LA RESISTANCE DES BRETONS FACE A LA FRANCE APRES LA MORT D’ANNE DE BRETAGNE, JUSQU’A NOS JOURS .

@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@

 » Pour un peuple, perdre son histoire est une tragédie. Retrouver son histoire est un miracle : c’est le plus beau cadeau qu’on puisse lui faire « .

Proverbe maya transcrit par Louis MELENNEC.

_________________________________

Lecture indispensable : Mélennec France inter L’invention de la France

&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&

LA GRENOUILLE QUI VEUT SE FAIRE PLUS GROSSE QUE LE BOEUF, et qui va éclater, non de son embonpoint, mais DE SON RIDICULE.

Envisagé du côté breton, le sentiment de suffisance et de supériorité affiché par les Français, la croyance d’incarner à eux seuls toutes les cultures, toutes les sensibilités incluses dans ce qu’on dénomme  » l’hexagone « , paraît non pas seulement stupide, mais grotesque. Plus invraisemblable encore est l’idée, fortement ancrée dans leurs cerveaux, que la Bretagne est française, que le contraire est inimaginable, et que les Bretons considèrent comme un honneur cette situation, eux qui ont été persécutés pendant plusieurs siècles, qui ont perdu leur langue par assassinat, et des centaines de milliers des leurs pour satisfaire aux exigences du nationalisme français agressif et destructeur, enseigné comme une merveille de l’histoire de l’humanité jusqu’à une période toute récente (l’immense tache rose des cartes murales des écoles et des lycées, répartie sur les cinq continents, figurant  » l’Empire  » conquis par les armes françaises), tandis que le timide nationalisme breton était stigmatisé comme un crime.

Les temps, par bonheur pour le peuple martyr breton, ont bien changé. Voici quelques extraits de l’introduction d’un livre fort intéressant, écrit par Guy HERMET, spécialiste en sciences politiques (Histoire des nations et du nationalisme en Europe, Paris, 1996, éditions du Seuil, pages 9 et 10) :

 » En 1990, un historien britannique croyait voir poindre les derniers instants d’une passion moribonde …. Le nationalisme, tout comme le sentiment national ou le patriotisme semblaient bien passés de mode. Les auteurs qui persistaient à s’intéresser au processus fondateur des nations de l’Europe ne bénéficiaient plus guère que de la révérence polie rendue à l’abnégation érudite de ceux qui se consacrent encore à des sujets tombés en désuétude.

 » Mais tout a changé en un rien de temps, depuis que le nationalisme s’est incarné soudain dans le combat féroce des  » clans bosniaques « … Ce n’était pas que les réflexes nationaux eussent disparu des démocraties occidentales. Ils subsistaient … Mais comme LE BON TON obligeait à (les) condamner avec horreur, l’horreur réveillée fournissait à point nommé l’objet commode de sa détestation ..; LE REJET DE CES « PETITS NATIONALISMES PERTURBATEURS s’est donc exprimé sans inventaire préalable …. comme au siècle dernier, lorsque les grandes puissances du moment HONNISSAIENT CHEZ LES AUTRES CE QU’ELLES AVAIENT ACQUIS POUR ELLES MÊMES  » ..

Pauvre France ! Après avoir écrasé avec une fureur sanguinaire tout ce qui ne ressemblait pas au modèle absurde fabriqué de toutes pièces par ses théoriciens fanfarons – Michelet, Jules Ferry, Lavisse et autres -, la voila qui part en débris, incapable qu’elle est, même, de mettre sur pied un débat national sur son Identité, obligée de renoncer à son éphémère ministère de l’identité nationale,  et tournée en ridicule au nom de ce qu’on dénomme l’universalisme, par lequel on veut la dissoudre, comme un corps jeté dans l’acide chlorhydrique : la France A HONTE DE S’ASSUMER COMME NATION.

Dans le même temps, les Bretons, que l’on croyait étouffés à jamais, renaissent : ils redécouvrent leur histoire, qui avait été falsifiée, ils renouent avec leurs origines par delà les débuts de notre ère, découvrent l’antiquité de leur culture, sa continuité dans le temps, tandis que les jeunes de Bretagne arborent avec fierté, désormais, leur IDENTITE RETROUVEE, en même temps que leurs symboles nationaux : LA BRETAGNE EST FIERE DE S’ASSUMER COMME UN PEUPLE, COMME UNE NATION, COMME UNE CIVILISATION.

