulier Robespierre, Fouquier-Tinville, Carrier – s’acharnant à dénier toute personnalité historique, politique et juridique aux peuples brutalement annexés, au moyen de persécutions furieuses, par tous les moyens à leur disposition : les armes, les exécutions sommaires, la torture, l’abolition de leurs institutions ancestrales. Le pays auto-proclamé « des droits de l’homme » peut se flatter, dans ce domaine, d’avoir fait preuve d’un savoir-faire féroce. Nous avons détaillé les composantes principales – mais non pas toutes -, de cette abomination dans le Livre bleu de la Bretagne, et dans notre article : Les armées de la Liberté en Bretagne. Il faut le relire ici, pour se remettre en mémoire ce que ce pays a fait en Vendée, en Bretagne, dans le Lyonnais et ailleurs : des crimes contre l’humanité, plus affreux que ceux des nazis et de Daesh. Aujourd’hui que la vérité est universellement connue, comment des êtres larvaires acceptent-ils de collaborer avec les héritiers de ces horreurs, qui ne s’excusent même pas, et ne reconnaissent pas leurs crimes ?

 

Les préliminaires sanglants : 1789.

Les intégrations harmonieuses dans les pays colonisateurs vainqueurs existent; mais elles sont rares. C’est toujours un grave choc psychologique pour les nations soumises de devoir se plier aux lois de leurs ennemis. Celle de la Bretagne a été réalisée d’une manière criminelle. La régression de la Bretagne sous les coups de boutoir français a été spectaculaire.

Cela commence dès 1789. Cela se poursuit aujourd’hui.  Ceux qui croient encore que la France est une démocratie, se trompent lourdement : les « élections » sont truquées; les candidats à élire et élus sont entièrement des créatures obéissantes, dans les mains de ceux qui gouvernent : ils ne sont élus que s’ils sont accrédités par les organismes centraux des partis parisiens; le pays n’est ni de près ni de loin gouverné selon ses aspirations légitimes de la population, mais dans l’intérêt des carriéristes qui naviguent dans les allées du pouvoir, et qui, d’ailleurs, n’ont aucune conviction sincère, leurs regards étant intégralement braqués sur les élections qui vont suivre; le peuple ne dispose – en dehors d’Internet – d’aucun moyen d’accéder à une information authentique; il est entièrement manipulé et trompé. Vous ayant renvoyé aux publications Internet et supposant que vous allez les lire, il n’est nécessaire ici que de rappeler quelques uns des jugements insanes proférés contre les Bretons :

……………. (A compléter)

Parmi les centaines de phrases prononcées par ces dérangés mentaux, on cite volontiers celle de Carrier :

« Nous ferons de la France un cimetière, plutôt que de ne pas la régénérer à notre façon ».

Après la prétendue révolution des droits de l’homme, en 1789, la France va se livrer, au nom des libertés qu’elle prétend avoir apporté au monde, des persécutions d’une barbarie inouïe.

L’acculturation de la Bretagne par la France des droits de l’homme : 1789-2016. 1789, l’année où la France des droits de l’homme a émasculé et esclavagisé les Bretons.

La France, en matière d’acculturation des peuples soumis à sa domination, est un modèle du genre. Par ses crimes en Bretagne, elle fait partie de la honte de l’humanité.

Les rois de France Capétiens n’avaient pas été tendres pour la Bretagne. L’histoire commune des deux principautés est une suite ininterrompue de conflits et de contentieux. Pas seulement fiscaux. La monarchie française, toujours à court d’argent, ne porte au pays de Bretagne qu’une « affection » intéressée. Les capétiens se croient rois en Bretagne. Les Bretons ne l’ont jamais souhaité, mais le moyen de faire autrement, lorsqu’on n’a pas d’armée pour les chasser ? Il s’agit pour la France de soutirer des Bretons le maximum d’impôts, des hommes pour leurs armées et pour leurs conquêtes coloniales, ceci dès les guerres d’Italie, à partir de 1494, jusqu’à aujourd’hui.

Les rois de France laissèrent, du moins, la Bretagne jouir de certains droits et prérogatives. L’infime minorité des citoyens qui connaissent l’histoire, d’ailleurs, savent que le plus grand nombre de ces rois, en dépit de leurs erreurs, parfois graves, se sont considérés comme les pères de leurs sujets, et ont fait preuve de  grandes exigences morales dans l’exercice de leurs prérogatives royales, au milieu d’abus flagrants. Ce qui a été nié farouchement par les ignares nés de 1789, qui ne connaissent rien à l’histoire, surtout les marxistes. Louis XVI, exécuté par les criminels de 1792, est aujourd’hui réhabilité; un homme peu fait pour le pouvoir, faible, assurément, mais doux et bon; on reconnait aujourd’hui qu’il a initié des réformes bénéfiques. Presque tous ont eu le même amour pour leur pays et pour ses habitants, si étrange que cela paraisse à ceux qui nous lisent. Ils n’ont pas détesté les Bretons, mais ils ont exploité la Bretagne comme une ferme.

Les Bretons, annexés en violation du droit en 1532, ont été privés de leur dynastie, de leur premier ministre, de leur gouvernement. Mais ils ont conservé, de 1532 à 1789, leur assemblée nationale, sous le nom d’Etats de Bretagne et leur cour de justice, le Parlement . Assemblée et Parlement sont certes composée de privilégiés, qui ne sont pas avares dans la défense de leurs privilèges. Mais cela ne résume absolument pas la question. Leur audace – collabos à part -, dans leur opposition aux Français leur a valu d’en payer un prix très lourd. J’ai publié ailleurs l’éventail très vaste des sanctions utilisées par le pouvoir de Versailles pour les punir de leur rébellion permanente. Nos députés d’alors étaient des résistants. Ceux d’aujourd’hui …. (un mot laissé en blanc : les lecteurs complèteront comme il convient). Ils possédaient le droit de critiquer les mesures venues de Versailles, de présenter des « doléances », de refuser d’inclure les lois françaises dans le droit national, et de discuter du montant des taxes et des impôts. Jusqu’en 1789, la nation bretonne était tout à fait étrangère à la nation française, le revendiquait hautement, et le faisait savoir. Ce qui était admis par la monarchie française. Au plan fiscal, la Bretagne était considérée comme « province réputée étrangère » (taper dans Google : Bretagne province réputée étrangère).

Les Bretons, sous la monarchie française, sont sujets du roi de France. La « république » des droits de l’homme les transforme en colonisés, c’est-à-dire en esclaves.

Avec une violence inouïe, la France, dès la superbissime révolution française, détruit le bel édifice que les Bretons, sont parvenus  non seulement à préserver, mais à développer depuis la mort de Louis XIV, survenue en 1715. A la veille de ces épisodes sanglants et destructeurs dénommés par dérision « révolution des droits de l’homme », les Bretons, avec l’acharnement qu’on leur connait, ont « récupéré » la maitrise quasi totale de leur administration. La Bretagne jouit d’une véritable autonomie : elle s’administre à nouveau elle-même. L’oeuvre destructrice de la France « révolutionnaire » ne concerne pas seulement l’année 1789 et les suivantes : elle se poursuit jusqu’à aujourd’hui, avec les complicités que l’on sait.

Le pays est littéralement émasculé, réduit en esclavage.

En 1831, Jules Michelet écrit :  » La Bretagne est une colonie, comme l’Alsace et les Basques, plus que la Guadeloupe ». Ce qui est la triste réalité : incluse dans la « nation » française contre son gré, elle est traitée d’une manière impitoyable, humiliée sans discontinuer, jusqu’à 1960 au moins. Malte Brun décrit joyeusement ce peuple de la manière qui suit : « Leurs habitudes, leurs coutumes, leur crédulité et leurs superstitions leur laissent à peine une place au dessus de l’homme sauvage ». Ces citations sont extraites des insultes raciales anti-bretonnes, qui en comportent au moins plusieurs centaines d’autres, jusqu’à aujourd’hui, et que la prétendue « république » laisse totalement impunies, lorsque les Bretons intentent des actions en justice. (Par Google : le scandale du racisme anti-breton, en tapant : insultes anti-bretonnes).

  • La Bretagne est interdite de s’intituler nation. Au lendemain de la Shoah de 1789, une seule, la Grande, l’Unique, l’Universelle, celle qui doit servir de modèle à l’univers, étend sa dictature à tout l’hexagone, la nation baptisée « française » ! C’est une pure fiction accouchée par les forceps. Les autres nations incluses dans le royaume de France – l’Alsace, le pays basque, la Lorraine, la Corse (« achetée » à la république de Gênes, puis occupée par les armées françaises), le Béarn …-, sont traitées de la même manière brutale et dictatoriale que la Bretagne, c’est à dire humiliées et acculturées, par un authentique processus de colonisation interne. Ces colonies internes existent toujours en tant que telles. La Corse seule est en train de se libérer.
  • Les Institutions – les Etats de Bretagne et le Parlement, principalement -, qui ont tant résisté aux entreprises du gouvernement royal des capétiens, de 1532 à 1789, sont abolies. Plus d’institutions bretonnes, plus de résistance possible : les Bretons étaient sujets des rois de France, ils deviennent des colonisés, ils doivent courber la tête, cette fois jusqu’au sol.
  • La Bretagne n’existe plus en tant qu’entité territoriale nationale. Elle est divisée en cinq départements « français », aux noms dissonnants, voire ridicules, dont « les Côtes du nord » (sic), et la Loire « inférieure » (resic), ces deux départements décidant de changer de nom au cours du vingtième siècle.
  • Le pouvoir français est représenté dans chaque département, par un « gauleiter » (…), sous le nom de « préfet », nommé et révoqué par la capitale étrangère, où il prend ses ordres. Les Bretons sont exclus des fonctions de responsabilité, sauf ceux qui collaborent. Sauf erreur de notre part, tous les préfets depuis 1789, à deux près, sont français : aucun Breton n’est digne d’accéder à ces charges : la « république » continue sur ce point les pratiques coloniales de la monarchie capétienne, qui n’avait jamais confié ni les fonctions de gouverneur, ni les fonctions d’Intendant ( gouverneur civil) à un breton, à une ou deux exceptions près, à des « collabos » de l’époque.
  • La législation bretonne est supprimée. Désormais, les lois applicables en Bretagne sont celles votées par les Français, sans aucun égard aux intérêts nationaux bretons..
  • La fiscalité bretonne est supprimée. Par une résistance opiniâtre, les Etats de Bretagne avaient, par rapport aux provinces françaises, réussi un exploit : les Bretons payaient deux fois moins d’impôts que les Français ! (Confere : le rapport Necker).
  • L’administration devient entièrement française, et entièrement soumise à Paris.
  • L’antique langue bretonne, objet de fierté pour ceux qui les érudits qui la cultivent et l’écrivent, est persécutée. Les langues nationales de la Sublime République, en particulier la langue des Bretons sont insultées, dégradées vulgairement au rang de patois, de jargons; elles sont culpabilisées, désignées pour ceux qui les parlent dans des termes dégradants. Les persécutions de notre langue bimillénaire sont maintenant abondamment décrites, notamment par mes publications : pour la France, c’est une honte rouge, abominable. (Confere : mélennec, l’assassinat de la langue bretonne; le bêtisier des langues). De nombreux pays, aujourd’hui encore, possèdent plusieurs langues officielles; à partir de la proclamation de l’ « invention » des droits de l’homme, la France n’en a qu’une : la langue française, décrétée universelle, et la plus belle de l’Univers, le plus subtil outil de communication imaginé par l’espèce humaine depuis qu’elle existe ! Plus de six mille langues dans le monde, les Français, ignares de la richesse de l’univers humain, n’en connaissent qu’une, n’en parlent qu’une – la leur -, et ont l’audace, ne connaissant pas celle des autres – pas une seule -, de proclamer leur supériorité linguistique ! … »
  • La névrose bretonne. J’ai décrit dans mes publications cette acculturation affreuse, et la honte de soi-même que le pays colonial a introduit dans nos têtes, dans celles de nos parents et de nos ancêtres à partir de 1789, phénomène accentué à partir de Jules Ferry, qui a instauré l’école obligatoire, c’est à dire l’officialisation dans nos écoles bretonnes de la religion française, humiliante pour les peuples autochtones, qui sont chez eux, pour certains d’entre eux, depuis plus de 2000 ans. (Cf. Mélennec, névrose bretonne).
  • L’achat des consciences par par le carriérisme. Pas un député breton, pas un sénateur n’est monté une seule fois à la tribune pour dénoncer les crimes commis en Bretagne. C’est à Nantes que la municipalité dirigée par Ayrault a fait ériger, le monumental mémorial à l’esclavage, pour plus de neuf millions d’euros, puisés dans les poches des contribuables. Dans l’immensité de l’esclavage mondial, à côté de Tombouctou, du Caire, Alger, Constantinople, Zanzibar, Gorée …. Nantes ne représente probablement plus de 1 pour 1000 de ce phénomène affreux, lié non au monde occidental, mais à l’humanité toute entière. Selon l’Onu, il existe encore plusieurs dizaines de millions d’esclaves dans le monde aujourd’hui. La ville de Nantes, M. Ayrault, n’avait pas besoin de cette humiliation supplémentaire : vous auriez été beaucoup mieux inspiré de faire édifier à Nantes, un immense mémorial aux atrocités commises par la France en 1793 et en 1794 : croyez bien que la Bretagne se souviendra de cela ! Plutôt quatre fois qu’une ! On écoutera avec stupeur les « discours » prononcés lors du refus réitéré de la France, en violation de la volonté de 75 pour cent des Bretons et des principes du droit international, de réintégrer Nantes et sa région dans notre territoire national. C’est affreux. Par la lâcheté de ses « élus », la Bretagne partage cette honte. Ecoutez sur Youtube, le « discours » de ce pauvre LE FUR, qui a été élu vice-président de l’assemblée nationale française, sûrement pas pour son audace dans la dénonciation des crimes de la France : on n’accède à ce type de fonctions qu’à la condition d’être bien gentil, c’est à dire docile :  il bafouille, il trifouille, il merdouille … Personne ne l’écoute, personne ne l’entend, on ricane sur les travées, on rit, on se gausse de lui, c’est à dire de nous .. C’est une vraie souffrance pour nous : les Français n’ont toujours  rien compris au problème breton, car personne n’a eu le courage de leur expliquer en quoi il consiste. (Quelques lecteurs français du Livre bleu, toutefois, m’ont fait part de leur consternation d’avoir été trompés par leur propre pays).

Après 1789, vient l’écrasement des cerveaux par le pays auto-proclamé « des droits de l’homme ». Avec une férocité rare, le pays de la Liberté lave plus blanc, comme Persil, Omo et autres marques de lessive. Le bilan est dramatique.

  • La culture de la honte. Dans mon enfance (1941-1951), on ne nous a laissé que la honte d’être Bretons, qui nous était d’ailleurs enseignée à l’école, comme étant liée définitivement à notre condition de ploucs. La Bretagne a été transformée, par les persécutions mentales, en Ploukistan occidental du pays qui prétend avoir inventé la Liberté.
  • Les injures anti-bretonnes. La liste des injures anti-bretonnes émanant de notre voisin est inimaginable. Vous lirez avec le plus grand intérêt une sélection de ces injures en tapant dans Google : Mélennec, injures anti-bretonnes. Il existe d’autres listes, plus complètes, notamment celle dressée par la site Bretaigne-Bretagne, qui commence à se répandre largement, comme il le mérite.
  • L’interdiction stricte de se revendiquer de l’antique patrie bretonne. Toute notion de patrie bretonne est écrasée par la France, même si elle subsiste dans les coeurs, dans les esprits, dans les chants populaires, partout. Le sentiment patriotique breton est lessivé, interdit, puni. La France-marâtre est l’objet d’un culte devenu officiel; elle est enseignée à cette époque, aux élèves des écoles comme une déesse. Cependant, avec quelle conviction nous chantons, dans la langue du colonisateur ou dans la nôtre, les chansons à la gloire de notre pays : « A qu’elle est belle, ma Bretagne ! », « Gwir vretonned » (Vrais Bretons), « Kousk, kousk, Breizh Izel bro dispar » (Dors, dors ma Bretagne …). Mais nous ignorons, à cette époque, l’hymne national breton le Bro gozh ma Zadou, aujourd’hui chanté partout, tandis que la hideuse Marseillaise disparaît peu-à-peu … Aujourd’hui, il suffit de contempler côte à côte les visages de François Hollande et de Jean-Marc Ayrault , pour être saisi de malaise, et pour comprendre à quel point les jeunes Français et les jeunes Bretons ont été abusés.
  • L’interdiction d’enseigner l’histoire de la Bretagne. A cette époque comme aujourd’hui, les Bretons ignorent tout de leur histoire. Les invasions françaises ? Les guerres brito-françaises de l’an 500 au 15ème siècle ? L’annexion de 1532 ? La suppression de notre vieille dynastie, de nos institutions ? La colonisation de notre justice par des magistrats français ? La nomination de « gauleiters » français en Bretagne – les Bretons étant exclus de ces fonctions -, sous des noms et titre divers (Gouverneurs, Intendants, Préfets aujourd’hui) ? Les contentieux permanents entre la Bretagne et la France ? Tout cela est scotomisé, supprimé, écrasé. Les Bretons n’ont plus d’histoire, plus de héros nationaux, plus de fêtes patriotiques à célébrer. Les colonnes infernales de 1793 et leurs massacres abominables, parmi les plus cruels de l’humanité, sont évoquées, certes, durant les cours d’histoire. Mais les massacres de Vendée et de Bretagne sont frelatés : l’enseignement imposé par Paris les approuve, les justifie : la patrie était en danger ! Ils ont été une nécessité pour sauver, non la patrie Bretonne, qui n’existe pas, qui n’a jamais existé ….. mais la patrie française !!!! On sait maintenant que les massacres de Nantes et de Loire Atlantique sont de même nature, mais en pire, par ceux perpétrés par Lénine, Staline, Pol pot. Ils sont identiques et aussi cruels que ceux des invasions arabes au 7ème siècle, turques, mongoles … Les hallucinantes horreurs commises sous nos yeux par Daech, surtout, permettent, par les photographies dispersées sur la toile, de savoir à quel genre d’ « exercices » les armées françaises des droits de l’homme se sont livrées pour réduire les Bretons et les Vendéens : têtes coupées, égorgements en série, enfants tronçonnés en morceaux, personnes vivantes jetées dans des fours – préfigurant les fours crématoires -, femmes enceintes écrasées sous des pressoirs à raisin, ventre ouverts avec des couteaux pour en extraire les foetus, et y mettre de l’avoine pour les chevaux : les nazis n’ont pas imaginé de pareilles horreurs, ce qui explique que le nom de Shoah bretonne a immédiatement été adopté, dès que ces abominations ont été portées à la connaissance du public par Internet.
  • La « Une et Indivisible » se classe , par les horreurs commises en Bretagne, parmi les grandes carnassières de l’histoire du monde. Qui saurait cela, si des auteurs comme Reynald Secher, Louis Mélennec, Louis-Marie Clénet et quelques autres, ne les avaient révélés au monde entier ? Sûrement pas par les écrits de M.M. Kerhervé, Minois, Croix et autres. Ni aucun de leurs élèves, châtrés de la vérité historique.

En savoir plus : http://bretagne-culture-histoire.webnode.fr/news/la-fin-de-lesclavage-de-la-bretagne/

Le sentiment patriotique breton a-t-il disparu durant la période coloniale postérieure à 1789 ? Pas du tout : notre chère marâtre a un besoin inextinguible de chair à canon. Pour ses guerres, ses colonies, ses conflits perpétuels avec ses voisins, l’Allemagne en dernier lieu. C’est donc le sentiment patriotique français qui nous est transmis et enseigné à l’école. Fait stupéfiant, on ose nous dire, n’étant rien d’autre que des ploucs, que notre patrie étant devenue la France, nous devons mourir pour elle ! Témoignage vrai : ce bon M. Lelay, mon instituteur en cours élémentaire de première année, nous décoche cela régulièrement en pleine poire. Il y croit, car il a été longuement contaminé par l’école de Jules Ferry, peut-être a-t-il servi dans l’armée française. De bonne foi, il nous fait chanter :

« La République nous appelle, sachons vaincre ou sachons périr,

Un Français doit mourir pour elle, pour elle un Français doit mourir ! »

L’esprit des enfants naïfs est friable. Lorsqu’on les appelle à la guerre, ils sont prêts, ils ont ingurgité la leçon. C’est ainsi que la Bretagne laisse sur des champs de bataille qui ne sont pas les siens, 200 000 morts dans la guerre française de 1914, près de 100 000 dans la seconde guerre mondiale. Une saignée effroyable, dont nous ne nous remettrons jamais. Tout Breton a perdu dans ces guerres un ou plusieurs de ses proches parents. On a pleuré dans les chaumières bretonnes, mais nul n’a osé protester : ces morts inutiles nous étaient présentées comme glorieuses, ce que nous rappelaient chaque année nos maires bretons, aussi ignares de notre histoire que nous l’étions. Le lavage des cerveaux, la destruction de notre identité, notre honte d’être nous mêmes ont atteint un tel degré de perfection, que nous ne nous apercevons de rien à l’époque : nous étions des ploucs, des vrais : un crime presque parfait.

Ce lavage des cerveaux des enfants par des « dirigeants » politiques criminels – des malades mentaux, en réalité – est connu depuis l’antiquité. L’histoire récente en offre de nombreux exemples : les « Marie-louise » de Napoléon Ier, les enfants coupeurs de tête de Daesh, les soldats envoyés au suicide par Khomeini en Irak, avec le promesse formelle d’aller au paradis pour salaire de leurs exploits, les enfants-soldats d’Afrique noire, envoyés à la mort, et exploités sexuellement, garçons et filles, comme des animaux (merci aux contempteurs de l’esclavage européeen, eux qui ont fait bien pire, et pire que le pire), les jeunes kamikazes japonais, qui n’avaient pas vingt ans, et qui partaient au combat, pour la plupart, la peur au ventre, et sans aucun désir de mourir pour leur Empereur ….

C’est ainsi que les hommes de l’Ile de Sein, célèbres par le fort contingent qu’ils fournirent à Charles de Gaulle à Londres, après l’appel du 18 juin 1940, furent trompés par la propagande ininterrompue déversée sur eux par lavage des cerveaux, depuis 1789 : ayant quasiment perdu toute notion de leurs origines bretonnes d’outre-Manche, totalement privés de tout accès à leur véritable histoire nationale, ils avaient – comme leurs pères, leurs grand-pères, leurs arrière-grand-pères – et comme les miens – été totalement intoxiqués, manipulés mentalement : ils se crurent français, et, se croyant français, ils répondirent à un appel camouflé en déclaration patriotique, par conviction certes, et non sans courage – ce qui n’est pas nié -, qui ne les concernait pas, car leur nation – la Bretagne -, n’était en aucun cas la France. Voilà maintenant que la plupart connaissent leur véritable identité, et leur histoire. Ces hommes de la mer, aguerris et durs au mal par l’environnement terrible dans lequel ils vivent, sont des recrues magnifiques pour faire renaître leur vrai pays, la Bretagne. Notamment pour réintégrer dans son territoire national Nantes et sa région. On attend qu’ils se montrent, cette fois dans le bon combat.

