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- 9 août 2010: L'HOMMAGE DES DUCS DE BRETAGNE AUX ROIS DE FRANCE ET D'ANGLETERRE : DE VAGUES TRAITES D'ALLIANCE MILITAIRE, RIEN D'AUTRE .
- 16 juillet 2010: REMARQUES SUR LA STRATEGIE POUR FAIRE AVANCER L' " AFFAIRE DE BRETAGNE ".
- 14 juillet 2010: LE TRISTE BILAN DE Jean Yves LE DRIAN, en termes de restauration de la Bretagne dans ses droits immémoriaux, ce 14 juillet 2010, fête nationale de nos voisins les Français.
- 12 juillet 2010: LES CATALANS DANS LA RUE : " Nous sommes une Nation, nous décidons NOUS MÊMES ".
- 22 juin 2010: LA BRETAGNE DOIT, AVEC LA PLUS GRANDE FERMETE, SE PREPARER A REAPPARAÎTRE SUR LA SCENE INTERNATIONALE, non comme Etat fédéré au sein de l'Europe, mais selon le statut que les Bretons, seuls compétents pour celà, auront décidé de lui attribuer.
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- 2 juin 2010: LES BRETONS SELON LA FRANCE A PARTIR DE 1789 : SALES, SOURNOIS, CRAPULEUX, IDOLÂTRES, DEBILES, IVROGNES, DEMEURES, PLUS PROCHES DES ANIMAUX QUE DES HOMMES : " CE SONT LES NEGRES DE LA FRANCE ", SELON NOS (TRES) HONORABLES VOISINS.
- 27 mai 2010: LE STATUT POLITIQUE FUTUR DE LA BRETAGNE SE PRECISE : STATUT QUO ANTE ? REPUBLIQUE FEDEREE AU SEIN DE L'EUROPE ? SOUVERAINETE TOTALE ?
- 24 mai 2010: COMMENT LA FRANCE DES DROITS DE L'HOMME A HUMILIE UN PEUPLE FIER, ET L' A TRANSFORME EN UN PEUPLE HONTEUX DE LUI-MÊME .
- 15 avril 2010: LE DECERVELAGE DES BRETONS PAR LA FRANCE AU XIX ème siècle, sur la foi d'une religion idéologique mensongère, fondée sur des droits de l'homme prétendus, prétendûment " inventés par la France .
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L’HOMMAGE DES DUCS DE BRETAGNE AUX ROIS DE FRANCE ET D’ANGLETERRE : DE VAGUES TRAITES D’ALLIANCE MILITAIRE, RIEN D’AUTRE .
9 août 2010 par Louis Mélennec.
LES HOMMAGES DES DUCS SOUVERAINS DE BRETAGNE, ne sont rien d’autre que l’aspect par lequel se formalisent de vagues traités d’alliance, d’aide réciproque et de non agression : LES BRETONS SONT STRICTEMENT MAÎTRES CHEZ EUX . LES HOMMAGES NE CONFÈRENT A PERSONNE LE DROIT D’INTERVENIR DANS LES AFFAIRES DU DUCHE, PAYS SOUVERAIN ET DISTINCT DE TOUS LES AUTRES, QUI EXERCE SEUL SUR L’ETENDUE DE SON TERRITOIRE TOUTES LES PREROGATIVES DE PUISSANCE PUBLIQUE, LESQUELLES DEFINISSENT SEULES LA SOUVERAINETE.
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Il y a tant de ” sçavants ” qui opérent sur la toile bretonne (confere : l’émission sur ” La Bretagne assassinée ” : 73 réponses, totalisant une centaine d’injures), qu’on se demande ce qu’on peut leur apporter, puisqu’ils ne lisent rien, surtout pas les références bibliographiques qu’on leur conseille. C’est sans doute l’un des effets du ” miracle breton ” : tout savoir, sans avoir rien appris. L’auteur du présent texte est beaucoup plus modéré : 40 années de réflexions, dont 20 années de fréquentation quotidienne des archives, ne lui ont permis d’accéder qu’à une partie de la vérité. Pour dire le vrai, les ” pistes ” ont tellement été brouillées, qu’il a fallu souvent plusieurs années, pour lever, l’une après l’autre, les impostures que l’on a servi comme de la soupe aux Bretons, pour les empêcher de savoir d’où ils viennent, qui ils sont, ce vers quoi ils tendent souvent inconsciemment, comme tous les peuples envahis et subjugués : leur réapparition, comme peuple Libre, prêt à assumer, avec les ENORMES atouts qui sont les siens, sur la scène internationale.
Les principales de ces impostures sont largement corrodées aujourd’hui. La taille d’un peuple ne traduit nullement son importance réeelle : la Suisse, petit pays européen, gère, dit-on, la moitié ou davantage des capitaux mondiaux. C’est un statut de cette nature que les Bretons doivent vouloir pour leur pays, car, les collabos une fois éliminés, il est à leur portée.
On va rédiger - pas avant la rentrée - deux articles sur le sujet, qui certes n’est pas une préoccupation quotidienne des Bretons, mais qui est indispensable pour bien comprendre que la Bretagne a été, au moyen âge, un Etat entièrement SOUVERAIN, c’est à dire INDEPENDANT.
- L’un traite de LA THEORIE SIMPLIFIEE DE L’HOMMAGE AU MOYEN ÂGE. Sans cette étude, juridique, mais écrite dans son entier dans un français simple et accessible, la matière est et restera pour toujours incompréhensible.
- L’autre traitera - plus tard - des HOMMAGES DES DUCS DE BRETAGNE AUX ROIS DE FRANCE ET D’ANGLETERRE.
Dans l’attente de ce deuxième article, les questions qui nous ont été adressées par écrit - courtoisement, exprimant une réelle curiosité de savoir de quelle nature était l’hommage des Ducs de Bretagne, et ce à qui il obligeait TANT LE DUC QUE SON COMPERE LE ROI DE FRANCE -, recevront réponse, dans la mesure ou elles éclairent le débat.
Pour le moment, une seule lecture est recommandée : le petit traité de F.L. GANSHOF, Qu’est-ce que la féodalité, Collection Pluriel, Tallandier, PARIS, 1982. Cet ouvrage est sans doute le meilleur du genre. Il est déconseillé à ceux qui savent TOUT, ainsi qu’aux gens fatigués : il comporte 296 pages ! Qu’on se rassure : tous les textes latins sont traduits.
LES FRANCAIS S’OUVRENT PEU A PEU À L’HISTOIRE DE LA BRETAGNE. Le temps n’est plus loin où les atrocités commises par les armées françaises en Bretagne seront connues de tous : les allusions dans les conversations que l’on entend ici sont de plus en plus claires; on sait maintenant que la Bretagne a été envahie, conquise, et annexée contre son gré. Le journal Le Monde a rapporté quelques propos dans lesquels de jeunes Rennais lui ont dit, avec vivacité : ” Ici, on est breton, non de D. ! ” Il n’a pas osé trancrire le texte dans sa totalité : ” En Bretagne; ON N’EST PAS FRANCAIS “. L’annexion du Comté de Nantes est violemment dénoncée. Dans peu de temps, sans doute, on va s’apercevoir que TOUT CE QUI EST ECRIT dans le livre bleu de la Bretagne est VRAI (Cf : Yann Fouéré, actualités). On ne manquera pas de rapprocher ce qui s’est fait en Bretagne, aux abominations invraisemblables commises quotidiennement, en 2010, par les Chinois au Tibet, plus encore au Kurdistan par les Turcs.
(A suivre).
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REMARQUES SUR LA STRATEGIE POUR FAIRE AVANCER L’ ” AFFAIRE DE BRETAGNE “.
16 juillet 2010 par Louis Mélennec.
A PROPOS DE L’INTERVIEW TRES DURE DE EVA JOLY SUR LE PROCUREUR COURROYE, ET LES CONNIVENCES MALSAINES ENTRE LE POUVOIR ET L’APPAREIL JUDICIAIRE.
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1 - L’INTERVENTION FREQUENTE de ce qu’en France on dénomme ” les pouvoirs publics ” dans le fonctionnement de la justice, n’est en aucun cas une hypothèse d’école : C’EST UNE CERTITUDE.
Quiconque veut gagner du temps, et s’initier à la matière, pourra, s’il est totalement ignare du phénomène, commencer son parcours initiatique en lisant et en relisant cet article terrifiant, qui dressera ses cheveux sur sa tête, publié par le journal Le Monde (si partial dans nombre de ses analyses, encore inspirées par le marxisme, en dépit des 100 millions de victimes causées par cette doctrine mortifère, le 23 juin 1999 (page 9) : ” Des archives dévoilent comment François Mitterand abusait des interventions individuelles “.
Il apprendra comment ce triste sire, investi de la confiance du pays, garant au sommet de l’Etat français de l’impartialité de la Justice, est intervenu d’une manière ” FREQUENTE ET VARIEE ” (sic), ” dans un champ d’action QUASIMENT SANS LIMITE ” (resic), non pas seulement pour influencer les magistrats, mais POUR DETOURNER LA JUSTICE DE SON COURS. En clair, dans nombre de cas, pour faire du coupable un innocent, et de l’innocent un coupable. L’effet vomitif de cet article, rédigé à la suite de longues recherches effectuées par Alain BANCAUD, sociologue au CNRS, est destructeur.
Il serait infantile de croire que la mort du sinistre Mitterand - dont Michel Rocard, son ex-premier ministre, homme respecté et respectable, a dit publiquement qu’il s’aimait à s’entourer de personnes à la moralité douteuse, ce qui était un doux euphémisme - a mis fin à ces sinistres pratiques. De même serait-il aberrant de croire que les chefs des Etats occidentaux, même lorsqu’ils font boutique de prétendre détruire les paradis fiscaux - alors qu’ils savent que celà est impossible, et qu’il existera TOUJOURS à leur bénéfice des paradis spéciaux rendant la saisine de leurs fraudes impossible, en raison des complicités croisées et des moyens techniques hyper-sophistiqués dont ils jouissent (pour information, on estime de 20 à 40 milliards de dollars par an le montant des sommes volées par les dictateurs du tiers-monde, ce chiffre étant très inférieur à la réalité et, sans aucun doute, à ceux dérobés dans les pays industrialisés).
2 - L’OCCASION NE M’A PAS ETE DONNEE D’ADMIRER BEAUCOUP DE MONDE DANS MA VIE. Eva JOLY fait partie de ces rares personnes. Je ne l’ai pas caché. Alors qu’elle enquêtait sur les crimes de la République (je parle de la République des Droits de l’Homme, auto-proclamée telle), je lui ai écrit à plusieurs reprises, pour le lui dire, alors que j’étais candidat à la succession du Médiateur de la République, et qu’elle ne se déplaçait plus que protégée par une garde prétorienne.
Par bonheur, elle est toujours en vie, juridiquement à l’abri des attaques, mais non pas des attentats. Plusieurs personnes sont mortes de mort mystérieuse sous les septennats et sous les quinquennats récents (Boulin, Pelat, de Grossouvre, Bérégovoy …..); ces morts ne sont élucidées que par un petit cercle de témoins, ou de personnes informées. Les archives du Crédit lyonnais, qui recelaient la preuve de transactions criminelles, ont brûlé; on ne compte pas le nombre de pièces compromettantes qui ont disparu des armoires blindées dans lesquelles elles étaient conservées; le pouvoir a l’audace d’invoquer le secret militaire pour se protéger, à tout propos … Prions le ciel qu’il n’arrive rien de mal à Eva JOLY, ET QU’UN MOUVEMENT SE LEVE pour que nos voisins les Français la désignent comme candidate aux élections présidentielles. Elle ne sera pas plus ouverte que les autres à l’émancipation de la Bretagne : mais de cela, nous nous en foutons, puisque les Bretons commencent à comprendre le dessous des cartes, et ont entamé, au dela de cette prise de conscience, des actions déterminées en vue de se débarrasser de ce qui doit être jeté au caniveau.
3 - Si l’appareil judiciaire français est loin d’être pourri dans sa totalité, comme on l’entend dire parfois - il y a autant de magistrats honnêtes que dans le reste de la population, de cela j’ai eu la preuve formelle et répétitive depuis 1970 -, toutes les personnes informées savent que les affaires importantes sont verrouillées d’en haut, par une multitude de mécanismes que j’ai patiemment décryptés, et dont j’ai fait l’inventaire, du temps où je cultivais, à la Médiature de la République, l’illusion que cela pourrait être utile, jusqu’au moment ou j’ai été persuadé, en effet, que la montagne est trop haute pour être franchie, si les personnes en mesure d’agir et de peser sur les affaires ne s’y mettent, avec détermination.
Certains de nos voisins - les Anglais, en particulier -, peuvent se prévaloir d’un appareil judiciaire qui fonctionne correctement. Qu’adviendra-t-il de la Bretagne, lorsque sa Justice sera administrée par elle, et non de l’étranger ?
4 - IL N’Y A AUCUNE DEMOCRATIE EN FRANCE. Le jeu du pouvoir y est foncièrement malhonnête et truqué, entièrement entre les mains de quelques uns. Les dés sont pipés. Il y a, me disait un haut magistrat proche du pouvoir, à l’époque où, l’idéalisme de ma jeunesse étant en train de s’évanouir, qu’une FACADE, UNE MISE EN SCENE, qui s’apparente à des jeux de cirque, dont le peuple est entièrement victime : une partie de la population croit que la démocratie existe, que son bulletin de vote lui permet d’y participer, et qu’il y joue un rôle. Je me souviens du geste accompagnant ces propos : pointant les deux mains en avant sur son bureau, faisant rouler d’une manière significative ses deux pouces sur ses deux index, comme s’il actionnait deux vis invisibles, il commenta brièvement : ” TOUT EST BOUCLE D’EN HAUT “. Cet homme était de ceux qui savaient de quoi il parlait. J’avais acquis cette conviction depuis plusieurs années; mais là, ma conviction devint une certitude, et ce fut désormais une clé, avec laquelle je me suis mis à comprendre beaucoup mieux ce dont j’étais le témoin direct ou indirect.
5 - EVA JOLY VIENT DE DONNER UNE IMPORTANTE INTERVIEW au journal ” Le Monde ” (16 juillet, page 10), en apparence sur l’affaire BETTENCOURT, en réalité sur les mécanismes de fonctionnement du pouvoir, qui est détenu par une caste de quelques dizaines de personnes, et de valets serviles, qu’on décore de quelques hochets, qu’ils agrafent à leur boutonnière, comme des coqs de basse-cour, et qu’on gratifie de prébendes de toutes natures, certaines d’autant plus juteuses qu’elles échappent en totalité ou en partie à l’impôt, ou qu’elles SONT OCCULTES. Je parle de la France, mais plus encore de la Bretagne, qui connaît les mêmes comportements, et où les clientèles politiques, à base de services rendus et de complicités croisées fleurissent.
LA NAIVETE DES BRETONS - je pense, en particulier à feu Bernard LE NAIL , un homme honnête, mais TOTALEMENT désinformé de la réalité des choses, qui croyait, apparemment avec sincérité, que mes recherches historiques et politiques étaient inspirées par la nostalgie du passé, que je rêvais de ramener la Bretagne au XV ème siècle. Cet homme intelligent n’a même pas soupçonné le but de mes travaux. Je ne m’en étais jamais expliqué, car IL TOMBE SOUS LE SENS, d’une manière aveuglante, que l’avenir de la Bretagne repose, avant toute chose, sur son histoire bi-millénaire.
LE NAIL pensait aussi, comme tant d’autres qui sont tombés dans la même erreur, que si la Bretagne se montrait conciliante, si les Bretons se montraient “gentils” à l’égard du pouvoir de Paris, on saurait les payer de retour, et qu’au moins, un statut d’autonomie serait au bout du chemin, de même qu’une ” réunification administrative ” du pays. En réalité, cette manière d’exprimer les choses n’est pas une attitude stratégique; ce vocable exprime la lâcheté actuelle de certains Bretons, qui imaginent que la France leur saura gré de ne pas dire les choses comme elles doivent l’être : la restitution pure et simple du Comté de Nantes, exclu du territoire national par l’effet d’un vol honteux perpétré en 1941 sous le régime du maréchal Pétain; comme si, pour le gouvernement de Paris, la mollesse des Bretons, leur profil bas permanent et chronique pouvait créer la moindre velléité de leur restituer quoi que ce soit, ou de mettre un terme à l’éradication de la langue nationale, qui va devenir totale avant peu !!!). L’affaire des ” tags ” de Nantes nous donne un démenti cinglant : la répression FEROCE qu’elle a provoquée, est un scandale, si on la compare aux dizaines de millions d’euros que coûtent à nos finances - bretonnes en particulier -, les énormes destructions des biens privés et des équipements publics dans les banlieues, les blessures et les homicides commis contre les forces de police, et ces héros que sont les pompiers, mais elle est orthodoxe au regard de la loi.
Beaucoup plus grave : parce que Nicolas SARKOSY a déclaré, lors d’un voyage dans l’ouest de l’espace hexagonal actuellement dénommé ” LA ” France “, qu’on lui a dit que Nantes est située en Bretagne, parce que Edouard BALLADUR a esquissé un redécoupage des régions de l’hexagone (je n’écris pas : des ” régions françaises “, puisque la Bretagne n’est pas française), certains médias (l’Agence Bretagne Presse, en particulier), ont crié impudemment à la victoire. Ceux qui ont vécu près d’un demi-siècle à Paris, ne l’ont certes pas fait, de même qu’ils ont prévenu avec une grande fermeté ce qui allait advenir de la prétendue révision de l’article 2 de la Constitution ; rien de bon pour la langue bretonne (Voir : Errances, les réformettes).
Vivre dans son village permet parfois de bien connaître ce qui se décide - au moins en apparence - au conseil municipal (en apparence, car on sait que nombre d’affaires donnent lieu à des manoeuvres occultes, avec certains ” fournisseurs ” amis, notamment); on peut même acquérir des compétences multiples, devenir expert en adduction d’eau, en assainissement des eaux usées, en chemins vicinaux, voire en installation de lignes électriques. Mais il y a des raisons de penser que l’on a davantage de compétence dans les affaires de gouvernance d’un Etat, si l’on vit dans une capitale, encore plus si l’on est consulté par les cabinets ministériels plusieurs dizaines d’années durant; à plus forte raison pour les consultants qui sont appelés à l’étranger, dans le cadre des connaissances qu’on leur reconnaît.
DANS SA PHASE ACTUELLE, le débat, politique breton manque totalement de maturité, de talents sachant agir avec efficacité, de compétence, de détermination.
Les Bretons doivent hausser le ton, sans cesse plus haut, mais dans le cadre de la légalité internationale la plus rigoureuse. En y mettant toute la volonté inébranlable dont ils sont capables, s’ils agissent avec PERTINENCE, ILS GAGNERONT.
DE TELLES ERREURS DE RAISONNEMENT, celles qui consistent à penser que nos concessions et notre mollesse vont se traduire par une contrepartie de la part des Français, sont IMPARDONNABLES : elles mènent droit dans le mur, elles conduisent à un échec certain et cuisant. Je répète cette vérité élémentaire, sans me lasser : les Bretons n’obtiendront RIEN, RIEN, RIEN de ceux qui les ont envahis en 1491, pillés de 1532 à 1789, anéantis de 1789 à nos jours. Sans jamais céder sur la vérité historique, sans jamais rien concéder de leurs droits immémoriaux, mais aussi en se gardant PEREMPTOIREMENT de toute action violente, de tout attentat aux biens comme aux personnes, la tête toujours levée, en usant D’UNE MANIERE INLASSABLE, REPETITIVE, SANS JAMAIS MONTRER LE MOINDRE SIGNE DE FATIGUE, LA MOINDRE VELLEITE DE FLECHIR SUR QUOI QUE CE SOIT, ils doivent brandir haut et fort les principes du droit international, les droits de l’homme et des peuples, les principes généraux du droit. Maintenant que l’humiliation est vaincue, que la fierté est revenue, que le sentiment national d’appartenance est redevenu extrêmement puissant, ils doivent avancer d’une manière déterminée vers leur émancipation totale. ILS DOIVENT PRENDRE POSSESSION DE CE QUI LEUR APPARTIENT DEPUIS TOUJOURS, en aucun cas - EN-AU-CUN-CAS - s’humilier à se présenter en solliciteurs.
6 - Voici quelques propos que j’ai relevés dans l’interview d’Eva JOLY, qui nous ramènent droit en Bretagne, et la politique de patachons qu’on y mène, allègrement :
- LA MISE EN PLACE DE COMPLICES DANS LES POSTES DANS LESQUELS UNE RIGUEUR PARTICULIERE EST NECESSAIRE. Courroye a été nommé procureur du tribunal de grande instance de Nanterre, poste particulièrement sensible, en raison de la proximité du quartier de la défense, où se traitent des affaires qui mettent en oeuvre des sommes phénoménales. ” C’est un procureur aux ordres; sa position va même jusqu’à fournir des arguments à ceux qui voudraient annuler la procédure” écrit Eva Joly.
- LA PERTE DE TEMPS. Pour voir clair dans l’affaire Bettencourt, il fallait aller vit, se déplacer personnellement chez les principaux protagonistes, et saisir les documents susceptibles de faire avancer les choses. Or, le temps perdu a été considérable : on a, manifestement, traîné les pieds …..
- L’INADEQUATION DES MOYENS EMPLOYES POUR FAIRE AVANCER LES PROBLEMES……
- LA PROXIMITE ET LA COMPLICITE (passive ou active) AVEC LE POUVOIR. Il est notoire que Courroye est ” proche du pouvoir “. ” Que Courroye se réveille, sa place n’est pas à la table des Chirac ! ” écrit Eva JOLY. En effet. On prête à Bernadette d’avoir dit : ” Si les socialistes arrivent au pouvoir, Jacques et moi nous nous retrouverons en prison “. Plût au ciel que celà fût vrai. Mais celà n’arrivera pas. Combien d’affaires visant explicitement Jacques Chirac ont été classées, jetées aux oubliettes ? Dominique COUJARD, ancien président de la Cour d’assises de Paris surenchérit : ” Les enquêtes menées par un procureur ami (du président de la république) ne passent pas; elles SCANDALISENT, autant que le cumul des fonctions de trésorier du parti majoritaire et de ministre du budget ” (Le Monde, 23 juillet 2010).
Il est particulièrement scandaleux que Nicolas Sarkosy ait déclaré au micro de la télévision que Courroye ne peut pas être soupçonné, PARCE QU’IL EST UN JUGE. Un procureur n’est pas un juge. D’abord, il ne juge pas. D’autre part, il est placé sous la subordination du ministre de la justice, qui lui donne des directives. Ce n’est pas un lapsus de Nicolas Sarkosy, c’est une déclaration VOLONTAIRE, destinée à tromper. Il y a plus de quinze ans que les juristes partisans d’une justice indépendante, souhaite fortement que les procureurs soient DECHUS DE LEUR QUALITE DE MAGISTRATS. …..
- LA SOUMISSION A CEUX QUI VOUS EXPLOITENT, CONSCIEMMENT, SANS AUCUNE MORALITE. Le rapport de l’Inspection générale des financesn’est absolument pas fiable. ” L’IGF travaille sous les ordres du ministres des finances. Son rôle n’est pas n’est pas de vérifier ses actions. Cette procédure n’est pas contradictoire; elle est suspecte “.
- LE CARRIERISME. Le débat démocratique français est immature.
7 - QUEL RAPPORT AVEC LA BRETAGNE ?
- LES BRETONS DOIVENT DEFINITIVEMENT RENONCER A TOUTE ACTION ILLEGALE GRAVE, portant atteinte à l’intégrité des personnes et aux biens publics ou privés. Les bombes, les attentats, les destructions sont condamnées avec SEVERITE par la population, et sont fortement contre-productifs. Ces moyens ont pu, dans un passé récent, être utilisés par des désespérés. On comprend qu’ils en soient arrivés à ces extrémités. En particulier, pacifiste et légaliste convaincu, je pense que fut une oeuvre louable de supprimer cette offense aux Bretons que constituait la statue de notre héroïne Anne de Bretagne, à genoux devant la France. Je rêve au jour où, la Bretagne s’étant débarrassée des incompétents de Paris, elle reconstruira l’édifice, mais inversé : La France à genoux, éplorée, en larmes, demandant humblement pardon à la Bretagne pour les guerres, les invasions, les crimes commis.
- LES BRETONS DOIVENT SAVOIR, une fois pour toutes, que la France, qui occupe leur pays depuis CINQ SIECLES, ne leur concédera RIEN, s’ils ne prennent eux mêmes les initiatives pour que leurs droits soient respectés, et S’ILS NE PASSENT PAS AUX ACTES : au stade où sont rendus les Bretons, dans la prise de conscience de ce qu’ils sont et de ce qu’ils veulent, les déclarations vertueuses d’intention deviennent non pas inopportunes, mais ridicules.
- LE NOUVEAU STATUT DE LA BRETAGNE, NE SERA CERTAINEMENT PAS ACQUIS PAR LA VOIE D’UNE NEGOCIATION HONNÊTE. Nous avons parlé plus haut des dysfonctionnements graves qu’entrainent dans la justice la proximité malsaine avec le pouvoir. Pour la Bretagne, dans la situation actuelle, c’est pire : les politiques bretons n’entretiennent pas seulement un proximité malsaine avec le pouvoir, ils en sont LES VASSAUX OBLIGES. Dans la mesure ou ils doivent obtenir ” l’onction “du chef de l’Etat français (pour l’UMP), et surtout de l’appareil des partis (le parti socialiste, l’UMP, le front national et les autres, le Modem étant un cas à part puisque M. Bayrou, béarnais, est favorable à un redécoupage du territoire fondé sur l’histoire ….), pour avoir une chance d’être élus, ils sont entièrement DEPENDANTS de ceux à qui ils doivent leur situation. Ils en sont les SERVITEURS, et, en cours de mandat, ils doivent en permanence démontrer à leurs Maîtres qu’ils le sont effectivement, s’ils veulent être reconduits dans leurs prébendes.
La conséquence qui s’impose, si on souhaite que la Bretagne récupère la Souveraineté qui lui a été enlevée par la force, et par une série de violation graves de ses droits, est qu’elle n’accepte plus d’être représentée par ces personnes, qui doivent être priées de rester chez elles, même si certaines d’entre elles sont parfaitement honorables, dans le cadre de leur circonscription locale, dans la gestion des intérêts de leurs administrés. La nécessité de promouvoir des partis strictement BRETONS, qui ne doivent leur légitimité qu’aux Bretons, qui refusent catégoriquement tout ordre ou toute directive de Paris, est ABSOLUE. Il existe actuellement au moins trois partis qui se situent dans cette ligne : l’UDB, le Parti Breton, l’Adsav. Les trois ont leur utilité. Il leur reste à élargir leur base électorale.
Il est évident que les valeurs défendues par l’UDB ne sont pas celles de l’ADSAV. Mais - c’est à croire qu’ils ne l’ont pas encore découvert, tant la haine réciproque est vive -, ils sont d’accord sur le principal : un nouveau statut pour la Bretagne, statut qui fera entrer le Pays, à nouveau, dans la communauté internationale. Quelle importance, à ce stade de l’évolution politique de la Bretagne, d’être en désaccord sur le reste ? La démocratie est à ce prix : la pluralité des opinions est notre meilleure sauvegarde A TOUS. L’unité de doctrine (le communisme, le nazisme ….) conduit à la dictature, à l’écrasement des êtres humains, dans tous les cas de figure. Continuer à s’invectiver et à s’injurier, C’EST SE DONNER DES PRETEXTES POUR BLOQUER LA SITUATION, pour empêcher que rien de positif ne se fasse. C’est une attitude très franchement INFANTILE. Tout bulletin de vote breton est une voix bretonne. A ce stade, il est plus qu’impératif de de faire taire les antagonismes, et de se réunir sur ce qui fait l’accord de tous : le total transfert à la Bretagne de ses prérogatives gouvernementales, lui permettre de se reconstruire entièrement, d’élaborer une Constitution qui lui soit propre, et qui ne soit - certainement pas -, copiée sur celle de nos voisins, véritable mic-mac qui a changé d’aspect au moins vingt fois en un demi siècle !
- LA LIBERATION DE LA BRETAGNE DE SES OCCUPANTS ILLEGAUX PASSE PAR LA VOIE DEMOCRATIQUE DES ELECTIONS. Là aussi, la vertu en paroles est inopérante à faire régner l’ordre dans un Etat. Quiconque est invité à dîner, n’invective pas l’invitant, ne pose pas ses souliers sur la table, et ne met pas ses pieds dans la soupe. Le maintien de l’identité bretonne retrouvée pose les mêmes problèmes que chez nos voisins. On ne peut éluder le problème, pas plus que se mettre en dehors de la mondialisation. Aucun pays voisin n’a pu résoudre la très difficile coexistence de personnes appartenant à des cultures différentes. Le racisme n’a rien à voir à l’affaire. En temps utile, la population, seule, pourra décider de ce qu’elle souhaite pour le pays, à la suite d’un débat strictement honnête, les options étant très clairement posées, les questions soumises à consultation populaire étant claires et loyales. L’expérience suisse, qui organise des consultations fréquentes, dans le cadre des cantons et du pays,aidera à organiser la forme et le contenu de ces consultations.
- LES BRETONS NE DOIVENT TOLERER CHEZ EUX QUE SONT QUI SONT DIGNES D’ETRE ACCUEILLIS EN BRETAGNE. Malgré tous ses défauts, le breton est en règle générale un être moral. Il est vécu comme celà à l’extérieur…….. Un vrai système de contrôle des flux migratoires doit être instauré, avec exclusion rapide des voyous, des criminels, des délinquants. Tous les pays d’Europe réalisent que nombre des problèmes graves qui se posent à eux sont la conséquence d’un laxisme tous azimuts, qu’il a été impossible de dénoncer dans les médias, depuis une quarantaine d’années. Plusieurs gouvernements européens (dont celui de la France, depuis peu), se prononcent en faveur de la déchéance de la nationalité pour ceux qui, par leurs actes anti-sociaux, ont gravement perturbé la société qui les a généreusement accueillis. Doit-on laisser le bordel français s’instiller en Bretagne ? Le processus est déjà très avancé, mais ces situations se traitent, si elles ne peuvent se guérir.
- LE VRAI PROBLEME - LE SEUL, A VRAI DIRE -, est le suivant : LES BRETONS SOUHAITENT-ILS QUE LEUR PAYS RETROUVE LES PREROGATIVES GOUVERNEMENTALES qui leur ont été enlevées par LA VIOLENCE, LA FORCE, LA CORRUPTION ??? SOUHAITENT-ILS QUE SOIT RECONSTITUEE LEUR INTEGRITE TERRITORIALE ????
A ces questions, je réponds :
En 2006, dans un interview accordée au parti breton - mais non exlusive, contrairement à ce qui est encore répété inexactement -, intrerview aujourd’ui ” geffée sur le site de l’Agence Bretagne Presse, j’ai déclaré exactement ceci :
- Au lieu de faire de la figuration humiliante et honteuse, le CONSEIL REGIONAL DE BRETAGNE, appendice français implanté en Bretagne ……
……………………………….
(A suivre).