Nous n’avons aucune raison de plaindre la France : mais nous considérons aujourd’hui ses interrogations identitaires avec compassion et pitié. Le débat initié il y a très peu d’années par l’Etat français était aussi respectable que le nôtre, pourtant. Une coalition de semi-insuffisants intellectuels, l’a fait échouer. Puissions nous nous dégager à temps de ce pays en train de couler sous nos yeux, par la faute et l’incompétence de ses dirigeants, en même temps que de celles de ce qu’elle accepte de considérer comme des  » intellectuels « , ce qu’ils ne sont pas, relevant seulement d’une secte aussi bête que méchante. Relevons une perle de ces pauvres gens, qui ont fait reculer ce qu’il y a de plus fondamental pour l’être humain : ce qu’il est, d’ou il vient, d’ou il va, l’avenir qu’il souhaite pour le peuple auquel il appartient :

 »  Il est temps de réaffirmer publiquement, contre ce rapt nationaliste de l’idée de nation, les idéaux universalistes, qui sont le fondement de notre république  …. il met en danger la démocratie  » (!!!).

Disons le tout net : littérairement c’est très mauvais, politiquement, c’est ridicule !

Nous, Bretons, affirmons notre droit à être ce que nous sommes, nous disons que nous sommes plus respectueux que beaucoup d’autres des valeurs universelles, que nous considérons comme consubstantielles à l’espèce humaine les cultures et les civilisations dans leur diversité, enrichissante pour tous. Tout individu a le droit d’avoir une identité nationale, et de connaître son histoire, comme il a le droit de se connaître lui-même, et les composantes de sa personnalité. L’histoire de son peuple, même approximative et inexacte, est l’une des composantes principales de sa personnalité, ce par quoi il existe et tient debout, à la manière d’une plante, qui ne peut croître et prospérer sans un tuteur qui lui permet de grimper et d’exister. Universalistes ? Oui, messieurs, nous en connaissons qui vous ressemblent : le seul résultat tangible dont ils peuvent s’enorgueillir, est d’avoir sur la conscience CENT millions de victimes innocentes : donc, passez votre chemin. Il est regrettable que la France, quel que soit le contentieux qui nous oppose depuis tant de siècles, ait baissé pavillon devant vous, et que le gouvernement français ait si mal conduit ce noble débat, celui du droit inaliénable de s’interroger, comme tous les autres peuples du monde, sur son identité, et de vouloir la sauvegarder, ce qui est non pas son droit strict, mais son devoir pour les populations qui l’ont construite et faite ce qu’elle est.

«  » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » »

§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§

I – LA RESISTANCE FEROCE DE LA BRETAGNE APRES LA MORT DE LA DUCHESSE ANNE, DE LA DUCHESSE CLAUDE (1524), ET APRES LE PSEUDO-TRAITE DE 1532.

___________________________________

Lecture conseillée, dans le blog Mélennec actualités et politique : La colonisation de la Bretagne par la France (article en cours d’élaboration).

___________________________________

Dans plusieurs ouvrages parus sous la plume d’universitaires bretons – et d’un universitaire qui a enseigné en Bretagne, mais est né dans le nord de la France, et est aujourd’hui réputé pour n’avoir rien compris au problème breton -, on lit avec surprise que notre pays a accepté avec joie ce que l’on a appelé la  » réunion  » (sic!) de la Bretagne à la France. On tire prétexte de ce que les populations ne se sont guère soulevées, si l’on excepte la révolte du papier timbré de 1675.

Rien n’est plus inexact.

Contrairement à ce que l’on pense, durant toute cette période qui suit la mort de la duchesse ANNE,  la Bretagne résiste, d’une résistance que l’on peut qualifier de FURIEUSE, même si elle n’a plus d’armée. Cette période, sur-documentée par des archives pléthoriques, est mal connue des Bretons. Elle est fertile en péripéties de toutes sortes, au cours desquelles le pouvoir royal se heurte d’une manière qui  le surprend et l’étonne, tant les Bretons sont obstinés, entêtés, intraitables, ne cédant que sous la contrainte, après avoir épuisé tous les moyens pour mettre en échec les Français, résistance couronnée de succès après la mort de Louis XIV, en 1715 (pour les lecteurs pressés, soucieux de s’informer sans se fatiguer à lire les archives, sur cette résistance furibonde : Jean Queniart, pages  16 et suivantes, 60 et suivantes, 11 et suivantes …..; Michel Denis, Rennes, berceau de la liberté, Editions Ouest-France, Rennes, 1989, pages 18, 19, 20, 37 et suivantes, 43 à 46, 145, 158…..).

