THEORIE DES NATIONS. La Nation Bretonne, un peuple antique; la nation française et les prétendus droits de l’homme : des boursouflures délirantes .

 

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ANNE de BRETAGNE (1477 – 1514), dernière duchesse régnante de la Bretagne souveraine.

Le présent article est en voie de composition. Il sera amélioré, revu et complété au fur et à mesure de sa rédaction.

 

LE CONCEPT DE NATION. QU’EST-CE QU’UNE NATION ?

 

COMMENT LA FRANCE A ACCULTURE LA BRETAGNE, ET TENTE DE DETRUIRE LA NATION BRETONNE.

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Nantes, janvier 1967, Faculté de médecine, Louis Mélennec prête le serment d’Hippocrate devant le jury.

Louis Mélennec, 1992, Consultant près le Médiateur de la République française auto-proclamée des droits de l’homme, candidat à sa succession en 1998.

1987

Lettre de Louis Mélennec à Jacques Pelletier, Médiateur en exercice en 1998 (Extraits, publiés sur la toile), à la suite de l’émission de Claude Reichman, du 28 octobre 1997, consacrée à la candidature de Louis Mélennec aux fonctions de Médiateur de la république :

 » … Si j’avais des critiques à te faire, je ne choisirais pas la voie radiophonique, mais la voie directe ; à l’inverse, s’il y avait matière à compliments, je m’abstiendrais de les faire en public ; dans le contexte de ma candidature, cela serait interprété comme un exercice de brosse à reluire : c’est un art dans lequel les bretons n’excellent pas. …. Oui, j’ai exposé une conception de l’action du Médiateur différente de la tienne, tant il est vrai que sur ce point, nos idées divergent d’une manière très sensible. Voici maintenant l’essentiel : je ne pense pas que les problèmes doivent être évités, si difficiles soient-ils à résoudre. Cela s’appelle la politique de l’autruche, et se termine toujours de la même façon : dans le mur. De mon point de vue, il est indispensable de faire front aux situations, d’en analyser les composantes, de prévoir à l’avance les obstacles à lever, puis d’appliquer les thérapeutiques, avec diplomatie certes, mais d’une manière ferme. As-tu ressenti cela comme un désaveu de ta propre action ? II y avait sûrement de cela. Le Médiateur doit être choisi parmi les plus compétents – ; n’ai-je pas dit qu’il devait petit à petit devenir le Sage de la République, le Solon des temps modernes ? »

Phrase rétablie ce jour, non publiée jusqu’alors : « Les vieux rouliers de la politique, dont les juridictions commencent, dans des procès retentissants, à révéler ce qu’ils sont – certainement pas au service du pays, mais de leurs intérêts personnels -, n’ont rien à faire dans les fonctions de Médiateur de la République. C’est une profonde anomalie que le Médiateur soit nommé par le président de la République seul. Tous savent ce que cela signifie : ce sont des clients du pouvoir, qui se tairont sur les problèmes essentiels du pays. Michel Rocard, ancien premier ministre, que j’ai rencontré rue de Solférino, au siège du parti socialiste, me l’a dit à haute et intelligible voix : ce sont des gens qu’on récompense de ce qu’ils ont été en politique, et qu’on récompense à l’avance pour ce qu’ils seront à l’égard du pouvoir … Il ne m’a rien appris, je sais cela, tout le monde le sait …. »

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QUELQUES CITATIONS INTRODUCTIVES SUR LA REVOLUTION DITE DES DROITS DE L’HOMME, ET SUR LA NATION BRETONNE.

CARRIER, général français, profession : boucher à Nantes, assassin des Bretons de Loire inférieure et de la Vendée, sur ordre de la France des droits de l’homme :  » Nous ferons de la France un cimetière, plutôt que de ne pas la régénérer à notre façon ».

« Tous les Nantais sont des scélérats, il faut jouer à la boule avec leur tête … il y a encore là de l’ancien esprit breton : le feu, l’eau et le fer doivent nationaliser leur ville ».

Michel ROCARD, ancien premier ministre de François Mitterrand : «  La France s’est créée par LA DESTRUCTION DE CINQ CULTURES : bretonne, occitane, alsacienne, corse, flamande. NOUS SOMMES LA SEULE NATION QUI SOIT UNE CREATION MILITAIRE d’un Etat non homogène « .  (Déclaration faite à l’ambassadeur des Etats Unis en 2005 (source : Wikileaks).

Camille DESMOULINS, exprimant son aversion pour ces être méprisables que sont les Bretons et les Vendéens : «  De tels hommes déshonorent la guillotine, comme autrefois la potence était déshonorée par ces chiens qu’on avait pris en contrebande, et qui étaient pendus avec leurs maîtres. Je ne conçois pas COMMENT ON PEUT CONDAMNER A MORT CES ANIMAUX A FACE HUMAINE « ; on ne peut que leur courir dessus, NON PAS COMME DANS UNE GUERRE, MAIS COMME DANS UNE CHASSE « . (Source : son Histoire des Brissotins).

CARRIER :  » C’est par principe d’humanité que je purge la terre de la liberté DE CES MONSTRES « . (in Gracchus BABEUF, page 189).

Reynald SECHER :  » Les bourreaux sont devenus des héros. Ils ont leurs noms sur l’Arc de triomphe, sur des lycées, des stations de métro … Pire : ceux qui nient ce génocide ont droit à tous les honneurs : ils sont enseignants, ils ont la Légion d’honneur … La France continue à rendre hommage à ceux qui nient ce crime contre l’humanité  » (Interview, La Baule, novembre 2011).

Herbert PAGANI, Juif et fier de l’être : « Les Bretons sont les Juifs de la France ».

HAZO Nétanel, Président de l’Association Bretagne – Israel, 2010 :  » Que de régressions, de persécutions, de tueries perpétrées à l’encontre de ce peuple qui veut légitimement vivre sa culture, sa langue, dans son propre pays ! C’est un miracle qu’il soit toujours debout ! La pugnacité, l’opiniâtreté ne sont pas de vains mots pour désigner les Bretons. Les Juifs ont les mêmes qualités. Vos écrits rejoignent mes réflexions sur les peuples Juif et Breton ..  » 

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INTRODUCTION.

 

Nous vivons un drame mondial. Alors que tous les citoyens du monde, quelle que soit leur volonté de s’ouvrir aux autres – la grande majorité ne souhaitent que vivre en paix, tout en pratiquant leur culture, dans le respect des valeurs dans lesquelles ils croient -, des hommes de l’ombre, souvent des financiers, peu nombreux font un rêve insensé : détruire les cultures et les civilisations, abattre les frontières, en un mot : détruire les nations. Nous avons eu les communistes, qui ont tué plus de cent millions d’innocents, sur des idéologies du même type, là ou tous sont viscéralement attachés, comme à une mère et à un père à la fois : leur pays. La France est avancée dans cette oeuvre de destruction, par l’action de « politiques » qui disposent de tous le moyens pour manipuler les esprits, mais dont on se demande s’ils sont sains d’esprit, ou si ce sont des sujets psychiatriques. Ces êtres d’un nouveau type, cosmopolites, polyglottes, n’ont plus de racines ni d’attaches. Riches de leurs fortunes, ou des privilèges financiers qu’ils se sont attribués par leur participation aux systèmes politiques dans lesquels ils ont plongé les mains, il leur suffira de prendre l’avion pour aller se dorer dans l’une de leurs somptueuses propriétés au soleil ou ailleurs, lorsque les troubles deviendront intolérables en France. Il y a trente ans au moins que les Français, déprimés et anxieux, parlent tous les jours de guerre civile : les attentats sont là, et se multiplient.

La problématique tient en plusieurs points :

  • La définition. Nombre d’auteurs soutiennent qu’il est impossible de définir ce qu’est une nation.
  • D’autres qu’il est impossible d’élaborer une théorie générale des nations.
  • D’autres que l’existence des nations au cours de l’histoire de l’humanité a été la cause principale de ses malheurs, tant il est vrai que les conflits les plus meurtriers ont opposé les nations les unes aux autres.
  • Alors que la quasi totalité des êtres humains se définissent notamment par leur identité nationale, et y sont extrêmement attachés, des hommes de l’ombre prennent, sans les consulter, des décisions en totale violation de ce que sont les désirs des êtres humains, quant au maintien de cette identité.

Nous allons nous efforcer de répondre à chacune de ces questions.

 

L’article qui suit a pour objet d’être et de devenir une pièce majeure dans la reconstruction de la nation bretonne, mentalement en charpie depuis la Shoah de 1789, mais en pleine renaissance. Pas seulement. Qu’on ne s’y trompe surtout pas : sa portée est générale, elle concerne toutes les nations du monde. Celles qui sont persécutées par les Etats « centraux » qui se sont emparés d’elles, vont y trouver des éléments précieux pour analyser leur propre situation, et pour faire évoluer leur propre statut.

La définition du concept de nation répond à un besoin impératif, non pas seulement pour la Bretagne, non seulement pour la France, non seulement pour l’Europe, mais pour la planète : c’est un besoin mondial. La France, notre voisine de l’Est, ayant détruit nos institutions bretonnes en 1789, a eu le front, s’affichant dans le monde entier comme l’inventrice des droits de l’homme, (vous avez bien lu : l’inventrice des droits de l’homme !) pendant tout le 19ème siècle, et une grande partie du 20ème siècle, de nous humilier, de nous trainer dans la fange, de laver le cerveau de nos enfants dans les écoles et les médias entièrement colonisés et maîtrisés par elle. Cette effroyable manipulation avait produit des effets désastreux : la langue était largement en voie d’anéantissement, et les Bretons, privés de leur culture et de leurs traditions, se sont crus français, ce qu’ils ne sont pas. Des millions de pauvres hères, n’ayant aucun moyen d’accéder à la vérité, se sont laissés persuader que cela est vrai. Le crime était presque parfait.

Nous sommes entrés dans une autre phase de notre histoire : celle de la vérité. Les complices de ce crime continuent : mais ils sont maintenant désignés par leurs noms. les principaux ont eu accès à leurs fonctions par des « élections », en réalité par un processus résolument non démocratique, entièrement contrôlé par les brêles de Paris, c’est-à-dire par les états-majors des quelques partis qui contrôlent toutes les prébendes de l’Etat français, tous les fromages de la république. Nos « élus » y plongent résolument leurs museaux : aujourd’hui, presque toute la Bretagne connait ce jeu infect.  Certains ont même accepté – erreur fatale à notre époque où les malversations françaises en Bretagne sont déversées partout – d’accepter ces misérables hochets pour nourrissons : des « portefeuilles »  à la table aujourd’hui si méprisée, que l’on nomme encore « le gouvernement français des pieds nickelés ». L’idée que nous plaidons avec fermeté depuis au moins trente ans, est qu’ils soient jugés, très sévèrement encore, lorsque le temps viendra. Cette idée progresse. Leur exploit de 2014 – leur lâcheté dans l’affaire de Nantes et de la Loire Atlantique, qui représentent 33 pour cent de notre richesse nationale, laissées par des magouilles entre les mains de magouilleurs – les désigne maintenant à l’opprobre générale.

D’autres « Bretons », à la faveur de ce que l’on appelle l’ « entrisme », s’étant créés des relations putassières dans les « institutions » qui contrôlent toutes les carrières, sont devenus « docteurs » de l’université, et même « professeurs agrégés », à la faveur de leur docilité, de leur ignorance, et surtout de leur aptitude à courber l’échine. En Chine, jusqu’au début du 20ème siècle, les misérables sujets de sa majesté présentés à l’Empereur, quel que fût leur rang, étaient punis de sanctions graves, s’ils osaient le regarder dans les yeux. Ils devaient s’incliner neuf fois la tête contre le sol, et frapper violemment le front sur les carreaux, la violence des chocs étant réputée prouver l’importance de leur soumission d’esclaves du pouvoir. Le « kowtow » n’a pas existé en Bretagne sous cette forme physique, mais ce fut pareil, sinon pire, la soumission mentale, non exprimée de cette manière, étant un poison infusé dans de très nombreuses têtes. Les Bretons d’aujourd’hui ont évolué, mais sont encore trop timorés dans l’expression de leurs revendications : depuis 1789, année de la Shoah bretonne, ils n’osent plus rien d’important, alors que tout pourrait changer en un instant.

 

Lire par Google,  impérativement, pour savoir quel jeu répugnant jouent les élus » « bretons » par Google : Le Drian interdit le drapeau breton, et encore  : banderolle-nantes-bretagne-interdite-lors-de-grande-parade : ces scandales sont monstrueux : les envahisseurs, les colonisateurs, les assassins de Nantes et de son comté prétendent nous interdire de dénoncer leurs crimes de criminels, et les honteuses complicités dans notre pays …

Ce sujet a déjà été traité en 2008, sous le titre : Nation française, nation bretonne, l’effroyable imposture de 1789, dans l’un de mes blogs. Il est nécessaire d’y revenir, et de l’intégrer dans une théorie générale des nations, dont tous ont besoin, en Bretagne, en France, dans le monde.

On sait que le pays des droits de l’homme a réussi de 1789 à aujourd’hui, à « avoir la peau » de notre langue ancestrale : elle est quasi morte, des oeuvres de ce merveilleux pays, et va mourir, par l’inaction criminelle de nos « élus » : parlée par 1,6 million de personnes en 1860, dans toutes les campagnes de Bretagne de l’Ouest, et dans la plupart des villes, elle n’est aujourd’hui la langue, non exclusive, que de moins de 100 000 locuteurs : lorsqu’il faudra nous rendre des comptes, quel terrible résultat ! Mais même lorsque la Bretagne aura récupéré tous ses droits nationaux et internationaux, le mouvement ne pourra être inversé. Les Bretons n’ont pas la volonté des Juifs, et ne reconstruiront pas leur langue, comme ils l’ont fait. Du temps qu’il a été président du conseil régional de Bretagne, Le Drian a créée 40 bourses, là où nous perdions 10 000 locuteurs par an. (Ces chiffres sont à parfaire, le résultat mathématiquement exact ne changera rien à ce constat). Les élus – surtout pas Lebranchu -, n’ont rien fait pour enrayer ce désastre. Le Fur et Molac ont été roulés dans la farine, et se sont laissés faire, et ne valent pas mieux. (D’ailleurs, ont-ils été trompés par les Français, où bien étaient ils complices de la supercherie ?)

Lire : Mélennec, l’assassinat de la langue bretonne.; mélennec Lebranchu; mélennec Le Drian, Le Fur, Molac  …

Il faudrait publier un sottisier des nations, comme on l’a fait pour les langues, et pour les injures anti-bretonnes. On y lirait des choses étranges : les nations n’existent pas, selon certains; selon les marxistes, les nations sont une création de la bourgeoisie …. pour exploiter les masses populaires (!), il faut donc les détruire; les nations sont une création des auteurs du 18ème siècle, voire du 19ème, selon d’autres; l’agressivité serait un élément constitutif des nations, elles ne servent qu’à fomenter des contentieux et des guerres; selon les mondialistes, on doit les détruire, l’avenir est à la création d’une autre espèce humaine, l’homme nouveau (modèle inconnu pour le moment : l’Etat français hésite entre François Hollande et Jean-Marc Ayrault, les plus brillants spécimen que l’on ait connus depuis des siècles; écouter et réécouter, pour comprendre ce qu’est l’homme nouveau, et à quoi le monde est exposé : https://www.youtube.com/watch?v=Jyy14pzT798).

S’agissant de la nation bretonne, c’est un véritable festival : La nation bretonne ne peut exister, puisque les nations sont « apparues » après le 16ème siècle, et qu’à cette époque, la Bretagne a été absorbée par la France; impossible que la nation bretonne ait une existence quelconque, puisque la Une et Indivisible occupe tout le territoire hexagonal, et que même le Conseil d’Etat l’affirme et l’a affirmé, pour empêcher la reconnaissance des langues dites « régionales », et dans d’autres circonstances (la langue bretonne n’est pas une langue régionale, mais une langue nationale), Etc  ..

La palme revient à Georges Minois, docteur en histoire et agrégé (!), qui écrit textuellement dans son livre consacré à Duguesclin, publié en 1993 à Paris : la nation bretonne n’existe pas, c’est une invention des folkloristes du 19ème siècle; le sentiment national breton n’existe pas, c’est une invention de l’entourage du duc de Bretagne; le patriotisme breton n’existe pas; la Bretagne n’est pas un pays indépendant, elle fait partie de la France, les Bretons et le duc sont sujets de leur voisin, rien d’autre; il n’y a aucune différence entre les Bretons et les Français,  sauf le « patois » parlé dans l’Ouest de la péninsule. ! La totale, en somme : on se pince, on croit avoir mal lu, non, c’est bien ce que ce bon docteur écrit ! (Voir ci-après, dans la bibliographie, les citations et les références) : selon Minois, la nation bretonne, c’est une affaire de gros sous, mise en forme pour ceux qui peuvent en profiter : le Duc en son palais, les nobles en leurs châteaux, les évêques et les abbés en leurs manoirs épiscopaux et abbatiaux : on fait croire au bas peuple qu’il est une nation, on l’exploite, on le pressure, on l’avilit, on l’accable d’impôts ! Incroyable, mais vrai.

Le présent article apporte indiscutablement du nouveau : non seulement il analyse ce que sont les nations – ce que d’autres ont fait -, mais il le fait d’une manière beaucoup plus complète que jusqu’à présent. Il démontre, ce qui ne faisait pas encore partie de la littérature consacrée au sujet, que les nations sont antiques, qu’elles ont existé depuis la plus haute antiquité. Pire pour la Une et Indivisible, que celle-ci est une nation très tardive, accouchée par le forceps, qui n’existe pas encore au 11ème siècle, alors que la nation bretonne est identifiée et décrite avant notre ère, notamment par Jules César, qui a séjourné en Bretagne au premier siècle avant Jésus-Christ, et a combattu les Bretons, et décrit leur incroyable combativité, et leur civilisation. (Cétait 2000 ans avant Le Drian, Le Fur, Lebranchu et autres). Pire encore : que la Gaule, que d’aucuns ont voulu considérer – à toute force – comme l’ancêtre de la France (« En ce temps là, ont appris des millions de petits écoliers dont la troisième république a bourré les méninges, la France s’appelait la Gaule », a écrit Lavisse dans sa petite histoire destinée à mentir aux écoliers), n’existe ni comme pays, ni comme patrie, en aucun cas comme nation (voir plus loin), si ce n’est comme un simple espace géographique, au même titre que l’Afrique, le Moyen-orient, l’Amérique du sud, et que, très probablement, la langue gauloise n’a pas davantage existé que la langue indo-européenne, dont nous sommes censés être les lointains héritiers. Tous, formatés par le lavage des cerveaux imposé aux populations par le canal des écoles de la troisième république, ont appris par coeur ces fables ridicules  : que le peuple français n’était rien d’autre que le peuple gaulois, que la France comptabilisait deux mille ans d’histoire, et que le baptême de Clovis était la fondation du premier Etat français. Le général de Gaule, formaté comme les autres, a cru à ces fariboles : quelle chute pour l’orgueil de ceux qui ont interdit aux Bretons de s’intituler nation, alors que ce peuple a au moins mille cinq cents ans d’antériorité sur les Français. Nous sommes maintenant en plein ridicule, cette affaire ressemble à un vaudeville, les Bretons humiliés sont enfin vengés par l’avènement de la vérité. (Sur ces points : Godineau, le dossier Vercingétorix, page 256; Maurice Aghulon, cité par cet auteur; Godineau, regard sur la Gaule, voir la bibliographie ci-après).

Ainsi, au terme de cet exposé, les imposture des délirants de 1789 auront volé en éclats. Ce n’est pas rien ! Nous en revendiquons, non pas la paternité exclusive, mais d’avoir joué un rôle essentiel pour en apporter la preuve aux Bretons, et panser des plaies encore saignantes.

I – QUELQUES RAPPELS ET CONSIDERATIONS INDISPENSABLES.

La souveraineté appartient aux peuples, et à eux seuls. En aucun cas, des institutions financières apatrides ne peuvent décider de leur destin, de leur identité, de leur droit à parler et à transmettre leur langue, leurs valeurs, leur culture. Encore moins un Etat qui n’est là que par la force, et la corruption. La Bretagne, par la démission permanente et la lâcheté de ceux qu’on dénomme les « élus », est totalement privée de toute information fiable et de tout pouvoir de décider rien de ce qui la concerne. Le peuple breton doit se réapproprier le pouvoir de décider, et intimer, donner l’ordre, par la voie du référendum d’exécuter ses volontés, à ceux qu’il paie sur ses deniers pour le servir, et non pour le trahir. Et qu’ils rentrent dans le rang. Ils sont ses serviteurs, pour ainsi dire ses esclaves, rien d’autre. Tous connaissent les volontés de la Bretagne par les sondages répétés, notamment en matière d’intégrité territoriale, de sécurité, d’immigration, de politique linguistique, d’enseignement de l’histoire nationale. La nation bretonne seule commande, qu’ils obéissent; le Droit ne leur donne aucune prérogative en dehors de celles qui leur sont concédées par le peuple breton.

800px-Lema_de_la_manifestacióNOUS SOMMES LA NATION

Les courageux Catalans : Nous sommes une Nation, c’est nous qui décidons ! Ceux que nous élisons sont nos esclaves, rien d’autre ! Ils sont payés pour l’être ! Les timides Canadiens français, reconnus comme nation en 2006, après de rudes combats, n’osent pas encore accéder à l’indépendance.

 

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Les Bretons : une nation authentique, venue de l’antiquité, étouffée par ses prétendus « élus », salariés et prébendés par Paris, en partie inconstitutionnellement dispensés d’impôts – et qui n’ose pas encore se réapproprier ce qui lui appartient, à elle seule : ses droits nationaux et internationaux; et qui n’a pas suffisamment confiance en elle pour comprendre qu’elle doit impérativement se gouverner elle-même, et repartir à la conquête du monde, pour son bien-être.

L’intégrité territoriale et l’identité des nations sont protégées par le droit international, dans des termes péremptoires. Tout Etat central qui prétend s’approprier tout ou partie du territoire des peuples qu’il a mission de protéger, commet un crime de lèse-nation. Il en est de même pour les immigrations massives, non consenties par la population, car à court terme elles mettent péril grave leur identité, qui n’appartient qu’à elle. Les peuples seuls peuvent consentir ou refuser ces sortes d’atteintes à leurs droits.

Les traîtres à leur Nation ne sont que des traîtres. Ce sont les pires; les crimes contre les pays sont les plus abominables, ils sont bien plus graves que ceux commis contre les individus. Pour notre honte, nous en avons un certain nombre en Bretagne. Ils sont maintenant désignés par les sites et par les blogs. Même si les médias de la collaboration se sont bestialement accouplés avec ceux qui détiennent la clé du coffre-fort dans lequel s’accumulent les contributions volées à la population bretonne, même si ces médias sont maintenant agenouillés devant eux, ils ne sont que ce qu’ils sont, ils les lâcheront à la première occasion. Les traîtres ne sont que des traîtres. Leur prétendue « élection » au moyen d’un mic-mac politique frelaté, qui ne conduit au pouvoir que les complices du système, dûment agréés par lui, ne leur donne aucune légitimité. Car chaque matin, en se rasant, ils se voient dans le miroir. Et qu’y voient-ils ? Triste spectacle : ils ne voient qu’eux-mêmes ! Ils passeront, mais avec un triste héritage : ils sont nos Judas. Ils seront le déshonneur de toute leur descendance.

Le drapeau et la nation bretonne bafoués par ses prétendus élus.

Nous venons de vivre, en Bretagne, à plusieurs reprises, des évènements insensés : Le Drian a interdit le drapeau breton; des citoyens bretons qui le brandissaient ont été interpelés par la police, et menacés d’être placés en garde à vue !!!! Le Drian croit-il au père Noël ? C’est pire : voyez les images qui suivent, qui se rient de lui !

Lire par Google : drapeau breton interdit.

 

 

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Manuel Valls, premier ministre de François Hollande, s’est taillé un franc succès en déclarant aux Alsaciens que la Nation Alsacienne n’existe pas, et aux Corses que la Nation Corse est inexistante. De quel droit ?  A-t-il été à l’école ? A-t-il jamais appris par quels massacres et par quelles persécutions la révolution dite « des droits de l’homme » a eu la prétention insensée de vouloir anéantir les vieilles nations périphériques, beaucoup plus anciennes que la française, pour plusieurs d’entre-elles ? Que n’a-t-il injurié dans les mêmes termes les Catalans, en leur jetant à la figure qu’ils sont des Castillans ? C’est devant la nation catalane, celle de ses pères et de ses ancêtres, qu’il devrait proférer de telles absurdités. Voila nos vieilles nations présentes à l’appel, plus déterminées que jamais à ne plus se laisser bafouer. Le pouvoir français vient de recevoir une gifle magistrale : elle lui a été administrée par les électeurs corses. M. Talamoni, devant son assemblée, a déclaré, dans sa langue nationale : « le peuple corse, en votant pour les nationalistes, a dit que la Corse n’est pas un morceau d’un autre pays, mais une nation, avec sa langue, sa culture, sa tradition politique, sa manière d’être au monde”. Les Bretons disent à la France et à ceux que les Français se sont pour leur malheur donnés pour maîtres en 2012 : « En Bretagne, vous n’êtes pas chez vous, vous êtes en terre étrangère; vous n’êtes ici que par la force et l’achat des consciences; la Bretagne est une nation, beaucoup plus ancienne que la vôtre; notre pays n’est en aucun cas un morceau de la France; notre peuple vous précède dans l’histoire; votre seul droit est de rentrer chez vous ».

Les Corses aiment passionnément leur pays. Comment pourrait-il en être autrement ? Qui n’aime pas son pays ? La Corse est l’un des plus beaux de l’Europe, son histoire est ancienne, le sentiment d’appartenance y est aussi puissant qu’en Bretagne, ce qui n’est pas peu dire. La Corse n’autorisera plus personne à lui dénier son authentique identité historique : nous soutenons son combat, nous avons eu la même histoire, subi les mêmes malheurs. Autre chose est de savoir si l’Indépendance est pour elle la meilleure solution, ses traditions quasi « siciliennes » étant ce qu’elles sont, ce pays est menacé, comme la Sicile, par la prise de pouvoir par les maffieux.

Et la Bretagne ?

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Le grand Ernest RENAN, né à Tréguier, cet immense auteur, considéré comme l’un e des pères de la troisième république, n’a pas hésité à qualifier le peuple breton de féminin. Dans son esprit, ce n’est ni un témoignage de virilité, ni une preuve de courage. Le peuple breton est-il féminin ? Les élus, en tous cas, sont pour leur très grande majorité des lâches, motivés par les assiettes de soupe qu’on leur sert abondamment à Paris, la capitale de notre marâtre. Alors qu’ils ont en mains toutes les preuves du rôle désastreux de leur voisin de l’Est dans la récession continue dont ils sont victimes depuis cinq siècles, en passant par l’épisode le plus dramatique de l’histoire bretonne – la shoah bretonne de 1789, suivie des massacres de Nantes et de la Loire Atlantique en 1793 et en 1794 -, les Bretons viennent aux dernières élections, de reconduire dans ses fonctions l’homme qui n’a rien fait pour la langue bretonne (plus de 10 000 locuteurs en moins chaque année : la catastrophe linguistique annoncée dans très peu de temps), qui a joué un rôle déterminant dans le maintien de la Loire Atlantique hors de notre territoire national, soit la perte de 30 pour cent de notre PIB : un tiers de notre richesse nationale, un exploit pharamineux.

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Bref, l’homme qui, pour complaire à ses maîtres parisiens, a fait donner la chasse aux drapeaux bretons, crime divulgué par Bretagne Réunie sur la toile), et a accepté le déshonneur d’entrer dans le gouvernement français. Les Bretons ont-ils droit de se plaindre ? Leur mollesse et leur refus d’ouvrir les yeux est cause de leur malheur. Combien d’années encore leur incroyable cécité ? »

(Confere : le drapeau breton chassé, par Google).

 

BRETAGNE contre FRANCE

La Bretagne face à la France : deux peuples encore incompatibles, par les atrocités commises par le pays auto-proclamé des « droits de l’homme ».

Le présent article a pour but de détruire, définitivement, les absurdités répandues par la France depuis 1789, selon lesquelles ce pays s’est proclamé « république Une et Indivisible », sottise immense sur laquelle vivent encore les peuples de l’ « hexagone ». Ce n’est pas à coup de marteaux administrés sur les têtes des nations conquises, ni en rabotant les circonvolutions cérébrales des hommes, ni en extrayant leur contenu pour y greffer une matière étrangère, surtout si elle est nauséabonde à force de persécutions, que l’on intègre un peuple dans un autre, et qu’on supprime son identité nationale. Les hommes de 1789, parmi lesquels des malades psychiatriques avérés, furent criminels et ridicules, lorsqu’ils ont cru que leurs idées délirantes allaient effacer le nation bretonne de la carte. De tout cela, il reste d’énormes cicatrices, qui renforcent notre sentiment d’appartenance à notre pays, qui est plus d’une nation : une civilisation. La nation bretonne n’est en aucun cas, ni la nation française, ni une partie de celle-ci : que cela soit dit, d’une façon définitive.

Le grand Renan a écrit :

« Si quelqu’un a le droit d’être consulté, c’est l’habitant. Une nation n’a jamais un véritable intérêt à s’annexer ou à retenir un pays malgré lui. Le vœu des nations est, en définitive, le seul critérium légitime, celui auquel il faut toujours en revenir ».

On sait ce qu’il en est en Bretagne : le jeu de ceux qu’on désigne encore sous le nom d’élus, est démasqué. Le monde politique de la France sent le pourri, il ne reflète aucune démocratie, aucun respect de ses citoyens. Le peuple breton tout entier, à de rares exceptions près, adhère aux valeurs universelles consacrées par le droit international, le droit européen, les principes généraux du droit. Pour les Bretons – du moins pour la grande majorité d’entre eux -, le racisme est une abomination, seules comptent les qualités des individus, sauf à être sanctionnés s’ils ne respectent pas les autres personnes humaines, et les lois irréductibles de la vie en commun. Les Bretons, qui souffrent de graves discriminations depuis cinq siècles, qui sont encore abreuvés d’injures – il faut lire impérativement les articles consacrés aux injures anti-bretonnes, qui sont publiées et mises à jour sur la toile, mois après mois, dans plusieurs sites internet – condamnent dans des termes péremptoires les discriminations de toutes natures qui frappent les individus, les peuples, les nations. Ils exigent, comme le garantit le droit international, que leurs droits nationaux et internationaux leurs soient rendus, qu’ils accèdent à la gouvernance de leur pays par eux-mêmes, au droit d’enseigner et de transmettre leur langue, leurs valeurs, leur culture, d’enseigner leur histoire bi-millénaire, qui est la clé de leur liberté, et que soient sévèrement punis ceux qui s’y opposent. Ils sont le peuple de Tristan et Iseult, du roi Arthur, de Merlin, de Mélusine, de Lancelot, tous héros qui ont enchanté l’Europe par leurs idéaux élevés. Ils sont assoiffés de justice et d’équité. Leur philosophie, par leur littérature, leur mythologie noble et élevée, a ensemencé toute l’Europe médiévale, qui leur doit beaucoup. La situation discriminante dont ils sont victimes doit impérativement cesser. L’auteur du présent article a consacré sa vie à défendre les droits de la personne humaine, et à dénoncer les exactions dont sont victimes les humains : tous ses écrits la prouvent, sans exception aucune. Rien de ce que les Bretons souhaitent pour eux mêmes et pour les autres n’est contraire ni au droit ni à la morale des peuples, ni aux principes que l’humanité a sécrété au terme de plusieurs milliers d’années de civilisation (rte).

La France, inventrice des droits de l’homme ? Ridicule. On trouve maintenant sur la toile une quantité de renvois à des livres et à des articles, par dizaines, qui démontrent l’imposture de la propagande française, et ce qu’elle a réussi, en notre âge tendre, à introduire dans nos esprits de jeunes Bretons naïfs et crédules. Aussi stupéfiant que cela paraisse, cela faisait partie de l’enseignement des lycées et collèges de mon adolescence, puisque je l’ai personnellement entendu dire par certains de nos professeurs. Le petit livre publié en 2000 par Jean-Jacques Gandini, en 2000, dans la collection Librio, détruit avec fracas cette légende stupide :

« Les droits de l’homme n’ont pas surgi, casqués et bottés, de l’esprit de l’homme moderne … Il s’agit d’un long cheminement … On entrouvre la première trace écrite comme dans le code d’Hammourabi, en 1700 avant Jésus-Christ … l’écriture des lois peut d’ailleurs être considérée comme une première conquête pour protéger l’individu contre l’arbitraire du pouvoir. »

Le code d’Hammourabi, élaboré vers 1850 avant Jésus christ, matérialisé sous la forme d’une stèle de 2,25 mètres de haut, aujourd’hui exposée au musée du Louvre, énonce, en lettres cunéiformes, un certain nombre de principes qui préfigurent, au moins sur certains points, plusieurs de ce que nous appelons aujourd’hui les droits fondamentaux de tous les êtres humains. La « révolution française », on le voit, est encore loin ! Un auteur a dit, lapidairement, « à partir du moment où il y a eu des lois, il y a eu, non pas seulement des obligations pour les individus soumis à ce lois, mais aussi des droits. » C’est incontestable.

Le cylindre de Cyrus, au sixième siècle avant Jésus-christ, énumère un certain nombre de ces droits que nous considérons comme fondamentaux. Certains auteurs admettent que ce texte comme la première déclaration des droits de l’homme. Cette interprétation n’est sûrement pas exacte : si remarquable soit-elle, cette collection de lois n’est qu’une belle synthèse de ce qui existait et a été élaboré auparavant, dans des lieux multiples. Il n’en reste pas moins que l’existence de ce texte fait voler en éclats l’absurde imposture française française. On trouverait sans aucun doute, dans les législations des anciens royaumes et empires de cette région et d’ailleurs, des dispositions analogues, peut-être même plus perfectionnées.
De nombreux auteurs, au cours de l’histoire, ont fait progresser la pensée, sinon la réflexion sur les droits essentiels qui doivent être reconnus aux personnes humaines : Moïse, Sophocle, Platon, Aristote, Meng-Tseu, Siun-Tseu, Jésus-Christ, Saint Augustin, d’autres encore. Le rôle du Christ dans la reconnaissance de la dignité de la personne humaine est majeur. L’Angleterre, avec sa loi des droits (the Bill of Rights), joue un rôle important dans l’évolution générale des pays européens dans la reconnaissance des droits de la personne humaine.  Les Pays Bas ont une longue tradition de protection de la personne, très antérieure à la France. Marcel Planiol expose que le droit breton, très humain, contient dès le moyen-âge  les prémisses des droits de l’homme. Les remontrances sévères adressées durant le 18ème siècle par les parlementaires bretons devancent très largement les principes énoncés par la déclaration des droits de l’homme, sur plusieurs points au moins (A. Moy, Remontrances …). Que dire des Etats Unis, qui explicitent dans leurs déclarations et constitutions les principes de dignité et d’égalité de la personne humaine ? Sur ces points, la déclaration dite universelle des droits de l’homme est un pâle et ridicule copier-collé !

Le rôle de la France, dans tout cela ? Pour ainsi dire nul, ou même négatif, sauf dans sa propagande; cette « Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen », texte admirablement rédigé, il est vrai, mais jamais appliqué – surtout pas depuis 2012, voir l’état lamentable du droit d’expression et de l’information, celle-ci littéralement étranglée et maîtrisée -, fera partie de son fonds de commerce, dont elle usera pour duper ses propres citoyens, et une partie du monde. L’interdiction pour les Bretons de s’intituler Nation, à partir de 1789, fait parties de ces prétendus droits de l’homme, accommodés à la sauce française. La découverte des droits de l’homme est encore à faire en France.
En savoir plus : http://bretagne-culture-histoire.webnode.fr/news/france-inventrice-des-droits-de-lhomme/

L’ histoire des Bretons est une suite de violations de leurs droits par la France, depuis l’annexion non consentie de leur pays en 1532 : cinq siècles bientôt. L’imposture sur laquelle la France a bâti son roman national à partir de 1789 est en débris. Ce roman pour insuffisants intellectuels rend ce pays ridicule, ce qui n’était certainement pas utile : les Français sont un peuple aussi respectable que les Bretons, leur droit à la vérité ne doit souffrir aucune réserve. La lumière se faisant enfin peu à peu sur notre histoire nationale bretonne, la consternation de la population de l’hexagone depuis 2012 est totale : on l’a menée en bateau, on l’a impliquée dans des guerres meurtrières, on l’a trompée, on continue allègrement à le faire. Avec la complicité de ceux qu’elle a mandaté pour les défendre.

C’est au nom des théories monstrueuses qui eurent pour but d’abolir les Nations du monde, pour les remplacer par des clones humains élevés à la même gamelle du mensonge par un lavage des cerveaux, que furent assassinés plus de cent millions d’innocents, dans des conditions abominables, en Russie, en Chine, dans les pays satellisés en Europe de l’est, au Cambodge et ailleurs. C’est au nom de ces théories qu’on a fait mourir de faim des millions d’Ukrainiens, et qu’on assassine au Tibet. Le Tibet est dans un état de destruction monstrueux, la moitié de la population est désormais chinoise, les Tibétains de souche, qui ont construit le pays depuis des millénaires, sont maintenant en minorité. Un fou exerce en Corée du Nord une dictature implacable. En France, quelque dérangés de l’esprit, réchappés de l’effondrement du régime qui compte à son passif la plus grande catastrophe de l’humanité, ont repris à leur compte cet héritage. On les laisse en liberté, tandis que l’insécurité, plaie majeure du pays, va être combattue par un remède inédit dans toute l’histoire du monde : l’interdiction d’emprisonner les criminels, la mise en liberté de ceux qui sont en prison. La classe mondialiste qui s’est emparée de la planète n’est guère plus reluisante dans sa philosophie et dans ses effets destructeurs : l’épuisement des ressources naturelles, la pollution des terres et des océans, pire : la destruction des libertés et des esprits. L’histoire ne leur a rien appris : ils s’auto-reproduisent, ils recommencent, ils ont recommencé, les dégâts sont déjà là, ils sont déjà incommensurables.

Le présent article est la mise à jour du compte rendu de la conférence donnée par Louis Mélennec, le 11 avril 2008 à Nantes, à l’invitation du club NANTES REALITES, fondée et présidée par Daniel CARIOU, deux ans après sa conférence de Vannes, qui fait toute la lumière sur l’annexion de la Bretagne par la force, l’intimidation, l’achat des consciences, la corruption. Le compte rendu de cette conférence avait été « perdu » par le média breton qui l’avait filmée, comme d’ailleurs d’autres articles ou compte rendus, retrouvées en partie par les internautes, et réinjectés sur la toile, grâce à eux (la conférence de 2006 à Vannes, notamment). Il n’a évidemment pas été publié dans les médias bretons subventionnés, accouplés par l’effet de rapports  incestueux avec le pays colonisateur, ni par la presse de la collaboration. Les notes manuscrites ont été récupérées, le compte rendu est donc rétabli et enrichi.