L’HOMMAGE DES DUCS DE BRETAGNE : LE MOMENT EST VENU D’EN PARLER. L’UN DES PROCHAINS ARTICLES, TRAITANT D’UN SUJET TOTALEMENT INCOMPRIS EN BRETAGNE : L’HOMMAGE DES DUCS SOUVERAINS à leurs voisins LES ROIS DE FRANCE.
C’est un cours de droit médiéval que j’entends donner aux “hystoriens” bretons, afin que tout rentre enfin dans l’ordre sur ce point. Si faire se peut. Lors du Congrès de Brest, en 1982 (Paris, ENSB - CTHS, 1984), Philippe CONTAMINE, (devenu plus tard membre de l’Institut et professeur à la Sorbonne), soulignant que l’histoire n’est pas une suite de dates, de batailles, de mariages et autres évènements, remarque, avec pertinence, que les rapports entre Etats (ici : entre la France et la Bretagne), sont en en soi un vaste sujet d’études, et qu’il doit en sortir un éclairage extrêmement important pour la compréhension des choses. De fait, en dépit de ses mérites immenses, LA BORDERIE, quoique fort explicite sur l’existence de la Nation bretonne, et sur l’Indépendance de la Bretagne médiévale, n’a pas bien compris la signification de l’hommage des Ducs de Bretagne, ni que cet hommage ne mettait en rien en cause la souveraineté totale de la Bretagne, ni le fait que les Ducs ont été d’authentiques chefs d’Etat. La seule étude publiée depuis la Borderie - à ma connaissance - , est celle de Paul JEULIN (Annales de Bretagne, 1934, pages 380 - 473, soit … 93 pages !). Ce travail est méritoire, mais raté, l’auteur ne connaissant manifestement pas l’aspect juridique de ce qu’est un hommage, condition sine qua non pour y voir clair. Il a commis l’erreur de répéter cette grossière inexactitude : ” L’hommage des Ducs de Bretagne est LA CLE des relations brito-françaises jusqu’aux invasions de la fin du 15 ème siècle “. En revanche, de nombreux auteurs français, allemands, anglais ….. ont publié depuis un siècle de ouvrages de très haute tenue sur la féodalité, et, dès lors, sur le lien féodal, et ce que nous dénommons (en français) l’hommage (je les cite à nouveau, quoiqu’étant assuré que PERSONNE ne les lira en Bretagne : Bloch; Olivier Martin; Luchaire; Timbal; Guillot; Rigaudière; Sassier; Némo; Poli; Touchard; Ganshof, cinquième édition en 1982; Boutruche, Aubier 1970…..). Nous allons replacer l’hommage dans sa signification vraie, et démontrer, une fois de plus, que la ” clé ” des relations brito-françaises n’a pas été l’hommage, mais UN RAPPORT DE FORCE entre les deux pays, rapport de force qui a tourné en défaveur de la Bretagne, lorsque Louis XI (mort en 1483), a conféré à son royaume une puissance telle que le vieux rêve des Français, d’envahir et de conquérir la Bretagne, est devenu une réalité.
Si l’on veut se distraire, on peut se reporter à l’immense poubelle qu’est WIKIPEDIA, en lisant les deux ” articles ” consacrés à l’hommage et à l’hommage lige. A défaut de s’instruire, on pourra se distraire.
QUELQUES QUESTIONS sont en attente, depuis longtemps, formulées par écrit par des correspondants NORMAUX, savoir : possédant un patronyme, un prénom, une adresse, un téléphone, une adresse mail; s’exprimant dans un français correct, sans fautes d’orthographe, ni de syntaxe, ni de style; possédant souvent des connaissances affirmées de l’histoire bretonne; enfin, ayant une parfaite connaissance des règles de la courtoisie. Fait amusant : l’un de ces correspondants descend des Ducs de Bretagne, et sait manifestement de quoi il est question. Il sera répondu à celles de ces questions qui éclairent le débat.
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LE TRISTE BILAN DE Jean Yves LE DRIAN, en termes de restauration de la Bretagne dans ses droits immémoriaux, ce 14 juillet 2010, fête nationale de nos voisins les Français.
14 juillet 2010 par Louis Mélennec.
Jean Yves le Drian est, sans aucun doute, appelé à occuper une place immense dans nos livres d’histoire. Il est opportun, pendant que nos voisins fêtent la prise de la Bastille (bâtisse quasi vide de prisonniers, durant tout le 18 ème siècle, en particulier en 1789, sauf ceux que leurs familles demandaient d’enfermer quelque temps pour calmer leurs dettes et leurs incartades, et dont la France, qui n’est plus à une sottise près, a fait le symbole de la chute de l’ ” absolutisme ” royal).
Le Drian, élu ” président ” du ” Conseil régional ” (sic !) de Bretagne en 2004, s’est particulièrement illustré dans la restauration des Droits Nationaux des Bretons, bafoués, foulés aux pieds depuis CINQ SIECLES, sous les applaudissements des badauds, ignares de leur Histoire, et qui ne savent même pas que la Bretagne, bien loin d’avoir adhéré à ce que les grotesques continuent à dénommer ” le Traité d’union de la Bretagne à la France “, a été envahie par la soldatesque française, détruite, réduite, conquise, ruinée au fil des siècles.
Ne retenons que TROIS actions, particulièrement brillantes, à l’actif immortel de cet immortel breton :
1 - ACTIONS EN FAVEUR DE LA RESTITUTION A LA BRETAGNE DES SES DROITS SOUVERAINS IMMEMORIAUX, en termes de RESULTATS :
- 2004 : ZERO.
- 2005 : ZERO.
- 2006 : ZERO.
- 2007 : ZERO.
- 2008 : ZERO.
- 2009 : ZERO.
- 2010 : ZERO.
TOTAL POUR CES SEPT ANNEES : ZERO ! ! ! ! ! On n’OSERAIT pas le faire !
2 - ACTIONS EN FAVEUR DE NOTRE LANGUE NATIONALE, LE BRETON, en termes de résultats (chiffres approximatifs) :
- 2004 : nombre de locuteurs perdus : 20 000;
- 2005 : nombre de locuteurs perdus : 20 000;
- 2006 : nombre de locuteurs perdus : 20 000;
- 2007 : nombre de locuteurs perdus : 20 000;
- 2008 : nombre de locuteurs perdus : 20 000;
- 2009 : nombre de locuteurs perdus : 20 000;
- 2010 : nombre de locuteurs perdus : 20 000.
TOTAL, en 7 ans : - 140 000 locuteurs Bretons ont disparu sous la ” présidence ” de Jean Yves Le Drian. Les admirables pionniers de Diwan font état de progrès ces dernières années. Tous les enfants de l’ex - Bretagne bretonnantes devraient être scolarisés en breton, en français - et en anglais. Combien de milliers sont-ils, au regard des millions de bretons dans le monde ? Merci, M. Le Drian, vous les avez beaucoup aidé ! ! ! ! ! ! !
(Erratum ! L’Illustre le Drian a créé QUARANTE BOURSES D’ETUDES en faveur de la langue bretonne ces dernières années : le déficit qu’il a ” accompagné “, de 2004 à 2010 est donc de : 140 000 - 40 = 139 960. Effarant, tout de même : cela lui vaut désormais, D’UNE MANIERE IRREMEDIABLE ET DEFINITIVE le surnom peu glorieux de ” L’HOMME AUX QUARANTE BOURSES “).
Notre langue EST EN TRAIN DE MOURIR. Nous connaissons NOMINALEMENT les auteurs de ce CRIME et leurs complices, actifs et passifs.
3 - NOMBRE DE KILOMETRES CARRES REINTEGRES DANS NOTRE TERRITOIRE NATIONAL (du fait du Comté de Nantes, fascisé en 1941) :
- 2004 : ZERO;
- 2005 : ZERO;
- 2006 : ZERO;
- 2007 : ZERO;
- 2008 : ZERO;
- 2009 : ZERO;
- 2010 : ZERO.
Cela donne froid dans le dos !
M. le Président use d’un langage ultra - correct : nul ne l’a entendu prononcer le terme de ” Nation bretonne “, utilisé par TOUS LES HISTORIENS BRETONS, sans exception, jusqu’à la mort de La Borderie, en 1901 (Guillaume de Saint André, le chroniqueur de Saint Brieuc, Jean de Saint Paul, Pierre Le Baud, Alain Bouchard, l’immense d’Argentré, dom Lobineau, dom Morice, Antoine Dupuy, La Borderie ….). Ni, bien sûr, parler du vol de territoire opéré par le régime de Vichy en 1941. L’expression ” réunification ADMINISTRATIVE “, rare dans sa bouche, d’ailleurs, est RIDICULE. Et oser affirmer, publiquement, que pour cette ” opération “, ” la balle est dans le camp ” du gouvernement (lequel ? quelle légitimité ?), c’est pire que se démasquer : c’est ENLEVER SA CULOTTE devant tout le monde.
Les Bretons tolèrent cela. Sont-ils fous, débiles, insuffisants mentaux, sots, ou tout cela à la fois ???????????????????????????
THEY ARE ( = ils le sont).
Il faut qu’on le dise, qu’on le répète, qu’on le ressasse sans jamais s’interrompre, jusqu’à ce que cela se soit définitivement incrusté dans TOUTES les consciences bretonnes : la France n’est en Bretagne que par l’effet des invasions de 1488 et de 1491, du mariage obtenu à l’ARRACHE avec la Duchesse souveraine Anne de Bretagne - déjà mariée, d’une manière canoniquement valide avec le Roi des Romains, futur Empereur du saint Empire Romain Germanique -, d’un faux traité obtenu par la force, la corruption, la menace, l’achat des consciences, le dépouillement de l’héritier légitime du trône breton, la DESTRUCTION DES INSTITUTIONS BRETONNES en 1789, par une dictature sanguinaire installée à Paris, dont un certain nombre de psychopathes avérés, la néantisation de la Bretagne en tant que pays autonome. La langue et la la culture bretonnes ne sont pas mortes de leur mort naturelle, mais d’assassinat perpétré par la puissance occupante.
JAMAIS, JAMAIS, JAMAIS, les Bretons n’ont été consultés sur leur sort ni sur leur destin. Les BRETONS SONT COLLECTIVEMENT PROPRIETAIRES INDIVIS de leur Pays, ils ont seuls qualité pour décider de ce qu’il est, et de ce qu’il doit devenir. TOUT LE RESTE EST DU VENT.
Louis MELENNEC, Breton.
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LES CATALANS DANS LA RUE : ” Nous sommes une Nation, nous décidons NOUS MÊMES “.
12 juillet 2010 par Louis Mélennec.
LES BRETONS, EN ECHO : ” NOUS SOMMES UNE NATION DE PLOUCS ET D’ESCLAVES ; NOUS N’AVONS AUCUN BESOIN DE DECIDER : ON DECIDE POUR NOUS “.
(Voir Le Monde : En Catalogne, les restrictions au statut d’autonomie ravivent le Nationalisme; 11 juillet 2010, page 7).
Explication : les Catalans sont des HOMMES. Les Bretons sont des MOULES.
Les Bretons qui croient encore que la France et la Bretagne se sont unies de légitime mariage par un ” Traité d’Union ” librement consenti, font aujourdhui figure d’ignares : personne n’ose plus soutenir publiquement cette thèse ridicule.
Si nos ” hystoriens ” s”étaient donnés la peine de lire, dans le grand livre de l’histoire du monde, comment les faibles ont été dominés par les plus forts, nous n’en serions plus là. Nous avons perdu beaucoup de temps, par la faute de ceux qui ont eu la lâcheté de courber la tête, quelles qu’en soient les raisons..
Les Grecs ont vécu QUATRE SIECLES sous la férule des Turcs. Cet asservissement a entraîné les mêmes conséquences que celles de la soumission des Bretons par la France : l’appauvrissement de l’économie, la dépopulation, les émigrations, l’utilisation des hommes dans les armées, la flotte, l’économie de l’occupant, l’utilisation des ressources nationales au profit du colonisateur, le tarissement de la créativité nationale, l’humiliation. Des MILLIERS de pays ont subi le même sort, dans des conditions identiques. Nos ” hystoriens ” ont cru que nous étions une exception, et que notre lente décrépitude depuis le règne de Louis XIV n’était en rien la conséquence de la honteuse annexion opérée par la France …..
Une vieille chanson grecque, célébrant l’héroïsme et le courage de ceux qui préférèrent se réfugier dans les montagnes - comme les kabyles, et bien d’autres peuples -, plutôt que de se soumettre au déshonneur, rappelle ce que fut cette période tragique :
” Dans les villes et dans les plaines sont restés les esclaves qui supportent la honte de vivre avec les Turcs;
” Les hommes fiers, les hommes courageux, ont choisi d’habiter les grottes des montagnes, les gorges profondes, les déserts, près des fauves, plutôt que de vivre avec les Turcs “.
La colonisation des peuples par les pays occidentaux est stigmatisée chaque soir dans les médias débilissimes français. Les Français ont honte. Ils ignorent, par la faute de ces journalistes qui ne savent ni lire, ni écrire, ni parler correctement, que les colonisations mongoles, arabes, turques, bien plus anciennes, furent d’une cruauté abominable, sans commune mesure avec les colonisations occidentales.
Le journal ” SCOTS INDEPENDANT ” publie, s’agissant du prétendu ” Traité d’Union ” de 1707 entre l’Angleterre et l’Ecosse, les phrases suivantes, combien révélatrices pour les Bretons intéressés par leur histoire :
” L’ “UNION DE 1707 , POURQUOI ET COMMENT ?
” L”alternative était simple : UNE INVASION PAR L’ANGLETERRE.
” On n’a rien inventé dans l’art vil de LA CORRUPTION, L’INTIMIDATION, LA PROPAGANDE, LE LAVAGE DES CERVEAUX “……..
Les Bretons vont-ils enfin ouvrir les yeux sur leur propre lâcheté et leur indignité ?
La Catalogne est en train d’accomplir, sous nos yeux, son destin : l’honneur, la dignité, la LIBERTE.
La Bretagne est une colonie de la France, la France est un pays colonial à l’égard de la Bretagne. Mais nous avons dit, à Bruxelles notamment en 2009 (Breizh, Charte pour la Bretagne), au congrès des nationalités, que la Bretagne, dès lors qu’elle sera libérée, et que les réparations adéquates lui auront été faites - non pas ” accordées “, car elle n’a rien à solliciter de son voisin : ELLE EXIGE - sera ouverte au pardon, même si l’amitié n’est pas pour demain.
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LA BRETAGNE DOIT, AVEC LA PLUS GRANDE FERMETE, SE PREPARER A REAPPARAÎTRE SUR LA SCENE INTERNATIONALE, non comme Etat fédéré au sein de l’Europe, mais selon le statut que les Bretons, seuls compétents pour celà, auront décidé de lui attribuer.
22 juin 2010 par Louis Mélennec.
LA FRANCE, de la même manière qu’elle a envahi la Bretagne en 1488 et en 1491, DOIT SE PREPARER A QUITTER NOTRE TERRITOIRE NATIONAL, DANS SA TOTALITE.
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LE CONCEPT DE NATION N’A RIEN A VOIR AVEC LE DROIT : LA NATION EST UNE REALITE DE FAIT ; ELLE EXISTE OU NON ; SI ELLE EXISTE, ELLE N’A AUCUNE AUTORISATION A DEMANDER A QUICONQUE POUR CELA.
UN PEUPLE QUI N’A PAS DE PASSE, N’A PAS D’AVENIR. Ce pauvre Bernard LE NAIL, qui fut si longtemps directeur de l’Institut culturel de Bretagne, si estimable par sa belle âme, son honnêteté intellectuelle, son savoir encyclopédique, son admirable capacité de travail, s’était mis à imaginer que mes chroniques constituent une croisade anti-française, qui, croyait-il, allait finir par faire du tort à notre pays. Il n’y voyait, apparemment, que celà. Cette démarche était PAUVRE et NAVRANTE. Le Nail n’a jamais rien compris à la stratégie politique. Son angélisme était d’une naïveté déconcertante. En chrétien convaincu, il croyait que lorsqu’on vous donne un gifle, il faut présenter l’autre joue pour en recevoir une autre.
D’avoir vécu à Paris pendant 44 ans, d’ avoir proposé maintes fois des réformes importantes dans les domaines dans lesquels mes avis étaient sollicités, et pas seulement en France, m’a donné une grande expérience du fonctionnement des machines gouvernementales, et dissipé ma naïveté bretonne, sans renoncer à aucune des valeurs auxquelles je crois.
La lettre de le Nail était agressive : il y fut répondu de la manière qui convenait. Nos relations en sont restées là. Il n’a plus osé revenir à la charge, tant cette allégation d’être anti-français est stupide. Je lui ai dit, notamment, que les Bretons, rampant sans cesse dans des formules creuses, qui éludent la vérité, par lâcheté, se déshonorent en jouant le jeu de la prétendue ” réunification ADMINISTRATIVE ” ( !?!?!?) de la Bretagne, là ou il est question de REINTEGRER dans notre TERRITOIRE NATIONAL ce qui nous a été VOLE par la France, comme tant d’autres choses. Je lui ai rappelé qu’une maison se construit par les fondations - dans le cas de la Bretagne : une RECONSTRUCTION -, non par le toît, et que, pour une nation, les fondations se confondent avec l’histoire.
S’informer de ce qu’ont été les civilisations antiques, de l’évolution des sociétés humaines , est pour moi une passion. MAIS CULTIVER LE PASSE NE M’INTERESSE, ni de près, ni de loin. S’agissant de la Bretagne, ma démarche est tournée résolument vers l’avenir. Je me serais passé de toutes ces recherches si d’autres avaient fait ce travail en temps et en heure.
Qui peut croire que les rapports de la France et de la Bretagne sont autre chose que des RAPPORTS DE FORCE, et que de ne pas se servir des règles du Droit international, qui nous est favorable SUR TOUS LES POINTS de notre contentieux pluri-séculaire, pourrait, maniée par des débiles incompétents, nous être fatale? Quiconque fléchit la tête, au lieu de regarder son interlocuteur droit dans les yeux, alors que les Principes généraux du droit sont explicites et clairs, va à l’abattoir; celui qui est en situation de profiter de la lâcheté de son adversaire, en profitera à coup sûr : parler clair et net, dans la stricte observance de l’honnêteté, NE JAMAIS CEDER SUR LES PRINCIPES, est la seule voie à suivre.
MES TRAVAUX DOCTRINAUX N’ONT JAMAIS ETE GRATUITS. Je ne suis pas un philosophe, qui écrit pour le plaisir d’écrire, même si la recherche procure d’intenses satisfactions intellectuelles, LORSQU’ON A LA CHANCE DE TROUVER REPONSE à ses interrogations. Toutes mes publications ont été en prise directe sur le réel - qu’il s’agisse du droit social, des libertés publiques, de la justice, du traitement social des handicapés, des réformes proposées pour la gestion de l’Etat, pour la refonte de l’appareil judiciaire (dans sa totalité), de l’institution de la Responsabilité, etc. J’ai eu la chance de voir souvent mes idées passer dans les faits, certaines immédiatement, d’autres au bout d’un temps long. Si les ministères et les pouvoirs publics, si plusieurs gouvernements m’ont consulté, c’est parce que mon réalisme a été reconnu, même s’il est fortement teinté d’idéalisme.
Mes publications historiques et politiques visent, s’ajoutant aux contributions de tant d’autres, à aider à construire une DOCTRINE POUR L’INSERTION DE LA BRETAGNE DANS LE CONCERT DES NATIONS, qu’elle n’aurait jamais dû quitter. TOUTES sont fondées sur le réel, en particulier les gravissimes erreurs commises depuis cinq siècles sur ” l’INTEGRATION ” de la Bretagne à la France, laquelle n’a jamais été qu’une annexion, suivie d’une DIGESTION, jusqu’ à maintenant.
L’UN DES PILIERS FONDAMENTAUX de cette doctrine, est que LA BRETAGNE EST BIEN UNE NATION, un peuple, même si, actuellement encore, il est encore inclus dans les mêmes limites géographiques de ce que la religion de l’Etat français dénomme ” LA ” France.
Avant toute chose, il importait de bien définir ce qu’est une nation, depuis quand les nations existent, quels en sont les éléments constitutifs, PAR QUELS MECANISMES elles se créent, comment elles se développent, vivent, prospèrent, dépérissent, et meurent.
Ce travail a été extrêmement long. Mais il méritait d’être fait : la moisson a été très abondante; ses résultats remplissent plusieurs dossiers très épais.
Ma grande joie a été de découvrir qu’il ne s’agit en aucun cas d’une réalité récente, mais au contraire, que LES NATIONS EXISTENT, PRATIQUEMENT, DEPUIS QUE LES HOMMES VIVENT EN GROUPE, même si la théorisation du fait national a été extrêmement tardive. Non seulement les spécialistes de l’Antiquité (Mésopotamie, Egypte, Grèce, Empire Hittite ……), décrivent en détail le phénomène (spécialement en Grèce, divisée pendant longtemps en plusieurs centaines de Cités-Etats-Nations) - avec un vocabulaire qui, il est vrai, n’est pas exactement le nôtre -, mais, même, les ethnologues considèrent maintenant que ce que les occidentaux, avec condescendance, dénommaient jusqu’à il y seulement quelques années ” des tribus primitives “, sont d’authentiques nations, certaines existant depuis des centaines, voire des milliers d’années, répondant à tous les critères qui définissent le fait national (voir le livre : ” Premières Nations, Un avenir pour les peuples autochtones “, Anako Editions, Fontenay-sous-Bois, 2000). Les Aborigènes d’Australie, les Indiens d’Amérique, les Inuits, sont des nations.
Ma première hypothèse a été que, les éléments constitutifs de la nation ayant ainsi été redéfinis, la Bretagne m’a semblé être une nation lors de son ” unification ” par Nominoé et Erispoé (au 9 ème siècle), c’est à dire, déja, bien avant la France. Cette analyse n’a été que provisoire : les Bretons sont déja un peuple losque Jules César débarque dans la Grande Ile dont nous venons : cet auteur illustre le décrit longuement dans la guerre des Gaules, d’autres auteurs confirment. En d’autres termes, LES BRETONS SONT UN PEUPLE ANTIQUE, existant bien avant Jésus-Christ.Voilà qui réduit à NEANT ce que les négationnistes de l’histoire bretonne ont tenté de faire : il ne fait plus bon d’avoir publié ce qu’ils ont écrit, car les voilà hors course, discrédités, par ignorance, et pour n’avoir pas voulu dépasser le cadre étriqué de leur thèse de doctorat, et surtout, d’avoir eu peur de réfléchir, de penser, puis de parler.
Mes publications, les émissions radiophoniques et télévisées sur le concept de NATION (ces dernières sur l’Agence Bretagne Presse), NE SONT NI DE PRES NI DE LOIN des exercices intellectuels, mais un travail réfléchi, pensé depuis des années, dans le but précis de PRODUIRE DES EFFETS sur le terrain.
Le TRIBUNAL CONSTITUTIONNEL ESPAGNOL, siégeant à Madrid, vient d’expliciter, très clairement - d’une manière indirecte, mais peu importe -, ce que je dis et écris depuis des années : LA NATION EST UN ETAT DE FAIT, qui n’a rien à voir avec le droit. Le concept de nation n’est pas un concept juridique. Les Catalans sont une nation, et n’ont pas besoin que la Constitution espagnole, ou qu’un quelconque tribunal l’affirment, pour que cela soit : Une nation est une nation parce qu’elle en possède tous les caractères, en aucun cas parce qu’une Constitution, surtout si elle est fantaisiste, ou un tribunal, surtout s’il est étranger à la nation concernée, décrète qu’elle est ou qu’elle n’est pas. En d’autres termes, l’Espagne est un ETAT MULTINATIONAL, LA FRANCE EST UN ETAT MULTINATIONAL, en aucun cas une nation unique. QUE LA CONSTITUTION FRANCAISE DISE LE CONTRAIRE N’A AUCUNE IMPORTANCE : strictement AUCUNE. Si la constitution française - hypothèse risible - décrétait que la peau des blancs est noire, et inversement que la peau des noirs est blanche, tout le monde se mettrait à rire, car chacun voit avec ses yeux ce qu’il doit voir. De même, lorsque le roi de Tulipanpan se promena dans la grande rue de sa capitale tout nu, après avoir fait promulguer une loi décrétant qu’il porterait ses habits en or, croyant que ses sujets étaient naïfs au point de le croire vêtu de métal précieux, tout le monde vit bien qu’il se promenait à poil, et non autrement. Ainsi les Basques, les Corses, les Alsaciens, les Bretons, les Flamands sont des NATIONS (des NA-TI-ONS), au même titre que les Gallois, les Ecossais, les Irlandais, etc. Non seulement nous ne VOULONS pas, mais nous, Bretons, INTERDISONS aux ” parlementaires ” bretons d’aller à Paris, comme les bourgeois de Calais, la corde au cou et à genoux, solliciter de nos voisins français un quelconque statut national, ou, pire, comme cela fut ridiculement fait pour les Corses l’appellation de ” composante du peuple français ” (!!!!!!!!). (Pour l’anecdote, j’ai commencé mes études en droit constitutionnel en 1960, avant même mon entrée à la faculté de droit, et ai concourru dans cette discipline dès 1961 - peut-être 1962 : difficile d’essayer de m’en raconter dans ce domaine). Sur ce point, la Bretagne n’a aucune leçon à recevoir des Français : elle n’est point élève, elle est PROFESSEUR : les Français doivent venir apprendre chez nous ce qu’est une nation, en aucun cas l’inverse. Les Catalans ont commis une erreur grave de S’HUMILER à solliciter des Castillans ce que ceux-ci n’ont aucune compétence pour décider. Réjouissons nous de ce qui vient de se passer : c’est une péripétie, dont les conséquences s’étendent bien au delà de l’Espagne.
J’aurais à reparler, aussi, du concept d’ETAT, pour essuyer définitivement les sottises déversées par les négationnistes, sur la prétendue absence d’Etat en Bretagne, concept dont la définition et l’analyse relèvent de la science politique et du droit, exclusivement.
LA LEGITIMITE POUR UN PAYS ENVAHI, SUBJUGUE, TROMPE, POUR ACCEDER AU STATUT QUI EST LE SIEN, PASSE PAR UNE RE-ECRITURE DE SON HISTOIRE, ET PAR LA DESTRUCTION DES FABLES INVENTEES PAR LE COLONISATEUR, OU SES COMPLICES.”
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage, Sans cesse le polissez et le repolissez “, disait le bon Boileau, auteur aujourd’hui oublié par l’ignorance des adeptes de la table rase des connaissances, des acquis artistiques, des chefs-d’oeuvre littéraires, des langues antiques, patrimoine commun des hommes …… Telle est la raison pour laquelle, sans jamais me lasser, je répète mon propos sur la falsification de notre histoire, et ce sur quoi il faut ouvrir les yeux. Tout Etat, tout pays, toute civilisation se construisent sur des valeurs communes, sur un corpus de principes, SUR UNE DOCTRINE. La France avait, par la violence, substitué sa vérité à la nôtre : nous sommes en train de regagner le terrain perdu. Notre compatriote Le Gohérel, éminent spécialiste du droit international, rappelle ce principe que l’on ne connaît que si, au lieu de se limiter à la démarche nombriliste de n’étudier que sa propre histoire, on donne la priorité à celle des autres, comme seule capable de nous éclairer sur ce qui nous est arrivé : ” Sub specie aeternitatis : apolitique et anational, le droit international a existé de tous les temps ” (Histoire du droit international public, Que sais-je ? Paris, 1996, page 3).
LA LANGUE : LE DRAPEAU. L’HISTOIRE COMMUNE : L’ÂME DE LA NATION.
J’ai beaucoup insisté, depuis que mes travaux sont publiés sur Internet - ils ont toujours été censurés avant cette époque, d’une manière ABSOLUE en Bretagne, d’une manière (très) relative en France, tant il est vrai que la trouille des Bretons, si courageux avant leur mise au pas en 1789, est devenue quelque chose d’hallucinant -, qu’il est important de ne pas confondre deux choses essentielles : la langue et l’histoire. Il est nécessaire d’y revenir - cela sera répété autant de fois que nécessaire -, pour bien comprendre en quoi l’une et l’autre sont importantes, la seconde INFINIMENT plus que la première.
LA LANGUE parlée est l’un des symboles importants qui servent à définir une nation. Ceci est tellement vrai que dans le langage courant, on désigne souvent les peuples - par abus, habitude ou facilité, nous allons le voir -, par le même terme que celui de la langue majoritairement parlée : les Français, les Anglais, les Allemands, les Chinois ……… Les Bretons, eux mêmes, bien que ne comptant plus guère que 200 000 locuteurs sont désignés, les francophones étant en majorité écrasante, par le même mot que la langue de nos ancêtres immigrés de la Bretagne insulaire !
Mais la langue, si elle est le symbole - pas le seul, notons le bien -, n’est que le drapeau de la Nation, non LA NATION elle-même.
Ce qui fait un peuple - ou une nation, comme on voudra -, c’est d’avoir, des siècles durant, vécu ensemble, partagé les mêmes valeurs, les mêmes croyances, les MEMES EPREUVES, SURTOUT. De ce point de vue, maintenant que des centaines de milliers de Bretons commencent à connaître plus que des rudiments de leur histoire commune, la machine est enclenchée, elle ne pourra plus s’arrêter. Et de savoir que la présence de la France en Bretagne est une OCCUPATION, que des collabos mangent la même soupe, dans la même écuelle, que ceux qui nous ont asservi, exploités, ruinés, assassiné notre langue, réduite à des lambeaux, et que d’autres ont falsifié notre histoire, tout cela alimente une colère saine - une colère, en aucun cas une haine, sentiment bas, vil, aussi méprisable que la jalousie, si répandue en Bretagne, au point de rendre malades ceux qui en sont atteinsts -, qui constitue un moteur puissant pour l’accélération de notre sort commun.
Ce que l’on dénomme le sentiment national, mieux, le sentiment d’appartenance, est le fruit de l’ l’HISTOIRE. La langue commune - lorsqu’elle existe - est certes un élément important, mais ne constitue qu’une partie du tout.
(Au cours de mes lectures récentes, j’ai trouvé cette phrase magnifique, sous la plume d’un général : ” Appartenir à une même nation, c’est, pour un peuple, AVOIR UNE MEME ÂME “).
C’est la raison pour laquelle, tout en approuvant hautement ceux qui apprennent la langue bretonne à leurs enfants, tout en souhaitant que les Flamands, les Catalans, les Basques et d’autres peuples, servent de modèle à la Bretagne, et que celle-ci instaure deux langues nationales, dont la première sera le breton, toute ma stratégie, depuis de longues années a privilégié l’étude de nos archives, et procédé à leur décryptage, à la lumière de l’histoire des peuples de la planète, et du droit international.
Je suis devenu breton, le jour où j’ai eu entre les mains le livre de Yann BREKILIEN, dédicacé, sur l’histoire de la Bretagne. Pas parce que ma langue est le breton : mes parents étaient bilingues, je ne le suis pas, à mon grand regret.
Et d’avoir, pendant plusieurs dizaines d’années, lu les archives bretonnes, non seulement n’a pas calmé mon ardeur, mais l’a accrue : car à mesure que je découvrais les mensonges, les dissimulations, la lâcheté des collabos, LES INJUSTICES, ma fureur augmentait à proportion. Les injures MINABLES de certains Bretons ont failli, certes, plus d’une fois, me faire arrêter le combat, mais j’ai rebondi à chaque fois, pour repartir plus décidé que jamais.
LE NATIONALISME BRETON : UNE ASPIRATION LEGITIME ET PACIFIQUE A ETRE SOI-MÊME, DANS LE RESPECT DES AUTRES CULTURES.
CE QUE FUT LE NATIONALISME FRANCAIS : UN EXPANSIONNISME AGRESSIF, UN SENTIMENT DE SUPERIORITE INSUPPORTABLE ET MEPRISANT.
Un bouleversement important est en train de se produire sous nos yeux.
Il y a seulement 40 ans, ceux que l’on dénommait, avec une agressivité qui était synonyme d’injure, les ” nationalistes bretons “, sont en train de devenir des héros. Ils ont eu le courage d’affronter le rejet, le mépris, la marginalisation.
Marcel TEXIER, alors Président de l’Organisation des Bretons de l’Extérieur (O.B.E.), résumait les choses ainsi : ” NOUS ETIONS CONSIDERES COMME DES PESTIFERES; aujourd’hui, on NOUS CULTIVE “. Pierre LE MOINE m’a confié, plus d’une fois, que son endoctrinement, par la religion nationale française, l’avait à ce point perverti dans sa jeunesse, à l’école surtout, que si on avait placé devant lui ce que l’on dénommait un ” nationaliste breton “, il l’aurait peut-être assassiné ! Dans sa biographie, publiée dans Wikipédia, rédigée en partie par lui-même, il se définit comme un ” militant nationaliste breton “. C’est le titre dont il est le plus fier. C’est justice : avec Yann Fouéré et quelques autres, très peu nombreux, il est l’un de nos héros vivants. Ces deux hommes, dans quelques années, lorsque les rues et les places seront rebaptisées, verront leurs noms honorer nos lieux publics, place nette étant alors faite de nombre de ceux qui y figurent actuellement.
CE QUI EMPÊCHE LA BRETAGNE DE RETROUVER LA SOUVERAINETE VOLEE : LES POLITIQUES, NON PAS LA POPULATION BRETONNE.
Nous avons écrit, maintes et maintes fois : ” Les politiques bretons ont toujours été du côté du manche. Le vent est en train de tourner. Ils ont amorcé, sous les quolibets, leur grande manoeuvre - avec prudence, on ne sait jamais ! - : virer de bord avec le vent “. Ecoutez bien ceci : leur profession est ainsi faite que, le jour de gloire étant arrivé, ces SUIVISTES professionnels SERONT LES PREMIERS SUR LES ESTRADES, brandissant le drapeau noir et blanc, en criant à tue-tête : LA BRETAGNE EST LIBRE, c’est à nous que vous le devez “. Et, comme les apparatchiks soviétiques, aujourd’hui multi-milliardaires pour certains d’entre eux, ils seront ENCORE vos députés, vos ministres, avec la clientèle qui les aura suivi.
Mais surtout, NOTEZ BIEN CECI, et répétez le à vous même tous les jours : ils étaient déjà en fonctions il y a des dizaines d’années; ils ont été TOUT A FAIT INFOUTUS DE RIEN FAIRE POUR LA LANGUE BRETONNE ET POUR LA BRETAGNE; ils ont laissé se faire, puis se perpétrer la scission honteuse du Comté de Nantes, sans jamais la dénoncer; ils ont été strictement incapables d’obtenir la moindre restitution de ses droits immémoriaux à la Bretagne. On leur a donné des MIETTES : ILS ONT DIT : ” MERCI “. Maintenant que des dizaines d’associations se sont constituées, ont agi sur le terrain, ont assumé tous les risques, se sont fait condamner pour leurs opinions par la justice, VOILA QU’ILS PORTENT LA CRAVATTE JAUNE, avec des HERMINES DESSUS !!!! Mais, messieurs, croyez vous que la Bretagne soit dupe ? Vous n’êtes même pas en train de prendre le train en marche : VOUS ÊTES TOUJOURS SUR LE QUAI DE LA GARE !!!!!! Vous n’êtes pas la Bretagne : VOUS N’ÊTES RIEN !
Alors, s’il vous plaît, publications, revues et journaux naïfs, à l’image du peuple Breton, NE CELEBREZ PAS CES GENS LA !!!! Un peu de raison ! Arrêtez de vous faire rouler une fois de plus ! Ne prenez pas pour des sauveurs ceux qui, par leur inertie, vous ont coulé, et sont seulement en train de se raccrocher aux branches ! Et ne vous rendez pas ridicules en prenant pour un héros tel membre du ” conseil ” régional parce qu’il arbore sur sa cravate une hermine bretonne !!!! Pourquoi seulement en 2010 ??????? C’est à la population, dans son entier, de porter les symboles de la Bretagne, drapeaux, cravates, sigles sur les voitures ou ailleurs, pas à eux ! Au plus grand nombre d’entre eux, cela DEVRAIT LEUR ÊTRE INTERDIT.
Et surtout, ne leur faites pas de compliments pour cette nouvelle attitude, qui a tant tardé : DEMANDEZ LEUR DES COMPTES, ils vous en doivent, car c’est VOUS QUI LES PAYEZ. Vous les payez grassement : pas pour qu’ils vous trahissent, mais qu’ils vous servent. Pourquoi ont-ils tant tardé ????? Pourquoi avoir rasé les murs si longtemps ???? Pourquoi avoir laissé la langue dépérir, au point que la situation est peut-être devenue irréversible ???? Pourquoi avoir laissé capoter ce projet d’enseigner l’histoire dans nos lycées et collèges il y a une dizaine d’années ??? (Elégoët avait écrit un fort beau livre, en 1998; j’ai eu un entretien téléphonique récent, très long, avec lui; le recteur de Rennes vient de m’adresser, par une lettre personnelle, quelques éléments sur cette affaire). Quel breton est au courant de ce projet avorté ??? Qui l’a fait échouer ???? Pourquoi en 2008, alors que Le Fur, sympathique mais naïf comme le sont les bretons, défendant la révision constitutionnelle, imaginant de bonne foi que cela allait ouvrir une ère nouvelle pour l’enseignement de notre langue (on lui sait gré de son action, est-il besoin de le préciser, même si on lui a dit et redit par voie de presse que les rapports avec le France sont des rapports de force, DONT LA MORALE EST EXCLUE - en tout cas du côté français), a-t-il été lâché par les élus socialistes ??? Pourquoi cette ” pseudo- révision ” a-t-elle été encore une fois un attrape-nigaud (Voir Errances : les réformettes RIDICULES) ??? Pourquoi tant de nigauds en Bretagne ???? Pourquoi des sénateurs - ou soit-disant tels - ont ils voté contre la langue bretonne, la langue antique de LEUR PAYS ???? Quel sort leur réserve-t-on ??? Qui a commandé et laissé faire la censure lors du rassemblement de 2008 à Nantes ??? Bon sang ! On se moque de vous : Donnez leur quelques coups de pied au derrière ! Vous verrez comme cela vous fera du bien !
Aimer son pays est peut-être une chose étrange. Mais ce n’est en rien du passéisme : les Anglais aiment l’Angleterre, les Russes aiment la Russie, les Allemands aiment l’Allemagne, les Chinois aiment la Chine, les Japonais aiment le Japon, les Grecs aiment la Grèce, les Juifs aiment (avec passion) leur pays. Ce sentiment est universel. Il est noble, lorsqu’il est désintéressé, et respectueux des Identités des autres. Les Bretons sont dans ce cas. Partout où je suis allé, on m’a dit - je l’ignorais, excepté pour moi-même, car ce fut toujours ma volonté de connaître les cultures du Monde - que nos compatriotes sont non seulement curieux de la civilisation des autres, mais ” qu’ils n’en savent jamais assez, ils veulent encore et toujours en savoir plus “. Et ceci n’est évidemment pas exclusif, pour les Bretons, de pouvoir AUSSI aimer la France et les Français. Ce n’est pas une manifestation de schizophrénie : on doit aimer la France pour ce qu’elle a de bon, on doit lui reprocher vertement ce qu’elle a fait en Bretagne, sans concession aucune. Ceci jusqu’au jour où, la France étant rentrée chez elle, nos contentieux multiséculaires étant enfin apurés, nos relations pourront sans doute s’apaiser. Nous, Bretons, durant une longue phase de notre histoire, nous avons connu, comme tous les colonisés, ce qu’est la HONTE DE SOI. Ne confondez pas ceux qui ont servi leur pays, sans rien demander en retour, et ceux qui s’en sont servis comme d’un FONDS DE COMMERCE, pour mieux manger le foin qu’ils ont retiré de leur servitude calculée.
Malgré la verdeur et la stricte intransigeance de mes chroniques, je suis sûrement l’un des Bretons les plus francophiles qui soient : je vous ai dit pourquoi, maintes fois, et si je le dis, C’EST PARCE QUE C’EST VRAI. Si le hasard m’avait fait naître français, j’aurais aimé avec passion mon pays, malgré ses tares et ses défauts. Si, en 1998, j’avais été nommé Médiateur de la République française, tout le monde y aurait gagné, y compris les Bretons : le Médiateur étant le protecteur des Libertés publiques (cf. Lettre de Louis Mélennec au Médiateur Pelletier), on peut être CERTAIN que des actions d’une extrême vigueur eussent été mises en oeuvre, notamment dans le domaine des très graves dysfonctionnements de l’appareil judiciaire, par les interventions du pouvoir politique, notamment de François MITTERAND (voir le site Mélennec, et les articles terrifiants publiés par le journal le Monde sur l’action de ce personnage pour détourner le cours de la justice). Mon intention était de m’adjoindre Eva JOLY, femme en tous points remarquable, dont l’honnêteté est au moins aussi intransigeante que la mienne. Mon intention FERME ET ARRÊTEE était de mettre en cause, dès mon discours d’investiture devant la presse, la responsabilité du ministre de la justice, et du Directeur général de la sécurité sociale.
Le sort en a décidé autrement.
Louis MELENNEC, ex-Consultant près le Médiateur de la République française.
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LA COLONISATION DE LA BRETAGNE PAR LA FRANCE : 1532 - 1789 .
11 juin 2010 par Louis Mélennec.
LA NEANTISATION DE LA BRETAGNE : COMMENT LA FRANCE, DE 1532 A 1789, A FAIT DE LA BRETAGNE, NON UNE PROVINCE, MAIS UNE COLONIE.
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ARTICLE EN COURS D’ELABORATION, NON TERMINE. Les références seront complétées ultérieurement : tout lecteur qui voudra s’imposer cette discipline, pourra se rendre dans toute grande bibliothèque départementale ou municipale proche (Nantes, Rennes, Vannes, Brest, Quimper, etc.), pour s’instruire doublement.On doit savoir que les bibliothécaires sont toujours aimables, et souvent des puits de science.
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S’il est un mot qu’il ne faut pas utiliser en Bretagne, pour caractériser ce pays, pendant peu de temps encore, c’est celui de COLONIE : ce terme est tabou, quiconque l’utilise est taxé de ” nationaliste “, c’est à dire injurié par des individus qui ne connaissent même pas la définition de ce terme, et surtout méconnaissent TOUT des différences fondamentales entre le nationalisme français, agressif, conquérant, meurtrier, et le nationalisme breton, timide, près peu agressif, et qui n’a guère à son actif que quelques broutilles telles la destruction de quelques croûtes picturales au château des rois de France, en 1978, la destruction d’une statue ridicule, de très mauvaise facture à Rennes, en 1932, etc., alors que …… n’anticipons pas ! QUI, en dehors de La Borderie, a dressé la liste des châteaux, des remparts, des villes, des monuments, détruits par la France en Bretagne lors des guerres d’invasion, et bien plus tard ? QUI a osé mettre en parallèle les centaines de milliers de victimes du nationalisme français dans le monde (Algérie, Vietnam, Madagascar, Allemagne, Italie ……), et les quelques malheureuses victimes du ” nationalisme ” breton ??????? Sachez qu’on le fera, et qu’on comprendra enfin de quoi l’on parle, et quel dégoût les Mélenchon et autres de la même farine, admirateurs de l’oeuvre ” civilisatrice ” de la Chine au Tibet, inspirent.
Les adulateurs de l’histoire officielle, lisse, sans relief, souvent exacte quant aux dates et aux faits rapportés, voire même quant à certaines citations (celles que nous avons relatées sur la destruction de la langue, de la culture, et surtout des cerveaux, accablantes, honteuses pour ceux qui ont proféré ces horreurs, sont STRICTEMENT ESCAMOTEES) affectent de considérer qu’à partir de 1532, la Bretagne est devenue une ” province ” française. Cette ” théorie “, farfelue au regard du droit, des faits, de l’histoire, garde des adeptes, ON SE DEMANDE VRAIMENT POURQUOI (Est-ce un reste de la haine de soi ? Voir Kerhervé, chercheur pourtant estimable, dans ” L’étranger en Bretagne “, Préface, page 9; il est vrai que Kerhervé, tout comme Croix, Minois et autres, ignore que les Nations existent dans la haute antiquité, en particulier dans la Mésopotamie, et que des Etats très organisés sont identifiés, dans le détail, dès cette époque), soit au moins deux mille ans avant Jésus Christ).
C’est ce tabou que nous allons détruire dans le présent article, non en procédant par des affirmations, mais en prouvant, en démontrant ce que notre pays est devenu, en passant de la Liberté à la servitude imposée par la force, de plus en plus étouffante jusqu’à la mort de Louis XIV, survenue en septembre 1715, surtout à partir de l’étranglement qui a suivi, très rapidement, la merveilleuse révolution des droits de l’homme, en 1789, imposture sur laquelle la France a construit sa religion nationale, et l’a imposée aux peuples de l’hexagone.
J’ai sous les yeux le superbe ouvrage de MORVAN LEBESQUE, sans cesse réédité, et qui a tant ému de Bretons, et fait pleurer certains. J’en extrait les lignes qui suivent, sur le sort que la France a réservé à notre histoire :
” L’enfer est privation d’histoire …. Extravagante imposture ! Il faut qu’un Breton quitte l’école pour apprendre l’histoire de son pays : pour s’informer, il devra étudier en marge, à ses frais, comme s’il s’intéressait aux Indiens ou aux Hittites … Il suffisait de me raconter MON histoire. J’étais CHEZ MOI, je comprenais tout ….. : on m’a BÊTEMENT MENTI, on m’a traité comme un enfant de l’Assistance … Je ne puis admettre la censure de MON histoire, qui me diminue … Car qui censure hier, dénature demain : taire à quelqu’un ce qu’il fut, C’EST LUI TAIRE CE QU’IL EST “.
(Morvan Lebesque, Comment peut-on être breton ? Editions du Seuil, Paris, 1970, pages 50, 51, 54).
La vérité est pire que cela : ceux qui ont écrit l’histoire de la Bretagne après 1789, ont eu peur, pour des raisons claires : s’ils avaient dit la vérité crue, la vérité nue, ils n’auraient pas même été en situation d’écrire leurs livres : ils n’auraient pas eu accès à l’enseignement supérieur. Les plus courageux (La Borderie, Antoine Dupuy …), ont ” édulcoré ” leurs textes; d’autres ont franchement menti, pour avoir du son, ou par lâcheté, souvent les deux. La manière dont Barthélémy POCQUET, le continuateur de La Borderie dans la rédaction de son ouvrage monumental, après la mort de celui-ci, a décrit la ” réunion de la Bretagne à la France ” (Histoire de Bretagne, Rennes, 1913, pages 1 et suivantes, page 15 en particulier), par sa grossière inexactitude, est une tache qui salit toute l’université bretonne; rien ne pourra jamais l’effacer. Rarement auteur a pu être aussi volontairement fallacieux, pour des faits aussi importants, concernant SON histoire nationale. Cela est d’autant plus inexcusable que personne ne lui demandait de tomber aussi bas, et qu’il a été un érudit : ayant rédigé deux thèses monumentales, l’une sur les relations du Duché souverain de Bretagne avec la Papauté (Les Papes et les Ducs de Bretagne, Essai sur les rapports du Saint-Siège avec un Etat, Paris 1928, réédition Spézet, 2000), l’autre sur les relations du Duché souverain avec l’Angleterre (François II, duc de Bretagne, Paris, 1929), il était de ceux qui SAVAIENT. Il a contribué, avec d’autres, à induire en erreur tous ceux qui l’ont lu, et bien d’autres, par contagion (cf. Mélennec, mémoire de DEA, pages 26 à 29; j’ai eu le plaisir de l’étriller, en Sorbonne, en 2001, devant le jury, qui n’a pas contredit mon jugement; je regrette seulement que la loi du genre ne m’ait pas permis d’être plus sévère encore).
Il est une citation que j’ai évité de faire : vivant à Paris, je me suis toujours efforcé de donner une image positive de mon pays - sans JAMAIS mentir, je le souligne -, et n’ai pas trop insisté sur les défauts de nos compatriotes; c’est celle-ci, que je crois vraie : ” Les Bretons, dit l’immense Renan, SONT UN PEUPLE FEMININ “. En d’autres termes : là où les hommes devraient être des hommes, ils se comportent en femmes. Cette citation serait jugée blessante par les moins intelligents des Bretons (ils viennent de s’exprimer, nombreux, sous l’émission intitulée ” La Bretagne assassinée “), et mal comprise par les Bretonnes. Renan s’exprime en homme de son temps : l’homme symbolise encore, à son époque, la force; la femme symbolise la faiblesse. Tout le monde sait, aujourd’hui, que la femme est l’être fort, l’homme l’être faible. Ceux qui ont vécu en Bretagne (c’est mon cas), pays que l’on dit être de ” matriarcat ” (ce mot mérite une ample définition), savent que l’homme breton, souvent, n’est que l’ombre de sa femme, ce qu’il fut toujours, puisque Jules César, et bien d’autres auteurs antiques, disent l’avoir constaté de visu. Dans mes conférences sur Anne de Bretagne, je ne manque jamais de rappeler que dans le couple royal qu’elle formait avec Louis XII, l’homme, c’était elle, et que son mari en était parfaitement ravi, et ne s’en cachait pas (pas trop, en tous cas), et que son épouse portait les culottes, ce qui est le destin naturel des bretonnes, surtout si elles épousent des français.
Pour comprendre ce que RENAN veut dire, sans porter atteinte à la dignité de nos femmes, jetez un oeil rapide - sans perdre votre temps, toutefois -, sur ce que l’on dénomme pompeusement et ridiculement ” le Conseil régional de Bretagne ” - appellation éminemment imposée par Paris, là où il ne devrait être question que de ” PARLEMENT GENERAL DE BRETAGNE “, comme sous les Ducs, et sur nos politiques : foin de la langue bretonne, du transfert des compétences VOLEES à notre pays, de la réintégration du comté nantais dans notre territoire national : une action NULLISSIME, en tous points. Les Bretons, qui furent si offensifs dans la défense de leurs droits jusqu’en 1789, ne sont pas des durs : CE SONT DES MOUS.
(PETITE NOTE HUMORISTIQUE, destinée à disparaître : les J.D.B. ( = abréviation pour les ” jeunes débiles bretons “), autre appellation pour désigner les ” corbeaux “), sont de retour : ils traficotent à nouveau la biographie du bon docteur sur Wikipédia : un mot en plus, un mot en moins, une demi phrase supprimée, une autre ajoutée, voila comment on fait dire aux gens des choses GROTESQUES. En Bretagne, on s’amuse à ces choses minables, là où il s’agit de reconstruire le pays. Vous venez de le comprendre : ce sont les gorets des landaux que le chansonnier français a célébré : ILS EXISTENT; simplement, ils ont grandi ! Ils sont bien pires que les ” Vichyssois ” de 1940-1944 : s’il est vrai qu’il y eut d’authentiques collaborateurs à Vichy et en France (Doriot, Laval, De Brinon …), la tête de l’Etat, sans armée, jouant le double jeu et l’attentisme, ne souhaitait que la victoire de l’Angleterre et de l’Amérique, pays avec lesquels elle a, jusqu’au bout, entretenu des relations étroites et secrètes. Ici, ouvertement, ce qui est souhaité est le collaborationnisme, le système des kapos, que la Bretagne reste ce que notre grand poète Xavier Grall dénommait ” Le cheval couché “. Ce sont les NOUVEAUX NEGATIONNISTES : la Bretagne, disent-ils, n’a jamais existé; elle n’existe pas; elle n’existera pas !
Le bon docteur revendique la Renaissance, dans le strict respect du droit international, rappelons le, dans chacune de ses chroniques : nos amis les J.D.B. sont les kapos du système, peut-être pire que cela).
NOTRE DEMONSTRATION va se dérouler en trois points, peut-être quatre :
- QU’EST-CE QUE LA COLONISATION ? Seront définis ici - non pas à partir de l’histoire de France, ni de celle de l’Europe, mais de l’histoire du Monde (y compris l’histoire de l’Egypte, de la Grèce, de Rome, des Arabes, de Venise, de Gênes, de la Chine, de la Russie …..), les CRITERES DE LA COLONISATION. Ceci afin de déterminer (ce qui ne fera guère de difficultés, on va le voir), si la Bretagne est devenue une ” province ” en 1532, ou si, de 1532 à 1789, elle a été UNE COLONIE, enfin, quelle sorte de régime politique lui a été imposé dès que les armées françaises ont pris possession du Duché souverain.
- LA COLONISATION DE LA BRETAGNE PAR LA FRANCE A PARTIR DE 1532, JUSQU’A 1789 INCLUSIVEMENT (à partir de 1789, une ère merveilleuse s’ouvre : la destruction de la Bretagne autonome, la destruction brutale de la langue, de la culture, des cerveaux, l’assimilation d’une cruauté rare par le pays voisin).
- LE PROCESSUS DE COLONISATION MIS EN OEUVRE SUR LES CINQ CONTINENTS PAR LA FRANCE, en vertu d’un nationalisme furieux, et en quoi est scandaleux le procès permanent fait à la Bretagne d’être ” nationaliste “, de la part d’un pays qui n’est là que par l’effet de ce qu’a été sa politique expansionniste depuis près de mille ans, avec toutes les guerres, les invasions, les excès, les violations du droit que l’on sait.
- LA RUINE DE LA COLONIE BRETONNE PAR CINQ SIECLES D’EXPLOITATION PAR LA FRANCE. Il s’agit ici d’expliciter LE DESASTRE qu’à été pour la Bretagne l’action extrêmement maléfique de la France, alors que tout la prédestinait, lorsque l’invasion de 1491 a été perpétrée, à devenir une vraie puissance internationale, comme les sont devenus les pays européens de même étendue, pourtant géographiquement et humainement moins favorisés, comme la Suisse, la Hollande, la Belgique, ces deux derniers étant devenus de grandes puissances coloniales.
………….
Une bibliographie sommaire sera proposée, destinée à ceux qui sont curieux d’approfondir le débat, et, lorsque la parole sera libérée en Bretagne, écriront des thèses sur des bases nouvelles, dans le prolongement du travail qui se fait dans ce blog, dans le site de Louis MELENNEC, et ailleurs.
Le présent article sera complété au fur et à mesure, dans un désordre apparent, pour se terminer - si nos loisirs le permettent - dans une dissertation historique et de sciences politiques structurée.
I - LES CRITERES DE LA COLONISATION. QU’EST-CE QU’UNE COLONIE ?
Le phénomène colonial est mondial. Il n’a pas été inventé au 16 ème siècle par la France, l’Espagne, l’Angleterre, le Portugal, pour envahir, martyriser, détruire les pauvres habitants de l’Afrique, des Amériques, de l’Asie et d’ailleurs, de manière à créer une rente de situation et des revendications d’une extrême agressivité pour ces peuples, comme celà est répété tous les soirs sur les écrans débilissimes de la télévision française, par des journaleux incultes et leurs invités, dont la grande majorité n’ont jamais lu un livre d’histoire. Il existe depuis que les êtres humains se sont organisés en groupes structurés, avec un pouvoir central, une administration, des armées, une flotte, des personnes ou des institutions capables de s’expatrier hors du pays d’origine, et de créer, à des distances variables, des ” prolongements “ de la société originelle, rattachés à la patrie-mère par des liens multiples, politiques, économiques, affectifs, souvent limités dans le temps, parfois, par transitions insensibles, d’une manière définitive.
Le phénomène colonial se définit par plusieurs critères :
1 - LA PRISE DE POSSESSION D’UN TERRITOIRE appartenant à un peuple distinct de celui qui s’en empare. Il n’est pas nécessaire, pour que ce que nous dénommons colonie soit une colonie, que le territoire en cause soit peuplé par des personnes venant du pays colonisateur. L’occupation d’un territoire vide de tout habitant, n’appartenant à personne, n’est pas à proprement parler un processus colonial : c’est l’appropriation d’une contrée vierge, admise de tous temps par le droit international, par celui qui la découvre, et qui la peuple, peu ou prou (voir Nguyen, Res nullius, 664, 693, 694; territoire sans maître, ou terra nullius : idem).
2 - LA MISE EN PLACE DE STRUCTURES POLITIQUES par le colonisateur, rattachées au pouvoir central (Souverain, gouvernement …) de celui-ci, et étroitement dépendantes de lui. Il est fréquent que le colonisateur se contente de laisser en place les structures politiques (et religieuses) déjà existantes au moment où il s’empare du pays qu’il colonise. Celles-ci sont, dans des proportions variables, dépouillées de leurs pouvoirs antérieurs. La coexistence du colonisé et du colonisateur peut, d’ailleurs, être parfois harmonieuse, chacun trouvant bénéfice à ce type d’ ” associations “. Ainsi les dynasties royales menacées au moment de l’arrivée du colonisateur peuvent être maintenues en place, moyennant de larges concessions au colonisateur. Le plus souvent, le colonisateur attire à lui l’essentiel du pouvoir ( la défense, le contrôle des communications terrestres et maritimes, la politique étrangère, la politique économique, le commerce ….), tandis que le souverain traditionnel, neutralisé politiquement, mais resté en possession de ses biens, continue à assumer son rôle de symbole, et assure une police intérieure, maintenant les populations soumises dans une servitude plus ou moins pacifique, même si le colonisateur, vécu comme un étranger (ce qu’il est), est souvent détesté. Ce fut le cas au Cambodge, en Annam, aux Indes, au Maroc, en Tunisie ……
3 - LA DESTRUCTION DES INSTITUTIONS POLITIQUES ET GOUVERNEMENTALES DU PAYS COLONISE. Cette situation correspond à un stade de sujétion beaucoup plus important, celui de l’APPROPRIATION pure et simple du territoire ou du pays conquis. On parle alors, souvent, d’annexion. Ce fut le cas pour la Bretagne, après l’invasion de 1491, puis, après le bref ” interlude ” de 1498 à 1514, durant lequel la Duchesse Anne de Bretagne réussit le tour de force de rétablir les Institutions bretonnes séculaires, et à gouverner effectivement son Pays, lorsque François I er prit possession à nouveau du gouvernement dans sa quasi-totalité, dès la mort de la Duchesse, ayant épousé sa fille Claude en mai 1514.
4 - LE GOUVERNEMENT EFFECTIF DU PAYS COLONISE PAR LE COLONISATEUR, soit par les gouverneurs et administrateurs directement envoyés par lui dans le pays concerné, soit par des nationaux dudit pays (aujourd’hui englobés sous le terme générique de ” collaborateurs ” (en abrégé : ” collabos “).
5 - LA SUBORDINATION ECONOMIQUE DU PAYS COLONISE par le colonisateur. Les motifs de la colonisation sont souvent économiques : il s’agit soit d’exploiter les richesses locales - comme on le fait d’une ferme -, soit de se réserver des débouchés dans la colonie, privée de sa liberté de commercer avec les autres pays, soit, à un degré de plus, de piller les richesses du pays colonisé. Pour les pays qui disposent d’un système fiscal perfectionné (c’est le cas pour la Bretagne Souveraine d’avant les invasions françaises : voir ci-après), une ” pompe aspirante “, souvent très subtile, des recettes fiscales locales est installée, dont le point d’aboutissement est le trésor de l’Etat colonisateur).
6 - LA SUBORDINATION DEMOGRAPHIQUE ET HUMAINE DU PAYS COLONISE, au bénéfice du colonisateur. Pour simplifier : le colonisateur puise dans les ressources humaines du colonisé pour peupler son administration, son commerce, sa marine, SES ARMEES. (Nous verrons que la France a englouti dans sa politique agressive des centaines de milliers de Bretons, la guerre de 1914-1918 en étant le plus meurtrier exemple : 200 000 ” morts pour la Patrie ” (la ” Patrie des Français “, non pas celle des Bretons, bien entendu).
7 - LA SUBORDINATION MENTALE ET PSYCHIQUE DES COLONISES, au bénéfice du colonisateur. Le pays colonisé est TOUJOURS infériorisé par le colonisateur. Sa langue, sa culture, ses moeurs sont ouvertement méprisés.
(A suivre)…….
…………………….
II - LA COLONISATION DE LA BRETAGNE PAR LA FRANCE.
Nous allons voir, les évènements et la réalité des choses étant plus que probants, que c’est un phénomène colonial d’une évidence criante qui s’est déroulé en Bretagne de 1532 (ou de 1514, si l’on préfère, la Duchesse Souveraine Anne étant décédée le 9 janvier de cette même année), à 1789. Rien n’y manque, y compris la résistance opiniâtre, jamais en défaut, des populations indigènes. La matière est si abondante, qu’il est impérativement nécessaire de l’exposer d’une manière schématique, si l’on ne souhaite pas s’y perdre.
La prise de possession de la Bretagne par les Français se révèle une catastrophe nationale, progressive, mais d’une exceptionnelle ampleur.
1 - L’APPROPRIATION DE LA BRETAGNE PAR L’ENNEMI HEREDITAIRE : les invasions par les armées françaises en 1488 et en 1491.
L’histoire officielle, dont il reste encore des traces, a enseigné que, le roi de France étant le ” Suzerain ” du duc de Bretagne, celui-ci était son sujet, son subordonné. La Bretagne, dès lors, est - peu ou prou -, une partie du royaume de France. La guerre de 1488, dès lors, est une ” remise en ordre ” par le roi de France des troubles qui agitent le Duché, dans lequel se sont réfugiés de très hauts seigneurs français, en conflit violent avec la soeur du jeune roi Charles VIII, Anne de Beaujeu, qui dirige le royaume au nom de son frère d’une main de fer, et ces seigneurs étant censés menacer la France. Parmi les réfugiés auxquels le Duc accorde sa protection : Louis d’Orléans, cousin du roi et héritier du trône de France (il deviendra roi, sous le nom de Louis XII, dix ans plus tard, et épousera Anne de Bretagne en janvier 1499) (Excellent exposé dans la Borderie …..; pour une étude détaillée, voir : Pélicier …).
Le Duché, on le sait, n’est absolument pas issu du ” démembrement ” de la France. Depuis le 6 ème siècle, après la disparition de l’Empire romain, il a une existence totalement autonome, même si, divisé en plusieurs principautés, il ne constitue un pays uni que sous les rois Nominoé, Erispoé, Salomon. Un Duc unique, après une longue phase intermédiaire, ne sera reconnu à nouveau que beaucoup plus tard, jusqu’à la mort de Claude, en 1524. A aucun moment de l’histoire de la Bretagne, les Ducs n’ont été redevables aux rois de France de quoi que ce soit, excepté les ” services ” que les deux souverains se sont rendus en qualité d’alliés, ces services étant réciproques, durant les périodes d’alliance effectives, qui ont été entrecoupées de phases de guerre et de contentieux violents. Aucune puissance étrangère - certainement pas la France - n’a conféré au Duc de Bretagne le droit de régner, d’exercer ses fonctions, d’être le Souverain des Bretons. Ceux-ci ont élaboré EUX-MÊMES leurs Institutions au fil des siècles. Toutes les ingérences françaises jusqu’aux invasions destructrices de 1488 et 1491, se sont soldées par des pertes et des fracas pour la France.
Au moment des dernières guerres d’invasion, la Bretagne est un Etat centralisé, totalement souverain, au même titre que la France, l’Angleterre, la Castille, le Portugal, le royaume de Naples, et maints autres Etats. Cet Etat est gouverné - sagement, on peut le dire, sans guère d’ excès de la part d’aucun de ses Ducs (exception : le français Pierre Mauclerc, Duc-consort, mari de la duchesse Alix), par une très vieille dynastie, antérieure à celle des Capet, globalement aimée de son peuple, prestigieuse et respectée de toute l’Europe, surtout, exerçant DANS TOUS LES DOMAINES, sans en excepter AUCUN, les prérogatives de la puissance souveraine : le gouvernement, l’écriture du droit, la justice, la guerre et la paix, la diplomatie, les monnaies et la politique financière …..
L’invasion de 1488 n’est pas fortuite. Elle a LONGUEMENT été pensée, pourpensée, préméditée par Louis XI (mort en 1483), puis par son fils Charles VIII, et sa fille Anne de Beaujeu. Les sources sont PEREMPTOIRES.
2 - LA MISE EN PLACE DE STRUCTURES POLITIQUES PAR LE COLONISATEUR : la première annexion réalisée par Charles VIII de France, de 1491 à 1498.
Alors même qu’Anne de Bretagne, réfugiée dans Rennes, est la Duchesse souveraine au yeux de tous ses sujets et de toute l’Europe (aucun Etat européen ne considère, évidemment, que la Bretagne, pays résolument ennemi de la France, est sujette de ce pays, certains chroniqueurs du temps désignant même le Duc sous le titre de ” roi “), Charles VIII se comporte en maître. Dès son mariage avec Anne de Bretagne, en décembre 1492, il procède à une annexion pure et simple du Duché. La Duchesse est interdite de porter son titre. Les fonctions de Chancelier-Premier ministre son supprimées, au profit de la Chancellerie de France. ….
3 - LA DESTRUCTION DES INSTITUTIONS POLITIQUES ET GOUVERNEMENTALES BRETONNES PAR LE COLONISATEUR.
- LA DESTRUCTION DE LA DYNASTIE BRETONNE. L’AMNESIE SCANDALEUSE DES HISTORIENS. Les faits que nous rapportons ici sont scandaleux. Il s’agit, non pas d’une découverte récente, mais de faits passés sous silence par ceux qui ont écrit sur cette époque : les manoeuvres accomplies sciemment par les Français, pour déposséder du trône breton l’héritier légitime de la couronne de Bretagne, et de le remplacer par un imposteur (références : Dom Morice, …; notes manuscrites de L. Mélennec; Chantal Reydellet-Guttinger, ex conservateur des archives départementales d’Ile et Villaine …; D. Le Page, thèse; D. Le Page et M. Nassiet, pages 161 et suivantes ..).
Anne de Bretagne avait réussi, quelques mois seulement après la mort de son deuxième mari, Charles VIII, lors de son mariage avec Louis XII, un véritable tour de force. Par le traité signé à Nantes le 7 janvier 1499, par les deux souverains, il fut décidé que si du mariage royal naissaient deux enfants, l’un (si l’un de ces enfants était un fils), monterait sur le trône de France; le second - fille ou garçon -, deviendrait Duc de Bretagne, ce pays ayant retrouvé, par l’effet de ce traité, toutes ses institutions souveraines, et sa totale indépendance (” Afin que le nom de la Principauté de Bretagne demeure, et ne soit pas aboli dans l’avenir … il est décidé que le second enfant mâle - ou fille à défaut de mâle -, naissant de ce mariage, SERA ET DEMEURERA PRINCE (= Duc) de Bretagne “. (Nous traduisons ce texte en français moderne, pour lever toute ambiguité sur sa signification très claire). La clause vaut pour les générations futures, dans l’hypothèse ou Louis XII et Anne n’auraient qu’un seul enfant : Anne a donc mis en place un dispositif juridique en apparence sûr, qui garantit ad vitam aeternam la souveraineté du Duché. Ce travail est admirable; à lui seul, il suffirait à justifier la vénération dont la Duchesse est l’objet en Bretagne.
Claude de France et de Bretagne (1510-1524) étant devenue duchesse à la mort de sa mère, il se passe ici plusieurs impostures monstrueuses :
- Contrairement à ce qu’on peut lire encore en 2010, dans tous les livres d’histoire écrit par des Bretons, la Duchesse Claude NE LEGUE ABSOLUMENT PAS LE DUCHE à son fils ainé, le dauphin François (Mélennec, mémoire de DEA, page … ; ou, dans ABP : L’élimination de Claude du Duché de Bretagne …). Pour une raison majeure : le Duché de Bretagne - pas plus qu’aucun autre Etat souverain - n’est la propriété privée du Duc : celui-ci occupe une FONCTION au nom et pour le salut de ses sujets : il ne peut ni l’aliéner, ni le vendre, ni le céder, ni, à plus forte raison, le léguer par testament : on devient Duc parce que les lois fondamentales du Duché - la Constitution, faite de coutumes dégagées par les siècles - appellent au trône le seul héritier légitime, en aucun cas une personne désignée par le Duc défunt. Aussi le testament de Claude - j’ai eu entre les mains, je le souligne, l’exemplaire conservé à la bibliothèque Mazarine -, s’il désigne en effet son fils ainé François comme le légataire universel de ses biens personnels, CEUX QU’ELLE POSSEDE EN PROPRE, en aucun cas ceux qui ne lui appartiennent pas, ne fait aucune mention du Duché, puisque celui-ci a, par la mort de Claude, un héritier désigné : son deuxième fils, Henri, duc d’Orléans, en application du traité brito-français du 7 janvier 1499 : AUCUN DOUTE A CE SUJET (Mélennec, mémoire de DEA, page ….).
Pourquoi les historiens bretons se sont-ils ” trompés ” à ce point sur les dispositions capitales de ce testament ? Pourquoi ne l’ont-ils pas lu ? Pourquoi ont-ils pu ignorer que la Duchesse ne pouvait ” léguer ” à qui que ce soit une couronne, encore moins un pays, qui ne lui appartenaient pas ??
- François I er et son chancelier, le sinistre cardinal DUPRAT, tentent ce qu’on appellerait aujourd’hui un ” coup de poker ” : faire croire que Claude a instauré par son testament son fils aîné, François, le dauphin de France comme héritier du trône breton, et que, celui-ci devant succéder à son père François Ier à sa mort, il réunira sur sa tête à la fois la couronne de Bretagne et la couronne de France. Dire que les Bretons sont furieux, est peu dire : ILS NE VEULENT, NI DE PRES, NI DE LOIN, UN QUELCONQUE ROI DE FRANCE sur le trône breton. Ceci est UNE CERTITUDE ABSOLUE. Lors de la réunion des Etats de Bretagne, le souverain étranger François I er est ” mouché “, de la belle manière, dans des termes plus que fermes. Colère efficace : il admet cette giffle, mais revient à l’assaut aussitôt. Que se passe-t-il dans les mois qui suivent la mort de la Duchesse Claude ? …..
- LA DESTRUCTION DES FONCTIONS DE PREMIER MINISTRE - CHANCELIER. Pour bien comprendre la monstruosité que constitue ce nouveau tour de passe-passe, dont la France est familère, il faut se reporter à la défaite sanglante de la France par l’Allemagne, en 1940. L’Allemagne nazie aurait - sans doute - pu supprimer le gouvernement français et son chef : elle ne l’a pas osé, elle a laissé en place le maréchal Pétain, jusqu’à la fin de la guerre.
Ce que l’Allemagne nazie n’a pas osé faire, la FRANCE OSE LE FAIRE pour la Bretagne : dès le ….. les fonctions de premier ministre de Bretagne sont ABOLIES, c’est le chancelier français, Duprat, qui cumule les fonctions de chef des gouvernements français et breton (Morice …). La comparaison des deux situations comparables, lorsqu’on marque un arrêt pour en bien comprendre la portée, suscite une réaction d’HORREUR.
- LA DESTRUCTION DU GOUVERNEMENT BRETON (1552). Non seulement il était concevable que les deux pays coexistassent géographiquement avec un roi unique et deux gouvernements différents (les pays de l’Europe actuelle ont mis sur pied des institutions communes, mais sont gouvernées selon les modalités appartenant à chacun d’entre eux), mais encore, l’Edit de 1532 promettant d’une manière solennelle que rien dans les Institutions bretonnes ne changerait après cet édit, il était INIMAGINABLE que la France raye purement et simplement de ces institutions un organe aussi capital que le gouvernement. Sans souverain, sans gouvernement, UN PAYS N’EXISTE PLUS. La France, maîtresse de tout, s’y prend avec habileté, perfidie et rapidité. Dans un premier temps, le Conseil ducal est dépouillé de toutes ses attributions gouvernementales …. Dans un second temps, le Conseil est supprimé. Que peut faire la Bretagne, sans Chef, sans armée ? RIEN (M. Le Drian n’est pas encore né !).
Le gouvernement a donc subsisté, à l’état de coquille vide, pendant VINGT ANS seulement ! N’ayant plus aucun moyen armé de donner des coups aux Français, les Bretons, malgré leurs protestations violentes, doivent s’incliner. Cette infamie est CITEE dans les livres d’histoire, mais non pas commentée (à l’exception de Planiol, de Bonvallet, et de votre serviteur).
De 1940 à 1944, les Allemands, eux, n’oseront pas supprimer le gouvernement français.
(Références : Morice ….. Planiol, tome 5, page…; Bonvallet, page …..).
- La réduction drastique du rôle des ETATS DE BRETAGNE. Dans tous les pays du monde, de l’origine à nos jours, le schéma des ” institutions ” par lesquelles la communauté concernée se gouverne, comporte au moins deux ” étages “, irremplaçables : le Chef; son conseil. Souvent, une ” Assemblée ” plus ou moins vaste complète l’édifice.Le gouvernement est d’autant mieux conduit qu’il y a équilibre et collaboration vraie entre le souverain et le conseil, à plus forte raison entre le souverain, le conseil, l’assemblée.
La Bretagne a construit peu à peu ses institutions, comme les autres pays. Le Duc-roi est reconnu dès le 9 ème siècle. Il a toujours eu des conseillers, un conseiller principal, une assemblée. Le Parlement apparaît dans les textes dès le 11 ème siècle. Dès cette époque, les trois rouages principaux sont attestés (le Souverain; le Conseil ducal; le Parlement général).
Avant les invasions françaises, globalement, le système fonctionne bien : le Duc impulse, commande parfois, le conseil conseille et gouverne, le Parlement général contrôle, critique, et est associé à TOUTES les décisions importantes (avec des exceptions, bien entendu). Les pouvoirs sont équilibrés…….Nous avons répété maintes fois - comme tous les auteurs dignes de crédit (Planiol, Bonvallet, Lobineau, Morice, Dupuy …..) combien exemplaire a été le rôle du ” Parlement Général de Bretaigne ” sous la monarchie ducale. Réunis, tous les deux ans par le commandement du souverain et du gouvernement bretons ………
4 - LE GOUVERNEMENT EFFECTIF DE LA BRETAGNE PAR LA FRANCE ET LES COLLABOS MIS EN PLACE PAR CE PAYS : gouverneurs militaires, justice, finances, gouverneurs civils-intendants, évêques et abbés : l’étranglement progressif de la Bretagne par les Français et leurs créatures …..
La France, en publiant un Edit en 1532 - Edit qualifié à tort de ” Traité d’Union ” … (à compléter) …, puissance occupante - rien d’autre, au plan juridique -, a donné à la Bretagne, malgré tout, un ” statut”. Ce n’est certes pas un ” contrat ” - car il n’y a eu AUCUNE NEGOCIATION FRANCO - BRETONNE -, mais les Bretons s’en servent comme d’un bouclier protecteur, avec, il faut le dire, une habileté exceptionnelle, à tout propos, à tout moment, chaque année, chaque mois, chaque jour, pendant 257 ans, jusqu’à l’écrasement de 1789 (Planiol, ….; A. Le MOY, Remontrances du Parlement de Bretagne, Champion, Paris, 1909; Bonvallet Yves, Des contraventions au ” traité ” d’union, Tepac, Paris, 1942). C’est merveille de voir l’acharnement incroyable, l’obstination inouïe dont ils font preuve, sans jamais se lasser, sauf lorsqu’on leur envoie les armées françaises pour en tuer quelques milliers, comme en 1675).
Ici encore, décennie après décennie, la France viole TOUS SES ENGAGEMENTS, et met en place ses pions, tous français dans les grands postes, collabos notoires dans les fonctions subalternes, moyennant pour ceux-ci ce par quoi on asservit ceux qui ont vocation à l’être : des titres, des terres, des seigneuries, de l’argent, des pensions ……
- LES GOUVERNEURS. Comme toutes les colonies du monde et de l’histoire, la France installe en Bretagne des ” gouverneurs “. Il s’agit, en fait, de ce que l’on nommera beaucoup plus tard des ” Gauleiters ” ( le mot gauleiter signifie ” gouverneur “, des racines Leiter : chef, et Gau : pays). Au début, tant que la Bretagne est encore indépendante, et qu’il s’agit de la faire tomber dans l’escarcelle des Capétiens-Valois, il s’agit de franco-bretons, collaborateurs notoires, acquis aux Français. Mais celà dure peu : à partir de l’annexion de 1532, les Bretons ne sont plus du tout nécessaires dans ces fonctions, car il s’agit, maintenant, de faire plier l’échine de ces êtres fiers et rebelles (on n’a pas encore osé imaginer la diabolique invention de ” Conseil régional “, qui plie sans qu’on lui demande rien) : TOUS CES GOUVERNEURS-GAULEITERS SONT FRANCAIS. Comme dans toutes les colonies françaises d’Afrique, d’Asie, d’Amérique, etc. : c’est la loi du genre, elle est universelle pour toutes les colonies du monde. Quelques-uns descendent - plutôt moins que plus : - des anciens ducs de Bretagne. Pour autant, ce sont des français bon-teint, qui doivent tout à la couronne de France, et qui sont des négociateurs habiles pour arrondir leur considérable magot, n’ayant même aucune velléité de déplaire à leurs maîtres les rois de France.
5 - LA SUBORDINATION DES INTERETS ECONOMIQUES BRETONS A CEUX DE LA FRANCE COLONISATRICE : LA VAMPIRISATION DE L’ECONOMIE.
Ce phénomène est encore imparfaitement connu, des Bretons ( à plus forte raison des JLB), même si les thèses publiées sont énormes, et déja très suffisantes ( Bonvallet, Planiol, Rébillon, Moy, etc.). La Bretagne, exploitée comme une ferme, perd le principal de sa liberté de commercer avec ses alliés traditionnels (toiles, sel, vin ..) … Elle s’appauvrit progressivement, et perd sous la puissance colonisatrice, tout son dynamisme …
La ” médiocrité ” de la Bretagne, sa prétendue ” petitesse ” (l’auteur qui invente cela, avec qui j’eus jadis deux ou trois conversations téléphoniques, expliquait la déchéance de la Bretagne, en confondant la cause et l’effet, par la phrase : ” Tout est devenu PETIT en Bretagne, voilà pourquoi elle a régressé “), ne sont pour rien dans l’affaire : exigüe mais très dynamique, la Bretagne est devenue PETITE EN TOUT par l’effet maléfique de son écrasement par le pays occupant.
Les Etats coloniaux - sauf exceptions, car il en existe, je le répète - procèdent, au plan économique, presque toujours de la même manière : ils se servent des contrées colonisées comme d’une ferme qu’on exploite, dans tous les domaines : les richesses sont pillées, l’argent des caisses rejoint le pouvoir central, le pays est enserré dans les frontières fixées par le colonisateur, le commerce est étroitement maîtrisé dans les deux sens : la colonie exporte ses matières premières en direction de la “métropole “- ou toute autre direction imposée par elle, d’une manière directe ou indirecte -; la ” métropole ” exporte en direction du marché captif (ou très contrôlé) constitué par ses colonies, les produits fabriqués par elle, et que souvent, elle INTERDIT à ses ” clients ” obligés, ceux-ci étant interdits de les produire eux-mêmes. L’un des cas les plus scandaleux est constitué par l’Angleterre, dans ses relations avec les Indes : la matière première textile brute est importée à bas prix ; elle est travaillée en Angleterre …… et revendue à haut prix, sous la forme de tissus finis, aux Indiens, qui n’ont pas l’autorisation de fabriquer eux-mêmes ces tissus !!!!!!! (Marc FERRO, page …..). Voila pour le schéma. Pour le détail, Il faut se reporter, non à ce qui N’EST PAS ENSEIGNE dans les écoles bretonnes - encore moins dans les facultés -, mais aux ouvrages de Dupuy, Planiol, Le Moy, Rébillon, etc.
- LA VAMPIRISATION DES FINANCES BRETONNES. Des universitaires éminents ont poussé leurs recherches, dans ce domaine, fort loin. Il n’est pas question de reprendre ici ce qu’ils ont écrit, qui remplit d’épais volumes : on est donc, d’ores et déjà, très bien renseigné, même si de nouvelles thèses sont à écrire, lorsque les circonstances le permettront. Il s’agit seulement de fournir quelques chiffres, sauf à se perdre dans le marécage des vols et des détournements opérés aux dépens de la Bretagne, de 1514 (mort d’Anne de Bretagne) à 1789. Ceux qui voudront compléter leur information auront les moyens de le faire. …….
Certes, une partie de l’argent récolté par les impôts directs ou indirects reste en Bretagne. Notamment les fortes ” pensions ” versées aux ” grandes familles ” (prélevées sur les deniers bretons, bien entendu), comme nous l’avons dit, que l’on tient ainsi en état de ” docilité ” permanente ….
- LA QUASI-RUINE DU COMMERCE INTERNATIONAL BRETON. Des obstacles insurmontables sont mis en place pour empêcher la Bretagne de commercer avec les autres pays d’Europe. C’est un phénomène archi-connu de la colonisation : le pays conquis, n’ayant plus d’ambassadeurs, ni de vie internationale, devient la proie économique du colonisateur : les frontières, devenues celles de l’occupant, le colonisé étant privé de son gouvernement et de son Souverain, interdit de conclure le moindre traité international, militaire, commercial, passe sous la totale dépendance du pays qui s’est emparé de lui …….
- Les obstacles créés par la France pour rendre la Bretagne dépendante de ce pays pour nombre de ses activités.
- La création de fonctionnaires inutiles, dont les postes sont vendus par la monarchie française, pour se procurer des ressources. Ce chapître revêt une importance particulière, comme particulièrement démonstratif de l’exploitation éhontée du pays.
La ” vénalité des charges ” a été l’une des grandes plaies du régime monarchique français. Elle a été développée sur une grande échelle par François I er, mari de la Duchesse Claude fille d’Anne et de Louis XII, roi absolu, particulièrement dépensier, aussi peu préoccupé que possible des intérêts de ses sujets, et particulièrement incompétent, également, dans la gestion des affaires de l’Etat. La vénalité des charges désigne le système qui consiste, pour l’autorité étatique (le roi ou son gouvernement), à créer une charge publique (de juge, de procureur, de percepteur d’impôts ou de droits divers, de contrôleur …), de la vendre à un particulier, moyennant le versement d’un certaine somme d’argent, au bénéfice des finances royales. Bien entendu, le fonctionnaire titulaire de sa charge se ” rembourse ” sur ceux qu’il juge, administre ou contrôle, avec les abus qu’on imagine.
S’il est exact que la création, en quantité, d’officiers ( = on dirait aujourdh’ui : de fonctionnaires) par le gouvernement français), dans le but de les VENDRE à leurs futurs titulaires, à charge pour eux de se rembourser sur la bête ( = le Breton de base), n’est pas le mécanisme qui a permis de soutirer le plus d’argent aux contribuables bretons, elle est, de loin, la plus scandaleuse, comme permettant de voir à nu, sans détours, de quelle manière la Bretagne a été victime de BANDITISME et d’ ESCROQUERIE.
La mécanique n’est même pas ingénieuse. Elle fonctionne de la manière que je vais exposer……
Les bureaux royaux, puis ceux de Versailles, sans cesse à court d’argent, en raisons des dépenses somptuaires de la cour, des guerres incessantes, ” peaufinent ” peu à peu la technique que voici : en violation voulue, sue, et connue par eux des dispositions de l’Edit de 1532, ils créent un nombre élevé de charges de fonctionnaires en Bretagne, à seule fin d’extorquer du pays des fonds qu’il ne doit pas, car c’est aux Etats que revient de créer les charges utiles, en aucun cas au roi de France. La mécanique est infernale, car les charges créés NE REPONDENT A AUCUN BESOIN. Sont ainsi créées, notamment, les fonctions fantaisistes que voici (la lite est illimitée, nous ne faisons que citer quelques exemples) : …..
Dire que les Bretons sont furieux, est en dessous de la réalité : ils sont furibonds. En ce temps là, l’orgueil Bretons, déjà célèbre sous les Francs (cf. le poème en l’honneur de Louis le pieux), est intact : on ne plie pas, on ne cède pas, on n’a pas encore appris à ramper.
Parmi d’autres répliques, voici ce que les Etats de Bretagne écrivent au roi de France (Planiol, tome 5, page 105, note 59) (Je traduis en français moderne, pour rien du suc de ce texte n’échappe au lecteur contemporain) :
” Nous nous sommes engagés, par un contrat du mois de février 1583 ……….
On est dans le domaine de l’extorsion de fonds, voulue, faite en connaissance de cause, aux dépens de la Bretagne.
Tout ceci n’est rien : Bonvallet a écrit une thèse épaisse sur les extorsions de toutes natures dont la Bretagne est victime, de 1532 à 1789. Planiol énonce - avec indignation ……
- Les ressources agricoles de la Bretagne, absorbées par la France …
6 - LA SUBORDINATION DEMOGRAPHIQUE DE LA BRETAGNE COLONISEE AU BENEFICE DU COLONISATEUR.
- L’émigration forcée vers la France. Les Bretons étaient attirés par la France, qui, de tous temps, avait drainé des immigrés de nationalités diverses. En aucun cas parce qu’ils aspiraient à devenir français : la France, à l’époque plus développée que les contrées voisines, offrait à nombre de Bretons des possibilités variées pour survivre? Mais pas davantage qu’aujourd’hui l’Angleterre, le Canada, la Suisse, les Etats Unis d’Amérique.
Une fois la Bretagne occupée, à partir de 1488, le phénomène prend une toute autre ampleur. La cour ducale, qui était un centre économique important, n’existe plus. Elle drainait à elle seule un tiers des prélèvements fiscaux du pays (Kerhervé, Le PAGE …), employant un grand nombre de personnes, distribuant des pensions, impulsant la vie artistique, culturelle, architecturale du pays. Les nobles, l’armée bretonne ayant disparu, n’ont pas d’autres solutions que de s’employer dans les armées françaises.
- Les élites utilisées par la France à son bénéfice;
- les soldats bretons utilisés sur les champs de bataille français, et dans les guerres de la France … Pour les nobles, dont la vocation naturelle est de servir dans les armées, la Bretagne n’offre plus aucune possibilité de carrière militaire ……… Ils apparaissent donc, dès 1515, un an seulement après la mort d’Anne, aux côtés du roi de France François Ier, en particulier …..
La France, puissance agressive, expansionniste, est presque tout le temps en guerre, malgré les condamnations périodiques du haut clergé (Bossuet, Fénelon …)……
- Les marins bretons détournés de la Bretagne au profit d ela France. La France est fort peu douée sur ce plan dans la conquête de l’Empire maritime. La vie maritime de la France se concentre en des points très limités. De 1680 à 1850 environ, le nombre de matelots oscille entre 20 000 à 50 000. Mais cet effectif est représenté à hauteur D’UN TIERS par des Bretons ! Au 15 ème siècle, les registres portuaires de Hollandes démontrent que, certains années, le trafic portuaire est assuré, à hauteur de 80 pour cent par la Bretagne et sa flotte. De 1650 à 1792, les effectifs de marins proviennent, pour UN TIERS, de Bretagne !!!!! ( Jean Meyer, in Histoire de la France coloniale, Collin, collection Pocket, 1991, tome 1, page 14). Cette situation s’est perpétrée, aux dépens de la Bretagne jusqu’en 2010 ! L’incompétence, l’impéritie, la sottise de l’Etat français dans la gestion de la marine bretonne est la cause de conflits violents, ET JUSTIFIES. Que fait le prétendu ” Conseil régional de Bretagne ” pour rapatrier dans notre pays la TOTALE GESTION de nos capacités maritimes : RIEN, RIEN, RIEN !
7 - LA SUBORDINATION MENTALE ET PSYCHIQUE DES BRETONS COLONISES PAR LA FRANCE.
- La persécution linguistique et la disparition de la langue bretonne. Le sursaut : les 40 bourses de J.Y. Le Drian.
- La destruction des cerveaux : les bretons, persécutés et infériorisés, élevés malgré eux dans les écoles selon la religion nationale française, éprouvent la haine d’eux-mêmes; la névrose du colonisé.
(Chapître en cours d’élaboration).
III - CONCLUSION : LE NATIONALISME AGRESSIF DE LA FRANCE AU COURS DES SIECLES. LA CULPABILISATION MONSTRUEUSE DE LA BRETAGNE ET DES BRETONS POUR QUELQUES FAITS LIMITES de tentative d’ouverture vers l’Allemagne, après 1945, de la part d’un pays expansionniste depuis toujours, dont le gouvernement A COLLABORE avec l’Allemagne nazie PENDANT PLUSIEURS ANNEES, et qui a tant et tant à se reprocher à l’égard de la Bretagne.
IV - BREF BILAN DE LA COLONISATION DE LA BRETAGNE PAR LA FRANCE.
Le manichéisme est presque toujours le fait d’individus rigides, plus encore de ceux qui, dépourvus de culture, de lectures, de savoir, ne peuvent raisonner qu’à proportion de leur pauvreté intellectuelle. Il est formellement inexact de dire - comme on l’entend tous les soirs à la télévision française - que toutes les colonisations ont été mauvaises. La télévision française, tenue par les héritiers des marxistes, diffuse une propagande qui n’a aucune chance d’être décryptée par ceux qui en sont les victimes, car ils sont ignares, comme les Bretons le sont de leur histoire, pour le plus grand nombre).
La colonisation de l’Amérique a été plus que calamiteuse, et fait partie des choses les plus honteuses que l’être humain ait accomplies. Elle est à l’image de ce que furent les colonisations arabes, et, plusieurs siècles plus tard, les colonisations turques, d’une cruauté inimaginable (de celles là, personne ne parle, car ce serait du racisme, selon la débile philosophie actuelle). Le bilan de la colonisation - en tant que phénomène général -, est contrasté, mais non pas totalement négatif, loin s’en faut. La colonisation de la Gaule par les Romains a été, pense-t-on, bénéfique : elle a apporté une paix relative, la construction de villes, de moyens de communication perfectionnés, des progrès techniques considérables, un droit très avancé, tout ce que la civilisation romaine avait inventé et conquis durant des siècles. L’Algérie et la plupart des pays d’Afrique, quelles que soient les exactions commises par les Européens, sont dans une situation désastreuse, par la corruption effroyable de leurs dirigeants, par leur impéritie, et par l’incapacité des populations à créer, à inventer, à concurrencer les autres pays de la planète. La colonisation turque de l’Algérie a été affreuse, sans aucune comparaison avec celle des Français (lire le remarquable ouvrage de Laugier de Tassy, Histoire du royaume d’Alger, publié intégralement sur la toile, qui démontre la dictature implacable que la garnison turque fait peser sur l’Algérois, et les zones qu’elle contrôle; à charger absolument).
Mais le fait est que la Bretagne, quant à elle, a ” tiré ” un TRES MAUVAIS numéro. Les Gallois, et surtout les Ecossais, ont été traités avec des égards infiniment plus élevés que ceux dont la France, état absolutiste puissant, mais humainement inférieur. Si elle avait tiré UN SEUL AVANTAGE de la présence française, il serait indispensable de le dire. Ce n’est pas le cas. Il est plus impératif encore de l’écrire, et de le faire savoir.
1 - LA DISPARITION DE LA SCENE INTERNATIONALE. L’ANEANTISSEMENT DE LA BRETAGNE, PUISSANCE SOUVERAINE.
Le plus douloureux peut-être, est la suppression de la Bretagne de la scène internationale. Tout au long des 14 ème et 15 ème siècles, la Bretagne est l’une des puissances européennes les plus importantes, se situant quasi immédiatement après la France (bien mal en point, d’ailleurs, menacée de disparition totale à plusieurs reprises, notamment pendant la guerre dite ” de cent ans “) et l’Angleterre (4 millions d’habitants; Bretagne 1, 5 million). Après la disparition des Etats de Bourgogne (en 1477), peut-être est-elle la troisième ou la quatrième puissance d’Europe. Pays (relativement) vaste pour l’époque - compte tenu de l’exigüité des cités, des Etats, des principautés du temps (plus de 300 dans le seul Saint Empire Romain Germanique !) -, pourvu d’un littoral maritime considérable, d’une flotte qui se situe aux tous premiers rangs, derrière l’Angleterre, elle est en droit, par le caractère évolué de ses institutions, sa situation exceptionnelle, son fort potentiel d’expansion économique, de devenir une grande puissance. Elégoët a écrit - ce que je dis aussi depuis très longtemps -, qu’elle aurait du avoir un destin international aussi brillant que le Portugal, beaucoup moins peuplé (800 000 habitants, 1,5 million pour la Bretagne), infiniment moins puissant. L’invasion française, la subordination du pays, ont empêché cela.
2 - LA SUPPRESSION DE L’APPAREIL D’ETAT PAR LE COLONISATEUR. Comme Planiol et d’autres auteurs, je répète qu’au moment de son invasion, la Bretagne jouit d’un régime politique évolué pour l’époque, au même titre que l’Angleterre, et plusieurs pays du nord de l’Europe. Les Institutions sont complètes (Souverain, premier ministre, gouvernement, parlement), et fonctionnent d’une manière harmonieuse. Chaque génération apporte des progrès dans le fonctionnement de l’Etat breton, tandis, qu’au contraire, en France, à partir de Louis XI et de François I er, le régime devient de plus en plus absolu, au point que toute l’autorité souveraine réside dans les mains du monarque, avec les abus immenses que cette situation provoque. Au moment de son annexion, la Bretagne, privée de sa monarchie constitutionnelle (la constitution existe, bien entendu, mais elle est coutumière) et de son régime réprésentatif opère une REGRESSION POLITIQUE DE PLUSIEURS SIECLES. La vocation de la Bretagne, comme l’Angleterre et les monarchies nordiques, était d’évoluer lentement vers la démocratie.
En 2010, le pays reste une colonie : les ” parlementaires ” sont pré-désignés par les états-majors des grands partis français, et leur sont entièrement soumis, leur sort en dépendant ENTIEREMENT; l’institution dénommée ” conseil régional ” ne possède aucun pouvoir effectif, aucun budget digne de ce nom, et ne mène aucune politique réellement bretonne, son rôle étant purement figuratif.. Les préfets ont remplacé les gouverneurs (civils, c’est à dire les ” Intendants “); TOUS SONT FRANCAIS : les Bretons, selon la république coloniale, seraient trop dangereux dans ces fonctions. Le monde ” politique ” breton se tait : petit doigt sur la couture du pantalon, telle est sa devise (la même que celle du capitaine Haddock : ” BOTUS ET MOUCHE COUSUE “). D’où ce mépris général, les populations n’étant pas dupes, malgré leur réputation de naïveté. La démocratie n’est même pas en vue, dans l’état actuel de la colonie bretonne.
En 2010, la Bretagne n’est toujours à peu près rien, si l’on considère le potentiel humain, maritime, économique, qui est le sien, et qu’un gouvernement confié à des hommes intelligents, dévoués à la cause nationale. Sait-on que la Suisse, qui a une superficie équivalente, qui n’a aucun littoral maritime, aucune flotte, des capacités créatives moindres, gère PLUS DE LA MOITIE DES ACTIFS FINANCIERS DE LA PLANETE ????? Rien n’empêche la Bretagne, entre autres activités, de recentrer son énergie sur la finance internationale, la gestion des fortunes, l’informatique …. Fournissant près d’un quart de la production agricole de l’ ” hexagone “, il n’est pas absurde - à condition d’être gouvernée par des gens capables, éduqués à ne plus se vomir dessus et à s’arracher leurs multiples chignons, pourquoi pas les grands créateurs d’emplois et de richesses que sont les Bolloré, les Pinault, les Rocher, si faible que soit la sympathie qu’ils inspirent -, qu’elle devienne une sorte de ” Silicon Valley ” de l’Europe…. ?
3 - La Bretagne, gouvernée par un pays étranger, administrée par des fonctionnaires étrangers, et par une classe de collaborateurs.
LES PREFETS DE NANTES, DE QUIMPER, DE RENNES, DE VANNES, DE SAINT BRIEUC ……… sont tous FRANCAIS !!! Aucun n’est né en Bretagne ! Aucun, bien entendu, ne parle le breton.
Aucune fonction importante n’est confiée à quiconque en Bretagne, à moins d’appartenir à ce système bien huilé, parfaitement contrôlé depuis Paris. La Bretagne n’est pas même dirigée par une caste : il y a bien une caste bretonne; mais elle ne joue que le rôle d’une courroie de transmission, aussi peu glorieux que possible. Tout est verrouillé du dehors. Le tout sous couvert d’une ” religion nationale ” française simpliste, à base de principes creux, dépourvus d’effets, au rang desquels la prétendue égalité des citoyens devant la loi et devant les charges publiques….
Il n’y a pas de débat politique en Bretagne, mais des jeux du cirque se déroulant périodiquement devant la galerie, avec une régularité pendulaire, aboutissant au partage à peu près égal dans le temps, des privilèges attachés à l’exercice des fonctions dites publiques, dans lesquelles les ” élus “, de droite ou de gauche, jouent, tout au plus, le rôle de pantins.
4 - L’appauvrissement économique progressif : la Bretagne, puissance dynamique, transformée en cul-de-sac, puis en ploukistan-trou-du-cul de l’Europe.
Certes, on n’écrit pas l’histoire avec des ” si ” et des ” mais “, pas plus qu’on ne peut remonter le cours du temps. Mais dans le cas présent, les arguments sont si concordants, si explicites, qu’ils s’ajoutent les uns aux autres, et qu’on peut dire, sur le fondement de quasi certitudes, que c’est bien l’asservissement de la Bretagne par la France, qui l’a peu à peu transformée en pays pauvre et improductif, après 1789 surtout, jusqu’à en faire un pays désolé, ce qu’il était encore dans ma petite enfance, après 1940. ………..
5 - La destruction de la langue, de la culture. La disparition, sous l’effet de la conquête, puis des guerres de la France, d’un patrimoine considérable. La perte la créativité artistique bretonne de la fin de l’indépendance et du XVI ème siècle.
- La langue, cela est prouvé avec certitude, est menacée de MORT par l’effet des persécutions très volontaristes exercées par le colonisateur depuis 1789 (voir notre article, intitulé ………. et notre émission diffusée sur lumière 101, intitulée : ” l’assassinat de la langue bretonne “). Les brittophones sont au nombre de 2 millions en 1896, de 1,2 million en 1928, de 600000 en 1952, de 200000 en 2010 (ces chiffres sont approximatifs). La complicité passive des hommes politiques ” bretons “, dans cette situation, est désastreuse. La langue bretonne n’avait pas vocation à disparaître (pas davantage que l’alsacien, le corse, le basque, le béarnais …); les bretons, comme les autres petits peuples, auraient, par nécessité, parlé volontairement l’anglais et le français. Les exemples de la Flandre et de la Catalogne sont très démonstratifs. Les persécutions exercées en Bretagne ont été un immense et scandaleux gâchis. Avec la meilleure volonté des meilleurs d’entre nous, celà ne sera JAMAIS EFFACE DES CONSCIENCES BRETONNES.
6 - La névrotisation de toute la population, par l’infériorisation forcenée de tout le peuple breton, par la tentative de greffe de la religion nationale post-révolutionnaire de la France, et la néantisation de tout ce qui est breton.
( A suivre )…………..
Signé : le bon docteur.
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BIBLIOGRAPHIE SOMMAIRE.
1 - OUVRAGES GENERAUX SUR LA COLONISATION.
FERRO Marc, Histoire des colonisations, Le Seuil, Paris 1994. Je cite cet auteur parce que son livre, bien qu’inspiré par la volonté évidente de faire porter TOUT le chapeau de la colonisation aux pays occidentaux, comme si les colonisations africaines, de l’antiquité, des Chinois, des arabes, etc., n’avaient pas précédé celles de l’occident, contient malgré tout une masse de renseignements intéressants, quoique les connaissances de l’auteur soient limitées (oh combien !), aux seules périodes qu’il a investiguées. Ce qui, à défaut d’avoir situé le phénomène dans son contexte de l’histoire mondiale de l’humanité, conduit à une erreur globale d’interprétation désastreuse. A rapprocher de cet historien (honoraire) breton, qui fait remonter l’origine des nations après le 16 ème siècle - ce qui exclut, lestement, la Bretagne du nombre des nations, puisqu’elle a été engloutie par la France à la fin du 15 ème siècle !!! Le bonhomme n’a rien lu sur les nations de l’Antiquité (Mésopotamie, Egypte, Israël, Grèce, Inde, Chine, etc.). Ce n’est pourtant pas la matière qui manque !
FERRO Marc, Le livre noir du colonialisme, Pluriel, Paris, 2003. Cet ouvrage, bien documenté quant à la période étudiée, véhicule une idéologie : faire admettre que les pays européens ont inventé le colonialisme, qu’ils n’ont commis que des atrocités, et rien apporté de positif aux pays colonisés. Il est navrant qu’un historien ( un ” hystorien ” ?) se livre à ce genre d’exercice, sans RIEN CONNAÎTRE DE L’ANTIQUITE. Quelques lectures supplémentaires lui auraient fait au moins deviner que le colonialisme, l’esclavage, la domination des plus faibles par les plus forts se confondent avec l’histoire de l’humanité. Le sous-titre : ” 16 ème siècle au 21 ème siècle : de l’extermination à la repentance “. Le premier chapitre : ” La destruction des Indiens de l’aire caraïbe “. Tout le reste est à l’avenant. Rien sur les colonisations asiatiques, arabes, scandinaves ….. Surtout, scotomisation TOTALE des colonisations arabes et turques, qui ont été particulièrement atroces, et qui se sont prolongées (la colonisation turque, surtout), bien au delà du 16 ème siècle. L’ignorance (volontaire ici, très probablement) s’ajoutant à l’idéologie, ont abouti à la culpabilisation extrême de l’Occident, LA OU LE MONDE ENTIER EST CONCERNE, depuis les origines. Il y a des livres qu’on n’aimerait pas avoir écrits, des responsabilités qu’on n’ aimerait pas assumer. Ferro est vilipendé dans les blogs, à juste titre, en raison de sa partialité.
NGUYEN QUOC DINH, Droit international public, Paris LGDJ, 1994, 1317 pages. Voir, en particulier : Colonialisme, colonie, colonisation, 35, 429, 483; Clause coloniale; Décolonisation; Droit des peuples à disposer d’eux-mêmes; Mandat; territoire non autonome; Tutelle; Protectorat (321, 486); Traités inégaux ……
RENOUVIN Pierre et DUROSELLE Jean-Baptiste, Introduction à l’histoire des relations internationales, Armand Colin, Paris, 1991, 530 pages.
TOYNBEE Arnold, L’histoire, Payot, Paris, 1996. Ouvrage immense, indispensable, l’auteur présente une réflexion magistrale sur l’histoire de l’ensemble du monde. En raison de son succès planétaire, l’auteur - que l’on soit d’accord ou non avec ses thèses -, a été l’objet d’attaques féroces de la part de ces innombrables petits historiens, qui, n’ayant rien apporté ni rien produit que sur des faits ponctuels, ne peuvent supporter l’ouverture d’esprit des génies.
…………
2 - OUVRAGES SPECIAUX : LES COLONIES DANS L’HISTOIRE DU MONDE.
Cette bibliographie est destinée aux historiens bretons ” émérites ” , ou ” honoraires “, qui disposent - enfin - des loisirs de compléter leur formation, étant maintenant à la retraite, et l’idéologie qui les a inspirés souvent (celle des 100 millions de morts), étant plus que moribonde. QU’ON RETIENNE BIEN CECI : le phénomène colonial ne peut être compris, qu’à partir de ses origines, en aucun cas en le faisant commencer au 16 ème siècle.
- Monde antique : Claude MOSSE, Une histoire du monde antique, Larousse, Paris 2008. INDISPENSABLE, particulièrement pour les historiens universitaires, restés prisonniers de leur thèse, et qui ne peuvent même imaginer qu’il existe des Etats très organisés dans la haute antiquité, des nations, bien entendu, ainsi qu’un droit international (coutumier ou rarement écrit), puisqu’il est nécessaire que les groupes humains disposent de règles pour traiter leurs contentieux.
- Mésopotamie : Dictionnaire de la civilisation mésopotamienne, Collection Bouquins, Paris, 2001, voir notamment les chapîtres sur le commerce.
ROUX Georges, La Mésopotamie, Points Histoire, Paris, 1995.
GRANPIERRE Véronique, Histoire de la Mésopotamie.
- Phénicie : pour les lecteurs pressés : lire l’article de l’Encyclopédia Universalis : ” Phéniciens “. La littérature sur les colonies phéniciennes est extrêmement abondante (voir, par exemple : Google).
- Carthage :
- Egypte : Grimal Nicolas, Histoire de l’Egypte ancienne, Livre de poche références, Paris, 1988.
- Grèce : Lefèvre François : Histoire du monde grec antique, Livre de poche références, Paris, 2007.
- Grèce : Lévêque Pierre : L’aventure grecque, Livre de poche référence, Paris, 1964.
- Rome : Tite Live, La conquête de l’Italie, Histoire romaine, livres VI à X, GF-FLAMMARION, Paris, 1996.
- Arabes et Islam : la colonisation arabo-musulmane précède largement celle de l’Occident. Elle est l’une des plus cruelles de l’humanité. SOURDEL Dominique, Histoire des Arabes, Que sais-je, PUF., Paris, 1985. Les Arabes sont parmi ceux qui ont le moins le droit de se plaindre de la colonisation. Ils ont, dès la 7 ème siècle, colonisé tout le pourtour méditerranéen. Leur propre colonisation par les pays occidentaux, aujourd’hui terminée, avait été un juste retour des choses : il avaient envahi, conquis, l’Egypte, la Lybie, l’Afrique du nord, la péninsule ibérique, la vallée du Rhône, causant sur leur passage des destructions et saccages inouïs. Ils ont été repoussés en Afrique, ce qui était justice. Ce que l’on dénomme ” l’intelligentsia française,” n’est pas au courant de cette histoire : pour ces insuffisants de l’esprit, il ne reste que l’invasion coloniale de l’Afrique par les Européens. Tout le reste est scotomisé, débilement ” gommé “.
- Afrique : Bernard LUGAN, Histoire de l’Afrique, des origines à nos jours, Paris, 2009.
Bernard LUGAN, Afrique, bilan de la décolonisation, Vérités et légendes, Perrin, Paris. Ouvrage capital, notamment en raison du fait que Bernard LUGAN, ne fait pas partie de la France bien-pensente, celle du prêt-à-penser, des idées convenues et fausses. B. Lugan a fait l’objet de persécutions insensées, qui ont eu raison de ses fonctions
BALANDIER Georges, Le royaume de Kongo du 16 ème au 18 ème siècle, Pluriel, Paris, 1965.
- Turcs et Empire Ottoman :
- Algérie : LAUGIER de TASSY, Histoire du royaume d’Alger, Amsterdam, 1725. Indispensable pour savoir ce qu’est l’Algérois avant les Français.
- Maghreb ; RIVET Daniel, Le Maghreb à l’épreuve de la colonisation, Pluriel, Paris, 2002.
- Russie impériale : Nicolas V. RITASANOVSKY, Collections Bouquins, Paris 1994.
- Russie communiste : des millions de morts ……
- Vikings : Boyer Régis : Les Vikings, Tempus, Paris, 2002 et 2004.
- Normands :
- Chine :
- République de Gênes, Venise, Castille, Aragon, Empire ottoman …. : Etat et colonisation au Moyen age, Actes du colloque international organisé à Reims du 2 au 4 avril 1987, La Manufacture, Lyon, 1989, 551 pages. Passionnant : la France, l’Angleterre, l’Espagne, n’ont pas inventé le colonialisme au 16 ème siècle, celui-ci existe depuis des milliers d’années, comme les nations, qui sont consubstantielles à l’existence des groupes humains. A mettre entre les mains des ” hystoriens ” bretons qui ignorent TOUT de l’antiquité de la nation bretonne.
- République de Venise : Frédéric C. LANE : Venise, une république maritime, Champs Flammarion, Paris, 1985.
DIEHL Charles, La République de Venise, Paris, 1967.
- Espagne : Bartolomé BENNASSAR, Histoire des Espagnols, Collection Bouqins, Paris, 1992.
- Angleterre :
- France :
- Allemagne :
- Tibet, Bretagne de l’Asie : Lenoir Frédéric, Tibet, le moment de vérité, Plon, 2008.
- Japon et colonies du Japon (Hokhaido, Formose, Mandchourie, Corée, colonies allemandes du Pacifique : îles Mariannes, Marshall, Carolines, Palau ….) : Histoire du Japon et des Japonais : Edwin O. Reishauer, Editions du Seuil, Paris, 2001.
- Bretagne : Olier Mordrel, Breizh atao, histoire du nationalisme breton, Alain Moreau, Paris, 1973, 557 pages. Auteur interdit en Bretagne, ouvrage indispensable.
- Bretagne : Aux origines du nationalisme breton, 10 18, Paris, 1977, 2 tomes.
3 - COLONISATION MENTALE ET DESTRUCTION DES ESPRITS.
Il n’existe pas encore d’ouvrage complet sur la névrose du colonisé breton, en dépit d’une documentation immense, quasi illimitée. La colonisation des cerveaux, la peur infligée par le colonisateur, sont encore trop forts pour que les esprits se libèrent, et que la parole suive. On attend que Philippe CARRER se mette au travail, le soussigné étant accaparé par d’autres tâches. Il existe, cependant, de nombreux ouvrages consacrés à d’autres peuples, à partir desquels il est possible de reconstruire ce qui s’est passé en Bretagne et qui, en 2010, est encore largement occulté.
- BROUDIC Fanch, L’interdiction du breton en 1902, Coop Breizh, Spézet, 1997. Ouvrage précieux pour la période étudiée, mais qui ignore, manifestement, que les persécutions linguistiques, quoique tardives, sont un phénomène universel. Il n’est PAS VRAI QUE L’ABANDON DU BRETON A ETE VOLONTAIRE. Les parents ont, il est vrai, ” poussé à la roue “. Broudic ignore que c’est pour éviter aux enfants, persuadés par le colonisateur que le breton est une langue ” plouque “, les SOUFFRANCES et les cruautés qu’on leur a infligées à l’école au nom de leur idiome de Cro-magnon. De même que des juifs ont été conduits à cacher à leurs enfants leur véritable identité : une horreur absolue, dont j’ai recueilli le témoignage auprès de plusieurs amis, ce dont j’ai encore du mal à me remettre, car il est inimaginable que les comportements de l’espèce humaine peuvent conduire à de telles extrémités. Les Bretons ont vécu quelque chose d’aussi horrible.
- MEMMI Albert, Portrait du colonisé, portrait du colonisateur, Folio actuel, Paris, 1985. Ouvrage classique, indispensable.
- MEMMI Albert, Portrait du juif
- CARRER Philippe : Ethnopsychiatrie en Bretagne, Coop Breizh, Spézet 2007.
- MORVAN LEBESQUE, Comment peut-on être breton ? Le seuil, Paris, 1970. Un très grand livre, qui fait de son auteur un héros breton.
- LE DU Claude (Kloada an Du) : Histoire d’un interdit : le breton à l’école, Hor Yezh, 1992. Ouvrage précieux, inconnu des collabos et des kapos bretons.
- MELENNEC Louis : quelques articles sur la névrose bretonne et la névrose d’acculturation; plusieurs vidéos et émissions radiophoniques, dont ” La Bretagne assassinée “, sur Lumière 101. Charte pour la Bretagne, publiée par l’Association Bretonne de Culture (page 44), le site de Yann Fouéré actualités, le site du Musée Paul Gauguin, la revue War Raok …… et, dit-on, l’HUMANITE, sans tarder.
- WACHTEL Nathan, La vision des vaincus, folio histoire, Gallimard, Paris, 1971.
- FERRO Marc, ouvrage cité, chapitre : ” La vision des vaincus “, pages 273 et suivantes.
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LES BRETONS SELON LA FRANCE A PARTIR DE 1789 : SALES, SOURNOIS, CRAPULEUX, IDOLÂTRES, DEBILES, IVROGNES, DEMEURES, PLUS PROCHES DES ANIMAUX QUE DES HOMMES : ” CE SONT LES NEGRES DE LA FRANCE “, SELON NOS (TRES) HONORABLES VOISINS.
2 juin 2010 par Louis Mélennec.
POUR REDUIRE A NEANT LES COLLABOS ET LES KAPOS : Lire, relire, relire encore et encore :
- Dans ABP : Le bêtisier.
- Dans le site de JP LEMAT (http://contreculture.org) : toutes les citations des professeurs de morale de la République des Droits de l’Homme.
Ces citations, mises bout à bout, sont ACCABLANTES, et SANS APPEL.
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J’avais promis, de longue date, mais surtout depuis l’émission diffusée par la radio diffusée sur la toile sous le titre : ” Lumière 101, la Bretagne assassinée “, deux chroniques sur l’assassinat de la langue bretonne, et sur l’écrasement des cerveaux par la France, au lendemain de la Grande ” Révolution ” des droits de l’homme, jusqu’à 1950-1960, l’âge de mon enfance et de mon adolescence (Dans Google : Lumière 101, Mélennec, Bretagne assassinée).
Aussi stupéfiant que cela puisse paraître, ces faits monstrueux, que nos parents - et moi-même - avons vécus, sont quasi-ignorés de notre jeunesse. Ces deux chroniques sont en voie d’achèvement. Quelques autres citations y seront encore ajoutées. On pourra en lire le texte ci-dessous (articles des 24 mai 2010 et 27 mai 2010).
Quelques apprentis kapos, insultant la mémoire de leurs pères, de leurs mères, de leurs grands parents, qui ont tant souffert des ” traitements “, humiliations, vexations de toutes natures qui leur ont été infligés quotidiennement par la géniale patrie de droits de l’homme, qui placent ce pays limitrophe au rang des barbares, ont déversé leur sottise et leur ignorance sous cette émission. Il est des circonstances où l’on a honte d’être Breton.
Ces circonstances m’ont déterminé à porter à la connaissance de nos compatriotes une (faible) partie des citations irréfragables que j’ai accumulées au cours de mes recherches. Je les ai volontairement limitées à un nombre point trop élevé, sachant par expérience que les articles longs sont parfois plus nuisibles qu’utiles : la lecture, qui fut pour nous, au cours de nos études au lycée (on disait alors : ” nos humanités “), un vrai plaisir et une source d’enrichissement permanent, fait aujourd’hui fuir, car, de même qu’on ne connaît plus l’orthographe ni la grammaire, si indispensables pour s’exprimer clairement et pour convaincre, de même a-t-on perdu l’habitude de lire jusqu’au bout des articles qui, pourtant, répondent aux interrogations que se posent (certains) lecteurs.
Je le répète, s’il en est besoin : ces chroniques ne sont pour moi, ni de près ni de loin des actes anti-français. Ils ne peuvent l’être, car je vis au milieu des Français depuis 1966, je suis en situation de les apprécier et de les aimer. Les Français ont, tout comme nous, souffert de la sottise et de l’insuffisance de leurs gouvernants et de leurs régimes successifs : ils ne sont ni pires, ni meilleurs que nous. Si je leur fait de la peine, j’exprime ici mes regrets les plus profonds, et leur demande pardon.
Mais l’écriture de l’histoire de la Bretagne ne peut s’accomoder de la moindre lâcheté : elle est trop commune dans notre pays, pour que je fasse comme ceux qui me font honte, rasant les murs, cachant leurs vrais sentiments, intervenant dans ce qu’on dénomme les ” blogs ” sous le couvert de l’anonymat, si humiliant pour ceux qui utilisent ce procédé méprisable. Ce pauvre Le Nail, n’avait pas compris que l’historien doit TOUT DIRE. Il eut l’audace de m’écrire que d’avoir vécu à Paris, ne m’autorisait pas à écrire comme je le fais : recevant ma réponse, en forme d’une giffle sifflante, il n’a plus osé y revenir : c’est à Paris, comme tant de Bretons qui vivent à l’étranger, que j’ai découvert ma bretonnitude, et, assurément, c’est EN FRANCE QUE JE L’AI EXPRIMEE LIBREMENT, CERTAINEMENT PAS EN BRETAGNE.
Lorsque tous les pays ont eu connaissance des abominations commises en Union soviétique, en 1956, par le rapport KROUCHTCHEV, ils ont pu les dénoncer à la face du monde; cependant, personne n’a jamais accusé le peuple russe qui, lui, fut la victime, et non le coupable. La Bretagne est en situation, par ceux qui vivent en France et ailleurs, DE SAVOIR CE QU’ELLE A ETE, ET CE QU’ELLE EST. Beaucoup de ceux qui n’ont vécu qu’en Bretagne, ont tremblé, ont eu peur, et se sont effacés devant la vérité, si cruelle. (Les exceptions existent : Yann SOHIER, par exemple, héros national, père de la dame Ozouf, qui n’est certes pas une héroïne bretonne …..).
Tout contentieux a une fin. Un jour, la réconciliation avec la France viendra, après que son Président et son gouvernement nous auront présenté des excuses solennelles et officielles, et se seront agenouillés devant le site de Saint-Aubin-du-Cormier, là ou nos armées ont été détruites par les armées françaises, le 28 juillet 1488, mettant le Pays à nu, sans défense, nos forteresses détruites, en situation d’être colonisé.
Cela fait plus de cinq siècles ? ET ALORS ? Les Nations évoluent, la nôtre n’est pas morte, loin s’en faut ! Dans mille ans, nos souvenirs seront intacts : nous n’avons RIEN OUBLIE.
Louis MELENNEC, Ex-consultant près le Médiateur de la République française, Breton.
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LE STATUT POLITIQUE FUTUR DE LA BRETAGNE SE PRECISE : STATUT QUO ANTE ? REPUBLIQUE FEDEREE AU SEIN DE L’EUROPE ? SOUVERAINETE TOTALE ?
27 mai 2010 par Louis Mélennec.
LECTURE INDISPENSABLE : LA CHARTE POUR LA BRETAGNE, présentée à Bruxelles par un groupe de Bretons, en octobre 2009.
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Le débat sur la Bretagne se précise, enfin.
Il y a quelque années, le brouillard était quasi-total, car personne n’ osait poser le problème en termes clairs. La triste classe politique bretonne s’était exclue elle-même du débat. Elle continue à le faire, jusqu’au moment ou le vent ayant tourné, le ciel étant serin, tout danger étant éliminé, elle n’aura qu’à jouer son rôle de girouette, et à réclamer pour elle, comme elle sait le faire, les fruits d’une politique qu’elle n’a ni initiée, ni soutenue, ni fait avancer d’un centimètre, alors qu’elle en a tous les moyens depuis au moins plusieurs dizaines d’années. Le temps des bilans va venir : il sera terrifiant.
Les langues se délient. On ose - avec une grande timidité encore - envisager un autre statut pour la Bretagne, que celui de province captive et soumise, incluse par étapes à l’intérieur du pays voisin, qui n’a jamais été qu’un pays ETRANGER, installé dans la péninsule armoricaine à la faveur d’une invasion, d’un ” traité-croupion “, nul de nullité absolue (pire : INEXISTANT juridiquement, comme le disent les juristes), de la prise de possession de tous les leviers de commande, de l’intimidation et de l’achat des consciences, de massacres sanglants (1675, 1794-1795), de la néantisation de la nation bretonne, de l’assassinat de la langue et de la culture, du lavage et de l’écrasement des cerveaux, d’une lobectomie, puis d’une greffe cérébrale de la religion d’Etat et de l’histoire d’un pays étranger.
Le paysage a changé d’aspect, d’une manière radicale.
Le travail qu’un groupe de Bretons a présenté à Bruxelles en octobre 2009, sans crainte d’aucune sorte (voir ABP), sous le nom de ” Livre bleu de la Bretagne ” (actuellement lisible sur le site Yann Fouéré actualités, bientôt dans des revues bretonnes), dans le strict respect du droit international, de la Charte de l’ONU, des Déclarations universelles des droits de l’homme, de la Convention européenne, des Principes généraux du droit, procède du désir conscient de proposer à tous ceux qui adhèrent au principe de la liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes, de souscrire à ce qui a été voulu et pensé, à partir de l’exposé réfléchi, reposant sur quarante années de réflexions, comme une CHARTE POUR LA BRETAGNE DE DEMAIN, c’est à dire d’une plate-forme politique.
Qui dit liberté de penser et de s’exprimer, dit aussi que chacun a le droit de ne pas être d’accord sur les options proposées : les auteurs de ce travail ne font que proposer la solution que les Bretons ont du mal à mettre en forme - tant ils sont divisés et haineux les uns contre les autres. Leur opinion est la leur, exclusivement, peut-être aussi celle de la majorité des Bretons. Le temps venu, la population choisira : la Bretagne de demain ne sera ni une ” démocratie populaire ” - c’est à dire une DICTATURE -, ni une République Nationale-socialiste, c’est à dire un Etat-nazi.
Le moment est venu de rappeler quelques principes fondamentaux :
1 - LA BRETAGNE TIRE DE SON HISTOIRE SA LEGITIMITE à réapparaître dans le concert des Nations mondiales, d’une manière pleine et entière. Cette histoire NE COMMENCE PAS avec les immigations du troisième siècle et des siècles suivants,mais de la civilisation bretonne d’Outre-Manche, plusieurs siècles avant Jésus-Christ. On sait aujourd’hui, sans aucun doute possible, que la Bretagne armoricaine (la nôtre), a constitué dans le passé un Etat entièrement souverain, possédant tous les attributs de la Souveraineté nationale et internationale, sans limitation d’aucune sorte : le gouvernement, l’élaboration de sa législation et de son droit, l’administration de sa justice, la fabrication de ses monnaies, la totale maîtrise de sa politique étrangère, de sa défense, l’exclusivité de la force publique sur son territoire, l’interdiction absolue de quelque pays d’y exercer le moindre acte d’autorité et la moindre coercition.
2 - LA BRETAGNE TIRE SA LEGITIMITE à réapparaître dans la concert des Nations, par le fait que, AU PLAN JURIDIQUE, ELLE N’A JAMAIS FAIT PARTIE DE LA FRANCE. La France est entrée en Bretagne par la force, a détruit ses armées et tous ses moyens de défense, s’est rapidement rendue maîtresse de toutes les fonctions importantes, a confié à ses nationaux (appelés par dérision ” non originaires “) et à ses complices tous les postes importants, a induit un faux traité d’Union en 1532, a aboli les fonctions de premier ministre-chancelier, de vice premier ministre, a supprimé le gouvernement très rapidement après. En 1789, elle a annihilé l’autonomie très large que possédait le pays dans le domaine fiscal, dans le domaine législatif, dans le domaine administratif. Elle a supprimé le pays de la carte, en le fragmentant en circonscriptions administratives dites ” départements “, en usant d’appellations assez ridicules déterminées par elle (Côtes du Nord, Ile et Vilaine, Loire Inférieure …). Les Etats de Bretagne et le Parlement, qui possédaient des prérogatives capitales pour la défense des droits pluri-séculaires des Bretons, ont été supprimés. En 1941, le territoire a été amputé, dans les circonstances que l’on sait. ……… Jamais les Instances représentatives ni les Bretons n’ont été consultés sur aucune de ces décisions. Les décisions françaises prises en violation des droits des Bretons ont été autant d’oukases, de proclamations autoritaires, prises d’une manière STRICTEMENT UNILATERALE. Si ces faits sont encore largement méconnus, ils ne le sont que des ignares, parce que l’enseignement de l’histoire nationale est INTERDITE dans les écoles, et que la France contrôle étroitement la nomination des fonctionnaires. L’élite bretonne, une partie de la jeunesse, grâce aux médias modernes, savent maintenant comment les faits se sont déroulés, et témoignent d’une soif de SAVOIR, malgré quelques voix discordantes et collorationnistes. Le pérennisation des mensonges de l’Etat français, des tabous historiques, sont en train de voler en éclats.
3 - Le caractère opportun ou non que se créent des partis politiques en Bretagne qui réclament ouvertement un statut différent de celui qui a été imposé à la Bretagne de l’extérieur, sans son consentement, n’est pas même posé : LA LIBERTE DE CONSCIENCE S’IMPOSE A TOUS, comme un principe incontournable du droit international. La France n’a rien à dire à cela, car elle n’est pas chez elle en Bretagne : elle a envahi et occupé la Bretagne par les mêmes procédés qu’elle a utilisés en Algérie, en Tunisie, au Maroc, en Mauritanie, au Sénégal, au Congo, à Madagascar, en Inde, en Cochinchine, en Annam, au Tonkin, dans les Iles du Pacifique, en Louisiane, au Canada, en Martinique, en Guadeloupe, en Guyanne ……. Que des Bretons souhaitent rester (ou devenir) français, que d’autres souhaitent l’avènement d’une république autonome au sein de l’Europe, ou une région fédérée de celle-ci, ou d’une deuxième Europe, regroupant les pays de l’Arc Atlantique (L’Ecosse, l’Irlande, l’ïle de Man, le Pays de Galles, la Bretagne continentale, peut-être la Cornouaille et la Galice), relève EXCLUSIVEMENT du droit individuel des personnes concernées. Dès lors que les choix politiques s’exercent dans le cadre des prérogatives reconnues à chaque individu, dans le respect d’autrui, personne n’a à y redire, sauf à se mettre en tort. Il est tout aussi légitime que des Bretons souhaitent pour leur pays une indépendance totale. De toutes les manières, si le débat prend de l’ampleur, c’est la suffrage universel qui tranchera, au terme d’une discussion nationale bretonne, qui ne pourra être que démocratique, et conforme aux Droits Universels : ceux que la France n’applique pas, et qui n’a même pas à être consultée.
4 - UNE REGLE FONDAMENTALE - cela vaut pour TOUS les peuples de la terre, non pas seulement pour les Bretons, qui n’en sont pas le nombril, mais seulement un cas particulier -, est la suivante : LA RESTAURATION DE L’IDENTITE PASSE PAR UN TRAVAIL D’ARCHEOLOGIE HISTORIQUE, nécessaire, indispensable, sans concessions. Le grand Renan a écrit que la recherche historique met en péril l’existence de la nation. Il a omis de préciser qu’il faisait allusion à ces fausses nations constituées par la force, l’annexion, l’acculturation des populations annexées par l’envahisseur, qui a effacé les traces des peuples conquis pour les incorporer dans SON HISTOIRE, notamment en en faisant l’objet d’un enseignement obligatoire dans ses écoles, et en interdisant l’enseignement de l’histoire nationale des pays subjugués. Cette greffe d’une fausse mémoire historique, lorsqu’elle n’a pas été complète, peut être inversée : le corps étranger introduit de force dans les cerveaux par le lavage mental peut, même de longs siècles plus tard, se transformer en un corps exclu.
La Bretagne est dans cette situation. La France le sait pertinemment bien. C’est pourquoi elle s’oppose avec fermeté à l’enseignement, non seulement de la langue bretonne, mais de l’histoire des Bretons. Nous publierons prochainement de quelle manière une tentative de cette nature a eu lieu en 1998-1999, ET A ETE MISE EN ECHEC PAR LE POUVOIR JACOBIN de Paris.
Tout notre travail d’historien vise à retourner aux vraies sources, à les ré-interpréter selon la vérité des faits, et non selon les intérêts de la nation d’à côté, encore moins des intérêts individuels, de carrière, d’ambition ou autres de ceux qui se rallient à une histoire trafiquée : les opportunistes, les collabos et les kapos, les velléitaires, les peureux. C’est un travail de mémoire strictement serin, même si son contenu peut n’être pas toujours compris, et donner lieu à des interprétations injurieuses, provenant, il est vrai de quelques insuffisants intellectuels. L’histoire de la Bretagne est ce qu’elle est; l’histoire du peuple français est aussi estimable que celle du peuple breton. Mais ce sont deux histoires différentes.
5 - LA BRETAGNE TIRE SA LEGITIMITE A REAPPARAÎTRE SUR LA SCENE INTERNATIONALE, PARCE QUE LES BRETONS CONSTITUENT UNE NATION, AU SENS LE PLUS FORT DU TERME.
Il est temps, de mettre à plat, totalement et irrémédiablement ce que la France, ses complices, ses clients, ont dénommé, par un de ces procédés stupides qui permettent aux dictatures des se maintenir debout, de culpabiliser des peuples entiers, qui n’ont RIEN à se reprocher, ce que l’on a appelé LE NATIONALISME BRETON.
Toutes les dictatures ont usé de ce procédé sommairissime, faux par nature.
La nation ne se décrète pas par une loi, par un texte, par un oukase, de quelque nature que ce soit. Faire figurer dans un texte de loi que ” les corses sont une composante du peuple français ” est stupide. Les Corses sont une authentique nation, parce qu’ils remplissent toutes les caractéristiques de la nation. Il en va de même, sans discussion possible, pour les Basques, pour les Bretons, pour les Flamands, pour les Alsaciens. La France actuelle est un Etat multinational, au même titre que l’Espagne, la Grande Bretagne, l’Italie, et de nombreux autres Etats européens.
La nation se définit par la réunion de plusieurs critères, d’importance inégale, qui peuvent tous être présents, ou au contraire faire défaut pour certains d’entre eux. Traditionnellement, la nation comporte un territoire commun, une langue commune, des croyances et des normes communes (religieuses, mythologiques, morales ……), une histoire vécue ensemble PENDANT DE LONGS SIECLES. Certaines nations n’ont pas nécessairement de territoire commun (ce fut le cas pour les juifs, jusqu’à une époque récente); d’autres parlent plusieurs langues (c’est le cas pour la Bretagne, la Belgique, le Luxembourg, la Suisse, etc.). Toutes les nations sont caractérisées par le fait qu’elles ont partagé une histoire et des malheurs communs (guerres, invasions, asservissement par des peuples étrangers …). Le critère indiscutablement le plus important, sans lequel la nation ne peut exister, est ce que l’on nomme aujourd’hui, d’une manière excellente, LE SENTIMENT D’APPARTENANCE, qui tend à remplacer la terminologie un peu désuète de ” sentiment national ” : la nation est une communauté d’hommes et de femmes qui SAVENT qu’ils appartiennent à un peuple identifié, désigné par son nom, que ce peuple est distinct des autres peuples (de ceux qui le jouxtent ou l’entourent, en premier lieu), lesquels sont vécus comme différents (pas nécessairement comme des ennemis), et qui se ressentent eux mêmes, d’une manière identique, comme des nations ou des peuples distincts. L’élément essentiel qui soude la nation, qui fait que ceux qui la composent se ressentent comme une sorte de famille élargie, est d’ordre AFFECTIF (Renan disait : ” la nation est d’abord un principe moral “, ce qui est une autre façon de dire la même chose). Tout comme les individus, la nation se définit par rapport à elle même, mais aussi par rapport aux autres nations. Le sentiment national ne suppose pas nécessairement des ennemis, même s’il est très exact que la présence d’ennemis aux frontières et de conflits avec ceux-ci le renforce, parfois d’une manière extrême, au point de l’exacerber, et d’être à l’origine de guerres, de revanches, pouvant revêtir l’allure d’un cercle infernal (confere : les ” vendettas ” entre familles, qui peuvent durer des siècles).
Parlons maintenant des nationalismes comparés de la Bretagne et de la France.
Le nationalisme français, de tous temps, a été plus que furieux : furibond. Certes, les souverains français, puis les ” républiques ” françaises n’ont pas été les seuls de leur espèce.
(A suivre).
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COMMENT LA FRANCE DES DROITS DE L’HOMME A HUMILIE UN PEUPLE FIER, ET L’ A TRANSFORME EN UN PEUPLE HONTEUX DE LUI-MÊME .
24 mai 2010 par Louis Mélennec.
DE LA BRETAGNE AUTONOME SOUS LA MONARCHIE, A LA BRETAGNE-PLOUKISTAN OCCIDENTAL DE LA REPUBLIQUE DES DROITS DE L’HOMME. LE LAVAGE DES CERVEAUX OPERE PAR LADITE REPUBLIQUE.
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RESUME DES PRECEDENTS ARTICLES. On sait aujourd’hui que la Bretagne n’a JAMAIS été juridiquement ” réunie ” à la France, encore moins par un ” traité ” librement consenti entre deux Etats agissant de leur pleine et souveraine volonté. Les députés Bretons, après une longue ” préparation ” de la part de la France, ennemi héréditaire détesté, dans laquelle ont été associés pressions, menaces, concussion, achat des consciences ont été convoqués à Vannes, en août 1532, sans bien savoir ce qui allait s’y passer. Le pays occupant, dirigeant tout et toute chose depuis la mort d’Anne de Bretagne, en janvier 1514, le gouvernement français, dirigé par le corrompu cardinal DUPRAT, décide en août 1532, de frapper le grand coup.
Le roi François I er de France, monté sur le trône à la mort de son oncle le 1 er janvier 1515, mari de la Duchesse légitime, Claude, depuis le mois de mai 1514, fille d’Anne de Bretagne et de Louis XII de France, se transporte en Bretagne, avec une smala immense, extrêmement impressionnante et intimidante (10000 à 12000 personnes, autant de chevaux, plusieurs milliers de soldats). L’affaire a été méditée et soigneusement préparée. Il ne s’agit, en aucun cas d’une expédition touristique, ni de prendre des bains de soleil sur les plages bretonnes. Les principaux complices bretons (Jean de Laval-Chateaubriand, nommé gouverneur militaire l’année précédente, à raison des services immenses qu’il rend au roi, le ” Président-traître” des Déserts ….) mis dans la confidence, au nombre de quelques uns, sont convoqués au Château de Chateaubriand. Puis, le roi français, QUI N’EST RIEN EN BRETAGNE, sauf le veuf de la Duchesse Claude, et surtout le père de l’héritier légitime du Duché souverain, le deuxième enfant que lui a donné Claude de Bretagne, se transporte dans la superbe résidence ducale de Suscinio, très proche de Vannes. Le prince Henry, fils de Claude, petit fils d’Anne de Bretagne, héritier légitime du trône de Bretagne, a été dépossédé de ses droits au profit du dauphin de France, François (ces faits sont connus, principalement, grâce à Chantal Reydellet, archiviste à Rennes). Le roi français, son père, est présent sur les lieux, et se tient prêt à intervenir, si besoin est, CAR IL EST VENU POUR CELA. Tous les contemporains savent cela (y compris à Paris, cf le journal du Bourgeois de paris), sauf à se taire, s’ils veulent conserver leur tête sur leurs épaules : voilà le climat dans lequel se passe toute cette affaire, dans laquelle la prude Bretagne, bien loin d’aller à l’autel comme une vierge vers son fiancé (quelle honte que le remarquable Gabory, que le savant Pocquet et tant d’autres aient pu écrire cela, et apposer leur signature sous ces sottises), va se faire engrosser par la France (on a compris que nous pensons ici à un mot beaucoup plus explicite, mais passons ……). (Pour gagner du temps, lire le petit ouvrage de Dominique Lepage et de Michel Nassiet, intitulé ” L’union de la Bretagne à la France”, livre honnête, très bien documenté, et, par bonheur enfin, un peu plus audacieux que les autres (Skol Vreizh, Morlaix, 2003; erreur importante, toutefois, page 163, sur le prétendu ” traité “; Lepage est l’auteur d’une thèse assez remarquable sur cette période).
Le 4 août, date de sinistre mémoire, les députés bretons, apeurés, sont réunis. AUCUNE NEGOCIATION entre les Bretons et les Français n’a lieu. Aucun texte commun n’est discuté, rédigé, paraphé, raturé, corrigé, parachevé par les représentants des parties, comme cela EST OBLIGATOIRE DANS LA CONCLUSION DES TRAITES; la Bretagne, d’ailleurs, a été privée de tout ambassadeur régulièrement accrédité pour cela, ELLE N’A AUCUN MINISTRE PLENIPOTENTIAIRE. François I er n’est pas venu consulter les Bretons - certainement pas ! -, mais pour faire main basse sur la Bretagne, et la mettre dans son escarcelle. C’est UNE PROCLAMATION UNILATERALE, rédigée par le gouvernement français (la Chancellerie), QUI EST LUE A LA TRIBUNE par un prélat complice (ce texte, qui ne traduit en aucun cas le fruit d’une libre discussion entre la Bretagne et la France, est publié par Morice, voir Preuves, page ….). Une deuxième proclamation UNILATERALE intervient peu après, sous la forme d’un EDIT ROYAL, c’est à dire UNE LOI FRANCAISE, édictée par un Etat étranger, sans aucun effet juridique possible en Bretagne, PAYS TOTALEMENT SOUVERAIN. C’est une authentique imposture, que certains ” gogos ” continuent encore à désigner, en 2010, sous le nom de ” Traité de Réunion de la Bretagne à la France ” (Cassard, par exemple, dans un ouvrage récent; regrettable : cet historien fait partie des gens sérieux, et des chercheurs plus qu’estimables).
LA PERIODE INTERMEDIAIRE (1532-1789) voit la déchéance progressive de la Bretagne. La monarchie française, à partir de Louis XIV et de Colbert (1660-1680), l’exploite comme une carrière à ciel ouvert : elle devient une AUTHENTIQUE COLONIE : gouvernée exclusivement au temporel par des français (les ” gouverneurs “, plus tard les ” Intendants “), au spirituel par des évêques de même naturalité, les forces militaires sous le commandement de français, les impôts aspirés en grande partie par Versailles (sur le pillage fiscal de la Bretagne par la France, voir, en particulier : Planiol, tome 5, pages 95 et suivantes, la thèse très documentée de Bonvallet, etc.), les richesses et les hommes drainés vers la France, le commerce entravé sévèrement au bénéfice du pays occupant (obstacles importants à l’exportation des toiles, du sel, à la plantation des vignes (Alain Croix, pages 530 et suivantes; Planiol, tome 5, page 95), etc). Le tout sur fond de crainte et de menaces (les massacres de 1675 par les armées françaises, d’une cruauté extrême, mettent la Bretagne à genoux). Tous les critères de la colonie sont réunis, il importe que les historiens bretons le proclament HAUT ET FORT, et cessent de trembler dans leur culotte : ils ne seront pas guillotinés pour ces babioles, aujourd’hui sous le boisseau d’un tabou ridicule : de 1514 à 2010, LA BRETAGNE EST UNE COLONIE FRANCAISE, rien d’autre.
Cependant, durant toute cette période, la Bretagne résiste, d’une résistance que l’on peut qualifier de FURIEUSE, même si elle n’a plus d’armée. Cette période, surdocumentée par des archives pléthoriques, est mal connue des Bretons. Elle est fertile en péripéties de toutes sortes, au cours desquelles le pouvoir royal se heurte d’une manière qui le surprend et l’étonne, tant les Bretons sont obstinés, entêtés, intraitables, ne cédant que sous la contrainte, après avoir épuisé tous les moyens pour mettre en échec les Français, résistance couronnée de succès après la mort de Louis XIV, en 1715 (pour les lecteurs pressés, soucieux de s’informer sans se fatiguer à lire les archives, sur cette résistance furibonde : Jean Queniart, pages 16 et suivantes, 60 et suivantes, 11 et suivantes …..; Michel Denis, Rennes, berceau de la liberté, Editions Ouest-France, Rennes, 1989, pages 18, 19, 20, 37 et suivantes, 43 à 46, 145, 158…..).
En 1789, quoique rayée de la carte internationale depuis 1514-1532, elle a sauvé l’essentiel : sa fierté, et une partie non négligeable de ses droits. Elle n’a plus de Souverain breton, ni de Premier ministre, ni de gouvernement, mais elle conserve encore des Institutions importantes (Les Etats de Bretagne, le Parlement …..). Elle continue à discuter avec âpreté les décisions royales, à voter les impôts que la France n’obtient qu’à l’arraché, à s’opposer ou à accepter la législation qui lui est proposée par les fonctionnaires de Versailles (thèse de Bonvallet …). En 1788, elle a la maîtrise quasi totale de son administration, et a récupéré, par une obstination féroce, une partie de ses droits. Elle inspire crainte et respect aux bureaux de la monarchie étrangère, et aux fonctionnaires délégués par la France, en particulier l’Intendant ( = le Super-préfet de cette époque), qui rase les murs, et craint pour sa vie (voir Queniart, précité, mêmes pages ….). En 1789, LA BRETAGNE EST UN PAYS AUTONOME, ne dépendant plus du pouvoir royal que dans les domaines que celui-ci a conservé. Ses impôts ? Deux fois moindres que ceux payés par les provinces françaises, comme le Languedoc (Rapport Necker …) : cet exploit n’est pas seulement dû à l’avarice connue des Bretons - cousins proches, sur ce point, des Ecossais -, mais à leur capacité exceptionnelle (dans ces temps heureux !), de s’y opposer avec énergie, et de réussir souvent à faire plier le prédateur.
On l’ignore totalement en Bretagne, à l’exception de quelques lettrés : pour reprendre l’excellente formulation de Loeiz LE BEC, la BRETAGNE N’A PAS CESSE DE LUTTER POUR SA LIBERTE DEPUIS L’INVASION DE 1491. Malgré de nombreuses trahisons au cours des siècles, malgré les collabos (dont une famille très bien connue, qui ne sera pas nommée ici, pour des raisons que l’on comprendra sans peine), j’atteste de l’exactitude de cette formule (Comte René-Jean du PLESSIS-BOTHEREL, Protestations adressées au roi et au public; présentation (excellente) de Loeiz LE BEC; Editions An Here, Le Relecq Kerhuon, 2000).
VIENT ALORS LA MERVEILLEUSE, LA SUBLIME, L’UNIQUE, L’EPOUSTOUFLANTE REVOLUTION DES DROITS DE L’HOMME : CELLE-CI VA, EN PEU DE TEMPS, TOUT DETRUIRE.
Il est loisible aux idéographes de ressasser leurs sempiternels couplets et refrains. Ce sera en vain, car les textes sont là, IL N’Y A PLUS DE RETOUR EN ARRIERE POSSIBLE. La vérité avance maintenant toute seule.
Le présent texte va être complété, au fur et à mesure, par des CITATIONS. On en a demandé ? Comme pour la mise à mort de la langue et de la culture bretonnes, ON VA LES SERVIR SUR UN PLAT, car c’est assez d’attendre.
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- 1790, 9 janvier : LES BRETONS-PYGMEES. En 1789, les ” révolutionnaires ” français, sans avoir consulté personne en Bretagne, prenne la décision - EFFARANTE, HALLUCINANTE -, de supprimer les deux Institutions sacrées qui protègent depuis des siècles - bien avant l’annexion, d’ailleurs -, les droits et prérogatives immémoriales de la Nation bretonne : Les Etats de Bretagne, le Parlement. Le Comte de Mirabeau est monté à la tribune de l’assemblée constituante. Les députés bretons, conduits par le vieux Président de la Housaye, étant venus dire aux Français que leurs droits sont sacrés, que la Bretagne possède sa Constitution propre, que la France n’a aucun droit de suspendre les réunions du Parlement de Bretagne, comme elle prétend le faire, que le Parlement est le gardien vigilant des lois et de la Constitution bretonnes, et que seuls les Bretons possèdent la prérogative de modifier leurs Institutions, Mirabeau, avec une vulgarité propre à son personnage, s’adresse à eux comme on ne parlerait pas à des porcs :
” Eh ! Que sont tous ces efforts de PYGMEES, qui se raidissent pour faire avorter la plus belle, la plus grande des révolutions, celle qui changera infailliblement LA FACE DU GLOBE, LE SORT DE L’ESPECE HUMAINE ?
(Les Bretons) ne veulent pas enregistrer ( nos décisions) !!! Eh ! Qui leur parle d’enregistrer ? QU’ILS INSCRIVENT, QU’ILS TRANSCRIVENT, QU’ILS COPIENT …… QU’ILS OBEISSENT A LA NATION QUAND ELLE LEUR SIGNIFIE SES ORDRES.
Vous êtes Bretons ? LES FRANCAIS COMMANDENT ! “
Ce texte EFFARANT est fondateur : il ouvre pour les Bretons une ère nouvelle : non pas celle des droits de l’homme, mais celle de la DESTRUCTION DES DROITS qu’ils avaient su préserver depuis la fatale invasion de 1491, celle des Bretons pygmées et esclaves des décisions prises hors de leur territoire.
- 1790 et 1790 : LA SUPPRESSION DES ETATS DE BRETAGNE ET DU PARLEMENT. La splendide révolution des droits de l’homme va ici frapper un coup DESASTREUX, dont nous ne sommes toujours pas sortis, en 2010, et qu’il faut expliciter, car ce ne sont certes pas les ouvrages universitaires qui vont éclairer ces évènements, catastrophiques pour notre pays. Ce qui se passe est exposé dans les livres, c’est exact. Mais PERSONNE N’A DECRIT LES CONSEQUENCES de ces évènements calamiteux, c’est à dire en quoi ils ont anéanti les droits de la Bretagne. Quelques phrases vont permettre de tout comprendre.
LA SITUATION POLITIQUE DE LA BRETAGNE A LA FIN DE LA MONARCHIE CAPETIENNE. Ne craignons pas de nous répéter, sans cesse et sans cesse : car il faut suivre pas à pas la démonstration, pour bien réaliser la situation dans laquelle nous sommes maintenus depuis 1789, en violation de nos droits fondamentaux.
La Bretagne, nous l’avons vu, a été annexée contre son gré par la France en 1532, au prix d’une tromperie grossière, dont on retrouve des MILLIERS d’exemples dans l’histoire du monde, et que les spécialistes du droit international connaissent par coeur : les armées françaises entourant la ville de Vannes, il ont, le canon dans le dos, été contraints d’accepter - avec horreur -, que le roi de France soit également leur roi.
Il a fallu, toutefois, leur garantir d’une manière solennelle que leurs droits immémorianx seraient respectés, et que, pour être brefs, RIEN DANS LE DUCHE NE SE FERAIT QUE COMME CELA SE PASSAIT DU TEMPS DES DUCS, c’est à dire que tout s’y déciderait de leur consentement, condition sine qua non : lois, impôts, justice, nominations aux fonctions grandes et petites, etc….. (Morice, Preuves, ….; Planiol …..).
Durant les 257 années de cette annexion, les violations par la France de ses engagements se comptent PAR MILLIERS, sans aucune sorte d’exagération (confere, une fois de plus, les irremplaçables ouvrages et thèses, surabondamment documentées, de Planiol, Bonvalet, A le Moy, Rébillon, Fréville, etc.).
Du moins les Bretons ont su conserver deux Institutions essentielles - quoique menacés, maintes fois, par les manigances de l’occupant, de les perdre : Les ETATS DE BRETAGNE; Le PARLEMENT DE BRETAGNE. Or, ces deux Institutions sont l’âme de la Résistance aux empiètements français, dont l’oeuvre, obstinée, acharnée, est fondamentale.
( A SUIVRE ….).
LA STIGMATISATION DES BRETONS COMME UN PEUPLE ARRIERE, STUPIDE, SALE, PLUS PROCHE DE L’ANIMAL QUE DES HOMMES.
La monarchie avait, toute proportions gardées, tenu les Bretons relativement en paix, et ne les avait pas vraiment maltraités, au moins par rapport aux provinces françaises, beaucoup plus à plaindre. Les Bretons surprennent et irritent par leur volonté de se proclamer une nation et un peuple distincts, et de ne renoncer à aucune des prérogatives qui leur avait été conservées par l’Edit de 1532 (l’Edit, non pas le ” traité “, puisqu’il n’y a juridiquement jamais eu de réunion consentie). Il n’existait de la part de la Monarchie capétienne, aucun mépris patent à l’égard des Bretons.
Le régime sanguinaire issu de la Révolution, les régimes qui suivent (l’Empire, la Restauration, la monarchie de Philippe, la Deuxième République ….), vont précipiter les Bretons dans un abîme. Au fil des décennies, se déversent sur eux non seulement des jugements plus que dévalorisants, mais de véritables insultes, par tombereaux entiers. Ces insultes sont littéralement incroyables. on se demande comment des êtres humains ont pu sécréter des horreurs pareilles.
- LA BRETAGNE : UN PAYS MAUDIT. LES BRETONS : TOUS COUPABLES.
Fouché, désignant la Bretagne et les Bretons, en 1794 :
” Il ne s’agit pas de faire le tri des bons et des méchants : DANS CE PAYS MAUDIT, il ne peut y avoir que des coupables “.
Coupables de quoi, ce pays pacifique, qui n’a pas été en guerre depuis 1457 - une guerre défensive contre Louis XI, qui ne cache plus son intention de s’emparer de son voisin -, et qui a tant enduré de la France depuis son annexion ????
- LA BRETAGNE : UNE COLONIE. LES BRETONS : UN PEUPLE PRIMITIF A COLONISER.
Michelet, 1831 : ” La Bretagne est une colonie, comme l’Alsace et les Basques, plus que la Guadeloupe “.
Auguste Romieu, sous-préfet de Quimperlé, 1831 :
” La Bretagne est une contrée à part, qui n’est plus la France. Exceptez-en les villes, LE RESTE DEVRAIT ETRE SOUMIS A UNE SORTE DE REGIME COLONIAL “.
- LES BRETONS : UNE RACE A ENGRAISSER, COMME LES ANIMAUX :
Auguste Romieu, 1831 : “Créons, POUR L’AMELIORATION DE LA RACE BRETONNE, quelques unes de ces primes QUE NOUS RESERVONS AUX CHEVAUX “.
- LES BRETONS : DES SAUVAGES, TOUT JUSTE DES ANIMAUX.
Malte BRUN, 1831 :
” Les Bas-Bretons ont un langage dur et difficile à comprendre. Leurs habitudes, leurs coutumes, leur crédulité et leurs superstitions leur laissent A PEINE UNE PLACE AU DESSUS DE L’HOMME SAUVAGE “.
- LES BRETONS : DES ETRES SALES, DEGOUTANTS, MALPROPRES :
Malte Brun, 1831 :
” Le paysan y est d’une malpropreté dégoûtante; son habitation peut presque se comparer à celle des Hottentots … les paysans ont une mauvaise physionomie, stupide et brutale à la fois “.
- LES ENFANTS BRETONS ET LES PORCS : des frères de race, qu’on peine à distinguer :
Prosper MERIMEE, lettre à Jubert de Passa, 1835 :
” On voit dans les villages les enfants et les cochons se roulant pêle-mêle sur le fumier; la pâtée que mangent les premiers serait probablement refusée par les cochons du Canigou “.
Poitrineau, inspecteur d’académie à Vannes, Instruction, 1897 :
” Le petit breton ……. dès qu’il peut marcher, à peine vêtu, malpropre, il patauge toute la journée par les chemins, mange à l’écart un morceau de pain noir, joue peu, ne parle pas ….; s’il a huit ans d’âge physiquement, il en a trois à peine pour le développement intellectuel “.
M. BUSSON, Manuel de géographie à l’usage des lycéens, 1929 :
” Les principaux traits de la race bretonne sont la malpropreté, la superstition, et l’ivrognerie “.
- LES FEMMES BRETONNES : sales, répugnantes, puantes :
Prosper Mérimée, lettre à Requien, 1836 :
” J’ai fait quatre cent lieues en Bretagne sans déboutonner ma braguette. Impossible de toucher sans pincettes les personnes du sexe de Brest, Morlaix, Saint Brieuc, Rennes, Vannes, Quimper. Ce n’est qu’à Nantes que la Providence m’a envoyé soulagement …. Au lieu de votre joli patois, dont on comprend toujours quelque chose, c’est une langue que le diable a inventée là-bas …..”
- LES BRETONS : UN PEUPLE ANIMAL, QUI PARLE LE LANGAGE DES POULES. L’abomination qui m’a le plus ému, moi qui ai vécu mes dix-huit premières années dans la campagne bretonne, je la tiens de Morvan-Lebesque, le journaliste de génie (de gauche), longtemps collaborateur très estimé du ” Canard enchaîné “… (à suivre).
- LE BRETON : UN DEBILE MENTAL, irrécupérable, irrémédiable, définitif.
Victor Hugo, Quatre-vingts treize, 1874 :
” D’un côté la Révolution française, de l’autre le paysan breton. En face de ces évènements incomparables (le père Hugo ferait-il allusion aux deux millions de morts provoqués par la ” révolution”, aux milliers de Bretons noyés dans la Loire, avec une sauvagerie INIMAGINABLE, aux quatre cinquième des habitations nantaises détruites par les Français, aux enfants et aux femmes écrasées sous les pas des chevaux dans les marais de Savenay, aux horreurs abominables commises en Vendée et en Bretagne ????) …
” Qu’on place ce SAUVAGE, parlant une LANGUE MORTE (elle est bien loinde l’être, puisque le Drian vient de créer QUARANTE bourses bretonnes, pour combler un déficit de 20 000 locuteurs par an), ce qui est faire habiter UNE TOMBE A SA PENSEE (!!!!!!!)……. (Ce paysan) VENERANT SA CHARRUE D’ABORD, SA GRAND MERE ENSUITE …….. On se demande SI CET AVEUGLE PEUT ACCEPTER CETTE CLARTE “.
On est frappé d’HORREUR de lire ces abominations sur les Bretons. Hugo est-il seulement jamais venu en Bretagne, sa race, puisqu’il est breton par sa mère, née à Chateaubriand ?
- DES ETRES GROSSIERS, DES DEMEURES :
Raymond CARTIER, Les 19 Europes, Plon, Paris, 1960 :
” Ils vivaient dans leur langue pataude et leurs vêtements grossiers, COMME DES ESPECES DE BAS-BRETONS “.
- LES BRETONS, NEGRES DE LA FRANCE :
Laurent TAILHADE, authentique débile mental, au sens médical du terme, chroniqueur du journal ” L’assiette au beurre “, 3 octobre 1903 :
” Il n’est pas de meilleur chrétien que cette crapule de Bretagne; il n’en est pas de plus réfractaire à la civilisation. idolâtre, lâche, sournois, alcoolique et patriote, les cagot armoricain ne mange pas : IL SE REPAÎT; il ne boit pas : IL SE SAOULE; il ne se lave pas : il se frotte de graisse; il ne raisonne pas : il prie (!!!); et, porté par la prière, il tombe au dernier degré de l’abjection.
” C’EST LE NEGRE DE LA FRANCE, cher aux noirs ensoutanés, qui dépouille à son bénéfice de véritables miséreux “.
- LES BRETONS : DES PORCS, PAR NATURE ET PAR HEREDITE :
Pasqua, professeur de morale, oie blanche parmi les hommes politiques français, l’homme du SAC, de la tuerie d’Auriol (voir Google), aux innombrables procès, rejoint et condamné par le justice (enfin !), en 1992, à la suite du traité de Maestricht :
” Les Bretons, C’EST COMME LES COCHONS “.
- 2007 : l’innénarrable Mélenchon, allié mental des Chinois au Tibet, le plus gros cerveau de la planète, expose ses innénarrables théories sur les origines de la langue bretonne :
” Le vocabulaire et la grammaire de la ” pseudo-langue bretonne “, …..furent fixées à la demande de l’occupant NAZI, en 1941 “.
Au fou !!!! Mais où donc est passée la camisole de force ????
L’IGNOMINIE est dépassée, non pas pour ce pauvre type, insurpassable dans l’ordre de la nullissimité, qui a écrit (ou aurait écrit) ce texte minable - citer son nom serait se SALIR, ce que les Bretons ne peuvent faire -, mais pour les suites que cette histoire débile a eu en Bretagne et en France :
” Connaissez-vous bien la Bretagne, avec ses femmes en coiffe et ses hommes vêtus de pagnes, leurs enfants sont hydrocéphales, les garçons aussi méchants que les filles sont sales ….
” De Quimper à Concarneau, on voit passer des femmes promenant des porcs dans des landaus, pendant que leurs maris se soulagent dans les flots, et refusent de signer le protocole de Kyoto.
” Ah ! Les Bretons sont vraiment immondes : ils mangent leurs enfants au lieu de se fournir au Tiers Monde. Si on leur reproche ça, ça les fait marrer, c’est leur humour moche noir comme leur marée “.
En 2006, alors que la France a créé un arsenal juridique considérable, si épais, dont la célèbre ” Halde “, en …. pour lutter contre les discriminations (!), que même les spécialistes ont cessé d’y voir clair, les imbéciles peuvent encore traiter les Bretons de gorets, d’ivrognes, de porcs, d’êtres immondes, de cannibales …. sans que la France, “mère des Arts, des Armes et des Lois “, inventrice se proclamant telle devant le monde (à la risée générale, désormais), bouge d’un iota pour faire jeter en prison les auteurs de ces ignominies.
Une plainte a été déposée contre l’imbécile auteur de ces insultes à tout un peuple, qui depuis cinq siècles a été assassiné de toutes les manières par l’envahisseur, au point de ne plus savoir parler sa propre langue. Le texte de cette plainte, signée et endossée par Angèle Jacq-Gouerou, présidente du collectif breton pour la démocratie et les droits de l’homme, sur le fondement des articles 23, 24, 42, 43, de la la loi du 29 juillet 1882, est reproduite in extenso par Internet (voir : Google). Si j’en crois ce qui est écrit dans le site de Jean Pierre LEMAT (contre culture.org), Gérard TOUBLANC, connu en son temps pour son combat pour la Dignité de la Bretagne et des Bretons, avait été interpelé par les autorités coloniales …… pour avoir demandé que soit remis en application l’Edit de 1532 ( = la loi française, promulguée après l’annexion non consentie du pays, garantissant aux Bretons leurs droits, dont les principaux : consentir ou refuser l’impôt, déterminer eux mêmes le droit applicable sur leur territoire) (Je n’ai pas vérifié cette information, mais elle me semble plus que plausible).
Cette plainte visant ces insultes IMMONDES contre les Bretons et la Bretagne, a été ……. CLASSEE !!!!!! On a peine à seulement IMAGINER une pareille monstruosité : et pourtant, C’EST VRAI. Et, hélas, c’est toute la France.
La France, dans cette affaire comme dans bien d’autres, s’est comportée comme une sous-république bananière. C’est hallucinant (voir les arguments fallacieux employés par le Procureur de la République dans le site de Jean Pierre Le Mat). Qui peut s’étonner, aujourd’hui, que j’aie été, il y a quinze ans, alors Consultant près le Médiateur de la République, et candidat à sa succession, de ceux qui ont réclamé PUBLIQUEMENT sur les ondes des rarissimes radios qui acceptaient de braver la censure, avec deux ou trois autres juristes (dont l’avocat SOULEZ-LARIVIERE et Hubert DALLE, Le livre vérité sur la justice française, Robert Laffont, Paris 2002), que les Procureurs, placés sous les ordres directs du ministère de la justice, soient DECHUS DE LEUR QUALITE DE MAGISTRATS, ne soient plus considérés que comme ce qu’ils sont - les avocats de l’Etat, soumis à lui et recevant ses ordres -, ne soient plus admis à prendre place à côté des magistrats du siège, ni à entrer dans le tribunal par une autre porte que celle du public, et à siéger à côté des avocats ordinaires, nulle part ailleurs : CETTE POSITION, AUJOURD’HUI, EST CELLE DES INSTANCES EUROPEENNES ( J’étais aux premières loges dans les détournements de la loi par la France elle-même : Colloque tenu au Sénat de la République le 14 avril 2003, voir Googl; il semble que le Premier Président de la Cour de cassation, CANIVET, était dans la salle, incognito (je n’ai pas eu la preuve formelle qu’il était présent, mais un ami m’a assuré, a plusieurs reprises, l’avoir reconnu; à cette époque, Canivet avait la réputation d’être un très gros travailleur, quittant le Palais le dernier - après avoir éteint lui-même les derniers lampions ! -, et honnête, selon la presse, ce qui est plausible. Lors du procès Mélennec/Aubry/Gayssot, jai longuement rencontré au palais sa principale collaboratrice, à qui j’ai exposé longuement - sans qu’elle bronche - comment l’Etat français était le plus gros employeur ” au noir “, de très loin, de toute la France.
Le thème de la partialité de la justice française dans les affaires dites ” sensibles ” (!!!!) est aujourd’hui une préoccupation majeure de toute la presse, qui s’exprime désormais sans gêne et sans contrainte, là ou la prudence commandait de se taire il y a quinze ans, même si tous étaient au courant. (Voir notamment les formules extrêmement dures utilisées par le journal ” Le Monde “, dans ses numéros des 16 janvier, 23 janvier, 29 août, 3 et 4 septembre, 2 novembre, 30 octobre 2009; 17 janvier, 1 er février, 3 février, 17 février, 3 mars, 31 mars 2010. On peut y lire, désormais, des formules telles que celles-ci : ” la communauté judiciaire (est) réduite aux laquais “; ” la justice ne juge plus, elle condamne “; ” un parquet omnipotent et sans contre-pouvoir serait dangereux “; ” la justice (est) menacée de devenir l’instrument du pouvoir politique “; ” nous sommes devant ces nominations (judiciaires) comme des vaches regardant passer un train “; ” le parquet n’est que l’avocat de la société, la justice doit ETRE RENDUE PAR DES JUGES ” (Daniel Soulez-Larivière); ” le parquet à l’heure du soupçon “; ” les magistrats DENONCENT UNE JUSTICE SOUS CONTRÔLE “; ” parquet subordonné = justice niée “.
LA FRANCE, TOMBEAU DE LA BRETAGNE DEPUIS LA MORT DE LA DUCHESSE ANNE, HEROÏNE NATIONALE, LE 9 JANVIER 1514. Ses complices les plus abjects : les BRETONS EUX-MÊMES.
Un pays capable, pendant un siècle et demi de traiter les Bretons d’êtres sales, puants, répugnants, abjects, crapuleux, débiles, demeurés, sournois, grossiers, menteurs, ivrognes, de les traiter de sous-animaux, d’hommes préhistoriques, de Hottentots, d’hommes des cavernes, de Cro-magnon, de porcs …..; un pays capable d’ordonner à ses fonctionnaires de classer une plainte déposée par les Bretons dans une affaire dans laquelle on traite leurs enfants de gorets, d’hydrocéphales, est un pays QUI PUE LE MEPRIS D’AUTRUI, qui s’infecte lui-même de sa suffisance et de son narcissisme, et qui pourrit parce qu’il est un corps putrescible. (Je parle du pays dénommé ” La France “, non des Français, car de vivre parmi eux depuis 44 ans, m’a fait concevoir pour ce peuple la plus haute estime, lui qui m’a écouté chaque fois que la parole m’a été donnée en public (y compris au Sénat de la République, en 1997), qui ne m’a jamais insulté pour mes idées, et qui m’a tellement plus gratifié que mes propres compatriotes, dont je dis du bien, sans y croire toujours ). Quel est le juriste normal qui, en justice, classerait une telle affaire sans en avoir reçu l’ordre de sa hiérarchie, dont on connaît les interventions honteuses dans le fonctionnement de l’appareil judiciaire ? (Relire l’article terrifiant qui résume tout, dans Le Monde, sur les interventions quotidiennes de François Mitterand, prétendu garant de l’impartialité de la Justice, pour en DETOURNER LE COURS). Il est heureux que les Bretons, si riches eux-mêmes en défauts de toutes sortes, ne fassent pas partie de cette étrange entité, et qu’ils n’en ont, au regard du droit international, jamais fait partie, malgré les tentatives d’ “intégration “, de néantisation, dont ils ont été les victimes, par la force, la violence, l’intimidation, ou seulement la nécessité de survivre, avec, au bout du chemin, un destin de peuple acculturé, névrosé, privé de sa langue, de sa culture, de son identité ……. L’honorable Président du Conseil régional et ses ” associés “, qui connaissent sans l’ombre d’un doute, l’histoire de LEUR PAYS, se sont-ils couchés par terre, de honte, pour faire une grève de la faim ? Se sont-ils jetés de la cendre sur la tête et le visage ? NON : laissant mourir la langue nationale, s’associant à l’interdit venu d’ailleurs d’enseigner aux Bretons ce qu’ils sont, c’est à dire leur appartenance immémoriale à un autre peuple, leur histoire, ils ont créé QUARANTE BOURSES POUR LES ETUDIANTS EN LANGUE BRETONNE !
La encore, je dis et je redis - contrairement à de nombreux pays africains qui ne voient qu’un seul coupable dans le malheur permanent dans lequel ils vivent - la France coloniale -, refusant de avec obstination de balayer devant leur porte - : on n’a que ce qu’on mérite. La France a fait du mal, comme tous les pays colonisateurs. Elle a fait beaucoup de bien aussi - Bretagne exceptée, pour être juste, car celle-ci n’a tiré que des maléfices de la présence française. Les tyrans qui occupent le pouvoir dans les anciennes colonies françaises, ont multiplié par dix, par vingt, par cent, les malheurs de ces pays. Les Bretons ont toutes les armes juridiques pour se débarrasser de cette situation : ILS NE LE FONT PAS. TANT PIS POUR EUX. Pire : tant mieux, C’EST DE LEUR FAUTE : leur lâcheté conduit à cela.
(A suivre …….)
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LETTRE ADRESSEE AU SIEUR MELENCHON, aux bons soins du Secrétariat du Sénat de la République, 15 rue de Vaugirard, Paris (75006).
A PARIS, ce premier juin 2010.
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Mon bon Mélenchon,
On me dit que vous vous êtes senti quelque peu ” isolé ” d’avoir osé afficher ouvertement dans les gazettes votre admiration pour la magnifique oeuvre civilisatrice de la Chine au Tibet, pays dans lequel la langue, la culture, les coutumes et la religion sont en voie de disparition. Comme dans notre si aimé Pays, la Bretagne, si cher à votre coeur.
Consolez vous : ces pauvres Tibétains sont maintenant proches du paradis terrestre, grâce à vos Amis les tortionnaires chinois.
Nous avons apprécié en Bretagne, vous vous en doutez, d’avoir porté à la connaissance de l’Univers, que la langue bretonne, dont l’origine remonte bien au dela de l’invasion de la Grande Bretagne par les Romains, au premier siècle avant Jésus Christ est enseignée par une secte infâme, dénommée ” DIWAN “. (Un nom à coucher dehors, vous a-t-il semblé). Et surtout que notre langue est une invention ……. DES NAZIS !!!!!!!
Ces découvertes font de vous un authentique HEROS.
Croirez vous ce que je vais vous dire ? PERSONNE NE LE SAVAIT ! Quelle cruauté pour l’homme que vous êtes, si unniversellement admiré !
Indigné d’une telle ingratitude, un groupe s’est formé en Bretagne, pour proposer votre candidature …….. au PRIX NOBEL.
A Stockholm, nos interlocuteurs ont marqué quelque surprise en recevant notre lettre, ne sachant pas dans quelle discipline vous candidater : nous leur avons suggéré de créer pour vous une section spéciale : celle des PLUS GROS COEFFICIENTS INTELLECTUELS DE LA PLANETE.
Vous n’imaginez pas, mon bon, le degré de notoriété auquel vous vous êtes hissé en Bretagne, en si peu de temps, au prix de si peu d’efforts, et de tant de sottise.
TOUS LES BRETONS VOUS AIMENT.
Croyez, mon bon Mélenchon, etc…
LE BON DOCTEUR MELENNEC, votre ami de toujours.
Ci-joint quelques citations des tombereaux de conneries émanant de ceux qui, comme vous, de la glorieuse ” révolution des droits de l’homme “, ont conçu une si haute idée, et si convergente, des mérites des Bretons.
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LE DECERVELAGE DES BRETONS PAR LA FRANCE AU XIX ème siècle, sur la foi d’une religion idéologique mensongère, fondée sur des droits de l’homme prétendus, prétendûment ” inventés par la France .
15 avril 2010 par Louis Mélennec.
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” Le gouffre, c’est l’absence de références, de projet commun “
Gérard Haddad, psychanalyste.
La Bretagne a désormais une Histoire, et une Charte, qui devrait dans l’avenir lui servir de projet commun. Cette Charte circule largement sur Internet, et conclut, en quelques lignes, sur tous les points chers aux Bretons : l’Instauration d’Institutions gouvernementales, le gouvernement des Bretons par eux mêmes, l’enseignement de la langue, de l’histoire, de la littérature nationales dans les écoles, le libre établissement de relations internationales, le rétablissement strict de l’intégrité du territoire, l’obtention d’excuses officielles du pays envahisseur.
Cette Charte, strictement conforme au droit international, aux valeurs universelles, et aux aspirations des pays Européens, est mise à la libre disposition de tous ceux qui voudront la publier : elle est la propriété commune de tous les Bretons, et non pas celle de ses seuls rédacteurs. Même les résistants de la dernière heure peuvent y adhérer. Comme en 1945 en France, ils se rallieront aux plus forts, et ne manqueront pas de prétendre qu’ils en sont les instigateurs.
Le ” pillage ” des idées est très largement commencé : ce sont les collabos et les kapos qui se révèleront les plus doués dans cet exercice, dont ils sont familiers, car telle est leur nature.
Les tabous étant définitivement brisés, les Bretons savent maintenant que les invasions (1488 et 1491), les mascarades en forme de ” traités d’union “, les soldats et le roi ennemis se tenant à proximité (1532), les massacres de milliers d’innocents (1675, 1789), l’anéantissement des Institutions pluriséculaires (1789), la destruction de la langue et de la culture, le lavage des cerveaux et le décervelage (1789 à 1950), non seulement ne confèrent à quiconque aucun droit de propriété sur le pays envahi, mais constituent autant de crimes, que leur monstruosité rend imprescriptibles en droit international.
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PAR LA FAUTE DE LA COLONISATION FRANCAISE, LA BRETAGNE A MANQUE SON DESTIN, QUI AURAIT DU ETRE CELUI DU PORTUGAL : UNE GRANDE PUISSANCE MARITIME MONDIALE.
On ne refait pas l’histoire avec des ” si ” et des “mais “. Il reste que, les Bretons ayant joué un rôle capital dans l’expansion mondiale de leur envahisseur, notre langue serait parlée aujourd’hui dans de nombreux pays, la culture bretonne serait connue partout.
PAR LA FAUTE DE LA FRANCE, LA BRETAGNE A PERDU SA LANGUE ET SA CULTURE. EN BRETAGNE, des millions d’euros sont consacrés à la sauvegarde des pélicans, des cormorans, des phoques …. Le sauvetage de la langue et de la culture n’intéresse presque personne : ON N’A JAMAIS QUE CE QU’ON MERITE.
JE RAPPELLE que tous mes articles traitant de l’histoire de la Bretagne peuvent être reproduits par quiconque, de L’EXTREME GAUGHE à L’EXTREME DROITE. Le devoir d’information est impératif, il est destiné à TOUS LES BRETONS, de toutes croyances, de toutes obédiences, de toutes religions, de toute couleur de peau. C’est un devoir ABSOLU de mémoire. Le jour des élections, dès lors qu’il s’agit de replacer la Bretagne sur son orbite d’ETAT LIBRE, partenaire à part entière des autres pays de la planète, décidant SEUL de ses propres affaires - dans le respect de celles des autres, bien entendu -, TOUTES LES VOIX BRETONNES SONT A PRENDRE ET A COMPTABILISER, sans aucune exclusive. La mesquinerie, les querelles entre partis, chapelles et autres, toutes ces absurdités qui ont conduit à la situation actuelle : C’EST ASSEZ !
LA BRETAGNE EST EN RECHERCHE DE SON IDENTITE. Mes travaux, à côté de ceux de bien d’autres, visent à contribuer à lui permettre de construire de nouveaux repères, pour aller de l’avant. On prend ou on laisse : chacun est libre de ses opinions, sauf d’user de propos dégradants la Bretagne et les Bretons : personne n’a besoin de cela.
1 - REPONSES AUX QUESTIONS POSEES PAR LES LECTEURS ET PAR LES AUDITEURS.
Les NEGATIONNISTES DE L’HISTOIRE BRETONNE sont une race étrange. A quelles motivations obéissent-ils ????? La République Universelle , qui compte déjà CENT MILLIONS DE MORTS ??? Se rendre intéressants ? Ils ne le sont pas : ILS N’ONT RIEN LU, NE SONT JAMAIS ALLES DANS UNE BIBLIOTHEQUE, surtout pas dans celles qu’on leur a désignées. La vérité historique se trouve dans les archives, on ne peut ni on ne pourra l’arrêter. Deux termes terribles les désignent maintenant à l’opprobre générale : leur but étant de maintenir la tête de leurs compatriotes sous l’eau, ils ne sont pas seulement des COLLABOS, ils en sont des KAPOS. La Bretagne n’ayant jamais été réunie de son plein gré à la puissance occupante, ni en 1491, ni en 1532, ni certes en 1789, n’a jamais juridiquement fait partie du pays dénommé ” LA FRANCE “; en droit international, la Bretagne EST LIBRE. Il faut s’accoutumer à cette idée, non se comporter en esclaves.
Une émission, diffusée récemment par la radio Lumière 101, intitulée ” La Bretagne assassinée “, a attiré la foule. La faute en est aux injures qui ont déferlé, dans le plus grand désordre, dans les deux semaines qui ont suivi sa diffusion. Le record est absolu. Leurs auteurs - appelons les ainsi - se sont exprimés d’une manière dégradante. On aurait pu vouloir les ” piéger “, car on connaît la manière de le faire. Ce n’a pas été le cas : ils se sont piégés eux -mêmes, en se transformant en caisse de résonnance, attirant un nombre d’auditeurs qui, sans leur concours inattendu, aurait été infiniment moindre…D’autres ont apporté un concours ” normal “, c’est à dire courtois, demandant simplement à être informés. Il va donc leur être répondu, très normalement, dans les mêmes termes, calmes et placides. Ils auront déjà trouvé de nombreuses réponses dans la chronique précédente, terrible, sur la mise à mort de la langue bretonne par la France, qui consiste, pour l’essentiel, en des citations qu’il est impossible, en raison de leur multiplicité et de leur parfaite concordance, de réfuter. Cette chronique, rappelons le, n’est pas achevée.
2 — LES BRETONS N’ONT PAS TOUJOURS ETE LÂCHES DEVANT L’ANEANTISSEMENT DE LEUR LANGUE ET DE LEUR CULTURE.
Nous reviendrons sur le petit père Combes, Président du conseil (français), de 1902 à 1905, l’un des grands assassins de la langue bretonne. On lui doit d’avoir été l’inventeur du concept monstrueux ” d’usage abusif du breton “, parfaitement digne du pays autoproclamé ” des droits de l’homme “. En deux mots, avant d’y revenir : il fut interdit, au début du 20 ème siècle, grâce à ce prédécesseur (en génie) de l’Ami des Bretons (Jean-Luc Mélenchon, pour qui le breton est une invention …. des nazis !!!!!), de parler la langue des ancêtres, notamment dans les églises. Les habitants de Basse-Bretagne, en ce temps-là, ne parlant pour le plus grand nombre que la langue nationale de leurs pères, firent l’objet d’un interdit : tout fut mis en oeuvre pour les mettre dans l’impossibilité de parler cet idiome préhistorique scandaleux, à peine de sanctions diverses, touchant particulièrement le clergé, qui s’obstinait à prêcher dans le seul idiome compris de leurs ouailles (nous reviendrons longuement sur le sujet, tant il provoque la vomissure), et, chose ignoble, LES ENFANTS BRETONS, punis pour être surpris, à l’école, à parler LEUR langue.
Nous allons intégrer dans l’article précédemment publié sur les persécutions de la langue bretonne, LA CITATION SUIVANTE du génie politique que fut le père Combes:
” Lorsque j’ai rédigé cette circulaire (il fait allusion à son ignoble circulaire du 29 septembre 1902, voir Broudic, page 23), je m’imaginais comme tout le monde QUE LA BRETAGNE ETAIT EN FRANCE. Je m’imaginais aussi que le français devait y être la langue nationale “.
3 - LES BRETONS DE CE TEMPS (1906), ETAIENT D’UNE TOUTE AUTRE TREMPE QUE CEUX D’AUJOURD’HUI.
L’hebdomadaire Kroaz ar Vretoned, dirigé par F. Vallée, n’hésita pas à traiter, d’une manière aussi appuyée que répétitive, ce digne représentant du pays merveilleux des droits de l’homme, des jolis noms d’oiseau que voici :
” Crapaud obscène, premier des fripons, valet éhonté des francs-maçons, voleur, semeur de mort, maudit, renégat, etc…….” (Fanch Broudic, L’interdiction du breton, page 96).
Ah ! Qu’en ce temps là les Bretons savaient user à bon escient de la langue universelle ! Si quelqu’un voulait employer de tels termes aujourd’hui, c’est aux ” kapos ” bretons - ceux qui non seulement cautionnent la politique d’éradication de la langue bretonne, mais travaillent à sa mise à mort -, qu’il faudrait les appliquer (voir ce terme, dans l’attente d’un article-lexique consacré aux fondamentaux : collabos; kapos; nationalistes; nationalisme …. attardez vous sur le mot ” kapo “, qui vient de faire son entrée dans le vocabulaire politique breton).
Du temps de F. Vallée, il y avait certes des collabos rampants accrochés au pouvoir dit ” central “, il y avait même des kapos bretons - une race qui me fait personnellement horreur -, mais ils n’osaient pas se montrer avec l’impudence d’aujourd’hui : certains ( certaines, plutôt) font jouir d’orgasme des journaux comme le Monde, l’Express, Le Figaro et autres, en vomissant sur la langue bretonne et sur la Bretagne, comme s’il n’était pas honorable pour les Bretons d’être attachés à leur pays et à leurs racines : c’est là que des ignares puisent leur inspiration, pour commettre leurs mélenchonneries.
I - LA REECRITURE DE L’HISTOIRE.
1 - LA REECRITURE DE L’HISTOIRE est un genre de tous les temps.
Le mécanisme en est assez simple. Certes, les découvertes des historiens, les progrès des sciences annexes l’expliquent largement. Mais l’idéologie, les facteurs politiques jouent un rôle considérable : l’histoire, telle qu’elle est enseignée dans les écoles, les lycées, les collèges, est sous la dépendance stricte de ceux qui détiennent les leviers de commande : ils mandatent ceux qui écrivent les manuels scolaires - toujours des gens très bien, très convenables, très propres sur eux, et auxquels il n’est pas besoin de donner de ” directives “, puisqu’ils savent pourquoi on les a choisis (c’est la même chose, notez le bien, pour la justice; je reviendrai sur ce point, longuement, si j’écris un jour mes mémoires; je dirai comment et par qui j’ai pu faire mon éducation, pour dégraisser les principes exagérément chevaleresques de mon enfance); ils fixent et imposent les programmes scolaires; ils surveillent les enseignants par un corps d’ “Inspecteurs ” - eux-mêmes toujours très propres sur eux -, qui ” notent ” les professeurs - et les avertissent au cas où ils sortiraient des ” rails “; dirigent les ” carrières “, veillant jalousement pour que les postes les plus élevés soient pourvus de candidats qui ont très largement dépassé leur seuil d’incompétence, qui ont fait carrière dans le système, et QUI SERONT DOCILES, ou se tairont lorsqu’il faudra se taire. Le tout étant contrôlé d’en haut, par le ministère de l’Education nationale (les ” directeurs “, ainsi sont ils dénommés), bien plus que par le ministre, qui n’est jamais qu’un touriste de passage, nécessairement incompétent dans le département qu’il est censé diriger, sa fonction étant politique, c’est à dire d’être l’un des personnages de la comédie qui se joue chaque soir sur les écrans de la télévision, chaque jour dans la presse et les médias. Tout ce beau monde se tient, et entretien des complicités occultes, parfois déguisées en décharges pseudo-agressives, qui font tourner la machine, comme l’huile du moteur.
Sans entrer ici dans les détails, on sait que les admirateurs de la Grande Révolution Universelle de 1789 ont bâti la religion d’Etat de la France sur l’imposture; que Trotsky, Lénine, Staline, ont réécrit l’histoire du monde à leur manière, et d’une manière telle qu’ils comptent parmi les plus grands criminels de l’histoire (Adolf en fait partie aussi !)
2 - NOUS SOMMES ENTRES DANS UNE NOUVELLE PHASE : DECONSTRUIRE L’IMPOSTURE.
Parmi ceux qui s’attachent à ce travail, et qui dénoncent avec fermeté les mensonges de la religion nationale française du 19 ème siècle, on peut citer, en vrac, toutes écoles, confondues quelques auteurs, parmi lesquels de nombreux universitaires éminents : Pierre Chaunu, Pierre Miquel, Jean Sévilla, Furet, Jacques Ozouf, Suzanne Citron, Christian Goudineau, Max Gallo (devenu, sur le tard, un admirateur de de Gaulle !) Jacques Heers, Colette Beaune, Reynald Secher, Philippe Némo, et bien d’autres … (dont le bon docteur Louis Mélennec); cette liste est évidemment incomplète, et s’enrichira de noms nouveaux, dont quelques ex-communistes, ceux là ayant été, par leur cécité et leur aveuglement incroyable, les complices objectifs des plus grands massacres humains de tous les temps.
Le phénomène de remise en question des données jusqu’alors considérées comme acquises, est universel, et lié à l’existence même des sociétés humaines.
2 - CE PHENOMENE N’A RIEN DE SURPRENANT : IL EST NORMAL.
Le 17 ème siècle français a été agité par ce que l’on a appelé LA QUERELLE DES ANCIENS ET DES MODERNES (voir Google). Boileau, Racine et d’autres soutenaient que les auteurs antiques ayant atteint la perfection, la littérature devait se contenter de les imiter. Charles Perrault et de nombreux autres soutenaient que la littérature est en perpétuel devenir de progrès, et que l’imitation des ” anciens ” est une stérilisation mortelle.
A dire vrai, le phénomène affecte toutes les branches du savoir, de la science, des arts .. Toute époque, on l’a compris, a ses jeunes et ses vieux, ses anciens et ses modernes. J’avais vocation à être un moderne; les années n’ont pas entamé cette vocation : tourner en rond, comme un derviche, est épuisant; chercher, réfléchir, trouver parfois est fatiguant, mais gratifiant : entre deux mots, il faut choisir le moindre.
3 - LA CRITIQUE DES IDEES NOUVELLES N’EST PAS SEULEMENT UN DROIT, C’EST UN DEVOIR.
Les cacochymes qui tournent en rond, qui sont de loin la majorité, peuplent les Académies, les Institutions officielles, les chaires des facultés; ils sont écrasés de conformisme, de décorations, de distinctions en tous genres (ah ! les décorations !). Souvent de médiocrité (pas toujours, bien sûr), et de lâcheté; dans tous les cas : D’ENNUI MORTEL. Que de dîners en villes, que de féroces jalousies, que d’hypocrisie, que de souplesse d’échine pour en arriver là! Pour autant, ils sont nécessaires : sans cette race, le monde ne pourrait exister. Même les paranoïaques, disait mon professeur de psychiatrie (le professeur Tusques, voir ce nom), ont le droit de vivre. Leur rôle est de cautionner l’immobilisme, de freiner la nouveauté, sauf au compte goutte. Ils remplissent une fonction sociale.
Il est parfaitement normal et nécessaire que les idées neuves soient soumises au crible de la critique. Ce n’est que lorsqu’elles ont fait la preuve de leur véracité, qu’elles doivent être validées, et se substituer à l’ordre ancien. Et puis, il est prudent de ne pas faire avancer la société trop vite. Ce que l’on dénomme des ” révolutions “, sont souvent des carnages. La ” Grande Révolution Universelle ” de 1789 a fait de deux à trois millions de victimes, dans les vingt années qui ont suivi. A distance, les désastres continuent (dont les 200 000 bretons sacrifiés en 1914-1918, qui n’auraient certainement pas été jetés dans l’abattoir, si la Bretagne avait conservé ses institutions propres, c’est-à-dire si on les avait laissé être pacifiquement des Bretons, et si on ne les avait pas, par la violence honteuse du lavage des cerveaux, essayé de les transformer en bons petits français, comme ces pauvres petits japonais, transformés par le même procédé, sans la moindre vocation de leur part pour la violence, en kamikaze, assassins malgré eux. La ” révolution ” pol-potienne a fait deux à trois millions de victimes. La révolution national-socialiste a tué six millions de juifs. La ” révolution ” dite ” communiste ” bat tous les records, avec cent millions de morts (d’aucuns sont plus disants, d’autres sont moins disants : bel exploit, en toute hypothèse, d’autant que les survivants circulent en liberté, alors qu’ils devraient être pendus.
4 - JE CONNAIS PARFAITEMENT LE PHENOMENE de l’hostilité provoquée par le désir de faire progresser les choses, pour avoir, jeune, dans des domaines multiples - la médecine, le droit, le droit social - combattu les idées alors en vigueur, dans tous les cas avec succès ( Voir : Mélennec, Wikipédia). La jalousie est toujours au rendez - vous, et est souvent le moteur principal de l’immobilisme (dans ce domaine, la Bretagne bat de tristes records, dont j’ai qualité pour parler, par l’effet d’une lourde expérience). Le deuxième facteur est la sottise, doublée souvent d’une forte couche d’ignorance.
On pourrait citer des milliers d’exemples. L’un des plus éloquents est celui de Pasteur : ce grand humaniste, ce bienfaiteur de l’humanité a longtemps été combattu par les imbéciles, avant d’être reconnu. Les inventeurs, les découvreurs, les pionniers DOIVENT TOUS EN PASSER PAR LA. Il n’y a presque pas d’exceptions à la règle. Certains d’entre eux le comprennent, l’admettent, voire s’en amusent; d’autres souffrent de ce qu’ils considèrent comme une injustice criminelle des hommes. Beaucoup sont dépouillés par d’authentiques fripons de leurs découvertes (voir les séries télévisées récentes, moins fatigantes à voir, que les lectures savantes, épuisantes pour nombre de nos contemporains; ceux qui lisent la presse spécialisée, verront comment le phénomène affecte même les prix Nobel !!!!). Le bon docteur dont je parle parfois fait partie de ceux qui s’amusent de la chose, quoiqu’il l’ait vécue à ses dépens, tout en la trouvant navrante pour l’espèce (humaine) : l’humour n’est pas une vertu bretonne, mais il existe des exceptions.
Quelques uns, malgré tout, accèdent à la célébrité, finissent par être reconnus et fêtés, donnent leurs noms à des rues et à des avenues, et finissent même à l’Institut. Il en est même qui, bien loin d’être des imbéciles, commencent leurs carrières dans les honneurs avant même qu’elle ne soit commencée. Au hasard de mes lectures, j’ai trouvé cette citation qui concerne ce bon M. LAVISSE, le célèbre historien, auteur de la ” régularisation ” de l’enseignement de l’histoire de France dans les écoles, sous la troisième république, dont la carrière époustouflante illustre ces propos. C’est désopilant :
” Il régnait sur tout, présidait à tout : rue des Ecoles, en Sorbonne, aux études historiques (…..), boulevards saint Michel et Saint Germain, chez Hachette et chez Armand Colin, grandes puissances de la librairie, aux publications historiques, voire scolaires; rue de Grenelle, où se trouvait le ministère de l’Instruction publique, au Conseil supérieur de ladite; sans compter je ne sais combien de commissions et de cérémonies ….” ( Les lieux de mémoire, tome 1, Page 240; cette citation est de Jules Isaac).
Lavisse, au demeurant homme brillant, intelligent, travailleur, a contribué à ” formater ” les élèves des écoles, en contribuant à sécréter ce catéchisme qui a constitué un pan important de la religion d’Etat que l’on inculquait de force aux enfants sous la troisième république. C’est à six ans que madame Corcuff, notre terrible institutrice, m’a fait apprendre par coeur ma première leçon d’histoire (très) revue et corrigée. C’était une énormité : ” EN CE TEMPS LA, LA FRANCE S’APPELAIT LA GAULE “. J’ai cru que c’était vrai. Tout le monde le croyait, d’ailleurs. Cela se passait en 1947, à Guilvinec. (Rassurez-vous : j’ai beaucoup évolué depuis, et beaucoup appris).
5 - QUELQUES CAS SPECTACULAIRES D’OUBLIS DE L’HISTOIRE, DE DISSIMULATIONS VOLONTAIRES, DE DEFAILLANCES DE LA MEMOIRE HISTORIQUE : Le génocide arménien; le génocide juif; les officiers polonais de Katyn; les millions de morts des régimes communistes.Ce qui s’est passé en Bretagne, à partir des invasions de 1488 et de 1491, ainsi que de la pantalonnade dénommée ” Traité de réunion de la Bretagne à la France “, procède de mécanismes assez similaires.
LES INJURES, LES SANCTIONS, LES PERSECUTIONS EXERCEES CONTRE CEUX QUI PRETENDENT RETABLIR LA VERITE.
Une fois établis les mensonges, le cas échéant érigés en religion d’Etat - ce qui fut les cas en Russie soviétique, dans les pays dénommés par dérision ” les démocraties populaires “, de sinistre mémoire, en Allemagne nazie - peu d’années, par bonheur -, et, bien entendu, dans le merveilleux pays des droits de l’homme, etc. , les citoyens-imbéciles, endoctrinés par l’école, les journaleux de tous acabits, les collabos des universités , les kapos politiques qui se sont ralliés, pas tous de mauvaise foi, d’ailleurs, s’installent dans cette imposture ” managée ” par l’Etat, qui en fait son fonds de commerce.
Gare à qui n’accepte pas de tourner en rond avec les citoyens-esclaves, et à ceux qui adhèrent aux doctrines officielles, au discours bien-pensant, au ” prêt-à-penser “, au ” terrorisme intellectuel ” (Sur ce point, lire le livre remarquable de Jean Sévilla). ……
L’affaire est d’importance : il sera consacré à ce phénomène singulier - qui se déroule sous nos yeux en Bretagne -, un chapître entier. Le cas de Reynald Secher, qui a (enfin !), réussi à démontrer les abominations révolutionnaires en Vendée, ne sera pas oublié, comme étant particulièrement démonstratif, et honteux pour l’université française.
6 - LE PILLAGE DES IDEES DECOUVERTES PAR LES PREDIATEURS MEDIOCRES QUI LES ONT COMBATTUES.
Ici se situe un phénomène quasi-constant, qui montre à quel point l’espèce humaine est médiocre.
Si le chercheur qui a émis et mis en forme les théories nouvelles, et a fait les découvertes qui lui ont valu tant de critiques, tant de contestations virulentes, tant de persécutions, n’a su prendre les dispositions pour que la paternité lui soit reconnue ad vitam aeternam, ou s’il lui a été indifférent de protéger ses découvertes pour qu’elles ne lui soient pas volées, les vautours qui …….. (à suivre).
II - LES DIFFICULTES DE LA REECRITURE DE L’HISTOIRE.
Ce thème fera sans doute l’objet d’une conférence publique ( à Paris, bien sûr), avant la fin de l’année; décision non prise encore.
Cette conférence traitera du problème considéré dans sa GLOBALITE, c’est à dire à l’échelle du monde, depuis les temps mythologiques jusqu’à aujourd’hui. La Bretagne n’y sera évoquée que d’une manière incidente, comme n’étant qu’un cas particulier, s’intégrant dans l’histoire de milliers d’autres peuples, le phénomène intéressant sinon toutes les nations, en tout cas le plus grand nombre. Seront envisagés, quatre points principaux
1 - L’INVENTION DE L’HISTOIRE : LA MYTHOLOGIE. But et objet de la mythologie : l’histoire avant l’histoire; une histoire inventée.
2 -LA MISE EN FORME DES HISTOIRES NATIONALES PAR LES CHRONIQUEURS, LES POUVOIRS POLITIQUES. Mécanismes, but et objet. Cas de la France et de la Bretagne.
3 - LA FALSIFICATION ET LA REECRITURE DE L’HISTOIRE AU PROFIT DES IDEOLOGIES (Russie soviétique, Chine communiste, Allemagne nazie, France monarchique, Révolution française ….). L’histoire falsifiée mise au service des religions d’Etat, particulièrement des dictatures.
4 - LA REECRITURE ACTUELLE DE L’HISTOIRE DANS LES GRANDS PAYS DU MONDE. Enjeux. Mécanismes. Méthodes. Phénomènes de résistance. Difficultés. Exemples : Russie, France .. Etude de quelques cas spectaculaires : l’affaire Kravtchenko; l’affaire Reynald SECHER, breton traîné dans la boue par l’université pour avoir osé dénoncer, en violation des ” valeurs universelles ” de la révolution de 1789 (sic !), le génocide vendéen et les atrocités commises dans le Comté de Nantes par les sanguinaires troupes françaises.
III - NATIONS. LEGITIMITE. LANGUES ET NATIONS.
1 - CONSTANCE ET STABILITE DU PHENOMENE NATIONAL. Le phénomène national n’est pas une mode passagère, ni le fruit des réflexions plus ou moins farfelues des idéologues. Certains d’entre-eux, on le sait, ont rêvé d’une république mondiale, ou tous les hommes, se tenant par la main, seraient frères. Le bilan est à ce jour désastreux : des dizaines de pays, de langues, de cultures anéantis; une somme de souffrances inimaginables; des cruautés inouies contre des êtres humains innocents, assassinés par des bouchers, des malades mentaux dont certains sont encore en liberté.
LE GOUVERNEMENT MONDIAL, à ce stade de l’évolution de l’humanité, est irréalisable. Il supposerait que les civilisations mondiales soient au même niveau, que les hommes parlent un langage commun, surtout, que les idées, les idéologies, les croyances, les religions soient miscibles et interchangeables. Il ne se produira JAMAIS, car l’homme aura détruit la planète et l’espèce, dans son entier, avant que les conditions de cette fusion soient réunies. Très clairement, sauf quelques farfelus dangereux, qu’on n’a pas pu interner dans les maisons ” spécialisées ” dont ils relevaient à temps, qui ont réussi à faire traduire leurs utopies par des dizaines de millions de morts, personne ne souhaite vraiment qu’une civilisation mondiale unique remplace la mosaïque de cultures et de langues que nous connaissons. L’appauvrissement humain serait insupportable, si nous étions tous pareils. Il n’en est pas moins vrai que les différences culturelles, de croyances, religieuses, engendrent des tensions, des affrontements, des guerres terribles. Je pense que l’humanité doit tenter de dégager des normes communes, parmi lesquelles la principale : LE RESPECT DES AUTRES. Je pense - depuis quarante ans au moins, à un époque ou personne n’osait parler de celà, que les hommes ne sont pas raisonnables, et qu’ils sont condamnés, les moyens de destruction étant encore appelés à croître d’une manière vertigineuse, avant un délai de quelque dizaines d’années, probablement moins : les dinosaures ont disparu, l’espèce humaine est de passage sur la planète terre : elle va disparaître dans un avenir proche.
A l’époque où nous vivons, Le PHENOMENE NATIONAL - qu’on l’approuve ou non -, est un ETAT DE FAIT incontournable : il n’y aura jamais de gouvernement mondial.
2 - ORIGINE DES NATIONS.
Parmi les premiers théoriciens de la nation, beaucoup ont pensé que c’est un phénomène TARDIF, apparu après le 15 ème siècle. Le grand Ernest Renan s’y est trompé, erreur bien pardonnable, si l’on sait son apport considérable à la théorie de la nation, et qu’il est considéré, aujourd’hui, dans le monde entier, comme le théoricien qui a apporté le plus à l’analyse de ce concept (Ernest RENAN, Qu’est-ce qu’une Nation, Editions de l’imprimerie nationale, 1996, pages 223 et suivantes). Du moins situe-t-il l’apparition des nations à l’époque de l’Empire romain, on mieux (dit-il !), a l’époque de la désagrégation de l’Empire carolingien, c’est à dire au 9 ème siècle de notre ère.
Nombre de théoriciens actuels - je fais partie de ceux-là -, pensent au contraire, que la nation naît à partir du moment où les hommes acquièrent assez d’intelligence pour comprendre, pour analyser, pour s’interroger sur leurs origines, pour maîtriser, au moins en partie, le monde végétal et animal, surtout, d’organiser les groupes sociaux dont ils font partie. La majeure partie des théoriciens admettent maintenant, non seulement que les cités de la Mésopotamie, les cités grecques de l’antiquité - pour nombre d’entre elles -, sont d’authentiques Etats- nations (pourvus pour certains d’entre eux d’institutions politiques perfectionnées, voir principalement le livre très documenté de HUMBERT, collection des précis Dalloz …), mais même que les tribus que nous considérions il y a peu comme ” primitives “, sont des Nations authentiques, puisqu’elles concentrent en elles tous les critères qui définissent la nation : une population - même peu nombreuse; un territoire; une longue histoire vécue en commun; une langue; des croyances (mythologiques, religieuses, etc.); des coutumes (c’est à dire des normes obligatoires), etc. Un livre passionnant vient de paraître (….) qui concrétise cette vision des choses, pendant que les tribus indiennes des Etats unis, du Canada, du Mexique, ont accédé au rang de nations - sans guère de difficultés Outre-Atlantique, où ne règne pas la définition stupide de la nation imposée par l’inénarrable pays merveilleux des droits de l’homme, qui a enfermé sa définition dans le concept absurde de ” nation française “, imbécilement décrété par le pouvoir des ” révolutionnaires “, jusqu’à ce qu’enfin cela éclate. Un conseiller de Nicolas SARKOZY lui a fait proférer en public cette énormité : ” En France, LA NATION EST CREEE PAR L’ETAT, L’ETAT PRECEDE LA NATION ” !!!!!!!!!!!!
3 - RAPPORTS ENTRE LA LANGUE ET LA NATION.
Le problème n’est pas, ici de débattre une fois de plus des questions classiques : ” La nation crée-t-elle la langue ?”, ou : ” La langue est-elle créée par la nation ?”, mais d’envisager le point suivant : la langue est-elle un critère de la Nation (Hagège, le souffle de la langue, Odile Jacob, Paris, pages .. et …) ?
Les premiers théoriciens disaient, à peu de choses près, ceci : ” La nation est un peuple descendant d’ancêtres communs, parlant la même langue, pratiquant la même religion, partageant les mêmes croyances, occupant le même territoire, partageant depuis des siècles le même sort commun ( = la même histoire). Cette approche n’a plus cours, depuis le 19 ème siècle (voir la vidéo filmée sur ABP, consacrée par Louis Mélennec au thème de la nation).
S’agissant de la langue, même s’il existe une langue majoritaire ou dominante, ou fédératrice, même si une langue déterminée est volontiers prise comme porte drapeau dans les revendications nationales ou identitaires, au dépens des autres (le breton, par exemple, aux dépens du français parlé dans la partie Est de la Bretagne), celle-ci, comme le dit excellemment Hagège, devient un symbole, elle est l ” étendard des peuples opprimés ” (idem, page 13). Mais elle n’est pas ce qui définit la nation. Dans le monde, le PLURILINGUISME des nations est la règle. La Belgique, qui est un mauvais exemple, parle trois langues. La Suisse, peuple très uni, parle quatre langues. L’Union indienne, possède 1600 langues (environ). L’un des Etats de l’Union compte plus de 100 langues ! Même le petit Luxembourg, nation unique, parle plusieurs langues ! L’UNILINGUISME est l’exception, et ne concerne guère que les petites ou très petites nations, enserrées dans des îles exigües (les îles Feroé, par exemple), des presqu’îles, des vallées isolées, etc. En Bretagne, on parle trois langues - et non pas deux comme le voudraient nos aimables contributeurs : deux sont en voie d’extinction (le breton et le gallo), par la volonté de la France d’avoir voulu les éradiquer, surtout la première; l’autre est dominante, et est devenue telle par l’horrible technique de l’écrasement des cerveaux, dont il est longuement parlé dans la chronique précédente - même s’il est EXACT, par ailleurs, que le breton a subi a subi un certain déclin à partir du 10 ème siècle, et si les bretonnants étaient appelés, inéluctablement, comme dans tous les petits pays (Grèce, Tunisie, etc…..), à devenir polyglottes, par l’effet naturel des besoins linguistiques qu’engendrent les communications internationales. On voit à quel point est stupide la politique du merveilleux pays des droits de l’homme d’avoir assassiné des langues très anciennes et encore très vivantes, alors qu’il lui suffisait d’attendre qu’elles régressent d’une manière spontanée : le ” génie ” français, une fois de plus, s’est manifesté là d’une façon absurde.
Il en résulte que si une nation change de langue (et adopte celle du dominant, par force (Bretagne) ou pour des raisons de commodité (ex-colonies françaises ou autres), ELLE RESTE ELLE MEME UNE NATION A PART ENTIERE, non pas la même nation que celle dont la langue a été adoptée ou imposée…….. (à suivre).
- VIE, LANGUE ET IDENTITE. En revanche, si la langue ne définit pas la nation, elle est une composante essentielle de l’identité. Sans aller jusqu’à la théorie du farfelu Jacques LACAN (” l’inconscient est structuré comme un langage “, a dit ce brave homme, comme s’il avait su comment était structuré l’inconscient, et comme s’il avait su comment est structuré un langage), elle constitue un élément CAPITAL DE L’IDENTITE. (Nota : j’ai connu Lacan; le seul génie que je lui reconnais, est celui de la fumisterie). Sur ce point les ” contributeurs ” intéressés par la linguistique - presqu’aucun, si on en juge par le niveau des ” contributions “, quelques unes exceptées -, on lira avec grand profit l’ouvrage de Claude HAGEGE , ” Halte à la mort des langues ” (Odile Jacob, Paris, 2000, 10, 50 euros). Il existe des rapports étroits entre la langue, la manière de s’exprimer dans cette langue, la personnalité individuelle et collective. N’en disons pas plus ici. Si la langue disparaît, si elle est remplacée par celle du dominant (le français pour les Bretons), il y a toutes les chances d’une intrusion dans le psychisme des dominés, avec les conséquences psychologiques que cela comporte. ” La langue, écrit HAGEGE, EST L’INSTRUMENT MEME PAR LEQUEL UNE CULTURE S’EXPRIME LE PLUS DIRECTEMENT “. L’un des points les plus importants, assurément, est que la langue - avec d’autres facteurs, bien sûr -, est transmetteuse des sentiments et de la sensibilité des peuples.
LES BRETONS SOUHAITENT-ILS VOIR DISPARAÎTRE CETTE COMPOSANTE ESSENTIELLE DE LEUR IDENTITE ? J’ai toujours dit, en ma qualité de défenseur intransigeant de la Dignité des hommes et des peuples, de ce qu’on dénomme aujourd’hui les ” Droits de l’homme “, que chaque personne a le droit de choisir, en matière de croyances, de religion, de langue … la manière d’être qui lui convient - HORS CE QUI NUIT A AUTRUI. Mais l’évolution de la Bretagne démontre qu’après une phase coloniale de quasi étouffement (voir : la névrose bretonne), l’IDENTITE DES BRETONS N’A JAMAIS ETE AUSSI PUISSANTE, et aussi consciente d’elle même. Les résultats de la dernière consultation politique NE CHANGENT RIEN A CELA. Des tests auprès de la population - y compris francophone -, démontrent que 80 pour 100 ou davantage des citoyens bretons souhaitent une politique active de sauvegarde de la langue, et que les kapos, sur ce point comme sur les autres, ne représentent qu’une petite minorité, d’ailleurs méprisée .
- NAISSANCE. EPANOUISSEMENT, MORT DES LANGUES. Il est exact que les hommes naissent, vivent et meurent. Le phénomène est connu, aussi pour les Civilisations. Et aussi pour les langues. Le monde compte encore plus de 5000 langues. Chaque année, plusieurs langues meurent dans le monde. C’est un drame pour l’humanité. Des hommes meurent de leur âge, de maladie, de mort naturelle. D’autres sont assassinés. Si la langue bretonne était morte de sa mort naturelle, je le regretterai avec une grande tristesse, mais je garderai ma peine pour moi. CE N’EST PAS LE CAS. La langue bretonne a - même si son déclin était inscrit dans l’évolution des temps, non sa mort, car elle aurait subsisté des générations encore, comme toutes ces langues vivaces que sont le basque, le flamand, l’alsacien, et des centaines d’autres. La langue bretonne A ETE ASSASSINEE. Le crime de la France, ainsi, est double : en sa qualité de langue nationale non dominante, l’idiome breton était appelé à co-exister naturellement, pour ceux qui le parlent, avec le français et l’anglais - langue aujourd’hui internationale -; il n’était pas nécessaire de persécuter les locuteurs; la sottise s’est ajoutée au comportement abject des gouvernements successifs du pays des ” droits de l’homme “. Le drame qui s’est joué en Bretagne se déroule aujourd’hui, sous nos yeux, au Tibet. La Bretagne est bien LE TIBET DE LA FRANCE.
IV - REECRIRE L’HISTOIRE DE LA BRETAGNE EST UNE OBLIGATION MORALE STRICTE.
J’ai dit maintes et maintes fois pourquoi, à partir du moment où j’ai commencé à avoir la révélation de ce que fut la Bretagne, j’ai ressenti un immense besoin de connaître la Vérité sur cette histoire. Avec les années, prenant conscience de l’injustice monstrueuse dont les Bretons ont été victimes - souvent par leur faute, d’ailleurs -, il m’est apparu que mon devoir était de contribuer à corriger cette injustice. D’où ce voyages insensé, non pas seulement dans le passé des Bretons, mais aussi de très nombreux pays (en particulier la Chine, le Japon, le Tibet, la Russie …..), de nombreuses civilisations, de nombreuses mentalités …….. Je n’ai pas eu de mérite : ma passion, incluse dans mes gènes, a été éveillée à l’histoire, à l’âge de six ans, par mon institutrice d’alors, à Guilvinec, village très dur et très intolérant dans lequel j’ai été condamné à passer mon enfance. Cette passion ne m’a plus quitté, il n’y a pas d’apparence que cela cesse, sauf avec la mort. Mon enrichissement personnel, au contact de personnes venant de tous les horizons - en particulier les Français, parmi lesquels je vis depuis 1966, ce qui est un grand bonheur, car ils ont développé une large aptitude à écouter et à essayer de comprendre, même si leur narcissisme insensé les persuade qu’ils sont en tout les meilleurs -, a été considérable. J’ai échappé à l’enfermement que constitue l’obligation de vivre dans le pays où on est né.
Je ne supporte pas l’injustice. J’ai consacré toute ma vie à la défense de la Dignité des êtres humains. Candidat à la succession du médiateur de la République française, en 1998 (voir : Mélennec, lettre au Médiateur de la république), j’avais rédigé à l’intention du gouvernement, si ma candidature avait prospéré, deux gros cahiers de réformes à effectuer au sein de l’Etat; l’un d’eux était entièrement consacré aux abus commis quotidiennement dans l’appareil judiciaire, et à l’urgence de les supprimer; il était envisagé, notamment, la suppression des juridictions d’exception, la nomination des juges par des organes indépendants du pouvoir politique, l’alignement strict, au nom de l’égalité des citoyens devant la loi, de la responsabilité des magistrats et des fonctionnaires, sur les dispositions applicables aux autres citoyens, sans aucun texte d’exception en faveur de ces deux catégories de personnes - qui ne sont jamais poursuivies, et jamais condamnées, si ce n’est dans de rarissimes exceptions -, l’interdiction stricte pour les procureurs de la République de classer les dossiers, sans avoir à s’expliquer très clairement sur les motifs des classements, sauf aux citoyens de faire appel des décisions injustes desdits procureurs, ET DE LES POURSUIVRE, eux personnellement, en cas de faute de leur part; l’introduction de citoyens au sein même des juridictions (comme cela existe dans les cours d’assises; L’INTERDICTION POUR LES MEMBRES DU PARQUET (les Procureurs, principalement), de porter le titre de magistrats, désormais réservé aux seuls juges du siège; la désignation des procureurs par leur seul titre d’avocats de la république; l’obligation pour eux d’entrer dans les tribunaux par la même porte que tout le monde - celle de l’entrée de la salle d’audience -, ET DE S’ASSEOIR NON PARMI LES MAGISTRATS, mais sur le même banc que les autres avocats. Plus : j’ai proposé que ces juridictions d’exception que sont les tribunaux administratifs, les Cours administratives d’appel, le Conseil d’Etat soient SUPPRIMES, la totalité de l’appareil judiciaire devant être refondu en UN SEUL ORDRE JUDICIAIRE, dans lequel l’Etat ne posséderait AUCUNE FAVEUR, et serait traité comme un plaideur ordinaire, à l’égal des citoyens. Etc., etc., etc ….
Combien étions nous à soutenir ces idées, alors, à haute voix, publiquement ? Fort peu, et, la vérité oblige à le dire, aujourd’hui, ce n’était pas sans une certaine appréhension : ce qui fait partie aujourd’hui du débat public, était en ce temps là vécu par les pouvoirs publics comme une agression insupportable, qui nous exposait à des risques, qui se sont d’ailleurs parfois traduits d’une manière concrète. Je rends hommage, aujourd’hui, à Claude REICHMAN, qui m’a reçu si souvent dans ses émissions : cet homme aurait du avoir un destin national; mais il était d’une honnêteté intransigeante, d’un courage et d’une franchise exemplaires, d’une intelligence et d’une culture hors normes. Aucun pouvoir ne souhaite avoir un homme d’une telle valeur en son sein : voilà pourquoi M. M. Kouchner et Lang sont les personnes les plus populaires de France. (Pour l’anecdote, vous souvenez vous de l’ascension annuelle de la roche de Solutré par François Mitterand ? Ce pauvre Lang, vêtu de rouge, de bleu de vert … collait à ses basques, à quelques centimètres du Maître si utile à sa carrière. J’ai conservé cette image : Mitterand fatigué, assis sur son fauteuil, à mi-distance du sommet, caricature d’empereur épuisé, devenu tel par la servitude volontaire de ceux qui avaient ardemment souhaité faire carrière autour de lui, lui qui n’avait jamais dépassé la capacité de présider les comices agricoles, et encore ! Sur le sol, A SES PIEDS, son chien à droite, Lang à gauche, tous deux assis dans l’herbe : pour moi, venu d’une contrée où les chevaliers de la table ronde avaient laissé un idéal encore élevé, une vision d’effroi, d’horreur, d’épouvante, et de honte.
Je me suis toujours publiquement exposé, à Paris, dans les combats pour la Justice, alors même que j’étais en fonctions, m’exposant à des dangers très réels, et même graves (Google : Mélennec responsabilité des magistrats; colloque sénat mélennec; mélennec affaires Gruarin, Faure, calvaire de l’abbé Maurel, à lire absolument, publié par les Editions de Paris, à mon initiative; Mélennec, affaire Aubry, Gayssot, Guigou; Mélennec, affaire Lebranchu; Mélennec, médecins au noir; Mélennec, l’Express, la loterie du handicap; Mélennec, délinquance de l’Etat, etc …).
Chose rétrospectivement drôle : il y a une dizaine d’années, j’ai déposé plainte contre Martine Aubry et Jean Claude Gayssot, ministres EN EXERCICE, devant la Cour de justice de la République, cette juridiction d’exception, créée sur mesure en 1993 pour ….. juger les ministres coupables de crimes et de délits, et qui se montre si étrangement indulgente (sang contaminé, affaire Pasqua ….), ou qui classe les dossiers sans les examiner, et sans motiver leurs décisions de rejet, pratique STRICTEMENT interdite par le Droit. Les huissiers, payés par mes deniers, sont allés dans leurs bureaux, tremblant de peur, les sommer de RESPECTER LA LOI FRANCAISE, comme tout le monde. Aussitôt après, je suis allé au ministère de l’intérieur, tout raconter au Directeur des renseignements généraux, M. Bertrand, à qui j’ai remis un rapport écrit (en fait, la plainte au Procureur Général de Paris) qu’il m’a promis de remettre, avant que deux jours soient passés, aux cabinets de Lionel Jospin, premier ministre, et de ce regrettable Jacques Chirac, président en titre. Dans la semaine, j’ai tout raconté à radio courtoisie, où l’on m’a reçu en urgence, pour me protéger. Cette singulière affaire est à elle seule un véritable roman. Qui peut croire que trois ou quatre branleurs bretons m’empêcheront de faire mon devoir, de dénoncer l’imposture, de parler des horreurs qui se sont déroulées en Bretagne sous la France, lumière et phare du monde ? Ils doivent commencer à apprendre à orthographier correctement leur nom; quand à savoir construire des phrases, c’est une toute autre étape, qui ne sera jamais atteinte; quant à se dévoiler en public, ah, là !).
Il est grandiloquent de le dire : mes actes n’ont pas d’autre motivation que celles-là. Mon action et mes écrits sur l’histoire de la Bretagne se situent, STRICTEMENT, dans la même ligne. Tant pis si des Bretons sont incapables de le comprendre. La Bretagne a été vaincue lors des invasions de 1488 et de 1491 par sa faute. ELLE SE MAINTIENT TOUJOURS, au 21 ème siècle, en situation de vaincue, par ses divisions stupides, et son incapacité à élaborer une stratégie cohérente.
Je suis contre tous les totalitarismes, de droite comme de gauche, ceux qui ont conduit à l’édification, pour la honte de l’humanité, de goulags et de camps de concentration. Leurs auteurs sont deux aspects de la même réalité. Je déplore que les uns soient encore en liberté, alors que les autres ont été jugés, et justement condamnés. J’approuve entièrement les Juifs d’avoir condamné à mort le criminel contre l’humanité EICHMANN, et de l’avoir exécuté. Je désapprouve que les Palestiniens soient empêchés de se constituer en Etat. Je désapprouve et ai honte de l’état larvaire des Bretons, alors que leurs archives historiques d’Etat souverain sont d’une exceptionnelle valeur, et qu’ils vont leur chemin en baissant honteusement la tête : n’eut été le lamentable corps politique qu’ils se donnent depuis des générations, alors que leurs choix électoraux sont libres, IL Y A LONGTEMPS QUE LA BRETAGNE AURAIT DU REPRENDRE LA TOTALITE DE SON TERRITOIRE, EN MEME TEMPS QUE SES PREROGATIVES D’ETAT SOUVERAIN, associé ou non à l’Europe, ce qu’il appartient aux Bretons seuls de décider. Je pense aussi que le temps consacré aux génocides et aux horreurs commises par l’espèce humaine sur les écrans de télévision, la presse, les radios, est très inéquitablement partagé : ils n’est presque jamais parlé du génocide arménien, ni des atrocités commises en Loire atlantique, à Nantes, en Bretagne, ni des abominations soviétiques et chinoises. Les Bretons, ici encore, sont gravement coupables : ILS N’ONT PAS ETE FICHUS D’OBTENIR UNE SEULE EMISSION sur les écrans de la télévision française, sur les noyades de la Loire, sur les abominations que j’ai dénoncées - après d’autres - dans le livre bleu de la Bretagne. OR, C’EST LA PRESENCE DANS LES MEDIAS qui permet à un collectivité déterminée de s’affirmer.
J’ai écrit dans ma ” lettre à Kriglo,” que je ne suis - hélas ! - pas surpris de cette situation, ayant vécu au Guilvinec pendant les dix-huit premières années de ma vie (voir cette lettre dans Google)
Le maréchal de Montesquiou, nommé commandant en chef en Bretagne, avant la ” révolution “, au service de la puissance étrangère française, excédé par la résistance bretonne à tout ce qui venait de France, a écrit cette phrase admirable : ” L’esprit breton est d’un entêtement au dessus de toutes les nations du monde ” (Cité par Skol vreizh, page 389); ( et pan, une fois de plus pour les négateurs des nations !). C’était, évidemment, bien avant Le Drian, Rohan, Lebranchu et autres. La femme du proviseur du lycée de pont-l’Abbé, dont je fus l’élève plusieurs années durant, me pointait souvent du doigt : ” Une tête de pipe (sic !) comme celle de Mélennec - disait-elle -, VOUS N’EN VERREZ JAMAIS PLUS ! ” J’ai toujours estimé qu’elle me faisait un grand honneur : on n’est pas près de me voir décrocher, donc. Madame Millet, au demeurant, était une très brave femme.
TANT DE TALENTS BRETONS EN BRETAGNE, EN FRANCE, ET DANS LE MONDE. TANT DE TALENTS PERDUS.
La Bretagne fourmille de talents, de toutes natures. …….. Le gouffre, a dit dans une formule particulièrement heureuse Gérard Haddad, est de ne pas avoir de références, de projet commun. (Il ajoute : ” Beaucoup d’Israéliens ont une véritable haine du judaïsme, de la religion juive. Je ne suis pas un juif religieux, mais je considère QUE C’EST MON HERITAGE “) (Langues, une guerre à mort, Editions Corlet, Marianne, 2000). (Livre recommandé de Gérard Haddad, pour savoir ce qu’était Lacan : Le jour où Lacan m’a adopté, Grasset et Fasquelle, Paris, 2002).
Combien de peuples, en Europe, peuvent se prévaloir d’autant de références que les Bretons, et si solides ?
Malheureusement, les Bretons sont atteints d’une maladie chronique : l’instinct d’auto-destruction. Dès que l’un d’eux a une idée intéressante, un projet intéressant - surtout si cette idée, ce projet, sont désintéressés, résolument altruistes, une foule de jaloux, de hargneux, se lèvent : IL FAUT A TOUT PRIX DETRUIRE. Les jaloux sont d’authentiques malades, la Bretagne fourmille de cette espèce. Il y a, la-dessous, même si cela n’explique pas tout, beaucoup de haine de soi… (A suivre).
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