En 1789, quoique rayée de la carte internationale depuis 1514-1532, elle a sauvé l’essentiel : sa fierté, et une partie non négligeable de ses droits. Il n’y a plus de Souverain breton, ni de Premier ministre, ni de gouvernement, mais le Pays conserve encore des Institutions importantes (Les Etats de Bretagne, le Parlement …..). La Bretagne continue à discuter avec âpreté les décisions royales, à voter les impôts avec réticence, que la France n’obtient qu’à l’arraché, à s’opposer ou à accepter la législation qui lui est proposée par les fonctionnaires de Versailles (thèse de Bonvallet …).

En 1788, la Bretagne, écrasée sous Louis XIV – de 1660 à 1715 – a retrouvé la maîtrise quasi totale de son administration, et a récupéré, par une obstination féroce, une partie de ses droits. Elle inspire crainte et respect aux bureaux de la monarchie étrangère, et aux fonctionnaires délégués par la France, en particulier l’Intendant ( = le Super-préfet de cette époque), qui rase les murs, et craint pour sa vie (voir Queniart, précité, mêmes pages ….). En 1789, à la veille de la révolution dite ” des droits de l’homme “, LA BRETAGNE EST UN PAYS AUTONOME, ne dépendant plus du pouvoir royal que dans les domaines que celui-ci a conservé. Ses impôts ? Deux fois moindres que ceux payés par les provinces françaises, comme le Languedoc (Rapport Necker …) : cet exploit n’est pas seulement dû à l’avarice connue des Bretons – cousins proches, sur ce point, des Ecossais -,  mais à leur capacité exceptionnelle (dans ces temps heureux !), de s’y opposer avec énergie, et de réussir très souvent à faire plier le prédateur. Lorsqu’ils disparaissent, par la décision unilatérale et illégale des autorités du pays dénommé “LA” France, les Etats de Bretagne ont fait preuve – même s’ils sont composés pour l’essentiel de nobles -, d’une énergie inlassable, intraitable, obstinée pour défendre les droits du pays.

La monarchie d’ancien régime, si dure qu’elle ait pu être à l’égard des Bretons, a toujours laissé la porte entr’ouverte à la discussion et à la négociation. Les Bretons, outre les nombreux moyens qu’ils ont mis au point en Bretagne au fil des années pour contester, discuter, obtenir l’annulation de très nombreuses mesures portant atteinte à leurs droits, entretenaient d’ailleurs en permanence, à Versailles, des ” députés en cour “, dont c’était la fonction de discuter avec les proches collaborateurs du roi, à seule fin de contraindre la royauté à respecter les obligations qu’elle s’était imposée à elle même en 1532 : le fameux édit n’a jamais été juridiquement un contrat entre la France et la Bretagne, mais un texte que les Bretons ONT BRANDI DEVANT EUX ET DEVANT LES ROIS DE FRANCE, comme un bouclier protecteur, dont ils se sont servis avec une infatigable persévérance, et une habileté dont on peut dire qu’elle avait quelque chose de diabolique, tant ILS ONT REFUSE DE CEDER SUR RIEN : à chaque nouvelle violation par la France des droits des bretons, ceux-ci, invariablement, lui ont dit : VOILA CE A QUOI VOUS VOUS ETES ENGAGES EN 1532 : NOUS VOUS METTONS EN DEMEURE DE RESPECTER VOS ENGAGEMENTS. Leurs adversaires ont très souvent fait machine arrière.

(Sur les députés en cour : Bonvallet, p.41; Planiol, p. 5, p. 68  ; Rébillon, p. 159 à 162).

On ignore tout ceci en Bretagne, à l’exception de quelques lettrés : pour reprendre l’excellente formulation de Loeiz LE BEC, la BRETAGNE N’A PAS CESSE DE LUTTER POUR SA LIBERTE DEPUIS L’INVASION DE 1491. Malgré de nombreuses trahisons au cours des siècles, malgré les collabos (dont une famille très bien connue, qui ne sera pas nommée ici, pour des raisons que l’on comprendra sans peine), j’atteste de l’exactitude de cette formule (Comte René-Jean du PLESSIS-BOTHEREL, Protestations adressées au roi et au public; présentation (excellente) de Loeiz LE BEC; Editions An Here, Le Relecq Kerhuon, 2000).

Mais la fin est proche : le pays des droits de l’homme va tout détruire, en très peu d’années.

&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&

II – LA FIN DE LA RESISTANCE EN BRETAGNE : LE ROULEAU COMPRESSEUR INSTAURE COMME SEUL ET UNIQUE MOYEN DE GOUVERNER LA BRETAGNE, A PARTIR DE L’ADMIRABLE REVOLUTION DES DROITS DE L’HOMME.