 

Melennec - 24-1

2008 : Louis Mélennec fustige la colonisation de la Bretagne par le pays prédateur. Photo prise dans le feu de l’action (Photo B. K.). En 2008, on connaît évidemment les origines des Bretons d’Outre-Manche, mais personne, depuis que les « hystoryens » marxistes se sont emparés du pouvoir dans les facultés en Bretagne, n’osent plus affirmer qu’ils sont une authentique nation. Ces « théoriciens » d’un genre spécial pensent en effet que les nations sont tardives, ce qui est totalement faux. Même Renan s’y est trompé. Les travaux de Louis Mélennec  débouchent sur d’autres découvertes, et peu ordinaires.

 

 

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Les conclusions tombent, preuves irréfutables à l’appui : non seulement  la nation bretonne existe, mais elle est antérieure, de très loin, à la nation française. Elles résument plus de 20 années de lecture attentive des documents disponibles : écrits théoriques des spécialistes de la nation, mémoires, lettres officielles, documents diplomatiques, traités, documents ecclésiastiques, histoires des peuples, histoire des Bretons (Nennius, Geoffroy de Monmouth, Guillaume de Saint André, Pierre Le Baud, Alain Bouchard, Bertrand d’Argentré, Dom Lobineau, Dom Morice, et même les dénigrateurs de la nation bretonne, les négationnistes, parmi lesquels des universitaires marxistes bretons connus, dont les noms figurent dans la bibliographie ci-après. Elles complètent ses travaux sur la doctrine de la Bretagne, mise à mal par la France, qui a envahi ce pays en 1487, l’a annexé en 1532, contre son gré, et contaminé les esprits après 1789, avec pour but avéré de tuer l’identité bretonne, et d’intégrer les Bretons dans l’espace dénommé « LA » France. Souvenez vous, disait un préfet aux instituteurs, en 1845, que vous n’êtes ici que pour tuer la langue bretonne (!) : Cette phrase incroyable mais vraie; elle ne traduit qu’une faible partie de la réalité : la France, à partir de 1789, a entrepris d’assassiner la Bretagne, de la dissoudre, de la faire disparaître. Faux ? Lisez : « La Bretagne est une colonie, écrit Michelet en 1831.

Avant de vous reporter l’article consacré à ce sujet par Louis Mélennec (La colonisation de la Bretagne par la France …), lisez ces quelques citations :

« Dans ce pays maudit, il ne peut y avoir que des coupables » (Fouché, 1794)

« La Bretagne est une colonie, comme l’Alsace et les Basques, plus que la Guadeloupe ». (Jules Michelet, 1831).

» La Bretagne est une contrée à part, qui n’est plus la France. Exceptez-en les villes, le reste devrait être soumis à une sorte de régime colonial »….. « Créons, POUR L’AMELIORATION DE LA RACE BRETONNE, quelques unes de ces primes QUE NOUS RESERVONS AUX CHEVAUX ». (Auguste Romieu, sous-préfet de Quimperlé, 1831).

Charmant, n’est-il pas vrai ? Lorsque des Bretons affirment aujourd’hui vouloir désarticuler la France, n’entendez-vous pas, Français, l’écho de vos actions criminelles ?

Cette conférence donnée en 2008 est commentée sur la toile dans le site « Aventures de l’histoire », dans les termes suivants, non sans humour, et avec un photographie dont on comprend maintenant la signification :

« Fort bien pourvu de diplômes et doté d’un culot à toute épreuve, Louis Mélennec prend plaisir à malmener les idées reçues, à l’aide d’arguments contondants. Difficile à contredire, il développe une verve irrésistible qui fait de lui une grande attraction pour les dîners en ville, les conférences publiques et les débats contradictoires. Cordialement détesté par les derniers tenants des idées maurrassiennes, il a récemment offert au public nantais un vigoureux point de vue alternatif. »

 

Le journaliste me flatte. Il y a une petite erreur dans son texte : je ne fréquente pas ce qu’on appelle les « diners en ville », où se cultivent les relations mondaines, les cancans, les propos inutiles, la jalousie, la médisance, et où se font toutes les carrières, aux dépens des mérites de ceux qui en ont : jetez un coup d’oeil apitoyé sur l’équipe de pieds nickelés qu’on décore du nom de « gouvernement français » : c’est par la brigue que ces gens sont là, non par l’intelligence ou le savoir. Dominique Strauss-Kahn dénombre parmi eux cinquante pour cent de brêles, c’est à dire d’imbéciles – ce qui est sûrement inférieur à la réalité -, Jean-Luc Mélenchon va jusqu’à qualifier leur mentor de capitaine d’une équipe de pédalos. J’ignorais que les Maurassiens me détestent à ce point : je ne sais pas même qui ils sont, je ne sais pas davantage ce que sont leurs théories. Ils ont tort de me détester : je suis un homme courtois, je ne frappe que si l’on m’attaque, mais si cela arrive, je manie avec dextérité le boomerang, même à l’égard des courageux anonymes, qui tentent de se dissimuler derrière leur bêtise.

Les recherches des premiers théoriciens de la Nation (Durkheim, Mazzini, Mommsen, Fustel de Coulanges…), ont été tâtonnantes et laborieuses. Les discussions furent souvent vives entre les auteurs, qui, malgré leurs méritoires efforts ne parvenaient que difficilement à dégager une définition cohérente du concept, et à faire progresser les idées. Comment, en effet, rendre clair ce concept si obscur ? L’apport personnel du Breton Ernest RENAN, en 1882, est fondamental. Certes, il reconnaît la validité des critères classiques que sont le territoire, la langue, la religion. Mais il démontre brillamment que ces critères ne sont pas suffisants. Il crée et définit ce que nous appelons aujourd’hui le sentiment d’appartenance, ce dernier critère étant fondamental. L’auteur du présent article apporte lui-même sa contribution, fondée sur ses recherches et ses travaux en sociologie et en sciences politiques, et de lever les hésitations qui persistent dans la définition de ce concept.

Le présent exposé a pour ambition d’ être universel, si faire se peut – sauf à le parfaire, bien entendu, là où il serait incomplet ou défaillant -, c’est à dire de devenir une théorie complète du concept de Nation, et de lever les hésitations non encore résolues à ce jour, si l’on en juge les contradictions et les interrogations des publications les plus récentes, notamment celles rédigées à la demande des institutions européennes. Il ne se borne pas à affirmer, il démontre. Il vaut certes pour la Bretagne, mais aussi pour les nations périphériques incluses dans l’hexagone, et pour toutes les nations du monde, la France comprise. Les peuples qui s’interrogent sur leur identité peuvent s’y référer. Il va pouvoir être utilisé – et le sera -, par les autres nations annexées et occupées par la France, qui vont s’y reconnaître sans difficulté : la Corse, l’Alsace, la Savoie, le Pays basque … Le premier ministre du pays dénommé « LA » France, pourra aussi actualiser ses connaissances, qui sont quasi-nulles sur ce sujet, bien qu’il soit originaire d’une nation qui a particulièrement souffert de la persécution des Castillans : les Catalans, et qu’il soit resté profondément attaché au pays de ses ancêtres, comme chacun doit l’être et l’est, même s’il change de nationalité.

La définition du concept de Nation est fondamentale. On le voit très clairement dans les débats actuels, dans lesquels la France criminelle, tard venue dans le paysage des nations, continue ridiculement à nier l’existence de celles qui l’ont précédée dans l’histoire, et se sert de son Parlement et de ses cours de justice (le Conseil d’Etat, principalement), pour perpétuer ses prétentions à être la seule et l’unique, aux dépens des nations périphériques qui l’entourent, et qu’elle a incluses dans ses frontières par la force et la violence, sans leur consentement. La formule ridicule dont elle se sert pour tenter de nier l’existence des autres, au point de l’avoir inscrite dans sa constitution, et faire triompher son narcissisme est bien connue : « La France est Une et Indivisible ».

Nous allons voir que la susdite Une et Indivisible n’est pas une vierge pure et sans tâche(s), loin s’en faut.

L’existence d’une Nation n’est pas de la théorie : un peuple qui mérite cette appellation a des droits, des prérogatives. Ces prérogatives sont aujourd’hui définies par le droit international, et sont protégées par des textes très explicites. En particulier, le territoire des nations ne peut être scindé, ni partagé, ni diminué. C’est la nation qui décide de son sort, en aucun cas ceux qu’il a élus, qui ne sont que ses serviteurs, ses esclaves, et qui doivent lui obéir, le petit doigt sur la couture du pantalon. L’Etat français commet un crime de lèse-nation, d’une manière la plus indiscutable, en maintenant par la force, la contrainte, les manipulations de toutes natures, la ville de Nantes et le département de Loire Atlantique en dehors du territoire national des Bretons, constitué dans ses limites depuis l’année 851. Les prétendus « élus » qui s’associent à ce crime, sont complices de l’Etat français au regard du droit international.

D’emblée, un certain nombre d’erreurs grossières , très fréquemment lues dans la littérature, la loi, la jurisprudence (du Conseil d’Etat, notamment) françaises, doivent être dénoncées :

  • Les nations ne sont nées ni au 16ème, ni au 17ème, ni au 18ème siècles. Les auteurs qui écrivent cela pèchent, non pas seulement par ignorance, mais par confusion des esprits. Comme nous allons le voir, les nations – ou les peuples, si l’on préfère -, existent dès la plus haute antiquité; de même que le droit international. Il ne faut pas confondre le moment à partir duquel les hommes se mettent à théoriser sur un objet, et le moment où cet objet existe réellement. Les astres existent depuis des milliards d’années, les écrits des hommes sur les objets célestes n’existent qu’à partir du moment où ils ont été capables d’en parler : les hommes n’ont rien créé à cet égard, ils n’ont ni inventé ni créé dans l’univers qui nous entoure, ils n’ont inventé que des mots. De même, si de nombreux marxistes situent les débuts de l’histoire en 1789, c’est que leur ignorance et leur paresse les a mis à l’abri de toute lecture sur les milliers d’années qui ont précédé.
    Nouveau camouflet pour ceux qui se réclament encore de la « religion » de 1789, qui prétendent que la France est « Une et indivisible », le concept de premières nations ou peuples autochtones, est maintenant admis par les instances internationales. Les nations premières, ce sont celles qui existaient avant d’être envahies et dépossédées de leurs droits. Les Bretons sont une nation première, ils sont chez eux, les Français sont étrangers en Bretagne.
    – Les nations ne sont créées ni par un seul homme, ni par le loi, ni par la jurisprudence, ni par les constitutions des Etats, sûrement pas par la constitution française (hjk). Toutes les nations reconnaissent et honorent des personnages historiques marquants de leur histoire, des « héros ». Mais ces personnages, s’ils ont joué un rôle important, n’ont jamais créée ex nihilo les nations dont ils sont issus. Ils ont parfois créé des Empires, en réunissant ensemble des nations différentes, mais celles-ci ont préexisté dans tous les cas. Comme nous l’avons dit et redit, le breton Nominoé n’est pas le créateur de la nation bretonne au neuvième siècle, puisque celle-ci existait déjà avant le Christ.
  • Les nations se constituent par un processus historique très lent, très étalé dans le temps. Elles deviennent peu à peu plus solides, par une alchimie que nous allons expliciter. Ce n’est pas parce que des ignares écrivent dans une Constitution que la peau des blancs est noire, que la peau des noirs est blanche, que la mer de Chine appartient à la France que cela est vrai. Les nations sont une réalité concrète : elles existent ou n’existent pas. Un texte de loi, une loi,  fût-elle constitutionnelle, ne peuvent créer une nation, ni la supprimer. Ce n’est pas parce que des auteurs réussiraient à inclure dans la constitution de l’Etat juif : « Israël s’étend de Jérusalem à Marrakech » que cela serait vrai, ni parce que la le parlement anglais décrèterait que que la France est anglaise que cela aurait le moindre effet que de déclencher l’hilarité. A plus forte raison, un texte de loi ne peut faire qu’une nation soit une et indivisible si elle ne l’est pas : les demeurés de 1789 crurent supprimer la nation bretonne par des déclarations absurdes : voyez dans quel état se trouve cette pauvre France, et combien est ridicule cette formule : la « Une et indivisible », c’est une énorme sottise.
    Les auteurs qui ont réfléchi et écrit sur le concept de Nation sont extrêmement nombreux, certainement plusieurs centaines, sans doute davantage. Il serait oiseux de les citer tous. En dehors de quelques lieux communs, cette littérature est souvent pauvre. Les théories marxistes de la nation sont risibles (1), nous n’en citerons qu’une, histoire de rire un peu dans cet exposé très sérieux. Pour résumer les incongruités marxistes sur la nation, soyons simples et concis : les nations sont …. une invention de la bourgeoisie pour exploiter les travailleurs et les classes populaires !!! (Je simplifie leur littérature alambiquée, qui ne signifie rien).

 

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Le château des Ducs souverains de Bretagne à Nantes, capitale politique de la Bretagne. Cette résidence, de caractère royal, bâtie par le Duc François II et sa fille Anne de Bretagne, est l’une des plus belles de son temps. Elle témoigne de ce que fut le Duc des Bretons avant les invasions françaises : l’un des plus puissants et des plus prestigieux souverains d’Europe. Les Ducs de Bretagne portèrent le titre de rois pendant plus d’un siècle. Puis, le titre tomba en désuétude. Les Ducs n’en étaient pas moins « rois dans leur Duché », exerçant avec leur Parlement toutes les prérogatives régaliennes, sans aucune exception. L’hommage prêté au roi de France était un simple contrat d’alliance, d’ailleurs théorique, puisque ni le Duc ni le roi ne l’appliquaient. Duc, Ducis, Dux, Duce, Doge signifient « chef ». Le Duc était le chef de la nation des Bretons, comme le king des anglais, le koenig des allemands, le Tsar de Russie, le Tenno du Japon,  le sont de leur nation. Ces souverains ne portent pas le titre de rois, terme français, mais un autre titre, selon les us et coutumes de leurs pays respectifs : ils n’en sont pas moins rois dans leurs pays, comme notre Duc l’a été dans le nôtre. 

 

I – LES CRITERES TRADITIONNELS.

I – LES CRITERES CLASSIQUES DE LA NATION.

La Nation se définit au moyen plusieurs « critères » principaux, simples, et admis par tous les théoriciens, en première analyse en tous cas : La possession de longue date – plusieurs siècles, au moins -, d’un territoire commun; l’usage d’une langue commune; la reconnaissance de valeurs communes, dont une religion unique, des lois, des principes moraux ..

Le territoire commun. La possession d’un territoire commun est quasi constante, au point qu’il n’y a guère de nation sans un territoire qui lui appartienne, qu’elle occupe, ou qu’elle revendique, dans les faits ou parfois d’une manière fantasmatique (la terre ancestrale, occupée par d’autres peuples, est inscrite dans le patrimoine mental du peuple spolié : l’exemple le plus spectaculaire est celui des Juifs, qui ne sont retournés chez eux que très longtemps après avoir erré dans le monde, et avoir été chassé de partout). De plus, il y étroite parenté entre le territoire national et le nom par lequel on désigne le peuple qui l’habite : les Anglais pour l’Angleterre, l’Ecosse pour les Ecossais, les Catalans pour la Catalogne, les Chinois pour la Chine, les Bretons pour la Bretagne, les Corses pour la Corse …). L’amputation du territoire national par une puissance voisine, surtout si cette amputation a été faite par la force, sans le consentement des populations concernées, alimente des contentieux souvent féroces, qui peuvent durer des siècles, voire des millénaires. Les revendications territoriales se transmettent de génération en génération. On le voit un peu partout. Le cas le plus spectaculaire est celui d’Israel. La Bretagne n’a pas encore récupéré Nantes et sa région.

La langue.

Traditionnellement, on admet que les nationaux d’un même pays parlent sinon une langue unique, en tout cas une langue largement dominante. Cette identification est telle, que la langue parlée est souvent désignée par le même nom que la population qui la parle : les Bretons parlent le breton, les Anglais parlent l’anglais, les Catalans parlent le catalan, les Basques parlent le basque …

De nombreux théoriciens se maintiennent dans l’idée, aujourd’hui dépassée, que la nation se définit par sa langue, d’une manière exclusive. Nous allons voir que cette conception n’est qu’une approximation inacceptable.

L’importance de la langue est telle, dans toute l’histoire du monde, que les peuples conquis se sont vus imposer, surtout à l’époque moderne, par des procédés multiples, souvent d’une cruauté extrême, l’interdiction d’user de leur idiome national, pour le remplacer par celui des tortionnaires qui les ont conquis. Cela a souvent réussi, à force de persécutions, comme en Bretagne. Mais là où le souvenir de l’histoire est resté,  les imbéciles tortionnaires sont détestés.

La religion, les valeurs et les croyances communes.

Les esprits se structurent, au fil du temps, par des principes et des valeurs, soit qui se dégagent d’une manière spontanée, soit par l’enseignement de prophètes, de philosophes, d’illuminés parfois ..

Les religions ont joué un rôle considérable dans l’histoire du monde, et dans la constitution des nations et des peuples. Elles énoncent des principes de vie. Elles recommandent, pour la plupart d’entre elles, des principes destinés aux individus pour conduire leurs existences .. Elles énoncent des interdits. Certains sont surprenants. On a appris par la télévision qu’en pays d’Islam radical, quiconque s’adonne à la musique, est transformé en singe ou en porc … comme on a pu le voir, à Brest, la municipalité trotskiste ayant trouvé cela fort bon pour ces « bretons » néo-formés, de jeunes musulmans.

Si un groupe humain a son histoire propre, différente de celle des peuples voisins, il y a a toutes les chances que ce groupe humain soit une authentique nation. De ce point de vue, les Bretons, par rapport aux Français, sont largement gagnants. Les Français invoquent leurs ancêtres les Gaulois, Clovis, Charlemagne, Charles Martel, Hugues Capet, Saint Louis, Louis XIV … Tout cela est plus que tiré par les cheveux. Clovis n’a jamais été roi de France : ce petit chef Franc s’est taillé un empire par les armes, dont les limites territoriales préfigurent plus ou moins les limites de la France actuelle, voila tout; Charlemagne, à la tête d’un très vaste territoire correspondant, approximativement, à la France, à l’Allemagne, à la Lombardie actuelles, qui s’est désintégré au bout d’un siècle, n’a jamais pu s’emparer de la Bretagne, et était un ennemi déclaré des Bretons; Hugues Capet était Duc de France, son royaume effectif si petit, qu’il aurait pu en faire le tour à cloche-pied; Louis IX (connu sous le nom de Saint Louis), a été en guerre contre la Bretagne; Louis XIV est l’auteur des massacres bretons de 1675. Que voila, donc, une belle histoire commune ! On a voulu, par le lavage des cerveaux, après 1789, faire croire aux jeunes bretons que ces personnages étaient leurs héros nationaux. Leur cerveau écrasé par le fer à repasser français pendant plus d’un siècle et demi, ils l’ont cru. Moi aussi. Quelle triste histoire, quelle histoire triste ! Mais ces héros baptisés « français », ont précisément été nos ennemis ! Presque tous ont combattu les Bretons, et envahi leur territoire. Notre histoire à nous, mélangée à notre mythologie, est pleine de merveilleux. Nos héros, aux noms si poétiques, s’appellent Gradlon, Conan, Morvan, Nominoé, Erispoé, Salomon … Ce ne sont en rien des français, par bonheur, mais des Bretons. Rien à voir avec Clovis, Charlemagne, et autres personnages, qui furent ignobles à la Bretagne de leur temps.

La mythologie précède les religions. Sa prise ne compte est de première importance pour définir ce qu’est une nation. Les Bretons ont une mythologie très particulière, qui ne se confond en rien avec celle des Francs. Sur ce point, on lira avec intérêt ce qu’est la mythologie bretonne, infiniment riche : rien à voir avec la triste mythologie franque, infiniment pauvre et tardive.

Histoire mythologique des Bretons. https://www.google.fr/search?gs_ivs=1&q=m%C3%A9lennec+mythologie

…………………………

2 – CRITIQUE DES CRITERES TRADITIONNELS.

Ces critères, invoqués par de nombreux auteurs au 19ème siècle, sont insuffisants pour définir ce qu’est une nation.

Le critère du territoire commun. Certains peuples itinérants, n’ayant ni appareil d’Etat, ni administration structurée, se déplacent au fil des saisons, du climat, souvent pour s’alimenter, pour recueillir les végétaux nécessaire à leurs troupeaux, n’ont aucun territoire propre. Les Juifs, très tôt dispersés dans l’histoire, n’ont plus eu de territoire commun dès le deuxième siècle. La disposa juive est dispersée dans le monde entier. Le territoire Kurde est morcelé entre plusieurs pays : la Turquie, l’Irak, l’Iran, la Syrie, la Russie. Cependant, ces peuples sont d’authentiques nations.
Le critère de la langue unique. Il n’existe guère de nations dans lesquelles on ne parle qu’une seule langue, si ce n’est dans celles dans lesquelles – les îles, en particulier, ou les petits groupes humains de la forêt amazonienne, jamais en contact avec d’autres peuplades -, le territoire national est exigu, ou très exigu, et jamais pénétré par d’autres peuples. Cela sera de plus en plus vrai. Une langue internationale s’impose peu à peu, l’anglais. Les habitants de la planète seront donc contraints de parler au moins deux langues : leur langue maternelle et la langue internationale. La France a éradiqué presque complètement la langue bretonne, la voila maintenant confrontée à une autre sorte d’éradication : l’internationalisme.

Dans une célèbre controverse, qui a opposé deux auteurs justement célèbres par leurs travaux, sur le point de savoir si l’Alsace est allemande ou française, l’Allemand Mommsen et le Français Fustel de Coulanges, le second écrit au premier :

« Vous croyez avoir prouvé que l’Alsace est de nationalité allemande parce que sa population est de race germanique et parce que son langage est l’allemand. La langue n’est pas le signe caractéristique de la nationalité. On parle cinq langues en France, et pourtant personne ne s’avise de douter de notre unité nationale. On parle trois langues en Suisse ; la Suisse en est-elle moins une seule nation, et direz-vous qu’elle manque de patriotisme? D’autre part, on parle anglais aux États-Unis ; voyez-vous que les États-Unis songent à rétablir le lien national qui les unissait autrefois à l’Angleterre ? «

Considérée en elle-même, la langue ne définit donc pas une nation. En Bretagne, on a parlé plusieurs langues depuis de très longs siècles : le breton (dans la partie ouest de la péninsule), le français (dans la partie est), le gallo, le latin . La Belgique reconnait trois langues officielles : le français, le néerlandais, l’allemand. La Suisse admet quatre langues officielles : l’allemand, le français, l’italien, le romanche …. Les Juifs, au temps de leur grande dispersion, ont parlé, outre le yiddish (dans certains pays seulement, pas dans tous), les langues de leurs pays d’accueil, soit plus de cent langues. La France, toujours en retard en matière des droits de l’homme, vient de refuser d’entériner la charte des langues dites « régionales » : encore son obsession des droits de l’homme, qu’elle dit avoir inventés. De l’imbécillité à l’état pur, qui s’apparente à la destruction des merveilles archéologiques de Palmyre, de Mossoul et d’ailleurs.

L’éradication d’une langue par le colonisateur n’est pas suffisant pour tuer une nation, qui continue à vivre même si l’Etat colonisateur a tué la langue ancestrale. En Bretagne, la langue bi-millénaire a presqu’entièrement été détruite par la France, par des procédés barbares longuement décrits dans le Livre bleu de la Bretagne. C’est un véritable assassinat. Mais les Bretons survivent en tant que peuple; le sentiment d’appartenance de ce peuple est infiniment plus vigoureux que celui des français, martyrisés par des gouvernement qui massacrent leur pays, génération après génération, depuis la fin de l’ère coloniale. Surtout depuis 2012, année durant laquelle l’incompétence absolue s’est emparée du pouvoir, entre les mains de « brêles », pour moitié au moins, selon l’excellente formule de Dominique Strauss-Kahn, ou d’une équipe de pédalos, selon la remarquable définition de Jean-Luc Mélenchon qui, pour une fois, mérite le premier prix.

Ecouter l’émission, capitale, diffusée sur plusieurs sites  : L’assassinat de la langue bretonne par la France.

Le critère de la religion unique.

Important à une certaine époque (un seul roi, une seule religion, selon l’adage : cujus regio, ejus religio), ce critère n’est plus d’aucune utilité formelle pour définir une nation, excepté dans les pays totalitaires dans lesquels la religion est un terrorisme intellectuel, dont le non-respect peut conduire à la décapitation. Dans l’antiquité, écrit Jean-Louis Brunaux, « Aucune cité n’a les mêmes cultes que la cité voisine ». Il faut ajouter : « en dépit de nombreuses simlitudes et traits communs, qui permettent de les rattacher, les unes et les autres, à une même « famille » de religion. L’unicité de religion dans un espace géographique étendu se fait progressivement, et souvent d’une manière conflictuelle, voire davantage (cf : les guerres de religion). La quasi totalité des pays du monde pratiquent plusieurs religions. Dans des pays modernes assez nombreux, la majorité des individus sont athées, ou agnostiques.
La cause est donc entendue : on ne peut certes nier que les considérations tirées du territoire, de la langue, des croyances religieuses, des valeurs communs n’ont aucun intérêt, loin s’en faut. Dans une première approximation, ces critères « march », ils sont efficaces; mais ils ne sont pas nécessaires dans tous les cas. Si un peuple les réunit tous ensemble, s’il jouit d’un territoire commun depuis des siècles, s’il parle une langue largement dominante, s’il admet des valeurs communes, ce peuple est bien une nation.

Qu’en est-il pour les peuples qui ne remplissent pas ces conditions simples, ou qui, subjugués par des pays agressifs, destructeurs et conquérants, ont cessé de les remplir, par exemple parce que leur territoire a été conquis ou dépecé, ou si leur langue a été détruite par le colonisateur ? Puisque nous parlons ici de la Bretagne et de la Corse, ces deux entités sont-elles des nations, quoique subjuguées, administrées, exploitées à son avantage par la France ? La France et les ignares placés à la tête de ce pays ont beau jeu de dire que ces deux pays n’ont ni un Etat, ni un gouvernement autonome, ni une législation propre, ni une fiscalité particulière, et qu’ils sont donc français, nous allons voir que ces affirmations sont primaires, et qu’elles ne sont que ridicules.

 

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Tombeau de François II de Bretagne, et de Marguerite de Foix, parents d’Anne de Bretagne, dans la cathédrale de Nantes. Par la somptuosité et par la finesse des sculptures, ce tombeau est l’un des plus beaux de la chrétienté. S’il n’y avait que cet édifice à Nantes, capitale politique du Duché souverain, cela vaudrait que l’on fasse le voyage pour le voir de ses yeux.

II – LES CRITERES ET LES TRAVAUX MODERNES.

1 – LE CIMENT PSYCHOLOGIQUE DE LA NATION. L’APPORT IRREMPLACABLE DU BRETON ERNEST RENAN : LA NATION EST UN PRINCIPE SPIRITUEL. LE SENTIMENT NATIONAL, OU SENTIMENT D’APPARTENANCE.

Fustel de Coulanges, dans ses correspondances avec l’Allemand Mommsen a tracé la voie : « Les hommes, écrit-il, sentent dans leur coeur qu’ils sont un même peuple lorsqu’ils ont une communauté d’idées, d’intérêts, d’affections, de souvenirs et d’espérances. Voilà ce qui fait la patrie. Voilà pourquoi les hommes veulent marcher ensemble, ensemble travailler, ensemble combattre, vivre et mourir les uns pour les autres. La patrie, c’est ce qu’on aime. »

Les discussions et les controverses allant leur train, dans cette deuxième moitié du 19ème siècle, l’immense penseur breton Ernest RENAN apporte en 1882 une contribution fondamentale, dans une conférence célèbre, faite en Sorbonne.

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Voici les passages principaux de cette conférence, assez désuets dans leur formulation, mais tout à fait irremplaçables :

» Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n’en font qu’une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est dans le passé, l’autre dans le présent. L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs ; l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis. L’homme, Messieurs, ne s’improvise pas. La nation, comme l’individu, est l’aboutissant d’un long passé d’efforts, de sacrifices et de dévouements. Le culte des ancêtres est de tous le plus légitime ; les ancêtres nous ont faits ce que nous sommes. Un passé héroïque, des grands hommes, de la gloire (j’entends de la véritable), voilà le capital social sur lequel on assied une idée nationale. Avoir des gloires communes dans la passé, une volonté commune dans le présent ; avoir fait de grandes choses ensemble, vouloir en faire encore, voilà les conditions essentielles pour être un peuple. On aime en proportion des sacrifices qu’on a consentis, des maux qu’on a soufferts. On aime la maison qu’on a bâtie et qu’on transmet. Le chant spartiate : « Nous sommes ce que vous fûtes ; nous serons ce que vous êtes » est dans sa simplicité l’hymne abrégé de toute patrie.

Dans le passé, un héritage de gloire et de regrets à partager, dans l’avenir un même programme à réaliser ; avoir souffert, joui, espéré ensemble, voilà ce qui vaut mieux que des douanes communes et des frontières conformes aux idées stratégiques ; voilà ce que l’on comprend malgré les diversités de race et de langue. Je disais tout à l’heure : « avoir souffert ensemble » ; oui, la souffrance en commun unit plus que la joie. En fait de souvenirs nationaux, les deuils valent mieux que les triomphes, car ils imposent des devoirs, ils commandent l’effort en commun.

Une nation est donc une grande solidarité, constituée par le sentiment des sacrifices qu’on a faits et de ceux qu’on est disposé à faire encore. Elle suppose un passé ; elle se résume pourtant dans le présent par un fait tangible : le consentement, le désir clairement exprimé de continuer la vie commune. L’existence d’une nation est (pardonnez-moi cette métaphore) un plébiscite de tous les jours, comme l’existence de l’individu est une affirmation perpétuelle de vie. Oh ! je le sais, cela est moins métaphysique que le droit divin, moins brutal que le droit prétendu historique. Dans l’ordre d’idées que je vous soumets, une nation n’a pas plus qu’un roi le droit de dire à une province : « Tu m’appartiens, je te prends ». Une province, pour nous, ce sont ses habitants ; si quelqu’un en cette affaire a droit d’être consulté, c’est l’habitant. Une nation n’a jamais un véritable intérêt à s’annexer ou à retenir un pays malgré lui. Le vœu des nations est, en définitive, le seul critérium légitime, celui auquel il faut toujours en revenir ».«

Ce texte a certes vieilli, mais reste fondamental, à condition de le traduire dans notre langage actuel, plus « sec », c’est à dire plus efficace. Mais tout y est, y compris, on le notera, ce point fondamental : le sort d’une nation ne dépend que d’elle, en aucun cas d’un quelconque colonisateur, plus encore s’il est bouffi de la ridicule supériorité qu’il s’attribue à lui même, comme la France l’a été. (On pense ici immédiatement aux Bretons, qui ne sont pas français, et ne le seront jamais). L’article de Renan est diffusé dans le monde entier, traduit dans plusieurs centaines de langues, y compris en France, qui a tant fait pour détruire les autres nations. Il est devenu irremplaçable. Voici sa traduction actuelle, plus claire :

La Nation ne peut être définie seulement par son territoire, par sa langue, par sa religion.
Les nations se constituent au cours d’ une période très longue, au minimum plusieurs siècles.
La nation suppose que le peuple qui la compose ait vécu ensemble une très longue histoire, c’est-à-dire ont partagé les mêmes joies, les mêmes peines, les mêmes épreuves surtout. Ce sont les épreuves vécues ensemble, surtout, qui scindent l’unité de la nation. Les guerres subies sont un ciment capital.
– A force d’avoir vécu une très longue période ensemble, une très longue histoire, les individus qui constituent la nation contractent moralement avec ceux qui la composent, et avec leur peuple tout entier, une parenté psychologique, qui est telle qu’ils sentent qu’ils forment une même « famille », qu’ils appartiennent tous à cette famille, et que les peuples voisins ou éloignés appartiennent à une autre « famille » que la leur.
Les autres peuples, les autres pays, sont vécus comme différents, comme des « étrangers ». Les Français ont, de tous temps, jusqu’aux massacres de 1789, et aux persécutions tout au long du 19ème siècle, été considérés par les Bretons comme des étrangers, parce qu’ils le sont, et parce que les Bretons ne sont pas français. Puis, les coups de marteaux administrés sur la tête des Bretons de 1789 à 1950, a fait perdre à nombre d’entre eux leur véritable sentiment d’identité nationale, jusqu’à la renaissance récente.
En termes modernes, le maître mot pour définir la nation est le sentiment national, le sentiment d’appartenance ..
Les nations existent physiquement, matériellement, parce qu’elles ont un territoire, des frontières, des villes, des hommes et des femmes … Mais ce qui unit tout ce monde là, ce sont les liens affectifs très puissants qui unissent la nation et les individus qui les composent. On aime son pays comme on aime sa mère. Le langage le démontre : les hommes et les femmes sont les enfants du pays, le pays les a engendrés, les sentiments que les enfants du pays lui portent sont des sentiments filiaux, de même nature que ceux qui unissent les enfants et les parents ….
C’est cela le sentiment d’appartenance : savoir et ressentir au tréfonds de soi-même, que l’on est une partie de cette communauté humaine, cette famille élargie qu’est la nation. Cette nation, ce pays sont ceux des hommes et des femmes qui en font partie, ils sont différents des nations et des pays voisins. C’est une adhésion psychologique forte, tout autant, sinon davantage que le fait de résider sur un territoire déterminé, et de parler la langue de ceux qui y vivent.

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2 – L’HISTOIRE COMMUNE.

L’histoire vécue en commun a une importance considérable dans la genèse des nations, et dans la pérennité du sentiment national. Elle est le principal aliment du sentiment national. Peu d’auteurs ont insisté – en tous cas ils ne l’ont pas fait suffisamment, de notre point de vue -, sur le facteur durée.

 

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Il ne suffit pas d’avoir vécu ensemble une histoire commune, il faut que cette histoire commune ait été très étalée dans le temps long. Pour que le sentiment national se forme, murisse, se renforce, des siècles sont nécessaires. Certains empires ont vécu plus de mille ans. Même s’il n’existe peu de textes théoriques sur ce qu’a été dans ces empires le sentiment national, on peut-être assuré qu’il a existé néanmoins, avec une force toute particulière.

Toute nation qui perd totalement la mémoire de son passé, cesse d’exister en tant que telle. Tout peuple privé de son sentiment d’appartenance national par le pays qui l’occupe ou qui l’a occupé, parce qu’il l’a effacé, ou en fait un objet de mépris pour les populations, disparait en tant que nation. Tout pays qui a adopté l’histoire de celui qui l’a envahi, en oubliant la sienne, est « acculturé », et cesse de la même manière d’exister en tant qu’entité nationale.

Quiconque veut sauver le patrimoine national qui est le sien, doit commencer par se familiariser avec son histoire. Celle-ci doit être enseignée et transmise pour que renaisse le sentiment national, s’il a disparu ou s’il s’est fortement atténué. La restauration de la langue nationale – ou des langues nationales – est un moteur puissant de ré-installation de la personnalité nationale, mais ne vient jamais que bien après l’Histoire, qui est le fondement même de la maison, qui, sans cela n’existe même pas. Les pays colonisateurs le savent bien, qui interdisent aux nations conquises de cultiver et d’enseigner leur histoire. Dans les cas les plus dramatiques, non seulement l’histoire de la nation conquise est interdite, mais même est purement et simplement remplacée par celle du colonisateur. Ce crime, comme on le sait, a été commis en Bretagne par le pays auto-proclamé des droits de l’homme, en même temps que la langue a été persécutée et éradiquée, dans le but certain et avéré de priver les Bretons de leur identité. La France est tellement consciente de l’enjeu, qu’elle continue, sous des prétextes multiples, à s’opposer à l’enseignement de notre histoire dans nos écoles, et à poursuivre sa volonté d’éradiquer – par extinction calculée – de notre langue bimillénaire.

Mais les temps changent en notre faveur. Si le combat de la langue est perdu, en revanche, le combat de l’histoire est en train d’être gagné. Mes très longues recherches sur l’histoire de la Bretagne procèdent – très consciemment -, des ces considérations : réensemencer le pays en lui donnant accès à ses racines, non sur le fondement d’une histoire trafiquée, mais sur des recherches très poussées dans les archives, surtout sur une nouvelle lecture des faits, débarrassés des falsifications et des interprétations fausses imposées par la puissance coloniale, avec la complicité de l’université et des « élus », par le contrôle strict des carrières et des rémunérations allouées à ceux qui acceptent de collaborer ou de se taire. Si j’ai insisté à ce point sur les abominations commises par notre voisin de l’Est, en particulier en détaillant les étapes de la colonisation, les massacres et les crimes contre l’humanité perpétrés en Bretagne par la France, ce n’est pas pour le plaisir d’évoquer ces horreurs, qui me révulsent, c’est parce que, de les avoir lus et relus, de savoir que ce pays a commis des actes plus cruels que les nazis, aussi invraisemblables que ceux de Daech, provoque un sentiment irrépressible de dégoût, fortement augmenté par le fait que le colonisateur ne les a jamais reconnus, qu’il ne s’est jamais excusé, et qu’il continue dans ses actes malfaisants, notamment par ses mensonges sur une grande échelle, avec la complicité silencieuse de ceux qu’on dénomme pompeusement « les élus », qui continuent à se taire.

Plus longue est l’histoire vécue en commun, plus puissant est le sentiment national. Les Bretons sont identifiés, avec une certitude absolue, avant le Christ. Ils ont au minimum deux mille ans d’histoire commune, certainement davantage puisque, décrits et identifiés par Jules César dans la Guerre des Gaules, ils ne sont pas nés ex-nihilo à l’époque où cet ouvrage a été écrit, mais se sont constitués en peuple au moins plusieurs siècles auparavant. Peu de peuples dans le monde, sans doute, peuvent revendiquer une histoire aussi longue. Ce qui explique la force singulière du sentiment d’appartenance des Bretons, et l’abomination du crime de la France, de persévérer à vouloir tuer ce peuple, infiniment plus ancien que lui. Plus grave encore est le crime des collabos : car si la France joue son propre jeu, assez naturel dans l’histoire des peuples, les collabos ne jouent que le jeu de leur nombril. La population en est aujourd’hui consciente, elle les méprise.

De plus, fait singulier, à de rares exceptions près, le sentiment d’appartenance se transmet de génération en génération, comme s’il était devenu une partie du patrimoine génétique. Le Clézio, breton par ses ancêtres émigrés au 18ème siècle, revenant en Bretagne il y a peu d’années, déclare à la presse : « c’est ici qu’est ma nation ». Le cas le plus spectaculaire est celui de l’identité juive. Plusieurs fois dispersés, les Juifs se sont toujours rattachés à leurs origines lointaines. Le grand Renan a écrit : « Nul peuple autant qu’Israël n’a pris sa destinée au sérieux ; nul n’a senti si vivement ses joies et ses douleurs de nation ; nul n’a plus vécu pour une idée ». Des juifs dont les parents ont dissimulé la véritable identité à leurs enfants pour les protéger, au lendemain de la guerre, découvrant leurs véritables origines, endossent avec soulagement leurs habits naturels, faits sur mesure pour eux, même s’ils sont parfaitement intégrés dans leur pays d’accueil. Si l’on interroge les descendants des Russes blancs émigrés en France en 1917, ils se déclarent Russes sans hésiter, mêmes s’ils aiment leur nouveau pays presqu’autant que le vrai. N’est-il pas ridicule que la France, auteur de tant de crimes contre l’humanité en Bretagne veuille faire des Bretons des Français ? Tant de prétention – nous confond toujours. Les Français sont-ils bêtes à ce point ? Sur ce point l’Une et Indivisible tombe dans l’absurde absolu, elle a besoin de refaire entièrement sa toilette, et de se dégraisser de ses miasmes.