Les esclaves, accoutumés à leur condition servile, croient que l’esclavage est dans la nature des choses, et ont du mal à se débarrasser des marques au fer rouge incrustées sur leur peau : ce fait est connu, dans toutes les populations serves. Les Juifs en savent quelque chose, eux qui ont trainé cette condition pendant deux mille ans, et en gardent des traces dans leurs circonvolutions cérébrales. Avoir une condition définie, un « statut », quels  qu’ils soient, avoir la possibilité de se définir par rapport à quelque chose, crée l’illusion d’une sorte de « confort », même si cette condition est ignoble : voyez les parias de toutes les nations, en particulier ceux de l’Inde et du Japon. Les Bretons sont esclaves de la France, le pays colonisateurs; Quelques-uns le savent; les autres, ayant intériorisé les insanités « hystoryques » qui leur sont infligées dans les écoles bretonnes sous « mandat » français – c’est à dire dans toute l’université, sous forte influence marxiste – fonctionnent mentalement sur ce schéma imposteur : la France est immortelle puisqu’elle n’a pas d’origine historique, puisqu’elle a existé de tous les temps ! Elle a tout inventé : la Liberté, la Civilisation, la littérature, la langue la plus belle du monde, quoi encore ? Pourquoi pas le fil à couper le beurre ? Les Bretons doivent donc se sentir honorés qu’on soit venu les chercher dans la fange dans laquelle ils baignaient, qu’on se soit incliné pour les cueillir dans le ruisseau, en primitifs qu’ils étaient ! Ils étaient les survivants de Cro-Magnon, la France généreuse, s’abaissant jusqu’à eux, d’animaux qu’ils étaient, en avait fait presque des êtres humains. Qu’on ne croie pas qu’il s’agit ici d’exagérations. Les insultes dont on agonit les Bretons, jusqu’à ces toutes dernières années, sont inimaginables. Voici quelques exemples répugnants, qu’on complètera en tapant dans Google ces deux mots : injures anti-bretonnes, au besoin en les faisant précéder du nom propres Mélennec, puisque nous sommes de ceux qui tiennent cette liste à jour :

………………. A compléter ………..

  • La névrose bretonne. J’ai décrit dans mes publications cette acculturation affreuse, et la honte de soi-même que le pays colonial a introduit dans nos têtes, dans celles de nos parents et de nos ancêtres à partir de 1789, phénomène accentué à partir de Jules Ferry, qui a instauré l’école obligatoire, c’est à dire l’officialisation dans nos écoles bretonnes de la religion française, humiliante pour les peuples autochtones, qui sont chez eux, pour certains d’entre eux, depuis plus de 2000 ans.
  • L’achat des consciences par par le carriérisme. Pas un député breton, pas un sénateur n’est monté une seule fois à la tribune pour dénoncer les effroyables violations du droit en Bretagne. C’est affreux. par la lâcheté de ses « élus », la Bretagne partage cette honte. Ecoutez sur Youtube, le « discours » de ce pauvre LE FUR, sur le « rattachement » de la Loire Atlantique à la Bretagne, lui qui a accepté d’être vice-président de l’assemblée nationale française, ce qu’il considère sûrement comme un honneur : il bafouille, il trifouille, il merdouille … Personne ne l’écoute, personne ne l’entend …On ricane sur les travées, on rit, on se gausse de lui, c’est à dire de nous .. C’est une vraie souffrance pour nous : toujours le mêmes, les Français : ils n’ont rien compris ..
    L’assassinat d’une nation est l’un des pires crimes que les êtres humains puissent commettre. Tuer une nation, c’est assassiner une très vaste et très vieille famille, celle de tout un peuple partageant la même identité, la même culture, les mêmes valeurs, et la même foi dans cette identité depuis des siècles, souvent davantage. Les manoeuvres d’extirpation de cette identité des cerveaux triturés sont affreusement douloureuses, humiliantes, psychiatrisantes pendant des générations. Les Bretons en témoignent. Il n’est que de penser à l’oeuvre « civilisatrice » des Espagnols en Amérique centrale et en Amérique du sud, à l’oeuvre « civilisatrice » des colons anglais en Amérique du nord, à celle des Chinois au Tibet – tant admirée par le génie de l’humanité souffrante, M. Jean-Luc Mélenchon -, à celle des Français en Bretagne, à celle des députés et des sénateurs « bretons » que l’on sait. Dans ce genre particulier, pour réussir l’exploit, il faut y mettre une perversité singulière, qui relève de la pathologie mentale des nations. La France carnassière a fait preuve dans cette singulière espèce, de talents exceptionnels. S’il y avait une distribution des prix, ce pays autoproclamé « inventeur des droits de l’homme », serait parmi les champions du podium, aux côtés des Arabes, de la Turquie, de l’Espagne, de la Chine. Aujourd’hui, par bonheur, presque tout le monde est au courant. Exposant ces faits, à l’issue de son émission sur L’assassinat de la Bretagne (cf. Lumière 101, mélennec), le Corse Jean-Luc de Carbuccia a conclu :« Ces atrocités se paieront un jour ».

IV – NAISSANCE, MORT, RENAISSANCE DES NATIONS.

Les nations, comme les civilisations naissent, vivent, et meurent. Mais elles peuvent aussi renaître, parfois après un long sommeil, une longue léthargie, principalement lorsqu’elles ont été conquises, détruites, et empêchées de vivre. La Bretagne est une illustration vivante de cette réalité. Mais non la seule, loin s’en faut ! Des centaines d’exemples dans le monde peuvent être cités …

 

COMMENT LES PETITES NATIONS SE REUNISSENT – OU SONT REUNIES -, POUR FORMER DES ENSEMBLES NATIONAUX BEAUCOUP PLUS VASTES.

 

Le cas de la France.

Le texte qui suit a été publié en 2008, sous le titre : « Nation française, nation bretonne ». Il est republié en 2016 : il n’a pas pris une ride.

 

Quelques citations liminaires de Marcel Planiol vont éclairer le débat :

« Au moment ou elle a succombé, la Bretagne constituait réellement un Etat à part, JOUISSANT DE TOUTES LES PREROGATIVES DE LA SOUVERAINETE. »

« Le pouvoir législatif s’exerçait à l’intérieur du Duché d’une façon souveraine et INDEPENDANTE. Celui du roi de France S’ARRETAIT AUX FRONTIERES de la Bretagne.  »

« On ne pourrait citer UNE SEULE ORDONNANCE ROYALE qui ait reçu son exécution en Bretagne. Le roi ne manquait aucune occasion de « tâter » le terrain: il n’éprouvait QUE DES ECHECS ».

 » Les relations de la Bretagne avec la France ont souvent été mal comprises, SURTOUT HORS DE BRETAGNE. Les Ducs ont succombé : NATURELLEMENT, L’HISTOIRE N’A PLUS ENTENDU QUE LA VOIX DE LEURS ADVERSAIRES ».

(Marcel PLANIOL, Histoire des Institutions de la Bretagne, tome 3, pages 51 et 71; tome 5, page 4. Mayenne, 1981 et 1984)

La nation française, contrairement à ce qui continue à être enseigné par les ignares de service, est très récente. Ceux qui ont lu l’hebdomadaire l’Express (en date du 24 juillet 2008, page 65), auront eu la confirmation qu’on enseigne encore dans les facultés bretonnes que « l’idée de nation indépendante n’a pas de sens au 15 ème siècle ».

Le corollaire de cette proposition, qui   n’est pas énoncé – je pense qu’on n’a pas osé le faire – est celui-ci:  « la Bretagne ayant été engloutie par la France à la suite des invasions de 1488 et de 1491, et ayant, de ce fait, disparu de la scène internationale, ne peut avoir été une Nation puisque les Nations n’existent pas encore ».

Je concède à l’ auteur que ce qu’il écrit EST VRAI POUR LA NATION FRANCAISE. Comme le reconnaissent tous les spécialistes en sciences politiques et en droit international, ainsi que les historiens spécialisés (Colette Beaune, Mollat du Jourdain, Fr. Olivier Martin, Suzanne Citron, Pierre Chaunu, Philippe Némo…),  personne ne reconnait la qualité de nation à « la » France – celle que l’on dénomme actuellement « l’hexagone », avant  le 16 ème siècle.

Le « royaume de France » existe, il est vrai, au plan théorique – ou, plus exactement, fantasmatique -, lorsque Hugues Capet ceint la couronne, en 987. C’est, tout au plus, « une sorte de mythe, conservé dans l’esprit du roi, de ses serviteurs, et de quelques gens d’église », écrit Charles Petit -Dutaillis, dans son ouvrage « La monarchie féodale en France et en Angleterre » (Albin Michel, Paris, 1971, page 16); une « séquelle », purement intellectuelle, ne répondant à rien ni au plan géographique ni au plan politique, du partage de l’immense empire carolingien, scindé en trois en 843 par les fils de Louis le Pieux, auxquels échoient la « Francia occidentalis  » (pour Charles le Chauve), la « Francia orientalis » (l’Allemagne actuelle, pour Louis dit « le Germanique »), la Lotharingie » ( longue bande de terre s’étendant de la mer du nord au nord de l’Italie », pour Lothaire) (K.F. Werner, Les origines, Paris, page 459).

En 987, « La France » ne désigne qu’un territoire exigu, qui dépasse à peine les limites du diocèse de Paris, représentant un espace allant, grosso modo, de Senlis à Orléans, c’est-à-dire l’équivalent de un ou deux départements actuels. On est très loin de ce que sera le royaume « réel » quelques siècles plus tard, après ses agrandissements successifs, aux dépens des principautés voisines.

Hugues, considéré comme le fondateur de la dynastie capétienne – à laquelle il faut bien assigner un début, ce qui n’est pas choquant en soi -, exerçant son autorité sur un pays aussi exigu, porte un titre pompeux, mais il n’est rien d’autre qu’ un principicule. Il y a accord total de tous les historiens sur ce point. Navrant pour l’égo surdimensionné des Français. mais strictement exact.

Le « royaume » se construit par des apports multiples et successifs, tant au plan territorial qu’au plan de la doctrine, au fil des guerres, des invasions des pays voisins, des mariages, des héritages, des achats de seigneuries voisines (Olivier Martin, page 315: méthodes d’extension du domaine).

L’UNE DES METHODES LES PLUS CONFORTABLES pour s’enrichir aux dépens d’autrui, consiste à prétendre que le roi capétien, en s’emparant des territoires jouxtant ceux qu’il contrôle effectivement, détenus par d’autres Princes,  ne fait que  » rentrer chez lui »: il ne fait que  » récupérer » ce que d’autres ont dérobé à ses ancêtres ou à ses prédécesseurs. Les Carolingiens ayant régné sur ces principautés jadis, les capétiens – prétendent-ils – sont leurs héritiers. Donc, cela fait partie de leur héritage naturel, qui a été dérobé autrefois par des princes sans aucun droit, à la faveur de l’éclatement de l’Empire. Ce qu’on dénomme, élégamment, « le démembrement » de la puissance impériale. Avec une bonne armée, on arrive très bien à faire celà. Dès lors, les principautés entourant le minuscule « royaume » des capétiens, ont vocation naturelle à réintégrer la patrie-mère.  Lorsque l’invasion ou l’annexion est faite et parfaite, que le gouvernement local a été détruit, que les hommes de mains de l’envahisseur ont remplacé les « originaires » dans les postes stratégiques, que des « collabos » locaux ont été recrutés en nombre suffisant, le piège se referme, souvent d’une manière définitive.

Ce n’est pas une invention géniale. Elle est de tous les temps. C’est en vertu d’un raisonnement analogue – une très vague allégeance de pays voisins, à une époque floue et si possible non identifiée -, que le Maroc occupe actuellement le Sahara occidental , et que la Chine exerce des exactions abominables, au vu et au su de tous, sur les misérables populations tibétaines (et bien d’autres, sans doute).

Vient ensuite la théorisation et la justification pseudo-intellectuelle du procédé par lequel on peut voler les autres, sans s’exposer à aucune peine. Les conseillers de l’entourage royal  consolident, avec habileté, l’idée que les Capétiens sont les héritiers des Carolingiens – ce qu’il ne sont pas -, et que le royaume agrandi n’est rien d’autre que le reconstitution de l’ oeuvre territoriale de ceux-ci, en particulier de Charlemagne. Par « strates », successives, le mythe se complète, s’ajoutant à d’autres aussi mal fondées au regard de la vérité, et prend consistance, au point d’être considéré comme le reflet de la réalité historique. Ainsi, lorsque la France s’emparera de la Lorraine, de long siècles plus tard, Louis XIV écrira dans ses mémoires cette phrase stupéfiante: « C’était l’ancien patrimoine de nos pères; qu’il était beau de le joindre au corps de la monarchie, dont il avait été longuement séparé (!) » (Michel Déon, Louis XIV par lui-même, Paris, 1983, page 156).

Dès le onzième siècle, la dynastie étant devenue plus crédible et plus solide, on assigne  au royaume théorique sur lequel les descendants de Hugues Capet sont censés régner, des limites beaucoup plus larges que le royaume réel : au Nord la Manche, au sud les Pyrénées, à l’Ouest l’Océan Atlantique, à l’Est l’Empire, délimité par l’Escaut, la Meuse, le Rhône (toute la rive gauche du Rhône, en particulier le Dauphiné et la Provence, sont hors du royaume) ( voir, en particulier, Suzanne Citron, page 113). Les conseillers du roi capétien tentent de faire accroire que le royaume  minuscule des descendants de Hugues coïncide, en réalité, avec le « lot » qui fut attribué à Charles le Chauve par le partage de Strasbourg de 843, la vaste « Francia occidentalis », dont les limites, précisément, sont celles indiquées ci-dessus. C’est une imposture, inventée à postériori par l’abbé de Fleury, dans la deuxième moitié du 11 ème siècle. Elle estingénieuse, dans la mesure ou elle donne légitimité aux rois capétiens, en leur permettant, pendant des siècles, de s’étendre aux dépens des princes périphériques, supposés avoir « volé » à la monarchie des territoires qui ne leur appartiennent pas (Suzanne Citron, page 127; Colette Beaune, page 417). C’est la fameuse théorie du « démembrement du royaume » par les Comtes, Ducs et Princes locaux, plus ou moins assimilés à des bandits de grands chemins, auxquels l’équité commande de « rendre gorge », c’est à dire de restituer à la Monarchie ce que leurs ancêtres s’approprièrent, jadis, d’une manière frauduleuse. La puissance militaire de la France s’accroissant au fil du temps – surtout depuis Louis XI, qui décède en 1483 -, la théorie produit ses effets, puisque personne n’a plus la force de démontrer son absolue fausseté.

La réalité est beaucoup plus simple: lorsque la dynastie carolingienne se délite et se dissout, au point de ne plus pouvoir administrer les très vastes territoires qu’elle a jadis conquis et possédés (9 ème et 10 ème siècles), l’autorité renait comme elle peut, là ou elle le peut, sur des entités plus petites, déjà cohérentes, ou bien créées par les nouveaux souverains locaux : ici un Comte, là un Duc, plus loin un vicomte, un Prince, etc. Ces nouveaux souverains organisent le pouvoir dans leur sphère d’action, mais en aucun cas ne « dérobent » à la dynastie disparue ou émasculée, devenue incapable de gouverner et de conserver ses vastes possessions, quoi que ce soit.

Il est très important, en me répétant d’une manière voulue, d’insister sur le fait que c’est sur le fondement de pures affirmations, ne correspondant à aucune réalité juridique, que la Chine, maîtresse de forces armées colossales, martyrise actuellement le Tibet, que le Maroc occupe le Sahara occidental, et que la France, parvenue au contact des frontières bretonnes sous Louis XI, se prépare à précipiter ses armées sur la Bretagne, en inventant de toutes pièces de prétendues raisons, mensongères, qui ne prendront consistance que par les invasions armées meurtrières, qui, une fois faites et parfaites,  INTERDIRONT DESORMAIS AUX BRETONS, comme Planiol le résume ci-dessus en une phrase admirable, d’écrire normalement leur histoire, jusqu’à ce jour.

Au stade dont il est question ici (13 ème, 14 ème, 15 ème siècles), l’ ensemble dominé par les descendants capétiens, est bien loin de constituer une nation. Il est pluri-ethnique et pluri-national. Comme le fut jadis la Gaule, laquelle n’a jamais constitué UNE NATION, comme on l’enseignait dans mon enfance à l’école (Christian Goudineau, Regard sur la Gaule, Paris 2007, page 70). Comme les Sénégalais et les populations de l’Afrique noire, qui devaient, à peine de coups de règle sur les doigts, se référer à « nos ancêtres les Gaulois » (!!!), ma première leçon d’histoire, apprise par coeur à l’âge de six ans, d’un culot inoui, était ainsi libellée: « En ce temps là, la France s’appelait la Gaule (!!!!!) » : c’est ainsi que mes lointains ancêtres et moi même sommes entré d’un coup dans la Francité, plus de mille ans avant que la France existe!!! Je n’ai pas eu le droit de protester. Et d’ailleurs, sur la base de quel argument??? C’était l’article premier du catéchisme français, le moins contestable de tous, celui écrit pour cela par le célèbre historien Lavisse, qui connaissait fort bien la vérité, mais qui mentait d’une manière consciente, pour domestiquer et laver à grande eau les cerveaux des enfants des écoles. Qui croira, moi qui fut pourtant un écolier puis un étudiant assez éveillé, que j’ai été maintenu dans cette absurde croyance pendant plus de vingt cinq ans  ?????? J’ai honte d’en faire l’aveu : j’ai cru à ces balivernes.

A l’OUEST, LA PENINSULE ARMORICAINE RESTE TOTALEMENT A L’EXTERIEUR DU MONDE FRANC (Suzanne Citron, page 113). La principauté capétienne est constituée essentiellement, dans ses débuts, par les provinces » centrales » de la France actuelle, jouxtant l’Ile-de- France. Ces provinces deviennent réellement françaises, le temps faisant son oeuvre, par extension du domaine royal, d’une manière progressive, après leur rattachement, par achat, mariages, confiscations, conquêtes (l’ile- de- France, l’Orléanais, la Champagne, la Normandie, l’Anjou, le Maine….).

Les provinces « périphériques », tout en reconnaissant l’autorité théorique du roi de France – théorique parce que ce personnage lointain et quelque peu fantomatique n’y exerce de prérogatives que d’une manière très progressive, le pouvoir réel restant jusqu’à Louis XI entre les mains des Princes locaux -, n’ont pas de sentiment d’appartenance français, partagées qu’elles sont entre l’appartenance tantôt à la France, tantôt à un autre pays (l’Angleterre: Guyenne et Normandie; Etats Bourguignons: villes de la Somme et Artois; Empire: la Franche comté (comté de Bourgogne); l’Alsace, la Lorraine font partie de l’Empire… Leur identité réelle, à cette époque, n’est encore ni française, ni anglaise, ni bourguignonne; elle est celle qui résulte de leur propre histoire, pluricentenaire. Il y a bien des nations dans le royaume de France, mais celles situées à la périphérie ne sont pas françaises.

CE N’EST PAS A DIRE QUE LA NATION FRANCE N’EXISTE PAS. « La » Nation française, celle qui se sent telle parce que ses « Princes naturels » sont les Capétiens, et qui vit de la même existence sous leur autorité depuis des siècles, développe, au fil des évènement un sentiment de solidarité entre provinces appartenant à cet ensemble, et de fidélité  dynastique au prince qui les gouverne (Colette Beaune, page 417). Elle n’est constituée, au début du 15 ème siècle, que par les provinces centrales mentionnées plus haut. Les autres sont dans une situation indécise; elles sont dans l’éventualité, au fil des évènements, des guerres, des conflits incessants entre les puissants, de se rattacher, le cas échéant, physiquement, et affectivement au pays qui s’en emparera durablement, ballotées qu’elles sont entre les uns et les autres,  comme ce sera le cas, beaucoup plus tard, pour l’Alsace, tour à tour terre d’Empire, puis française, puis allemande, puis française à nouveau (Voir notamment: Jean Ritter, L’Alsace, Presses Universitaires de France, Paris, 1985).

L’INSTABILITE DE CE QUI COMMENCE A RESSEMBLER A CE QUE LA FRANCE va devenir, est considérable, le royaume, souvent envahi, étant menacé de désintégration, d’éclatement, sous la menace des invasions, ou de forces centrifuges, lorsque les princes territoriaux sont suffisamment puissants pour menacer et se faire craindre du roi, tout en affectant de respecter sa suprématie.

Beaucoup ont oublié – à supposer qu’ils aient  jamais eu connaissance des faits -, que du temps de Louis XI, Charles le Téméraire, Duc de Bourgogne, à la tête d’un « conglomérat » de provinces fort diverses, s’étendant du duché et du comté de Bourgogne (la Franche Comté actuelle), à le mer du Nord (incluant l’actuelle Belgique et les pays Bas), a failli être sacré roi par l’Empereur du Saint Empire Frédéric III. Si cela s’était fait, le nouveau royaume aurait probablement porté le nom de Lotharingie (voir la passionnante relation de son contemporain Thomas Basin, dans son Histoire de Louis XI, Les Belles Lettres, Paris 1972, livre IV, page 172; ainsi que l’ouvrage de Bertrand Schnerb, L’Etat bourgignon, Paris 2005, page 417). Au moment de la mort du Téméraire (en janvier 1477, l’année même de la naissance d’Anne de Bretagne, six ans avant la disparition de Louis XI), les « Etats Bourguignons », par un mécanisme similaire à ce qui se passe partout ailleurs ou les peuples se soudent et développent une identité commune,  sont en voie de constituer une Nation authentique – la nation bourguignonne -, qui s’effondrera avec la chute du Duc de Bourgogne, allié précieux de la Bretagne, alors qu’un sentiment national est déja très perceptible, au moins dans certaines parties des vastes territoires dont il est devenu, à la suite de ses ancêtres le « Prince Naturel », comme on le dit à l’époque. (Nota: depuis toujours, de la même manière, le Prince Naturel des Bretons est le Duc de Bretagne, en aucun cas le roi de France, QUI EST LE ROI D’UN PAYS EN TOUS POINTS DISTINCT DE LA BRETAGNE; références INNOMBRABLES). Identiquement, fait quasi ignoré, les provinces du sud du royaume (grosso modo: les seigneuries du massif central et la Provence), ont failli être détachées de la France, au début du 16 ème siècle, pour constituer, après les défaites de François I er par Charles Quint, un royaume propre au profit du connétable de Bourbon, la couronne de France devant revenir à Henri VIII d’Angleterre, les provinces de l’est à l’Empereur Charles Quint (Henry Lemonnier, Henri II, Taillandier, Paris 1983, page 56).

LA FRANCE NE COMMENCE A DEVENIR GEOGRAPHIQUEMENT « STABLE’, et à ressembler à ce qu’elle est actuellement, par des acquisitions territoriales diverses, que très tardivement, à partir de Louis XI (mort en 1483), Charles VIII (mort en 1498), de Louis XII (mort en 1515). Désormais rattachées, jusqu’à aujourd’hui, à la France actuelle, ces provinces, vivant toutes des existences assez similaires  autour des princes Capétiens, et soumises de plus en plus au gouvernement centralisé créé par eux, se mettent alors, PROGRESSIVEMENT, à développer, tout en conservant pour certaines une « personnalité » forte, ainsi que des régimes juridiques et fiscaux particuliers (le Languedoc, la Provence…), un sentiment de « parenté », voire de solidarité, qui devient, par la force des choses, un « sentiment d’appartenance » commun, très fort autour de l’Ile- de-France et des provinces » centrales », de plus en plus « dilué » à mesure que l’on s’éloigne de Paris et de la vallée de la Loire, ou séjournent souvent les rois.