_________________________________________________________________

C’est une notion inconnue en Bretagne que, si contraignant qu’ait été le régime imposé par la monarchie française, celle-ci a TOUJOURS LAISSE SUBSISTER UNE LARGE PART DE NEGOCIATIONS, DE DISCUSSION, avant de laisser la Bretagne recouvrer un régime d’autonomie après la mort de LOUIS XIV.

C’ est un autre régime qui est IMPOSE A LA BRETAGNE A PARTIR DE 1789. Nous demandons aux lecteurs de lire et de relire plusieurs fois les phrases qui suivent :

La république des droits de l’homme a ôté aux Bretons, jusqu’en 2012, TOUTE POSSIBILITE DE DISCUTER LES DECISIONS DE PARIS : les Etats de Bretagne, le Parlement alors en fonctions, les Députés en cour, le droit de discuter les impôts et d’en proposer d’autres, le droit de s’administrer, le droit d’enseigner l’histoire nationale, le droit de s’opposer aux lois françaises, le droit de parler la langue nationale, le droit de l’enseigner et de la transmettre aux enfants, le droit de s’intituler ” Nation “…. ont été IMPITOYABLEMENT détruits et ôtés aux Bretons. Le pays en tant que tel a été rayé de la carte, divisé en ” départements ” (français !!!), à la tête desquels ont été placés des gouverneurs venus de l’étranger, décorés du nom de ” préfets “. LA REPUBLIQUE DES DROITS DE L’HOMME A INSTAURE un régime inconnu de l’ancien régime : CELUI DU ROULEAU COMPRESSEUR.

LA MERVEILLEUSE, LA SUBLIME, L’UNIQUE, L’EPOUSTOUFLANTE  REVOLUTION DES DROITS DE L’HOMME, EN TRES PEU DE TEMPS, A DETRUIT LA CONSTITUTION, LES INSTITUTIONS, LES LOIS PARTICULIERES, LES LIBERTES BRETONNES.

Il est loisible aux idéographes de ressasser leurs sempiternels couplets et refrains en faveur de cette imposture de ” révolution des droits de l’homme “… L’université bretonne a pris la relève du ” discours ” révolutionnaire, et l’a perpétué jusqu’à nous. Ce sera en vain, car les textes sont là, IL N’Y A PLUS DE RETOUR EN ARRIERE POSSIBLE. La vérité avance maintenant toute seule.

UNE DATE FONDATRICE, qui marque les esprits des Bretons au fer rouge, jusqu’à aujourd’hui, qu’il faut rappeler ici : LE 9 JANVIER 1790, en pleine Assemblée constituante, LES BRETONS SONT INSULTES A PARIS, et traités de PYGMEES.

En 1789, les ” révolutionnaires ” français, sans avoir consulté personne en Bretagne, prennent la décision – EFFARANTE, HALLUCINANTE -, de supprimer les deux Institutions sacrées qui protègent les Bretons depuis des siècles – bien avant l’annexion, d’ailleurs -, c’est-à-dire les droits et prérogatives immémoriales de la Nation bretonne : Les Etats de Bretagne, le Parlement.

Le Comte de Mirabeau est monté à la tribune de l’assemblée constituante. Les députés bretons, conduits par le vieux Président de la Housaye, avec une dignité qui frappe l’assistance,  se sont transportés à Paris; ils sont venus dire aux Français que leurs droits sont sacrés, que la BRETAGNE POSSEDE SA CONSTITUTION PROPRE, que la France n’a aucun droit de suspendre les réunions du Parlement de Bretagne, comme elle prétend le faire, que le Parlement est le gardien vigilant des lois et de la Constitution bretonnes, et que seuls les Bretons possèdent la prérogative de modifier leurs Institutions. Mirabeau, avec une vulgarité propre à son personnage, s’adresse à eux comme on n’oserait pas parler à des porcs :

” Eh ! Que sont tous ces efforts de PYGMEES, qui se raidissent pour faire avorter la plus belle, la plus grande des révolutions, celle qui changera infailliblement LA FACE DU GLOBE, LE SORT DE L’ESPECE HUMAINE ?

(Les Bretons) ne veulent pas enregistrer ( nos décisions) !!! Eh ! Qui leur parle d’enregistrer ? QU’ILS INSCRIVENT, QU’ILS TRANSCRIVENT, QU’ILS COPIENT …… QU’ILS OBEISSENT A LA NATION QUAND ELLE LEUR SIGNIFIE SES ORDRES.