La France s’oppose catégoriquement, péremptoirement à l’enseignement de notre histoire nationale. La raison en est simple : cinq ans d’enseignement honnête de notre histoire : tout l’édifice de mensonges construit par le colonisateur depuis 1789 s’écroulerait dans un fracas qui mettrait à jour ce tissus d’inepties, pire, les crimes contre l’humanité commis dans notre pays : LA FRANCE SERAIT CHASSEE DE BRETAGNE.

3 – ANTIQUITE DES NATIONS : LES NATIONS ONT EXISTE DEPUIS LA HAUTE ANTIQUITE, AU MINIMUM.

Antiquité des nations et des peuples. Les recherches de toutes natures, en particulier archéologiques, ont mis à jour non pas seulement des vestiges de villes très anciennes, mais de véritables civilisations, de véritables nations, pourvues de véritables Etats pour nombre d’entre-elles.

Les historiens de l’antiquité, depuis fort longtemps, admettent sans réserve l’existence de ces nations très anciennes.

Les cités-états de Mésopotamie, à cet égard, sont tout-à-fait remarquables. Ces cités-états ne sont pas, il s’en faut, seulement des groupes humains semblables à ce que sont les troupes animales, sans sentiments, sans âme. Ni des peuples d’esclaves, même si l’esclavage est quasi-constant dans les sociétés anciennes. Elles ont un territoire, parlent une langue unique ou dominante, ont des dieux, des croyances, une religion, des lois souvent très élaborées, des institutions perfectionnées, de même la législation … Ce sont d’authentiques nations.

 

Les cités-Etats-nations grecques. De même, les Egyptiens, les Grecs, au fur et à mesure que s’étendait le territoire sur lesquels ont régné leurs souverains, et s’est imposée leur civilisation, ont développé leur sentiment d’appartenir à la même communauté humaine, en tous cas à des groupes humains partageant ensemble des valeurs communes.

On s’épuiserait à citer toutes les nations antiques, dans toutes les parties du monde, et tous les écrits et citations qui s’y rapportent. Une seule citation, ici, va remettre les esprits en place, tirée du remarquable ouvrage de Claude Mossé, publié par Larousse en 2005. Il s’agit de l’Empire créé par Cyrus II et par Darius, pages 207 et suivantes (la citation est abrégée) :

« En 558 avant Jésus-Christ, Cyrus II, soumet les trois ou quatre nations qui se partagent alors l’Orient

……….

Les nations antiques existent, et sont fort nombreuses; certaines possèdent des institutions étatiques, une administration très élaborée et très efficace. Certains Empires respectent les nations qui les composent, dans leur existence, leur religion, leurs croyances, leur législation, leur culture ..

 

Les nations gauloises.

Les chercheurs spécialistes ont « revisité » complètement ce qui a été écrit jusqu’à ces dernières années sur la Gaule et sur « la » nation gauloise, et ont détruit d’antiques tabous. Leurs réflexions complètent d’une manière tr§s heureuse l’édifice de la connaissance du phénomène national.

Il a paru honorable et justifié aux historiens du 19ème siècle de rechercher l’identité de la nation française dans ses lointains antécédents Gaulois. De Gaulle croyait fermement à l’antiquité de la nation française. Les peuples, d’ailleurs, trouvent dans leur longue existence, à peu près partout, motif à une grande fierté. Malheureusement pour les Français,  cela ne « marche » pas. Avec d’autres auteurs (Louis Mélennec, …. ) nous avons montré que la nation « France », si elle existe – ce que nous ne contestons pas – s’est construite tardivement, autour de la dynastie des Capet, à partir du onzième siècle, par l’adjonction, par des moyens divers (mariages, achats, conquêtes militaires, confiscation, dépouillement des petits souverains voisins du Capétien par des procès douteux …) de territoires petits ou grands des provinces et principautés voisines, souvent par d’authentiques spoliations, comme pour la Bretagne. Un coup « d’accélérateur » brutal et cruel a été donné à cette « construction » intellectuelle par les théories « révolutionnaires » de 1789, puis par le lavage des cerveaux perpétré dans les écoles jusqu’à aujourd’hui. Beaucoup des habitants de ce qu’on dénomme « l’hexagone »appartiennent, jusqu’en 1789, à des nations tout à fait distinctes de la nation française : les Bretons, les Basques, les Alsaciens, les Savoisiens et les Niçois, les Corses, les Béarnais, les Flamands. Ces nations sont interdites d’exister, elles sont brutalement intégrées dans une prétendue nation française unique, décrétée par la terreur. L’Etat s’empare de l’enseignement, sécrète sa propre religion nationale, tout-à-fait « revisitée », avec des théoriciens fantaisistes comme Michelet, Lavisse et d’autres. A partir de la troisième république, la néo-religion nationale française est martelée dans les cerveaux friables des petits écoliers de tout l’hexagone. La France leur est présentée comme une authentique Déesse. On les force à l’admirer. Au bout de plusieurs générations de persécution mentale, ils se croient français, ils sont même prêts à sacrifier leur vie pour une patrie qui n’a jamais été le leur.

Tout d’abord, « la » nation gauloise n’existe pas, n’a jamais existé, même si, comme en Grèce, la civilisation celte est grosso-modo à peu près la même, avec des exceptions, des « poches » dans lesquelles existe des civilisations différentes, plus ou moins influencées par la civilisation celte. La célèbre formule de Lavisse (« En ce temps là, la France s’appelait la Gaule » est une stupidité) Comme en Grèce, il y a parenté de civilisation, mais non pas unité politique. Il n’y a jamais eu d’Etat gaulois ayant autorité sur tout le territoire de la Gaule.

Quelques phrases bien frappées de deux spécialistes éminents font la lumière sur ce problème important pour la remise en place de la vérité historique :

Goudineau :  » … »La Gaule, ça n’est rien, ça n’existe pas … La Gaule toute entière est divisée en trois parties : les Aquitains, les Belges, les Celtes … La Gallia, pour les Romains (comme la Celtique pour les Grecs), représentait un vaste espace indéterminé, qui couvrait l’essentiel de l’Europe …. les trois parties de la Gaule n’ont ni les mêmes langues, ni les mêmes lois, ni les mêmes coutumes …  » (Vercingétorix, pages 325 et suivantes).

La Gaule est un vaste espace géographique dénommé tel par les Romains, qui vont peu à peu en faire la conquête. Ce n’est en aucun cas une nation occupant tout le territoire dénommé « La gaule ».

Cet espace est divisé en entités politiques indépendantes. Elles ont un territoire défini – quoique variable, au gré des contentieux, des guerres, des conquêtes, comme les cités grecques, dont elles évoquent les caractères. Leurs noms sont connus. Les plus célèbres : les Helvètes, les Séquanes, les Arvernes, les Vénètes  … Les régimes politiques, comme partout ailleurs, sont très variés. Certaines possèdent des rois, d’autres sont gouvernées par des organes collégiaux, d’autres sont d’authentiques républiques, dans lesquelles tous les habitants participent à la vie publique, et où les lois – si l’on peut utiliser ce terme – sont décidées en commun, par la population. Il y a donc, en Gaule comme ailleurs, ce que nous nommons des constitutions, terme nullement abusif ici. Certaines de ces constitutions sont très élaborées, même si elles sont coutumières, non écrites (Godineau Chistian, Regards sur la Gaule, Paris 2007, Actes Sud

La « patrie » gauloise n’existe pas, sous César. Le terme de « Gaulois », que nous utulisons si volontiers, n’a aucune signification. Ce n’est pas à dire que les hommes qui habitent ce vaste espace n’ont pas de Patrie, à laquelle leurs viscères les attachent ! … Ce qui compte « c’est la primauté de la « petite patrie …. (Goudineau, page 330) ..

La nation bretonne dans l’antiquité.

A partir des critères définis ci-dessus, des connaissances historiques que l’on possède, des recherches archéologiques, des témoignages des auteurs du temps, il est enfin possible de pouvoir dire ce qu’est la peuple breton, sinon depuis les origines, en tout cas au premier siècle avant notre ère. Et d’en parler avec pertinence, puisque, fait important, on dispose enfin de l’instrument théorique d’analyse, et, depuis fort longtemps, de sources historiques très fiables, au premier rang desquelles les écrits de Jules César.

Les négationnistes de l’histoire bretonne – on désigne ainsi, pêle-mêle, les ignorants, les superficiels, et surtout les marxistes, qui peuplent encore une partie non négligeable de l’université bretonne. Pour ces derniers, qui ne sont pas tous des ignares, le peuple breton – nous simplifions -, n’existe pas. C’est une invention des « folkloristes » excités du 19 ème siècle, tels que La Villemarqué et autres qui, après avoir recueilli quelques complaintes populaires dans les campagnes, ont bâti un édifice fabuleux, y trouvant la preuve, venant de très loin en très loin  ..

Le représentant le plus stupéfiant de ces négationnistes est Georges Minois, qui a atteint une quasi-notoriété en publiant à plusieurs reprises un pamphlet haineux sur Anne de Bretagne, dont on trouvera quelques citations de ses ouvrages ci-après.

Les principautés bretonnes d’avant le Christ présentent les mêmes caractères généraux que celles décrites ci-dessus, même si leur organisation, leur gouvernement, leur administration sont beaucoup moins élaborés, bien entendu.

 

 

…………

Antiquité du droit international. Il y a seulement quelques dizaines d’années, les juristes s’interrogeaient sur le point de savoir à partir de quand le droit international a fait son apparition dans l’espèce humaine. En 1968, lorsque je fus formé au droit international par le professeur Nguyen, personne n’admettait – à ma connaissance -, que le droit international existait dans l’antiquité. Le simple raisonnement aurait pourtant dû fournir la réponse, qui est aujourd’hui évidente.

Depuis que les hommes vivent en groupes, probablement depuis toujours, ils ont eu des conflits, des contentieux avec d’autres groupes humains. Ils se sont battus avec fureur et sauvagerie souvent, mais il se sont aussi efforcés de trouver des solutions pacifiques, dans des accords que l’on dénomme « traités » dans notre langage moderne. Le traité n’est rien d’autre qu’un accord entre deux groupes humains, un contrat comportant des droits et des obligations réciproques. Les peuples dits « primitifs » ont évidemment connu ces sortes d’accords, même si les usages de ces époques très lointaines étaient plus rudimentaires que les nôtres  …

Le breton Henri Le Gohérel, auteur d’un petit traité de droit international, publié dans la collection Que sais-je, écrit, avec pertinence :

« Sub specie aeternalis, ainsi faut-il considérer le droit international. Il existé de tous temps, au sein de toutes les civilisations. Il n’est pas une acquisition ni de notre époque, ni de notre culture …. Il existait chez les Anciens de l’Antiquité, un droit des étrangers, un droit des ambassades, un droit arbitral, un droit de la guerre et un droit maritime commun à toute la Méditerranée … » (ab))

Droits de l’homme. De même, ce que la France revendique de les avoir inventés, les droits de l’homme ne sont sûrement pas une sécrétion de la prétendue révolution de 1789. Les êtres humains, dans toutes les civilisations, ont eu des droits, confirmés par les usages, les coutume, les lois. Cette pauvre France n’y est pour rien. Sans doute ces droits fondamentaux des êtres humains ne sont-ils pas aussi élaborés qu’aujourd’hui, et n’y trouve-t-on aucune théorisation comme aujourd’hui, du moins à notre connaissance. L’esclavage a été la règle dans l’antiquité. Mais les droits des personnes humaines n’en sont pas moins, dans ces civilisations anciennes dont nous parlons ici, précis et détaillés, au moins pour certains d’entre-elles. Même dans les sociétés qui asservissent l’individu à la collectivité, les personnes humaines disposent de certains droits, qu’ils peuvent revendiquer, au besoin devant le souverain, ou devant des juridictions, fussent-elles rudimentaires. Ainsi, pour ne citer que Babylone et Sumer, même si les femmes sont considérées juridiquement comme inférieures aux hommes, elles n’en possèdent pas moins des droits, relativement importants dans certaines cités, et souvent très clairement énumérées par la loi, et à vrai dire surprenants pour ceux qui se sont alignés sur l’absurde doxa de 1789 (Véronique Granpierre, Sexe et amour de Sumer à Babylone, Paris, 2012, Gallimard).  La Torah, de même, énumère avec précision les droits des femmes, qui sont déjà très importants, tout comme dans notre antique civilisation bretonne.

S’agissant des droits de la femme, contrairement à ce que la propagande a accrédité, le droit français a été extrêmement dévalorisant pour les femmes, considérées comme des mineures jusqu’à une époque très récente. Elles ne possèdent le droit de vote que depuis 1944. De très nombreux pays ont accordé aux femmes le droit fondamental de voter, à l’égal des hommes, très en avance sur la France. La France des droits de l’homme n’est sûrement pas le pays des droits de la femme ! Ce pays devrait clamer à la face du monde cette infamie. De nombreuses sociétés antiques, pourtant remarquables sur tant d’autres plans – la littérature, l’architecture, l’urbanisme … -, ne reconnaissent à la femme aucun statut, aucune protection particulière. La femme grecque, notamment, n’est guère qu’une esclave d’un autre type (Michel Humbert, Institutions politiques et sociales de l’Antiquité, Paris 1997, Dalloz, page 8). Quelle différence avec les vielles sociétés celtes, dont nous, Bretons, sommes largement héritiers : dès avant le Christ, les femmes bretonnes possédaient des droits presqu’égaux à ceux des hommes. Le mot « voter » (dans les assemblées, dans la vie des villages , dans les familles, a certainement un sens fort, car les femmes participent aux débats publics, aux délibérations, induisent comme les hommes certaines décisions. Elles peuvent même accéder aux plus hautes fonctions, devenir reines régnantes, et même conduire les armées. Notre société celte est aux antipodes, dans ces domaines, de la société française, largement héritière du droit romain.

 

…………… A compléter ….

Comment les petites nations se fusionnent entre elles pour devenir des nations de plus en plus grandes.

Le processus est pratiquement le même partout, à quelques nuances près. Des exemples concrets permettent de bien le comprendre. Nous avons dit plus haut que les nations antiques sont exigües. Comme l’a dit excellemment un auteur – même si c’est presqu’une boutade – la nation de l’antiquité est si petite, que les yeux d’un homme peuvent en embrasser toute l’étendue. C’est vrai pour certaines cités de la Grèce, et de beaucoup d’autres vallées encaissées ailleurs dans le monde (Suisse, Afganistan …) : ces petites collectivités humaines, isolées de tout, comme le sont les habitants de certaines îles, comme l’île de Man, Feroé, et tant d’autres), sont de petites nations, avant de fusionner, par des processus divers, avec d’autres, et de s’étendre en incluant d’autres, ou en étant absorbées par d’autres. Les nations gauloises sont au nombre de plusieurs dizaines, du temps de César. Les cités-nations de la Grèce antique, à l’époque de Platon et de Périclès sont au nombre de plusieurs centaines, chacune ayant ses lois et coutumes propres, avec des constitutions fort diverses.

 

Le cas de la France.

Certaines formules jadis – il n’y a pas si longtemps – enseignées dans les écoles, et incluses dans les manuels, sont devenues ridicules. « En ce temps-là, écrit Lavisse dans sa célèbre histoire de France, La France s’appelait la Gaule ». Ou encore : « La France est née le jour du baptême de Clovis ». Et encore, plus étonnant, cette phrase de Charles de Gaulle : « La France vient du fonds des âges » (!!!!). Tout cela est faux.

La formation de la France obéit aux mêmes lois que partout ailleurs. (Voir, en particulier, Fr. Olivier-Martin, Histoire du droit français, Paris 2005, éditions du CNRS).

Pour s’étendre – aux dépens des principautés voisines -, les rois Capétiens utilisent les mêmes procédés que partout ailleurs dans le monde, selon les opportunités :

  • L’achat
  • Les unions matrimoniales
  • la confiscation
  • la conquête
  • le vol
  • l’alliance pacifique

 

Le cas de la Bretagne.

Des inexactitudes majeures traînant encore dans certains livres d’histoire de la Bretagne, sur la souveraineté des Ducs et leur totale indépendance à l’égard de la France, niée par certains auteurs (Kerhervé, Minois, Croix, Morvan), quoique ce problème ait été définitivement élucidé, entre autres, par l’éminent juriste et historien Marcel Planiol (tome 3, pages 55 à 105), il est nécessaire de rappeler à quelques principes élémentaires.

A l’attention de nos « sçavants hystoryens » bretons, dont certains enseignent dans nos facultés que la nation bretonne, création d’illuminés folkloristes du 19ème siècle n’existe pas, que le patriotisme breton n’existe pas, que les nations sont, tout au plus, une création du 18ème siècle, et autres fadaises, que le sentiment national breton est une invention de l’entourage des Ducs pour mieux exploiter les « classes laborieuses du temps » (voir : Georges Minois, dans Duguesclin : impardonnable). Nous aimons rappeler que les cités-Etats de Mésopotamie, de Grèce et d’ailleurs, sont d’authentiques nations, ce que personne ne conteste plus. Ces petites cités Etats, à l’origine peu étendues (quelques dizaines ou quelques centaines de klm carrés, cent fois moins qu’un département français actuel), peu peuplées (de quelques milliers à quelques dizaines de milliers d’habitants) sont d’authentiques nations indépendantes, même si elles appartiennent à la même civilisation grecque. Elles ont leurs frontières, leurs institutions politiques, leur législation, leur constitution, et, bien sûr, leurs monnaies particulières. Aristote dénombre, dans son ouvrage célèbre, Le Politique … plus de 100 constitutions dans la Grèce antique ! Urgent, donc de recycler nos brillants universitaires, qui apprendront que les nations ont une origine fort lointaine, et qu’elles ne sont pas ce qu’ils croient, et qu’elles n’ont eu nul besoin de « folkloristes » excités au 19ème siècle pour apparaître dans le concert humain ! Pour les monnaies grecques de ces petites nations : des dizaines de sites sur la toile vont – enfin – les informer !

Ces petites patries se réunissant tôt ou tard pour des raisons diverses (fédérations créées pour se défendre des ennemis communs, annexions militaires et conquêtes, mariages entre familles princières, nécessité spontanée de se rapprocher, d’échanger, de calmer les antagonismes et de vivre ensemble, de mettre ensemble les savoirs et les richesses communes, etc…). Des institutions communes, des usages communs … se mettent peu à peu en place. Ainsi pour les monnaies, pour ne citer que cet exemple. Les princes régnants étendent peu à peu leur puissance et leurs territoires, et, dès lors, l’usage des monnaies en vigueur. Toutes ces monnaies n’étant pas indispensables, un grand nombre sont supprimées, les ateliers locaux sont souvent fermés, en tous cas placés sous la dépendance étroite du prince qui s’en est emparé, et qui gouverne désormais, remplaçant les anciens seigneurs ou souverains. Ainsi voit-on le Duc de Bretagne, à partir du 13ème siècle, par l’accroissement progressif de sa puissance, enlever à ses vassaux le droit de battre des monnaies, comme d’élever des fortifications sans son autorisation, ou de se faire la guerre entre eux. Peu à peu, Il devient seul souverain de la Bretagne, et, dès lors, seul maître du monnayage breton. Comme ses voisins les rois de France et d’Angleterre, il construit peu à peu son Etat centralisé. Au 15ème siècle, cet Etat est largement constitué. Le sentiment national existait depuis des siècles, mais là, il ne peut que se renforcer.

 

 

…………….

Antiquité du sentiment patriotique. Le patriotisme breton dans l’antiquité, et au cours de toute leur histoire.

Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Qui dit nation dit sentiment national, et patrie. Qui dit patrie, dit sentiment patriotique, c’est à dire, largement, amour de son pays, avec les conséquences que comporte ce sentiment, bonnes ou mauvaises, bénéfiques et maléfiques.

On est aujourd’hui très bien documenté sur le patriotisme des peuples antiques. La littérature est immense. Mais il faut l’avoir lue, ce qui n’est ni de près ni de loin le cas de nombreux « hystoryens » la plupart héritiers d’un marxisme étriqué, qui fait commencer les débuts de l’histoire à 1789, voire à 1917, année de la « révolution » russe.

Le sentiment d’appartenance patriotique est extrêmement accusé dans les cités grecques de l’antiquité. Sans doute pas davantage qu’ailleurs, tant est naturel l’amour pour son pays, et les sacrifices qu’on est prêt à consentir pour lui, mais il est mieux connu qu’ailleurs, par le fait d’une littérature très abondante, par des recherches sérieuses, émanant d’auteurs éminents ( par exemple ; Sébillotte Cuchet violaine, Libérez la patrie ! Patriotisme et politique en Grèce; Revue des Etudes grecques, 2009, volume 122, numéro 1, pages 235 et suivantes. Gustave Glotz, La cité grecque, Paris, édition de 1988, Albin Michel).

Les citoyens de ces cités, même s’ils ne représentent qu’une fraction de la population, participent au gouvernement. Les esclaves ne sont sûrement pas ceux qui cultivent au plus fort le sentiment patriotique, n’étant, en général, considérés que comme des êtres de qualité inférieure, dont on se sert comme des instruments, voire comme des objets. Dans les assemblées, l’une des grandes préoccupations est la paix et la guerre – comme partout ailleurs. Les jeunes gens reçoivent une éducation militaire, presque toute entière inspirée par le souci de défendre la patrie. Mourir pour la patrie est un sort glorieux, à cette époque comme aux autres. Le cas de Sparte est spectaculaire. Dans cette cité-Etat-nation, on ne vit, peut-on dire, que pour la Patrie. Tout lui est subordonné : l’éducation, la formation morale, le mariage (obligatoire, parce qu’il engendre des enfants, donc des soldats ..). Le bien être de la cité, tel est l’idéal insurpassé du jeune spartiate. (Lévy Edmond, Sparte, Paris, 2003, Editions du seuil, collection Points).

Il n’est pas nécessaire de citer des centaines d’auteurs. Quelques citations suffisent ici. Tyrtée, poète grec : « Il est beau pour un homme brave de tomber au premier rang de la bataille, et de mourir en défendant sa patrie ». Démosthène : « Chacun des Athéniens se croyait né, non seulement pour un père, non seulement pour un mère, mais aussi pour la patrie. Quelle est la différence ? ».

Pour l’illustre orateur, il n’y a pas de différence : la patrie est à la fois un père et une mère, en quoi il dit la vérité. L’idéal le plus noble pour les Spartiates et bien d’autres cités grecques,  est le bien être de la cité.

De même peut-on suivre l’évolution de ce sentiment patriotique au cours des siècles, en particulier dans les sociétés chrétiennes et musulmanes. Partout l’amour de sa patrie, de son pays, de sa nation, le désir de servir pour son pays sont présents, même s’ils n’ont pas partout la même intensité, même si toutes les couches de la société ne se sentent pas également concernées, et même si certaines d’entre-elles, réduites à une condition serve, n’ont pas accès à ces sentiments (tyu). Il n’y a aucun hiatus, nulle part : le patriotisme est constant, continu, presque toujours exalté. L’amour de son pays est pour tout homme en situation de le ressentir et de l’exprimer, une constante de la condition humaine.

Les hymnes nationaux sont dans un nombre élevé de cas, des hymnes patriotiques, des chants guerriers, mieux : des chants d’amour pour la patrie, le pays des ancêtres. Il n’est pas besoin d’aller chercher loin. L’hymne national français commence par cette phrase : « Allons enfants de la Patrie ». L’hymne national breton, beaucoup plus poétique et plus pacifique : « Vieux pays de mes pères »….

La nation bretonne dans l’antiquité.

A partir des critères définis ci-dessus, il est enfin possible de pouvoir dire ce qu’est la peuple breton, sinon depuis les origines, en tout cas au premier siècle avant notre ère. Et d’en parler avec pertinence, puisque, fait important, on dispose enfin de l’instrument théorique d’analyse, et, depuis fort longtemps, de sources historiques très fiables, au premier rang desquelles les écrits de Jules César.

Les négationnistes de l’histoire bretonne – on désigne ainsi, pêle-mêle, les ignorants, les superficiels, et surtout les marxistes, qui peuplent encore une partie non négligeable de l’université bretonne. Pour ces derniers, qui ne sont pas tous des ignares, le peuple breton – nous simplifions -, n’existe pas. C’est une invention des « folkloristes » excités du 19 ème siècle, tels que La Villemarqué et autres qui, après avoir recueilli quelques complaintes populaires dans les campagnes, ont bâti un édifice fabuleux, y trouvant la preuve, venant de très loin en très loin  ..

Le représentant le plus stupéfiant de ces négationnistes est Georges Minois, qui a atteint une quasi-notoriété en publiant à plusieurs reprises un pamphlet haineux sur Anne de Bretagne, dont on trouvera quelques citations de ses ouvrages ci-après.

 

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Les nations de la Gaule et de l’Armorique. La langue dite « gauloise » n’a probablement  jamais existé.

Jusqu’à aujourd’hui, les linguistes ont pensé qu’il a existé une langue, qu’ils dénomment pompeusement « langue gauloise ». Nous tenons pour peu vraisemblable que la langue dite « gauloise » ait pu exister, telle qu’essaient de la décrire, d’une manière très fumeuse, les linguistes. La littérature, sur cette langue-fantôme est fort abondante. Des « sçavants » lui ont consacré leur vie, écrit des livres (le breton Léon Fleuriot en particulier, voir ci après), rempli des bibliothèques. Avec d’autres – comme Demoule -, nous ironisons sur les très maigres résultats obtenus, tous bâtis sur des hypothèses : moins on sait, plus on écrit dans la déraison.

Ce « roman » de la langue gauloise, que d’aucuns dénoncent maintenant comme un mythe, ressemble fort à la doxa qui a eu cours jusqu’à ces toutes dernières années concernant la langue « indo-européenne », supposée être la « matrice » commune des langues européennes.

Il est nécessaire de s’attarder quelque peu sur cette langue aujourd’hui fort contestée. Des « théoriciens », se fondant sur l’analogie de mots et de structure de construction des phrases dans un certain nombre de pays européens, ont émis l’hypothèse que ces langues ont nécessairement une source commune, que cette langue était parlée par un peuple venu de l’est, que celui-ci a essaimé dans ce que nous dénommons Europe occidentale, ce qui explique, à quelques unes près, leur parenté au moins apparente. Ce peuple conquérant a été dénommé « indo-européen« , sa langue, la mère de tous nos idiomes, l’ « indo-européen« .

L’ennui, c’est que personne n’a jamais su dans quelle région géographique ce peuple habitait, qu’il n’a laissé aucune trace, aucun monument, aucune oeuvre écrite, aucun alphabet. Bref, de nouveaux théoriciens contestent que ce peuple, cette civilisation, cette langue aient jamais existé. Demoule est l’un des chefs de file de cette contestation, à laquelle je suis porté – sauf preuves contraires -, à m’associer.

La négation d’une langue gauloise unique s’appuie sur des arguments majeurs :

 

  • Personne ne l’a jamais entendue, ni écrite, ni transcrite. Quelques mots venus de l’antiquité « gauloise », ne témoignent en aucun cas de l’unicité de la langue dans le territoire dénommé aujourd’hui la France.
  • Il n’existe aucun alphabet gaulois. Les rares inscriptions considérées comme « gauloises », sont écrites avec les alphabets des langues qui en possèdent, notamment l’alphabet grec. La chose n’est pas propre à la langue dite « gauloise ». Nombre de langues n’ont eu aucun alphabet; lorsqu’elles laissent des traces, c’est en utilisant des alphabets empruntés à d’autres; cela  a été largement utilisé par les linguistes qui se sont intéressés aux langues africaines.
  • L’espace géographique sur lequel cette langue aurait été parlée est beaucoup trop vaste pour qu’il y ait possibilité d’unité de langue. Qu’est l’espace « nommé « La Gaule » par nombre d’historiens français, copistes serviles de ceux qui les ont précédés ? Pour les Romains, la Gaule désigne un très vaste espace géographique, limité à l’ouest par l’océan atlantique, au nord par la Manche, au sud par les Pyrénées et la mer méditerranée, à l’est par le Rhin et les Alpes. Au fil des siècles, de surcroit, la notion territoriale de Gaule, due aux Romains, a varié ! Ce n’est certainement pas une Nation, encore moins un Etat. C’est une juxtaposition de peuples divers, plus ou moins « apparentés » par des fragments de civilisation « celtique », qui a poussé des ramifications un peu partout, mais non pas une civilisation unique. A la manière, en somme, des nations européennes actuelles, unies par de large modes de pensées et de valeurs, mais non pas par la langue.
  • On peut multiplier la liste des peuples qui ont traversé et séjouné en « Gaule » durant les derniers siècles de la domination romaine : les Ibères, les Phéniciens, les Etrusques, les Daces, les Juifs, les Burgondes, les Ostrogths, les Alamans, les groupes pré-islamiques, quelques mini-groupes venus d’Egypte et du moyen-orient… Sans compter les mercenaires engagés par les Romains, notamment les Bretons d’outre-manche, installés un peu partout pour défendre l’Empire contre les invasions des pirates. Tous ces peuples parlant leurs langues, non un « gaulois » qui n’ jamais existé !
  • Fait capital, essentiel, il n’existe alors en Europe dite « celte »aucun pouvoir central. Pour qu’une langue puisse s’imposer sur un vaste territoire géographique, il est nécessaire qu’une autorité centrale ait la volonté et les moyens de l’imposer. Comment ces peuples, dépourvus d’institution centrales et non centralisées pourraient-ils parler une langue unique et uniforme ? Lorsque se forme l’unité italienne, en 1860, ces peuples de la péninsule, quoique pourvus d’un certain sentiment de parenté (non pas d’appartenance, soulignons-le), ne possèdent pas de langue unique. Or, le monde celtique se caractérise par son extrême division. En 1789, après de longs siècles de domination des capétiens, qui parlent le français, cette langue littéraire, administrative et de cour, n’est guère parlée que par vingt pour cent de la population. Or, le royaume est gouverné par la dynastie capétienne depuis de long siècles. Cette dynastie n’a eu ni les moyens, ni la volonté d’unifier linguistiquement le royaume de France. Elle aurait d’ailleurs échoué dans cette entreprise hasardeuse. Ce sont les dérangés mentaux de 1789, à partir de leurs constructions liberticides, qui vont humilier les langues locales, les persécuter, et, pour le breton et quelques autres, les éradiquer. Encore faudra-t-il largement plus d’un siècle pour éradiquer ces langues. En Bretagne, dans certaines contrées campagnardes, en 1950, le français est encore une langue étrangère, quasi- inconnue des personnes âgées, ce dont je suis témoin dans mon enfance. Dans la Gaule, il n’y a aucune autorité étatique – ni aucune aspiration nulle part – d’utiliser une quelconque langue unique.
  • Au moment du fameux serment de Strasbourg, en 843, l’espace carolingien étant partagé en trois parties entre les trois fils de l’empereur, non seulement il n’y a pas de langue unique dans l’empire, mais on ne sait pas même dans quel idiome ce texte est écrit !
  • Les cartes linguistiques du 19ème siècle démontrent que l’Europe correspondant aux régions autrefois occupées par les peuples celtes et les autres peuples non celtes, sont de véritables tours de Babel. Se pourrait-il que, vingt siècles plus tôt, les populations peuplant ces très vastes contrées aient parlé la même langue, là ou existent plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines au 19ème siècle ?

LANGUES ITALIENNES LANGUES ITALIENNESfrance_langues

  • Les spécialistes de la Gaule, s’ils admettent qu’il y a eu – peut-être – plus ou moins parenté de civilisation dans cet espace géographique, considèrent en réalité que cet énorme territoire comporte plusieurs dizaines de peuples, dont certains ne sont pas celtes (Godineau, Regards sur la Gaule). Impossible, donc, qu’ils parlent la même langue. La Gaule n’est en aucun cas peuplée par une seule nation celte, mais par des nations celtes et d’autres qui ne le sont absolument pas.
  • Le fait d’appartenir à une même civilisation n’exclut nullement que l’on appartienne à des nations différentes. De nos jours, les Allemands, les Hollandais, les Italiens, les Roumains, les Français sont considérés comme appartenant à la même civilisation – dite occidentale -, mais nul ne considère qu’ils sont une seule et même nation. Et il est avéré qu’ils parlent des langues différentes, bien qu’inclus dans la même civilisation.
  • Les « dictionnaires » qui énumèrent le vocabulaire prétendûment gaulois, le font par des déductions fumeuses, jamais par des preuves. Ils partent en réalité d’un postulat : la langue gauloise existe; à partir de là, ils tentent de peupler ce postulat, de lui donner crédit, en échafaudant des constructions qui n’emportent absolument pas la conviction, pour la raison que les mots qu’ils mettent bout-à-bout, « pêchés » un peu partout, dans des régions distinctes les unes des autres, ne représentent strictement pas une langue unique  ..

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Il est réellement navrant que des « historiens » universitaires bretons, réputés sérieux,  aient tout ignoré des institutions perfectionnées de la Bretagne ducale, et que d’autres comme Georges Minois (Duguesclin, voir ci-après), aient pu divaguer à ce point sur ce qu’a été la noble nation de Bretaigne, comme la désignent les textes anciens. Des générations de jeunes Bretons ont été plus que contaminés par un enseignement ignare et empoisonné. Car l’enseignement doit transmettre ce qu’on sait de ce ce qu’on croit être la vérité historique, non pas ses propres fantasmes.

Le château de Suscinio est ouvert gratuitement au public lors des journées du patrimoine .

Le château de Suscinio, impressionnante résidence des ducs souverains de Bretagne, dans la presqu’île de Rhuys, près de Vannes. François Ier de France, ses armées étant à proximité, y séjourna, en août 1532 pour s’assurer que l’annexion se déroulerait sans encombre. Les Bretons eurent le canon dans le dos, et ne votèrent pas cette annexion : elle fut proclamée à la tribune, mais sans vote de l’Assemblée, qui l’aurait refusée. Et pour cause : aucun peuple dans l’histoire du monde n’a accepté d’être absorbé par son ennemi millénaire : au moment des faits, les Francs et les Bretons sont ennemis depuis mille ans, la haine réciproque est féroce. Quelques collabos, peu nombreux, mais puissants, courbèrent l’échine, en 1532 : ils furent « récompensés » par l’envahisseur. Des collabos jouent le même jeu en 2016.

Le breton Jean Kerhervé s’essaie à démontrer que les Bretons ne commencent à éprouver un sentiment national qu’à partir du 13ème ou du 14ème siècle. C’est une erreur grave : les nations existant depuis la haute antiquité, les Bretons de Grande Bretagne, avant notre ère, savent, bien évidemment, qu’ils ne sont ni romains, ni Saxons, ni Pictes, ni Scots. Ils le démontrent en permanence dans les guerres acharnées qui les opposent à leurs voisins et aux envahisseurs romains, par les conflits contre les peuples qui les entourent. Ils possèdent leur territoire, leur langue, leurs moeurs, différents de ceux des peuples voisins. Les textes qui relatent ces conflits virulents, même tardifs par rapport aux évènements, ne laissent aucun doute sur le sentiment d’identité quasi féroce des Bretons. Quiconque a lu Gildas le Sage, Nennius, Geoffrroy de Monmouth et autres auteurs, sait à quel point le sentiment des Bretons d’être ce qu’ils sont est virulent. Pierre-Roland GIOT, dans son ouvrage « Les premiers Bretons d’Armorique », insiste sur l’identité très forte des bretons installés en Armorique, lors des émigrations. Il a évidemment raison. Tous les peuples ont une identité forte ou très forte. Cet auteur a compris cette donnée élémentaire : tout individu a une identité – plus ou moins forte -, tout peuple a sa propre identité. Celle des Bretons, depuis des siècles, est très affirmée. Même si le mot « identité » n’est pas encore connu, même s’il ne fait l’objet d’aucun débat théorique, il n’est en aucun cas un anachronisme ( Pierre-Roland Giot, Les premiers Bretons d’Armorique, Presses universitaires de Rennes, 2003, page 13).

Ce fut évidemment la même chose lorsque les Bretons, immigrés en Armorique, se heurtèrent aux envahisseurs Francs, venus du Nord. Les guerres et la haine entre les Bretons et les Francs sont très bien documentées par les textes, à partir du sixième siècle de notre ère, même si ceux-ci comportent des lacunes énormes pour certaines époques (art). (Voir notre mémoire de DEA, publié sur la toile).

De même, parce qu’elle est une constante de l’humanité, peut-on suivre l’évolution du sentiment patriotique au cours des siècles, dans de nombreuse nations, en particulier dans les sociétés chrétiennes et musulmanes.

En Bretagne, le sentiment d’appartenance est particulièrement puissant depuis toujours. Mais à partir de l’annexion arrachée contre le consentement des bretons en 1532, le roi de France est là, prêt à intervenir avec ses armées, si le pays « bouge »; ce qu’il fera, notamment, lors de la révolte du papier timbré, en 1675, ses armées assassinant plusieurs milliers d’innocents, dans des conditions atroces, avec des exactions de même nature que celles de Daech aujourd’hui. Les contentieux avec la France après l’annexion de 1532 ne sont pas seulement occasionnels, ils sont permanents. Chaque réunion des Etats de Bretagne, qui votent les impôts sous la contrainte (Voir Planiol, La Borderie, Moy, Mélennec ..) est l’occasion de protestations souvent furieuses contre les violations des droits des Bretons.

Le mot « nation » se retrouve, ostensiblement, plusieurs centaines de fois dans les textes de 1532 à 1789. Le roi français étranger, auquel on témoigne un respect seulement apparent, par des formules creuses mais absolument non sincères, car on le déteste – il détient l’énorme marteau prêt à s’abattre sur les Bretons, en cas de révolte – est très mal accepté en Bretagne. Mais sans aucune armée, que faire ? Effrayés à l’idée que leur histoire nationale pourrait se perdre, ce sont les Etats de Bretagne ( = l’assemblée nationale bretonne) qui financent les deux histoires monumentales commandées à d’Argenté, puis à Dom Morice, dépensant pour cette dernière des sommes très élevées. En 1789, Le gouverneur civil mis en place par la France (l’Intendant, que les Allemands désignent sous le nom de « gauleiter ») déclarant sa vie menacée, doit quitter nuitamment Rennes, pour aller se réfugier à la cour de Versailles, tant la France prédatrice est détestée. Voila ce que les Bretons savent aujourd’hui : avant la prétendue « révolution française », même si la masse de la population est amorphe – comme dans tous les pays, de toute antiquité, la masse est esclave – , la Bretagne, bien loin de se jeter à corps perdu dans les bras de la France libératrice, n’aspire qu’à chasser chez elle l’ennemi honni.

Le lavage des cerveaux en Bretagne, par l’ineffable patrie des droits de l’homme.

Après 1789, vient l’écrasement des cerveaux par le pays auto-proclamé « des droits de l’homme ». Avec une férocité rare, le pays de la Liberté lave plus blanc, comme Persil, Omo et autres marques de lessive. Dans mon enfance (1941-1951), on ne nous a laissé que la honte d’être Bretons, qui nous est d’ailleurs enseignée à l’école, comme étant liée définitivement à notre condition de ploucs. La Bretagne a été transformée, par les persécutions mentales, en Ploukistan occidental du pays qui prétend avoir inventé la Liberté.

Toute notion de patrie bretonne est écrasée par la France, même si elle subsiste, omni présente, dans les esprits et dans les chants populaires. La France-marâtre est l’objet d’un culte devenu officiel; elle est enseignée à cette époque, aux élèves des écoles comme une déesse. Pire, comme une religion.

Jules Michelet, il y a peu encore classé parmi les historiens et les théoriciens de la nation française, aujourd’hui considéré, à sa juste place,  comme l’auteur de romans de cape et d’épée, ne craignant pas le ridicule, écrit ces phrases qui méritent d’être classées parmi les chefs d’oeuvre du bêtisier mondial des nations et des langues :

« La France, cette glorieuse patrie, est désormais le pilote du vaisseau de l’humanité…. le plus pauvre homme, mal vêtu et affamé, vous dira que c’est un patrimoine que de participer à cette gloire immense, à cette légende unique qui fait l’entretien du monde…. s’il allait au dernier désert du globe, sous l’équateur, sous les pôles, il trouverait là Napoléon, nos armées, notre grande histoire, pour le couvrir et le protéger, les enfants viendraient à lui, les vieillards se tairaient et le prieraient de parler, à l’entendre seulement nommer ces noms, ils baiseraient ses vêtements .… nous remercierons toujours Dieu, de nous avoir donné cette grande patrie, la France, non pas seulement à cause de tant de choses glorieuses qu’elle a faites, mais surtout parce qu’en elle nous trouvons à la fois le représentant des libertés du monde et l’initiation à l’amour universel. »

Qu’elle s’éclipse, qu’elle finisse, le lien sympathique du monde est relâché, dissout, et probablement détruit. L’amour qui fait la vie du globe, en serait atteint en ce qu’il a de plus vivant. La terre entrerait dans l’âge glacé où déjà tout près de nous sont arrivés d’autres globes. (…). Nous sommes les fils de ceux qui par l’effort d’une nationalité héroïque, ont fait l’ouvrage du monde (…).

Si l’on voulait entasser ce que chaque nation a dépensé de sang, et d’or, et d’efforts de toute sorte, pour les choses désintéressées qui ne devaient profiter qu’au monde, la pyramide de la France irait montant jusqu’au ciel… et la vôtre, ô nations, toutes tant que vous êtes ici, ah ! La vôtre, l’entassement de vos sacrifices, irait au genou d’un enfant.  Ce pays est celui de l’invincible espérance. Il faut bien que Dieu l’éclaire plus qu’une autre nation, puisqu’en pleine nuit, elle voit quand nulle autre ne voit plus ; dans ces affreuses ténèbres qui se faisaient souvent au moyen âge et depuis, personne ne distinguait le ciel, la France seule le voyait. Voilà ce que c’est que la France !

Qui donc a conservé, sinon la France, la tradition du droit ? …. Ses lois, qui ne sont autres que celles de la raison, s’imposent à ses ennemis même. La France a été le pontife du temps de lumière….. C’est le résultat légitime d’une tradition liée à toute la tradition depuis deux mille ans. Nul peuple n’en a une semblable. En celui-ci, se continue le grand mouvement humain (si nettement marqué par les langues), de l’Inde à la Grèce, à Rome, et de Rome à nous.

Toute autre histoire est mutilée, la nôtre seule est complète …..
L’égalité fraternelle, ajournée à l’autre vie, la France l’a enseignée au monde, comme la loi d’ici-bas. ….  Ce principe, cette idée, enfouis dans le moyen âge sous le dogme de la grâce, ils s’appellent en langue d’homme, la fraternité. Cette tradition ….  fait de l’histoire de France celle de l’humanité. En elle se perpétue, sous forme diverse, l’idéal moral du monde, de Saint Louis à la pucelle …. le saint de la France, quel qu’il soit, est celui de toutes les nations, il est adopté, béni et pleuré du genre humain. Pour tout homme, disait impartialement (sic !) un philosophe américain, le premier pays, c’est sa patrie, et le second, c’est la France.  » …..  Ils avouent tacitement que c’est ici la patrie universelle. Cette nation, considérée ainsi comme l’asile du monde, est bien plus qu’une nation ; c’est la fraternité vivante.

Le jour où, se souvenant qu’elle fut et doit être le salut du genre humain, la France s’entourera de ses enfants et leur enseignera la France, comme foi et comme religion, elle se retrouvera vivante, et solide comme le globe. 
Les autres nations n’ont que des légendes spéciales que le monde n’a pas reçues. La légende nationale de France est une traînée de lumière immense, non interrompue, véritable voie lactée sur laquelle le monde eut toujours les yeux.

Pour l’enfant, l’intuition durable et forte de la patrie, c’est, avant tout, l’école, la grande école nationale …. où les enfants de toute classe, de toute condition, viendraient, un an, deux ans, s’asseoir ensemble, avant l’éducation spéciale, et où l’on n’apprendrait rien autre que la France. Qu’il sache que Dieu lui a fait la grâce d’avoir cette patrie, qui promulgua, écrivit de son sang, la loi de l’équité divine, de la fraternité, que le dieu des nations a parlé par la France.

La patrie d’abord comme dogme et principe …… le génie pacifique et vraiment humain de 1789, quand la France offrit à tous de si bon coeur la liberté, la paix… enfin, par-dessus tout, pour suprême leçon, l’immense faculté de dévouement, de sacrifice, que nos pères ont montrée, et comme tant de fois la France a donné sa vie pour le monde. (…)
La patrie, la France, peut seule sauver le monde. « 

Jules Michelet, qui est ce délirant ? C’est sur ces fadaises que la France se construit, durant tout le 19ème et presque tout le 20ème siècle : c’est ce qu’on m’a enseigné au lycée, de 1953 à 1958. Lorsque Michelet écrit ces lignes, en 1831, quarante ans à peine se sont écoulés, depuis que la France, a précipité sur Nantes, notre capitale historique, la Loire inférieure et la Vendée ses colonnes infernales, causant partout le malheur, détruisant toute la région dans des carnages d’une cruauté inouïe. Les massacres de Nantes et de Loire Atlantique ont servi de modèle à Lénine, à Staline. A Daech surtout : têtes coupées, égorgements en série, femmes violées devant leurs maris et leurs enfants, enfants tronçonnés en morceaux, personnes vivantes jetées dans des fours préfigurant les fours crématoires, femmes enceintes écrasées sous des pressoirs à raisin, ventre ouverts avec des couteaux pour en extraire les foetus, et y mettre de l’avoine pour les chevaux : les nazis n’ont pas imaginé de pareilles horreurs. C’est aussi l’époque où un préfet, faisant venir devant lui les escouades d’instituteurs appelés pour laver les cervelles des petits Bretons, leur dit : « Souvenez-vous d’une chose : vous n’êtes ici que pour tuer la langue bretonne ».

Mission accomplie : la langue bretonne est quasi-morte.

La « Une et Indivisible » se classe , par les horreurs commises en Bretagne, parmi les grandes carnassières de l’histoire du monde. Qui saurait cela, si des auteurs comme Reynald Secher, Louis Mélennec, Louis-Marie Clénet et quelques autres, ne les avaient révélés au monde entier ? Sûrement pas par les écrits de M.M. Kerhervé, Minois, Croix et autres. Ni aucun de leurs élèves, châtrés de la vérité historique.

Tant de sottises – pire : d’âneries – accumulées dans le texte de Michelet, laissent pantois. C’est à ce lait frelaté par la France que les petits Bretons, dont je fus, jusqu’à mon jeune âge adulte, furent élevés, c’est à dire intoxiqués. Cette éducation fut si absolue et si coercitive, que les Bretons d’aujourd’hui, littéralement esclavagisés, ont du mal à redevenir un peuple libre, et s’obstinent à rester des colonisés.

Que pensent les jeunes Bretons d’aujourd’hui, qui apprennent – par le Livre bleu notamment – que cette mégère sauvage a empoisonné l’Europe de guerres incessantes, assassiné des millions d’hommes dans le monde, conquis sur des pays souverains vingt fois son étendue géographique dans le monde, assassiné des nations, des langues, des ethnies, puisse, même de très loin, être identifiée à cette vierge pure et sans tâche que décrit dans son délire l’illustre Michelet, donné comme modèle de probité intellectuelle aux populations crédules de la France et des nations périphériques pendant des générations ?  Maintenant qu’ils ont appris la vérité, remercient-ils Dieu de leur avoir donné cette néo-patrie qui ne fut jamais la leur,

Et quel effarement, sachant tout cela, quand ils contemplent, accouplés côte à côte, les visages de François Hollande et de Jean-Marc Ayrault , pour être saisis de malaise, et pour comprendre à quel point les jeunes Français et les jeunes Bretons ont été abusés, et dans quelle médiocrité on les maintient.

A cette époque comme aujourd’hui, les Bretons ignorent tout de leur histoire. Les invasions françaises ? Les guerres brito-française de l’an 500 au 15ème siècle ? L’annexion de 1532 ? La suppression de notre vieille dynastie, de nos institutions ? La colonisation de notre justice par des magistrats français ? La nomination de « gauleiters » français en Bretagne – les Bretons étant exclus de ces fonctions -, sous des noms et titre divers (Gouverneurs, Intendants, Préfets aujourd’hui) ? Les contentieux permanents entre la Bretagne et la France ? Tout cela est scotomisé, supprimé, écrasé. Les Bretons n’ont plus d’histoire, plus de héros, plus de fêtes patriotiques à célébrer. Les colonnes infernales de 1793 et leurs massacres abominables, parmi les plus cruels de l’humanité, sont évoquées, certes. Mais les massacres de Vendée et de Bretagne sont frelatés : l’enseignement imposé par Paris les approuve, les justifie : la patrie était en danger ! Ils ont été une nécessité pour sauver, non la patrie Bretonne, qui n’existe pas, qui n’a jamais existé ….. mais la patrie française !!!!

En savoir plus : http://bretagne-culture-histoire.webnode.fr/news/la-fin-de-lesclavage-de-la-bretagne/

Le sentiment patriotique breton a-t-il disparu durant la période coloniale postérieure à 1789 ? Pas du tout : notre chère marâtre a un besoin inextinguible de chair à canon. Pour ses guerres, ses colonies, ses conflits perpétuels avec ses voisins. C’est donc le sentiment patriotique français qui nous est transmis et enseigné à l’école. Fait stupéfiant, on ose nous dire, n’étant rien d’autre que des ploucs, que notre patrie étant devenue la France, nous devons mourir pour elle ! Témoignage vrai : ce bon M. Lelay, mon instituteur en cours élémentaire de première année, nous décoche cela régulièrement en pleine poire. Il y croit, car il a été longuement contaminé par l’école de Jules Ferry, peut-être a-t-il servi dans l’armée française. De bonne foi, il nous fait chanter :

« La République nous appelle, sachons vaincre ou sachons périr,

Un Français doit mourir pour elle, pour elle un Français doit mourir ! »

L’esprit de ces enfants naïfs est friable. Lorsqu’on les appelle à la guerre, ils sont prêts, ils ont ingurgité la leçon. C’est ainsi que la Bretagne laisse sur des champs de bataille qui ne sont pas les siens, 200 000 morts dans la guerre française de 1914, près de 100 000 dans la seconde guerre mondiale. Une saignée effroyable, dont nous ne nous remettrons jamais. Tout Breton a perdu dans ces guerres un ou plusieurs de ses proches parents. On a pleuré dans les chaumières bretonnes, mais nul n’a osé protester. Le lavage des cerveaux, la destruction de notre identité, notre honte d’être nous mêmes ont atteint un tel degré de perfection, que nous ne nous apercevons de rien à l’époque : un crime presque parfait.

Les esclaves, accoutumés à leur condition servile, croient que l’esclavage est dans la nature des choses, et ont du mal à se débarrasser des marques au fer rouge incrustées sur leur peau : ce fait est connu, dans toutes les populations serves. Les Juifs en savent quelque chose, eux qui ont trainé cette condition pendant deux mille ans, et en gardent des traces dans leurs circonvolutions cérébrales. Avoir une « condition », quelle qu’elle soit, avoir la possibilité de se définir par rapport à quelque chose, crée l’illusion d’une sorte de « confort », même si cette condition est ignoble : voyez les parias de toutes les nations, en particulier ceux de l’Inde et du Japon. Les esclaves bretons, ayant intériorisé les insanités « hystoryques » qui leur sont infligées dans les écoles bretonnes sous « mandat » français – c’est à dire dans toute l’université, sous forte influence marxiste – fonctionnent mentalement sur ce schéma imposteur : la France est immortelle puisqu’elle n’a pas d’origine historique, puisqu’elle a existé de tous les temps ! Elle a tout inventé : la Liberté, la Civilisation, la littérature, la langue la plus belle du monde, quoi encore ? Pourquoi pas le fil à couper le beurre ? Les Bretons doivent donc se sentir honorés qu’on soit venu les chercher dans la fange dans laquelle ils baignaient, qu’on se soit incliné pour les cueillir dans le ruisseau, en primitifs qu’ils étaient ! Ils étaient les survivants de Cro-Magnon, la France généreuse, s’abaissant jusqu’à eux, d’animaux qu’ils étaient, en avait fait presque des êtres humains. Qu’on ne croie pas qu’il s’agit ici d’exagérations. Les insultes dont on agonit les Bretons, jusqu’à ces toutes dernières années, sont inimaginables. Voici quelques exemples répugnants, qu’on complètera en tapant dans Google ces deux mots : injures anti-bretonnes, au besoin en les faisant précéder du nom propres Mélennec, puisque nous sommes de ceux qui tiennent cette liste à jour :

 

J’ai décrit dans mes publications cette acculturation affreuse, et la honte de soi-même que le pays colonial a introduit dans nos têtes, dans celles de nos parents et de nos ancêtres à partir de 1789, phénomène accentué à partir de Jules Ferry, qui a instauré l’école obligatoire, c’est à dire l’officialisation dans nos écoles bretonnes de la religion française, humiliante pour les peuples autochtones, qui sont chez eux, pour certains d’entre eux, depuis plus de 2000 ans.

Pas un député breton, pas un sénateur n’est monté une seule fois à la tribune pour les dénoncer. C’est affreux. par la lâcheté de ses « élus », la Bretagne partage cette honte. Ecoutez sur Youtube, le « discours » de ce pauvre LE FUR, qui a accepté d’être vice-président de l’assemblée nationale française : il bafouille, il trifouille, il merdouille … Personne ne l’écoute, personne ne l’entend … On ricane sur les travées, on rit, on se gausse de lui, c’est à dire de nous .. C’est une vraie souffrance pour nous : toujours le mêmes, les Français : ils n’ont rien compris ..
L’assassinat d’une nation est l’un des pires crimes que les êtres humains puissent commettre. Tuer une nation, c’est assassiner une très vaste et très vieille famille, celle de tout un peuple partageant la même identité, la même culture, les mêmes valeurs, et la même foi dans cette identité depuis des siècles, souvent davantage. Les manoeuvres d’extirpation de cette identité des cerveaux triturés sont affreusement douloureuses, humiliantes, psychiatrisantes pendant des générations. Les Bretons en témoignent. Il n’est que de penser à l’oeuvre « civilisatrice » des Espagnols en Amérique centrale et en Amérique du sud, à l’oeuvre « civilisatrice » des colons anglais en Amérique du nord, à celle des Chinois au Tibet – tant admirée par le génie de l’humanité souffrante, M. Jean-Luc Mélenchon -, à celle des Français en Bretagne, à celle des députés et des sénateurs « bretons » que l’on sait. Dans ce genre particulier, pour réussir l’exploit, il faut y mettre une perversité singulière, qui relève de la pathologie mentale des nations. La France carnassière a fait preuve dans cette singulière espèce, de talents exceptionnels. S’il y avait une distribution des prix, ce pays autoproclamé « inventeur des droits de l’homme », serait parmi les champions du podium, aux côtés de la Turquie, de l’Espagne, de la Chine. Aujourd’hui, par bonheur, presque tout le monde est au courant. Exposant ces faits, à l’issue de son émission sur L’assassinat de la Bretagne (cf. Lumière 101, mélennec), le Corse Jean-Luc de Carbuccia a conclu :« Ces atrocités se paieront un jour ».

Depuis 1970, une renaissance spectaculaire du sentiment de fierté nationale se produit. L’orgueil d’être breton a resurgi partout. Malgré la contamination et le pressions françaises, une partie très importante de la population a retrouvé sa véritable identité.

Phénomène étonnant : même les émigrés bretons de longue date continuent à se transmettre de génération en génération leur appartenance au pays de leurs pères. En 2007, le prix Nobel Le Clézio, dont les ancêtres ont quitté la Bretagne au 18ème siècle, déclare : « C’est ici qu’est ma Nation ». Nous sommes les Juifs de la France, nous avons, collée à notre peau, notre identité bretonne. Un lecteur d’Argentine m’a écrit, il y a plusieurs années : « Il y a chez moi une chose qui n’est pas négociable : mon identité de Breton ».

Le sentiment national breton, comme le croit Jean Kerhervé, n’est pas né au 14ème siècle. Se tromper de 2000 ans au moins est regrettable, de la part d’un universitaire, qui a tenu sous sa coupe un grand nombre de thèses depuis qu’il a accédé au « pouvoir » historique dans son université. Des erreurs de cette nature seraient évitées, si on prenait la peine de lire les autres auteurs … y compris recherches du docteur Louis Mélennec, bien entendu ! D’avoir eu la sottise d’écrire : « Les idées que vous exprimez ne m’intéressent pas, elles encombrent ma boite mail », a pour effet le suicide définitif de la personne qui a eu l’incroyable fatuité de l’écrire : De Profondis, priez pour elle : elle est morte, toutes ses thèses sont néantisées par la sottise : il eût mieux valu ouvrir les yeux, voir la réalité en face, et, bien entendu, s’adapter aux temps modernes.

C’est bien ainsi : c’est la mort de cette « école marxiste » qui a tout frelaté.

Nous pouvons affirmer, donc, avec une certitude absolue, que les Bretons existent en tant que peuple, avec toutes les caractéristiques d’une nation, en particulier la principal d’entre elles, le sentiment fort d’appartenance, au moins plusieurs siècles avant Jésus Christ. Ils savent qu’ils appartiennent à leur peuple, non à un autre, que les peuples qui les entourent sont différents d’eux, qu’ils sont leurs ennemis, ce pourquoi il se battent farouchement contre eux.

Le réveil du sentiment d’identité partout dans le monde.

Le cas de la Bretagne est bien loin d’être isolé. Partout dans le monde, pas seulement en Europe, les vieilles identités se réveillent. Ce n’est pas le lieu d’exposer ici le pourquoi et le comment, mais de relater un constat.

Intereg expose remarquablement les choses de la manière qui suit :

« Les conflits de minorités augmentent et s’intensifient sur presque tous les continents. Ces conflits deviennent à notre époque, de plus en plus fréquents. Ni les quatre décennies de polarisation résultant de la «Guerre Froide», ni les confrontations idéologiques, sociales et économiques des grands bouleversements actuels, ni enfin les contrastes sur un plan global entre le Nord et le Sud, ne sont capables de faire disparaître un problème qui plonge ses racines dans une forme d’existence de l’homme formée par l’histoire, à savoir l’existence de l’homme en groupes. «L’Etat-Nation» et le «règne automatique de la majorité» sont des formes de sociétés qui remontent à l’Europe du XIXe siècle. Ces modèles de sociétés apparaissent de plus en plus insuffisants face à l’effort mondial pour le droit des peuples à disposer d’eux mêmes, pour la liberté et l’indépendance, et pour la participation et la collaboration réelle d’hommes libres et égaux entre eux. La volonté de disposer de soi-même, d’être maître de son propre destin, de s’émanciper des structures de pouvoir traditionnelles, ne s’arrête plus aux frontières des peuples majoritaires et des Etats établis. Et ceci d’autant moins qu’un Etat isolé, où qu’il se trouve, n’est plus capable de résoudre seul, à l’aide des moyens dont il dispose, les grands problèmes de notre temps. Il n’est donc plus l’exclusif point de référence de sa population.

Seuls 9% des Etats du monde actuel sont homogènes du point de vue éthnique. Par conséquent, dans les autres Etats, des majorités et des minorités fixées doivent vivre ensemble alors que, à des degrés divers, leur ethnie, leur langue ainsi que leur niveau culturel, intellectuel, religieux ou encore leur race sont différents. »

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2 – CONSEQUENCES.

1 – LA SURESTIMATION DE SOI. LE NARCISSISME NATIONAL. L’AMOUR DE LA TERRE NATALE ET DE LA PATRIE.

Tout individu « normal » a besoin, pour s’épanouir, d’une certaine confiance en soi. Sans confiance en lui, écrasé par son histoire personnelle et les vicissitudes, il ne peut parvenir à rien, il échoue. Ce que Renan exprime clairement mais assez maladroitement (« l’existence de l’individu est une affirmation perpétuelle de vie »), décrit cette réalité. Freud l’a plus ou moins identifiée par le mot narcissisme. Ce terme n’est pas en soi péjoratif. Il ne le devient que lorsqu’il envahit toute la sphère psychique, prenant alors un caractère pathologique. Le narcissisme, a écrit Freud, est le gardien de la vie. Il faut, pour vivre et survivre avoir un minimum de confiance en soi.

Il en va de même pour les Nations. Toutes celles qui vivent et qui survivent ont besoin de croire en elles-mêmes, fût-ce au prix de l’exagération des qualités qu’elles s’attribuent. L’intérêt de cette étude méthodique du narcissisme national est considérable pour l’identification des nations – surtout pour nous, pour la nôtre, qui continue à être niée par des incultes, et pas seulement français. A partir du moment ou ce narcissisme existe, qu’il est exalté, et qu’il est confronté aux autres éléments de la définition, en particulier pour en opposer les éléments dans le but de dévaloriser les contrées voisines (la France et l’Angleterre pour nous, mais pas seulement), alors, on possède un élément précieux pour cerner notre conscience collective, par rapport aux autres. Si les Français disent : « les Bretons sont des sauvages grossiers », et si les Bretons disent : « Les Français sont des prétentieux ridicules », on comprend que ces deux peuples ne sont pas les mêmes, et qu’ils sont appartiennent à des groupes humains différents. Le bon c’est son propre peuple. Le mauvais, c’est l’autre.

Ce sentiment de fierté nationale – presque tous les Bretons l’ignorent, faute d’enseignement de l’histoire, et à force d’inculture pas seulement à cause de l’étouffement imposé par notre voisin de l’Est – est extrêmement puissant avant les invasions destructrices de la France avant la fin du quinzième siècle. Bien sûr ce n’est pas la préoccupation majeure des paysans dans leurs champs. Ils n’en sont pas moins profondément attachés à leur pays, très conscients des malheurs que drainent les envahisseurs anglais et français, ce que démontre l’histoire, lors des dernières invasions françaises, où l’on voit des masses populaires venues de Cornouaille, se porter au secours de leur duc légitime François II.

………………………
L’amour de la patrie. Les sujets qui appartiennent à une nation – quelle qu’elle soit – tissent avec celle-ci un sentiment filial, presque toujours très fort, qui s’apparente à un authentique sentiment amoureux. La nation est désignée comme une patrie, une matrie, ou les deux (la mère patrie); elle est la mère douce et aimante, celle qui protège, celle pour laquelle on est prêt à sacrifier sa vie, mais aussi un père (vaterland pour les Allemands, father land pour les Anglais). On pare cet objet amoureux de toutes les vertus, même les plus folles. Ce sentiment d’amour existe partout. On n’a pas inventé d’instrument pour en mesurer.

Jean-Christophe Cassard a publié une étude magistrale au Congrès de Brest, en 1982, sous le titre « L’histoire au renfort de la diplomatie : la généalogie des Roys, Ducs et Princes de Bretaigne de Pierre Le Baud » (Paris, 1984). On y voit à l’oeil nu ce qu’est sous nos derniers Ducs souverains le sentiment national breton, tel qu’il est perçu et vécu dans l’entourage de notre dynastie ducale, et combien la France est méprisée en Bretagne, avant que le marteau pilon des armées française d’invasion n’écrase le pays. Vus de Nantes, à cette époque, les nouveaux riches, tard parvenus dans l’histoire, ce sont les Français : observés avec mépris du haut de nos antiques origines, ce sont eux les Ploucs.

Anne de Bretagne, même mariée à deux rois de France, même loyale à l’égard de ses maris, saura leur montrer ce qu’elle considère comme la supériorité de sa nation.

La fierté de la beauté et de la richesse naturelle du pays.

Avant d’émigrer en Armorique, à partir du 3ème siècle, les Bretons partagent un même territoire pendant plusieurs siècles dans le sud de l’Angleterre. Comment en serait-il Autrement ? Ils aiment d’amour leur pays. Cette fierté et cette admiration du sol natal se perpétuent de siècle en siècle :

Le Breton Nennius, au huitième siècle, ne tarit pas d’éloges sur son pays.

Geoffroy de Monmouth, au 12ème siècle amplifie le discours :

» La Bretagne est une île magnifique … Sa richesse subvient à tous les besoins de l’homme. Elle est riche ne minéraux de toutes espèces, de vastes champs le recouvrent, des coteaux également, très propices à une culture intensive « .. L’auteur continue ainsi sur une page entière

Emigrés en Armorique, les Bretons se mettent à aimer cette terre avec passion, qui devient la leur. Les Bretons d’aujourd’hui sont plus que jamais dans cet état d’esprit. D’autant qu’ils se sentent menacés dans leur existence par ceux qui se sont emparés du pouvoir mondial, et ne se cachent pas de culpabiliser les identités nationales, eux qui n’en ont pas, en apatrides mentaux qu’ils sont.

Au 16ème siècle, un chroniqueur écrit : « La Bretagne est Pérou pour la France ». C’est vrai, au moins en partie. Ce pays prospère a été annexé, et va être exploité comme une immense ferme, jusqu’à aujourd’hui. Mais comme le gestionnaire – la France -, est chroniquement calamiteux, il va conduire petit à petit, à partir de Louis XIV (1670 à 1715) cette magnifique nation à la ruine, et au dépeuplement. La France est responsable de l’absence de destin mondial de la Bretagne.  Avec sa marine, l’une des plus importantes d’Europe, elle eût conquis de nombreuses colonies, et eût implanté sa langue un peu partout. Pour reprendre l’excellente formule de Marcel Texier : « Au 19ème siècle, sous les méfaits des Français, la Bretagne, jadis pays prospère et prestigieux, est devenue le trou du cul de l’Europe. (Elle ne l’est plus tout-à-fait, certes, mais la soumission des Bretons au pays colonial l’empêche de reprendre son essor).

Cette admiration du sol natal n’a aucun rapport avec sa beauté réelle : elle est l’effet de l’amour qu’on lui porte. Les Touaregs dans leurs dunes de sable, les peuples de Sibérie dans leur Toundra, les Inuits dans leurs glaces éternelles n’ont pas de mots assez puissants pour décrire la beauté de leurs pays, pour nous souvent monotones à mourir : chaque peuple voit son pays avec les yeux de l’amour. On peut être sûr que les Bretons ne sont pas en reste, et combien leur sont méprisables ceux qui trahissent.

Un chef indien de la tribu Duwamish dit, à propos de sa petite nation et de sa terre :

« Chaque parcelle de ma terre est sacrée pour mon peuple. Chaque épine de pin luisant au soleil, chaque rivage sablonneux, chaque banc de brume dans les forêts profondes, chaque insecte bourdonnant et purificateur est sacré dans la mémoire et la vie de mon peuple ».

La fierté des succès militaires et de la place du pays dans le concert des nations. La fierté de la dynastie, de son antiquité, de ses alliances.

Comme tous les pays du monde, les Bretons ont bâti une belle légende, aux termes de laquelle leur dynastie remonte à très loin dans l’antiquité. A les en croire, il n’y en a guère de plus ancienne, ni de plus noble, la noblesse se confondant largement avec l’antiquité de la nation …

La fierté de la langue. Les Français ont gratifié leur langue de qualités superlatives : c’est la plus belle, la plus fine, la plus mélodieuse, la plus… la plus … la plus .. Ainsi les Français ont-ils faits de leur langue plutôt pauvre (32), la langue la plus belle du monde, pire : « la langue digne d’être parlée par toutes les nations du monde », plus ridicule encore : « la langue de la Liberté », « la langue qui a apporté la Liberté au monde » (!!!). De la part du pays qui a assassiné tant de langues – dont la nôtre -, c’est tout de même très fort !

Les Bretons ne sont pas en reste : la langue bretonne est, pour ceux qui se préoccupent de cette langue, la plus ancienne de l’humanité, c’est la mère de toutes les langues, celle qui a engendré toutes les autres. En tout cas, elle remonte au moins à Noé ! Ne le sait-on pas ? Au Paradis, on parle le breton, seule langue digne du père, du fils, du Saint Esprit ! Lorsque l’élu se présente à la porte de l’Eden, il frappe à la porte d’airain, et c’est en Breton qu’on échange de part et d’autre des paroles de reconnaissance. Saint Pierre et les anges s’expriment dans cette langue merveilleuse. C’est bien connu aussi : sur la croix, le Christ parle en breton ! Au paradis terrestre, Adam et Eve parlent cet idiome jamais égalé, tandis que le serpent tentateur, qui offre la pomme à Eve, parle … en français ! Les Bretons brittophones du moyen-âge sont amoureux de leur langue : la France va les obliger à changer de refrain, des lendemains terrifiants les attendent, surtout après la révolution dite des droits de l’homme ! Ceux qui n’ont pas lu le livre bleu de la Bretagne, doivent s’y précipiter, on verra de quoi, dans le domaine linguistique, le pays des droits de l’homme a été capable.

Les linguistes bretons sont sévères à l’égard de la langue française. L’un d’eux, qualifié d’ « extrême droite » par ses ennemis (ce qui nous importe peu, car, n’étant ni raciste ni borné, seules ses qualités de linguiste comptent dans le présent débat), Goulvenn Pennoad, est un savant vertigineux, très au dessus de Hagège. Ce dernier, réputé intelligent, ancien professeur au collège de France, a proclamé récemment, dans une télévision publique : « les Bretons étaient des sauvages, puis …. ils ont été annexés par la France » (!) : une vraie pyramide intellectuelle, ce brave homme ! Pennoad, lui, ose écrire : « le français est l’idiome le plus minable d’Europe. » Est-ce vrai ? Je dis ici mon opinion véritable : je n’admire pas les travaux de Hagège; malgré son aptitude vertigineuse à parler des langues multiples, je ne lui accorde  que la note de 10 sur 20 pour ses qualités de théoricien des langues, car il n’a aucun génie. Mais l’argumentation de l’auteur breton est très convaincante, pas parce qu’il est breton (longue lettre dactylographiée adressée par Pennoad à l’auteur du présent article) (tyu), mais parce qu’il raisonne en savant, et qu’il démontre sa thèse, au moyen d’arguments pertinents, qui pourraient être vrais. (Je laisse le soin aux linguistes de trancher, je revendique de nombreuses lectures sur les langues, et d’avoir souvent conféré sur le sujet, mais non la qualité de linguiste).
Dans tous les pays du monde, la littérature exalte les mérites, les beautés réelles ou supposées de la nation et de sa langue, son caractère sacré. On écrit sur sa terre natale des poèmes enflammés, des chansons d’amour … » Ah quelle est belle ma Bretagne, » dit la chanson célèbre. L’auteur continue : « Elle est plus belle que l’Espagne, Elle est plus belle que Venise… »

Dans des évocations publiques de leur pays, des hommes pleurent, leur gorge se serre lorsqu’ils entendent leur hymne national, cela les bouleverse. Allez voir en Bretagne, vous comprendrez ce qu’est pour les Bretons le Bro gozh ma zadou, le vieux pays de mes pères. .. (A toutes fins : tapez dans Goggle : Mélennec Bro gozh; la version Karaoké de Louis Mélennec a été supprimée par des nazis anti-bretons; il ne vous est pas interdit de la rétablir).

Ces sentiments, même si presque tous les peuples de la terre ont aujourd’hui la conscience puissante qu’ils doivent élargir leurs horizons, même s’ils savent qu’ils sont tous des citoyens du monde, sont communs à tous les hommes. Seuls les brêles de Paris, constitués en gouvernement des Pieds nickelés, l’ignorent.

La Duchesse Anne, mariée contre son gré au nabot Charles VIII, imposa cette fierté nationale à la Cour de France. Tout, autour d’elle, rappelait aux Français l’antiquité et la noblesse de son pays : sa garde personnelle était exclusivement composée de Bretons, les armes de Bretagne, les Hermines étaient gravées et peintes partout dans les palais d’Amboise, de Blois et d’ailleurs; ses couverts, ses vaisselles, portaient les glorieuses armes de Bretagne; les colliers de ses chiens étaient marquées des hermines bretonnes : la Duchesse aimait passionnément son pays. Bien loin d’être reléguée dans un harem, comme dans les pays musulmans et asiatiques de ce temps, et comme les reines de France d’avant elle, l’épouse de Louis XI comprise, elle imposait à tous, mais avec une grande sagesse, une image flamboyante. De telle sorte qu’on eût dit que la France de ce temps avait été annexée par la Bretagne, et que la France était devenue bretonne. Mais l’épisode fut bref (1499 – 1514), après quoi la France fondit sur la Bretagne comme un vautour, comme on le sait maintenant, après des siècles de mensonges, et d’occultation volontaire de la vérité historique, et son travestissement en un conte pour jeunes filles encore vierges, jusqu’à notre époque. Démarche efficace, puisqu’un auteur récent, en 2008, ose encore écrire dans son « Roman de la Bretagne », qu’il présente comme une oeuvre d’historien dans une longue interview par Henry de Lesquen, à radio courtoisie, que notre pays a contracté avec la France …. un mariage d’amour ! Excusable chez un Breton, à mon époque, car c’est ce qu’on m’a enseigné dans mon enfance, dans les écoles de la « république » – ou soi-disant telle. Impardonnable aujourd’hui. Cet auteur étrange, si décalé par rapport à la démystification actuelle, commencée il y a plusieurs dizaines d’années, s’appelle … (on peut se procurer son livre sur Amazon, à partir de 0,16 euro, prix de port à partir de 0,1 euro !). Que n’est-il agrégé en histoire, comme Bernard Poignant, l’honorable conseiller de François Hollande, qui a écrit dans son blog que la Bretagne a été rattachée à la France par un traité signé par Anne de Bretagne, en 1532 !  Cette année là, notre héroïne nationale était morte et enterrée …. depuis 18 ans !  

.. A sa mort, Anne lèguera son coeur à ses chers Bretons. M. Minois, dans son pamphlet sur Anne de Bretagne, n’a rien compris. La haine qu’il développe à l’égard de notre héroïne nationale relève de la pathologie, de la haine du peuple dont on est issu, c’est à dire de la haine de soi.

Les Français ont droit, comme les autres, à leur identité. Cette identité sacrée, distincte de celle des nations périphériques incluses dans « l’hexagone », est actuellement bafouée par ceux qui les dirigent, malgré eux, et contre leur volonté criante, exprimée avec force dans les sondages, même si le droit à la parole est bafoué par les merdias « subventionnés » et unanimement méprisés : on voudrait la noyer dans une entité cosmopolite, qu’ils rejettent avec horreur, même s’ils sont plus que largement ouverts aux autres Nations. Je vis en France, je m’exprime au nom de mes amis Français, parce que je suis Breton, et fier de mes valeurs. Les »identitaires » d’un type spécial, les nationalistes furibonds, ne sont ni les Bretons, ni les Alsaciens, ni les Basques : ce sont les idéologues qui veulent à tout prix détruire l’identité des autres, et lui substituer leur propre délire, à commencer par l’identité française, aussi noble que l’identité bretonne.

Le droit international consacre ces principes sacrés.

Nota bene : notez le bien, aujourd’hui et pour toujours : le gouvernement français a intégré quatre personnes qui se disent bretonnes : cherchez dans Internet; cela me gène toujours de citer leurs noms : ma plume s’embrouille lorsque j’essaie de le faire. A l’époque où notre histoire était dissimulée et inconnue, c’était compréhensible. Aujourd’hui, alors que l’on sait que des crimes contre l’humanité, pires que ceux de Daech, à Nantes notre capitale historique, cela déclenche l’ire des patriotes Bretons.

L’exaltation pathologique du sentiment national de supériorité. Le nationalisme agressif, conquérant, pathologique. Le nationalisme colonial et guerrier français.

Là où le nationalisme conduit au dénigrement absolu des autres, à l’affirmation sans nuance de sa propre supériorité, et à l’écrasement de ceux que l’on a soumis par la force, apparait la pathologie. Pour les Bretons, et pour de nombreux peuples de la terre, cette pathologie monstrueuse porte un nom : la France coloniale.

Les nationalismes agressifs et conquérants sont des toutes les époques de l’humanité. C’est au nom s’une exaltation de son moi national que la plupart des empires se sont constitués, aux dépens des petites nations, ou des nations plus faibles, condamnées à être pacifiques, rarement par vocation naturelle, mais par nécessité.

La Bretagne, envahie en 1491, annexée en 1532, ne sombrera pas dans cette pathologie du nationalisme : annexée, privée de son gouvernement et de son armée, elle doit subir le joug cruel de son voisin de l’Est. Elle s’enorgueillit certes d’être une nation très ancienne, et cultive son sentiment de supériorité, jusqu’en 1789, année de la shoah bretonne, qui ne lui laisse plus qu’une possibilité : se détester elle même. Mais aussi, de n’être guère sortie de ses frontières que par accident, à peu près fixées en 851, par traité avec l’Empereur Charles le Chauve. C’est sans doute ce qui a fait son malheur. Car de n’avoir pas élargi ses frontières, a creusé sa faiblesse au fil des siècles, face à son ennemi de toujours, la France.

En revanche, la France est entrée dans la pathologie nationaliste très tôt. La famille capétienne des rois de France n’a pas agrandi au hasard ses territoires aux dépens de ses voisins les princes autonomes territoriaux. La France a été en guerre contre ses voisins, pendant toute son histoire, d’une manière pathologique. Elle a mis l’Europe à feu et à sang à plusieurs reprises. Elle a commis plusieurs génocides.

On peut dite que l’exaltation du sentiment de supériorité des Français a été furieux, furibond même, dès que ce pays a eu les moyens de s’imposer par le force à ses voisins. Soyons clairs : d’autres pays se sont trouvés dans la même situation, ou pire : les Anglais, les Ottomans, les Arabes, les Espagnols …. Ainsi va l’histoire du monde.

Mais accuser les timides Bretons d’être des « nationalistes », et les affubler à cause de cela d’injures grossières, est intolérable, maintenant que l’on connaît la vérité. Les bourreaux sont ceux d’en face, les Bretons sont des victimes, ils sont un peuple martyr.

Dans les écoles bretonnes de mon enfance, les instituteurs, de fort braves gens au demeurant, ont eu leur cerveau tellement raclé et laminé dans les écoles dites « normales d’instituteurs » (EN) (sic!), qu’ils ne savent que répéter la seule leçon qu’on leur a apprise. « Souvenez-vous, dit le sous préfet du Finistère, en 1845, que vous n’êtes ici que pour une chose : « Tuer la langue bretonne » (!) (Hervé Abalain, Histoire de la langue bretonne, page 42, Editions Gissserod). Le discours colonial de la France à l’égard de la langue bretonne est répugnant. On frémit, les poils se hérissent, on a envie de vomir. Pourtant, c’est cela le vrai visage de la France des droits de l’homme !

2 – LE COROLLAIRE PRESENT DANS LE MONDE ENTIER : LA DEVALORISATION ET LA HAINE DE L’ETRANGER.

Cet amour de soi et de sa patrie a un corollaire, partout présent dans l’histoire des nations, des peuples, des civilisations : la haine, la détestation et la dévalorisation de l’étranger. Les peuples se battent entre eux, se font la guerre. Ils s’invectivent, non seulement par des injures grossières, mais en désignant les autres peuples et nations par des sobriquets dévalorisateurs ou humiliants. Ces injures grossières sont encore pratiquées en France à l’encontre des Bretons. Et à n’être pas sanctionnées par la justice française, en violation de ses propres lois, qui punissent sévèrement les insultes. Les plaintes déposées par les Bretons sont systématiquement éconduites. Lire les articles publiés sur la toile, sous le titre : injures bretonnes, affaire Jacky Berroyer .. On ne peut insulter ni les juifs ni les musulmans, mais l’impunité est assurée lorsqu’il s’agit des Bretons.

Dans le passé, les auteurs bretons sont aussi agressifs que ceux des autres pays pour exprimer leur mépris de l’étranger. Sur ce chapitre, la nation bretonne n’est ni pire ni meilleures que les autres.

La chronique bretonne de Saint-Brieuc, écrite à la fin du 14ème siècle, contient un certain nombre de « perles » :

« Le nom de Saxons est synonyme de trahison. Il en est de même des Anglais … pour leur honte et le souvenir éternel de leur traîtrise, les Bretons les appellent saxons encore aujourd’hui ».

« Les Saxons, païens et traîtres, qu’on appelle maintenant Anglais. La terre bretonne, hélas, tomba sous leur coupe; on l’appelle maintenant Angleterre … »

« Dure race que la race anglaise, pire qu’une vipère, une bande de traîtres, une race funeste, des impies ! »

« Les Saxons et les Anglais habitent maintenant la Grande Bretagne, hélas, et règnent en tyrans ».

« Voici les caractères de certains peuples : la vanité des Grecs, la jalousie des Romains, l’avarice des Lombards, la cruauté ou l’orgueil des Français, la traîtrise des Saxons, l’alcoolisme des Slaves, la débauche des Sarrasins, l’âpreté des Juifs, le désordre et l’abomination des Espagnols ».

La haine entre les Bretons et les Francs, puis les Français, est spectaculaire. Des textes très anciens, rédigés en latin, heureusement conservés montrent de quelle manière les Bretons sont considérés par les Francs (Ermold le Noir, La Borderie …).

Beaucoup plus tard, les Anglais ne sont pas beaucoup mieux traités : on les désigne sous le nom de Godons, d’Anglishes, d’Angloches, d’Anglo-saxoches, de Beatsteaks, de Homards … ..Les Allemands, à la fin du 19ème siècles sont désignés sous le nom de Fritz, Frigolins, Scleuh, Boches, doryphores ….

Les bretons sont certes injuriés par les Français. Mais l’inverse est vrai. Pour les bretons, ce peuple situé en face de lui, est tout simplement nul et ridicule. Les Français sont arrogants, vantards, forts en gueule, orgueilleux , polis comme des pleutres, c’est-à-dire efféminés. … Mais que valent-ils sur le terrain ? Fort peu : au moyen-âge : jolis, mignons, bien polis, hommes de plaisirs et de délices, mauvais en paroles. Mais inefficaces, bien peignés, bien lissés, bien « bijouxtés » et ornés de rubans … Ne dirait-on pas des femmes ou des femelles ? D’ailleurs, insulte suprême …. ils ont la fleur de lys au cul ! Traduisez : ce sont des enc…. : ils en ont l’aspect la vêture, les moeurs ! Ce sentiment se retrouve aujourd’hui, très largement. Lors des manifestations des Bonnets rouges, en 2013, on peut lire sur certaines pancartes : « Français paresseux, dehors ». On ne peut dire que les Bretons sont tendres à l’égard des Français !

La résistance des peuples et des nations aux pays étrangers qui tentent de s’en emparer.

Le phénomène, ici encore, est constant dans l’histoire. Les nations se sont battues entre elles, et, selon un loi constante, les plus forts tentent de subjuguer les plus faibles, souvent avec succès.

Cette lutte des peuples les uns contre les autres, est le corollaire obligé du sentiment d’identité : si l’on se bat contre un autre groupe humain, c’est parce qu’il est différent, qu’il est autre. Il est vécu comme un ennemi.

L’histoire des Bretons ne diffère en rien, sur ce point, de l’histoire des autres nations. Notre histoire bretonne est celle d’une longue résistance à nos ennemis.

Les guerres du peuple breton contre ses ennemis sont incessantes : les Belges, les Scotts, les Saxons, les Irlandais, les Anglais, puis les Français, pendant des siècles. Jusqu’en 1491, nous avons presque toujours été vainqueurs, ce qui nous a permis de conserver notre souverain, notre souveraineté, nos monnaies, nos armées, notre législation, notre fiscalité, notre justice.

Puis, nous avons été vaincus. En 1488, nos armées ont été vaincues à Saint-Aubin-du-Cormier, en 1532, nous avons été annexés dans des conditions ignobles. Nous n’avons plus eu d’armées pour corriger nos adversaires. Là commence notre martyre, jusqu’à aujourd’hui.

Ce n’est pas ici le lieu de raconter cette histoire, inconnue des Français, mais parfaitement connue des érudits bretons.

Plusieurs nations authentiques, déja sous la férule des rois de France, avaient conservé, comme les Bretons, un sentiment d’appartenance national extrêmement fort. Nous avons eu, de longue date, la possibilité d’entrer profondément dans l’histoire du Béarn, au point d’être à plusieurs reprises convié à donner des conférences dans ce pays. En 2015, notamment, nous avons,nous avons conféré sur le thème : « La nation béarnaise, détruite par la France ». A notre grande surprise, plusieurs des auditeurs, dont deux historiens, étaient au courant de leur histoire, grâce à leurs historiens locaux qui, contrairement aux « hystoryens » bretons, n’ont jamais désarmé devant les pressions françaises. Nous renvoyons aux comptes rendus de cette conférence, relayée par certains médias béarnais (taper dans Google : mélennec béarn).

La résistance bretonne commence dès le mariage contraint d’Anne de Bretagne avec le roi Charles VIII, en 1491. Elle se poursuit, sans interruption, jusqu’en 1789. Malheureusement, la Bretagne, privée de sa dynastie, de son gouvernement, de son premier ministre, surtout de son armée, est contrainte de se plier largement aux exigences de son ennemi millénaire jusqu’en 1789. Les contentieux avec la France sont permanents, souvent violents. Mais c’est la France qui tient le manche de la cognée, et qui s’en sert, avec brutalité.

Lire : La colonisation de la Bretagne de 1532 à aujourd’hui.

La destruction de la Bretagne se situe au moment où les fous furieux de Paris se mettent à inventer ce qu’ils appellent les droits de l’homme, et la Liberté, made in France.

Les jeunes Bretons ont repris le combat, depuis une dizaine d’années. Cette fois, on pense qu’ils ne cèderont pas, car ils ont appris la vérité sur leurs origines et sur leur histoire. Ce à quoi nous nous employons depuis plusieurs dizaines d’années.

(Cf. Mélennec, histoire).

……………………………..

III – VIE ET MORT DES NATIONS.

3 – LA DESTRUCTION DE LA BRETAGNE PAR LA FRANCE. COMMENT ON A ACCULTURE LE PEUPLE BRETON. LA HONTE DE SOI. LA CULPABILISATION. L’ECRASEMENT DES CERVEAUX BRETONS.

 

LA DESTRUCTION DES NATIONS PAR USAGE ILLEGITIME DE LA FORCE. Qualifier une communauté humaine de Nation, ou lui refuser cette qualification est extrêmement lourd de conséquences. Les nations ont des droits. C’est la raison pour laquelle les pays colonisateurs s’acharnent à dépouiller les nations incluses par la force, de tout ce qui leur rappelle leur véritable identité, pour les fondre dans ce ce qu’elles déclarent être la nation unique, celle du colonisateur ou du conquérant.

C’est à cet « exercice » scabreux que se sont livrés les malades mentaux « révolutionnaires » français de 1789, et ceux des pays dans lesquels des délirants ont voulu reconstruire, à la lumière de leurs idées pathologiques, des « hommes nouveaux », selon la terminologie que beaucoup ont affectionnée : dans cet ordre d’idées, l’URSS, la Chine, la Corée du Nord occupent une place de choix dans les horreurs sécrétées par l’espèce humaine. Dans ce domaine, la France a agi en Bretagne et dans les nations périphériques qu’elle a annexés en 1789, avec une sauvagerie extrême, les cinglés de Paris – aujourd’hui reconnus comme tels par les psychiatres, en particulier Robespierre, Fouquier-Tinville, Carrier – s’acharnant à dénier toute personnalité historique, politique et juridique aux peuples brutalement annexés, au moyen de persécutions furieuses, par tous les moyens à leur disposition : les armes, les exécutions sommaires, la torture, l’abolition de leurs institutions ancestrales. Le pays auto-proclamé « des droits de l’homme » peut se flatter, dans ce domaine, d’avoir fait preuve d’un savoir-faire féroce. Nous avons détaillé les composantes principales – mais non pas toutes -, de cette abomination dans le Livre bleu de la Bretagne, et dans notre article : Les armées de la Liberté en Bretagne. Il faut le relire ici, pour se remettre en mémoire ce que ce pays a fait en Vendée, en Bretagne, dans le Lyonnais et ailleurs : des crimes contre l’humanité, plus affreux que ceux des nazis et de Daesh. Aujourd’hui que la vérité est universellement connue, comment des êtres larvaires acceptent-ils de collaborer avec les héritiers de ces horreurs, qui ne s’excusent même pas, et ne reconnaissent pas leurs crimes ?

 

Les préliminaires sanglants : 1789.

Les intégrations harmonieuses dans les pays colonisateurs vainqueurs existent; mais elles sont rares. C’est toujours un grave choc psychologique pour les nations soumises de devoir se plier aux lois de leurs ennemis. Celle de la Bretagne a été réalisée d’une manière criminelle. La régression de la Bretagne sous les coups de boutoir français a été spectaculaire.

Cela commence dès 1789. Cela se poursuit aujourd’hui.  Ceux qui croient encore que la France est une démocratie, se trompent lourdement : les « élections » sont truquées; les candidats à élire et élus sont entièrement des créatures obéissantes, dans les mains de ceux qui gouvernent : ils ne sont élus que s’ils sont accrédités par les organismes centraux des partis parisiens; le pays n’est ni de près ni de loin gouverné selon ses aspirations légitimes de la population, mais dans l’intérêt des carriéristes qui naviguent dans les allées du pouvoir, et qui, d’ailleurs, n’ont aucune conviction sincère, leurs regards étant intégralement braqués sur les élections qui vont suivre; le peuple ne dispose – en dehors d’Internet – d’aucun moyen d’accéder à une information authentique; il est entièrement manipulé et trompé. Vous ayant renvoyé aux publications Internet et supposant que vous allez les lire, il n’est nécessaire ici que de rappeler quelques uns des jugements insanes proférés contre les Bretons :

……………. (A compléter)

Parmi les centaines de phrases prononcées par ces dérangés mentaux, on cite volontiers celle de Carrier :

« Nous ferons de la France un cimetière, plutôt que de ne pas la régénérer à notre façon ».

Après la prétendue révolution des droits de l’homme, en 1789, la France va se livrer, au nom des libertés qu’elle prétend avoir apporté au monde, des persécutions d’une barbarie inouïe.

L’acculturation de la Bretagne par la France des droits de l’homme : 1789-2016. 1789, l’année où la France des droits de l’homme a émasculé et esclavagisé les Bretons.

La France, en matière d’acculturation des peuples soumis à sa domination, est un modèle du genre. Par ses crimes en Bretagne, elle fait partie de la honte de l’humanité.

Les rois de France Capétiens n’avaient pas été tendres pour la Bretagne. L’histoire commune des deux principautés est une suite ininterrompue de conflits et de contentieux. Pas seulement fiscaux. La monarchie française, toujours à court d’argent, ne porte au pays de Bretagne qu’une « affection » intéressée. Les capétiens se croient rois en Bretagne. Les Bretons ne l’ont jamais souhaité, mais le moyen de faire autrement, lorsqu’on n’a pas d’armée pour les chasser ? Il s’agit pour la France de soutirer des Bretons le maximum d’impôts, des hommes pour leurs armées et pour leurs conquêtes coloniales, ceci dès les guerres d’Italie, à partir de 1494, jusqu’à aujourd’hui.

Les rois de France laissèrent, du moins, la Bretagne jouir de certains droits et prérogatives. L’infime minorité des citoyens qui connaissent l’histoire, d’ailleurs, savent que le plus grand nombre de ces rois, en dépit de leurs erreurs, parfois graves, se sont considérés comme les pères de leurs sujets, et ont fait preuve de  grandes exigences morales dans l’exercice de leurs prérogatives royales, au milieu d’abus flagrants. Ce qui a été nié farouchement par les ignares nés de 1789, qui ne connaissent rien à l’histoire, surtout les marxistes. Louis XVI, exécuté par les criminels de 1792, est aujourd’hui réhabilité; un homme peu fait pour le pouvoir, faible, assurément, mais doux et bon; on reconnait aujourd’hui qu’il a initié des réformes bénéfiques. Presque tous ont eu le même amour pour leur pays et pour ses habitants, si étrange que cela paraisse à ceux qui nous lisent. Ils n’ont pas détesté les Bretons, mais ils ont exploité la Bretagne comme une ferme.

Les Bretons, annexés en violation du droit en 1532, ont été privés de leur dynastie, de leur premier ministre, de leur gouvernement. Mais ils ont conservé, de 1532 à 1789, leur assemblée nationale, sous le nom d’Etats de Bretagne et leur cour de justice, le Parlement . Assemblée et Parlement sont certes composée de privilégiés, qui ne sont pas avares dans la défense de leurs privilèges. Mais cela ne résume absolument pas la question. Leur audace – collabos à part -, dans leur opposition aux Français leur a valu d’en payer un prix très lourd. J’ai publié ailleurs l’éventail très vaste des sanctions utilisées par le pouvoir de Versailles pour les punir de leur rébellion permanente. Nos députés d’alors étaient des résistants. Ceux d’aujourd’hui …. (un mot laissé en blanc : les lecteurs complèteront comme il convient). Ils possédaient le droit de critiquer les mesures venues de Versailles, de présenter des « doléances », de refuser d’inclure les lois françaises dans le droit national, et de discuter du montant des taxes et des impôts. Jusqu’en 1789, la nation bretonne était tout à fait étrangère à la nation française, le revendiquait hautement, et le faisait savoir. Ce qui était admis par la monarchie française. Au plan fiscal, la Bretagne était considérée comme « province réputée étrangère » (taper dans Google : Bretagne province réputée étrangère).

Les Bretons, sous la monarchie française, sont sujets du roi de France. La « république » des droits de l’homme les transforme en colonisés, c’est-à-dire en esclaves.

Avec une violence inouïe, la France, dès la superbissime révolution française, détruit le bel édifice que les Bretons, sont parvenus  non seulement à préserver, mais à développer depuis la mort de Louis XIV, survenue en 1715. A la veille de ces épisodes sanglants et destructeurs dénommés par dérision « révolution des droits de l’homme », les Bretons, avec l’acharnement qu’on leur connait, ont « récupéré » la maitrise quasi totale de leur administration. La Bretagne jouit d’une véritable autonomie : elle s’administre à nouveau elle-même. L’oeuvre destructrice de la France « révolutionnaire » ne concerne pas seulement l’année 1789 et les suivantes : elle se poursuit jusqu’à aujourd’hui, avec les complicités que l’on sait.

Le pays est littéralement émasculé, réduit en esclavage.

En 1831, Jules Michelet écrit :  » La Bretagne est une colonie, comme l’Alsace et les Basques, plus que la Guadeloupe ». Ce qui est la triste réalité : incluse dans la « nation » française contre son gré, elle est traitée d’une manière impitoyable, humiliée sans discontinuer, jusqu’à 1960 au moins. Malte Brun décrit joyeusement ce peuple de la manière qui suit : « Leurs habitudes, leurs coutumes, leur crédulité et leurs superstitions leur laissent à peine une place au dessus de l’homme sauvage ». Ces citations sont extraites des insultes raciales anti-bretonnes, qui en comportent au moins plusieurs centaines d’autres, jusqu’à aujourd’hui, et que la prétendue « république » laisse totalement impunies, lorsque les Bretons intentent des actions en justice. (Par Google : le scandale du racisme anti-breton, en tapant : insultes anti-bretonnes).

  • La Bretagne est interdite de s’intituler nation. Au lendemain de la Shoah de 1789, une seule, la Grande, l’Unique, l’Universelle, celle qui doit servir de modèle à l’univers, étend sa dictature à tout l’hexagone, la nation baptisée « française » ! C’est une pure fiction accouchée par les forceps. Les autres nations incluses dans le royaume de France – l’Alsace, le pays basque, la Lorraine, la Corse (« achetée » à la république de Gênes, puis occupée par les armées françaises), le Béarn …-, sont traitées de la même manière brutale et dictatoriale que la Bretagne, c’est à dire humiliées et acculturées, par un authentique processus de colonisation interne. Ces colonies internes existent toujours en tant que telles. La Corse seule est en train de se libérer.
  • Les Institutions – les Etats de Bretagne et le Parlement, principalement -, qui ont tant résisté aux entreprises du gouvernement royal des capétiens, de 1532 à 1789, sont abolies. Plus d’institutions bretonnes, plus de résistance possible : les Bretons étaient sujets des rois de France, ils deviennent des colonisés, ils doivent courber la tête, cette fois jusqu’au sol.
  • La Bretagne n’existe plus en tant qu’entité territoriale nationale. Elle est divisée en cinq départements « français », aux noms dissonnants, voire ridicules, dont « les Côtes du nord » (sic), et la Loire « inférieure » (resic), ces deux départements décidant de changer de nom au cours du vingtième siècle.
  • Le pouvoir français est représenté dans chaque département, par un « gauleiter » (…), sous le nom de « préfet », nommé et révoqué par la capitale étrangère, où il prend ses ordres. Les Bretons sont exclus des fonctions de responsabilité, sauf ceux qui collaborent. Sauf erreur de notre part, tous les préfets depuis 1789, à deux près, sont français : aucun Breton n’est digne d’accéder à ces charges : la « république » continue sur ce point les pratiques coloniales de la monarchie capétienne, qui n’avait jamais confié ni les fonctions de gouverneur, ni les fonctions d’Intendant ( gouverneur civil) à un breton, à une ou deux exceptions près, à des « collabos » de l’époque.
  • La législation bretonne est supprimée. Désormais, les lois applicables en Bretagne sont celles votées par les Français, sans aucun égard aux intérêts nationaux bretons..
  • La fiscalité bretonne est supprimée. Par une résistance opiniâtre, les Etats de Bretagne avaient, par rapport aux provinces françaises, réussi un exploit : les Bretons payaient deux fois moins d’impôts que les Français ! (Confere : le rapport Necker).
  • L’administration devient entièrement française, et entièrement soumise à Paris.
  • L’antique langue bretonne, objet de fierté pour ceux qui les érudits qui la cultivent et l’écrivent, est persécutée. Les langues nationales de la Sublime République, en particulier la langue des Bretons sont insultées, dégradées vulgairement au rang de patois, de jargons; elles sont culpabilisées, désignées pour ceux qui les parlent dans des termes dégradants. Les persécutions de notre langue bimillénaire sont maintenant abondamment décrites, notamment par mes publications : pour la France, c’est une honte rouge, abominable. (Confere : mélennec, l’assassinat de la langue bretonne; le bêtisier des langues). De nombreux pays, aujourd’hui encore, possèdent plusieurs langues officielles; à partir de la proclamation de l’ « invention » des droits de l’homme, la France n’en a qu’une : la langue française, décrétée universelle, et la plus belle de l’Univers, le plus subtil outil de communication imaginé par l’espèce humaine depuis qu’elle existe ! Plus de six mille langues dans le monde, les Français, ignares de la richesse de l’univers humain, n’en connaissent qu’une, n’en parlent qu’une – la leur -, et ont l’audace, ne connaissant pas celle des autres – pas une seule -, de proclamer leur supériorité linguistique ! … »
  • La névrose bretonne. J’ai décrit dans mes publications cette acculturation affreuse, et la honte de soi-même que le pays colonial a introduit dans nos têtes, dans celles de nos parents et de nos ancêtres à partir de 1789, phénomène accentué à partir de Jules Ferry, qui a instauré l’école obligatoire, c’est à dire l’officialisation dans nos écoles bretonnes de la religion française, humiliante pour les peuples autochtones, qui sont chez eux, pour certains d’entre eux, depuis plus de 2000 ans. (Cf. Mélennec, névrose bretonne).
  • L’achat des consciences par par le carriérisme. Pas un député breton, pas un sénateur n’est monté une seule fois à la tribune pour dénoncer les crimes commis en Bretagne. C’est à Nantes que la municipalité dirigée par Ayrault a fait ériger, le monumental mémorial à l’esclavage, pour plus de neuf millions d’euros, puisés dans les poches des contribuables. Dans l’immensité de l’esclavage mondial, à côté de Tombouctou, du Caire, Alger, Constantinople, Zanzibar, Gorée …. Nantes ne représente probablement plus de 1 pour 1000 de ce phénomène affreux, lié non au monde occidental, mais à l’humanité toute entière. Selon l’Onu, il existe encore plusieurs dizaines de millions d’esclaves dans le monde aujourd’hui. La ville de Nantes, M. Ayrault, n’avait pas besoin de cette humiliation supplémentaire : vous auriez été beaucoup mieux inspiré de faire édifier à Nantes, un immense mémorial aux atrocités commises par la France en 1793 et en 1794 : croyez bien que la Bretagne se souviendra de cela ! Plutôt quatre fois qu’une ! On écoutera avec stupeur les « discours » prononcés lors du refus réitéré de la France, en violation de la volonté de 75 pour cent des Bretons et des principes du droit international, de réintégrer Nantes et sa région dans notre territoire national. C’est affreux. Par la lâcheté de ses « élus », la Bretagne partage cette honte. Ecoutez sur Youtube, le « discours » de ce pauvre LE FUR, qui a été élu vice-président de l’assemblée nationale française, sûrement pas pour son audace dans la dénonciation des crimes de la France : on n’accède à ce type de fonctions qu’à la condition d’être bien gentil, c’est à dire docile :  il bafouille, il trifouille, il merdouille … Personne ne l’écoute, personne ne l’entend, on ricane sur les travées, on rit, on se gausse de lui, c’est à dire de nous .. C’est une vraie souffrance pour nous : les Français n’ont toujours  rien compris au problème breton, car personne n’a eu le courage de leur expliquer en quoi il consiste. (Quelques lecteurs français du Livre bleu, toutefois, m’ont fait part de leur consternation d’avoir été trompés par leur propre pays).

Après 1789, vient l’écrasement des cerveaux par le pays auto-proclamé « des droits de l’homme ». Avec une férocité rare, le pays de la Liberté lave plus blanc, comme Persil, Omo et autres marques de lessive. Le bilan est dramatique.

  • La culture de la honte. Dans mon enfance (1941-1951), on ne nous a laissé que la honte d’être Bretons, qui nous était d’ailleurs enseignée à l’école, comme étant liée définitivement à notre condition de ploucs. La Bretagne a été transformée, par les persécutions mentales, en Ploukistan occidental du pays qui prétend avoir inventé la Liberté.
  • Les injures anti-bretonnes. La liste des injures anti-bretonnes émanant de notre voisin est inimaginable. Vous lirez avec le plus grand intérêt une sélection de ces injures en tapant dans Google : Mélennec, injures anti-bretonnes. Il existe d’autres listes, plus complètes, notamment celle dressée par la site Bretaigne-Bretagne, qui commence à se répandre largement, comme il le mérite.
  • L’interdiction stricte de se revendiquer de l’antique patrie bretonne. Toute notion de patrie bretonne est écrasée par la France, même si elle subsiste dans les coeurs, dans les esprits, dans les chants populaires, partout. Le sentiment patriotique breton est lessivé, interdit, puni. La France-marâtre est l’objet d’un culte devenu officiel; elle est enseignée à cette époque, aux élèves des écoles comme une déesse. Cependant, avec quelle conviction nous chantons, dans la langue du colonisateur ou dans la nôtre, les chansons à la gloire de notre pays : « A qu’elle est belle, ma Bretagne ! », « Gwir vretonned » (Vrais Bretons), « Kousk, kousk, Breizh Izel bro dispar » (Dors, dors ma Bretagne …). Mais nous ignorons, à cette époque, l’hymne national breton le Bro gozh ma Zadou, aujourd’hui chanté partout, tandis que la hideuse Marseillaise disparaît peu-à-peu … Aujourd’hui, il suffit de contempler côte à côte les visages de François Hollande et de Jean-Marc Ayrault , pour être saisi de malaise, et pour comprendre à quel point les jeunes Français et les jeunes Bretons ont été abusés.
  • L’interdiction d’enseigner l’histoire de la Bretagne. A cette époque comme aujourd’hui, les Bretons ignorent tout de leur histoire. Les invasions françaises ? Les guerres brito-françaises de l’an 500 au 15ème siècle ? L’annexion de 1532 ? La suppression de notre vieille dynastie, de nos institutions ? La colonisation de notre justice par des magistrats français ? La nomination de « gauleiters » français en Bretagne – les Bretons étant exclus de ces fonctions -, sous des noms et titre divers (Gouverneurs, Intendants, Préfets aujourd’hui) ? Les contentieux permanents entre la Bretagne et la France ? Tout cela est scotomisé, supprimé, écrasé. Les Bretons n’ont plus d’histoire, plus de héros nationaux, plus de fêtes patriotiques à célébrer. Les colonnes infernales de 1793 et leurs massacres abominables, parmi les plus cruels de l’humanité, sont évoquées, certes, durant les cours d’histoire. Mais les massacres de Vendée et de Bretagne sont frelatés : l’enseignement imposé par Paris les approuve, les justifie : la patrie était en danger ! Ils ont été une nécessité pour sauver, non la patrie Bretonne, qui n’existe pas, qui n’a jamais existé ….. mais la patrie française !!!! On sait maintenant que les massacres de Nantes et de Loire Atlantique sont de même nature, mais en pire, par ceux perpétrés par Lénine, Staline, Pol pot. Ils sont identiques et aussi cruels que ceux des invasions arabes au 7ème siècle, turques, mongoles … Les hallucinantes horreurs commises sous nos yeux par Daech, surtout, permettent, par les photographies dispersées sur la toile, de savoir à quel genre d’ « exercices » les armées françaises des droits de l’homme se sont livrées pour réduire les Bretons et les Vendéens : têtes coupées, égorgements en série, enfants tronçonnés en morceaux, personnes vivantes jetées dans des fours – préfigurant les fours crématoires -, femmes enceintes écrasées sous des pressoirs à raisin, ventre ouverts avec des couteaux pour en extraire les foetus, et y mettre de l’avoine pour les chevaux : les nazis n’ont pas imaginé de pareilles horreurs, ce qui explique que le nom de Shoah bretonne a immédiatement été adopté, dès que ces abominations ont été portées à la connaissance du public par Internet.
  • La « Une et Indivisible » se classe , par les horreurs commises en Bretagne, parmi les grandes carnassières de l’histoire du monde. Qui saurait cela, si des auteurs comme Reynald Secher, Louis Mélennec, Louis-Marie Clénet et quelques autres, ne les avaient révélés au monde entier ? Sûrement pas par les écrits de M.M. Kerhervé, Minois, Croix et autres. Ni aucun de leurs élèves, châtrés de la vérité historique.

En savoir plus : http://bretagne-culture-histoire.webnode.fr/news/la-fin-de-lesclavage-de-la-bretagne/

Le sentiment patriotique breton a-t-il disparu durant la période coloniale postérieure à 1789 ? Pas du tout : notre chère marâtre a un besoin inextinguible de chair à canon. Pour ses guerres, ses colonies, ses conflits perpétuels avec ses voisins, l’Allemagne en dernier lieu. C’est donc le sentiment patriotique français qui nous est transmis et enseigné à l’école. Fait stupéfiant, on ose nous dire, n’étant rien d’autre que des ploucs, que notre patrie étant devenue la France, nous devons mourir pour elle ! Témoignage vrai : ce bon M. Lelay, mon instituteur en cours élémentaire de première année, nous décoche cela régulièrement en pleine poire. Il y croit, car il a été longuement contaminé par l’école de Jules Ferry, peut-être a-t-il servi dans l’armée française. De bonne foi, il nous fait chanter :

« La République nous appelle, sachons vaincre ou sachons périr,

Un Français doit mourir pour elle, pour elle un Français doit mourir ! »

L’esprit des enfants naïfs est friable. Lorsqu’on les appelle à la guerre, ils sont prêts, ils ont ingurgité la leçon. C’est ainsi que la Bretagne laisse sur des champs de bataille qui ne sont pas les siens, 200 000 morts dans la guerre française de 1914, près de 100 000 dans la seconde guerre mondiale. Une saignée effroyable, dont nous ne nous remettrons jamais. Tout Breton a perdu dans ces guerres un ou plusieurs de ses proches parents. On a pleuré dans les chaumières bretonnes, mais nul n’a osé protester : ces morts inutiles nous étaient présentées comme glorieuses, ce que nous rappelaient chaque année nos maires bretons, aussi ignares de notre histoire que nous l’étions. Le lavage des cerveaux, la destruction de notre identité, notre honte d’être nous mêmes ont atteint un tel degré de perfection, que nous ne nous apercevons de rien à l’époque : nous étions des ploucs, des vrais : un crime presque parfait.

Ce lavage des cerveaux des enfants par des « dirigeants » politiques criminels – des malades mentaux, en réalité – est connu depuis l’antiquité. L’histoire récente en offre de nombreux exemples : les « Marie-louise » de Napoléon Ier, les enfants coupeurs de tête de Daesh, les soldats envoyés au suicide par Khomeini en Irak, avec le promesse formelle d’aller au paradis pour salaire de leurs exploits, les enfants-soldats d’Afrique noire, envoyés à la mort, et exploités sexuellement, garçons et filles, comme des animaux (merci aux contempteurs de l’esclavage européeen, eux qui ont fait bien pire, et pire que le pire), les jeunes kamikazes japonais, qui n’avaient pas vingt ans, et qui partaient au combat, pour la plupart, la peur au ventre, et sans aucun désir de mourir pour leur Empereur ….

C’est ainsi que les hommes de l’Ile de Sein, célèbres par le fort contingent qu’ils fournirent à Charles de Gaulle à Londres, après l’appel du 18 juin 1940, furent trompés par la propagande ininterrompue déversée sur eux par lavage des cerveaux, depuis 1789 : ayant quasiment perdu toute notion de leurs origines bretonnes d’outre-Manche, totalement privés de tout accès à leur véritable histoire nationale, ils avaient – comme leurs pères, leurs grand-pères, leurs arrière-grand-pères – et comme les miens – été totalement intoxiqués, manipulés mentalement : ils se crurent français, et, se croyant français, ils répondirent à un appel camouflé en déclaration patriotique, par conviction certes, et non sans courage – ce qui n’est pas nié -, qui ne les concernait pas, car leur nation – la Bretagne -, n’était en aucun cas la France. Voilà maintenant que la plupart connaissent leur véritable identité, et leur histoire. Ces hommes de la mer, aguerris et durs au mal par l’environnement terrible dans lequel ils vivent, sont des recrues magnifiques pour faire renaître leur vrai pays, la Bretagne. Notamment pour réintégrer dans son territoire national Nantes et sa région. On attend qu’ils se montrent, cette fois dans le bon combat.

Les esclaves, accoutumés à leur condition servile, croient que l’esclavage est dans la nature des choses, et ont du mal à se débarrasser des marques au fer rouge incrustées sur leur peau : ce fait est connu, dans toutes les populations serves. Les Juifs en savent quelque chose, eux qui ont trainé cette condition pendant deux mille ans, et en gardent des traces dans leurs circonvolutions cérébrales. Avoir une condition définie, un « statut », quels  qu’ils soient, avoir la possibilité de se définir par rapport à quelque chose, crée l’illusion d’une sorte de « confort », même si cette condition est ignoble : voyez les parias de toutes les nations, en particulier ceux de l’Inde et du Japon. Les Bretons sont esclaves de la France, le pays colonisateurs; Quelques-uns le savent; les autres, ayant intériorisé les insanités « hystoryques » qui leur sont infligées dans les écoles bretonnes sous « mandat » français – c’est à dire dans toute l’université, sous forte influence marxiste – fonctionnent mentalement sur ce schéma imposteur : la France est immortelle puisqu’elle n’a pas d’origine historique, puisqu’elle a existé de tous les temps ! Elle a tout inventé : la Liberté, la Civilisation, la littérature, la langue la plus belle du monde, quoi encore ? Pourquoi pas le fil à couper le beurre ? Les Bretons doivent donc se sentir honorés qu’on soit venu les chercher dans la fange dans laquelle ils baignaient, qu’on se soit incliné pour les cueillir dans le ruisseau, en primitifs qu’ils étaient ! Ils étaient les survivants de Cro-Magnon, la France généreuse, s’abaissant jusqu’à eux, d’animaux qu’ils étaient, en avait fait presque des êtres humains. Qu’on ne croie pas qu’il s’agit ici d’exagérations. Les insultes dont on agonit les Bretons, jusqu’à ces toutes dernières années, sont inimaginables. Voici quelques exemples répugnants, qu’on complètera en tapant dans Google ces deux mots : injures anti-bretonnes, au besoin en les faisant précéder du nom propres Mélennec, puisque nous sommes de ceux qui tiennent cette liste à jour :

………………. A compléter ………..

  • La névrose bretonne. J’ai décrit dans mes publications cette acculturation affreuse, et la honte de soi-même que le pays colonial a introduit dans nos têtes, dans celles de nos parents et de nos ancêtres à partir de 1789, phénomène accentué à partir de Jules Ferry, qui a instauré l’école obligatoire, c’est à dire l’officialisation dans nos écoles bretonnes de la religion française, humiliante pour les peuples autochtones, qui sont chez eux, pour certains d’entre eux, depuis plus de 2000 ans.
  • L’achat des consciences par par le carriérisme. Pas un député breton, pas un sénateur n’est monté une seule fois à la tribune pour dénoncer les effroyables violations du droit en Bretagne. C’est affreux. par la lâcheté de ses « élus », la Bretagne partage cette honte. Ecoutez sur Youtube, le « discours » de ce pauvre LE FUR, sur le « rattachement » de la Loire Atlantique à la Bretagne, lui qui a accepté d’être vice-président de l’assemblée nationale française, ce qu’il considère sûrement comme un honneur : il bafouille, il trifouille, il merdouille … Personne ne l’écoute, personne ne l’entend …On ricane sur les travées, on rit, on se gausse de lui, c’est à dire de nous .. C’est une vraie souffrance pour nous : toujours le mêmes, les Français : ils n’ont rien compris ..
    L’assassinat d’une nation est l’un des pires crimes que les êtres humains puissent commettre. Tuer une nation, c’est assassiner une très vaste et très vieille famille, celle de tout un peuple partageant la même identité, la même culture, les mêmes valeurs, et la même foi dans cette identité depuis des siècles, souvent davantage. Les manoeuvres d’extirpation de cette identité des cerveaux triturés sont affreusement douloureuses, humiliantes, psychiatrisantes pendant des générations. Les Bretons en témoignent. Il n’est que de penser à l’oeuvre « civilisatrice » des Espagnols en Amérique centrale et en Amérique du sud, à l’oeuvre « civilisatrice » des colons anglais en Amérique du nord, à celle des Chinois au Tibet – tant admirée par le génie de l’humanité souffrante, M. Jean-Luc Mélenchon -, à celle des Français en Bretagne, à celle des députés et des sénateurs « bretons » que l’on sait. Dans ce genre particulier, pour réussir l’exploit, il faut y mettre une perversité singulière, qui relève de la pathologie mentale des nations. La France carnassière a fait preuve dans cette singulière espèce, de talents exceptionnels. S’il y avait une distribution des prix, ce pays autoproclamé « inventeur des droits de l’homme », serait parmi les champions du podium, aux côtés des Arabes, de la Turquie, de l’Espagne, de la Chine. Aujourd’hui, par bonheur, presque tout le monde est au courant. Exposant ces faits, à l’issue de son émission sur L’assassinat de la Bretagne (cf. Lumière 101, mélennec), le Corse Jean-Luc de Carbuccia a conclu :« Ces atrocités se paieront un jour ».

IV – NAISSANCE, MORT, RENAISSANCE DES NATIONS.

Les nations, comme les civilisations naissent, vivent, et meurent. Mais elles peuvent aussi renaître, parfois après un long sommeil, une longue léthargie, principalement lorsqu’elles ont été conquises, détruites, et empêchées de vivre. La Bretagne est une illustration vivante de cette réalité. Mais non la seule, loin s’en faut ! Des centaines d’exemples dans le monde peuvent être cités …

 

COMMENT LES PETITES NATIONS SE REUNISSENT – OU SONT REUNIES -, POUR FORMER DES ENSEMBLES NATIONAUX BEAUCOUP PLUS VASTES.

 

Le cas de la France.

Le texte qui suit a été publié en 2008, sous le titre : « Nation française, nation bretonne ». Il est republié en 2016 : il n’a pas pris une ride.

 

Quelques citations liminaires de Marcel Planiol vont éclairer le débat :

« Au moment ou elle a succombé, la Bretagne constituait réellement un Etat à part, JOUISSANT DE TOUTES LES PREROGATIVES DE LA SOUVERAINETE. »

« Le pouvoir législatif s’exerçait à l’intérieur du Duché d’une façon souveraine et INDEPENDANTE. Celui du roi de France S’ARRETAIT AUX FRONTIERES de la Bretagne.  »

« On ne pourrait citer UNE SEULE ORDONNANCE ROYALE qui ait reçu son exécution en Bretagne. Le roi ne manquait aucune occasion de « tâter » le terrain: il n’éprouvait QUE DES ECHECS ».

 » Les relations de la Bretagne avec la France ont souvent été mal comprises, SURTOUT HORS DE BRETAGNE. Les Ducs ont succombé : NATURELLEMENT, L’HISTOIRE N’A PLUS ENTENDU QUE LA VOIX DE LEURS ADVERSAIRES ».

(Marcel PLANIOL, Histoire des Institutions de la Bretagne, tome 3, pages 51 et 71; tome 5, page 4. Mayenne, 1981 et 1984)

La nation française, contrairement à ce qui continue à être enseigné par les ignares de service, est très récente. Ceux qui ont lu l’hebdomadaire l’Express (en date du 24 juillet 2008, page 65), auront eu la confirmation qu’on enseigne encore dans les facultés bretonnes que « l’idée de nation indépendante n’a pas de sens au 15 ème siècle ».

Le corollaire de cette proposition, qui   n’est pas énoncé – je pense qu’on n’a pas osé le faire – est celui-ci:  « la Bretagne ayant été engloutie par la France à la suite des invasions de 1488 et de 1491, et ayant, de ce fait, disparu de la scène internationale, ne peut avoir été une Nation puisque les Nations n’existent pas encore ».

Je concède à l’ auteur que ce qu’il écrit EST VRAI POUR LA NATION FRANCAISE. Comme le reconnaissent tous les spécialistes en sciences politiques et en droit international, ainsi que les historiens spécialisés (Colette Beaune, Mollat du Jourdain, Fr. Olivier Martin, Suzanne Citron, Pierre Chaunu, Philippe Némo…),  personne ne reconnait la qualité de nation à « la » France – celle que l’on dénomme actuellement « l’hexagone », avant  le 16 ème siècle.

Le « royaume de France » existe, il est vrai, au plan théorique – ou, plus exactement, fantasmatique -, lorsque Hugues Capet ceint la couronne, en 987. C’est, tout au plus, « une sorte de mythe, conservé dans l’esprit du roi, de ses serviteurs, et de quelques gens d’église », écrit Charles Petit -Dutaillis, dans son ouvrage « La monarchie féodale en France et en Angleterre » (Albin Michel, Paris, 1971, page 16); une « séquelle », purement intellectuelle, ne répondant à rien ni au plan géographique ni au plan politique, du partage de l’immense empire carolingien, scindé en trois en 843 par les fils de Louis le Pieux, auxquels échoient la « Francia occidentalis  » (pour Charles le Chauve), la « Francia orientalis » (l’Allemagne actuelle, pour Louis dit « le Germanique »), la Lotharingie » ( longue bande de terre s’étendant de la mer du nord au nord de l’Italie », pour Lothaire) (K.F. Werner, Les origines, Paris, page 459).

En 987, « La France » ne désigne qu’un territoire exigu, qui dépasse à peine les limites du diocèse de Paris, représentant un espace allant, grosso modo, de Senlis à Orléans, c’est-à-dire l’équivalent de un ou deux départements actuels. On est très loin de ce que sera le royaume « réel » quelques siècles plus tard, après ses agrandissements successifs, aux dépens des principautés voisines.

Hugues, considéré comme le fondateur de la dynastie capétienne – à laquelle il faut bien assigner un début, ce qui n’est pas choquant en soi -, exerçant son autorité sur un pays aussi exigu, porte un titre pompeux, mais il n’est rien d’autre qu’ un principicule. Il y a accord total de tous les historiens sur ce point. Navrant pour l’égo surdimensionné des Français. mais strictement exact.

Le « royaume » se construit par des apports multiples et successifs, tant au plan territorial qu’au plan de la doctrine, au fil des guerres, des invasions des pays voisins, des mariages, des héritages, des achats de seigneuries voisines (Olivier Martin, page 315: méthodes d’extension du domaine).

L’UNE DES METHODES LES PLUS CONFORTABLES pour s’enrichir aux dépens d’autrui, consiste à prétendre que le roi capétien, en s’emparant des territoires jouxtant ceux qu’il contrôle effectivement, détenus par d’autres Princes,  ne fait que  » rentrer chez lui »: il ne fait que  » récupérer » ce que d’autres ont dérobé à ses ancêtres ou à ses prédécesseurs. Les Carolingiens ayant régné sur ces principautés jadis, les capétiens – prétendent-ils – sont leurs héritiers. Donc, cela fait partie de leur héritage naturel, qui a été dérobé autrefois par des princes sans aucun droit, à la faveur de l’éclatement de l’Empire. Ce qu’on dénomme, élégamment, « le démembrement » de la puissance impériale. Avec une bonne armée, on arrive très bien à faire celà. Dès lors, les principautés entourant le minuscule « royaume » des capétiens, ont vocation naturelle à réintégrer la patrie-mère.  Lorsque l’invasion ou l’annexion est faite et parfaite, que le gouvernement local a été détruit, que les hommes de mains de l’envahisseur ont remplacé les « originaires » dans les postes stratégiques, que des « collabos » locaux ont été recrutés en nombre suffisant, le piège se referme, souvent d’une manière définitive.

Ce n’est pas une invention géniale. Elle est de tous les temps. C’est en vertu d’un raisonnement analogue – une très vague allégeance de pays voisins, à une époque floue et si possible non identifiée -, que le Maroc occupe actuellement le Sahara occidental , et que la Chine exerce des exactions abominables, au vu et au su de tous, sur les misérables populations tibétaines (et bien d’autres, sans doute).

Vient ensuite la théorisation et la justification pseudo-intellectuelle du procédé par lequel on peut voler les autres, sans s’exposer à aucune peine. Les conseillers de l’entourage royal  consolident, avec habileté, l’idée que les Capétiens sont les héritiers des Carolingiens – ce qu’il ne sont pas -, et que le royaume agrandi n’est rien d’autre que le reconstitution de l’ oeuvre territoriale de ceux-ci, en particulier de Charlemagne. Par « strates », successives, le mythe se complète, s’ajoutant à d’autres aussi mal fondées au regard de la vérité, et prend consistance, au point d’être considéré comme le reflet de la réalité historique. Ainsi, lorsque la France s’emparera de la Lorraine, de long siècles plus tard, Louis XIV écrira dans ses mémoires cette phrase stupéfiante: « C’était l’ancien patrimoine de nos pères; qu’il était beau de le joindre au corps de la monarchie, dont il avait été longuement séparé (!) » (Michel Déon, Louis XIV par lui-même, Paris, 1983, page 156).

Dès le onzième siècle, la dynastie étant devenue plus crédible et plus solide, on assigne  au royaume théorique sur lequel les descendants de Hugues Capet sont censés régner, des limites beaucoup plus larges que le royaume réel : au Nord la Manche, au sud les Pyrénées, à l’Ouest l’Océan Atlantique, à l’Est l’Empire, délimité par l’Escaut, la Meuse, le Rhône (toute la rive gauche du Rhône, en particulier le Dauphiné et la Provence, sont hors du royaume) ( voir, en particulier, Suzanne Citron, page 113). Les conseillers du roi capétien tentent de faire accroire que le royaume  minuscule des descendants de Hugues coïncide, en réalité, avec le « lot » qui fut attribué à Charles le Chauve par le partage de Strasbourg de 843, la vaste « Francia occidentalis », dont les limites, précisément, sont celles indiquées ci-dessus. C’est une imposture, inventée à postériori par l’abbé de Fleury, dans la deuxième moitié du 11 ème siècle. Elle estingénieuse, dans la mesure ou elle donne légitimité aux rois capétiens, en leur permettant, pendant des siècles, de s’étendre aux dépens des princes périphériques, supposés avoir « volé » à la monarchie des territoires qui ne leur appartiennent pas (Suzanne Citron, page 127; Colette Beaune, page 417). C’est la fameuse théorie du « démembrement du royaume » par les Comtes, Ducs et Princes locaux, plus ou moins assimilés à des bandits de grands chemins, auxquels l’équité commande de « rendre gorge », c’est à dire de restituer à la Monarchie ce que leurs ancêtres s’approprièrent, jadis, d’une manière frauduleuse. La puissance militaire de la France s’accroissant au fil du temps – surtout depuis Louis XI, qui décède en 1483 -, la théorie produit ses effets, puisque personne n’a plus la force de démontrer son absolue fausseté.

La réalité est beaucoup plus simple: lorsque la dynastie carolingienne se délite et se dissout, au point de ne plus pouvoir administrer les très vastes territoires qu’elle a jadis conquis et possédés (9 ème et 10 ème siècles), l’autorité renait comme elle peut, là ou elle le peut, sur des entités plus petites, déjà cohérentes, ou bien créées par les nouveaux souverains locaux : ici un Comte, là un Duc, plus loin un vicomte, un Prince, etc. Ces nouveaux souverains organisent le pouvoir dans leur sphère d’action, mais en aucun cas ne « dérobent » à la dynastie disparue ou émasculée, devenue incapable de gouverner et de conserver ses vastes possessions, quoi que ce soit.

Il est très important, en me répétant d’une manière voulue, d’insister sur le fait que c’est sur le fondement de pures affirmations, ne correspondant à aucune réalité juridique, que la Chine, maîtresse de forces armées colossales, martyrise actuellement le Tibet, que le Maroc occupe le Sahara occidental, et que la France, parvenue au contact des frontières bretonnes sous Louis XI, se prépare à précipiter ses armées sur la Bretagne, en inventant de toutes pièces de prétendues raisons, mensongères, qui ne prendront consistance que par les invasions armées meurtrières, qui, une fois faites et parfaites,  INTERDIRONT DESORMAIS AUX BRETONS, comme Planiol le résume ci-dessus en une phrase admirable, d’écrire normalement leur histoire, jusqu’à ce jour.

Au stade dont il est question ici (13 ème, 14 ème, 15 ème siècles), l’ ensemble dominé par les descendants capétiens, est bien loin de constituer une nation. Il est pluri-ethnique et pluri-national. Comme le fut jadis la Gaule, laquelle n’a jamais constitué UNE NATION, comme on l’enseignait dans mon enfance à l’école (Christian Goudineau, Regard sur la Gaule, Paris 2007, page 70). Comme les Sénégalais et les populations de l’Afrique noire, qui devaient, à peine de coups de règle sur les doigts, se référer à « nos ancêtres les Gaulois » (!!!), ma première leçon d’histoire, apprise par coeur à l’âge de six ans, d’un culot inoui, était ainsi libellée: « En ce temps là, la France s’appelait la Gaule (!!!!!) » : c’est ainsi que mes lointains ancêtres et moi même sommes entré d’un coup dans la Francité, plus de mille ans avant que la France existe!!! Je n’ai pas eu le droit de protester. Et d’ailleurs, sur la base de quel argument??? C’était l’article premier du catéchisme français, le moins contestable de tous, celui écrit pour cela par le célèbre historien Lavisse, qui connaissait fort bien la vérité, mais qui mentait d’une manière consciente, pour domestiquer et laver à grande eau les cerveaux des enfants des écoles. Qui croira, moi qui fut pourtant un écolier puis un étudiant assez éveillé, que j’ai été maintenu dans cette absurde croyance pendant plus de vingt cinq ans  ?????? J’ai honte d’en faire l’aveu : j’ai cru à ces balivernes.

A l’OUEST, LA PENINSULE ARMORICAINE RESTE TOTALEMENT A L’EXTERIEUR DU MONDE FRANC (Suzanne Citron, page 113). La principauté capétienne est constituée essentiellement, dans ses débuts, par les provinces » centrales » de la France actuelle, jouxtant l’Ile-de- France. Ces provinces deviennent réellement françaises, le temps faisant son oeuvre, par extension du domaine royal, d’une manière progressive, après leur rattachement, par achat, mariages, confiscations, conquêtes (l’ile- de- France, l’Orléanais, la Champagne, la Normandie, l’Anjou, le Maine….).

Les provinces « périphériques », tout en reconnaissant l’autorité théorique du roi de France – théorique parce que ce personnage lointain et quelque peu fantomatique n’y exerce de prérogatives que d’une manière très progressive, le pouvoir réel restant jusqu’à Louis XI entre les mains des Princes locaux -, n’ont pas de sentiment d’appartenance français, partagées qu’elles sont entre l’appartenance tantôt à la France, tantôt à un autre pays (l’Angleterre: Guyenne et Normandie; Etats Bourguignons: villes de la Somme et Artois; Empire: la Franche comté (comté de Bourgogne); l’Alsace, la Lorraine font partie de l’Empire… Leur identité réelle, à cette époque, n’est encore ni française, ni anglaise, ni bourguignonne; elle est celle qui résulte de leur propre histoire, pluricentenaire. Il y a bien des nations dans le royaume de France, mais celles situées à la périphérie ne sont pas françaises.

CE N’EST PAS A DIRE QUE LA NATION FRANCE N’EXISTE PAS. « La » Nation française, celle qui se sent telle parce que ses « Princes naturels » sont les Capétiens, et qui vit de la même existence sous leur autorité depuis des siècles, développe, au fil des évènement un sentiment de solidarité entre provinces appartenant à cet ensemble, et de fidélité  dynastique au prince qui les gouverne (Colette Beaune, page 417). Elle n’est constituée, au début du 15 ème siècle, que par les provinces centrales mentionnées plus haut. Les autres sont dans une situation indécise; elles sont dans l’éventualité, au fil des évènements, des guerres, des conflits incessants entre les puissants, de se rattacher, le cas échéant, physiquement, et affectivement au pays qui s’en emparera durablement, ballotées qu’elles sont entre les uns et les autres,  comme ce sera le cas, beaucoup plus tard, pour l’Alsace, tour à tour terre d’Empire, puis française, puis allemande, puis française à nouveau (Voir notamment: Jean Ritter, L’Alsace, Presses Universitaires de France, Paris, 1985).

L’INSTABILITE DE CE QUI COMMENCE A RESSEMBLER A CE QUE LA FRANCE va devenir, est considérable, le royaume, souvent envahi, étant menacé de désintégration, d’éclatement, sous la menace des invasions, ou de forces centrifuges, lorsque les princes territoriaux sont suffisamment puissants pour menacer et se faire craindre du roi, tout en affectant de respecter sa suprématie.

Beaucoup ont oublié – à supposer qu’ils aient  jamais eu connaissance des faits -, que du temps de Louis XI, Charles le Téméraire, Duc de Bourgogne, à la tête d’un « conglomérat » de provinces fort diverses, s’étendant du duché et du comté de Bourgogne (la Franche Comté actuelle), à le mer du Nord (incluant l’actuelle Belgique et les pays Bas), a failli être sacré roi par l’Empereur du Saint Empire Frédéric III. Si cela s’était fait, le nouveau royaume aurait probablement porté le nom de Lotharingie (voir la passionnante relation de son contemporain Thomas Basin, dans son Histoire de Louis XI, Les Belles Lettres, Paris 1972, livre IV, page 172; ainsi que l’ouvrage de Bertrand Schnerb, L’Etat bourgignon, Paris 2005, page 417). Au moment de la mort du Téméraire (en janvier 1477, l’année même de la naissance d’Anne de Bretagne, six ans avant la disparition de Louis XI), les « Etats Bourguignons », par un mécanisme similaire à ce qui se passe partout ailleurs ou les peuples se soudent et développent une identité commune,  sont en voie de constituer une Nation authentique – la nation bourguignonne -, qui s’effondrera avec la chute du Duc de Bourgogne, allié précieux de la Bretagne, alors qu’un sentiment national est déja très perceptible, au moins dans certaines parties des vastes territoires dont il est devenu, à la suite de ses ancêtres le « Prince Naturel », comme on le dit à l’époque. (Nota: depuis toujours, de la même manière, le Prince Naturel des Bretons est le Duc de Bretagne, en aucun cas le roi de France, QUI EST LE ROI D’UN PAYS EN TOUS POINTS DISTINCT DE LA BRETAGNE; références INNOMBRABLES). Identiquement, fait quasi ignoré, les provinces du sud du royaume (grosso modo: les seigneuries du massif central et la Provence), ont failli être détachées de la France, au début du 16 ème siècle, pour constituer, après les défaites de François I er par Charles Quint, un royaume propre au profit du connétable de Bourbon, la couronne de France devant revenir à Henri VIII d’Angleterre, les provinces de l’est à l’Empereur Charles Quint (Henry Lemonnier, Henri II, Taillandier, Paris 1983, page 56).

LA FRANCE NE COMMENCE A DEVENIR GEOGRAPHIQUEMENT « STABLE’, et à ressembler à ce qu’elle est actuellement, par des acquisitions territoriales diverses, que très tardivement, à partir de Louis XI (mort en 1483), Charles VIII (mort en 1498), de Louis XII (mort en 1515). Désormais rattachées, jusqu’à aujourd’hui, à la France actuelle, ces provinces, vivant toutes des existences assez similaires  autour des princes Capétiens, et soumises de plus en plus au gouvernement centralisé créé par eux, se mettent alors, PROGRESSIVEMENT, à développer, tout en conservant pour certaines une « personnalité » forte, ainsi que des régimes juridiques et fiscaux particuliers (le Languedoc, la Provence…), un sentiment de « parenté », voire de solidarité, qui devient, par la force des choses, un « sentiment d’appartenance » commun, très fort autour de l’Ile- de-France et des provinces » centrales », de plus en plus « dilué » à mesure que l’on s’éloigne de Paris et de la vallée de la Loire, ou séjournent souvent les rois.

LA BRETAGNE, qui n’a jamais ressenti d’ autre SENTIMENT D’APPARTENANCE QUE BRETON  (ce fait est certain, en aucun cas une hypothèse d’école), doublé d’une haine farouche pour ceux d’en face, est un Etat totalement souverain, jusqu’aux invasions militaires françaises de 1488 et de 1491 (Cf les références précitées du traité de Marcel Planiol). Quoiqu’envahie, occupée, subordonnée politiquement et militairement, muselée après la mort d’Anne de Bretagne en 1514, elle reste « province réputée étrangère », et continue à jouir d’un statut spécial jusqu’en 1789,  qui lui confère une autonomie assez large, qu’il a bien fallu lui accorder, en raison de la violente et foncière hostilité des Bretons à l’égard de leurs ennemis millénaires, les Français. (En fait, les « garanties » solennellement proclamées par la France en 1532, à l’occasion du faux traité d’Union entre les deux Pays),  SONT CONSTAMMENT  VIOLEES, en particulier par le biais d’ extorsions de fonds considérables, dont Marcel Planiol a donné un bilan provisoire (tome 5, pages 95 et suivantes; impressionnante thèse de Yves Bonvallet sur le sujet, sous le titre: Des contraventions au « Traité » d’Union entre la Bretagne et la France de 1532 à 1715; Paris, 1942). Ceci dans l’attente des thèses plus complètes qui seront ORDONNEES PAR LES PROFESSEURS D’HISTOIRE DANS LES FACULTES QUE NOUS ENTRETENONS AVEC NOS DENIERS, lorsqu’ils se seront « libérés » totalement des contraintes de toutes sortes qui pèsent sur eux. Pratiquement AUCUN des Bretons qui réclament à cor et à cri un statut d’Etat Libre pour la Bretagne n’a lu ces travaux, ce dont je me suis assuré par une enquête, ce qui me semble plus que regrettable. La refondation de la Bretagne suppose une doctrine, un corpus de principes sains, et d’une honnêteté irréprochable, dont l’élément le plus important, je le répète, n’est pas la langue, mais l’histoire; même si la valeur de la langue comme symbole est considérable, et si son enseignement doit être poussé aussi loin que possible, jusqu’au point ou en sont les Flamands, qui ont vécu la même humiliation que nous, que nous, mais qui, eux, osent en tirer les conséquences.

LA « REVOLUTION » DE 1789,  PAR LES VIOLENCES SAUVAGES ET LES ATROCITES que l’on sait,  dignes des plus exécrables abominations de l’histoire de l’Humanité, décrète qu’aux lieu et place de ces pays dont chacun possède sa personnalité propre, et qui sont, pour les les plus anciens, d’ authentiques nations, orgueilleuses de leur antiquité (les Bretons, les Basques ….), artificiellement « scotchés » par le fait d’ avoir vécu sous des rois communs, sont maintenant soumis à une tyrannie. Sans être consultés, ils sont précipités tout d’un coup, dans une seule et même entité, dans ce ce que l’on affirme être une  même nation, LA NATION FRANCAISE. Celle-ci n’est pas la leur, ne l’a jamais été, et ne pourra jamais l’être; elle leur est étrangère, elle désigne la nation des Français, en aucun cas celle des Bretons….. (Ce que Nicolas Sarkosy a cru, sous la plume de l’un des rédacteurs de ses discours officiels, énoncer sous cette forme absurde : « En France, c’est l’Etat qui crée la Nation »; aveu terrible, par lequel est affirmé d’une manière solennelle que ni les Basques, ni les Corses, ni les Bretons, ni les Alsaciens, ni les Flamands n’ont jamais adhéré de leur propre volonté à une nation autre que la leur).

Dans leurs cahiers de doléances, quasi unanimes, en 1789, les Bretons ont exigé le maintien de leurs Institutions, et DE SE GOUVERNER SANS INGERENCE ETRANGERE. Leur propre nation, source de fierté et d’ amour, selon les excités de Paris, N’EXISTE PAS, elle n’a jamais existé !!!!!. Stupéfaits, ils apprennent qu’il n’existe plus qu’une seule langue « nationale », CELLE DE CELUI QUI A LA LA CRUAUTE DE FRAPPER LE PLUS FORT et de l’imposer par la brutalité, au nom d’une prétendue « supériorité » et d’une « universalité » qui n’ont existé que dans l’esprit dérangé de leurs thuriféraires : le français. Là est l’origine de CETTE PRETENDUE LANGUE UNIQUE POUR LES PEUPLES DE CE QUI EST DEVENU UN HEXAGONE,  ET PAS AILLEURS.

L’une des énormités qu’il faut rappeler sans cesse, qui côtoie d’autres du même, oeuvre de deux ou trois dérangés mentaux: « UN PEUPLE LIBRE NE PEUT QUE PARLER LA MEME LANGUE » (!!!).

Voilà les libertés qu’enseigne la Nouvelle France, née dans des cerveaux malades : la destruction de celles des autres. C’est un coup de force inoui, une IMPOSTURE, sous laquelle on tente encore de nous faire vivre, en 2008 ! (Et en 2016 !). Les titulaires du nouveau pouvoir, avec leurs forces armées, font payer chèrement le prix des manquements à la nouvelle doctrine (une religion séculière, en réalité, comme le fut la marxisme), à ceux qui prétendent conserver leur identité, leur fierté nationale, leurs franchises et leurs Libertés.

Pour nous Bretons, deux « expériences » « révolutionnaires », terrifiantes encore aujourd’hui, et de nature à se faire dresser les cheveux sur la tête restent « incrustées » dans les esprits: celles infligées aux populations innocentes par le boucher CARRIER, et par le boucher Westermann.

……….

IL EST EXACT QUE LE REGIME ANCIEN était vermoulu, dépassé, injuste, arbitraire, incapable de se réformer. Il fallait, impérativement, reconstruire la société sur des bases plus justes. Les privilèges, partagés par une caste, devaient être abolis. Les Bretons l’ont dit, dans leurs remontrances tout au long du 18ème siècle, et dans leurs cahiers de doléances avant que se réunissent les Etats généraux en 1789. Ils avaient qualité pour le faire, eux qui, dès le Moyen-âge ont bénéficié d’une véritable monarchie constitutionnelle, et dont le régime, très largement consultatif et consensuel, disposait d’un authentique Parlement (le Général Parlement de Bretaigne) (Planiol, tome 3, page 94), qui préfigurait un véritable régime parlementaire, plusieurs siècles avant leurs voisins Français, qui ne connaitront un tel régime, domestiqués par un régime absolutiste jusqu’en plein 19 ème siècle, qu’à l’avènement de leur troisième République, en 1870.

Les Bretons ont réclamé des réformes Majeures dans leurs remontrances au roi de France, pendant tout le 18 ème siècle! (Louis Mélennec, mémoire de DEA, pages 33 et 34; voir les références citées, et toutes celles qui dressent l’inventaire des cahiers de doléances des Bretons en 1789, qui sont  d’une très grande modernité quant aux réformes demandées au roi de France, mais qui ne cèdent rien sur l’antiquité et le bien fondé de leurs propres institutions, par lesquelles ils ont préservé et défendu becs et ongles des Libertés que n’ont jamais connu les Français). Dresser la liste des droits de l’homme était nécessaire. Les rédacteurs de la Déclaration Universelle l’ont fait avec un talent exceptionnel (Stéphane Rials, La déclaration des droits de l’homme et du citoyen, Collection Pluriel, Paris, 1988).  Mais que la France se les attribue à elle même, pour  en faire un tremplin pour tenter de se propulser dans l’Univers sur le fondement d’un mensonge absurde, alors qu’ils sont énoncés par les philosophes antiques,  plus encore par le Christianisme, et pratiqués, pour certains d’entre eux, par plusieurs pays européens (la Grande Bretagne, les Pays Bas …) relève d’une boursoufflure ridicule, d’ailleurs dénoncée par des historiens actuels de grande qualité (comme Albert Soboul, par exemple: voir son ouvrage sur La révolution française, Editions Gallimard, collection Tel, Paris 1996, pages 530 et suivantes: L’Etat bourgeois).

Le triste résultat obère encore la pensée de nombreux intellectuels français, qui croient que cette sottise est la vérité, et qu’ils appartiennent à la géniale Nation qui a apporté la lumière au monde, et a délivré l’Univers ! D’ou les tirades ridicules qu’on peut encore lire sous leurs plumes ignorantes, ou dans des enceintes prestigieuses comme celles de l’ONU.

Alors que Marcel PLANIOL, le plus grand connaisseur – de loin – du doit médiéval breton, affirme: « Au Moyen âge, le droit de la Bretagne contient déjà en germe ce que l’on appellera LES DROITS DE L’HOMME », ni les révolutionnaires (surtout pas !), ni le Directoire, ni le Premier empire, ni la Restauration, ni la Monarchie de juillet, ni le Second empire (qui prend fin en 1870), n’appliqueront ces principes, ni de près, ni de loin. C’est la troisième république qui commencera à les sortir timidement des tiroirs. Le régime féodal, devenu anachronique et choquant, a disparu par sa volonté de se saborder lui-même le 4 aout 1789, non par la vertu des révolutionnaires (sauf au tout début, il est difficile de trouver parmi eux autre chose que des personnages d’une grande vulgarité morale: Talleyrand, ex-évêque, Fouché, etc).

Il y a seulement trois ou quatre ans, la France ayant réclamé de juger sur son territoire un terroriste, s’est vue répondre par la Grande Bretagne (pays duquel nous, Bretons, sommes venus au 5 ème siècle): « c’est impossible; LA FRANCE N’OFFRE PAS LES GARANTIES JUDICIAIRES NECESSAIRES POUR QUE NOUS PUISSIONS VOUS CONFIER CETTE PERSONNE » (Le journal Le Monde vous fournira les références précises). Cependant, c’est au nom des Principes de la Liberté que les armées révolutionnaires, avec leurs canons et leurs baionnettes vont porter le joyeux message dans toute l’Europe !

Les crimes commis en 1789 et durant les années qui ont suivi, par le fait, principalement, des nombreux malades mentaux que comptaient les « révolutionnaires »(Robespierre, Fouquier Tinville, Westermann, Carrier et de nombreux autres), restent des crimes, et doivent considérés comme tels. Bâtir une religion « nationale » sur cette imposture, et prétendre que l’on a « inventé » les droits de l’homme, alors que, face à l’Angleterre qui a fait passer en actes les principes de la Magna carta (= la Grande Charte), le « Bill of rights », et autres textes, est stupide.

La Bretagne, quant à elle, possède une authentique monarchie parlementaire déja largement avancée dès le Moyen âge (Planiol, tome 3, page 94; Dupuy, Histoire de la Réunion de la Bretagne à la France, tome 2, page 289; Louis Mélennec, nombreuses chroniques publiées par l’Agence Bretagne Presse).  » Ce système contient en germe TOUTES LES LIBERTES POLITIQUES, qui s’y développent peu à peu d’une manière naturelle », dit Marcel Planiol, tome 3, page 94). Les lois bretonnes, dès cette époque, sont déja réputées comme l’oeuvre de la nation toute entière (idem, tome 3 page 159). Je confirme l’analyse de Planiol. On ne dira jamais assez l’ampleur du désastre national que fut pour la Bretagne son annexion par le royaume voisin, surtout sous François 1 er et son ministre Duprat, que les historiens français jugent d’une manière plus que sévère.

Grâce aux travaux de Reynald SECHER (qui a été persécuté pour cela, par les adeptes d’une autre doctrine, qui peut revendiquer, elle, plus de 100 millions de victimes) on sait que sur une population totale de 800 000 habitants, la Vendée a vu assassiner 117000 des siens, dont 80 pour 100 de femmes et d’enfants, ce choix judicieux étant destiné à réduire d’autant les possibilités de reproduction de cette vermine (chiffres confirmés ce jour par M. Secher). Pour la Bretagne, le bilan précis des exactions françaises reste encore à faire.

On me dit que le journal l’Express (l’influence du si perspicace M. Barbier, rédacteur en chef, sans doute ?), va créer une bourse d’études pour déterminer le nombre de victimes bretonnes mortes de cette admirable « révolution » (indépendamment, convient-il de le préciser, des 200 000 victimes de la « grande » guerre), qui n’était certes pas celle de ce peuple épris de paix et de Dignité humaine).  Nous n’avons pas encore trouvé notre Reynald SECHER. L’Académie française sera sollicitée pour enquêter sur la quasi disparition de la langue bretonne. Je me propose, aimablement, de fournir à ses membres – nous sommes voisins, c’est dans la bibliothèque Mazarine, située dans leur Palais, que j’ai effectué mes recherches pendant de si longues année -, de leur fournir les indications bibliographiques nécessaires, voire de leur apporter une aide plus concrète, attendu que nombre d’entre eux présentent des troubles de la vue, de l’audition, de l’intelligence, et même de la compréhension.

A mes yeux, LE LAVAGE DES CERVEAUX  (j’ai dit, et je le répète : LE LAVAGE DES CERVEAUX), instauré par ceux qui se sont proclamés les héritiers de cette période monstrueuse est plus qu’un crime. Ce dont j’apporte un témoignage pour lequel je n’admets AUCUNE réfutation, puisque je l’ai subi dans ma Bretagne natale jusqu’en 1959, et que mes parents et mes grands parents en souffrirent encore plus que moi.

Il est donc vrai qu’on peut commencer à parler de Nation Française, avec toute l’approximation que cela comporte, au seizième siècle, et que le royaume de France est un Etat souverain à partir de cette époque, puisque les rois ont attiré entre leurs mains la presque totalité des prérogatives que nous nommons « régaliennes ».

Voila pour ceux qui attendent depuis quelque temps une analyse précise de ma part, quant à l’ « ancienneté » de la nation « France », dont on leur a appris à l’école – je crois que cette baliverne s’enseigne encore -, qu’elle est l’une des plus anciennes de l’Univers (!!!!). Et dont le général de Gaulle disait qu’« elle vient du fond des âges » (!!!!!!). On n’en voudra pas trop à ce brave homme, car il aimait avec passion son pays. Le jour ou les Français comprendront que d’autres aiment aussi le leur, on aura fait un grand pas en avant: il semble que depuis quelques années s’est déclenchée une révolution dans nos modes de pensée, que notre manière d’agir redevient conquérante, et que beaucoup admettent que nous ne resterons plus longtemps dans les mêmes frontières.  Du temps que nous étions libres, notre horizon était l’Europe : notre flotte, la deuxième du continent, bien plus puissante que celle de la France, commerçait de la Suède à la Sicile (thèse de Henri Touchard, Le commerce maritime breton à la fin du moyen âge, Les Belles Lettres, Paris, 1967, 451 pages). Aujourd’hui, finis les univers mesquins, petits, et menteurs: les Bretons aiment leur pays avec passion, mais aussi tous les pays du monde qui ne leur ont fait aucun mal. Est-ce clair?

Le présent article sera  « perfectionné » et « lissé » plus tard, avec quelques conseils de lecture supplémentaires. Les mensonges français sur leurs origines prétendues et sur celles des autres sont en train d’arriver à leur fin. Les Bretons disent:  NON, cela suffit.

AVIS TRES IMPORTANT A NOS LECTEURS. La disproportion énorme des forces en présence, laisse jusqu’à présent le champ quasi-libre aux médias officiels et subventionnés de diffuser N’IMPORTE QUOI sur l’histoire de la Bretagne, comme sur n’importe quel autre sujet d’ailleurs.

C’est à vous d’inverser ce mouvement , en multipliant ces chroniques par tous les moyens à votre disposition: photocopies, copiés-collés, lettres à vos amis et connaissances, etc. Je vous le répète: votre sort dépend de vous, exclusivement. MERCI, DONC, de vous mettre au travail. Sans cela, AUCUN SALUT. Tout ceci dans le strict cadre des Principes généraux du droit, sans violence, ce qui est toute notre religion. Les principaux: la libre expression de s’exprimer; la totale liberté d’enseigner et de transmettre sa langue et sa culture; la LIBERTE DES PEUPLES A DISPOSER D’EUX MEMES. INTERNET vous permet de renverser le rapport des forces au profit de la vérité. Cessez de pleurnicher, et retroussez vos manches! Pleurnicher n’est pas breton, pas plus que solliciter. Bien sur, vous pouvez commencer à transmettre nos articles aux rédacteurs en chefs des magazines, ainsi qu’aux  honorables M.M. Barbier et Mélenchon, sans oublier quelques membres de la respectable Académie sus-citée. Tous ignorants de ce que fut la Bretagne, de ce que fut son martyre, mais déjà avisés de son évolution fulgurante depuis plusieurs années.

Aux Français qui ont lu cet article, avec effroi – ils sont déjà très nombreux -, je vais donner la clé pour comprendre ce qui, pour eux, est incompréhensible.

(Texte publié en 2008; republié en 2016, comme piqûre de rappel).

 

RESISTANCE DES NATIONS A LEUR MISE A MORT PAR LES ETATS COLONIAUX.

Notre histoire bretonne, après l’annexion de notre pays, la suppression de sa dynastie, qui faisait bouclier de son corps, la destruction de ses institutions, est une longue suite de souffrances. Les évènements qui suivent la shoah bretonne de 1789, sont une longue agonie, une authentique torture des esprits. Je rappelle que j’ai connu cela, puisque je suis né en 1941, et que j’ai vécu les derniers temps de cette persécution des esprits dans mon Finistère natal bretonophone, jusqu’en 1959, année de mon départ à Nantes, en Bretagne francophone.

Ce n’est pas à coup de marteaux administrés sur les têtes des nations conquises, ni en rabotant les circonvolutions cérébrales, ni en extrayant leur contenu pour y greffer une matière étrangère, surtout si elle est nauséabonde à force de persécutions, que l’on intègre un peuple dans un autre. Les malades psychiatriques de 1789 furent bien ridicules, lorsqu’ils ont cru que leurs idées délirantes allaient effacer le nation bretonne de la carte. De tout cela, il reste d’énormes cicatrices, qui renforcent notre sentiment d’appartenance à notre pays, qui est plus d’une nation : une civilisation. La nation bretonne n’est en aucun cas, ni la nation française, ni une partie de celle-ci : que cela soit dit, d’une façon définitive.

D’autres nations, en dépit d’un sentiment d’identité puissant, meurent. Le Béarn, authentique nation pendant des siècles, a pu être intégré par les Français à partir de 1789. Il persiste au Béarn un fort sentiment d’identité, mais le sentiment national a été éradiqué : les Béarnais d’aujourd’hui se sentent français. Ils ont perdu leur histoire, et ne s’y intéressent plus guère.

RENAISSANCE DES NATIONS.

Certaines nations ont une capacité de résistance exceptionnelle. Des peuples ont pu être occupés pendant des siècles, et, malgré les persécutions de toutes natures, conserver leur âme intacte. L’exemple de l’Empire turc, à cet égard, est remarquable. La Grèce, la Bulgarie, l’Albanie, de nombreuses nations colonisées par les Turcs durant des siècles, sont revenues à la vie au cours du 19ème siècle.

Nous avons évoqué plus haut le cas remarquable des Juifs, et leur résistance étonnante à l’intégration. Le sentiment d’apprtenance de ceux qui ont survécu est sans doute le plus éclatant dans l’histoire du monde.

Les thuriféraires de la destruction des nations sont devenus ridicules. Alors que les apatrides mondialistes travaillent à détruire les nations et leur identité particulière, le nombre des pays apparus sur la carte, n’a cessé de croître depuis deux siècles.

 

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Le nationalisme européen du 19ème siècle.
La renaissance des nations au moment de la décolonisation dans le monde.
La renaissance des nations européennes lors de l’effondrement des empires.
La renaissance de la nation corse, des nations écossaise, catalane, bretonne …
V – CONSEQUENCES DE LA COEXISTENCE SUR UN MÊME TERRITOIRE DE PEUPLES AYANT DES VALEURS ANTAGONISTES : LES EXCLUSIONS, LES PERSECUTIONS, LES POGROMS, LA HAINE INEXTINGUIBLE.

Le déni des réalités, qui joue à plein en France et dans quelques Etats européens a des conséquences dramatiques, que le sFrançais vivent au quotidien …

Je voudrais assassiner ici les imbéciles qui ont précipité nos pays …

Enfin les Français découvrent ce que signifie le « vivre ensemble », tel qu’il a été inventé par les irresponsables qui se partagent le déshonneur de mener le pays dans l’abime depuis une quarantaine d’années …

VI – LA NATION BRETONNE, INFINIMENT PLUS ANTIQUE QUE LA NATION FRANCAISE.

Les quelques développements qui précèdent démontrent, sans aucune contestation possible, combien la vieille nation bretonne est antique, et combien insensée est l’imposture française de vouloir fondre – par la brutalité et les persécutions, avec le concours de traîtres appointés de surcroit ! -, la nation bretonne dans la nation française. Les nations antagonistes comme les Bretons et les Français sont comme l’eau et l’huile :  Agitez de l’huile dans de l’eau. Au bout d’un temps, vous obtiendrez une fine émulsion de fines gouttelettes réparties dans la masse. Mais si vous déposez le mélange, l’huile et l’eau se séparent. Les deux liquides peuvent coexister, non former un mélange unique; chaque liquide garde ses propriétés propres. Les Bretons n’ont jamais été français, ils ne le sont pas, ils ne le seront jamais.

Avant les descriptions détaillées de Jules César, qui meurt en .. , on ne sait presque rien des Bretons, si ce n’est qu’ils existent. Ils sont désignés sous le nom de …  Le peuple breton est identifié dès avant la naissance du Christ, par plusieurs auteurs : Le principal, de loin, est Jules César. Celui-ci, traversant la Manche, effectue deux expéditions dans l’Ile de Bretagne (l’Angleterre actuelle), au premier siècle avant Jésus Christ, en … et en …. Grâce à  son célèbre ouvrage La guerre des Gaules, et aux éléments qui se sont additionnés par la suite (les fouilles archéologiques, les relations assez médiocres, mais utiles, de Nennius, de Goeoffroy de Monmouth, du chroniqueur de Saint Brieuc …), nous sommes bien renseignés sur nos ancêtres les Bretons de Grande Bretagne, et sur le peuple breton.

Quelle joie d’enfoncer définitivement les sottises proférées à notre encontre, non pas seulement par les Français, mais surtout par les universitaires « bretons », décorés des titres d’agrégés et de docteurs en histoire !

Nous avons défini ci-dessus, au moyen des critères qui ne nous sont pas personnels, mais admis par tous,

1 – Le territoire.

Le territoire occupé dans le sud de l’Angleterre actuelle est bien identifié dès avant Jules César.

 

Le territoire plein et entier de la Nation bretonne est constitué dès 851. Les Bretons, antérieurement à cette date, ont déjà connu une période de plusieurs siècles … ..

Le territoire actuel des Bretons reste strictement le même depuis 851.

2 – Les Institutions.

 

3 – La religion, les lois, les valeurs communes.

 

4 – le sentiment d’appartenir à un même peuple. 

Et le sentiment d’appartenance, qui n’est témoigné à l’époque par aucun écrit philosophique, druidique, politique ou autre, à une époque où l’écriture n’existe pratiquement pas chez les Celtes, d’autant que le concept ne sera analysé et compris que beaucoup plus tard, par le génial Renan, au 19ème siècle ? Ce sentiment d’identité, de différence, d’appartenance, est déja féroce :

C’est là que tout devient passionnant, car des éléments concordants, ceux que nos travaux ont analysés, lorsque les sources écrites sont insuffisantes , sont innombrables, directs ou indirects :

  • Les sources antérieures à César identifient très clairement ce peuple
  • Jules César, dans la guerre des Gaules, décrit le peuple breton avec une grande précion.
  • Les traces archéologiques, les objets, les bijoux, les armes fabiquées par les bretons sont des traces matérielle irréfutables de leur existence;
  • Les conflits violents entre les Bretons et les peuples qui les entourent : les Scotts, les Pictes, les Saxons démontrent que ce peuple s’identifie en tant que tel, qu’il a une conscience patente de ce qu’il est, que ceux qui l’entourent ..
  • La résistance féroce des Bretons aux invasions romaines
  • . Les soulèvements de ces mêmes Bretons contre l’occupant romain, le plus connu étant celui de la reine Boudicca – encore honorée de nos jours en Grande Bretagne
  • La résistance aux invasions saxonnes, quoique mal connues dans le détail marque les consciences pendant de longs siècles, et laissent dans l’inconscient collectif des traces très durables
  • Les écrits des abbés et chroniqueurs francs (annales de Réginon de Prüm, d’Angoulême, de Saint Aubin sont des preuves particulièrement démonstratives  ….
  • Le précieux poème en l’honneur de Louis le Pieux, par Ermold le Noir;
  • Les écrits précoces de Gildas, de Nennius, de Geoffroy de Monmouth, qui exltent dans des termes superlatifs le peuple breton (son courage, sa vaillance au combat), tout en fustigeant ses divisions, causes de ses défaites (Gildas).
  • Puis viennent les écrits tardifs du chroniqueur de Nantes, de Saint-Brieuc …
  • Les mythes innombrables ..

 

Cet ensemble est impressionnant. Pour qui est familier de ces lectures (c’est notre cas), cela détruit comme des pitreries insanes les écrits des « hystoryens » marxistes qui se sont acharnés, au cours des cinquante dernières années, à vouloir détruire l’idée de nation bretonne, là où les preuves s’étalent pendant plus de vingt siècles ! Cette continuité remarquable n’a été interrompue que sous les persécutions françaises de 1789 à nos jours. De l’antiquité à nos jours, les Bretons sont hyper-présents, en qualité de peuple et de nation. Sont voués à la ruine définitive les « travaux » de Minois, de Kerhervé, et autres « auteurs », qui prétendent ridiculement que la nation bretonne est créée par « les clercs de l’entourage du duc », pour mieux l’exploiter (Minois, Du Guesclin page …), que l’ébauche du sentiment national est née au 14ème siècle (Kerhervé), que le peuple breton est un mythe fabriqué par les « folkloristes du 19ème siècle » (sic !).

Voila donc entièrement détruite la légende – que nous avons entendu énoncer encore il a seulement quelques mois dans une radio connue -, que les Français sont l’un des plus vieux peuples de l’humanité ! Ils sont, au contraire, l’un des plus récents. Comme tels, l’un des moins fondés à ce réclamer du droit de faire la leçon aux autres, là ou l’humilité leur commande de se taire, d’écouter les autres, et d’apprendre.

 

LA FRANCE, DANS CES MÊMES TEMPS.

A contrario, que constate-t-on pour cette pauvre France, à laquelle le roman national assigne au moins deux mille ans d’âge, voir davantage ?

La France, n’existe pas même à l’état d’embryon à l’époque gauloise. Il n’est pas vrai, comme on l’enseignait encore dans mon enfance, qu’il y a 2000 ans, la France s’appelait la Gaule. L’une des plus grandes sottise écrites par Charles de Gaulle : « La France vient du fond des âges » (!). (Passons sur cette incroyable lapalissade : « La France a un passé, elle a un présent, elle a un avenir (!) ». La Gaule n’est pas l’ancêtre de la France. Cet espace géographique, ainsi désigné par les Romains compte plusieurs dizaines de nations, ainsi désignés par les chercheurs modernes. Tous les auteurs sont aujourd’hui d’accord sur ce point. Citons les principaux : ……

Cette continuité du peuple breton dans le temps – plus de deux mille ans d’histoire – est remarquable. Peu de peuples peuvent invoquer une telles antiquité. C’est là que les théories françaises prennent tout leur lustre de ridicule et de sottise. On s’interroge : pourquoi avoir fabriqué de telles sottises ?

VII – L’ASSASSINAT DES PRETENDUS DOCTRINAIRES DE LA NATION FRANCAISE : LE RIDICULE DE LA « UNE ET INDIVISIBLE. »

En ma qualité de juriste universitaire, jouissant, je crois, d’une certaine réputation d’honnêteté intellectuelle, je ne suis pas surpris de voir l’usage que le Conseil d’Etat de la France fait de la vérité, chaque fois que cela « arrange » la marâtre française. …

L’ignorance des auteurs s’alimente de leur inculture. Pour ces gens qui n’ont rien lu, l’équation est simple. La plus insensée est la suivante :

Les auteurs bretons ne parlent de la nation bretonne qu’à partir du 19ème siècle. La nation bretonne est une invention folklorique, celle des folkloristes du 19 ème siècle (!!!!).

Répétons le avec force : ce n’est pas parce qu’un pays s’intitule nation qu’il est une nation; inversement, ce n’est pas parce qu’un pays colonial prétend intégrer une nation conquise dans son propre territoire, et nie la réalité de celle-ci, qu’elle cesse d’exister. Si les éléments de la nation sont intacts – le territoire, la langue, les valeurs communes, surtout le sentiment d’appartenance, qui est l’élément le plus puissant -, cette nation continue à exister. La France est franchement ridicule de croire que d’avoir intégré dans sa constitution les termes cocasses de Une et Indivisible, a fait disparaître les nations bretonne, corse, alsacienne. La nation béarnaise a certes été diluée en tant que telle, parce que la France a réussi à étouffer totalement le sentiment national; les Béarnais ont certes conservé une identité forte, mais ne sont plus une nation, parce qu’aujourd’hui, en leur fors intérieur, ils se sentent français : la lessive française, chez eux, a détruit le sentiment national.

Guy Hermet stigmatise ce comportement absurde des pays qui détiennent la force de se décorer elles-mêmes du titre de « nations », alors qu’elles refusent par la violence à d’autres, militairement moins fortes ou impuissantes, le droit de revendiquer cette appellation, alors même qu’elles sont plus anciennes. Il ironise  : « Le rejet de ces petits nationalismes perturbateurs … quand les grandes puissances du moment honnissent chez les autres ce qu’elles ont acquis pour elles-mêmes ».

Ainsi en a-t-il été pour la vieille nation bretonne, identifiée en qualité de peuple breton avant le Christ, plus de mille ans avant qu’il soit question de nation française. La nation corse s’est vue attribuer par l’Etat colonisateur de « peuple corse, partie intégrante du peuple français ». Les électeurs corses viennent d’administrer à l’Etat colonial une gifle magistrale lors des dernières élections « régionales ». Il y a encore peu d’années, dans ce beau pays des droits de l’homme, les Bretons qui revendiquaient leur appartenance à leur nation, étaient considérés comme d’authentiques criminels.

Il pourrait être sans grand intérêt, après la démonstration ci-dessus – irréfutable -, de se demander si, dans le passé, les Bretons ont été non seulement identifiés comme un peuple particulier, distinct de ceux qui l’entourent, mais aussi de tous les autres peuples. Ils le sont, et sont désignés comme tels, des centaines de fois dans les textes, de longs siècles avant qu’il soit question de « nation française », dans les textes comme dans les esprits.

Nous allons emprunter aux textes une vingtaine de citations, extraites de nos notes de recherche, qui vont éberluer les Français, les marxistes, et rassurer les Bretons encore incertains dans leur recherche d’identité : tout au long de l’histoire, depuis Jules César, les Bretons, clairement identifiés, sont désigner par tous comme un peuple, comme une nation. Ce n’est que depuis l’écrasement mental de 1789 – la république des « droits de l’homme », encore elle ! -, que l’on a interdit à ce peuple vénérable de s’intituler tel : haro sur le baudet, qui en a bien d’autres à son actif.

…………..

Jules César …

Gildas le Sage ..

Procope de Césarée (mort en 565) : « L’ïle de Bretagne est habitée par trois nations très nombreuses, ayant chacune leur souverain ..

Nennius …

Ermold le Noir, Franc (818) :

« Un peuple ennemi, venu des extrémités du monde, les Brittani ..

« Cette nation perfide et insolente …

« Il est inconcevable qu’une nation étrangère ..

Jean IV, dit le Conquéreur …

Cuvelier

Guillaume de Saint-André ..

François II, dans sa lettre à Louis XI …

Abbé Vertot ..

Abbé Maury …

Comte de Botherel ..

Arthur Lemoyne de la Borderie … « La Bretagne … est une nation véritable, et une société à part ..

Lorsqu’on songe à l’arrogance des Français, depuis qu’ils tiennent le manche de la cognée, les complicités qu’ils se sont assurés dans l’université de Bretagne ..

Les chercheurs qui cherchent, finissent par trouver. Il est consternant de constater que « notre » université bretonne, depuis La Borderie, non seulement n’a rien trouvé dans ce domaine, mais s’est associée aux persécutions des auteurs dont le crime fut d’exhumer de nos archives ..

…………. A compléter ……

 

VIII – LES DROITS DES NATIONS. LA FRANCE, ETAT COLONIAL, REFUSE DE SE CONFORMER AU DROIT INTERNATIONAL.

Tous nos efforts, toutes nos publications, depuis quarante ans ont visé à ceci porter progressivement le débat breton au niveau du droit international. Nous sommes indiscutablement entrés dans cette phase.

Le droit moderne s’est enrichi d’un chapitre extrêmement important, consacré par le droit international. Le grand Renan, l’un des esprits les plus lumineux de son temps, l’un de ceux que j’admire, a écrit cette phrase d’une très grande portée, qui préfigure le droit actuel :

« Si quelqu’un a le droit d’être consulté, c’est l’habitant. Une nation n’a jamais un véritable intérêt à annexer ou à retenir un pays malgré lui. Le vœu des nations est, en définitive, le seul critérium légitime, celui auquel il faut toujours en revenir ».

La France n’a pas compris cela, ou fait semblant de ne pas le comprendre. Les « élus » « bretons » ont violé les voeux ardent de la population bretonne, exprimés d’une manière ferme par des sondages répétés, et des manifestations publiques spectaculaires.  C’est pourquoi on les méprise d’une manière unanime, c’est pourquoi ils seront un jour jugés.

Les droits des nations. La France viole délibérément le droit international. Elle bafoue ouvertement les droits des nations premières, baptisées encore « nations minoritaires ». Les Institutions et organisations internationales (L’Onu, l’Unesco, le Conseil de l’Europe, l’Organisation internationale du travail ….. ), ont élaboré depuis 1945 un corpus très important de textes définissant les droits incontournables des minorités dites nationales, et des peuples autochtones. Ces textes n’énoncent pas des principes philosophiques, mais des normes juridiques, qui font également parties des valeurs universelles, et des principes généraux du droit : en tant que telles, ces normes ont force obligatoire.

Le texte fondamental, en la matière, est la Déclaration des droits des personnes appartenant à des minorités nationales, ou ethniques, religieuses et linguistiques, adoptée par l’Assemblée générale de l’ONU, dans sa résolution 47/135 du 18 décembre 1992.

http://www2.ohchr.org/french/law/minorites.htm

Un autre texte, tout aussi important, est la Déclaration sur les droits des peuples autochtones1  adoptée le 13 septembre 2007 à New York par l’Assemblée générale des Nations Unies (ONU).

http://www.un.org/esa/socdev/unpfii/documents/DRIPS_fr.pdf

Aux termes de l’article premier de la déclaration de l’Assemblée générale du 18 décembre 1992 de l’ONU :

 » 1. Les Etats protègent l’existence et l’identité nationale ou ethnique, culturelle, religieuse ou linguistique des minorités, sur leurs territoires respectifs, et favorisent l’instauration des conditions propres à promouvoir cette identité.

 » 2. Les Etats adoptent les mesures législatives ou autres qui sont nécessaires pour parvenir à ces fins.  » 

 

Le droit moderne s’est enrichi d’un chapitre extrêmement important, consacré par le droit international.

Le grand Renan, l’un des esprits les plus lumineux de son temps, a écrit cette phrase d’une très grande portée, qui préfigure le droit actuel :

« Si quelqu’un a le droit d’être consulté, c’est l’habitant. Une nation n’a jamais un véritable intérêt à s’annexer ou à retenir un pays malgré lui. Le vœu des nations est, en définitive, le seul critérium légitime, celui auquel il faut toujours en revenir ».

La France n’a pas compris cela. Les « élus » « bretons » l’ont compris, et ont violé le voeu ardent de la population bretonne. C’est pourquoi on les méprise.

La France viole délibérément le droit international. Elle bafoue ouvertement les droits des minorités nationales.Les Institutions et organisations internationales (L’ONU, L’UNESCO, LE CONSEIL DE L’EUROPE, L’ORGANISATION INTERNATIONALE DU TRAVAIL  ….), ont élaboré depuis 1945 un corpus très important de textes définissant les DROITS INCONTOURNABLES des MINORITES NATIONALES, et DES PEUPLES AUTOCHTONES. Ces textes n’énoncent pas des principes philosophiques, mais des normes juridiques, qui font également parties des valeurs universelles, et des principes généraux du droit : en tant que telles ces normes ont force obligatoire.

Le texte fondamental, en la matière, est la Déclaration des droits des personnes appartenant à des minorités nationales, ou ethniques, religieuses et linguistiques, adoptée par l’Assemblée générale de l’ONU, dans sa résolution 47/135 du 18 décembre 1992.

 

http://www2.ohchr.org/french/law/minorites.htm

Un autre texte, tout aussi important, est la Déclaration sur les droits des peuples autochtones1  adoptée le 13 septembre 2007 à New York par l’Assemblée générale des Nations Unies (ONU).

 

http://www.un.org/esa/socdev/unpfii/documents/DRIPS_fr.pdf

Aux termes de l’article premier de la déclaration de l’Assemblée générale du 18 décembre 1992 de l’ONU :

 » 1. Les Etats protègent l’existence et l’identité nationale ou ethnique, culturelle, religieuse ou linguistique des minorités, sur leurs territoires respectifs, et favorisent l’instauration des conditions propres à promouvoir cette identité.

 » 2. Les Etats adoptent les mesures législatives ou autres qui sont nécessaires pour parvenir à ces fins.  » 

Les dispositions de ces textes sont appliquées – au moins en partie -, aux Etats-Unis (au bénéfice des nations indiennes), au Canada (au bénéfice des inuits et des nations indiennes), en Australie (au bénéfice des nations aborigènes), et dans de nombreux autres Etats civilisés. Le pays auto-proclamé des des droits de l’homme ne fait pas partie des Etats civilisés qui protègent les minorités qu’elle tient sous sa coupe : une des premières puissances coloniales jusqu’en 1960, elle les écrase, selon ses traditions, de son totalitarisme.

Les nations minoritaires et les peuples autochtones possèdent, AU REGARD DU DROIT INTERNATIONAL, des prérogatives inviolables :Le droit au territoire,Le droit à la culture,le droit à la langue,le droit à la transmission de la culture, de la langue, des valeurs,le droit à l’auto-gouvernance,le droit à l’auto-détermination.

LA FRANCE, bien entendu, n’a souscrit à aucun texte international la contraignant à mettre ces dispositions fondamentales en application. Les  » journaleux « , à l’exception de quelques uns, ignorent tout de cette question des minorités. Bien peu savent que les Basques, les Bretons, les Alsaciens, les Corses …. sont des nations authentiques, dépouillées de leurs droits, et bafouées.

La France a-t-elle le droit de se mettre en dehors des principes consacrés par le droit international ? A-t-elle le droit de faire voter par son Parlement des lois qui ont pour effet de dépouiller les nations qu’elle enserre dans ses frontières, par l’effet de cette fumisterie intellectuelle sécrétée en 1789, celle de la prétendue unicité de  » la  » nation française ?

Demandez aux députés et aux sénateurs « bretons » ce qu’ils en pensent : d’une voix de fausset, tous en coeur : « La soupe d’abord, monsieur ! D’Abord LA SOUPE ! »

EN AUCUN CAS : les constitutions des Etats – la constitution française en particulier – ne sont plus, en France comme ailleurs, au sommet de la hiérarchie des normes de droit. Le principe de supériorité du droit international sur le droit des pays membres de la communauté internationale – tous les pays de la terre, donc -, implique, ce principe étant absolu, que le droit international a une autorité supérieure à tous les textes juridiques de ces pays, qu’il s’agisse de leurs constitutions, de leurs lois, des règlements, des décisions des tribunaux. Ce principe et sa portée ont été affirmés et précisés maintes fois par les juges internationaux.

En violant quotidiennement les droits sacrés des nations et peuples qu’elle tient prisonniers dans ses frontières, sans leur consentement, LA FRANCE EST HORS LA LOI INTERNATIONALE. Ce point est une CERTITUDE ABSOLUE, au regard des textes très nombreux publiés en la matière, et AUX CONDAMNATIONS NOMBREUSES VISANT EXPLICITEMENT LA FRANCE, notamment par l’ONU, le Conseil de l’Europe, la FUEN, en raison des violations permanentes dont elle se rend coupable

Le Conseil d’Etat sait cela, le gouvernement français sait cela, et se mettent DELIBEREMENT hors la loi internationale en refusant, non pas seulement de ratifier la Charte dite des Langues régionales – qui est d’ailleurs une fort petite chose au regard de l’énorme problème posé par la violation des droits de la nation bretonne, de la nation basque, de la nation corse, de la nation savoyarde, de la nation flamande, de la nation alsacienne …. -, mais en refusant de garantir aux nations minoritaires incluses dans l’hexagone, sans que jamais leur avis ait été sollicité en rien, la jouissance de leurs droits. Le rôle de la France, le rôle du Conseil d’Etat est de faire respecter la droit international, non de le violer.

C’est au regard des TEXTES INTERNATIONAUX, qui s’imposent à la France comme aux autres Etats de la planète, que les droits des nations ci-dessus doivent être reconnus et garantis, non d’arguties aussi absurdes qu’incompétentes.

Le scandale est patent : on ne peut plus le dissimuler. En matière de protection des minorités – rappel étant fait que la Bretagne est majoritaire chez elle, et que la France ne s’y trouve que par la coercition et la violation du droit de ses habitants -, le pays autoproclamé des droits de l’homme est inégalitaire, discriminant, franchement réactionnaire.

CE A QUOI NOUS VOULIONS AMENER PROGRESSIVEMENT LE DEBAT, DEPUIS DIX ANS.

En commençant ces chroniques, il y a près de dix ans, nous avons clairement annoncé le chemin qui restait à parcourir pour amener les Bretons à la pleine conscience de ce qu’ils sont, ce que sont leurs droits, avant qu’ils n’en reprennent entièrement possession.

L’histoire de la Bretagne était une étape importante, avec l’analyse claire et motivée de ses falsifications par l’Etat prédateur. L’analyse du prétendu traité d’Union a été une phase importante de notre démonstration.

Les conflits permanents entre la France et la Bretagne en était une autre. Ces conflits n’ont jamais cessé, et ont repris, avec la renaissance du sentiment national, un tour aigu.

Les atrocités commises par la France en Bretagne (les invasions, la destruction de la dynastie, l’anéantissement des Institutions nationales, l’assujettissement de l’économie, les massacres, le génocide brito-vendéen, la colonisation du pays, l’abominable lavage des cerveaux depuis 1789 jusqu’à aujourd’hui …) sont aujourd’hui connues, y compris d’un nombre non négligeable de Français, car depuis trente ans, nous avons fait ce qu’il fallait pour cela.

Nous voici donc rendus à une phase extrêmement importante de notre démarche : celle du droit international. C’est sur ce terrain qu’il faut se battre. Ce qui importe aux Bretons, ce n’est pas que la France signe ou ne signe pas la Charte dite des langues minoritaires : ON S’EN MOQUE ! De toutes les manières, la France, Etat totalitaire et dictatorial, violerait les engagements auxquels elle aurait fait semblant de souscrire, car c’est la vocation naturelle de ceux qui la dirigent. Il relève des prérogatives nationales des Bretons de restituer – ou non -, à leur langue bretonne son rôle et son importance. En aucun cas le pouvoir étranger de Paris ne doit être mêlé à ce problème.

Les Bretons ont maintenant conscience qu’au regard du droit international, notamment par nos publications nombreuses, ils ont été et sont spoliés au quotidien par un Etat prédateur redoutable. Ils sont sujets à part entière du droit international, comme toutes les autres nations : ILS DOIVENT REPRENDRE CE QUI LEUR A ETE VOLE, ils ne doivent rien demander ni rien solliciter : ILS DOIVENT EXIGER. C’est ce que nous sommes allé dire en 2009, aux congressistes de la FUEN, à Bruxelles, tous d’accord avec nous, en leur remettant entre les mains le Livre bleu de la Bretagne, rédigé à leur intention. Cet ouvrage n’est pas seulement une histoire résumée des malheurs de notre pays, c’est un programme politique serré et très exigeant. Ce programme a été repris et amplifié par Pierre Lemoine et Louis Mélennec, et publié dans plusieurs sites depuis 2014. En particulier, nous n’accepterons jamais, nous peuple venu de l’antiquité, de demander à la France qu’elle nous reconnaisse comme nation : nous sommes une nation depuis plus de deux mille ans, c’est à nous que la France doit demander, elle fondée par la violence en 1789, si nous acceptons de lui reconnaître cette qualité.

Par Google : Programme politique pour la Bretagne souveraine.

Nous n’en somme pas encore là : la première phase, celle de la prise de conscience par les Bretons de l’imposture dont ils sont victimes, est aujourd’hui très avancée. On ne peut plus l’arrêter. La seconde débutera lorsque les Bretons auront enfin repris leurs esprits, ou comme le disait un psychiatre, lorsque leurs cerveaux seront guéris. Le programme proposé sur la toile sera abondamment repris : ceux qui dénigrent actuellement, se serviront les premiers. C’est ainsi que les choses se sont toujours passées dans l’histoire : les premiers qui révèlent la vérité sont traités de fous, il arrive qu’on les tue. Ceux qui les copient sont les pires contrebandiers en la matière. Tout est écrit, et tout va se passer comme nous le décrivons ici.

 CONCLUSION. LES BRETONS, VIEILLE NATION REMONTANT A L’ANTIQUITE.

 

 

J’ai entrepris, lorsque j’ai entrevu, il y a une quarantaine d’années, ce qu’avait été « l’oeuvre civilisatrice » de la France en Bretagne, de rétablir la vérité. J’ai été effaré de vivre sur le terrain cette sombre réalité : ceux qui avaient le plus intérêt à connaître enfin cette vérité – les Bretons -, ont été mes ennemis les plus féroces lors de la mise à jour des faits occultés par l’impitoyable censure française, la complicité des médias et des « élus » bretons, dont le silence est resté abyssal jusqu’à aujourd’hui, au point que, une partie du pays étant maintenant au courant, on les assimile et les désigne dans les blogs et dans les sites comme des traîtres, et des « collabos ».

Ceci illustre les adages bien connus. Lorsque les esclaves ont intériorisé leur condition, même s’ils rêvent de liberté, ils finissent par aimer leurs chaines. Et lorsqu’on leur propose de les rompre, saisis de stupeur et d’angoisse, beaucoup refusent.

Nous sommes maintenant en mesure de proposer des conclusions :

1 – Le phénomène national est universel dans le temps et dans l’espace.

Les Nations sont une constante de l’espèce humaine. Elles existent, sinon depuis toujours, en tous cas depuis la plus haute antiquité. Ce n’est pas parce que les occidentaux ont imaginé le mot « nation », pour désigner ce type de groupes humains particuliers, se sont mis à parler de « nations », à écrire des dissertations – fumeuses, d’ailleurs -, sur ce concept, à partir des 17ème et 18ème siècles, que cela marque l’acte de naissance ou d’existence des peuples : ils n’ont rien inventé du tout. Larges ou étroits, nombreux ou non, ceux-ci existent depuis toujours, et chacun d’eux, dès qu’il a su s’exprimer par le langage, verbal ou écrit, a toujours disposé d’un mot pour se désigner lui-même, à plus forte raison pour désigner ses voisins, surtout ses ennemis, identifiés comme « autres », c’est-à-dire comme des peuples différents. La chose a existé de tous temps, sous des appellations différentes, chaque langue exprimant cette réalité avec son vocabulaire propre, sans faire de philosophie autour, comme le font les pseudo-savants de notre époque, plus encore les négationnistes, qui rêvent d’un monde sans frontières, dans lesquels les êtres humains se tiendraient par la main. On en compte aujourd’hui  largement plus de mille peuples ou nations sur la planète terre. Rêver de les supprimer est une stupidité, en même temps qu’une utopie.

Sur ce point, donc, malgré la pertinence de son analyse du sentiment national, le grand Renan s’est trompé : il n’avait pas compris l’antiquité des nations, que nous démontrons ici – avec d’autres auteurs, soulignons le encore. Le temps n’était pas encore venu de parachever l’analyse.

L’homme est un animal social. Depuis que l’espèce existe, les hommes se rapprochent, se réunissent pour des raisons diverses. Tous sont inclus dans des cercles concentriques. Chaque homme s’inclut dans sa famille – au sens étroit comme au sens large : cousins, cousines …… -, son quartier, sa ville, sa région, son pays. la nation est l’un de ces cercles, l’un des plus importants pour chaque être humain.

Aimer son pays, sa culture, sa langue, est un phénomène naturel. Bien que les mondialistes s’acharnent à culpabiliser l’identité des peuples, par des procédés totalitaires et brutaux, les peuples sont et restent, comme tout au long de l’histoire, fondamentalement attachés à leurs cultures, à leurs racines.

Ce n’est pas que cela. C’est sûrement aussi un phénomène biologique, voire génétique. Les mammifères connaissent le même phénomène, au moins sur de nombreux points : les loups et bien d’autres espèces, pour ne citer qu’elles, vivent en tribus, possèdent un territoire, le défendent, excluent les individus qui n’en font pas partie, ont une vie sociale … Cette piste est passionnante, elle démontre qu’il y a un fondement biologique à l’existence des groupes humains, nationaux ou non.

Détruire les nations est utopique et impossible. Construire une seule nation mondiale est absurde. Il est d’usage de prétendre, en France – sous peine d’être traduit en justice – que toutes les civilisations se valent. Prétendre le contraire est considéré, selon les idéologues qui tiennent le manche de la cognée, comme une forme de racisme, terme aujourd’hui accommodé à toutes les sauces. Il est ridicule de présenter le problème de cette manière. Les êtres humains sont égaux en dignité humaine, c’est un principe philosophique acceptable, et même nécessaire pour que la vie en société soit possible. J’ai appris cela très jeune dans mon enfance bretonne; Yann Brekilien, historien et juriste breton, a largement théorisé ce principe dans ses ouvrages. Je n’ai jamais fait de distinction entre les êtres humains selon leur couleur de peau, ni de leur religion, ni de leurs idées politiques. Mais les hommes sont bien loin d’être égaux en valeur personnelle. Certes, ils méritent, au moins à priori, le même respect humain. Les considérations de race, de couleur de peau, de religion, de classe sociale, sont devenues inacceptables – voire criminelles -, dans notre monde moderne. De même qu’il existe des gros, des maigres, des grands, des petits, considérés dans leur manière de fonctionner, de produire, d’inventer, d’apporter aux autres, même si l’on doit faire » comme si », les peuples ne sont pas égaux. S’il est aujourd’hui nécessaire d’affirmer que tous les êtres humains méritent le même respect, la même considération – cela ne vaut que jusqu’au moment où ils perdent leur Dignité, par exemple s’ils commettent des actes gravement coupables au regard des valeurs admises par toute l’humanité. Le saint qui voue toute son existence à soulager autrui, avec une abnégation absolue, n’est sûrement pas l’égal en dignité de tel président de la République française, qui promet pour arriver au pouvoir, qui ment chaque jour,  qui trompe, qui accumule des richesses, qui viole honteusement les lois les plus sacrées.

De même, si la paix dans le monde exige que l’on bannisse définitivement la distinction entre les races que les socialistes et les auteurs français, au 19ème siècle, désignaient comme « inférieures« , et celles qu’ils définissaient comme « supérieures » (Jules Ferry, Paul Bert, Larousse, Gobineau, Victor Hugo …), il est stupide de dire que toutes les civilisations sont égales : certaines ne produisent encore que des hâches de pierre, d’autres sont incapables de fabriquer une machine à coudre ou une roue de bicyclette, d’autres construisent des ordinateurs ultra-perfectionnés et des vaisseaux inter-stellaires. Est-ce là ce qu’on appelle l’égalité des civilisations ? N’en citons aucune, il est dangereux dans le pays qui a inventé les droits de l’homme de dire certaines vérités. D’autres encore enseignent qu’il faut « les tuer tous », d’autres qu’il faut « les aimer tous »; d’autres que les femmes sont des êtres inférieurs, d’autres qu’elles sont nos mères, nos soeurs, nos épouses, nos filles, et qu’elles méritent à ce titre une considération beaucoup plus grande que celle qu’on doit aux hommes  : ces civilisations qui prônent les unes le meurtre, les autres l’amour, sont-elle « égales » ? Les valeurs morales produites par les civilisations et les religions ne peuvent être placées au même niveau : tuer son semblable, ou l’aimer, ce n’est évidemment pas la même chose ! Nous Bretons, persécutés par a France depuis l’année où ce pays prétend avoir inventé les droits de l’homme, et la langue universelle de l’humanité, avons une très large expérience de ce que furent ces droits appliqués à notre peuple (Lire et relire en famille si possible : La shoah bretonne; et : Les injures anti-bretonnes).

 

2 – Détruire les Nations au motif que l’histoire a largement démontré que les nations ont développé, les unes à l’égard des autres, un fort potentiel d’agressivité, qu’elles ont détruit des centaines de millions d’hommes pour des motifs aujourd’hui strictement inacceptables, est absurde … Les nations sont aussi indispensables aux peuples que la peau qui protège les individus.

Seuls 9% des Etats du monde actuel sont homogènes du point de vue ethnique. Dans les autres Etats, des majorités et des minorités  doivent vivre ensemble alors que, à des degrés divers, leur ethnie, leur langue ainsi que leur niveau culturel, intellectuel, religieux ou encore leur race sont différents.

Il en résulte un potentiel important de conflits, qui remet en question et menace des parties considérables de la structure actuelle des Etats du monde entier. Les grandes puissances exploitent cette situation. Les conflits des minorités provoquent des interventions extérieures, des guerres, l’accumulation d’ armes, des drames de toutes sortes. Il en résulte une escalade de violations des droits, de terreur et de représailles. Durant le 20ème siècle , et aujourd’hui encore, cela a provoqué et provoque encore des déplacements de populations, des massacres de masse, des génocides.

Comment diminuer l’agressivité des individus, l’agressivité des nations ? Il est évident qu’il y a là une tâche importante, prioritaire pour l’humanité, si on veut qu’elle survive. La destruction des individus pour supprimer leur agressivité n’est envisageable que pour ceux qui menacent par les crimes atroces qu’ils commettent sur leurs congénères. C’est en quoi la majorité des populations souhaitent, comme on l’a fait dans de nombreux états des USA, le rétablissement de la peine de mort, là où les crimes commis sont abominables. De même, le monde entier ne voit pas d’autres solutions, pour éliminer Daech, ou des groupes extrêmes de cette nature.

Le débat sur l’identité des peuples, n’est pas celui de la haine que se vouent les groupes humains, depuis qu’ils existent. C’est celui de l’appartenance à ces groupes divers.

La destruction des nations, à supposer qu’elle soit possible, n’est évidemment pas une solution envisageable : elle n’est réalisable ni humainement, ni juridiquement, ni techniquement.

Ces raisonnements infantiles sont de même nature que ceux qui prétendent qu’en détruisant le thermomètre, on détruit la fièvre, ou qu’en tuant le médecin, on tue la maladie.

Le mic-mac mondialiste, est le fruit d’esprits incultes, qui ne connaissent rien de l’histoire du monde. Tout démontre que le mélange intempestif trop rapide de populations de cultures diverses, est de l’explosif à l’état pur. L’idéal est sûrement louable, la sottise de le faire est impardonnable.

Le sentiment national et le sentiment patriotique, par bonheur, se sont vidés, en Europe et dans de nombreux pays de leur connotation agressive et revancharde. Nous sommes tous d’accord sur ce principe essentiel : l’humanité, à peine de mourir dans sa totalité, doit travailler avec acharnement à rapprocher les civilisations, à atténuer les divergences, les malentendus, à rapprocher les esprits, … On doit travailler à détruire tout ce que les théories anciennes de la nation comportaient de conséquences funestes et désastreuses, mais non détruire l’identité des individus et des peuples. Rien ne s’oppose, que des nations fusionnent pour former des ensembles plus vastes. Mais cela doit se faire selon un rythme naturel, lentement, et exclusivement par le consentement des populations concernées. Les nations antiques étaient exigües, comme le démontrent  les exemples les plus typiques, et les mieux connus, ceux des petites cités grecques, dont la surface n’excédait souvent pas plus de 100 kilomètres carrés, soit un soixantième des départements français actuels. Cela n’a pas empêché qu’un ensemble grec beaucoup plus vaste se constitue au fil des siècles, et devienne peu à peu la nation grecque d’aujourd’hui. La manière dont les malades mentaux de 1789 s’y sont pris pour « fabriquer » ce qu’ils ont dénommé la nation française est désastreux.

 

Le vrai débat : la compatibilité des valeurs des groupes humains.

3 – La lutte contre le racisme est sûrement légitime, à condition de savoir ce qu’est le racisme, qu’il a existé depuis que l’espèce humaine existe, et que ce phénomène est et reste, malheureusement, universel (lire absolument : Mélennec, racisme ..). Les débiles mentaux qui culpabilisent, par inculture absolue, les occidentaux – les journalistes du Monde, pendant de longues années, en particulier -, n’ont sans doute pas fréquenté l’école, et ignorent tout de l’histoire de l’humanité  ..

On n’a ni à approuver, ni à désapprouver le métissage : il est une réalité, qui va progresser, inéluctablement. De notre point de vue, c’est un bien, s’il se fait  sans violence, à son rythme, d’une manière naturelle et pacifique. C’est un résultat inéluctable de l’évolution du monde moderne. Il ne doit en aucun cas viser à détruire les identités des individus et des nations, mais doit constituer un processus de rapprochement des êtres humains.

Il ne s’agit, en aucun cas, d’exalter les égos nationaux aux dépens des autres, mais d’expliquer ce que sont les nations, comment elles se constituent, comment elles évoluent, et combien est coupable, par insuffisance de culture et de connaissances, ce par quoi pèche la quasi totalité du monde politique et du monde journaleux français actuel, les théories selon lesquelles, à notre époque, on pourrait détruire les nations sans commettre des erreurs aussi graves et des catastrophes humaines aussi dramatiques que celles qu’engendrèrent le communisme et le nazisme.

La survie de l’humanité passe par l’élaboration de valeurs sinon communes, en tous cas compatibles, qui permettent aux uns et aux autres de coexister pacifiquement .. … L’avenir de l’humanité est dans l’entente entre les peuples et les hommes. La destruction des nations et des identités particulières est un imbécillité .

Une chose est de travailler à cette belle oeuvre collective, une autre est vouloir faire des humains des CLONES …. Les coups de boutoir donnés depuis quelques années sur la tête des individus pour les humilier de leur identité, leur faire HONTE d’être français, bretons, allemands …. sont le fait d’imbéciles patentés. Ces gens sont des nazillons incultes. Dans leurs cerveaux dont le monde offre de multiples exemples, tous désastreux ….

Nous sommes entrés dans une période qui reproduit, sur une échelle beaucoup plus vaste, ce qui s’est produit en France en 1789, en Russie en 1917 … Les « révolutionnaires » de 1789 ont été, pour un grand nombre, des délirants, c’est à dire des malades psychiatriques, de la même manière que Hitler, Staline, Mao tsé Toung, les plus grands criminels de l’humanité.

La paix dans le monde ne passe pas par le massacre des Nations, par le mélange imbécile, autoritaire et totalitaire de populations aux mentalités incompatibles.

 

4 – La nation bretonne, sans aucune sorte d’hésitation, non seulement est une réalité incontournable, mais est infiniment plus ancienne que la nation française. Elle revendique, d’une manière légitime, le droit à la vie, et la restitution sans condition de ses droits nationaux et internationaux..

« La Bretagne est UNE et INDIVISIBLE depuis l’an 851, depuis près de douze siècles. Ses limites territoriales n’ont pas varié depuis cette époque, si ce n’est à la périphérie. La France n’a jamais été une et indivisible : c’est une sorte de mic-mac, accouché par la force et la violence au décours de la révolution dite « des droits de l’homme ». Les déclarations sans cesse répétées sur ce point par le pouvoir central français, aux termes desquelles la France serait une et indivisible,  sont une manipulation infantile, un instrument d’asservissement, une rodomontade. Les nations périphériques existent, certaines sont plus anciennes que la France. Après avoir été persécutées par le pays ridiculement auto-proclamé « des droits de l’homme », elles renaissent à la vie, la Bretagne avec une vigueur exceptionnelle.
Jamais le voleur ne devient propriétaire de ce qu’il a volé : Nantes est bretonne, la Loire Atlantique est bretonne. Ceux qui ont agi et qui agissent pour perpétuer ce vol ont à rendre des comptes, extrêmement lourds, à tous les Bretons : ils violent délibérément la volonté des populations, leur mandat électoral, pire : le droit international : les Bretons, protégés par les dispositions claires du droit international, ont à de nombreuses reprises exprimé sans ambigüité leur volonté ferme que soit respectée l’intégrité de leur territoire national. La situation actuelle est criminelle.

En savoir plus : http://bretagne-culture-histoire.webnode.fr/la-nation-bretonne/

La nation bretonne, pas davantage que la nation corse ou la nation alsacienne, ne sont un « morceau » d’une autre nation, surtout pas de la nation française, qui les a envahies, détruit leur culture et leur langue, humiliées depuis plus de deux siècles. Elles sont des nations à part entière, et, sans aucun doute, la nation bretonne est infiniment plus ancienne que sa voisine, qui a tenté de l’annihiler à partir de la shoah de 1789.

L’imposture française est maintenant certaine, démontrée, évidente. L’incompréhension de l’amour des Bretons pour leur patrie est un abîme, un gouffre. Impossible pour les Français de comprendre que leur nombril est très loin d’être le plus beau du monde, et qu’il en existe bien d’autres que le leur. C’est par l’effet d’un nationalisme furieux que la France a entretenu, pendant presque toute son histoire, des guerres .. …

La France continue cette imposture tous les jours. Ce n’est pas à la France de donner l’autorisation aux Bretons d’enseigner leur histoire, ce n’est pas à elle de règlementer les conditions dans lesquelles leur langue antique doit être enseignée ..

La France est bien le pays des non-droits de l’homme.

 

 

 

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(hjk) Selon la légende répandue par l’historien La BORDERIE, le duc Breton Nominoé, mort en 851, a été le fondateur de la patrie bretonne. Cela ne se peut. Il n’a certainement pas été le fondateur de la Patrie, pas plus que celui de la Nation bretonnes. Le peuple breton existait avant lui. Les nations sont le fruit d’une longue existence en commun. Il peut arriver qu’un homme les révèle à elles-mêmes, et les consolident. Mais l’histoire du monde ne compte aucune nation qui ait été créée par un seul homme. La Nation bretonne, sans aucun doute, désignée d’ailleurs dans les textes sous le terme de « gens » avant Nominoé possède, dès cette époque, à un haut degré, ce que nous désignons aujourd’hui sous le terme de« sentiment d’appartenance ». Les auteurs bretons qui nient cette réalité doivent retouner à leurs études, et lire les sources – beaucoup ne l’ont pas fait -, d’une manière honnête et scrupuleuse, en s’informant tout d’abord de ce qu’est une Nation, comment elle nait, se développe, et meurt.

La plus grande qualité qu’on puisse attribuer à Nominoé est celle d’Unificateur de la Principauté Bretonne, et d’avoir flanqué aux Francs des leçons sévères sur les champs de bataille. Avant lui, la Bretagne était extrêmement divisée. Après lui, même s’il est vrai que le pays se disloquera à nouveau (notamment lors des invasions normandes), il formera territorialement et affectivement un tout. C’est en cela que Nominoé a joué un rôle historique capital dans l’histoire du peuple breton, et qu’il occupe une place si importante dans l’inconscient collectif. Pour les Francs, ayant rompu sa foi, s’étant dressé contre leur Roi après lui avoir été fidèle pendant quelques années, et lui ayant infligé de cruelles défaites, il fut un traître, doublé d’un être pervers et cruel.

(rre) La France inventrice des droits de l’homme ? Ridicule. On trouve maintenant sur la toile une quantité de renvois et d’articles, par dizaines, qui démontrent l’imposture de la propagande française.

Ne citons qu’une seule source ici : le petit livre publié en 2000 par Jean-Jacques Gandini, en 2000, dans la collection Librio. Dans un chapitre liminaire court, l’auteur détruit avec fracas cette légende stupide : « Les droits de l’homme n’ont pas surgi, casqués et bottés, de l’esprit de l’homme moderne … Il s’agit d’un long cheminement … On entrouvre la première trace écrite comme dans le code d’Hammourabi, en 1700 avant Jésus-Christ … l’écriture des lois peut d’ailleurs être considérée comme une première conquête pour protéger l’individu contre l’arbitraire du pouvoir. » Puis, résumant volontairement cette matière immense, il évoque les nombreux auteurs qui, au cours de l’histoire, ont fait progresser la matière : Moïse, Sophocle, Platon, Aristote, Meng-Tseu, Siun-Tseu, Jésus-Christ, Saint Augustin. Le rôle du Christ dans la reconnaissance de la dignité de la personne humaine est majeur. Le rôle de la France : pour ainsi dire nul, ou même négatif, sauf dans sa propagande, à laquelle personne ne croit plus. Encore davantage depuis 2012, qui a fait apparaitre dans toute sa nullité ce qu’est l’appareil d’Etat de ce pays. Arrêtons là : j’ai assez écrit sur la violation des droits de l’homme par l’Etat imposteur.

(1) La définition marxiste de la nation est risible. Citons celle de .. , particulièrement pittoresque ..

Ah ! La bourgeoisie ! Ah ! La lutte des classes ! Au nom de ces incroyables concepts, que de victimes innocentes ! En Russie, furent mis à mort, torturés, déportés, affamés des millions de « koulaks », pas seulement des paysans riches, supposés exploiter le pauvre peuple, mais seulement quelques miséreux qui possédaient un petit lopin de terre, ou quelques poules, ou qui avaient seulment de quoi manger !

(ab) Le Gohérel Henri, Histoire du droit international public, Paris, PUF, 1996, page 1 de l’avant propos.

(23) Kerhervé Jean, Aux origines d’un sentiment national, Les chroniqueurs bretons de la fin du Moyen Age, Société archéologique du Finistère …

J’ai publié une cocasserie sur cet éminent auteur. Il y a quelques mois, je lui adresse par erreur, sur la foi d’un listing informatique dans lequel je croyais avoir rayé son nom – à sa demande -, un de mes récents articles. L’éminent auteur, par retour de mail, me fait savoir qu‘il ne veut ni recevoir ni lire mes articles, et que les siens suffisent à établir la vérité historique. Le tout dans des termes fort peu amènes (son origine concarnoise ?). Stupéfiant : écrire l’histoire d’un pays en refusant de lire les livres des autres chercheurs, mais en regardant son seul et unique nombril. Voilà comment on écrit l’histoire en Bretagne : on refuse de lire, et même de prendre connaissance des recherches et des opinions des autres, en affirmant haut et fort, du haut de sa propre boursouflure, que l’histoire est écrite, puisqu’on l’a écrite soi-même ! C’est ainsi que procédait le communisme. Beau carnage : plus de 100 millions de morts.

Je lui ai répondu – aimablement -, que nous ne procédons pas de la même manière : je suis de ceux qui lisent tous les travaux des autres, surtout ceux de mes ennemis, et que je les cite ostensiblement dans la bibliographie, histoire d’ailleurs de me moquer d’eux, pour leur montrer que nous ne cultivons pas les mêmes manières : ma démarche est scientifique et ouverte, je déteste le totalitarisme. Je lui ai cité, dans ma réponse immédiate, par mail, de mémoire, cinq ou six de ses propres articles, et de ses livres, ainsi que plusieurs des thèses universitaires qu’il a inspirées et présidées. Quoique nés sur le même territoire de Cornouaille, nous n’appartenons manifestement pas au même monde. Question d’éducation, probablement.

Pauvre Bretagne ! Les Bretons sont les fossoyeurs de leur pays : en 2016, à cause de leurs égos, ils sont incapables de s’asseoir à la même table, même dans l’intérêt le plus évident du pays.

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BIBLIOGRAPHIE SOMMAIRE.

Je ne peux m’empêcher de me moquer des « hystoryens » bretons, chaque fois que je compose une bibliographie : ils évitent de me citer, comme si mes recherches étaient de la peste : détruisant leurs affirmations falsificatrices, elles le sont; mais je n’aurais garde de ne pas les citer, eux, mêmes mauvais et de mauvaise foi; ce serait manquer à l’honnêteté, plus encore à mes devoirs stricts de scientifique : tout lire, tout savoir, en tout cas tout faire pour être le mieux informé possible. Les historiens falsificateurs se perdent eux mêmes : bientôt, on découvre leurs insuffisances, leurs mensonges; puis, on se moque d’eux; c’est pour eux le glas, la fin de la fin : ils disparaissent, on ne se souvient plus de leurs noms ni de ce qu’ils ont écrit. J’ai écrit souvent qu’un historien traditionnel n’a pas les compétences suffisantes pour écrire l’histoire de la Bretagne, même s’il est un érudit. Chaque jour, je le pense davantage.  pour comprendre les relations entre la Bretagne et la France, il faut être juriste : impossible d’y voir clair sans cela. Je l’ai largement démontré dans mon article sur l’Hommage des ducs de Bretagne au roi de France. De même, pour parler de la nation bretonne, Il faut avoir accumulé une masse énorme de connaissances historiques Pour pouvoir parler des nations, de la nation, et du concept de nation. L’étude des archives bretonnes apporte sûrement des éléments intéressants, indispensables. Mais à la condition exclusive et impérative d’être sorti de l’histoire de la Bretagne et de l’histoire de France, pour étudier le plus grand nombre d’histoires nationales, dans le temps et dans l’espace, c’est-à-dire de l’antiquité à nos jours, et dans les cinq continents. Ce que nous avons fait, ce que n’ont pas fait les « hystoryens » bretons, dont aucun à notre connaissance n’est sorti de l’histoire de notre péninsule, ou fort peu. Lorsqu’on a accompli ce périple, ce très long périple, pendant de très nombreuses années, si possible plusieurs dizaines d’années, on peut conclure avec la plus grande fermeté : les Bretons sont bien une nation très ancienne, au sens le plus fort du terme. Et l’on peut rire à belles dents des « auteurs » qui divaguent en faisant remonter la création – imaginaire selon eux – de la nation bretonne par ceux qu’ils désignent sous le nom ridicule de « folkloristes » du 19ème siècle.

Les ouvrages cités ont tous été lus, avec la plus grande attention, et ne sont pas seulement cités. les passages les plus importants ont été soulignés, et relus plusieurs fois. La liste des ouvrages lus et relus est bien plus importante que ceux cités ci-après, bien entendu. S’y ajoutent les articles innombrables – plusieurs milliers -, depuis au moins cinquante ans : une belle collection de renseignements sur de nombreux peuples du monde, très suffisamment pour savoir ce qu’est une nation, comment elle naît, vit, prospère, disparait. Et renaît, ce qui est le cas pour les Bretons.

Les historiens bretons cités ci-après le sont, non pas pour leur apport à la matière, mais à cause de leur volonté, pour le plus grand nombre, de nier le peuple dont ils sont sortis. Ils ne pourront pas dire qu’on les a écartés, comme le font les marxistes.

 

Aron Raymond, Paix et guerre entre les nations, 1962

Bennassar Bartolomé, Histoire des Espagnols, Paris    éditions Robert Laffont, collection Bouquins.

Brice Catherine, Histoire de l’Italie, Paris 2002, éditions Perrin.

Burger Julian, Premières nations, Un avenir pour les peuples autochtones, Fontenay-sous-Bois, 2000, Editions Anako. Très important pour comprendre que les nations existent même chez des peuples considérés comme « primitifs », en réalité, selon la terminologie actuelle, des peuples plus « premiers » que primitifs.

Boorstin Daniel, Histoire des Américains, Paris 1991, éditions Robert Laffont, collection Bouquins

César Jules, La guerre des Gaules, …………. Ouvrage majeur, en dépit de ses insuffisances, et des critiques qui lui sont généralement faites, l’égo de César le conduisant souvent à exhalter ses propres exploits. Ce sont les écrits de César qui nous permettent de savoir avec une assez bonne précision ce qu’était le peuple breton, alors dans la moitié sud de l’actuelle Angleterre.

Citron Suzanne, Le mythe national, Paris, 1991, Les Editions ouvrières. Ouvrage simple, mais indispensable, qui détruit avec une grande efficacité l’histoire falsifiée enseignée dans les écoles françaises (et bretonnes !)

Cassard Jean-Christophe, La Bretagne de Nominoé … Ouvrage indispensable, mais touffus et diffus.

Catalogue de l’exposition Anne de Bretagne, au chateau des Ducs de Bretagne, à Nantes,

Cette exposition a réuni une collection fort intéressante d’objets d’art, de peintures, de manuscrits, de monnaies … , qui auraient pu révéler à ses très nombreux visiteurs ce que fut la Bretagne médiévale, une puissance bien gouvernée, monarchie parlementaire et participative, et les féroces conflits brito-français, avant les invasions sanglantes de 1487-1491. Mais ses organisateurs, marxistes attardés, en ont fait une oeuvre calamiteuse qu’il faut avoir osé faire, sans guère de protestations. Accumuler tant d’inexactitudes dans un espace si limité (deux étages) fut une gageure. Rien sur les Ducs de Bretagne, ni sur leurs gouvernements, ni sur les conflits majeurs entre les deux peuples ennemis du sixième siècle au 15ème siècle. Des vomissures infantiles sur Anne de Bretagne. Une honte, relatée en détail dans les articles que j’ai consacrés à cette lamentable tentative de manipulation de l’histoire bretonne. Deux excellents articles, cependant, dans le Catalogue luxueux mais minable dans son contenu, rédigés par Michael Jones et par Colette Beaune, historiens réputés honnêtes et savants, ne sauvent pas ce livre, qui reste un témoignage de ce que sont capables de faire des « hystoryens » malhonnêtes, idéologues ignares et incompétents, lesquels se sont compromis d’une manière définitive. Deux articles déraisonnablement ridicules :

Taper dans Google : Mélennec, Nantes, exposition sur Anne de Bretagne.

Contamine Philippe, Un aspect des relations entre la France et la Bretagne au 15ème siècle : Louis XI, François II et l’ordre de Saint-Michel. Article précieux, strictement indispensable. Cette longue lettre, rédigée par la Chancellerie de Bretagne à l’intention de Louis XI, roi de France, énumère les règles de fonctionnement de L’Etat breton. On pourrait la réécrire dans son entier, sous le titre suivant : « Constitution coutumière de l’Etat breton au 15ème siècle ».

Chronicon Briocence, Chronique de Saint-Brieuc, Paris, Librairie Klincksiek, indispensable et précieux, en dépit de sa violence, qui témoigne avec une particulière netteté ce qu’est en ce temps là le sentiment d’appartenance des Bretons, exalté par l’auteur, en même temps que sont férocement pris à partie les ennemis des Bretons. Ce n’est pas un livre d’histoire fiable, mais c’est un témoignage précieux sur ce que les Bretons pensent de leur nation, et celles des autres, qui sont fustigées.

Cornette Joël, Histoire illustrée de la Bretagne et des Bretons, Paris, 2005 et 2015, éditions du Seuil. N’apporte rien, en dehors de très belles images, ce qui n’est pas entièrement égal à zéro.

Cornette Joël, Histoire … Ce livre, édité plusieurs fois, fort épais et ennuyeux, a fait dire à un lecteur : « Cornette rime avec sornette ». C’est excessif. Beaucoup de travail, aucune compréhension de ce qu’a été la Bretagne face à la France. On croirait ce livre écrit par un français, comme Alain Croix. L’auteur n’a aucune formation en droit des institutions, ni en sciences politiques. Navrant. Cornette a le profil type pour devenir membre de l’Institut. Quelle tristesse !

Demoule Jean-François,

Duroselle J.B. Paix et guerre entre les Nations, ..

Einstein Albert, Freud Sigmund, Pourquoi la guerre, téléchargeable.

Fleuriot … 

Ouvrage fort loué par beaucoup. On en sort – si on a eu le courage de le lire en entier, je n’ai à ce jour rencontré personne qui ait réussi cet exploit -, sans en avoir rien retenu. Aucune certitude sur rien, des milliers d’hypothèses. Il aurait gagné à être condensé en quelques pages, et à ne conserver que ce qui repose sur des certitudes, en tout cas sur des quasi certitudes.

Ganshof L.F., Histoire des relations internationales, tome I, Le Moyen Age, Paris, Hachette, 1951. Strictement précieux. A recommander à tous les hystoryens bretons. A ce que je pense, aucun ne l’a lu. D’où leur incapacité à rien écrire de sensé sur l’hommage des ducs de Bretagne aux rois de France.

Ganshof L.F.,

Girardet Raoul, Le nationalisme français : 1871-1914, Paris 1983, collection Points.

Giot …  

Même remarque que pour les livres de Fleuriot et Guillotel : des hypothèses, encore des hypothèses, toujours des hypothèses.

Granpierre Véronique, Histoire de la Mésopotamie, Paris, 2010,  Editions Gallimard, collection folio histoire. Indispensable, avec d’autres ouvrages de même nature, pour comprendre ce que sont les cités-nations-états de l’antiquité : d’authentiques petites nations, souvent exemplaires dans leur organisation politique …

Godineau  Christian, Regard sur la Gaule, Paris, 1998, 2000, 2007, Actes sud. Indispensable pour comprendre que la Gaule n’est ni un pays, ni une patrie,  ni une nation, et qu’elle ne peut avoir de langue unique. Elle est constituée de plusieurs dizaines de petites nations, appartenant majoritairement (sans doute, ou peut-être ?) à une même civilisation celte, à l’exception toutefois … « La patrie gauloise est un mythe … La Gaule n’existe pas, aucun texte, ni aucune inscription ne la qualifient de patria ».

Godineau Christian, Le dossier Vercingétorix, Paris, 2001, Actes sud.

Hermet Guy, Histoire des nations et du nationalisme en Europe, Paris, 1996, Editions du Seuil.

Hubert Henri, Les Celtes, Paris 2001, éditions Albin Michel.

Kerhervé Jean, Aux origines d’un sentiment national, Les chroniqueurs bretons de la fin du Moyen Age, Société archéologique du Finistère … L’article est excellent … pour tout lecteur qui ne connaît pas le sujet. Comme Alice au Pays des merveilles, Kerhervé découvre, ébloui … que le peuple breton existe, et que même, il est lié par un sentiment national …. depuis le 13ème siècle ! Etrange « découverte » : en effet, les nations existent depuis la plus haute antiquité, et éprouvent donc, pour leur pays, non pas seulement de l’amour charnel, mais un sentiment d’appartenance fort. En réalité, l’existence du peuple breton est attestée dès avant notre ère. L’éminent auteur se trompe donc de quinze siècles au moins. Fâcheux pour un auteur qui a occupé si longtemps les fonctions du professeur Kerhevé, docteur en histoire et agrégé, inspirateur et directeur d’un grand nombre de thèses, qu’il n’a sans doute pas pu s’empêcher de « gauchir » quelque peu, dans les sens de ses idées, bien loin d’être toujours exactes.

J’ai publié une cocasserie sur cet éminent auteur. Il y a quelques mois, je lui adresse par erreur, sur la foi d’un listing informatique dans lequel je croyais avoir rayé son nom – à sa demande -, un de mes récents articles. L’éminent auteur, par retour de mail, me fait savoir qu‘il ne veut ni recevoir ni lire mes articles, que les siens suffisent à établir la vérité historique, et que les miens ne peuvent rien lui apporter. Heureux homme ! Cela vaut peut être mieux ! Le tout dans des termes peu amènes (son origine concarnoise ?). Stupéfiant : écrire l’histoire d’un pays en refusant de lire les livres des autres chercheurs, mais en regardant son seul et unique nombril. Voilà comment on a écrit l’histoire en Bretagne depuis trente ans au moins : on refuse de lire, et même de prendre connaissance des recherches et des opinions des autres, en affirmant haut et fort, du haut de sa propre boursouflure, que l’histoire est écrite d’une manière définitive, puisqu’on l’a écrite soi-même ! C’est ainsi que procédait le communisme. Beau carnage : plus de 100 millions de morts.

Je lui ai répondu – aimablement -, que nous ne procédons pas de la même manière : je suis de ceux qui lisent tous les travaux des autres, surtout ceux de mes ennemis, et que je les cite ostensiblement dans la bibliographie, histoire d’ailleurs de me moquer d’eux, pour leur montrer que nous ne cultivons pas les mêmes manières : ma démarche est scientifique et ouverte, je déteste le totalitarisme. Je lui ai cité, dans ma réponse immédiate, par mail, de mémoire, cinq ou six de ses propres articles, et de ses livres, ainsi que plusieurs des thèses universitaires qu’il a inspirées et présidées, dont une, excellente, celle de … sur les finances bretonnes. Quoique nés sur le même territoire de Cornouaille, nous n’appartenons manifestement pas au même monde. Question d’éducation, probablement ?

Pauvre Bretagne ! Les Bretons sont les fossoyeurs de leur pays : en 2016, à cause de leurs égos, ils sont incapables de s’asseoir à la même table, même dans l’intérêt le plus évident du pays. En tout cas, je suis de ceux qui ont lu les publications de Kerhervé, qui sont loin d’être toutes mauvaises …. comme le sont les miennes pour cet auguste auteur. Je cite très volontiers sa thése sur l’Etat breton, et son article sur l’idéologie politique du Duché au 15ème siècle.

Le Baud Pierre, Histoire de Bretagne, avec les chroniques des maisons de Vitré, et de Laval […], Paris 1536. Hélas, je n’en ai lu que des extraits !

Leroy-Beaulieu Anatole, L’Empire des Tsars et les Russes, Paris, 1990, éditions Robert Laffont, 1392 pages. Fondamental, un très grand livre, aujourd’hui oublié.

La Borderie, Lemoyne de, Arthur, Histoire de la Bretagne, …

Lévy Edmond, Sparte, Paris, 2003, Editions du seuil, collection Points).

Lefèvre, Histoire de

Mélennec Louis, Nominoé, chef de toute la Bretagne, Dux totius Brittaniae. La Nation bretonne sous le Dux Nominoé. (Par Google).

Mélennec Louis, L’histoire mythologique des Bretons : un critère puissant de l’identité bretonne, qui n’est en aucun cas l’identité française. Blog de Louis Mélennec, par Google ..

Mélennec Louis, L’ère Meiji, Conférence donnée devant l’ambassadeur du Japon et l’ambassade, audible sur la toile.

Mélennec Louis, Le Béarn, nation assassinée par la France, conférence donnée à Arthez-de-Béarn le … 2015. (taper dans Google : mélennec Béarn).

Mélennec Louis, Racisme anti-blanc, article publié sur la toile, blog ..

Mélennec Louis, Savoie et Nice ..

Mélennec Louis, Qu’est-ce qu’une nation, article publié sur la toile.

Minois Georges, Du Guesclin, Paris 1993, éditions Fayard. Georges Minois n’est cité ici que pour ses erreurs, qui sont grossières, bien qu’il ait beaucoup lu. En 2014, on ne peut plus laisser dire n’importe quoi sur l’histoire de la Bretagne, et permettre à la France, parce qu’elle dispose de la force et de l’argent pour orienter les votes à l’assemblée nationale, et de renter les votants, ou ceux qui font semblant de voter (renter = servir des rentes), de continuer cette politique de spoliation monstrueuse, d’une Nation qui est maintenant au courant de son histoire, et qu’on ne trompera plus.

Si nous avions eu pour nos lectures que les seuls « hystoryens » « Bretons » – ceux que nous désignons sous ce vocable, nous  serions morts, la nation bretonne serait morte. Pire : elle n’aurait jamais existé, que dans nos imaginations : née dans le cerveau des « folkloristes » du 19 ème siècle, elle n’était, selon ces éminents auteurs, que du vent !
Nous avons publié sur Facebook, récemment, une lettre-réponse à Jean Kerhervé, qui fut professeur d’histoire médiévale à Brest. L’honnête homme, ayant reçu par inadvertance une de mes publications, refuse de la lire, il se contente de la « survoler » (!)
Georges MINOIS, lui, s’est signalé par un pamphlet volumineux sur Anne de Bretagne, publié en … et en .. , qui a réussi à troubler les esprits de ceux qui l’ont lu.
Je souligne une fois de plus que je lis tout le monde, et ne fait sûrement pas l’impasse sur les écrits de ceux qui écrivent des sottises.
Je renvoie tout de même au film réalisé par Jean Kerhervé sur l’Etat breton, techniquement excellent, très fourni en très belles images, mais qui contient des erreurs majeures, dont je vais donner la liste ci-après :
 L’ auteur du présent article, lui avait adressé une lettre manuscrite, il y a quelques années, pour lui indiquer quelques ouvrages, afin de s’informer sur ce que sont les relations féodo-vassaliques et l’hommage, notamment le remarquable ouvrage de Ganshof, qui est une référence. Il n’y a pas eu de réponse, même de courtoisie. Il recevra à son adresse le présent article. Et peu importe ce qu’il en fera.

Voici quelques « perles » relevées dans la littérature de Georges MINOIS, dans l’ouvrage qu’il consacre à DU GUESCLIN – critiqué par les spécialistes du temps, comme un ouvrage de mauvaise qualité, dont madame Françoise AUTRAND, voir ce nom :

– La Nation bretonne n’existe pas. Les Bretons sont un concept inventé : donc, ils n’ont pas d’histoire commune, ils n’ont pas de territoire commun, ils ne savent pas qu’ils sont Bretons, ils ne savent pas que ceux d’en face – les Français et les Anglais, qui tentent sans cesse de les envahir, sont leurs ennemis : ils sont donc en guerre contre ces deux pays, comme Don Quichotte qui combat les moulins à vent ! D’ailleurs, précise notre éminent auteur, il n’y a aucune différence entre les Bretons et les Français (!); tout au plus une différence de « patois » dans la partie ouest de la péninsule, où on ne parle pas français ..

– La Bretagne n’est ni un pays autonome, ni un pays indépendant : elle fait partie de la France. Citation : « Les nobles bretons qui refusent le rattachement du Duché à la Couronne, en 1379, défendent leurs droits et privilèges de nobles. Ce qu’ils craignent, c’est un pouvoir royal fort, qui va réduire leur autonomie, soumettre leurs terres à une fiscalité dévorante, rogner leurs droits de justice ». (Minois, page 441).  » On défend les droits et privilèges de la Bretagne, c’est à dire les droits et les privilèges de la noblesse bretonne, et même de la grande noblesse … » (sic !)

– Le sentiment national n’existe pas. Le sentiment national breton n’existe pas. « C’est une invention des clercs, de l’entourage ducal, qui, à la fin du 14èmè siècle, et durant le 15ème siècle, cherchent à renforcer le prestige ducal en l’enracinant dans les anciens mythes, etc.  » (Minois, page 436). C’est une « fabrication », une « invention des clercs de l’entourage ducal », dans les années 1380-1480, dans le but de « développer la fidélité à l’égard du Duc, dans l’intérêt de celui-ci, et de la haute noblesse, exploiteurs par nature. D’ailleurs, les clercs qui écrivent l’histoire  …. ne parlent pas breton !

Nota bene : le bon docteur Mélennec ne parle pas breton non plus, comme plus de 90 pour cent de la population aujourd’hui, par l’effet de l’action « civilisatrice » de la France. Pourtant, comme l’écrit un de nos correspondants qui vit en Argentine : « il y a chez moi une chose qui n’est pas négociable : ma qualité de Breton ».

– Le patriotisme breton n’existe pas : la patrie bretonne n’existant pas, le sentiment patriotique, en conséquence, ne peut exister, c’est une fiction : « Les clercs bretons bâtissent le sentiment national en écrivant leur histoire du Duché à leur manière, pour développer la fidélité à l’égard du Duc … Ils sont en grande partie les créateurs du « particularisme » breton … » (page 436).

– Sur l’hommage et ses effets juridiques, cette invraisemblable absurdité : « Par le fait que depuis au moins quatre siècles, le comte puis le Duc de Bretagne, prête hommage au roi, la Bretagne fait partie du royaume (de France). L’hommage des Ducs étant rendu depuis des générations, ne peut avoir qu’une signification : une reconnaissance par le Duc que « La Bretagne fait partie du royaume », et que les Bretons sont vils sujets du roi de France. Pourquoi pas ses esclaves ?

Comme si, le Duc prêtant également hommage au roi d’Angleterre pour les seigneuries qui lui ont été concédées dans ce pays (en particulier le Comté de Richemond) …. la Bretagne faisait aussi partie du royaume d’Angleterre. Comme si, du temps du temps que le roi anglais jouissait de seigneuries en France (la Guyenne, notamment), l’Angleterre faisait partie de la France; comme si le Saint Empire Romain Germanique, par le fait que l’Empereur possède des fiefs en France, faisait aussi partie du royaume de France …

En 1375 le roi de France Charles V, à la faveur de ses déboires avec le duc de Bretagne Jean IV, et de l’émigration de celui-ci en Angleterre,  « confisque » la Bretagne, et envoie ses armées, commandées par Du Guesclin, pour occuper le pays et le soumettre. Selon l’éminent auteur Minois, cette confiscation de la Bretagne par le roi de France en et l’invasion de la Bretagne … est « conforme au droit ». Car prise  « par une décision de justice conforme au droit féodal … … le Duc Jean IV, allié des Anglais, s’étant conduit en félon ». Sauf que le Duc Jean IV ne fait que défendre la Bretagne contre les entreprises française et anglaises, en jouant au chat et à la souris avec ses deux puissants voisins, très menaçants à l’égard de la Bretagne, qu’il n’est en aucun cas un « félon » selon le droit féodal, et…. que la décision de la justice est celle … d’une juridiction française – la cour des pairs, à la dévotion du roi de France -, et qui n’a jamais eu la moindre autorité en Bretagne. Pour parler de « droit féodal », et de la légitimité de la décision prise par cette cour composée  par des hommes du roi – ses sujets -, il faudrait être juriste et, de surcroit, spécialiste dans cette discipline. L’êtes vous, M. le professeur agrégé Minois ? Assurément, NON. Savez-vous dans quelle condition un seigneur peut se saisir et s’approprier un bien qui appartient à un autre ? Vous aurez la réponse, non seulement en vous reportant au traité de Ganshof – ou aux autres ouvrages juridiques publiés sur cette matière, une bonne dizaine au total -, mais surtout, désormais, à mes publications sur la Constitution bretonne au moyen-âge, la souveraineté des ducs de Bretagne, et l’hommage des ducs de Bretagne aux rois de France. Comme si la Cour d’appel de Rennes décidait tout d’un coup que … l’Angleterre fait partie de la Bretagne, ou que le Parlement de Paris votait une loi selon laquelle la Chine est annexée à la république française des droits de l’homme ! Comme si l’invasion de la France par l’Allemagne nazie  était légitime, parce que décidée par le Chancelier allemand HITLER … Etc.

Voici la plus grande sottise écrite de mémoire d’ »hystoryen » breton, sous la plume de Georges Minois :

« Dans toute la partie orientale du Duché ( = le pays Gallos), le sentiment national breton est une création de l’administration ducale des années 1380-1480, et plus particulièrement des chroniqueurs » (!!!!!)

Donc, Bretons venus du fond des âges, vous n’existiez pas dans l’antiquité, et les Bretons du pays Gallo ne sont pas Bretons ! Demandez leur ce qu’ils en pensent ..

C’est EFFARANT. Tant d’ignorance sur les principes élémentaires du droit médiéval, sur ce que sont un Etat, une nation, un peuple, un sentiment national ou d’appartenance, le sentiment patriotique d’un peuple, l’indépendance, les pouvoirs souverains, la souveraineté  …., tant d’ignorance et d’erreurs sur l’histoire des nations, des peuples, des Empires …, de l’histoire du monde,  laissent pantois. On se pince pour savoir si on a bien lu, si des agrégés et des docteurs en histoire peuvent avoir écrit cela, et si l’on peut, dans l’université bretonne, accéder à ces hauts grades sans rien connaître de ces notions essentielles, alors qu’il existe une littérature IMMENSE SUR CES SUJETS.

Au boulot, donc, mes petits amis. Votre Pays, par la sottise des gens d’à côté, est en train de disparaître.

Monmouth, Geoffroy de, Histoire des rois de Bretagne, Paris, 1993, Editions Les Belles Lettres. Indispensable.

Moreau Defarges, La guerre ou la paix demain ?

Mossé Claude, Une histoire du monde antique, Paris, Larousse 2005 et 2008.

Nennius, Historia Brittonum, Histoire des Bretons, Sautron, 1999, Editions du Pontig. Indispensable, malgré ses plus que insuffisances.

Nguyen Quoc Dinh, Droit international public, cinquième édition, Paris, LGDJ, 1994, pages 2, 3, 29, 272, 378, 589.

Nora Pierre (sous la direction de), Les Lieux de mémoire, Paris 1997, 3 tomes. Indispensable; ouvrage majeur.

Orrieux Claude, Schmitt Pantel, Histoire grecque, Paris, 1995, 2004,2008, PUF, collection de référence Quadridge.

 

Plaidoyer pour la suppression du concept de nation, et l’abolition des frontières. Article publié sur la toile. Même si l’on plaide ici sur l’absurdité de la volonté des idéologues de supprimer les nations – ce qui est humainement, juridiquement et techniquement impossible -, il serait aberrant de ne pas écouter les arguments que les partisans de cette théorie énumèrent. Pour les combattre, il est évidemment nécessaire de les connaître, dans un esprit très ouvert. Les « hystoryens » bretons devraient s’inspirer de ce principe, en particulier M.M. Kerhervé, Minois et autres. Mais leur vie démontre qu’ils sont comme les paranos, qui ont toujours raison, n’écoutent pas, et détruisent tout. L’incapacité de dialoguer est pathologique : les communistes ont à leur passif 100 millions de morts, certains disent 200 millions. Cet article est intéressant. Les réactions des lecteurs sont absurdement agressives, et improductives.

Planiol Marcel, Histoire des Institutions de la Bretagne, Mayenne …

Rapport à la Commission des questions juridiques et des droits de l’homme, sur le concept de nation, DOC 10762, 13 décembre 2005. Strictement indispensable : alors que de nombreux pays européens reconnaissent et garantissent le droit à l’autonomie des nationalités et des régions qui les composent, des peuples, des minorités nationales, le pays autoproclamé « inventeur des droits de l’homme », refuse avec obstination de reconnaître les droits des nations incluses sur ce qu’il déclare être son territoire national, y compris à celles plus anciennes que lui, la Bretagne en particulier : ridicule, absurde, monstrueux, criminel.

Riasanovsky Nicholas V., Histoire de la Russie, Paris 1987, 1994, éditions Robert Laffont, collection Bouquins.

Reischauer Edwin, Histoire du Japon et des Japonais, 2 tomes, traduction Richard Dubreuil

Salles Catherine (sous la direction de), Naissance d’une nation, Paris, Larousse-Bordas, 1988. De magnifiques illustrations, ce qui n’est pas rien !

Soustelle Jacques, La vie quotidienne des Aztèques à la veille de la conquête espagnole, Paris 1955, Genève 1977, éditions Hachette et Famot.

Temple Henri, Théorie générale de la Nation, L’architecture du monde, Paris 2014, éditions de l’Harmattan. Ouvrage majeur.

Tonnerre Noël-Yves, Chroniqueurs et historiens du moyen âge au milieu du 20ème siècle. Presses universitaires de Rennes, 2001. Très important.

 

 

 

 

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LES LECTEURS ECRIVENT.

 

Un correspondant du Québec. Réponse  de L. Mélennec.

 Nous en sommes encore réduits, en Bretagne, à INFORMER les Bretons de leur histoire. Ils sont tellement esclavagisés, qu’ils peinent à comprendre, surtout les vieux. Mais cela avance, assez vite, auprès des jeunes. Le sentiment d’appartenance, d’identité, a toujours été puissant en Bretagne, la France n’a pu le détruire : il se développe, à quoi je travaille par mes publications. (Livre bleu : 300 000 téléchargements). Plusieurs jeunes Bretons ont intenté des procès, visant à répudier la nationalité française, dont ils ne veulent plus. La cause : le dégoût irrépressible que leur inspire maintenant la France (pas les Français, je le souligne) : ils ont connaissance des invasions, des exécutions, du pillage de nos richesses, de la violation de TOUS les engagements pris par ce pays,tous bafoués, de la destruction de la langue et de la culture. Internet à permis tout cela, en mettant à la portée de tous notre histoire nationale. Le vocabulaire politique change aussi : on parle ouvertement de collabos, de journaux de la collaboration, de traîtres … La Lebranchu a été couronnée « Traitresse bretonne de l’année 2014 ». La Corse, coup sur coup, administre des gifles retentissantes à l’Etat colonial. L’évolution est irrémédiable. Beaucoup demandent maintenant des sanctions impitoyables pour l’affaire de Nantes … Ce bricolage monstrueux de 1789 se défait : de la doctrine stupide des prétendus « révolutionnaires », il ne reste rien, que le ridicule.

JL. Nantes. Qu’apportez-vous de nouveau, par rapport à Renan, breton lui aussi ?

Louis Mélennec. Beaucoup. Renan est une de nos gloires nationales bretonnes, aujourd’hui presqu’oublié. Son oeuvre est gigantesque. Les Français s’en sont emparés, comme ils ont fait de Chateaubriand, breton illustre s’il en fut, qu’ils considèrent comme leur plus grand écrivain. Tant pis pour les Bretons, qui ne savent pas exploiter leur patrimoine, ou parce qu’ils n’osent plus, étouffés par des siècles de colonisation. Oui, ma théorie des nations va beaucoup plus loin que celle de Renan, il y près de 150 ans. Je revendique, en particulier, d’avoir démontré que les nations sont antiques sont une réalité incontestable, et que la nation bretonne existait, en tant que telle, dès avant le Christ. Comme tous, Renan admettait – à tort -, que les nations sont une création récente, et qu’elles n’existaient pas dans l’antiquité. Ce qui arrangeait bien les négationnistes de l’histoire bretonne.  Si l’on pense que le mot « nation » est inadapté, on a sûrement tort. Mais on peut tout aussi bien le remplacer par le mot « peuple », son synonyme : là, tout devient limpide, y compris pour ceux qui résisteraient encore.

 

A propos des hommes de l’Île de Sein. M. Finistère. Comment expliquez vous ce patriotisme des hommes de l’Ile de Sein, qui ont rejoint en masse le général de Gaulle à Londres, en 1940 ?

Louis Mélennec. Je me suis expliqué maintes fois sur ce point. Le maire de l’Ile de Sein est en possession du Livre bleu de la Bretagne, et de l’article terrifiant sur le génocide breton et vendéen. Je lui ai demandé, comme à des centaines d’autres, de le diffuser dans la population. Impossible, donc, aujourd’hui, de tricher avec notre histoire nationale. Comme tous les Bretons, les habitants de l’Ile de Sein ont été victimes d’un tel lavage de cerveaux, sans aucune sorte de possibilité d’accéder à la vérité historique, qu’à la fin du 19ème siècle – comme mon père, mes grand-pères, mes arrière-grand- pères, interdits de connaître leur véritable identité, honteux de celle-ci, Ils se sont crus français, ce qu’ils n’étaient ni de loin ni de près. En 1940, à l’exception de quelques lettrés, qui sont farouchement nationalistes bretons, tous se croient français en Bretagne. Les Sénans sont manipulés, comme tous les autres bretons. ….. Mais cela va beaucoup mieux, depuis quelque temps : j’ai su, de sources sûres, qu’on lit aussi le Livre bleu à Sein, y compris dans la sacristie ! Merci, M. Le Curé.

Sans réponse de M. le maire, j’ai donc diffusé dans plusieurs sites le texte ci-après, dont je sais qu’il a déja une certaine notoriété, mais qu’il ne peut faire plaisir à tout le monde :

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