LA BRETAGNE, qui n’a jamais ressenti d’ autre SENTIMENT D’APPARTENANCE QUE BRETON  (ce fait est certain, en aucun cas une hypothèse d’école), doublé d’une haine farouche pour ceux d’en face, est un Etat totalement souverain, jusqu’aux invasions militaires françaises de 1488 et de 1491 (Cf les références précitées du traité de Marcel Planiol). Quoiqu’envahie, occupée, subordonnée politiquement et militairement, muselée après la mort d’Anne de Bretagne en 1514, elle reste « province réputée étrangère », et continue à jouir d’un statut spécial jusqu’en 1789,  qui lui confère une autonomie assez large, qu’il a bien fallu lui accorder, en raison de la violente et foncière hostilité des Bretons à l’égard de leurs ennemis millénaires, les Français. (En fait, les « garanties » solennellement proclamées par la France en 1532, à l’occasion du faux traité d’Union entre les deux Pays),  SONT CONSTAMMENT  VIOLEES, en particulier par le biais d’ extorsions de fonds considérables, dont Marcel Planiol a donné un bilan provisoire (tome 5, pages 95 et suivantes; impressionnante thèse de Yves Bonvallet sur le sujet, sous le titre: Des contraventions au « Traité » d’Union entre la Bretagne et la France de 1532 à 1715; Paris, 1942). Ceci dans l’attente des thèses plus complètes qui seront ORDONNEES PAR LES PROFESSEURS D’HISTOIRE DANS LES FACULTES QUE NOUS ENTRETENONS AVEC NOS DENIERS, lorsqu’ils se seront « libérés » totalement des contraintes de toutes sortes qui pèsent sur eux. Pratiquement AUCUN des Bretons qui réclament à cor et à cri un statut d’Etat Libre pour la Bretagne n’a lu ces travaux, ce dont je me suis assuré par une enquête, ce qui me semble plus que regrettable. La refondation de la Bretagne suppose une doctrine, un corpus de principes sains, et d’une honnêteté irréprochable, dont l’élément le plus important, je le répète, n’est pas la langue, mais l’histoire; même si la valeur de la langue comme symbole est considérable, et si son enseignement doit être poussé aussi loin que possible, jusqu’au point ou en sont les Flamands, qui ont vécu la même humiliation que nous, que nous, mais qui, eux, osent en tirer les conséquences.

LA « REVOLUTION » DE 1789,  PAR LES VIOLENCES SAUVAGES ET LES ATROCITES que l’on sait,  dignes des plus exécrables abominations de l’histoire de l’Humanité, décrète qu’aux lieu et place de ces pays dont chacun possède sa personnalité propre, et qui sont, pour les les plus anciens, d’ authentiques nations, orgueilleuses de leur antiquité (les Bretons, les Basques ….), artificiellement « scotchés » par le fait d’ avoir vécu sous des rois communs, sont maintenant soumis à une tyrannie. Sans être consultés, ils sont précipités tout d’un coup, dans une seule et même entité, dans ce ce que l’on affirme être une  même nation, LA NATION FRANCAISE. Celle-ci n’est pas la leur, ne l’a jamais été, et ne pourra jamais l’être; elle leur est étrangère, elle désigne la nation des Français, en aucun cas celle des Bretons….. (Ce que Nicolas Sarkosy a cru, sous la plume de l’un des rédacteurs de ses discours officiels, énoncer sous cette forme absurde : « En France, c’est l’Etat qui crée la Nation »; aveu terrible, par lequel est affirmé d’une manière solennelle que ni les Basques, ni les Corses, ni les Bretons, ni les Alsaciens, ni les Flamands n’ont jamais adhéré de leur propre volonté à une nation autre que la leur).

Dans leurs cahiers de doléances, quasi unanimes, en 1789, les Bretons ont exigé le maintien de leurs Institutions, et DE SE GOUVERNER SANS INGERENCE ETRANGERE. Leur propre nation, source de fierté et d’ amour, selon les excités de Paris, N’EXISTE PAS, elle n’a jamais existé !!!!!. Stupéfaits, ils apprennent qu’il n’existe plus qu’une seule langue « nationale », CELLE DE CELUI QUI A LA LA CRUAUTE DE FRAPPER LE PLUS FORT et de l’imposer par la brutalité, au nom d’une prétendue « supériorité » et d’une « universalité » qui n’ont existé que dans l’esprit dérangé de leurs thuriféraires : le français. Là est l’origine de CETTE PRETENDUE LANGUE UNIQUE POUR LES PEUPLES DE CE QUI EST DEVENU UN HEXAGONE,  ET PAS AILLEURS.

L’une des énormités qu’il faut rappeler sans cesse, qui côtoie d’autres du même, oeuvre de deux ou trois dérangés mentaux: « UN PEUPLE LIBRE NE PEUT QUE PARLER LA MEME LANGUE » (!!!).

Voilà les libertés qu’enseigne la Nouvelle France, née dans des cerveaux malades : la destruction de celles des autres. C’est un coup de force inoui, une IMPOSTURE, sous laquelle on tente encore de nous faire vivre, en 2008 ! (Et en 2016 !). Les titulaires du nouveau pouvoir, avec leurs forces armées, font payer chèrement le prix des manquements à la nouvelle doctrine (une religion séculière, en réalité, comme le fut la marxisme), à ceux qui prétendent conserver leur identité, leur fierté nationale, leurs franchises et leurs Libertés.

Pour nous Bretons, deux « expériences » « révolutionnaires », terrifiantes encore aujourd’hui, et de nature à se faire dresser les cheveux sur la tête restent « incrustées » dans les esprits: celles infligées aux populations innocentes par le boucher CARRIER, et par le boucher Westermann.

……….

IL EST EXACT QUE LE REGIME ANCIEN était vermoulu, dépassé, injuste, arbitraire, incapable de se réformer. Il fallait, impérativement, reconstruire la société sur des bases plus justes. Les privilèges, partagés par une caste, devaient être abolis. Les Bretons l’ont dit, dans leurs remontrances tout au long du 18ème siècle, et dans leurs cahiers de doléances avant que se réunissent les Etats généraux en 1789. Ils avaient qualité pour le faire, eux qui, dès le Moyen-âge ont bénéficié d’une véritable monarchie constitutionnelle, et dont le régime, très largement consultatif et consensuel, disposait d’un authentique Parlement (le Général Parlement de Bretaigne) (Planiol, tome 3, page 94), qui préfigurait un véritable régime parlementaire, plusieurs siècles avant leurs voisins Français, qui ne connaitront un tel régime, domestiqués par un régime absolutiste jusqu’en plein 19 ème siècle, qu’à l’avènement de leur troisième République, en 1870.

Les Bretons ont réclamé des réformes Majeures dans leurs remontrances au roi de France, pendant tout le 18 ème siècle! (Louis Mélennec, mémoire de DEA, pages 33 et 34; voir les références citées, et toutes celles qui dressent l’inventaire des cahiers de doléances des Bretons en 1789, qui sont  d’une très grande modernité quant aux réformes demandées au roi de France, mais qui ne cèdent rien sur l’antiquité et le bien fondé de leurs propres institutions, par lesquelles ils ont préservé et défendu becs et ongles des Libertés que n’ont jamais connu les Français). Dresser la liste des droits de l’homme était nécessaire. Les rédacteurs de la Déclaration Universelle l’ont fait avec un talent exceptionnel (Stéphane Rials, La déclaration des droits de l’homme et du citoyen, Collection Pluriel, Paris, 1988).  Mais que la France se les attribue à elle même, pour  en faire un tremplin pour tenter de se propulser dans l’Univers sur le fondement d’un mensonge absurde, alors qu’ils sont énoncés par les philosophes antiques,  plus encore par le Christianisme, et pratiqués, pour certains d’entre eux, par plusieurs pays européens (la Grande Bretagne, les Pays Bas …) relève d’une boursoufflure ridicule, d’ailleurs dénoncée par des historiens actuels de grande qualité (comme Albert Soboul, par exemple: voir son ouvrage sur La révolution française, Editions Gallimard, collection Tel, Paris 1996, pages 530 et suivantes: L’Etat bourgeois).

Le triste résultat obère encore la pensée de nombreux intellectuels français, qui croient que cette sottise est la vérité, et qu’ils appartiennent à la géniale Nation qui a apporté la lumière au monde, et a délivré l’Univers ! D’ou les tirades ridicules qu’on peut encore lire sous leurs plumes ignorantes, ou dans des enceintes prestigieuses comme celles de l’ONU.

Alors que Marcel PLANIOL, le plus grand connaisseur – de loin – du doit médiéval breton, affirme: « Au Moyen âge, le droit de la Bretagne contient déjà en germe ce que l’on appellera LES DROITS DE L’HOMME », ni les révolutionnaires (surtout pas !), ni le Directoire, ni le Premier empire, ni la Restauration, ni la Monarchie de juillet, ni le Second empire (qui prend fin en 1870), n’appliqueront ces principes, ni de près, ni de loin. C’est la troisième république qui commencera à les sortir timidement des tiroirs. Le régime féodal, devenu anachronique et choquant, a disparu par sa volonté de se saborder lui-même le 4 aout 1789, non par la vertu des révolutionnaires (sauf au tout début, il est difficile de trouver parmi eux autre chose que des personnages d’une grande vulgarité morale: Talleyrand, ex-évêque, Fouché, etc).

Il y a seulement trois ou quatre ans, la France ayant réclamé de juger sur son territoire un terroriste, s’est vue répondre par la Grande Bretagne (pays duquel nous, Bretons, sommes venus au 5 ème siècle): « c’est impossible; LA FRANCE N’OFFRE PAS LES GARANTIES JUDICIAIRES NECESSAIRES POUR QUE NOUS PUISSIONS VOUS CONFIER CETTE PERSONNE » (Le journal Le Monde vous fournira les références précises). Cependant, c’est au nom des Principes de la Liberté que les armées révolutionnaires, avec leurs canons et leurs baionnettes vont porter le joyeux message dans toute l’Europe !

Les crimes commis en 1789 et durant les années qui ont suivi, par le fait, principalement, des nombreux malades mentaux que comptaient les « révolutionnaires »(Robespierre, Fouquier Tinville, Westermann, Carrier et de nombreux autres), restent des crimes, et doivent considérés comme tels. Bâtir une religion « nationale » sur cette imposture, et prétendre que l’on a « inventé » les droits de l’homme, alors que, face à l’Angleterre qui a fait passer en actes les principes de la Magna carta (= la Grande Charte), le « Bill of rights », et autres textes, est stupide.

La Bretagne, quant à elle, possède une authentique monarchie parlementaire déja largement avancée dès le Moyen âge (Planiol, tome 3, page 94; Dupuy, Histoire de la Réunion de la Bretagne à la France, tome 2, page 289; Louis Mélennec, nombreuses chroniques publiées par l’Agence Bretagne Presse).  » Ce système contient en germe TOUTES LES LIBERTES POLITIQUES, qui s’y développent peu à peu d’une manière naturelle », dit Marcel Planiol, tome 3, page 94). Les lois bretonnes, dès cette époque, sont déja réputées comme l’oeuvre de la nation toute entière (idem, tome 3 page 159). Je confirme l’analyse de Planiol. On ne dira jamais assez l’ampleur du désastre national que fut pour la Bretagne son annexion par le royaume voisin, surtout sous François 1 er et son ministre Duprat, que les historiens français jugent d’une manière plus que sévère.

Grâce aux travaux de Reynald SECHER (qui a été persécuté pour cela, par les adeptes d’une autre doctrine, qui peut revendiquer, elle, plus de 100 millions de victimes) on sait que sur une population totale de 800 000 habitants, la Vendée a vu assassiner 117000 des siens, dont 80 pour 100 de femmes et d’enfants, ce choix judicieux étant destiné à réduire d’autant les possibilités de reproduction de cette vermine (chiffres confirmés ce jour par M. Secher). Pour la Bretagne, le bilan précis des exactions françaises reste encore à faire.

On me dit que le journal l’Express (l’influence du si perspicace M. Barbier, rédacteur en chef, sans doute ?), va créer une bourse d’études pour déterminer le nombre de victimes bretonnes mortes de cette admirable « révolution » (indépendamment, convient-il de le préciser, des 200 000 victimes de la « grande » guerre), qui n’était certes pas celle de ce peuple épris de paix et de Dignité humaine).  Nous n’avons pas encore trouvé notre Reynald SECHER. L’Académie française sera sollicitée pour enquêter sur la quasi disparition de la langue bretonne. Je me propose, aimablement, de fournir à ses membres – nous sommes voisins, c’est dans la bibliothèque Mazarine, située dans leur Palais, que j’ai effectué mes recherches pendant de si longues année -, de leur fournir les indications bibliographiques nécessaires, voire de leur apporter une aide plus concrète, attendu que nombre d’entre eux présentent des troubles de la vue, de l’audition, de l’intelligence, et même de la compréhension.

A mes yeux, LE LAVAGE DES CERVEAUX  (j’ai dit, et je le répète : LE LAVAGE DES CERVEAUX), instauré par ceux qui se sont proclamés les héritiers de cette période monstrueuse est plus qu’un crime. Ce dont j’apporte un témoignage pour lequel je n’admets AUCUNE réfutation, puisque je l’ai subi dans ma Bretagne natale jusqu’en 1959, et que mes parents et mes grands parents en souffrirent encore plus que moi.

Il est donc vrai qu’on peut commencer à parler de Nation Française, avec toute l’approximation que cela comporte, au seizième siècle, et que le royaume de France est un Etat souverain à partir de cette époque, puisque les rois ont attiré entre leurs mains la presque totalité des prérogatives que nous nommons « régaliennes ».

Voila pour ceux qui attendent depuis quelque temps une analyse précise de ma part, quant à l’ « ancienneté » de la nation « France », dont on leur a appris à l’école – je crois que cette baliverne s’enseigne encore -, qu’elle est l’une des plus anciennes de l’Univers (!!!!). Et dont le général de Gaulle disait qu’« elle vient du fond des âges » (!!!!!!). On n’en voudra pas trop à ce brave homme, car il aimait avec passion son pays. Le jour ou les Français comprendront que d’autres aiment aussi le leur, on aura fait un grand pas en avant: il semble que depuis quelques années s’est déclenchée une révolution dans nos modes de pensée, que notre manière d’agir redevient conquérante, et que beaucoup admettent que nous ne resterons plus longtemps dans les mêmes frontières.  Du temps que nous étions libres, notre horizon était l’Europe : notre flotte, la deuxième du continent, bien plus puissante que celle de la France, commerçait de la Suède à la Sicile (thèse de Henri Touchard, Le commerce maritime breton à la fin du moyen âge, Les Belles Lettres, Paris, 1967, 451 pages). Aujourd’hui, finis les univers mesquins, petits, et menteurs: les Bretons aiment leur pays avec passion, mais aussi tous les pays du monde qui ne leur ont fait aucun mal. Est-ce clair?

Le présent article sera  « perfectionné » et « lissé » plus tard, avec quelques conseils de lecture supplémentaires. Les mensonges français sur leurs origines prétendues et sur celles des autres sont en train d’arriver à leur fin. Les Bretons disent:  NON, cela suffit.

AVIS TRES IMPORTANT A NOS LECTEURS. La disproportion énorme des forces en présence, laisse jusqu’à présent le champ quasi-libre aux médias officiels et subventionnés de diffuser N’IMPORTE QUOI sur l’histoire de la Bretagne, comme sur n’importe quel autre sujet d’ailleurs.

C’est à vous d’inverser ce mouvement , en multipliant ces chroniques par tous les moyens à votre disposition: photocopies, copiés-collés, lettres à vos amis et connaissances, etc. Je vous le répète: votre sort dépend de vous, exclusivement. MERCI, DONC, de vous mettre au travail. Sans cela, AUCUN SALUT. Tout ceci dans le strict cadre des Principes généraux du droit, sans violence, ce qui est toute notre religion. Les principaux: la libre expression de s’exprimer; la totale liberté d’enseigner et de transmettre sa langue et sa culture; la LIBERTE DES PEUPLES A DISPOSER D’EUX MEMES. INTERNET vous permet de renverser le rapport des forces au profit de la vérité. Cessez de pleurnicher, et retroussez vos manches! Pleurnicher n’est pas breton, pas plus que solliciter. Bien sur, vous pouvez commencer à transmettre nos articles aux rédacteurs en chefs des magazines, ainsi qu’aux  honorables M.M. Barbier et Mélenchon, sans oublier quelques membres de la respectable Académie sus-citée. Tous ignorants de ce que fut la Bretagne, de ce que fut son martyre, mais déjà avisés de son évolution fulgurante depuis plusieurs années.

Aux Français qui ont lu cet article, avec effroi – ils sont déjà très nombreux -, je vais donner la clé pour comprendre ce qui, pour eux, est incompréhensible.

(Texte publié en 2008; republié en 2016, comme piqûre de rappel).

 

RESISTANCE DES NATIONS A LEUR MISE A MORT PAR LES ETATS COLONIAUX.

Notre histoire bretonne, après l’annexion de notre pays, la suppression de sa dynastie, qui faisait bouclier de son corps, la destruction de ses institutions, est une longue suite de souffrances. Les évènements qui suivent la shoah bretonne de 1789, sont une longue agonie, une authentique torture des esprits. Je rappelle que j’ai connu cela, puisque je suis né en 1941, et que j’ai vécu les derniers temps de cette persécution des esprits dans mon Finistère natal bretonophone, jusqu’en 1959, année de mon départ à Nantes, en Bretagne francophone.

Ce n’est pas à coup de marteaux administrés sur les têtes des nations conquises, ni en rabotant les circonvolutions cérébrales, ni en extrayant leur contenu pour y greffer une matière étrangère, surtout si elle est nauséabonde à force de persécutions, que l’on intègre un peuple dans un autre. Les malades psychiatriques de 1789 furent bien ridicules, lorsqu’ils ont cru que leurs idées délirantes allaient effacer le nation bretonne de la carte. De tout cela, il reste d’énormes cicatrices, qui renforcent notre sentiment d’appartenance à notre pays, qui est plus d’une nation : une civilisation. La nation bretonne n’est en aucun cas, ni la nation française, ni une partie de celle-ci : que cela soit dit, d’une façon définitive.

D’autres nations, en dépit d’un sentiment d’identité puissant, meurent. Le Béarn, authentique nation pendant des siècles, a pu être intégré par les Français à partir de 1789. Il persiste au Béarn un fort sentiment d’identité, mais le sentiment national a été éradiqué : les Béarnais d’aujourd’hui se sentent français. Ils ont perdu leur histoire, et ne s’y intéressent plus guère.

RENAISSANCE DES NATIONS.

Certaines nations ont une capacité de résistance exceptionnelle. Des peuples ont pu être occupés pendant des siècles, et, malgré les persécutions de toutes natures, conserver leur âme intacte. L’exemple de l’Empire turc, à cet égard, est remarquable. La Grèce, la Bulgarie, l’Albanie, de nombreuses nations colonisées par les Turcs durant des siècles, sont revenues à la vie au cours du 19ème siècle.

Nous avons évoqué plus haut le cas remarquable des Juifs, et leur résistance étonnante à l’intégration. Le sentiment d’apprtenance de ceux qui ont survécu est sans doute le plus éclatant dans l’histoire du monde.

Les thuriféraires de la destruction des nations sont devenus ridicules. Alors que les apatrides mondialistes travaillent à détruire les nations et leur identité particulière, le nombre des pays apparus sur la carte, n’a cessé de croître depuis deux siècles.

 

…………………………………………………………….

Le nationalisme européen du 19ème siècle.
La renaissance des nations au moment de la décolonisation dans le monde.
La renaissance des nations européennes lors de l’effondrement des empires.
La renaissance de la nation corse, des nations écossaise, catalane, bretonne …
V – CONSEQUENCES DE LA COEXISTENCE SUR UN MÊME TERRITOIRE DE PEUPLES AYANT DES VALEURS ANTAGONISTES : LES EXCLUSIONS, LES PERSECUTIONS, LES POGROMS, LA HAINE INEXTINGUIBLE.

Le déni des réalités, qui joue à plein en France et dans quelques Etats européens a des conséquences dramatiques, que le sFrançais vivent au quotidien …

Je voudrais assassiner ici les imbéciles qui ont précipité nos pays …

Enfin les Français découvrent ce que signifie le « vivre ensemble », tel qu’il a été inventé par les irresponsables qui se partagent le déshonneur de mener le pays dans l’abime depuis une quarantaine d’années …

VI – LA NATION BRETONNE, INFINIMENT PLUS ANTIQUE QUE LA NATION FRANCAISE.

Les quelques développements qui précèdent démontrent, sans aucune contestation possible, combien la vieille nation bretonne est antique, et combien insensée est l’imposture française de vouloir fondre – par la brutalité et les persécutions, avec le concours de traîtres appointés de surcroit ! -, la nation bretonne dans la nation française. Les nations antagonistes comme les Bretons et les Français sont comme l’eau et l’huile :  Agitez de l’huile dans de l’eau. Au bout d’un temps, vous obtiendrez une fine émulsion de fines gouttelettes réparties dans la masse. Mais si vous déposez le mélange, l’huile et l’eau se séparent. Les deux liquides peuvent coexister, non former un mélange unique; chaque liquide garde ses propriétés propres. Les Bretons n’ont jamais été français, ils ne le sont pas, ils ne le seront jamais.

Avant les descriptions détaillées de Jules César, qui meurt en .. , on ne sait presque rien des Bretons, si ce n’est qu’ils existent. Ils sont désignés sous le nom de …  Le peuple breton est identifié dès avant la naissance du Christ, par plusieurs auteurs : Le principal, de loin, est Jules César. Celui-ci, traversant la Manche, effectue deux expéditions dans l’Ile de Bretagne (l’Angleterre actuelle), au premier siècle avant Jésus Christ, en … et en …. Grâce à  son célèbre ouvrage La guerre des Gaules, et aux éléments qui se sont additionnés par la suite (les fouilles archéologiques, les relations assez médiocres, mais utiles, de Nennius, de Goeoffroy de Monmouth, du chroniqueur de Saint Brieuc …), nous sommes bien renseignés sur nos ancêtres les Bretons de Grande Bretagne, et sur le peuple breton.

Quelle joie d’enfoncer définitivement les sottises proférées à notre encontre, non pas seulement par les Français, mais surtout par les universitaires « bretons », décorés des titres d’agrégés et de docteurs en histoire !

Nous avons défini ci-dessus, au moyen des critères qui ne nous sont pas personnels, mais admis par tous,

1 – Le territoire.

Le territoire occupé dans le sud de l’Angleterre actuelle est bien identifié dès avant Jules César.

 

Le territoire plein et entier de la Nation bretonne est constitué dès 851. Les Bretons, antérieurement à cette date, ont déjà connu une période de plusieurs siècles … ..

Le territoire actuel des Bretons reste strictement le même depuis 851.

2 – Les Institutions.

 

3 – La religion, les lois, les valeurs communes.

 

4 – le sentiment d’appartenir à un même peuple. 

Et le sentiment d’appartenance, qui n’est témoigné à l’époque par aucun écrit philosophique, druidique, politique ou autre, à une époque où l’écriture n’existe pratiquement pas chez les Celtes, d’autant que le concept ne sera analysé et compris que beaucoup plus tard, par le génial Renan, au 19ème siècle ? Ce sentiment d’identité, de différence, d’appartenance, est déja féroce :

C’est là que tout devient passionnant, car des éléments concordants, ceux que nos travaux ont analysés, lorsque les sources écrites sont insuffisantes , sont innombrables, directs ou indirects :

  • Les sources antérieures à César identifient très clairement ce peuple
  • Jules César, dans la guerre des Gaules, décrit le peuple breton avec une grande précion.
  • Les traces archéologiques, les objets, les bijoux, les armes fabiquées par les bretons sont des traces matérielle irréfutables de leur existence;
  • Les conflits violents entre les Bretons et les peuples qui les entourent : les Scotts, les Pictes, les Saxons démontrent que ce peuple s’identifie en tant que tel, qu’il a une conscience patente de ce qu’il est, que ceux qui l’entourent ..
  • La résistance féroce des Bretons aux invasions romaines
  • . Les soulèvements de ces mêmes Bretons contre l’occupant romain, le plus connu étant celui de la reine Boudicca – encore honorée de nos jours en Grande Bretagne
  • La résistance aux invasions saxonnes, quoique mal connues dans le détail marque les consciences pendant de longs siècles, et laissent dans l’inconscient collectif des traces très durables
  • Les écrits des abbés et chroniqueurs francs (annales de Réginon de Prüm, d’Angoulême, de Saint Aubin sont des preuves particulièrement démonstratives  ….
  • Le précieux poème en l’honneur de Louis le Pieux, par Ermold le Noir;
  • Les écrits précoces de Gildas, de Nennius, de Geoffroy de Monmouth, qui exltent dans des termes superlatifs le peuple breton (son courage, sa vaillance au combat), tout en fustigeant ses divisions, causes de ses défaites (Gildas).
  • Puis viennent les écrits tardifs du chroniqueur de Nantes, de Saint-Brieuc …
  • Les mythes innombrables ..

 

Cet ensemble est impressionnant. Pour qui est familier de ces lectures (c’est notre cas), cela détruit comme des pitreries insanes les écrits des « hystoryens » marxistes qui se sont acharnés, au cours des cinquante dernières années, à vouloir détruire l’idée de nation bretonne, là où les preuves s’étalent pendant plus de vingt siècles ! Cette continuité remarquable n’a été interrompue que sous les persécutions françaises de 1789 à nos jours. De l’antiquité à nos jours, les Bretons sont hyper-présents, en qualité de peuple et de nation. Sont voués à la ruine définitive les « travaux » de Minois, de Kerhervé, et autres « auteurs », qui prétendent ridiculement que la nation bretonne est créée par « les clercs de l’entourage du duc », pour mieux l’exploiter (Minois, Du Guesclin page …), que l’ébauche du sentiment national est née au 14ème siècle (Kerhervé), que le peuple breton est un mythe fabriqué par les « folkloristes du 19ème siècle » (sic !).

Voila donc entièrement détruite la légende – que nous avons entendu énoncer encore il a seulement quelques mois dans une radio connue -, que les Français sont l’un des plus vieux peuples de l’humanité ! Ils sont, au contraire, l’un des plus récents. Comme tels, l’un des moins fondés à ce réclamer du droit de faire la leçon aux autres, là ou l’humilité leur commande de se taire, d’écouter les autres, et d’apprendre.

 

LA FRANCE, DANS CES MÊMES TEMPS.

A contrario, que constate-t-on pour cette pauvre France, à laquelle le roman national assigne au moins deux mille ans d’âge, voir davantage ?

La France, n’existe pas même à l’état d’embryon à l’époque gauloise. Il n’est pas vrai, comme on l’enseignait encore dans mon enfance, qu’il y a 2000 ans, la France s’appelait la Gaule. L’une des plus grandes sottise écrites par Charles de Gaulle : « La France vient du fond des âges » (!). (Passons sur cette incroyable lapalissade : « La France a un passé, elle a un présent, elle a un avenir (!) ». La Gaule n’est pas l’ancêtre de la France. Cet espace géographique, ainsi désigné par les Romains compte plusieurs dizaines de nations, ainsi désignés par les chercheurs modernes. Tous les auteurs sont aujourd’hui d’accord sur ce point. Citons les principaux : ……

Cette continuité du peuple breton dans le temps – plus de deux mille ans d’histoire – est remarquable. Peu de peuples peuvent invoquer une telles antiquité. C’est là que les théories françaises prennent tout leur lustre de ridicule et de sottise. On s’interroge : pourquoi avoir fabriqué de telles sottises ?

VII – L’ASSASSINAT DES PRETENDUS DOCTRINAIRES DE LA NATION FRANCAISE : LE RIDICULE DE LA « UNE ET INDIVISIBLE. »

En ma qualité de juriste universitaire, jouissant, je crois, d’une certaine réputation d’honnêteté intellectuelle, je ne suis pas surpris de voir l’usage que le Conseil d’Etat de la France fait de la vérité, chaque fois que cela « arrange » la marâtre française. …

L’ignorance des auteurs s’alimente de leur inculture. Pour ces gens qui n’ont rien lu, l’équation est simple. La plus insensée est la suivante :

Les auteurs bretons ne parlent de la nation bretonne qu’à partir du 19ème siècle. La nation bretonne est une invention folklorique, celle des folkloristes du 19 ème siècle (!!!!).

Répétons le avec force : ce n’est pas parce qu’un pays s’intitule nation qu’il est une nation; inversement, ce n’est pas parce qu’un pays colonial prétend intégrer une nation conquise dans son propre territoire, et nie la réalité de celle-ci, qu’elle cesse d’exister. Si les éléments de la nation sont intacts – le territoire, la langue, les valeurs communes, surtout le sentiment d’appartenance, qui est l’élément le plus puissant -, cette nation continue à exister. La France est franchement ridicule de croire que d’avoir intégré dans sa constitution les termes cocasses de Une et Indivisible, a fait disparaître les nations bretonne, corse, alsacienne. La nation béarnaise a certes été diluée en tant que telle, parce que la France a réussi à étouffer totalement le sentiment national; les Béarnais ont certes conservé une identité forte, mais ne sont plus une nation, parce qu’aujourd’hui, en leur fors intérieur, ils se sentent français : la lessive française, chez eux, a détruit le sentiment national.

Guy Hermet stigmatise ce comportement absurde des pays qui détiennent la force de se décorer elles-mêmes du titre de « nations », alors qu’elles refusent par la violence à d’autres, militairement moins fortes ou impuissantes, le droit de revendiquer cette appellation, alors même qu’elles sont plus anciennes. Il ironise  : « Le rejet de ces petits nationalismes perturbateurs … quand les grandes puissances du moment honnissent chez les autres ce qu’elles ont acquis pour elles-mêmes ».

Ainsi en a-t-il été pour la vieille nation bretonne, identifiée en qualité de peuple breton avant le Christ, plus de mille ans avant qu’il soit question de nation française. La nation corse s’est vue attribuer par l’Etat colonisateur de « peuple corse, partie intégrante du peuple français ». Les électeurs corses viennent d’administrer à l’Etat colonial une gifle magistrale lors des dernières élections « régionales ». Il y a encore peu d’années, dans ce beau pays des droits de l’homme, les Bretons qui revendiquaient leur appartenance à leur nation, étaient considérés comme d’authentiques criminels.

Il pourrait être sans grand intérêt, après la démonstration ci-dessus – irréfutable -, de se demander si, dans le passé, les Bretons ont été non seulement identifiés comme un peuple particulier, distinct de ceux qui l’entourent, mais aussi de tous les autres peuples. Ils le sont, et sont désignés comme tels, des centaines de fois dans les textes, de longs siècles avant qu’il soit question de « nation française », dans les textes comme dans les esprits.

Nous allons emprunter aux textes une vingtaine de citations, extraites de nos notes de recherche, qui vont éberluer les Français, les marxistes, et rassurer les Bretons encore incertains dans leur recherche d’identité : tout au long de l’histoire, depuis Jules César, les Bretons, clairement identifiés, sont désigner par tous comme un peuple, comme une nation. Ce n’est que depuis l’écrasement mental de 1789 – la république des « droits de l’homme », encore elle ! -, que l’on a interdit à ce peuple vénérable de s’intituler tel : haro sur le baudet, qui en a bien d’autres à son actif.

…………..

Jules César …

Gildas le Sage ..

Procope de Césarée (mort en 565) : « L’ïle de Bretagne est habitée par trois nations très nombreuses, ayant chacune leur souverain ..

Nennius …

Ermold le Noir, Franc (818) :

« Un peuple ennemi, venu des extrémités du monde, les Brittani ..

« Cette nation perfide et insolente …

« Il est inconcevable qu’une nation étrangère ..

Jean IV, dit le Conquéreur …

Cuvelier

Guillaume de Saint-André ..

François II, dans sa lettre à Louis XI …

Abbé Vertot ..

Abbé Maury …

Comte de Botherel ..

Arthur Lemoyne de la Borderie … « La Bretagne … est une nation véritable, et une société à part ..

Lorsqu’on songe à l’arrogance des Français, depuis qu’ils tiennent le manche de la cognée, les complicités qu’ils se sont assurés dans l’université de Bretagne ..

Les chercheurs qui cherchent, finissent par trouver. Il est consternant de constater que « notre » université bretonne, depuis La Borderie, non seulement n’a rien trouvé dans ce domaine, mais s’est associée aux persécutions des auteurs dont le crime fut d’exhumer de nos archives ..

…………. A compléter ……

 

VIII – LES DROITS DES NATIONS. LA FRANCE, ETAT COLONIAL, REFUSE DE SE CONFORMER AU DROIT INTERNATIONAL.

Tous nos efforts, toutes nos publications, depuis quarante ans ont visé à ceci porter progressivement le débat breton au niveau du droit international. Nous sommes indiscutablement entrés dans cette phase.

Le droit moderne s’est enrichi d’un chapitre extrêmement important, consacré par le droit international. Le grand Renan, l’un des esprits les plus lumineux de son temps, l’un de ceux que j’admire, a écrit cette phrase d’une très grande portée, qui préfigure le droit actuel :

« Si quelqu’un a le droit d’être consulté, c’est l’habitant. Une nation n’a jamais un véritable intérêt à annexer ou à retenir un pays malgré lui. Le vœu des nations est, en définitive, le seul critérium légitime, celui auquel il faut toujours en revenir ».

La France n’a pas compris cela, ou fait semblant de ne pas le comprendre. Les « élus » « bretons » ont violé les voeux ardent de la population bretonne, exprimés d’une manière ferme par des sondages répétés, et des manifestations publiques spectaculaires.  C’est pourquoi on les méprise d’une manière unanime, c’est pourquoi ils seront un jour jugés.

Les droits des nations. La France viole délibérément le droit international. Elle bafoue ouvertement les droits des nations premières, baptisées encore « nations minoritaires ». Les Institutions et organisations internationales (L’Onu, l’Unesco, le Conseil de l’Europe, l’Organisation internationale du travail ….. ), ont élaboré depuis 1945 un corpus très important de textes définissant les droits incontournables des minorités dites nationales, et des peuples autochtones. Ces textes n’énoncent pas des principes philosophiques, mais des normes juridiques, qui font également parties des valeurs universelles, et des principes généraux du droit : en tant que telles, ces normes ont force obligatoire.

Le texte fondamental, en la matière, est la Déclaration des droits des personnes appartenant à des minorités nationales, ou ethniques, religieuses et linguistiques, adoptée par l’Assemblée générale de l’ONU, dans sa résolution 47/135 du 18 décembre 1992.

http://www2.ohchr.org/french/law/minorites.htm

Un autre texte, tout aussi important, est la Déclaration sur les droits des peuples autochtones1  adoptée le 13 septembre 2007 à New York par l’Assemblée générale des Nations Unies (ONU).

http://www.un.org/esa/socdev/unpfii/documents/DRIPS_fr.pdf

Aux termes de l’article premier de la déclaration de l’Assemblée générale du 18 décembre 1992 de l’ONU :

 » 1. Les Etats protègent l’existence et l’identité nationale ou ethnique, culturelle, religieuse ou linguistique des minorités, sur leurs territoires respectifs, et favorisent l’instauration des conditions propres à promouvoir cette identité.

 » 2. Les Etats adoptent les mesures législatives ou autres qui sont nécessaires pour parvenir à ces fins.  » 

 

Le droit moderne s’est enrichi d’un chapitre extrêmement important, consacré par le droit international.

Le grand Renan, l’un des esprits les plus lumineux de son temps, a écrit cette phrase d’une très grande portée, qui préfigure le droit actuel :

« Si quelqu’un a le droit d’être consulté, c’est l’habitant. Une nation n’a jamais un véritable intérêt à s’annexer ou à retenir un pays malgré lui. Le vœu des nations est, en définitive, le seul critérium légitime, celui auquel il faut toujours en revenir ».

La France n’a pas compris cela. Les « élus » « bretons » l’ont compris, et ont violé le voeu ardent de la population bretonne. C’est pourquoi on les méprise.

La France viole délibérément le droit international. Elle bafoue ouvertement les droits des minorités nationales.Les Institutions et organisations internationales (L’ONU, L’UNESCO, LE CONSEIL DE L’EUROPE, L’ORGANISATION INTERNATIONALE DU TRAVAIL  ….), ont élaboré depuis 1945 un corpus très important de textes définissant les DROITS INCONTOURNABLES des MINORITES NATIONALES, et DES PEUPLES AUTOCHTONES. Ces textes n’énoncent pas des principes philosophiques, mais des normes juridiques, qui font également parties des valeurs universelles, et des principes généraux du droit : en tant que telles ces normes ont force obligatoire.

Le texte fondamental, en la matière, est la Déclaration des droits des personnes appartenant à des minorités nationales, ou ethniques, religieuses et linguistiques, adoptée par l’Assemblée générale de l’ONU, dans sa résolution 47/135 du 18 décembre 1992.

 

http://www2.ohchr.org/french/law/minorites.htm

Un autre texte, tout aussi important, est la Déclaration sur les droits des peuples autochtones1  adoptée le 13 septembre 2007 à New York par l’Assemblée générale des Nations Unies (ONU).

 

http://www.un.org/esa/socdev/unpfii/documents/DRIPS_fr.pdf

Aux termes de l’article premier de la déclaration de l’Assemblée générale du 18 décembre 1992 de l’ONU :

 » 1. Les Etats protègent l’existence et l’identité nationale ou ethnique, culturelle, religieuse ou linguistique des minorités, sur leurs territoires respectifs, et favorisent l’instauration des conditions propres à promouvoir cette identité.

 » 2. Les Etats adoptent les mesures législatives ou autres qui sont nécessaires pour parvenir à ces fins.  » 

Les dispositions de ces textes sont appliquées – au moins en partie -, aux Etats-Unis (au bénéfice des nations indiennes), au Canada (au bénéfice des inuits et des nations indiennes), en Australie (au bénéfice des nations aborigènes), et dans de nombreux autres Etats civilisés. Le pays auto-proclamé des des droits de l’homme ne fait pas partie des Etats civilisés qui protègent les minorités qu’elle tient sous sa coupe : une des premières puissances coloniales jusqu’en 1960, elle les écrase, selon ses traditions, de son totalitarisme.

Les nations minoritaires et les peuples autochtones possèdent, AU REGARD DU DROIT INTERNATIONAL, des prérogatives inviolables :Le droit au territoire,Le droit à la culture,le droit à la langue,le droit à la transmission de la culture, de la langue, des valeurs,le droit à l’auto-gouvernance,le droit à l’auto-détermination.

LA FRANCE, bien entendu, n’a souscrit à aucun texte international la contraignant à mettre ces dispositions fondamentales en application. Les  » journaleux « , à l’exception de quelques uns, ignorent tout de cette question des minorités. Bien peu savent que les Basques, les Bretons, les Alsaciens, les Corses …. sont des nations authentiques, dépouillées de leurs droits, et bafouées.

La France a-t-elle le droit de se mettre en dehors des principes consacrés par le droit international ? A-t-elle le droit de faire voter par son Parlement des lois qui ont pour effet de dépouiller les nations qu’elle enserre dans ses frontières, par l’effet de cette fumisterie intellectuelle sécrétée en 1789, celle de la prétendue unicité de  » la  » nation française ?

Demandez aux députés et aux sénateurs « bretons » ce qu’ils en pensent : d’une voix de fausset, tous en coeur : « La soupe d’abord, monsieur ! D’Abord LA SOUPE ! »

EN AUCUN CAS : les constitutions des Etats – la constitution française en particulier – ne sont plus, en France comme ailleurs, au sommet de la hiérarchie des normes de droit. Le principe de supériorité du droit international sur le droit des pays membres de la communauté internationale – tous les pays de la terre, donc -, implique, ce principe étant absolu, que le droit international a une autorité supérieure à tous les textes juridiques de ces pays, qu’il s’agisse de leurs constitutions, de leurs lois, des règlements, des décisions des tribunaux. Ce principe et sa portée ont été affirmés et précisés maintes fois par les juges internationaux.

En violant quotidiennement les droits sacrés des nations et peuples qu’elle tient prisonniers dans ses frontières, sans leur consentement, LA FRANCE EST HORS LA LOI INTERNATIONALE. Ce point est une CERTITUDE ABSOLUE, au regard des textes très nombreux publiés en la matière, et AUX CONDAMNATIONS NOMBREUSES VISANT EXPLICITEMENT LA FRANCE, notamment par l’ONU, le Conseil de l’Europe, la FUEN, en raison des violations permanentes dont elle se rend coupable

Le Conseil d’Etat sait cela, le gouvernement français sait cela, et se mettent DELIBEREMENT hors la loi internationale en refusant, non pas seulement de ratifier la Charte dite des Langues régionales – qui est d’ailleurs une fort petite chose au regard de l’énorme problème posé par la violation des droits de la nation bretonne, de la nation basque, de la nation corse, de la nation savoyarde, de la nation flamande, de la nation alsacienne …. -, mais en refusant de garantir aux nations minoritaires incluses dans l’hexagone, sans que jamais leur avis ait été sollicité en rien, la jouissance de leurs droits. Le rôle de la France, le rôle du Conseil d’Etat est de faire respecter la droit international, non de le violer.

C’est au regard des TEXTES INTERNATIONAUX, qui s’imposent à la France comme aux autres Etats de la planète, que les droits des nations ci-dessus doivent être reconnus et garantis, non d’arguties aussi absurdes qu’incompétentes.

Le scandale est patent : on ne peut plus le dissimuler. En matière de protection des minorités – rappel étant fait que la Bretagne est majoritaire chez elle, et que la France ne s’y trouve que par la coercition et la violation du droit de ses habitants -, le pays autoproclamé des droits de l’homme est inégalitaire, discriminant, franchement réactionnaire.

CE A QUOI NOUS VOULIONS AMENER PROGRESSIVEMENT LE DEBAT, DEPUIS DIX ANS.

En commençant ces chroniques, il y a près de dix ans, nous avons clairement annoncé le chemin qui restait à parcourir pour amener les Bretons à la pleine conscience de ce qu’ils sont, ce que sont leurs droits, avant qu’ils n’en reprennent entièrement possession.

L’histoire de la Bretagne était une étape importante, avec l’analyse claire et motivée de ses falsifications par l’Etat prédateur. L’analyse du prétendu traité d’Union a été une phase importante de notre démonstration.

Les conflits permanents entre la France et la Bretagne en était une autre. Ces conflits n’ont jamais cessé, et ont repris, avec la renaissance du sentiment national, un tour aigu.

Les atrocités commises par la France en Bretagne (les invasions, la destruction de la dynastie, l’anéantissement des Institutions nationales, l’assujettissement de l’économie, les massacres, le génocide brito-vendéen, la colonisation du pays, l’abominable lavage des cerveaux depuis 1789 jusqu’à aujourd’hui …) sont aujourd’hui connues, y compris d’un nombre non négligeable de Français, car depuis trente ans, nous avons fait ce qu’il fallait pour cela.

Nous voici donc rendus à une phase extrêmement importante de notre démarche : celle du droit international. C’est sur ce terrain qu’il faut se battre. Ce qui importe aux Bretons, ce n’est pas que la France signe ou ne signe pas la Charte dite des langues minoritaires : ON S’EN MOQUE ! De toutes les manières, la France, Etat totalitaire et dictatorial, violerait les engagements auxquels elle aurait fait semblant de souscrire, car c’est la vocation naturelle de ceux qui la dirigent. Il relève des prérogatives nationales des Bretons de restituer – ou non -, à leur langue bretonne son rôle et son importance. En aucun cas le pouvoir étranger de Paris ne doit être mêlé à ce problème.

Les Bretons ont maintenant conscience qu’au regard du droit international, notamment par nos publications nombreuses, ils ont été et sont spoliés au quotidien par un Etat prédateur redoutable. Ils sont sujets à part entière du droit international, comme toutes les autres nations : ILS DOIVENT REPRENDRE CE QUI LEUR A ETE VOLE, ils ne doivent rien demander ni rien solliciter : ILS DOIVENT EXIGER. C’est ce que nous sommes allé dire en 2009, aux congressistes de la FUEN, à Bruxelles, tous d’accord avec nous, en leur remettant entre les mains le Livre bleu de la Bretagne, rédigé à leur intention. Cet ouvrage n’est pas seulement une histoire résumée des malheurs de notre pays, c’est un programme politique serré et très exigeant. Ce programme a été repris et amplifié par Pierre Lemoine et Louis Mélennec, et publié dans plusieurs sites depuis 2014. En particulier, nous n’accepterons jamais, nous peuple venu de l’antiquité, de demander à la France qu’elle nous reconnaisse comme nation : nous sommes une nation depuis plus de deux mille ans, c’est à nous que la France doit demander, elle fondée par la violence en 1789, si nous acceptons de lui reconnaître cette qualité.

Par Google : Programme politique pour la Bretagne souveraine.

Nous n’en somme pas encore là : la première phase, celle de la prise de conscience par les Bretons de l’imposture dont ils sont victimes, est aujourd’hui très avancée. On ne peut plus l’arrêter. La seconde débutera lorsque les Bretons auront enfin repris leurs esprits, ou comme le disait un psychiatre, lorsque leurs cerveaux seront guéris. Le programme proposé sur la toile sera abondamment repris : ceux qui dénigrent actuellement, se serviront les premiers. C’est ainsi que les choses se sont toujours passées dans l’histoire : les premiers qui révèlent la vérité sont traités de fous, il arrive qu’on les tue. Ceux qui les copient sont les pires contrebandiers en la matière. Tout est écrit, et tout va se passer comme nous le décrivons ici.

 CONCLUSION. LES BRETONS, VIEILLE NATION REMONTANT A L’ANTIQUITE.

 

 

J’ai entrepris, lorsque j’ai entrevu, il y a une quarantaine d’années, ce qu’avait été « l’oeuvre civilisatrice » de la France en Bretagne, de rétablir la vérité. J’ai été effaré de vivre sur le terrain cette sombre réalité : ceux qui avaient le plus intérêt à connaître enfin cette vérité – les Bretons -, ont été mes ennemis les plus féroces lors de la mise à jour des faits occultés par l’impitoyable censure française, la complicité des médias et des « élus » bretons, dont le silence est resté abyssal jusqu’à aujourd’hui, au point que, une partie du pays étant maintenant au courant, on les assimile et les désigne dans les blogs et dans les sites comme des traîtres, et des « collabos ».

Ceci illustre les adages bien connus. Lorsque les esclaves ont intériorisé leur condition, même s’ils rêvent de liberté, ils finissent par aimer leurs chaines. Et lorsqu’on leur propose de les rompre, saisis de stupeur et d’angoisse, beaucoup refusent.

Nous sommes maintenant en mesure de proposer des conclusions :

1 – Le phénomène national est universel dans le temps et dans l’espace.

Les Nations sont une constante de l’espèce humaine. Elles existent, sinon depuis toujours, en tous cas depuis la plus haute antiquité. Ce n’est pas parce que les occidentaux ont imaginé le mot « nation », pour désigner ce type de groupes humains particuliers, se sont mis à parler de « nations », à écrire des dissertations – fumeuses, d’ailleurs -, sur ce concept, à partir des 17ème et 18ème siècles, que cela marque l’acte de naissance ou d’existence des peuples : ils n’ont rien inventé du tout. Larges ou étroits, nombreux ou non, ceux-ci existent depuis toujours, et chacun d’eux, dès qu’il a su s’exprimer par le langage, verbal ou écrit, a toujours disposé d’un mot pour se désigner lui-même, à plus forte raison pour désigner ses voisins, surtout ses ennemis, identifiés comme « autres », c’est-à-dire comme des peuples différents. La chose a existé de tous temps, sous des appellations différentes, chaque langue exprimant cette réalité avec son vocabulaire propre, sans faire de philosophie autour, comme le font les pseudo-savants de notre époque, plus encore les négationnistes, qui rêvent d’un monde sans frontières, dans lesquels les êtres humains se tiendraient par la main. On en compte aujourd’hui  largement plus de mille peuples ou nations sur la planète terre. Rêver de les supprimer est une stupidité, en même temps qu’une utopie.

Sur ce point, donc, malgré la pertinence de son analyse du sentiment national, le grand Renan s’est trompé : il n’avait pas compris l’antiquité des nations, que nous démontrons ici – avec d’autres auteurs, soulignons le encore. Le temps n’était pas encore venu de parachever l’analyse.

L’homme est un animal social. Depuis que l’espèce existe, les hommes se rapprochent, se réunissent pour des raisons diverses. Tous sont inclus dans des cercles concentriques. Chaque homme s’inclut dans sa famille – au sens étroit comme au sens large : cousins, cousines …… -, son quartier, sa ville, sa région, son pays. la nation est l’un de ces cercles, l’un des plus importants pour chaque être humain.

Aimer son pays, sa culture, sa langue, est un phénomène naturel. Bien que les mondialistes s’acharnent à culpabiliser l’identité des peuples, par des procédés totalitaires et brutaux, les peuples sont et restent, comme tout au long de l’histoire, fondamentalement attachés à leurs cultures, à leurs racines.

Ce n’est pas que cela. C’est sûrement aussi un phénomène biologique, voire génétique. Les mammifères connaissent le même phénomène, au moins sur de nombreux points : les loups et bien d’autres espèces, pour ne citer qu’elles, vivent en tribus, possèdent un territoire, le défendent, excluent les individus qui n’en font pas partie, ont une vie sociale … Cette piste est passionnante, elle démontre qu’il y a un fondement biologique à l’existence des groupes humains, nationaux ou non.

Détruire les nations est utopique et impossible. Construire une seule nation mondiale est absurde. Il est d’usage de prétendre, en France – sous peine d’être traduit en justice – que toutes les civilisations se valent. Prétendre le contraire est considéré, selon les idéologues qui tiennent le manche de la cognée, comme une forme de racisme, terme aujourd’hui accommodé à toutes les sauces. Il est ridicule de présenter le problème de cette manière. Les êtres humains sont égaux en dignité humaine, c’est un principe philosophique acceptable, et même nécessaire pour que la vie en société soit possible. J’ai appris cela très jeune dans mon enfance bretonne; Yann Brekilien, historien et juriste breton, a largement théorisé ce principe dans ses ouvrages. Je n’ai jamais fait de distinction entre les êtres humains selon leur couleur de peau, ni de leur religion, ni de leurs idées politiques. Mais les hommes sont bien loin d’être égaux en valeur personnelle. Certes, ils méritent, au moins à priori, le même respect humain. Les considérations de race, de couleur de peau, de religion, de classe sociale, sont devenues inacceptables – voire criminelles -, dans notre monde moderne. De même qu’il existe des gros, des maigres, des grands, des petits, considérés dans leur manière de fonctionner, de produire, d’inventer, d’apporter aux autres, même si l’on doit faire » comme si », les peuples ne sont pas égaux. S’il est aujourd’hui nécessaire d’affirmer que tous les êtres humains méritent le même respect, la même considération – cela ne vaut que jusqu’au moment où ils perdent leur Dignité, par exemple s’ils commettent des actes gravement coupables au regard des valeurs admises par toute l’humanité. Le saint qui voue toute son existence à soulager autrui, avec une abnégation absolue, n’est sûrement pas l’égal en dignité de tel président de la République française, qui promet pour arriver au pouvoir, qui ment chaque jour,  qui trompe, qui accumule des richesses, qui viole honteusement les lois les plus sacrées.

De même, si la paix dans le monde exige que l’on bannisse définitivement la distinction entre les races que les socialistes et les auteurs français, au 19ème siècle, désignaient comme « inférieures« , et celles qu’ils définissaient comme « supérieures » (Jules Ferry, Paul Bert, Larousse, Gobineau, Victor Hugo …), il est stupide de dire que toutes les civilisations sont égales : certaines ne produisent encore que des hâches de pierre, d’autres sont incapables de fabriquer une machine à coudre ou une roue de bicyclette, d’autres construisent des ordinateurs ultra-perfectionnés et des vaisseaux inter-stellaires. Est-ce là ce qu’on appelle l’égalité des civilisations ? N’en citons aucune, il est dangereux dans le pays qui a inventé les droits de l’homme de dire certaines vérités. D’autres encore enseignent qu’il faut « les tuer tous », d’autres qu’il faut « les aimer tous »; d’autres que les femmes sont des êtres inférieurs, d’autres qu’elles sont nos mères, nos soeurs, nos épouses, nos filles, et qu’elles méritent à ce titre une considération beaucoup plus grande que celle qu’on doit aux hommes  : ces civilisations qui prônent les unes le meurtre, les autres l’amour, sont-elle « égales » ? Les valeurs morales produites par les civilisations et les religions ne peuvent être placées au même niveau : tuer son semblable, ou l’aimer, ce n’est évidemment pas la même chose ! Nous Bretons, persécutés par a France depuis l’année où ce pays prétend avoir inventé les droits de l’homme, et la langue universelle de l’humanité, avons une très large expérience de ce que furent ces droits appliqués à notre peuple (Lire et relire en famille si possible : La shoah bretonne; et : Les injures anti-bretonnes).

 

2 – Détruire les Nations au motif que l’histoire a largement démontré que les nations ont développé, les unes à l’égard des autres, un fort potentiel d’agressivité, qu’elles ont détruit des centaines de millions d’hommes pour des motifs aujourd’hui strictement inacceptables, est absurde … Les nations sont aussi indispensables aux peuples que la peau qui protège les individus.

Seuls 9% des Etats du monde actuel sont homogènes du point de vue ethnique. Dans les autres Etats, des majorités et des minorités  doivent vivre ensemble alors que, à des degrés divers, leur ethnie, leur langue ainsi que leur niveau culturel, intellectuel, religieux ou encore leur race sont différents.

Il en résulte un potentiel important de conflits, qui remet en question et menace des parties considérables de la structure actuelle des Etats du monde entier. Les grandes puissances exploitent cette situation. Les conflits des minorités provoquent des interventions extérieures, des guerres, l’accumulation d’ armes, des drames de toutes sortes. Il en résulte une escalade de violations des droits, de terreur et de représailles. Durant le 20ème siècle , et aujourd’hui encore, cela a provoqué et provoque encore des déplacements de populations, des massacres de masse, des génocides.

Comment diminuer l’agressivité des individus, l’agressivité des nations ? Il est évident qu’il y a là une tâche importante, prioritaire pour l’humanité, si on veut qu’elle survive. La destruction des individus pour supprimer leur agressivité n’est envisageable que pour ceux qui menacent par les crimes atroces qu’ils commettent sur leurs congénères. C’est en quoi la majorité des populations souhaitent, comme on l’a fait dans de nombreux états des USA, le rétablissement de la peine de mort, là où les crimes commis sont abominables. De même, le monde entier ne voit pas d’autres solutions, pour éliminer Daech, ou des groupes extrêmes de cette nature.

Le débat sur l’identité des peuples, n’est pas celui de la haine que se vouent les groupes humains, depuis qu’ils existent. C’est celui de l’appartenance à ces groupes divers.

La destruction des nations, à supposer qu’elle soit possible, n’est évidemment pas une solution envisageable : elle n’est réalisable ni humainement, ni juridiquement, ni techniquement.

Ces raisonnements infantiles sont de même nature que ceux qui prétendent qu’en détruisant le thermomètre, on détruit la fièvre, ou qu’en tuant le médecin, on tue la maladie.

Le mic-mac mondialiste, est le fruit d’esprits incultes, qui ne connaissent rien de l’histoire du monde. Tout démontre que le mélange intempestif trop rapide de populations de cultures diverses, est de l’explosif à l’état pur. L’idéal est sûrement louable, la sottise de le faire est impardonnable.

Le sentiment national et le sentiment patriotique, par bonheur, se sont vidés, en Europe et dans de nombreux pays de leur connotation agressive et revancharde. Nous sommes tous d’accord sur ce principe essentiel : l’humanité, à peine de mourir dans sa totalité, doit travailler avec acharnement à rapprocher les civilisations, à atténuer les divergences, les malentendus, à rapprocher les esprits, … On doit travailler à détruire tout ce que les théories anciennes de la nation comportaient de conséquences funestes et désastreuses, mais non détruire l’identité des individus et des peuples. Rien ne s’oppose, que des nations fusionnent pour former des ensembles plus vastes. Mais cela doit se faire selon un rythme naturel, lentement, et exclusivement par le consentement des populations concernées. Les nations antiques étaient exigües, comme le démontrent  les exemples les plus typiques, et les mieux connus, ceux des petites cités grecques, dont la surface n’excédait souvent pas plus de 100 kilomètres carrés, soit un soixantième des départements français actuels. Cela n’a pas empêché qu’un ensemble grec beaucoup plus vaste se constitue au fil des siècles, et devienne peu à peu la nation grecque d’aujourd’hui. La manière dont les malades mentaux de 1789 s’y sont pris pour « fabriquer » ce qu’ils ont dénommé la nation française est désastreux.

 

Le vrai débat : la compatibilité des valeurs des groupes humains.

3 – La lutte contre le racisme est sûrement légitime, à condition de savoir ce qu’est le racisme, qu’il a existé depuis que l’espèce humaine existe, et que ce phénomène est et reste, malheureusement, universel (lire absolument : Mélennec, racisme ..). Les débiles mentaux qui culpabilisent, par inculture absolue, les occidentaux – les journalistes du Monde, pendant de longues années, en particulier -, n’ont sans doute pas fréquenté l’école, et ignorent tout de l’histoire de l’humanité  ..

On n’a ni à approuver, ni à désapprouver le métissage : il est une réalité, qui va progresser, inéluctablement. De notre point de vue, c’est un bien, s’il se fait  sans violence, à son rythme, d’une manière naturelle et pacifique. C’est un résultat inéluctable de l’évolution du monde moderne. Il ne doit en aucun cas viser à détruire les identités des individus et des nations, mais doit constituer un processus de rapprochement des êtres humains.

Il ne s’agit, en aucun cas, d’exalter les égos nationaux aux dépens des autres, mais d’expliquer ce que sont les nations, comment elles se constituent, comment elles évoluent, et combien est coupable, par insuffisance de culture et de connaissances, ce par quoi pèche la quasi totalité du monde politique et du monde journaleux français actuel, les théories selon lesquelles, à notre époque, on pourrait détruire les nations sans commettre des erreurs aussi graves et des catastrophes humaines aussi dramatiques que celles qu’engendrèrent le communisme et le nazisme.

La survie de l’humanité passe par l’élaboration de valeurs sinon communes, en tous cas compatibles, qui permettent aux uns et aux autres de coexister pacifiquement .. … L’avenir de l’humanité est dans l’entente entre les peuples et les hommes. La destruction des nations et des identités particulières est un imbécillité .

Une chose est de travailler à cette belle oeuvre collective, une autre est vouloir faire des humains des CLONES …. Les coups de boutoir donnés depuis quelques années sur la tête des individus pour les humilier de leur identité, leur faire HONTE d’être français, bretons, allemands …. sont le fait d’imbéciles patentés. Ces gens sont des nazillons incultes. Dans leurs cerveaux dont le monde offre de multiples exemples, tous désastreux ….

Nous sommes entrés dans une période qui reproduit, sur une échelle beaucoup plus vaste, ce qui s’est produit en France en 1789, en Russie en 1917 … Les « révolutionnaires » de 1789 ont été, pour un grand nombre, des délirants, c’est à dire des malades psychiatriques, de la même manière que Hitler, Staline, Mao tsé Toung, les plus grands criminels de l’humanité.

La paix dans le monde ne passe pas par le massacre des Nations, par le mélange imbécile, autoritaire et totalitaire de populations aux mentalités incompatibles.

 

4 – La nation bretonne, sans aucune sorte d’hésitation, non seulement est une réalité incontournable, mais est infiniment plus ancienne que la nation française. Elle revendique, d’une manière légitime, le droit à la vie, et la restitution sans condition de ses droits nationaux et internationaux..

« La Bretagne est UNE et INDIVISIBLE depuis l’an 851, depuis près de douze siècles. Ses limites territoriales n’ont pas varié depuis cette époque, si ce n’est à la périphérie. La France n’a jamais été une et indivisible : c’est une sorte de mic-mac, accouché par la force et la violence au décours de la révolution dite « des droits de l’homme ». Les déclarations sans cesse répétées sur ce point par le pouvoir central français, aux termes desquelles la France serait une et indivisible,  sont une manipulation infantile, un instrument d’asservissement, une rodomontade. Les nations périphériques existent, certaines sont plus anciennes que la France. Après avoir été persécutées par le pays ridiculement auto-proclamé « des droits de l’homme », elles renaissent à la vie, la Bretagne avec une vigueur exceptionnelle.
Jamais le voleur ne devient propriétaire de ce qu’il a volé : Nantes est bretonne, la Loire Atlantique est bretonne. Ceux qui ont agi et qui agissent pour perpétuer ce vol ont à rendre des comptes, extrêmement lourds, à tous les Bretons : ils violent délibérément la volonté des populations, leur mandat électoral, pire : le droit international : les Bretons, protégés par les dispositions claires du droit international, ont à de nombreuses reprises exprimé sans ambigüité leur volonté ferme que soit respectée l’intégrité de leur territoire national. La situation actuelle est criminelle.

En savoir plus : http://bretagne-culture-histoire.webnode.fr/la-nation-bretonne/

La nation bretonne, pas davantage que la nation corse ou la nation alsacienne, ne sont un « morceau » d’une autre nation, surtout pas de la nation française, qui les a envahies, détruit leur culture et leur langue, humiliées depuis plus de deux siècles. Elles sont des nations à part entière, et, sans aucun doute, la nation bretonne est infiniment plus ancienne que sa voisine, qui a tenté de l’annihiler à partir de la shoah de 1789.

L’imposture française est maintenant certaine, démontrée, évidente. L’incompréhension de l’amour des Bretons pour leur patrie est un abîme, un gouffre. Impossible pour les Français de comprendre que leur nombril est très loin d’être le plus beau du monde, et qu’il en existe bien d’autres que le leur. C’est par l’effet d’un nationalisme furieux que la France a entretenu, pendant presque toute son histoire, des guerres .. …

La France continue cette imposture tous les jours. Ce n’est pas à la France de donner l’autorisation aux Bretons d’enseigner leur histoire, ce n’est pas à elle de règlementer les conditions dans lesquelles leur langue antique doit être enseignée ..

La France est bien le pays des non-droits de l’homme.

 

 

 

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(hjk) Selon la légende répandue par l’historien La BORDERIE, le duc Breton Nominoé, mort en 851, a été le fondateur de la patrie bretonne. Cela ne se peut. Il n’a certainement pas été le fondateur de la Patrie, pas plus que celui de la Nation bretonnes. Le peuple breton existait avant lui. Les nations sont le fruit d’une longue existence en commun. Il peut arriver qu’un homme les révèle à elles-mêmes, et les consolident. Mais l’histoire du monde ne compte aucune nation qui ait été créée par un seul homme. La Nation bretonne, sans aucun doute, désignée d’ailleurs dans les textes sous le terme de « gens » avant Nominoé possède, dès cette époque, à un haut degré, ce que nous désignons aujourd’hui sous le terme de« sentiment d’appartenance ». Les auteurs bretons qui nient cette réalité doivent retouner à leurs études, et lire les sources – beaucoup ne l’ont pas fait -, d’une manière honnête et scrupuleuse, en s’informant tout d’abord de ce qu’est une Nation, comment elle nait, se développe, et meurt.

La plus grande qualité qu’on puisse attribuer à Nominoé est celle d’Unificateur de la Principauté Bretonne, et d’avoir flanqué aux Francs des leçons sévères sur les champs de bataille. Avant lui, la Bretagne était extrêmement divisée. Après lui, même s’il est vrai que le pays se disloquera à nouveau (notamment lors des invasions normandes), il formera territorialement et affectivement un tout. C’est en cela que Nominoé a joué un rôle historique capital dans l’histoire du peuple breton, et qu’il occupe une place si importante dans l’inconscient collectif. Pour les Francs, ayant rompu sa foi, s’étant dressé contre leur Roi après lui avoir été fidèle pendant quelques années, et lui ayant infligé de cruelles défaites, il fut un traître, doublé d’un être pervers et cruel.

(rre) La France inventrice des droits de l’homme ? Ridicule. On trouve maintenant sur la toile une quantité de renvois et d’articles, par dizaines, qui démontrent l’imposture de la propagande française.

Ne citons qu’une seule source ici : le petit livre publié en 2000 par Jean-Jacques Gandini, en 2000, dans la collection Librio. Dans un chapitre liminaire court, l’auteur détruit avec fracas cette légende stupide : « Les droits de l’homme n’ont pas surgi, casqués et bottés, de l’esprit de l’homme moderne … Il s’agit d’un long cheminement … On entrouvre la première trace écrite comme dans le code d’Hammourabi, en 1700 avant Jésus-Christ … l’écriture des lois peut d’ailleurs être considérée comme une première conquête pour protéger l’individu contre l’arbitraire du pouvoir. » Puis, résumant volontairement cette matière immense, il évoque les nombreux auteurs qui, au cours de l’histoire, ont fait progresser la matière : Moïse, Sophocle, Platon, Aristote, Meng-Tseu, Siun-Tseu, Jésus-Christ, Saint Augustin. Le rôle du Christ dans la reconnaissance de la dignité de la personne humaine est majeur. Le rôle de la France : pour ainsi dire nul, ou même négatif, sauf dans sa propagande, à laquelle personne ne croit plus. Encore davantage depuis 2012, qui a fait apparaitre dans toute sa nullité ce qu’est l’appareil d’Etat de ce pays. Arrêtons là : j’ai assez écrit sur la violation des droits de l’homme par l’Etat imposteur.

(1) La définition marxiste de la nation est risible. Citons celle de .. , particulièrement pittoresque ..

Ah ! La bourgeoisie ! Ah ! La lutte des classes ! Au nom de ces incroyables concepts, que de victimes innocentes ! En Russie, furent mis à mort, torturés, déportés, affamés des millions de « koulaks », pas seulement des paysans riches, supposés exploiter le pauvre peuple, mais seulement quelques miséreux qui possédaient un petit lopin de terre, ou quelques poules, ou qui avaient seulment de quoi manger !

(ab) Le Gohérel Henri, Histoire du droit international public, Paris, PUF, 1996, page 1 de l’avant propos.

(23) Kerhervé Jean, Aux origines d’un sentiment national, Les chroniqueurs bretons de la fin du Moyen Age, Société archéologique du Finistère …

J’ai publié une cocasserie sur cet éminent auteur. Il y a quelques mois, je lui adresse par erreur, sur la foi d’un listing informatique dans lequel je croyais avoir rayé son nom – à sa demande -, un de mes récents articles. L’éminent auteur, par retour de mail, me fait savoir qu‘il ne veut ni recevoir ni lire mes articles, et que les siens suffisent à établir la vérité historique. Le tout dans des termes fort peu amènes (son origine concarnoise ?). Stupéfiant : écrire l’histoire d’un pays en refusant de lire les livres des autres chercheurs, mais en regardant son seul et unique nombril. Voilà comment on écrit l’histoire en Bretagne : on refuse de lire, et même de prendre connaissance des recherches et des opinions des autres, en affirmant haut et fort, du haut de sa propre boursouflure, que l’histoire est écrite, puisqu’on l’a écrite soi-même ! C’est ainsi que procédait le communisme. Beau carnage : plus de 100 millions de morts.

Je lui ai répondu – aimablement -, que nous ne procédons pas de la même manière : je suis de ceux qui lisent tous les travaux des autres, surtout ceux de mes ennemis, et que je les cite ostensiblement dans la bibliographie, histoire d’ailleurs de me moquer d’eux, pour leur montrer que nous ne cultivons pas les mêmes manières : ma démarche est scientifique et ouverte, je déteste le totalitarisme. Je lui ai cité, dans ma réponse immédiate, par mail, de mémoire, cinq ou six de ses propres articles, et de ses livres, ainsi que plusieurs des thèses universitaires qu’il a inspirées et présidées. Quoique nés sur le même territoire de Cornouaille, nous n’appartenons manifestement pas au même monde. Question d’éducation, probablement.

Pauvre Bretagne ! Les Bretons sont les fossoyeurs de leur pays : en 2016, à cause de leurs égos, ils sont incapables de s’asseoir à la même table, même dans l’intérêt le plus évident du pays.

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BIBLIOGRAPHIE SOMMAIRE.

Je ne peux m’empêcher de me moquer des « hystoryens » bretons, chaque fois que je compose une bibliographie : ils évitent de me citer, comme si mes recherches étaient de la peste : détruisant leurs affirmations falsificatrices, elles le sont; mais je n’aurais garde de ne pas les citer, eux, mêmes mauvais et de mauvaise foi; ce serait manquer à l’honnêteté, plus encore à mes devoirs stricts de scientifique : tout lire, tout savoir, en tout cas tout faire pour être le mieux informé possible. Les historiens falsificateurs se perdent eux mêmes : bientôt, on découvre leurs insuffisances, leurs mensonges; puis, on se moque d’eux; c’est pour eux le glas, la fin de la fin : ils disparaissent, on ne se souvient plus de leurs noms ni de ce qu’ils ont écrit. J’ai écrit souvent qu’un historien traditionnel n’a pas les compétences suffisantes pour écrire l’histoire de la Bretagne, même s’il est un érudit. Chaque jour, je le pense davantage.  pour comprendre les relations entre la Bretagne et la France, il faut être juriste : impossible d’y voir clair sans cela. Je l’ai largement démontré dans mon article sur l’Hommage des ducs de Bretagne au roi de France. De même, pour parler de la nation bretonne, Il faut avoir accumulé une masse énorme de connaissances historiques Pour pouvoir parler des nations, de la nation, et du concept de nation. L’étude des archives bretonnes apporte sûrement des éléments intéressants, indispensables. Mais à la condition exclusive et impérative d’être sorti de l’histoire de la Bretagne et de l’histoire de France, pour étudier le plus grand nombre d’histoires nationales, dans le temps et dans l’espace, c’est-à-dire de l’antiquité à nos jours, et dans les cinq continents. Ce que nous avons fait, ce que n’ont pas fait les « hystoryens » bretons, dont aucun à notre connaissance n’est sorti de l’histoire de notre péninsule, ou fort peu. Lorsqu’on a accompli ce périple, ce très long périple, pendant de très nombreuses années, si possible plusieurs dizaines d’années, on peut conclure avec la plus grande fermeté : les Bretons sont bien une nation très ancienne, au sens le plus fort du terme. Et l’on peut rire à belles dents des « auteurs » qui divaguent en faisant remonter la création – imaginaire selon eux – de la nation bretonne par ceux qu’ils désignent sous le nom ridicule de « folkloristes » du 19ème siècle.

Les ouvrages cités ont tous été lus, avec la plus grande attention, et ne sont pas seulement cités. les passages les plus importants ont été soulignés, et relus plusieurs fois. La liste des ouvrages lus et relus est bien plus importante que ceux cités ci-après, bien entendu. S’y ajoutent les articles innombrables – plusieurs milliers -, depuis au moins cinquante ans : une belle collection de renseignements sur de nombreux peuples du monde, très suffisamment pour savoir ce qu’est une nation, comment elle naît, vit, prospère, disparait. Et renaît, ce qui est le cas pour les Bretons.

Les historiens bretons cités ci-après le sont, non pas pour leur apport à la matière, mais à cause de leur volonté, pour le plus grand nombre, de nier le peuple dont ils sont sortis. Ils ne pourront pas dire qu’on les a écartés, comme le font les marxistes.

 

Aron Raymond, Paix et guerre entre les nations, 1962

Bennassar Bartolomé, Histoire des Espagnols, Paris    éditions Robert Laffont, collection Bouquins.

Brice Catherine, Histoire de l’Italie, Paris 2002, éditions Perrin.

Burger Julian, Premières nations, Un avenir pour les peuples autochtones, Fontenay-sous-Bois, 2000, Editions Anako. Très important pour comprendre que les nations existent même chez des peuples considérés comme « primitifs », en réalité, selon la terminologie actuelle, des peuples plus « premiers » que primitifs.

Boorstin Daniel, Histoire des Américains, Paris 1991, éditions Robert Laffont, collection Bouquins

César Jules, La guerre des Gaules, …………. Ouvrage majeur, en dépit de ses insuffisances, et des critiques qui lui sont généralement faites, l’égo de César le conduisant souvent à exhalter ses propres exploits. Ce sont les écrits de César qui nous permettent de savoir avec une assez bonne précision ce qu’était le peuple breton, alors dans la moitié sud de l’actuelle Angleterre.

Citron Suzanne, Le mythe national, Paris, 1991, Les Editions ouvrières. Ouvrage simple, mais indispensable, qui détruit avec une grande efficacité l’histoire falsifiée enseignée dans les écoles françaises (et bretonnes !)

Cassard Jean-Christophe, La Bretagne de Nominoé … Ouvrage indispensable, mais touffus et diffus.

Catalogue de l’exposition Anne de Bretagne, au chateau des Ducs de Bretagne, à Nantes,

Cette exposition a réuni une collection fort intéressante d’objets d’art, de peintures, de manuscrits, de monnaies … , qui auraient pu révéler à ses très nombreux visiteurs ce que fut la Bretagne médiévale, une puissance bien gouvernée, monarchie parlementaire et participative, et les féroces conflits brito-français, avant les invasions sanglantes de 1487-1491. Mais ses organisateurs, marxistes attardés, en ont fait une oeuvre calamiteuse qu’il faut avoir osé faire, sans guère de protestations. Accumuler tant d’inexactitudes dans un espace si limité (deux étages) fut une gageure. Rien sur les Ducs de Bretagne, ni sur leurs gouvernements, ni sur les conflits majeurs entre les deux peuples ennemis du sixième siècle au 15ème siècle. Des vomissures infantiles sur Anne de Bretagne. Une honte, relatée en détail dans les articles que j’ai consacrés à cette lamentable tentative de manipulation de l’histoire bretonne. Deux excellents articles, cependant, dans le Catalogue luxueux mais minable dans son contenu, rédigés par Michael Jones et par Colette Beaune, historiens réputés honnêtes et savants, ne sauvent pas ce livre, qui reste un témoignage de ce que sont capables de faire des « hystoryens » malhonnêtes, idéologues ignares et incompétents, lesquels se sont compromis d’une manière définitive. Deux articles déraisonnablement ridicules :

Taper dans Google : Mélennec, Nantes, exposition sur Anne de Bretagne.

Contamine Philippe, Un aspect des relations entre la France et la Bretagne au 15ème siècle : Louis XI, François II et l’ordre de Saint-Michel. Article précieux, strictement indispensable. Cette longue lettre, rédigée par la Chancellerie de Bretagne à l’intention de Louis XI, roi de France, énumère les règles de fonctionnement de L’Etat breton. On pourrait la réécrire dans son entier, sous le titre suivant : « Constitution coutumière de l’Etat breton au 15ème siècle ».

Chronicon Briocence, Chronique de Saint-Brieuc, Paris, Librairie Klincksiek, indispensable et précieux, en dépit de sa violence, qui témoigne avec une particulière netteté ce qu’est en ce temps là le sentiment d’appartenance des Bretons, exalté par l’auteur, en même temps que sont férocement pris à partie les ennemis des Bretons. Ce n’est pas un livre d’histoire fiable, mais c’est un témoignage précieux sur ce que les Bretons pensent de leur nation, et celles des autres, qui sont fustigées.

Cornette Joël, Histoire illustrée de la Bretagne et des Bretons, Paris, 2005 et 2015, éditions du Seuil. N’apporte rien, en dehors de très belles images, ce qui n’est pas entièrement égal à zéro.

Cornette Joël, Histoire … Ce livre, édité plusieurs fois, fort épais et ennuyeux, a fait dire à un lecteur : « Cornette rime avec sornette ». C’est excessif. Beaucoup de travail, aucune compréhension de ce qu’a été la Bretagne face à la France. On croirait ce livre écrit par un français, comme Alain Croix. L’auteur n’a aucune formation en droit des institutions, ni en sciences politiques. Navrant. Cornette a le profil type pour devenir membre de l’Institut. Quelle tristesse !

Demoule Jean-François,

Duroselle J.B. Paix et guerre entre les Nations, ..

Einstein Albert, Freud Sigmund, Pourquoi la guerre, téléchargeable.

Fleuriot … 

Ouvrage fort loué par beaucoup. On en sort – si on a eu le courage de le lire en entier, je n’ai à ce jour rencontré personne qui ait réussi cet exploit -, sans en avoir rien retenu. Aucune certitude sur rien, des milliers d’hypothèses. Il aurait gagné à être condensé en quelques pages, et à ne conserver que ce qui repose sur des certitudes, en tout cas sur des quasi certitudes.

Ganshof L.F., Histoire des relations internationales, tome I, Le Moyen Age, Paris, Hachette, 1951. Strictement précieux. A recommander à tous les hystoryens bretons. A ce que je pense, aucun ne l’a lu. D’où leur incapacité à rien écrire de sensé sur l’hommage des ducs de Bretagne aux rois de France.

Ganshof L.F.,

Girardet Raoul, Le nationalisme français : 1871-1914, Paris 1983, collection Points.

Giot …  

Même remarque que pour les livres de Fleuriot et Guillotel : des hypothèses, encore des hypothèses, toujours des hypothèses.

Granpierre Véronique, Histoire de la Mésopotamie, Paris, 2010,  Editions Gallimard, collection folio histoire. Indispensable, avec d’autres ouvrages de même nature, pour comprendre ce que sont les cités-nations-états de l’antiquité : d’authentiques petites nations, souvent exemplaires dans leur organisation politique …

Godineau  Christian, Regard sur la Gaule, Paris, 1998, 2000, 2007, Actes sud. Indispensable pour comprendre que la Gaule n’est ni un pays, ni une patrie,  ni une nation, et qu’elle ne peut avoir de langue unique. Elle est constituée de plusieurs dizaines de petites nations, appartenant majoritairement (sans doute, ou peut-être ?) à une même civilisation celte, à l’exception toutefois … « La patrie gauloise est un mythe … La Gaule n’existe pas, aucun texte, ni aucune inscription ne la qualifient de patria ».

Godineau Christian, Le dossier Vercingétorix, Paris, 2001, Actes sud.

Hermet Guy, Histoire des nations et du nationalisme en Europe, Paris, 1996, Editions du Seuil.

Hubert Henri, Les Celtes, Paris 2001, éditions Albin Michel.

Kerhervé Jean, Aux origines d’un sentiment national, Les chroniqueurs bretons de la fin du Moyen Age, Société archéologique du Finistère … L’article est excellent … pour tout lecteur qui ne connaît pas le sujet. Comme Alice au Pays des merveilles, Kerhervé découvre, ébloui … que le peuple breton existe, et que même, il est lié par un sentiment national …. depuis le 13ème siècle ! Etrange « découverte » : en effet, les nations existent depuis la plus haute antiquité, et éprouvent donc, pour leur pays, non pas seulement de l’amour charnel, mais un sentiment d’appartenance fort. En réalité, l’existence du peuple breton est attestée dès avant notre ère. L’éminent auteur se trompe donc de quinze siècles au moins. Fâcheux pour un auteur qui a occupé si longtemps les fonctions du professeur Kerhevé, docteur en histoire et agrégé, inspirateur et directeur d’un grand nombre de thèses, qu’il n’a sans doute pas pu s’empêcher de « gauchir » quelque peu, dans les sens de ses idées, bien loin d’être toujours exactes.

J’ai publié une cocasserie sur cet éminent auteur. Il y a quelques mois, je lui adresse par erreur, sur la foi d’un listing informatique dans lequel je croyais avoir rayé son nom – à sa demande -, un de mes récents articles. L’éminent auteur, par retour de mail, me fait savoir qu‘il ne veut ni recevoir ni lire mes articles, que les siens suffisent à établir la vérité historique, et que les miens ne peuvent rien lui apporter. Heureux homme ! Cela vaut peut être mieux ! Le tout dans des termes peu amènes (son origine concarnoise ?). Stupéfiant : écrire l’histoire d’un pays en refusant de lire les livres des autres chercheurs, mais en regardant son seul et unique nombril. Voilà comment on a écrit l’histoire en Bretagne depuis trente ans au moins : on refuse de lire, et même de prendre connaissance des recherches et des opinions des autres, en affirmant haut et fort, du haut de sa propre boursouflure, que l’histoire est écrite d’une manière définitive, puisqu’on l’a écrite soi-même ! C’est ainsi que procédait le communisme. Beau carnage : plus de 100 millions de morts.

Je lui ai répondu – aimablement -, que nous ne procédons pas de la même manière : je suis de ceux qui lisent tous les travaux des autres, surtout ceux de mes ennemis, et que je les cite ostensiblement dans la bibliographie, histoire d’ailleurs de me moquer d’eux, pour leur montrer que nous ne cultivons pas les mêmes manières : ma démarche est scientifique et ouverte, je déteste le totalitarisme. Je lui ai cité, dans ma réponse immédiate, par mail, de mémoire, cinq ou six de ses propres articles, et de ses livres, ainsi que plusieurs des thèses universitaires qu’il a inspirées et présidées, dont une, excellente, celle de … sur les finances bretonnes. Quoique nés sur le même territoire de Cornouaille, nous n’appartenons manifestement pas au même monde. Question d’éducation, probablement ?

Pauvre Bretagne ! Les Bretons sont les fossoyeurs de leur pays : en 2016, à cause de leurs égos, ils sont incapables de s’asseoir à la même table, même dans l’intérêt le plus évident du pays. En tout cas, je suis de ceux qui ont lu les publications de Kerhervé, qui sont loin d’être toutes mauvaises …. comme le sont les miennes pour cet auguste auteur. Je cite très volontiers sa thése sur l’Etat breton, et son article sur l’idéologie politique du Duché au 15ème siècle.

Le Baud Pierre, Histoire de Bretagne, avec les chroniques des maisons de Vitré, et de Laval […], Paris 1536. Hélas, je n’en ai lu que des extraits !

Leroy-Beaulieu Anatole, L’Empire des Tsars et les Russes, Paris, 1990, éditions Robert Laffont, 1392 pages. Fondamental, un très grand livre, aujourd’hui oublié.

La Borderie, Lemoyne de, Arthur, Histoire de la Bretagne, …

Lévy Edmond, Sparte, Paris, 2003, Editions du seuil, collection Points).

Lefèvre, Histoire de

Mélennec Louis, Nominoé, chef de toute la Bretagne, Dux totius Brittaniae. La Nation bretonne sous le Dux Nominoé. (Par Google).

Mélennec Louis, L’histoire mythologique des Bretons : un critère puissant de l’identité bretonne, qui n’est en aucun cas l’identité française. Blog de Louis Mélennec, par Google ..

Mélennec Louis, L’ère Meiji, Conférence donnée devant l’ambassadeur du Japon et l’ambassade, audible sur la toile.

Mélennec Louis, Le Béarn, nation assassinée par la France, conférence donnée à Arthez-de-Béarn le … 2015. (taper dans Google : mélennec Béarn).

Mélennec Louis, Racisme anti-blanc, article publié sur la toile, blog ..

Mélennec Louis, Savoie et Nice ..

Mélennec Louis, Qu’est-ce qu’une nation, article publié sur la toile.

Minois Georges, Du Guesclin, Paris 1993, éditions Fayard. Georges Minois n’est cité ici que pour ses erreurs, qui sont grossières, bien qu’il ait beaucoup lu. En 2014, on ne peut plus laisser dire n’importe quoi sur l’histoire de la Bretagne, et permettre à la France, parce qu’elle dispose de la force et de l’argent pour orienter les votes à l’assemblée nationale, et de renter les votants, ou ceux qui font semblant de voter (renter = servir des rentes), de continuer cette politique de spoliation monstrueuse, d’une Nation qui est maintenant au courant de son histoire, et qu’on ne trompera plus.

Si nous avions eu pour nos lectures que les seuls « hystoryens » « Bretons » – ceux que nous désignons sous ce vocable, nous  serions morts, la nation bretonne serait morte. Pire : elle n’aurait jamais existé, que dans nos imaginations : née dans le cerveau des « folkloristes » du 19 ème siècle, elle n’était, selon ces éminents auteurs, que du vent !
Nous avons publié sur Facebook, récemment, une lettre-réponse à Jean Kerhervé, qui fut professeur d’histoire médiévale à Brest. L’honnête homme, ayant reçu par inadvertance une de mes publications, refuse de la lire, il se contente de la « survoler » (!)
Georges MINOIS, lui, s’est signalé par un pamphlet volumineux sur Anne de Bretagne, publié en … et en .. , qui a réussi à troubler les esprits de ceux qui l’ont lu.
Je souligne une fois de plus que je lis tout le monde, et ne fait sûrement pas l’impasse sur les écrits de ceux qui écrivent des sottises.
Je renvoie tout de même au film réalisé par Jean Kerhervé sur l’Etat breton, techniquement excellent, très fourni en très belles images, mais qui contient des erreurs majeures, dont je vais donner la liste ci-après :
 L’ auteur du présent article, lui avait adressé une lettre manuscrite, il y a quelques années, pour lui indiquer quelques ouvrages, afin de s’informer sur ce que sont les relations féodo-vassaliques et l’hommage, notamment le remarquable ouvrage de Ganshof, qui est une référence. Il n’y a pas eu de réponse, même de courtoisie. Il recevra à son adresse le présent article. Et peu importe ce qu’il en fera.

Voici quelques « perles » relevées dans la littérature de Georges MINOIS, dans l’ouvrage qu’il consacre à DU GUESCLIN – critiqué par les spécialistes du temps, comme un ouvrage de mauvaise qualité, dont madame Françoise AUTRAND, voir ce nom :

– La Nation bretonne n’existe pas. Les Bretons sont un concept inventé : donc, ils n’ont pas d’histoire commune, ils n’ont pas de territoire commun, ils ne savent pas qu’ils sont Bretons, ils ne savent pas que ceux d’en face – les Français et les Anglais, qui tentent sans cesse de les envahir, sont leurs ennemis : ils sont donc en guerre contre ces deux pays, comme Don Quichotte qui combat les moulins à vent ! D’ailleurs, précise notre éminent auteur, il n’y a aucune différence entre les Bretons et les Français (!); tout au plus une différence de « patois » dans la partie ouest de la péninsule, où on ne parle pas français ..

– La Bretagne n’est ni un pays autonome, ni un pays indépendant : elle fait partie de la France. Citation : « Les nobles bretons qui refusent le rattachement du Duché à la Couronne, en 1379, défendent leurs droits et privilèges de nobles. Ce qu’ils craignent, c’est un pouvoir royal fort, qui va réduire leur autonomie, soumettre leurs terres à une fiscalité dévorante, rogner leurs droits de justice ». (Minois, page 441).  » On défend les droits et privilèges de la Bretagne, c’est à dire les droits et les privilèges de la noblesse bretonne, et même de la grande noblesse … » (sic !)

– Le sentiment national n’existe pas. Le sentiment national breton n’existe pas. « C’est une invention des clercs, de l’entourage ducal, qui, à la fin du 14èmè siècle, et durant le 15ème siècle, cherchent à renforcer le prestige ducal en l’enracinant dans les anciens mythes, etc.  » (Minois, page 436). C’est une « fabrication », une « invention des clercs de l’entourage ducal », dans les années 1380-1480, dans le but de « développer la fidélité à l’égard du Duc, dans l’intérêt de celui-ci, et de la haute noblesse, exploiteurs par nature. D’ailleurs, les clercs qui écrivent l’histoire  …. ne parlent pas breton !

Nota bene : le bon docteur Mélennec ne parle pas breton non plus, comme plus de 90 pour cent de la population aujourd’hui, par l’effet de l’action « civilisatrice » de la France. Pourtant, comme l’écrit un de nos correspondants qui vit en Argentine : « il y a chez moi une chose qui n’est pas négociable : ma qualité de Breton ».

– Le patriotisme breton n’existe pas : la patrie bretonne n’existant pas, le sentiment patriotique, en conséquence, ne peut exister, c’est une fiction : « Les clercs bretons bâtissent le sentiment national en écrivant leur histoire du Duché à leur manière, pour développer la fidélité à l’égard du Duc … Ils sont en grande partie les créateurs du « particularisme » breton … » (page 436).

– Sur l’hommage et ses effets juridiques, cette invraisemblable absurdité : « Par le fait que depuis au moins quatre siècles, le comte puis le Duc de Bretagne, prête hommage au roi, la Bretagne fait partie du royaume (de France). L’hommage des Ducs étant rendu depuis des générations, ne peut avoir qu’une signification : une reconnaissance par le Duc que « La Bretagne fait partie du royaume », et que les Bretons sont vils sujets du roi de France. Pourquoi pas ses esclaves ?

Comme si, le Duc prêtant également hommage au roi d’Angleterre pour les seigneuries qui lui ont été concédées dans ce pays (en particulier le Comté de Richemond) …. la Bretagne faisait aussi partie du royaume d’Angleterre. Comme si, du temps du temps que le roi anglais jouissait de seigneuries en France (la Guyenne, notamment), l’Angleterre faisait partie de la France; comme si le Saint Empire Romain Germanique, par le fait que l’Empereur possède des fiefs en France, faisait aussi partie du royaume de France …

En 1375 le roi de France Charles V, à la faveur de ses déboires avec le duc de Bretagne Jean IV, et de l’émigration de celui-ci en Angleterre,  « confisque » la Bretagne, et envoie ses armées, commandées par Du Guesclin, pour occuper le pays et le soumettre. Selon l’éminent auteur Minois, cette confiscation de la Bretagne par le roi de France en et l’invasion de la Bretagne … est « conforme au droit ». Car prise  « par une décision de justice conforme au droit féodal … … le Duc Jean IV, allié des Anglais, s’étant conduit en félon ». Sauf que le Duc Jean IV ne fait que défendre la Bretagne contre les entreprises française et anglaises, en jouant au chat et à la souris avec ses deux puissants voisins, très menaçants à l’égard de la Bretagne, qu’il n’est en aucun cas un « félon » selon le droit féodal, et…. que la décision de la justice est celle … d’une juridiction française – la cour des pairs, à la dévotion du roi de France -, et qui n’a jamais eu la moindre autorité en Bretagne. Pour parler de « droit féodal », et de la légitimité de la décision prise par cette cour composée  par des hommes du roi – ses sujets -, il faudrait être juriste et, de surcroit, spécialiste dans cette discipline. L’êtes vous, M. le professeur agrégé Minois ? Assurément, NON. Savez-vous dans quelle condition un seigneur peut se saisir et s’approprier un bien qui appartient à un autre ? Vous aurez la réponse, non seulement en vous reportant au traité de Ganshof – ou aux autres ouvrages juridiques publiés sur cette matière, une bonne dizaine au total -, mais surtout, désormais, à mes publications sur la Constitution bretonne au moyen-âge, la souveraineté des ducs de Bretagne, et l’hommage des ducs de Bretagne aux rois de France. Comme si la Cour d’appel de Rennes décidait tout d’un coup que … l’Angleterre fait partie de la Bretagne, ou que le Parlement de Paris votait une loi selon laquelle la Chine est annexée à la république française des droits de l’homme ! Comme si l’invasion de la France par l’Allemagne nazie  était légitime, parce que décidée par le Chancelier allemand HITLER … Etc.

Voici la plus grande sottise écrite de mémoire d’ »hystoryen » breton, sous la plume de Georges Minois :

« Dans toute la partie orientale du Duché ( = le pays Gallos), le sentiment national breton est une création de l’administration ducale des années 1380-1480, et plus particulièrement des chroniqueurs » (!!!!!)

Donc, Bretons venus du fond des âges, vous n’existiez pas dans l’antiquité, et les Bretons du pays Gallo ne sont pas Bretons ! Demandez leur ce qu’ils en pensent ..

C’est EFFARANT. Tant d’ignorance sur les principes élémentaires du droit médiéval, sur ce que sont un Etat, une nation, un peuple, un sentiment national ou d’appartenance, le sentiment patriotique d’un peuple, l’indépendance, les pouvoirs souverains, la souveraineté  …., tant d’ignorance et d’erreurs sur l’histoire des nations, des peuples, des Empires …, de l’histoire du monde,  laissent pantois. On se pince pour savoir si on a bien lu, si des agrégés et des docteurs en histoire peuvent avoir écrit cela, et si l’on peut, dans l’université bretonne, accéder à ces hauts grades sans rien connaître de ces notions essentielles, alors qu’il existe une littérature IMMENSE SUR CES SUJETS.

Au boulot, donc, mes petits amis. Votre Pays, par la sottise des gens d’à côté, est en train de disparaître.

Monmouth, Geoffroy de, Histoire des rois de Bretagne, Paris, 1993, Editions Les Belles Lettres. Indispensable.

Moreau Defarges, La guerre ou la paix demain ?

Mossé Claude, Une histoire du monde antique, Paris, Larousse 2005 et 2008.

Nennius, Historia Brittonum, Histoire des Bretons, Sautron, 1999, Editions du Pontig. Indispensable, malgré ses plus que insuffisances.

Nguyen Quoc Dinh, Droit international public, cinquième édition, Paris, LGDJ, 1994, pages 2, 3, 29, 272, 378, 589.

Nora Pierre (sous la direction de), Les Lieux de mémoire, Paris 1997, 3 tomes. Indispensable; ouvrage majeur.

Orrieux Claude, Schmitt Pantel, Histoire grecque, Paris, 1995, 2004,2008, PUF, collection de référence Quadridge.

 

Plaidoyer pour la suppression du concept de nation, et l’abolition des frontières. Article publié sur la toile. Même si l’on plaide ici sur l’absurdité de la volonté des idéologues de supprimer les nations – ce qui est humainement, juridiquement et techniquement impossible -, il serait aberrant de ne pas écouter les arguments que les partisans de cette théorie énumèrent. Pour les combattre, il est évidemment nécessaire de les connaître, dans un esprit très ouvert. Les « hystoryens » bretons devraient s’inspirer de ce principe, en particulier M.M. Kerhervé, Minois et autres. Mais leur vie démontre qu’ils sont comme les paranos, qui ont toujours raison, n’écoutent pas, et détruisent tout. L’incapacité de dialoguer est pathologique : les communistes ont à leur passif 100 millions de morts, certains disent 200 millions. Cet article est intéressant. Les réactions des lecteurs sont absurdement agressives, et improductives.

Planiol Marcel, Histoire des Institutions de la Bretagne, Mayenne …

Rapport à la Commission des questions juridiques et des droits de l’homme, sur le concept de nation, DOC 10762, 13 décembre 2005. Strictement indispensable : alors que de nombreux pays européens reconnaissent et garantissent le droit à l’autonomie des nationalités et des régions qui les composent, des peuples, des minorités nationales, le pays autoproclamé « inventeur des droits de l’homme », refuse avec obstination de reconnaître les droits des nations incluses sur ce qu’il déclare être son territoire national, y compris à celles plus anciennes que lui, la Bretagne en particulier : ridicule, absurde, monstrueux, criminel.

Riasanovsky Nicholas V., Histoire de la Russie, Paris 1987, 1994, éditions Robert Laffont, collection Bouquins.

Reischauer Edwin, Histoire du Japon et des Japonais, 2 tomes, traduction Richard Dubreuil

Salles Catherine (sous la direction de), Naissance d’une nation, Paris, Larousse-Bordas, 1988. De magnifiques illustrations, ce qui n’est pas rien !

Soustelle Jacques, La vie quotidienne des Aztèques à la veille de la conquête espagnole, Paris 1955, Genève 1977, éditions Hachette et Famot.

Temple Henri, Théorie générale de la Nation, L’architecture du monde, Paris 2014, éditions de l’Harmattan. Ouvrage majeur.

Tonnerre Noël-Yves, Chroniqueurs et historiens du moyen âge au milieu du 20ème siècle. Presses universitaires de Rennes, 2001. Très important.

 

 

 

 

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LES LECTEURS ECRIVENT.

 

Un correspondant du Québec. Réponse  de L. Mélennec.

 Nous en sommes encore réduits, en Bretagne, à INFORMER les Bretons de leur histoire. Ils sont tellement esclavagisés, qu’ils peinent à comprendre, surtout les vieux. Mais cela avance, assez vite, auprès des jeunes. Le sentiment d’appartenance, d’identité, a toujours été puissant en Bretagne, la France n’a pu le détruire : il se développe, à quoi je travaille par mes publications. (Livre bleu : 300 000 téléchargements). Plusieurs jeunes Bretons ont intenté des procès, visant à répudier la nationalité française, dont ils ne veulent plus. La cause : le dégoût irrépressible que leur inspire maintenant la France (pas les Français, je le souligne) : ils ont connaissance des invasions, des exécutions, du pillage de nos richesses, de la violation de TOUS les engagements pris par ce pays,tous bafoués, de la destruction de la langue et de la culture. Internet à permis tout cela, en mettant à la portée de tous notre histoire nationale. Le vocabulaire politique change aussi : on parle ouvertement de collabos, de journaux de la collaboration, de traîtres … La Lebranchu a été couronnée « Traitresse bretonne de l’année 2014 ». La Corse, coup sur coup, administre des gifles retentissantes à l’Etat colonial. L’évolution est irrémédiable. Beaucoup demandent maintenant des sanctions impitoyables pour l’affaire de Nantes … Ce bricolage monstrueux de 1789 se défait : de la doctrine stupide des prétendus « révolutionnaires », il ne reste rien, que le ridicule.

JL. Nantes. Qu’apportez-vous de nouveau, par rapport à Renan, breton lui aussi ?

Louis Mélennec. Beaucoup. Renan est une de nos gloires nationales bretonnes, aujourd’hui presqu’oublié. Son oeuvre est gigantesque. Les Français s’en sont emparés, comme ils ont fait de Chateaubriand, breton illustre s’il en fut, qu’ils considèrent comme leur plus grand écrivain. Tant pis pour les Bretons, qui ne savent pas exploiter leur patrimoine, ou parce qu’ils n’osent plus, étouffés par des siècles de colonisation. Oui, ma théorie des nations va beaucoup plus loin que celle de Renan, il y près de 150 ans. Je revendique, en particulier, d’avoir démontré que les nations sont antiques sont une réalité incontestable, et que la nation bretonne existait, en tant que telle, dès avant le Christ. Comme tous, Renan admettait – à tort -, que les nations sont une création récente, et qu’elles n’existaient pas dans l’antiquité. Ce qui arrangeait bien les négationnistes de l’histoire bretonne.  Si l’on pense que le mot « nation » est inadapté, on a sûrement tort. Mais on peut tout aussi bien le remplacer par le mot « peuple », son synonyme : là, tout devient limpide, y compris pour ceux qui résisteraient encore.

 

A propos des hommes de l’Île de Sein. M. Finistère. Comment expliquez vous ce patriotisme des hommes de l’Ile de Sein, qui ont rejoint en masse le général de Gaulle à Londres, en 1940 ?

Louis Mélennec. Je me suis expliqué maintes fois sur ce point. Le maire de l’Ile de Sein est en possession du Livre bleu de la Bretagne, et de l’article terrifiant sur le génocide breton et vendéen. Je lui ai demandé, comme à des centaines d’autres, de le diffuser dans la population. Impossible, donc, aujourd’hui, de tricher avec notre histoire nationale. Comme tous les Bretons, les habitants de l’Ile de Sein ont été victimes d’un tel lavage de cerveaux, sans aucune sorte de possibilité d’accéder à la vérité historique, qu’à la fin du 19ème siècle – comme mon père, mes grand-pères, mes arrière-grand- pères, interdits de connaître leur véritable identité, honteux de celle-ci, Ils se sont crus français, ce qu’ils n’étaient ni de loin ni de près. En 1940, à l’exception de quelques lettrés, qui sont farouchement nationalistes bretons, tous se croient français en Bretagne. Les Sénans sont manipulés, comme tous les autres bretons. ….. Mais cela va beaucoup mieux, depuis quelque temps : j’ai su, de sources sûres, qu’on lit aussi le Livre bleu à Sein, y compris dans la sacristie ! Merci, M. Le Curé.

Sans réponse de M. le maire, j’ai donc diffusé dans plusieurs sites le texte ci-après, dont je sais qu’il a déja une certaine notoriété, mais qu’il ne peut faire plaisir à tout le monde :

……………….

 

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L’HOMMAGE DES DUCS DE BRETAGNE AU ROI DE FRANCE … OU : JE T’AIME, MOI NON PLUS .

L’HOMMAGE DES DUCS DE BRETAGNE au ROI DE FRANCE. Ou : « Je t’aime, MOI NON PLUS ».

Publié le 22 novembre 2014 par Louis M

Je rappelle ici ces phrases péremptoires du duc souverain Jean IV, destinée à son voisin Charles V, que j’ai publiée ailleurs, maintes fois, et que j’ai traduite en français moderne pour la rendre compréhensible :

« Qu’il plaise, à vous, roi de France, et à votre Conseil, de savoir ceci : …. Le Pays de Bretagne est un Pays distinct et séparé des autres, sans qu’il y ait rien dans ce pays qui ne relève du sort de son gouvernement, qui est universel. Anciennement, ce Pays était un royaume, et était gouverné par des Rois, ainsi Judicaël, Salomon, Conan … qui ont gouverné en gouvernement royal….. Il apparaît clairement qu’il a été et qu’il est encore royalement tenu. Le Duc de Bretagne est en possession des droits royaux, sans que nul autre que lui, en sa Principauté de Bretagne, y ait rien à voir. Ni vous, ni aucun de vos prédécesseurs Rois de France n’ont jamais été reconnus, ni par moi, ni par aucun de mes prédécesseurs, comme Souverain. »

Jean IV, duc de Bretagne, au roi de France Charles V, mai 1384.

Traduisez, en langage moderne : « Monsieur le roi de France : allez VOUS LA FAIRE METTRE ».

Réveillez-vous, messieurs les hystoryens : cette lettre a été écrite au XIV ème siècle !

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Nous allons effondrer ici, sans aucun déplaisir d’ailleurs, un nouveau mythe, une inexactitude grave qui traine encore dans de nombreux livres d’histoire écrits par des bretons, des plus titrés, et qui ont empoisonné le problème important de savoir si la Bretagne des Ducs, dans la mesure où ceux-ci ont prêté aux rois de France plusieurs siècles durant, ce qu’on dénomme l’hommage, n’étaient pas par là-même des subordonnés du roi de France, c’est à dire admettaient que la Bretagne faisait partie du royaume de France. Mes conclusions – est-il besoin de dire qu’elles sont honnêtes, strictement -, vont certainement soulager tous ceux qui réclament l’application rigoureuse du droit à la Bretagne : sa réapparition sur la scène internationale, comme Etat à part entière. Le passé commande le présent et l’avenir. Il n’y a pas de nation sans une longue histoire; la connaissance de cette histoire est indispensable pour que la nation, quasi assassinée comme l’a été la nation bretonne, renaisse.

Le problème de l’hommage des ducs souverains de Bretagne au roi de France, son voisin et ennemi héréditaire, est toujours mal compris en Bretagne. La raison en est que les historiens qui se sont hasardés à écrire sur ce sujet très complexe, instrumentalisé par certains en faveur de leurs thèses jacobines – ou de leur haine de la Bretagne, variété de la honte de soi -, relève du droit, davantage que  de l’histoire. Pour le comprendre bien, il faut posséder des compétences très poussées en histoire des institutions et en droit médiéval – disciplines qui relèvent du droit, comme le droit constitutionnel -, et qui s’enseignent dans les facultés de droit, non dans les facultés des lettres.

Certains « hystoriens » bretons soutiennent encore que, du moment que le Duc de Bretagne prête hommage au roi de France, plusieurs siècles consécutifs, c’est qu’il reconnait, par la-même, qu’il « tient » son Duché dudit roi, et que … la Bretagne fait partie de la France ! Cette proposition procède d’une ignorance abyssale du sujet. Beaucoup de ces historiens, en enseignant une doctrine fausse, ont paralysé les esprits des jeunes étudiants, dont la vocation naturelle était d’affranchir le pays de ces fables. Reconnaissons que le sujet est difficile et que, sans être juriste, il n’est pas possible d’y voir clair.

 

Qu’est-ce que l’hommage ? Chaque fois qu’un nouveau Duc monte sur le trône de Bretagne, et chaque fois qu’un nouveau roi de France accède au trône de France, le Duc sort de son Duché, et se transporte en grand apparat à la cour de France, pour prêter au roi ce qu’on dénomme l’hommage. Cela étant fait, il rentre chez lui.

Hommage lige et hommage simple. Au moyen âge, il est fréquent que les seigneurs bénéficient de la jouissance de plusieurs seigneuries, appartenant à des royaumes ou à des principautés différents, et relevant, dès lors, de l’autorité souveraine de plusieurs princes. Par exemple, les Ducs de Bretagne, souverains chez eux pour le Duché de Bretagne,jouissent également, par la concession qui leur a été faite par leurs voisins les rois de France et d’Angleterre, de seigneuries situées dans le royaume de France (Montfort l’Amaury, Etampes ….) et dans le royaume d’ Angleterre (comté de Richmond). Les rois de France jouissent, à certaines époques, de seigneuries en Italie (Asti, Milan …). Certains souverains exigent de ceux à qui ils ont concédé une seigneurie, un lien plus « fort » que celui qu’on leur demande habituellement, dans les cas ordinaires. Par exemple parce que le territoire concédé est le premier dont le bénéficiaire a obtenu la jouissance, parmi ceux qui lui ont été concédés en « bénéfice », ou qu’il est particulièrement important ou riche (un comté, un duché …). Dans ce cas, l’hommage est dit « lige » (homagium ligium). L’hommage lige se prête selon une procédure plus complexe, et comporte pour celui qui le prête des obligations plus lourdes que pour les hommages ordinaires, dont il sera parlé ci-après. Il signifie, principalement, que si deux rois ou princes ont concédé, chacun de leur côté, une ou plusieurs seigneuries à la même personne, et si ces rois ou princes entrent en guerre, celui qui a prêté l’hommage lige doit se ranger aux côtés du seigneur lige, non de celui auquel il a prêté un hommage simple : l’hommage lige est, peut-on dire, un hommage « prioritaire », en faveur d’un seigneur déterminé : l’homme lige doit combattre en faveur de celui qui lui a concédé une seigneurie de cette nature contre « tout homme qui doit vivre ou mourir », c’est à dire contre tous les ennemis de son seigneur lige, même si certains de ces ennemis sont ses propres amis, ses parents, ou ses alliés.

Dans les autres cas, l’hommage est dit « simple » ou « plain » (en latin : homagium planum). Il se prête selon une procédure plus simple, et engendre pour celui qui le prête, des obligations plus légères que l’hommage lige, ce que nous allons développer ci-après.

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Les hommages prêtés par les Ducs de Bretagne aux rois de France.

Le Duc de Bretagne, lorsqu’il monte sur le trône breton, conformément aux usages établis de longue date, prête au roi de France – et au roi d’Angleterre, s’il y a lieu -, non pas un, mais deux hommages. Pour simplifier cette matière complexe, les choses se déroulent de la manière suivante :

 

I – L’HOMMAGE POUR LES SEIGNEURIES APPARTENANT AUX ROIS DE FRANCE : L’HOMMAGE LIGE, POUR LES FIEFS CONCEDES PAR LE ROI DE FRANCE AU DUC DE BRETAGNE, A TITRE VIAGER.

 Certaines seigneuries, situées en France, appartenant au roi de FRANCE, sont simplement « concédées » au Duc de Bretagne, à titre viager, pour qu’il en jouisse, sans en devenir lui même le propriétaire. Ces seigneuries portent en droit féodal le nom de « bénéfices », ou encore de « fiefs ». Ce ne sont pas toujours les mêmes selon les époques. Habituellement il s’agit des comtés de Montfort l’Amaury, d’Etampes, de Vertus, et de la baronnie de Neauphle-le-chateau ….

Pour ces seigneuries, le Duc de Bretagne prête un hommage lige, ce qui est assez naturel, puisqu’il n’en est pas le propriétaire. 

Accompagné d’une suite fastueuse – il est l’un des principaux souverains de la Chrétienté -, il se rend en France, non sans discussions et négociations préalables « serrées »entre le gouvernement breton et le gouvernement français, et va à la rencontre du roi, dans un lieu déterminé d’un commun accord.

Devant les deux gouvernements – breton et français -, et des témoins très nombreux, le Duc enlève son bonnet, son ceinturon et son épée, s’agenouille devant le roi, place ses mains dans celles du roi, et prononce les formules sacramentelles ; à peu de choses près : «  Je vous demande de me reconnaître comme votre homme ». Le roi prononce des paroles symétriques : « j’agrée votre demande, et vous accepte pour mon homme » …. Les deux hommes s’embrassent … sur la bouche (c’est l’usage du temps, non un acte homosexuel !)

 Un compte rendu écrit est rédigé par les notaires, en présence des chanceliers de Bretagne et de France. Pour ces seigneuries – et seulement pour celles-là -, le Duc n’étant pas le propriétaire des seigneuries concédées par le roi, les deux parties, égales en droit, sont inégales en fait, puisque le Duc n’est que le bénéficiaire du fief, et que le roi  y exerce les droits de souverainetéEn droit moderne, on pourrait dire, pour mieux faire comprendre ce qu’est cette affaire, que le roi possède la « nue propriété », et que le Duc possède l’  « usufruit »...

Si le bénéficiaire du fief ou bénéfice (le Duc) manque à ses obligations à l’égard du propriétaire de ce fief (le roi de France), le propriétaire reprend possession de la seigneurie qu’il a concédée, ce qui est normal. C’est ce qu’on appelle la « commise ».

Tout se passe, en quelque sorte, de la même manière qu’un immeuble que son propriétaire loue à un locataire, moyennant un loyer. Si le locataire cesse de payer le loyer, le contrat est rompu, et le propriétaire reprend possession de son bien.

 

Hommage à genoux

Illustration explicative : le seigneur, propriétaire du fief, est assis sur son siège. Le « vassal », auquel est concédée la jouissance du fief, a ôté son bonnet, son ceinturon, son épée, et s’agenouille devant le seigneur, et place ses mains dans celle du seigneur. A l’arrière plan, un scribe consigne par écrit les termes de l’hommage.

 

II –  L’HOMMAGE RENDU PAR LE DUC DE BRETAGNE POUR LE DUCHE DE BRETAGNE : UN SIMPLE CONTRAT D’ALLIANCE, POUR « S’AIDER MUTUELLEMENT ».

 

La nature de l’hommage, et la manière dont il est prêté par les Ducs de Bretagne connaissent deux phases bien séparées, et dont la signification est aujourd’hui claire :

De Arthur III à Jean IV, pendant un siècle et demi, de 1202 à 1366, les Ducs, ne se sentant pas menacés par les Français, trop faibles pour les envahir, et préoccupés par les problèmes incessants de leur royaume, acceptent de prêter un hommage prioritaire au roi de France, c’est à dire un hommage lige. (Planiol, tome 3, pages 53 et suivantes). Ce qui n’implique, nous l’avons dit, qu’une alliance préférentielle en faveur du roi de France, au cas où celui-ci entrerait en guerre contre l’un de ses ennemis, en aucun cas un quelconque privilège en sa faveur en Bretagne. Planiol démontre, dans des pages très motivées, que le roi de France, n’exerce aucune autorité en Bretagne, et ce d’aucune sorte (tome III, pages 51 à 104), en dépit de ses nombreuses tentatives d’empiètement, toutes refoulées.

Mais à partir du milieu du 14ème siècle, la France, devenue une puissance redoutable, est un danger pour la souveraineté de la Bretagne, et ne cache rien de ses ambitions. Les Français, en effet, ayant envahi, confisqué ou annexé un certain nombre des principautés qui les entourent, prétendent asservir la Bretagne et les Bretons, et obliger ceux-ci à reconnaitre leur souveraineté, c’est à dire à se reconnaitre leurs sujets. Ce qu’ils refusent, absolument. Et catégoriquement : ils sont chez eux en Bretagne, ce pays est le leur, la France est un pays étranger.

Pour le Duché de Bretagne, les choses sont très différentes de la situation des comtés et seigneuries ci dessus. Les rois de France n’ont jamais été souverains en Bretagne, le Duché de Bretagne n’est en aucun cas une « concession » du roi de France, ni un bénéfice accordé par celui-ci, ni un fief. Pas davantage une « région » ou une « province » née de l’éclatement (un « démembrement », selon la terminologie du temps) de l’empire de Charlemagne et de ses successeurs, puisque la Bretagne n’a jamais été incluse dans cet empire. Les deux pays se sont constitués et développés côte à côte, par des processus similaires, sans que le roi de France ait la moindre autorité en Bretagne, sans que les Bretons aient jamais été ses « sujets », si ce n’est dans ses rêves ou dans ses prétentions. Le « souverain seigneur », le » prince  naturel » de Bretagne est le Duc. Le roi de France y est strictement étranger. Pas seulement cela : il est le souverain d’un pays ennemi, avec lequel, même durant les périodes « calmes » et d’alliance apparents, on est toujours en contentieux, même si l’on est contraint de coexister en paix, si faire se peut. La France et la Bretagne ne sont pas même des frères ennemis, mais des ennemis tout court, qui se vouent une haine implacable.

(Cette haine a duré jusqu’en 1789. Puis, il y a eu un « break » de 150 ans. Les Bretons ayant été mentalement écrasés, au nom de la « révolution de la Liberté », n’ont plus de droit que de se haïr eux-mêmes; la haine de la France est en train de resurgir, depuis que les Bretons ont redécouvert leur histoire de peuple martyr, et l’absolue volonté de la France de bafouer leurs droits millénaires à Nantes et dans son comté. Le phénomène est accru par la présence de collabos dans les instances françaises et bretonnes, qui sont maintenant démasqués et vomis).

Ici, l’hommage prêté au roi de France par le Duc de Bretagne n’est pas celui  pour lequel le roi concède une seigneurie à un tiers pour en jouir, comme pour les comtés de Montfort l’Amaury, d’ Etampes, etc., mais un contrat d’alliance entre deux seigneurs souverains dans leurs pays respectifs, égaux en droit et en dignité. Ce que soulignent tous les juristes.

La procédure est distincte, à la fois plus simple et plus complexe.

Le Duc ne fait pas un voyage distinct pour les deux hommages, bien entendu. Il se rend avec sa Cour et son gouvernement – dont le chancelier – là ou les deux gouvernements ont décidé que se déroulerait la cérémonie des hommages. La France est à ce point un pays étranger et ennemi, que le Duc doit demander des « sauf-conduits » pour voyager sur les terres de son compère le roi de France !

 Dans tous les cas, l’enjeu politique réel de l’hommage étant loin d’être anodin, d’autant que les Bretons connaissent parfaitement la mauvaise foi des Français, qui vont tenter de se servir de l’hommage pour essayer d’empiéter sur les prérogatives de l’Etat breton à leur avantage, des négociations sont engagées entre les chanceliers (premiers ministres) de Bretagne et de France, pour discuter le lieu, la date, les modalités de l’hommage, et son contenu, et pour empêcher tout « dérapage » de la part des Français.

C’est le Duc qui se déplace vers le roi, et se rend en France, parce que celui-ci, principal prince de la chrétienté, possède un rang honorifique supérieur au Duc.

 Des conciliabules, pas obligatoirement courtois précèdent, sur les lieux mêmes, au « domicile » du roi de France, la prestation de l’hommage. Invariablement, le chancelier de France prétend exiger du Duc l’hommage lige. Invariablement, le chancelier de Bretagne et le duc s’y opposent. Invariablement, devant le refus ferme et obstiné des Bretons, les Français cèdent : dans ce contexte d’hostilité féroce entre les royaumes de France et d’ l’Angleterre, toujours prêtes à entrer en guerre, les Français sont bien obligés de se contenter d’un hommage simple, l’alliance de la Bretagne, pays important, capable de mobiliser des armées importantes, est trop précieuse, même à ce prix.

Le Duc, au cours de la cérémonie, reste debout, n’enlève ni son bonnet, ni son ceinturon, ni son épée, et ne fléchit pas le genou. Il place ses mains dans celles du roi de France, les deux hommes s’embrassent sur la bouche, comme plus haut. Le Duc se reconnaît « l’homme » du roi, et inversement, le roi lui dit : « je t’accepte pour mon homme ».

Les chanceliers et des membres des deux gouvernements, ainsi que des témoins très nombreux, et des deux cours sont présentes dans cette cérémonie grandiose, qui attire toujours une foule considérable, compte tenu de la puissance des deux souverains, et de l’enjeu politique de la cérémonie.

Puis, les notaires, en présence des chanceliers rédigent un compte rendu écrit, qui sert de preuve, et de référence pour l’hommage suivant.

Tout ceci se déroule dans un climat de tension forte. Il faut bien insister sur ce point, sans lequel rien n’est compréhensible : ce ne sont pas des amis qui se prêtent à cette cérémonie, mais des ennemis. La menace d’une action armée de la France contre la Bretagne, en cas de refus de celle-ci d’entrer dans cette alliance obligée, est hyperprésente, le souci des conseillers du Duc est clairement de maintenir le Duché en paix. Mais l’inverse est vrai : la Bretagne est une alliée redoutée, qui fait peur : les Français sont tenus de ménager sa susceptibilité (34).

 OBLIGATIONS CREEES PAR LE CONTRAT D’ALLIANCE RESULTANT DE L’HOMMAGE.

Les obligations qui naissent de ces contrats d’alliance sont clairement définies par les juristes du temps : à ceci près qu’en acceptant de se déplacer lui-même à la cour du roi de France – et non l’inverse -, et que le Duc lui reconnaît une prééminence honorifique au roi de France, en sa qualité de prince le plus puissant de la chrétienté, ce contrat d’alliance, même si les deux pays sont d’importance très inégale, ne met juridiquement en aucun cas le Duc de Bretagne en situation d’infériorité : les deux souverains agissent, sur le terrain juridique, à égalité (25).

Il ne s’agit pas, ici, pour le roi de France de céder, même viagèrement au Duc de Bretagne quoi que ce soit, mais d’obtenir de lui, à charge de stricte réciprocité, son aide et son alliance ..

Les obligations créées par le contrat sont égales et symétriques pour les deux souverains. C’est ce qu’on appelle un contrat synallagmatique, c’est à dire bilatéral. C’est ce que n’ont jamais compris jusqu’à aujourd’hui, les historiens bretons, qui, n’étant pas juristes, ne savent ni ce qu’est un contrat, ni ce qu’est un contrat synallagmatique (1).

Les obligations des deux parties comportent trois éléments :

La fidélité, ou fidelitas. Elle s’analyse comme l’obligation de ne pas se nuire réciproquement. Cette obligation « négative » tombe sous le sens.

L’aide militaire, ou auxilium : si l’un des seigneurs entre en guerre contre un autre, son co-contractant est tenu de lui apporter son aide, et réciproquement; il s’agit, en quelque sorte, d’une alliance militaire réciproque. ..

L’aide par les conseils ou concilium. Les deux hommes doivent se conseiller réciproquement, par exemple en assistant aux réunions de leurs conseils s’ils y sont appelés, ou en consignant, par lettre ou par ambassadeurs, les recommandations qu’ils se doivent mutuellement.

Contrairement à ce qui a été souvent été écrit par les historiens bretons non juristes, ce contrat ne comporte évidemment ni la reconnaissance d’aucune sorte de sujétion de la Bretagne à l’égard de la France, en aucun cas – horreur impensable ! -, ni que la Bretagne fait partie du royaume de France : aucune ambiguité sur ces points, donc. 

Les engagements des deux souverains peuvent – en théorie -, être rompus si l’un d’eux manque à ses obligations contractuelles. Fait important, la saisie du duché comme du royaume est ici impossible, puisqu’on ne peut saisir que ce dont on est le propriétaire : c’est donc en violation flagrante du droit féodal que le roi de France Charles V, par une décision illégale, en 1375, profitant des maladresses du duc souverain Jean IV de Bretagne, et des circonstances politiques particulièrement difficiles pour le Duché, tenta de s’emparer de celui-ci et en prononça sa confiscation, croyant avoir consommé, par ce coup de force la « réunion » de la Bretagne à la France. On connait la suite : le Duc Jean IV, très impopulaire en Bretagne, chassé quelque temps auparavant par ses propres sujets à Londres, fut rappelé par les Bretons, dans un magnifique mouvement patriotique, pour défendre la patrie en danger d’être annexée par les ennemis maudits : les Français et leur roi : mieux valait un mauvais duc – qui ne fut d’ailleurs pas aussi mauvais qu’on l’avait cru, son gouvernement fut en réalité  -, que de tomber sous la coupe de l’ennemi millénaire … (23).

Toute allusion aux évènement de 2014, au cours desquels la France, d’une manière illégale, contraire au droit international, qui interdit péremptoirement de découper le territoire d’une nation incluse dans ses limites, n’est pas fortuite. Pas davantage le comportement insensé des prétendus « élus » qui, violant le droit et leurs promesses électorales solennelles, ont accepté le « découpage » de notre territoire national, qui nous appartient depuis douze siècles, cédant au pays d’en face 30 pour 100 de notre PIB, c’est à dire de notre richesse et de notre puissance. Ces faits, lorsque la Bretagne réapparaitre sur la scène internationale, appelleront des sanctions drastiques et une législation spécifique : ce sont des crimes politiques.

III – L’ENJEU POLITIQUE DE L’HOMMAGE POUR LE DUCHE DE BRETAGNE : les manipulations de la cour de France pour tenter d’empiéter sur les prérogatives souveraines de la Bretagne.

Les choses, présentées ici dans toute leur sécheresse juridique, comportent cependant unaspect politique majeur, qu’il est nécessaire d’expliciter clairement.

La cérémonie de l’hommage est un temps fort de la vie du Duché, non pas seulement à cause de ses implications juridiques (une alliance égale et symétrique), mais surtout de ses arrières pensées politiques.

On a souvent écrit que ce qui compte dans un traité international, ce n’est pas ce qui est écrit dans le texte, mais ce qui n’y est pas exprimé, c’est à dire les arrières pensées. C’est très souvent vrai. En tout cas, pour les traités entre la Bretagne et la France, lorsque Louis XI et François II se jurent une grande et parfaite amour (sic), c’est de haine qu’il s’agit, des deux côtés, en aucun cas d’amitié : chacun couperait la tête de l’autre s’il le pouvait ! Tout le reste est à l’avenant.

La Bretagne se dispenserait plus que volontiers de cette alliance obligée, qui comporte d’ailleurs un côté humiliant, jugé tel du côté breton, parce que les usages font que le puissant Duc de Bretagne, l’un des premiers princes par le prestige, l’étendue de ses Etats, l’importance de ses armées, ne peut s’y soustraire. Mais la disproportion des deux principautés – la France et la Bretagne – font qu’il n’est pas envisageable de tenter de s’en dispenser : une guerre immédiate en résulterait, tout comme, du temps de la guerre froide, les pays de l’Europe de l’Est se trouvaient dans le stricte nécessité de fait d’entrer dans l’alliance de l’URSS, à peine d’être envahies.

Après le bref interlude de l’Empire de Charlemagne, qui dure à peine plus d’un siècle, et qui n’a jamais réussi à conquérir la Bretagne armoricaine, et a même du lui céder – définitivement, en 851 -, deux comtés (Rennes et Nantes), et une vicomté (le pays de Retz), le Duc de France Hugues Capet est élu roi de la Francia occidentalis en 987. Ce royaume est de la pure théorie. Il existe dans les esprits, non dans les faits. Le premier Capétien et ses successeurs ne règnent que sur une sorte de « confetti » territorial, à peine plus vaste qu’un département actuel, cinq fois plus exigu que la Bretagne. Peu à peu, par une savante politique, le royaume capétien s’agrandit, par l’agglutination au minuscule territoire sur lequel le capétien exerce son autorité effective, de vastes principautés.  Vient un moment, les deux pouvoirs centraux de la Bretagne et de la France s’organisant et se « centralisant » peu à peu, le royaume de France, par son étendue et sa puissance, devient pour le Duché de Bretagne, un « voisin » plus qu’encombrant : un véritable danger pour son intégrité. Tous les moyens sont bons pour le roi de France pour « grignoter » peu à peu les prérogatives des princes territoriaux, ses voisins; dans ce domaine, ses conseillers font preuve d’une ingéniosité – d’une rapacité, ont écrit certains auteurs -, pour s’emparer de ce qui appartient à autrui (2).

Dans le cas des relations brito-françaises, les rois de France, toujours à l’affut des moyens leur permettant de s’agrandir aux dépens des principautés voisines – qui sont à cette époque de véritables Etats centralisés, totalement indépendants en fait de la France, même s’ils reconnaissent, au moins en théorie, la suprématie honorifique du roi de France.

Mais les Bretons résistent, avec une obstination – voire une fureur – invincible : les Français sont mis en échec, chaque fois qu’ils tentent d’empiéter sur les droits de la principauté de Bretagne.

Les prétentions des rois Capétiens sont insensées. Ils essaient de soutenir :

Que le duché fait partie du royaume de France ;

Qu’ils sont les souverains de la Bretagne ;

Que le duché a toujours fait partie du royaume de France ;

Que les Ducs leur doivent obéissance, et sont leurs sujets.

(Les prétentions des rois de France sont exposées, en particulier, dans des document précieux, reproduits en partie dans le tome III de l’histoire des institutions de la Bretagne, de Marcel Planiol, dans les notes 139 et suivantes, qui éclairent d’un jour lumineux les fondements des conflits franco-bretons).

 

C’est une imposture, répétée du treizième au quinzième siècle, par un pays expansionniste – et honteusement nationaliste jusqu’à une époque très récente -,  favorisée par un certain « flou » du droit de l’époque, l’imprécision du vocabulaire juridique, et surtout par la disproportion des forces dont disposent les parties, qui est telle, selon la loi universelle, que le plus fort tente d’écraser le plus faible, quels que soient les engagements solennels qu’ils ont juré de respecter. Jamais les Bretons, particulièrement jaloux de leurs droits, peuple fier et intransigeant, n’accepteront évidemment ces menaces larvées de sanctions militaire, ni ces tentatives grossières de manipulation du droit féodal, et ils le feront avec violence : les Français seront obligés de s’incliner, et ne parviendront jamais à leurs fins par ce moyen. Les Bretons – hélas – ne cèderont que lorsque, envahis en 1487, 1488, 1491, leurs armées sont détruites par les armées françaises. Et lorsque, par la force, la concussion, l’intimidation, et toutes sortes de manoeuvres répugnantes, la France parviendra à imposer sa dictature sur la Bretagne, de 1532 jusqu’à aujourd’hui, où, enfin, tout cela est démasqué, de même que les manoeuvres de leurs complices, que l’on désigne maintenant par leurs noms : les collabos et les traîtres. 

(Les « moyens » actuels utilisés par la France: agréer les moutons dociles en leur accordant l’investiture pour se présenter aux élections; organiser des simulacres d’élections; puis, renter les heureux élus, avec toutes sortes d’avantages « collatéraux »).

 CONCLUSION.

La matière sur le sujet est immense. La documentation est très abondante, mais n’avait jamais pu être vraiment décryptée d’une manière satisfaisante, ce qui explique les interprétations souvent fantaisistes qui en ont été données, en particulier par M. Georges Minois, pourtant docteur en histoire, et bien loin d’ignorer les sources historiques, car sur ce point, son savoir est immense (voir ci-après). Il nous a fallu des années pour y voir clair, complètement. Il serait inutile d’entrer dans le détail, qui est plus complexe que ce que nous écrivons ci-dessus.  Rédiger cette synthèse n’a pas été facile. Le grand Planiol, notre plus grand juriste breton, pris par le rédaction de son monumental ouvrage, y avait renoncé – en tout cas provisoirement, bien que le tome 3 de son Histoire des institutions contienne des observations et des références précieuses sur la matière. Détailler le sujet le rendrait incompréhensible, je l’ai donc simplifié volontairement, pour le rendre enfin accessible, sans rien sacrifier d’important, et en prenant un soin jaloux de n’écrire que des choses exactes : l’efficacité du présent travail suppose qu’il soit rigoureux, ce qu’il est.

L’idée forte qu’il faut retenir ici est que l’hommage prêté par le Duc pour la Bretagne, ne comporte en aucun cas une quelconque reconnaissance que la Bretagne est une partie du royaume de France, la reconnaissance d’une quelconque subordination. C’est précisément le contraire. 

L’hommage du Duc de Bretagne pour le Duché souverain de Bretagne, dont la signification est restée obscure jusqu’à aujourd’hui, comporte deux aspects :

Au plan juridique, il s’agit d’un simple contrat, dans lequel les deux parties sont à égalité. Elles se promettent d’une manière symétrique, par l’effet d’un contrat dit « synallagmatique », trois prestations : la fidélité, l’aide réciproque, principalement militaire, le conseil. Encore convient-il de souligner  que, dans les faits, il s’agit d’une  formalité sans guère d’effet, car, bien que l’hommage soit solennellement prêté, ni le roi de France, ni le Duc ne se sentent obligés en rien l’un à l’égard de l’autre : malgré ce « contrat », ils ne sont ni fidèles l’un à l’autre, ni pressés à s’aider dans les guerres – sauf de leur plein gré -, ni empressés à se conseiller mutuellement. Ceci est tellement vrai, que les deux pays sont en guerre assez fréquemment, malgré les baisers de paix hypocrites échangés par les deux ennemis irréductibles.

Au plan politique, l’hommage dissimule des arrières pensées non exprimées, mais claires : Les Français, d’une manière constante, essaient à chaque prestation d’hommage, de contraindre les Bretons à prêter un hommage lige, c’est à dire, selon eux, à les obliger, au moins implicitement, à reconnaitre que la Bretagne est une « concession » de la France, et que le véritable maître en Bretagne est le roi de France.  Les Bretons, férocement irrités par ces prétentions insensées, s’y refusent avec une obstination très ferme, et renvoient à chaque fois ces insolents dans leurs buts. Ne parvenant pas à les faire plier, les Français envahissent la pays en 1487, 1488, 1491. L’occupation du pays se prolonge encore en 2014.

L’hommage – ce point, capital, n’a jamais été souligné par personne – est un compromis entre deux pays souverains : du côté français, avec une mauvaise foi absolue, on essaie de se servir du droit féodal – en le manipulant -, pour tenter de contraindre, sous la menace à peine voilée, les Bretons à prêter l’hommage lige, c’est à dire à reconnaître implicitement la souveraineté de la France sur leur pays; du côté breton, ces prétentions sont littéralement invraisemblables; les Bretons connaissent leur histoire, les conflits incessants, les guerres qui les ont opposés aux Français. La fureur de la Cour de Bretagne, est plus que palpable dans les correspondances diplomatiques, les écrits politiques des historiens et des juristes qui entourent le Duc et son gouvernement. Le roi de France, nous l’avons dit, pour bénéficier de l’alliance bretonne, est obligé de céder, et de se « contenter » de l’hommage simple. Le Duc, humilié par ce simple hommage, qui lui est malgré tout imposé, cède aussi : il refuse l’hommage lige, mais accepte l’hommage simple.Ce point de convergence permet aux deux pays de coexister, non pas pacifiquement, mais en faisant semblant de taire leurs contentieux, ou de rechercher des solutions non militaires lorsqu’ils surgissent. L’invasion des hordes françaises, à partir de 1487, va tout détruire. Par bonheur, la recherche historique nous permet enfin d’y voir clair, c’est-à-dire de retrouver une partie de notre Dignité, en attendant le reste.

En réalité, comme aujourd’hui, la Bretagne et la France sont des ennemis héréditaires irréductibles, avec une détestation bilatérale spectaculaire au quinzième siècle, dont les textes apportent la preuve surabondante. Il en a toujours été ainsi : les Bretons et les Francs se haïssent depuis l’époque où ils se sont affrontés, au début du sixième siècle, dans les confins de Rennes et de Nantes. Par l’effet d’un lavage des cerveaux ininterrompu de 1789 au milieu du 20ème siècle, la France a réussi à empêcher les Bretons de penser librement, et a failli réussir à leur faire croire qu’ils sont Français. La redécouverte de leur histoire par les Bretons, et la sinistre amputation de la Bretagne par la France, en 1941, renouvelée en 2014, a créé un abcès de fixation, et fait renaître cette haine, dans une très large frange de l’opinion. Le mouvement ne peut que s’amplifier, car on ne pourra plus arrêter la vérité. Ce sera Justice. Et ce ne sont pas les Bretons qui l’ont cherché, mais nos voisins et leurs complices : la responsabilité n’est pas partagée, elle est exclusivement du côté de la France.

Cette remise d’aplomb du problème de l’hommage, montre une fois de plus ce que sont les relations de la Bretagne et de la France, du sixième siècle à aujourd’hui. Croire que les Bretons vont céder, parce que des pieds nickelés, en 2014, avec la complicité de lâches et de renégats, prétendent amputer la Bretagne de sa région la plus prestigieuse, est une illusion.

LOUIS MELENNEC, docteur en droit, diplômé d’études supérieures en droit public, en droit privé, en sciences criminelles, diplômé d’études approfondies en histoire, historien de la Bretagne.

BIBLIOGRAPHIE SOMMAIRE PROVISOIRE.

Cette bibliographie sera complétée et mise en ordre ultérieurement.

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On ne peut comprendre la confusion qui a régné dans la littérature « hystoryque » donnée en pâture aux Bretons qui s’intéressent à l’histoire de leur pays, qu’en faisant appel à l’ignorance, à la paresse, et sans doute, chez certains, la perversité de vouloir inférioriser la Bretagne par rapport à la France. (On pense à Georges Minois, auteur pourtant érudit, qui a écrit des choses impensables sur la matière : voir ci-après). Il eût suffi, par exemple, de lire le monumental traité de Achille Luchaire, intitulé « Manuel des Institutions françaises, période capétienne », publié en …. 1892, et republiée, sans changement, à Genève en 1979, et de confronter cet ouvrage aux pages écrites par Arthur Lemoine de La Borderie, dans son histoire de Bretagne, à la fin du 19ème siècle, qui contient les relations détaillées des prestations d’hommages de plusieurs ducs. Tout se trouve déjà dans Luchaire : la définition du fief, la définition de l’hommage simple et de l’hommage lige, le caractère contractuel de la prestation d’hommage, surtout, l’absolue réciprocité des obligations des deux parties, c’est à dire le caractère synallagmatique du contrat, qui engage les deux parties (pour nous : le duc souverain de Bretagne et son ennemi le roi de France) d’une manière identique, et ne crée nullement un quelconque lien de subordination de l’un par rapport à l’autre. Surtout, le fait que dans ces liens entre deux seigneurs, quel que soit le contenu du droit – qui est assez clair, mais en même temps imprécis et susceptible de donner lieu à des interprétations « variées », selon les forces des deux protagonistes. L’un est plus fort que l’autre, le plus fort abuse de sa force, et ne respecte pas ses engagements, si solennels soient-ils.

Cette lacune des historiens bretons est impardonnable : il existe des milliers (nous disons : des milliers) d’actes écrits de prestations d ‘hommages, partout en France et en Bretagne. C ‘est toute l’histoire de la Bretagne et de la France : deux pays dressés l’un en face de l’autre, ennemis irréductibles, parfois alliés, mais jamais amis, de forces équilibrées jusqu’aux invasions de 1487-1491, la Bretagne étant réduite à presque rien après l’annexion honteuse de 1532, puis au rang d’esclave après la shoah de 1789 .

Rien n’a changé : en 2016, les Français sont toujours là, ils maîtrisent tout, ils fixent les programmes scolaires, interdisent l’enseignement de l’histoire nationale des Bretons – les misérables protestations des Bretons devant ce monstrueux abus de droit sont minables, par leur mollesse d’esclaves -, et nomment des gauleiters appelés préfets, sans que jamais un Breton soit nommé dans ces fonctions, ce qui est impensable.

Le rôle passif de ceux qu’on dénomme « les élus », est invraisemblable, et source d’une honte aujourd’hui très clairement perçue : la Bretagne est serve, c’est une colonie, maintenue dans ce lamentable état par ceux qu’on dénomme désormais les collabos.

 

Mélennec 14 ans ccc

 

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L’auteur rappelle qu’il ne pratique pas la méthode minable appliquée dans presque toute l’université de Bretagne, qui consiste à scotomiser le nom des auteurs qui ne partagent pas leurs idées. Au contraire, l’analyse de leurs erreurs – éventuelles – est bénéfique à la recherche de la vérité. On trouvera donc, ci-après les noms connus des historiens bretons, non sans que soient aussi soulignées la qualité de certains de leurs travaux. Il est temps que la Bretagne élimine de toutes ses démarches la jalousie et la mesquinerie, que nous ne connaissons que trop.

 

Bloch Marc, La société féodale, Paris 1968, éditions Albin Michel.

 Bouchart Alain, Grandes Chroniques de Bretaigne, publiées … et …Cet historien, conseiller d’Anne de Bretagne, encouragée par elle dans ses travaux, sacrifie aux usages du temps en accordant un crédit immodéré aux légendes et aux mythes bretons. Cependant, juriste de haut niveau, il est strictement honnête dans l’analyse des faits dont il a été le témoin, et dans l’analyse des archives. Son analyse des relations brito-française est précieuse.  …

 Boutruche R., Seigneurie et féodalité, Paris 1968 et 1970. Ouvrage majeur, indispensable.

 Cassard Jean-Christophe, L’histoire au renfort de la diplomatie : la « Généalogie des roys, ducs et princes de Bretagne », de Pierre Le Baud (1486). Article très important.

Contamine Philippe, Un aspect des relations entre la France et la Bretagne au 15ème siècle : Louis XI, François II et l’ordre de Saint-Michel (1469-1470), Questions d’histoire de Bretagne, Actes du 107ème congrès national des sociétés savantes, Brest, 1982, pages 207 à 227. Indispensable pour comprendre les relations très conflictuelles entre la France prédatrice et la Bretagne. En 1982, Philippe Contamine émet le voeu que le chapitre sur l’hommage des Ducs de Bretagne soit totalement réécrit, « très attentivement », en raison de son obscurité. C’est fait. Il reçoit par mail la présente étude, comme il a reçu le Livre bleu.

Ganshof F.L. Qu’est-ce que la féodalité ? Paris 1982, éditions Tallandier. Ouvrage majeur, qui contient tout ce qu’on doit savoir sur la question. L’ouvrage contient de très nombreux comptes-rendus de prestations d’hommages, en latin, avec une traduction.

Kerhervé Jean. Il ne semble pas que cet auteur ait publié d’étude sur l’hommage des ducs de Bretagne au roi de France. Mais il résulte très clairement d’un certain nombre de ses articles, qu’il pense, non pas que le Duc est souverain dans son Duché, mais qu’il a la prétention à l’être ! En d’autres termes, il aspire à devenir indépendant. Ce qui implique, à contrario, que Kerhervé considère que la Bretagne ….. fait partie du royaume de France. Erreur très grave, et qui a causé préjudice à tous ses élèves, et à l’approche qu’ils ont eu de leur propre pays, alors qu’il était encore libre. Le remarquable Planiol a publié dans le tome 3 de sa monumentale histoire des institutions de la Bretagne (pages 55 à 101) une étude irréfutable de la totale souveraineté de la Bretagne au moyen âge. J’ai refait les mêmes recherches, et suis parvenu aux mêmes conclusions, strictement; mais je ne les ai pas publiées, parce que le texte de Planiol est parfait, et que je ne peux rien apporter de plus.

Dans le Livre bleu de la Bretagne, j’écris ceci, à la page 43, qui résume mon point de vue :

« Nul autre que le Duc de Bretagne ne détient la moindre parcelle d’autorité ni de souveraineté dans le pays, qui est en tous points distinct des autres. En particulier, le roi de France n’y possède aucun gouverneur, aucun intendant, aucun lieutenant-général, aucun fonctionnaire, aucun soldat, aucune place forte, ni même aucun ambassadeur permanent. Le Duc, selon la maxime, est « roi dans sa Duché, tout comme le roi l’est dans son royaume »; il est Duc par la grâce de Dieu », et ne reconnait au temporel aucun instituteur, ni créateur, ni souverain, que Dieu lui-même ».

Je ne publie la présente note que parce que Kerhervé, alors que je lui ai adressé – par erreur – une de mes publications, a eu l’impudeur de me répondre une lettre d’une extrême grossièreté : « votre message encombre mon ordinateur … » Je n’attendais que cela. Ainsi, cet auteur écrit ses articles sans consulter les autres, là où précisément, n’étant pas juriste, encore moins spécialisé en droit médiéval, il devrait prêter la plus grande attention aux recherches de ceux qui ont acquis, dans ce domaine, une expérience – reconnue – d’un demi siècle. Outre l’incroyable mauvaise éducation, cela discrédite cet auteur, et jette une ombre importante sur les publications de l’école bretonne d’histoire, qui n’a pas besoin de cela. On lira avec attention la lettre-réponse à Jean Kherervé, qui a été publiée dans Facebook. Je précise que je n’attaque jamais – je dis : jamais -, par première intention, mais que si je suis injustement attaqué, on peut être assuré d’une réponse très ferme, très efficace, et très durable. Voyez, par exemple : Mélennec Wikipédia. Kerhervé est désormais un auteur du passé. Mais il est toujours temps d’apprendre. Cet auteur est cité ici parce que certains de ses travaux sont remarquables, et qu’on ne puisse pas penser que je suis de ceux qui écriraient qu’ils « encombrent mon ordinateur ».

La Borderie, Arthur Le moyne de, Histoire de Bretagne, tome 4 : pour Jean IV : page 11; 13 décembre 1366, Paris; pour Jean V : page 148; pour François Ier : page 344 (16 mars 1446); pour Pierre II : 365 et suivantes; pour Arthur III : 406 et suivantes; pour François II : 423 et 424; Tours 18 décembre 1461. Anne de Bretagne n’a pas été admise à prêter l’hommage, car son mari Charles VIII s’est emparé du Duché, comme s’il lui appartenait. Un auteur imbécile, breton de surcroit, a écrit : « … Mais elle lui a prêté le plus doux des hommages, en …. se mettant dans son lit, la nuit des noces ».

 Jeulin P., L’hommage de la Bretagne en droit et dans les faits, Annales de Bretagne, n° 41, 1934, pages 380 à 473. Exposé confus, sans ligne directrice, sans compréhension de l’enjeu  politique de l’hommage : un instrument – inefficace – entre les mains des juristes royaux pour tenter de réduire la Bretagne; un instrument – efficace -, entre les mains de la chancellerie bretonne, pour bouter les Français chez eux, et les y maintenir. L’auteur a fait ce qu’il a pu. Non juriste, il a fait beaucoup plus mal que les juristes d’Anne de Bretagne : Alain Bouchard, Le Baud …, eux, ont parfaitement compris ce qu’est l’hommage. Mais eux étaient juristes, ce que ne sont ni M.M. Minois, Croix et autres.

Le Baud Pierre, Histoire de Bretagne, avec les chroniques des maisons de vitré et de Laval, Paris, 1638

Le Marignier J. F., Le gouvernement royal aux premiers temps capétiens, Paris, 1965.

Lobineau, Histoire de Bretagne, tome I page 383 ;

Minois Georges, Du Guesclin, éditions Fayard, Paris, 1993.