Vous êtes Bretons ?  LES FRANCAIS COMMANDENT ! “

Ce texte EFFARANT est fondateur : il ouvre pour les Bretons une ère nouvelle : non pas celle des droits de l’homme, mais celle de la DESTRUCTION DES DROITS qu’ils avaient su préserver depuis la fatale invasion de 1491, celle des Bretons – pygmées et esclaves des décisions prises en dehors de leur territoire national.

Nous assurons nos chers voisins de l’Est que cette insulte – comme tant de dizaines d’autres, dont nous avons été abreuvés depuis 1789 -, résonnent dans nos têtes comme des cloches : AUCUNE CHANCE QUE NOUS LES OUBLIIONS JAMAIS. Tout cela est en train de se payer…..

@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@

III – LA RENAISSANCE : L’OEUVRE CIVILISATRICE DE M. LE DRIAN.

PAR BONHEUR, la Bretagne a trouvé son nouveau BATMAN : monsieur  Jean-Yves LE DRIAN. Vous réalisez donc à quel point la victoire est assurée !

(Nota bene : dans une enquête de 2008, Batman a été classé deuxième parmi les meilleurs personnages de comic books).

Il nous vient des Etat-Unis des renseignements sur BATMAN, qui nous prouvent que nous sommes sur des planètes différentes.

BATMAN, est un homme chauve souris : vrai aux Etats-Unis, non (encore) prouvé en Bretagne : personne n’a encore vu M. LE DRIAN, les douze coups de minuit sonnés, voler au dessus des clochers de la campagne bretonne. BATMAN est un super héros, mais dépourvu de tout pouvoir : vrai aux Etats-Unis sur le premier point (Batman est un super héros); mais cela est  faux (en Bretagne ) : on n’a encore signalé AUCUNE action d’éclat de M. LE DRIAN en Bretagne; sur le deuxième point ( = aucun pouvoir) : vrai aux Etats unis ET en Bretagne … BATMAN est un héros solitaire, et cela lui suffit bien. M. LE DRIAN, au contraire, est le produit d’un clan politique, sans lequel rien ne serait possible : nommé, soutenu, élu, appointé, il n’est RIEN sans eux … Il est l’homme du parti qui l’a placé là ou il est.

Mais … ne vous y fiez pas !

…………. A suivre ………………

PIQÛRES DE RAPPEL, pour bien marquer votre reconnaissance à la France pour son action civilisatrice en Bretagne : ré-écouter sur la radio-internet Lumière 101, en famille et avec des amis, les émissions :  » Le bêtisier des langues « ,  » L’assassinat de la langue bretonne « ,  » La Bretagne assassinée « …… Relire périodiquement le livre Breizh, et l’article  » Les crimes de génocide et les crimes  contre l’humanité perpétrés par la France en Bretagne et en Vendée en 1793 et en 1794  … » (blog mélennec).

Pour en terminer, voyez vous-mêmes les MIRIFIQUES résultats de ce beau régime ……

@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@

BIBLIOGRAPHIE SOMMAIRE sur la résistance de la Bretagne à la France.

____________________________________________________

BONVALLET Yvon, Des contraventions au traité d’union entre la Bretagne et la France, de 1532 à 1715, Paris 1942, éditions Tepac, 243 pages. Tout l’ouvrage est consacré aux violations permanentes par la France des engagements solennels pris par ce pays dans le fameux édit du 13 août 1532. Les réactions des Bretons sont extrêmement fortes, et très souvent suivies d’effet. La mécanique d’extorsion de fonds par la France, aux dépens des contribuables bretons est parfaitement analysée. Certains des moyens utilisés par la France sont littéralement EFFARANTS, notamment la création de postes de fonctionnaires inutiles (dans la langage de l’époque : des  » offices « ), vendus à leurs acquéreurs, au bénéfice du trésor royal. Pour empêcher ces sangsues d’entrer en fonction, les Etats de Bretagne doivent verser au roi des sommes d’argent souvent très élevées.

D’ARGENTRE Bertrand

FREVILLE Henri, L’intendance en Bretagne (1689 – 1790), Rennes, 1953, éditions Plihon ( » tomes).

LE MOY  A., Remontrances du Parlement de Bretagne au XVIII ème siècle, Paris 1909, éditions H. Champion.

LE MOY A., Le Parlement de Bretagne et le pouvoir royal, Paris 1909, éditions H. Champion.

PlANIOL Marcel, tome 5, pages 29 et sv; 50; 55 et sv., 59, 68, 74 et sv., 80, 90 et sv., 95 et sv. ….

REBILLON Armand, Les Etats de Bretagne de 1661 à 1789.

&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&

(Ce texte – déja publié en 2010 -, sera complété en temps opportun).

Ce contenu a été publié dans Uncategorized. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire